Rue du Barry, qui reprend le tracé du fossé entourant les anciennes fortificationsdu XIVe-XVIe. Les premiers indices d'une présence humaine dans le bassin d'Alba se situent au Néolithique récent (2500 - 2300 av. J.-C.). Le Ier siècle avant J.-C.
est la période où les Helviens sont progressivement assimilés et intégrés à la province romaine de Transalpine qui, sous Auguste, deviendra la Narbonnaise. A cette époque, plusieurs sites se trouvaient déjà habités sur la rive gauche de l'Escoutay. L'espace occupé par cette agglomération préfigurerait donc, en plus lâche, l'emprise du futur chef-lieu de cité. Pendant les deux à trois premiers siècles de l'empire romain, peu d'évènements concernant la cité d'Alba nous sont connus.
1
Alba-la-Romaine
Eglise saint André. Fin de l'Antiquité (fin IIIe - fin Ve siècles) est l'époque où le christianisme pénètre progressivement dans les cités gallo-romaines et où Alba devient siège épiscopal. Les vestiges d'une église paléochrétienne au quartier Saint-Pierre témoignent de cette époque. Les évêques siègeront à Alba durant environ un siècle, jusque vers 475, date où le siège épiscopal est transféré à Viviers.
2
Alba-la-Romaine
Le clocher mur à 3 ouvertures de l'église saint André. Après l'abandon de la cité romaine, il faut attendre le Moyen-Âge pour trouver mention d'une nouvelle agglomération à l'emplacement du village actuel. Au XIe ou XIIe siècle, un donjon, puis un château fort, furent édifiés sur le neck qui porte le château actuel. Des maisons commencèrent à se grouper à son pied, amorce d'un village castral.
3
Alba-la-Romaine
Place du château. La première seigneurie dont on connaisse l'existence est celle d'Aps au XIe siècle. Cette famille donne son nom à la localité qui le conservera jusqu'en 1903, date à laquelle elle reprit celui d'Alba. En 1986 celui-ci devint Alba-la-Romaine. Le tout premier nom est Alba Helvorum, nom antique avant et après la conquête romaine (Ier siècle av.J.C -> Ve siècle ap. J.C). Un hommage de l'un des membres de catte famille d'Aps à Arnaud de Vogüé, de Viviers, nous apprend qu'en 1250 Aps était une baronnie.
4
Alba-la-Romaine
Place du château. Jusqu’au XIIIe siècle le territoire d’Aps est la propriété de l’évêque. Au milieu du XIIIe siècle c’est la famille des Deux Chiens qui devient propriétaire.
En 1281 la famille des Deux Chiens signe dans la chapelle St-André la charte de franchise qui limite les droits seigneuriaux. C’est une étape importante pour la vie du bourg d’Aps, qui voit ainsi s’établir les premières règlementations du système féodal. Très vite, à la suite du mariage de Blonde de Deux-Chiens avec Giraud Adhémar, seigneur de Grignan, la seigneurie tombe entre les mains des Adhémar en 1204 et y restera jusqu’à la fin du Moyen-Age.
5
Alba-la-Romaine
Place du château. A partir de 1567-1571 les guerres de religion ont d’importantes conséquences sur la vie d’Aps : les églises paroissiales St Pierre et St Martin, construites hors remparts, sont détruites. En 1620 on contruit l’église St André dans le village.
Après les Adhémar, la seigneurie est possédée par Georges de la Beaume de Suze en 1612. En 1614, Louis XIII élève la Baronnie d’Aps au rang de Comté. En juillet 1620, les États du Vivarais se réunissent au château d'Aps. Aps connaît ainsi, en ce début du XVIIe siècle, une période de prestige. C'est à cette époque que l'on peut placer la construction du château actuel. En 1668, la seigneurie est vendue à la famille de Montagut qui la conservera jusqu'à la Révolution. Le 10 août 1789 le château est saccagé. Le dernier comte d’Aps fut Charles-Laure de Montagut qui émigre en 1793 et ses possessions sont saisies comme biens nationaux. Le château lui-même est divisé en sept lots qui sont acquis par des habitants du village.
6
Alba-la-Romaine
Au fond, la rue du Four et le château.
7
Alba-la-Romaine
La Grande Rue ou rue droite, en dehors des premières fortifications.
8
Alba-la-Romaine
La rue du Four et le château. Dès le Moyen-Âge le village d'Aps était fortifié et le château bordé par un fossé à l'emplacement de l'actuelle rue du Four. Une deuxième campagne de fortification a lieu entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, mais la mise en place définitive des structures de protection ne s'effectua que dans les premières années du XVIe siècle. Leur tracé est celui des actuelles rues du Barry et de la Tour.
9
Alba-la-Romaine
Limite entre les fortifications du XIe (à droite) et celle du XIVe (à gauche)
10
Alba-la-Romaine
La rue du Four est la limite du castrum, c'était la seule rue.
11
Alba-la-Romaine
Rue du Four. Le bourg médiéval s’est construit en arc de cercle autour du château érigé sur un neck volcanique. Il se parcourt par un réseau de ruelles dallées.
12
Alba-la-Romaine
Rue du Four. Maison aujourd'hui sur deux parcelles anciennes.
13
Alba-la-Romaine
Rue du Four. Maison typique qui correspond à une parcelle. Ele est en pierres de basalte. Les linteaux sont en calcaire. L’ensemble des maisons visibles actuellement datent pour la plupart du XVIème-XVIIème s. à quelques exceptions près (maisons du XIVe et XVe s.). L’architecture reste similaire pour l’ensemble des constructions : un comble (grenier) sous les toits, une pièce à l’étage qui sert de logement et à laquelle on accède par un escalier intérieur ou extérieur comme ici et une pièce voûtée au rez-de-chaussée appelée « la crotte » qui sert de boutique, d’atelier, de cave ou d’étable d’où son nom. L'escalier était à l'extérieur pour gagner de l'espace à l'intérieur.
