SOREZE

<center>Sorèze</center>L'abbaye de Sorèze est une ancienne abbaye bénédictine située à Sorèze, dans le département du Tarn. Elle est devenue un lieu d'enseignement novateur : collège, puis école royale militaire et repris comme collège par les dominicains sous la direction d’Henri Lacordaire.
Sorèze
L'abbaye de Sorèze est une ancienne abbaye bénédictine située à Sorèze, dans le département du Tarn. Elle est devenue un lieu d'enseignement novateur : collège, puis école royale militaire et repris comme collège par les dominicains sous la direction d’Henri Lacordaire.
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<center>Sorèze</center>Certains ont attribué la fondation de l'abbaye à Pépin le Bref, en 754, d'autres à Pépin Ier, roi d'Aquitaine en 817. Le seul acte authentique citant l'abbaye de Sorèze est le capitulaire du 10 juillet 817 de l'empereur Louis le Pieux plaçant l'abbaye parmi les abbayes de troisième classe ne devant que des prières pour la prospérité de l'empereur et le bonheur de l'État. La ville de Sorèze est prise par les protestants le 5 octobre 1571, puis de nouveau 5 juin 1573. Ils font de la ville leur place-forte, détruisant entièrement l'abbaye et ne laissant de l'église paroissiale Saint-Martin que l'abside et le clocher qui le surmonte.
À partir de 1638 commence l'ultime reconstruction de l'abbatiale Notre-Dame-de-la-Paix grâce aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur venus de Paris pour la reconstruction qui durera quatre ans. Les bâtiments de l'abbaye actuels, en dehors de l'église qui a été démolie avant 1859, ont été reconstruits en 1778-1781 pour la basse-cour, en 1782-1783 pour les bâtiments autour de la cour d'honneur, et vers 1785 pour le cloître.
Sorèze
Certains ont attribué la fondation de l'abbaye à Pépin le Bref, en 754, d'autres à Pépin Ier, roi d'Aquitaine en 817. Le seul acte authentique citant l'abbaye de Sorèze est le capitulaire du 10 juillet 817 de l'empereur Louis le Pieux plaçant l'abbaye parmi les abbayes de troisième classe ne devant que des prières pour la prospérité de l'empereur et le bonheur de l'État. La ville de Sorèze est prise par les protestants le 5 octobre 1571, puis de nouveau 5 juin 1573. Ils font de la ville leur place-forte, détruisant entièrement l'abbaye et ne laissant de l'église paroissiale Saint-Martin que l'abside et le clocher qui le surmonte. À partir de 1638 commence l'ultime reconstruction de l'abbatiale Notre-Dame-de-la-Paix grâce aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur venus de Paris pour la reconstruction qui durera quatre ans. Les bâtiments de l'abbaye actuels, en dehors de l'église qui a été démolie avant 1859, ont été reconstruits en 1778-1781 pour la basse-cour, en 1782-1783 pour les bâtiments autour de la cour d'honneur, et vers 1785 pour le cloître.
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<center>Sorèze</center>La façade monumentale, fin XVIIIe siècle, de l’Abbaye-École
Sorèze
La façade monumentale, fin XVIIIe siècle, de l’Abbaye-École
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<center>Sorèze</center>En face, l’ancienne cordonnerie de l’école.
Sorèze
En face, l’ancienne cordonnerie de l’école.
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges. L'abbaye devient un collège en 1682 jusqu’en 1776, et de profonds remaniements sont effectués, remplaçant les bâtiments d'époque. La qualité de l'enseignement est telle que Louis XVI en fait une école militaire en 1776. Les jeunes nobles sont éduqués avec discipline sur le plan culturel et physique, pour en faire des gentilshommes accomplis. L'école devient privée à la suppression des écoles royales militaires en 1793. Les dominicains reprennent l'école en 1854 sous la direction d'Henri Lacordaire. Malgré la volonté d'un groupe de personnes habitant la région, la structure ferme en 1991, mais laisse un véritable héritage culturel qui est encore visible de nos jours. Depuis avril 2015, l'abbaye abrite le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle, ainsi que le musée de l'abbaye-école .
Sorèze
La cour des Rouges. L'abbaye devient un collège en 1682 jusqu’en 1776, et de profonds remaniements sont effectués, remplaçant les bâtiments d'époque. La qualité de l'enseignement est telle que Louis XVI en fait une école militaire en 1776. Les jeunes nobles sont éduqués avec discipline sur le plan culturel et physique, pour en faire des gentilshommes accomplis. L'école devient privée à la suppression des écoles royales militaires en 1793. Les dominicains reprennent l'école en 1854 sous la direction d'Henri Lacordaire. Malgré la volonté d'un groupe de personnes habitant la région, la structure ferme en 1991, mais laisse un véritable héritage culturel qui est encore visible de nos jours. Depuis avril 2015, l'abbaye abrite le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle, ainsi que le musée de l'abbaye-école .
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<center>Sorèze</center>Les travaux d'aménagement et agrandissement des XVIIIe siècle et XIXe siècle ne modifient pas le style architectural, gardant une homogénéité de style. Les bâtiments sont de style classique en pierre de taille. Les façades régulières entourent des cours intérieures, vestiges de l'organisation monacale du XVIIe siècle.
Sorèze
Les travaux d'aménagement et agrandissement des XVIIIe siècle et XIXe siècle ne modifient pas le style architectural, gardant une homogénéité de style. Les bâtiments sont de style classique en pierre de taille. Les façades régulières entourent des cours intérieures, vestiges de l'organisation monacale du XVIIe siècle.
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges. L'ensemble des bâtiments s'organisent autour de cours intérieures, développés à partir des bâtiments abbatiaux existants au 17e siècle, modifiés aux 18e et 19e siècles. L'abbaye du 17e siècle comprenait l'église bordant au nord le cloître, entouré de bâtiments qui se séparent d'une cour située à l'ouest. Un corps de bâtiment, perpendiculaire à ce premier ensemble, doté d'une tour à chaque extrémité, abritait le séminaire. Au 18e siècle, la cour devint cour d'honneur ; le logement de l'abbé fut construit autour d'un patio à l'angle nord-ouest de l'église et le séminaire devint une des ailes de la cour des Collets Rouges.
Sorèze
La cour des Rouges. L'ensemble des