14
Alba-la-Romaine
Rue du Four. La particularité d’Aps et de La Roche c’est son architecture mêlant le basalte, pierre noire d’origine volcanique, et le calcaire, pierre blanche, dont une partie est récupéré sur les ruines de l’ancienne cité antique d’Alba. Ces pierres calcaires déjà taillées étant utilisées le plus souvent pour l’encadrement des portes et des fenêtres, pour la construction des escaliers, alors que le basalte plus difficile à tailler constituait en grande partie les murs.
15
Alba-la-Romaine
Rue du Four.
16
Alba-la-Romaine
Rue du Four.
17
Alba-la-Romaine
Rue du Four. Entre les maisons, enjambant la rue, on remarque la présence d’arc-boutants servant à renforcer les murs des maisons se faisant face.
18
Alba-la-Romaine
Rue du Four. Linteaux et chambranle en calcaire.
19
Alba-la-Romaine
Rue du Four avec la face nord du château avec l'échauguette, en arrière plan.
20
Alba-la-Romaine
Rue du Four. A gauche, la capelle Saint André. Entre les maisons enjambant la rue, on remarque la présence d’arc-boutants servant à renforcer les murs des maisons se faisant face.
21
Alba-la-Romaine
Rue de l'arceau. En haut, à gauche, la chapelle Saint André.
22
Chapelle Saint André.
Elle se trouve rue de l'arceau. Mentionnée pour la première fois en 1281, lors de la signature de la charte de Franchise, l'édification de la chapelle Saint André pourrait cependant remonter au Xe siècle.
Plusieurs textes font mention durant tout le Moyen-Âge de cette chapelle.
En 1598, la chapelle étant trop exiguë pour le nombre de paroissiens, la communauté d'Aps entreprend de bâtir une église plus vaste. Dès 1599, la chapelle est vendue aux enchères pour financer les travaux de la nouvelle église Saint André. Cédée au prieur de St Pierre, celui-ci l’a fait aménager en maison curiale, puis elle sera transformée tour à tour en presbytère, en maison commune (mairie) puis en école. Actuellement ele est une propriété privée.
23
Chapelle Saint André.
Dès 1599, la chapelle est vendue aux enchères pour financer les travaux de la nouvelle église Saint André. Elle sera transformée tour à tour en presbytère, en maison commune (mairie) puis école. Actuellement propriété privée.
24
Chapelle Saint André.
Sur la porte, datée du XVe siècle, figure, gravé sous son larmier un passage d’un psaume : « 'Seigneur- ne me trouble pas dans mon attente, je mets ma confiance dans le Seigneur ».
25
Alba-la-Romaine
Inscription funéraire gallo-romaine réutilisée.
26
Alba-la-Romaine
Impasse petite arceau. Maison adossée au premier rempart.
27
Alba-la-Romaine
Fin de la rue du Four qui débouche sur la Grande Rue.
28
Alba-la-Romaine
La Grande Rue.
29
Alba-la-Romaine
La Grande Rue.
30
Alba-la-Romaine
La Grande Rue. Maison en partie XIVe siècle. Architecture des portes en arc brisé typique de la période.
31
Alba-la-Romaine
La Grande Rue. Maison en partie XIVe siècle.
32
Alba-la-Romaine
Rue de Chabrol.
33
Alba-la-Romaine
La Grande Rue aboutissant au portail de la Trappe.
34
Alba-la-Romaine
Portail de la Trappe. Sur la clé de voûte, on peut lire la date
1809. Cette date correspond aux derniers remaniements de la porte.
35
Alba-la-Romaine
Portail de la Trappe. Chemin d'Aps à saint Martin.
36
Alba-la-Romaine
Au fond, le Coiron d'où provient le basalte qui a servi à la construction des bâtiments. Le massif du Coiron est l’exemple d’un phénomène géologique appelé « inversion de relief ». Il y a 6 à 8 millions d’années, a lieu une intense activité
volcanique : la lave se fixe alors sur une base sédimentaire, et plus facilement dans les creux, les fissures et les vallées. L’érosion finit par éliminer les matériaux environnants
peu résistants, laissant apparaître ce majestueux massif, autrefois en fond de vallée !
37
Alba-la-Romaine
Place de l'horloge. Peu de textes informent sur la vie intra-muros d’Aps au Moyen-Âge. Pourtant, nous trouvons dès le début du XV siècle mention d'une place couverte, lieu de marches et de foires, véritable cœur économique de la ville médiévale. C’est probablement grâce à cette place que le petit bourg d'Aps se développe au point de repousser le mur d'enceinte de plusieurs mètres à l'ouest du premier rempart. Il n'existe plus de halle aujourd'hui en ce lieu.Cette petite place, comme une autre près du château, servait de place publique dès le début du 14e siècle.
38
Alba-la-Romaine
Ce beffroi a probablement été élevé au XVIIe siècle sur l'ancienne halle. En moellons de basalte et chaînages d'angle en calcaire, il est surmonté d'un clocher-mur percé d'une baie en plein cintre. Il a été réparé en 1878, l'horloge a été supprimée et la cloche, datée de 1602, déplacée dans le campanile de la mairie en 1939.
39
Alba-la-Romaine
Au XVIIe s. construction d’un « beffroi » nommé Tour de l’Horloge. En observant les façades nord et ouest de cette construction, nous pouvons cependant noter la présence de vestiges d’une construction antérieure, à arcades ; peut-être l’ancienne halle. Sur la face ouest, l’arc conservé à un rayon de 1,66 mètres. Restitué, il devait présenter une ouverture de plus de 3 mètres.
40
Alba-la-Romaine
Il semble que les ouvriers chargés d’édifier la tour ont réutilisé l’angle de l’ancienne halle médiévale. La tour de l’horloge est un beffroi (appelé aussi campanile dans le midi de la France), elle symbolise l’autonomie et la puissance de la ville.
41
Alba-la-Romaine
Place de l'horloge.
42
Alba-la-Romaine
Fin de la rue de la Tour et la mairie.
43
Alba-la-Romaine
La mairie.
44
Alba-la-Romaine
La mairie.
45
La rivière de l’Escoutay. De 22,8 km de longueur, l'Escoutay prend sa source au pied du plateau du Coiron. Il circule sur des sols calcaires et argilo-calcaires vers le sud-est, et rejoint le Rhône à Viviers.
46
Le hameau de La Roche.
Le donjon primitif se laisse deviner par quelques murs implantés au sommet du neck volcanique autour duquel s’est regroupé l’habitat (le roc St Jean).
47
Le hameau de La Roche
A quelques minutes à pied du village, on trouve le hameau de La Roche construit avec les mêmes matériaux que ceux d’Alba. En 1240 le seigneur d’Aps devient co-seigneur de la Roche. Ce petit bourg a été fortifié en même temps qu’Aps : on y trouvait 7 tours et 3 portes. La Roche était une localité bien distincte, indépendante d’Alba. 42 habitations y étaient construites... Ici, le portail de la Trappe, une des 3 portes de la ville fortifiée menant à la rivière de l’Escoutay. La porte garde trace des vestiges d’une bretèche.
48
Le hameau de La Roche
Dans le hameau de la Roche, le donjon primitif se laisse deviner par quelques murs implantés au sommet du neck volcanique autour duquel s’est regroupé l’habitat (le roc St Jean)
49
Le hameau de La Roche
Le roc Saint-Jean. Au sommet, vestiges du donjon.
50
Le hameau de La Roche
Le roc Saint-Jean
51
Le hameau de La Roche
Le roc Saint-Jean. Au sommet, vestiges du donjon.
52
Le hameau de La Roche
Le roc Saint-Jean
53
Le hameau de La Roche
54
Le hameau de La Roche
Rue de la double. On y trouve le même type de maisons certainement mieux conservées (rue du Vallat, rue de la Double et du Four). Ici apparaît de plus un type de construction où l’escalier extérieur conduit à une terrasse jetée au dessus de la rue (rue du vallat) ; parfois la terrasse dessert 2 maisons en vis à vis ayant chacune son escalier extérieur.
55
Le hameau de La Roche
La Roche eut très tôt une maison commune, ou consulaire, mentionnée depuis le XIVe siècle et située dans la rue du Four.
56
Le hameau de La Roche
La maison consulaire.
57
Le hameau de La Roche
La maison consulaire de La Roche apparaît dans les textes dès le début du XIVème siècle. Lieu de réunion des syndics du petit bourg, elle abritait également le four banal. Les habitants de la seigneurie étaient tenus de cuire leur pain en ce lieu, tout en payant une taxe qui s’élevait au vingtième de leur production de pain. La présence du four en ce lieu laissera un nom à la rue : la rue du Four.
58
Le hameau de La Roche
Rue du Four.
59
Le hameau de La Roche
Rue du Four qui aboutit à la porte de Bressac, du nom du propriétaire du quartier au XIIIème siècle, Pons de Bressac.
60
Le hameau de La Roche
La chapelle. Durant tout le Moyen-Âge, les paroissiens de la Roche dépendent du prieuré Saint Martin situé au nord du hameau sur la rive gauche de l'Escoutay.
C'est en 1661, suite à de nombreux pourparlers que les habitants de La Roche décident de construire une chapelle à l'intérieur des murs. Sans titulaire connu, elle est achevée en 1675 et la cloche est bénie en 1692 (perdue).
L'intérieur est composé d'une nef à une travée, couverte en berceau, séparée du chœur voûté d'arêtes par un arc doubleau.
En ruine au début du XXe siècle, elle sera restaurée en 1968-1969.
61
Le hameau de La Roche
La chapelle. En 1667 une chapelle est construite. Aujourd’hui il n’y a plus de cloche : cette dernière est à Viviers dans l’église St Laurent. Devant une croix en calcaire, fichée dans une base en basalte, porte la signature Vernet et la date 1817.
En 1970, la chapelle de La Roche est restaurée en vue de devenir le musée archéologique du village. Aujourd’hui, une mosaïque scellée au sol de la chapelle garde trace de ce projet. Découverte en 1967 dans une maison d’un helvien notoire, elle présente des formes géométriques toutes simples, en noir sur fond blanc. On date ces motifs entre le Ier et le IIIe siècle.
62
Le hameau de La Roche
La chapelle.
63
Le hameau de La Roche
La chapelle. Devant une croix en calcaire, fichée dans une base en basalte, porte la signature Vernet et la date 1817.
64
Le hameau de La Roche
Le Nombril-de-Vénus (Umbilicus rupestris), également appelé nombril ou ombilic de Vénus ou ombilic des rochers, est une espèce de plantes crassulescentes vivaces et saxicole de la famille des Crassulacées du genre Umbilicus.
65
Le hameau de La Roche
Le roc Saint-Jean. En 1948, le peintre André Lhote publie dans le journal Combat un texte invitant artistes et intellectuels à venir s'installer dans, les maisons et ruines d'Alba : « Quel est l'artiste, l'intellectuel possédant dans quelque fond de tiroir une ou deux douzaines de billets excédentaires, qui reculera devant l'oeuvre enivrante à accomplir : sauver une belle maison ancienne, miraculeusement rescapée de la guerre et du mépris universel ?»
L'appel est entendu et dès l'année suivante des peintres, des sculpteurs, des graveurs et céramistes de toutes nationalités vont découvrir Alba et plus particulièrement le hameau de «la Roche».
Ces artistes ont eu en commun la vie à Montparnasse, leur fraternité de l'École de Paris, leurs études auprès des grands maîtres de cette époque. Tous sont en quête de nouvelles valeurs et, dans l'utopie de cette période, l'appel d'André Lhote donne tout son sens à cet engagement. Le château est ouvert à tout le monde. Sa propriétaire, Alice Braun, ancienne danseuse étoile de l'Opéra de Paris, en fait un lieu de rencontres et de fêtes. De 1950 à 1952, les expositions sont organisées à l'école publique, puis les artistes disposeront d'une salle d'expositions permanente dans le village : « La Petite Chaumière ».
66
Alba-la-Romaine
Place du château. 475 : La cité antique, Alba Helvorium, est abandonnée par ses habitants suite au transfert du siège épiscopal décidé par les évêques de Viviers. Les vignes recouvrent la cité pendant 6 siècles et la cité sert de carrière où l’on récupère des pierres calcaires déjà taillées.
XI ème siècle : construction du donjon carré sur un dyck volcanique autour duquel la population se regroupe formant le 1er castrum. Par la suite, il deviendra un château fort et l’aspect actuel date du XVII ème siècle, époque de la renaissance.
1240 : Fortification des enceintes médiévales d’Aps et de La Roche d’Aps. Aps était une baronnie.
1267 : Pons II de Deux Chiens se rallie à la couronne de France. A la suite du mariage entre Blonde de Deux Chiens et Giraud d’Adhémar, seigneur de Grignan, la seigneurie d’Aps appartient à la famille Adhémar.
67
Le château
Le château. 1290-1568 : Les Adhémar (Giraud d’Adhémar de père en fils) règnent en tant que Barons d’Aps et co-seigneur de La Roche d’Aps avec la famille Du Teil (Barons du Teil).
1612-1668 : Famille de la Beaume de Suze règne. C’est à cette famille que l’on doit l’aspect actuel du château.
Le 10 août 1789 le château est saccagé. Le dernier comte d’Aps fut Charles-Laure de Montagut.
1668-1793 : Famille de Montagut.
1779 : les habitants d’Aps refusent de s’acquitter de certaines redevances. Le château devient un bien national.
1834 : Branche des Montagut s’éteint.
1880 : Docteur Gaillard entreprend des restaurations, les propriétaires se succèdent jusqu’en 1975.
1975 : Docteur Magdeleine Frimat entreprend des restaurations, ouvre le château au public, organise des expositions tous les étés et accueille spectacles et séminaires, aujourd’hui ses enfants continuent son oeuvre.
68
Le château
Le château. La résidence seigneuriale primitive est peu connue. Selon la tradition, le premier édifice d'Aps est constitué d'un donjon qui, si on en croit Albin Mazon(1828-1908), était encore visible avant les restaurations effectuées sur le château au XIXe siècle. Durant toute la période médiévale et jusqu'au XVIIe siècle, plusieurs corps de bâtiments se sont ajoutés à l’édifice primitif qui peu à peu a perdu sa fonction défensive au profit de l'aspect résidentiel que l’on connaît aujourd'hui.
69
Le château
Façace Sud Est., vue de l'Escoutay. Sur les tours, les trous sont les vestiges d'un système d'accrochage de hourds, témoins d'un ancien chemin de ronde de bois, rappellent la fonction défensive de l'édifice.
70
Le château
L'édifice, dont le gros œuvre est en moellons de basalte, se compose aujourd'hui de deux ailes en retour d'équerre encadrant un avant-corps donnant sur la cour, au sud-ouest. A gauche, le mur rideau destiné à masquer les parties ruinées, édifié par le Dr Gaillard au XIXe siècle, de style troubadour. En face, l'avant-corps.
71
Le château
L'avant-corps et la porte d'entrée.
72
Le château
La porte d'entrée du XVIIe siècle.
73
Le château
Le château neuf : construction XVIIè englobant les éléments et salles du XVè. Entrée des caves.
74
Le château
Le vieux château avec la façade du XIe siècle, l'échauguette et la façade nord ouest en partie en ruine du XVe siècle.
75
Le château
Seule la partie nord-ouest du bâtiment comporte encore les vestiges du château fort médiéval. Bâtiment rectangulaire appelé « le vieux bâtiment » au XVIIIe siècle, il est actuellement en ruine.
76
Le château
L'échauguette.
77
Le château
La façade nord en partie en ruine du XVe siècle. Une archère.
78
Le château
La façade nord en partie en ruine du XVe siècle. En 1896, l’ancienne tour de Bise (nord), en mauvais état, est démontée.
79
Le château
Rez de chaussée. Petit et grand tinal. Ancienne écurie avec les escaliers qui étainet une entrée du château quand il fut morcelé en sept lots après la Révolution.
80
Le château
Rez de chaussée. Logement des pauvres. Le seigneur accordait l'hospitalité aux pèlerins qui allaient prier la Vierge Noire du Puy (chemin de St Jacques de Compostelle)
0 PETIT ET GRAND TINAL anciennes écur
81
Le château
Premier étage. Le salon vert créé et aménagé à la fin du XIXe siècle par l'ajout d'un mur séparant une ancienne grande salle commune qui regroupait les pièces. La marqueterie a été réalisée par l'artisan Henri Audouard en 1882-83. Le Dr Gaillard, restaura de nombreuses pièces dans un style néogothique.
82
Le château
Le salon vert.
83
Le château
Le salon vert.
84
Le château
Le salon vert.
85
Le château
Le salon vert.
86
Le château
A l'entrée de la cuisine médiévale, une archère.
87
Le château
La cuisine médiévale, vestige de l'ancienne grande salle commune, la grande cheminée fut utilisée sur toute sa longueur avant l'usage de la jardinière (cuisinière à braises XIXe siècle)
88
Le château
La cuisine médiévale. La jardinière (cuisinière à braises XIXe siècle).
89
Le château
La cuisine médiévale.
90
Le château
La salle des fresques ou ancienne bibliothèque . Elle communiquait avec l'écurie en dessous par l'escalier que l'on a vu.. La fresque d'inspiration médiévale a été peinte en 1934.
91
Le château
La salle des fresques. Départ de Saint Louis pour la croisade.
92
Le château
La salle des fresques. Départ de Saint Louis pour la croisade.
93
Le château
La salle des fresques.
94
Le château
La salle des fresques.
95
Le château
La salle des fresques.
96
Le château
La salle des fresques.
97
Le château
La salle des fresques.
98
Le château
La salle des fresques.
99
Le château
La salle des fresques.
100
Le château
La salle des fresques.
101
Le château
La salle des fresques. Portrait de Louis XVI, entouré des figurines des différents roi de France.
102
Le château
La salle des fresques. La plaque de cheminée.
103
Le château
La tour du Marin. Cette pièce orientée sud abritait autrefois l'ancienne chapelle du chateau.
104
Le château
La tour du Marin. Cette pièce orientée sud abritait autrefois l'ancienne chapelle du chateau.
105
Le château
La tour du Marin. Cette pièce orientée sud abritait autrefois l'ancienne chapelle du chateau.
106
Le château
La tour du Marin. Cette pièce orientée sud abritait autrefois l'ancienne chapelle du chateau.
107
Le château
La tour du Marin. Cette pièce orientée sud abritait autrefois l'ancienne chapelle du chateau.
108
Le château
Escaliers droits de 1614 en pierre calcaire blanche de Cruas.
109
Le château
Une archère de l'escalier.
110
Le château
En haut des escaliers, une Vierge à l'Enfant.
111
Le château
Deuxième étage. Fervent royaliste, le Dr Gaillard a laissé de nombreuses dédicaces à la défunte monarchie dont cette porte palière ouvrant sur la galerie des salles qui comporte des symboles commémorant la mort de Louis XVI et de Marie-Antoinette : les deux urnes funéraires et la fleur de lys.
112
Le château
Deuxième étage. Les deux urnes funéraires et la fleur de lys.
113
Le château
La chambre du roi, mosaïque au sol à fleurs de lys.
114
Le château
La chambre du roi.
115
Le château
La chambre du roi, la mosaïque au sol à fleurs de lys.
116
Le château
La chambre du roi.
117
Le château
La chambre du roi.
118
Le château
La chambre du roi. Ces armoiries symbolisent l'alliance des familles Beaume-de-Suze (à gauche) et Maugiron (à droite).
119
Le château
La chambre du roi. Ces armoiries symbolisent l'alliance des familles Beaume-de-Suze (à gauche) et Maugiron (à droite).
120
Le château
La chambre du roi.
121
Le château
122
Le château
La salle de danse avec son piano à queue Erard 1879 reçoit aujourd'hui des concerts. Aménagements du Dr Gaillard dans le style néo-gothique.
123
Le château
La salle de danse. De gauche à droite : armoiries qui se lisent d'or à trois bandes d'azurde la famille Adhémar. Elle règne de 1284 à 1568. Le chateau était à cette époque un donjon carré construit sur le dyke volcanique.
Les Adhémar continuent l'œuvre entreprise par la famille des Deux-Chiens en procédant à l'ajout d'une aile supplémentaire comprenant les actuelles pièces des caves et du rez-de-chaussée, par la suite reprises dans la construction du chateau neuf Renaissance. Mais à la mort de Louis Adhémar en 1568, la prestigieuse famille s'éteint ; la famille de la Baume de Suze armoiries qui se lisent d'or à 3 chevrons de sable au chef d'azur chargé d'un lion naissant, d'argent armé et lampassé de gueules, couronné d'or
Elle règne de 1612 à 1668. La baronnie revient en 1612 à Georges de la Baume de Suze après d'âpres rivalités de familles qui auront duré près de 50 ans. C'est à la famille de la Baume de Suze que l'on doit l'aspect actuel du chateau, le troisième étage n'ayant jamais été terminé d'aménager. En 1668, Louis François de la Baume de Suze, ruiné, vend la seigneurie d'Aps à la famille de Montagut ; la famille d'Aps armoiries qui se lisent d'argent à la tour crénelée d'azur maçonnée de sable qui possédait la seigneurie d'Aps depuis le XIe siècle.
124
Le château
La salle de danse.
125
Le château
La salle de danse.
126
Le château
La salle de danse.
127
Le château
La salle de danse.
128
Le château
La chambre de l'évêque réservée aux évêques de Viviers à l'occasion de leur séjour au chateau.
129
Le château
La chambre de l'évêque réservée aux évêques de Viviers à l'occasion de leur séjour au chateau. Les deux archanges : Saint Gabriel à gauche, Saint Michel à droite.
130
Le château
Porte de la chambre de Marie-Antoinette. Elle se trouve, sur le palier, en face de celle du roi.
131
Le château
La chambre de Marie-Antoinette.
132
Le château
La chambre de Marie-Antoinette. Cette coquette petite chambre est un autre témoignage de l'affection que témoignait le Dr Gaillard à la monarchie.
133
Le château
Troisième étage.
134
Le château
Saint Jean-Baptiste.
135
Le château
Sébastien Cornu (1804-1870)
Le baptême du Christ (à gauche)
136
Le château
Sébastien Cornu (1804-1870)
Jésus au temple (à droite).
137
Le site archéologique d'Alba
Quasi désertée au 5e siècle, Alba disparaît de la mémoire des hommes. La ville est regagnée par la végétation.
Ses vestiges ne seront identifiés que quinze siècles plus tard.
À quelques centaines de mètres de l’ancienne cité, autour du 11e/12e siècle, sont construits un château et un village fortifié dénommé Aps (l’actuel Alba-la-Romaine). Les ruines toute proches servent de carrière. En 1726, le curé d’Aps en signale l’intérêt.
Cependant, les études méthodiques ne démarrent que vers 1820 sous l’impulsion du Préfet de l’Ardèche. La communauté scientifique identifie, en 1903, le site comme étant bien celui de la cité antique d’Alba. Au cours du 20e siècle, de nombreuses campagnes archéologiques sont menées, par le maire d’Alba Franck Delarbre, entre 1935 et 1965, puis, de 1964 à 1979, sous l'autorité de l’universitaire Marcel Leglay.
À partir de 1981, le Ministère de la Culture met en place un programme de sauvetage, de protection, de recherche et de mise en valeur de la cité antique. Dirigé scientifiquement par l’archéologue Joëlle Dupraz, il durera vingt ans. Le département de l’Ardèche est dorénavant propriétaire d’une vingtaine d’hectares sur la trentaine correspondant à la ville antique. Une dizaine d’hectares a été fouillée, le restant est en réserve archéologique.
138
Le site archéologique d'Alba
La cardo maximus et ses boutiques. Alba au Ier siècle avant J.-C. Cette période est celle où les Helviens sont progressivement assimilés et intégrés à la province romaine de Transalpine qui, sous Auguste, deviendra la Narbonnaise. Alba au Ier siècle avant J.-C. Les Helviens prennent parti pour Rome et deviennent alliés de Jules César au cours de la guerre des Gaules (58-52 av. J.-C.). Ceci leur vaut, peut-être de la part de César lui-même, le droit latin pour leur cité d'Alba. A cette époque, plusieurs sites se trouvaient déjà habités sur la rive gauche de l'Escoutay. On y retrouve les futurs quartiers de la ville des Ier et IIe siècles de notre ère. Alba n'ayant jamais été entourée de remparts, la superficie de l'agglomération est difficile à estimer. Une trentaine d'hectares sans doute, ce qui est la superficie de l'actuelle réserve archéologique, propriété du Département. La cité a connu un long déclin depuis la fin du IIIe siècle. Aucune trace de destruction violente n'a été retrouvée dans cette ville dont l'abandon a, au contraire, été progressif.
139
Le site archéologique d'Alba
La rue principale.
Alba Helviorum, comme toute ville romaine, est construite selon un plan en quadrillage composé d'axes nord-sud (ou cardo) et d'axes est-ouest (ou decumanus), se croisant à angle droit.
Vous êtes actuellement sur la rue principale, ou cardo maximus. C'est une grande rue commerçante bordée de boutiques où sont vendus des articles de valeur : pièces de tissu, objets en bronze ou en verre...
Ce cardo est à double sens de circulation et deux chars pouvaient se croiser, tandis que les piétons circulaient sur un trottoir couvert.
140
Le site archéologique d'Alba
L'entrée dans le site se fait par le cardo maximus, bien visible mais presque dépourvu de ses dalles, celles-ci ayant été récupérées au Moyen-Âge. Le long du cardo, on a identifié 22 boutiques de commerçants et artisans ouvrant sur un trottoir couvert. Trois mille objets y ont été dégagés
141
Le site archéologique d'Alba
Les dalles restantes. Les dalles étaient en calcaire ou en basalte du Coiron, de 70 cm d’épaisseur, percées chacune d’un trou (« trou de louve ») permettant de la soulever avec un pieu ou une pince. Pas de mortier ; elles sont « autobloquantes ». Le cardo est bombé afin de faciliter l’écoulement des eaux pluviales sur ses côtés. Au-dessous, pour canaliser cette eau de pluie, se trouvaient des tuyaux de plomb portant le nom de celui qui les avait financés. Le decumanus n'a pas été localisé.
142
Le site archéologique d'Alba
Le cardo et ses boutiques. Au cœur de la cité, se trouve le centre monumental que l'on atteint en empruntant un escalier situé entre deux boutiques. Les empreintes au sol de plusieurs bâtiments ne permettent pas de définir avec précision leurs fonctions.
143
Le site archéologique d'Alba
Conduire l'eau.
Les Helviens adoptent le confort de vie des romains et aménagent à Alba Helviorum un réseau de canalisations en plomb ou en maçonnerie. L'eau provient du massif du Coiron, à 10 km d'ici. Elle est acheminée par des aqueducs. Les bâtiments importants sont dotés de bassins d'agrément
144
Le site archéologique d'Alba
L'ouverture dans le mur correspond à la sortie des eaux usées du bâtiment.
145
Le site archéologique d'Alba
Vestiges monumentaux.
Vous voici au cœur de la ville antique. où se troiuve l'imposant centre monumental, haut de plusieurs mètres, ce qui contraste avec les vestiges contemporains. Ici, les Helviens se retrouvent pour débattre dans la curie, mais aussi dans d'autres bâtiments publics plus énigmatiques. Ils ont laissé de nombreuses traces de leur passage : pièces de monnaie, bijoux, céramiques, outils...
Des galeries couvertes, appelées portiques, permettaient de circuler à l'abri du soleil entre le jardin et les pièces ornées de marbre ou d'enduit peint.
146
Le site archéologique d'Alba
147
Le site archéologique d'Alba
Le théâtre est construit sur un ancien lieu de rassemblement gaulois. L'aquarelle évoque son apparence : le mur de scène s'élève de l'autre côté du ruisseau. Les spectateurs les plus fortunés s'installent dans des fauteuils richement décorés autour de l'espace central appelé orchestra. Les plus modestes s'installent dans les gradins qui forment la cavea, dont une partie est encore visible aujourd'hui. À Alba les acteurs jouent sur une scène construite par-dessus le ruisseau ; seuls trois théâtres dans le monde romain présentent cette configuration.
Des milliers de personnes venaient assister aux tragédies, comédies ou pantomimes. Ces spectacles gratuits divertissaient les habitants et apportaient prestige et pouvoir à ceux qui les organisaient.
148
Le site archéologique d'Alba
Le théâtre est situé à la limite orientale de la ville, de part et d'autre du ruisseau du Massacre qui sépare le mur de scène de la cavea. Le théâtre visible date du IIe siècle et comporte 3 000 places. La scène était en bois (d'où l'emploi de ce matériau pour la estauration non permanente). Il y avait un mur de scène et, derrière celui-ci, les coulisses. Les parties supérieures des murs du théâtre ont été récemment enduites de mortier, de type ancien à base de chaux, pour assurer l'étanchéité de ces murs.
149
Le site archéologique d'Alba
150
Le site archéologique d'Alba
Le temple.
Au cœur de la ville, un temple relie les bâtiments administratifs au forum (dont les vestiges peu visibles se trouvent derrière vous). Les Helviens adoptent la culture romaine : ils mêlent religion et exercice de la citoyenneté en plaçant le centre monumental, et donc la vie publique, sous protection divine.
Les croyants déposent des offrandes à l'extérieur de l'édifice, révélant ainsi leur niveau de richesse, De forme classique, ce temple se compose de deux pièces : un porche, le pronaos, et une salle, la cella qui renferme la statue du dieu. Cet espace est réservé aux prêtres et les fidèles ne peuvent pas y pénétrer.
151
Le site archéologique d'Alba
Emplacement du temple.
152
MuséAl
Mosaïque.
2ème siècle ap JC. Triclinium de la villa de la Plaine d'Alba-la-romaine.
Les mosaïques découvertes à Alba étaient des pavements de sol. Elles ornaient les pièces d'apparat des habitations, à la ville comme à la campagne, ainsi que les espaces de prestige des lieux publics.
153
MuséAl
Les Romains installaient des bornes au bord des routes, tous les mille pas romains (soit 1478,50 m) pour indiquer les distances comptées depuis le chef-lieu de cité.
Progressivement, les inscriptions au nom de l’empereur en sont venues à avoir une intention honorifique, une valeur d’hommage, sans que le milliaire ne perde sa fonction utilitaire.
Milliaire des Combes, trouvé en 1861 dans la vallée du Frayol, probablement à son emplacement d’origine (actuelle route nationale 102, entre Le Teil et Alba-la-Romaine montée des Combes).
Datée de 145 après J.-C., elle a été installée le long de la route d’Antonin le Pieux, allant de Lyon à Nîmes : [M(ilia) P(assuum). IIII]... signifie « à 4 000 pas » d'Alba.
.
154
MuséAl
Borne retrouvée en 1966 au Teil.
Datée du début du IVème siècle après J.-C., elle comporte trois inscriptions successives qui rendent hommage à la famille constantinienne sous des formes qui relèvent du culte impérial. L’expression épigraphique du culte des empereurs divinisés après leur mort (ici « Divo Constantio ») est plutôt rare en Gaule. Ce document helvien est donc un témoignage exceptionnel, une manifestation d’attachement ou de propagande impériale sur une route du sud de la Gaule
155
MuséAl
Agencemnet des tuiles sur un toit.
156
MuséAl
Chapiteaux.
157
MuséAl
A gauche, un homme. A droite, une femme. Entre les deux, un chien.
158
MuséAl
Statue de l'empereur Trajan divinisé. Cette statue représente l’empereur Trajan, qui a régné sur l'Empire romain de 98 à 117 de notre ère. Découverte au sein du sanctuaire de Bagnols, elle témoigne de l'hommage rendu à Trajan par les Helviens et atteste la présence d'un culte impérial à Alba Helviorum.
Plus grande que nature (2.50 m de haut lorsqu'elle était complète), elle impressionne par sa nudité idéalisée. Le bras droit de la statue tenait sans doute une lance et son bras gauche devait être replié pour soutenir les pans du manteau impérial, le paludamentum. La positron du cou et des cuisses indique que la tête du personnage devait être tournée vers la gauche et qu’il était en appui sur sa jambe droite. Le modelage des muscles, l'aspect poli de la peau et les boucles des poils pubiens sont autant d’indices qui permettent de dater cette statue du 2esiècle de notre ère. À cette époque, l’empereur Hadrien souhaite élever son père adoptif Trajan au rang des plus grands héros militaires. Il le fait diviniser à titre posthume, après l17.
Par sa taille et sa posture, cette statue représente Trajan comme triomphateur militaire, nouveau dieu romain. Elle introduit une nouvelle lignée impériale.
159
MuséAl
La mosaïque aux poissons.
Découverte en 1967 lors de la fouille de la domus nord du Pinard, elle ornait le sol de la salle à manger (triclinium) de la maison.
Au-delà des qualités artistiques, les motifs, inhabituels, ont pour intérêt de montrer des poissons appréciés à cette époque.
On reconnaît des poissons d’eau douce : des perches (bandes sombres sur les flancs, aspect épineux des deux nageoires), des truites (silhouette fuselée, deux nageoires dorsales, coloris), et peut-être une tanche ou une carpe. Les coquillages évoquent une variété de «moule», l’anodonte, présente dans les rivières.
Marbre, pierre.
2e siècle, Alba / domus du Pinard
160
MuséAl
Lampe à huile.
Tterre cuite.
2e moitié du premier siècle..
Alba / Forum.
L'attelage transportait les images des divinités lors des cérémonies religieuses, ou servait de voiture d'apparat. Ce type de char a pu circuler sur la voie sacrée, entre le sanctuaire du centre-ville et celui de Bagnols.
La plupart des lampes à huile retrouvées sont en terre cuite. Elles proviennent d'Italie ou d’ateliers régionaux. A Alba, beaucoup de ces lampes ont été retrouvés à la nécropole Saint-Martin.
161
MuséAl
Bol en sigillée de Gaule du Sud. Découvert dans une tombe du premier siècle après Jésus-Christ. Alba-la-Romaine, nécropole Saint-Martin.
162
MuséAl
La boutique du verrier.
Le long du cardo, des fouilles ont révélé les vestiges de la boutique d'un marchand de verre, de 22,50 m2. Son sol était recouvert d'une couche de fragments de verre. A partir d'eux, on a pu déterminer la vaisselle qui y était vendue : pour les 3/4 des vases à présenter (coupes ou assiettes), les vases à boire et ceux à verser étant les deux autres groupes prépondérants, mais aussi quelques raretés de provenance lointaine. Fragments de verre
2e siècle après Jésus-Christ.
Boutique du forum, Alba-la-Romaine.
Fragments de verre, calcinés à la suite d'un incendie de la boutique installé le long du cardo maximus.
L'étude de ces fragments a permis de reconnaître des formes et des techniques qui attestent de production régionale mais aussi orientale Le marchand installé dans cette boutique vendait essentiellement du verre et proposait surtout des vases à présenter des aliments (coupes et assiettes) et des vases à boire (gobelets).
Boules. Fritte. Alba, boutique du forum. Les boules de fritte bleue, appelée aussi « bleu égyptien », sont des pigments de synthèse mélangeant sel de cuivre, calcium et silice. Ont-elles été employées pour teinter les verres ? Ou servaient-elles à la réalisation de peintures murales ?
163
MuséAl
Pilier de chancel.
Calcaire.
Milieu 5ème—6ème siècle après JC. Qartier Saint-Pierre, Alba-la-Romaine. Dans l'architecture ecclésiastique, le chancel (du latin cancelli, « barrière », balustrade ») est une clôture qui sépare la nef où sont réunis les fidèles, du c chœur liturgique réservé au clergé. Son origine remonte à l’Antiquité : dans les lieux publics, le chancel était une barrière qui séparait les orateurs magistrats du peuple, ayant notamment pour fonction de prévenir les débordements du public. Ce pilier est un élément de cette barrière. Dans les rainures se glissaient les plaques de ‘ensemble auquel l appartenait. Des décors géométriques sont caractéristiques de l’art wisigothique.
164
Alba-la-Romaine
Eglise saint André. Sa particularité c’est qu’elle est adossée au mur d’enceinte taluté des fortifications du XVe siècle, qui était renforcé à l’angle sud-est d’un élément de défense : une échauguette dont on voit encore la base.
165
Alba-la-Romaine
Eglise saint André. Cette échauguette a été tronquée à la suite de la réfection de la toiture. Les maîtres d’œuvre, maçons du pays, avaient reçus l’autorisation de prélever des pierres en calcaire taillé, dans les ruines autour de St Pierre. Ils les ont remployées en parement sur toute une partie de la façade méridionale et dans le clocher.
166
Alba-la-Romaine
Le clocher mur à 3 ouvertures de l'église saint André. Le clocher-mur qui menaçait ruine a été reconstruit au XIXe siècle. Une de ses trois baies abrite une cloche datée de 1538, récupérée dans l'une des anciennes églises d'Aps désaffectées après les troubles religieux.
167
Alba-la-Romaine
Eglise saint André. La construction de l’église Saint André s’étend sur un siècle de 1598 à 1699. La nef est d’abord élevée, puis les travaux sont interrompus jusqu’en 1627.
Ils reprennent à cette date avec la construction du chœur. En 1639, la nef est prolongée à l’ouest et flanquée d’un clocher. Autour de 1685, une chapelle latérale est ouverte au nord. En 1699, l’adjonction de la sacristie, à l’est de la chapelle, achève l’édification de l’églis. Elle succède comme lieu de culte à la chapelle castrale Saint André (à l’angle des rues de l’Arceau et du Four) mais aussi aux églises Saint Pierre et Saint Martin éloignées de l’agglomération et détruites durant les Guerres de Religion (entre 1540 et 1598, date de l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de religion sous Henri IV). Depuis le milieu du XVIIème siècle jusque vers 1850, le cimetière occupait une partie de la place du château actuelle.
168
Alba-la-Romaine
Eglise saint André. Entrée de l'église.
169
L'église Saint André
Le plan de l’édifice est simple avec une nef, un chœur rectangulaire et une chapelle latérale au nord. La première travée de la nef est voûtée en berceau plein cintre, les deux dernières, ainsi que la travée de chœur et la chapelle, sont couvertes de voûtes d'arêtes. Des arcs doubleaux en plein cintre séparent les travées.
170
L'église Saint André
Conservées dans l’église, trois peintures sur toile, non signées méritent d’être signalées.
Contre le mur gauche de la nef, une très belle Annonciation, du début du XVIIe, classée monument historique, restaurée en 1953. Une esquisse préparatoire de l’Ange, conservée au musée de Varsovie, a permis l’attribution certaine de cette œuvre au peintre piémontais G.CACCIA, dit II Moncalvo (1568 – vers l625).
171
L'église Saint André
Dans le chœur, une Crucifixion, avec la Vierge, saint Jean, Marie-Madeleine et saint André. La présence inhabituelle de ce dernier, patron de l'église, permet de supposer que le tableau a été exécuté pour l’église d’Alba. Ses caractères stylistiques le rattachent au XVIIe mais son auteur n’a pu être identifié. Cette œuvre a été classée monument historique et restaurée en 1953.
172
L'église Saint André
L'autel avec l'agneau couché sur la croix et le livre aux sept sceaux.
173
L'église Saint André
Sur la chaire, installée début XX° sont sculptés les quatre évangélistes.
174
L'église Saint André
Saint Marc et Saint Mattieu.
175
L'église Saint André
Saint Mattieu et Saint Luc.
176
L'église Saint André
Saint Luc et Saint Jean.
177
L'église Saint André
Saint André.
178
L'église Saint André
Saint Pierre.
179
L'église Saint André
La Vierge apparaissant à Bernadette Soubirous en 1858. Vitrail de l'Atelier Thomas, Valence, 1923.
180
L'église Saint André
Mort de Charles de Foucauld (?), ordonné prêtre à Viviers en 1901 et mort en 1916 à Tamanraset. Vitrail de l'Atelier Thomas, Valence, 1923
181
L'église Saint André
Saint Anne et Marie.
182
L'église Saint André
La chapelle latérale. Autel de la Vierge.
183
L'église Saint André
La chapelle latérale. L'Annonciation.
184
L'église Saint André
La chapelle latérale. La mort de saint Joseph entre la Vierge et Jésus ?
185
L'église Saint André
La chapelle latérale. Un tableau, de facture naïve, représente saint Vincent, patron des navigateurs et des vignerons. Le saint, portant ses attributs (paime du martyr et un bateau), se détache sur fond de paysage, avec à l’arrière plan le cap Saint Vincent au Portugal et Lisbonne. Il s’agit probablement d’une peinture du début XIXe siècle.
186
L'église Saint André
La chapelle latérale. Vierge à l’enfant. En bas, statue de sainte Marie-Thérèse-Victoire Couderc, supérieure de la congrégation des Sœurs de St Régis à La Louvesc en 1828. Cette Congrégation s’est divisée en deux branches, l'une s'adonnant à l'enseignement les sœurs de Saint Régis, éducatrices, l'autre, sous la conduite de sainte Thérèse COUDERC, se consacra à l’œuvre des retraites spirituelles, donnant ainsi naissance à la Congrégation Notre-Dame du Cénacle. Mère Marie Thérèse Victoire Couderc fut canonisée par Paul VI en 1970.
187
L'église Saint André
Sacristie. La Vierge terrassant le serpent est un grand classique de l’iconographie catholique de l’Immaculée Conception. Cette Vierge se présente debout, les bras largement ouverts. Elle est posée sur un demi globe terrestre autour duquel s’enroule un serpent. Elle l’écrase fermement de son pied nu. Pour autant, le visage de la Vierge Marie, légèrement incliné, est paisible, comme rasséréné. Elle est vêtue d’une longue robe et d’une toge. Une capuche recouvre sa chevelure.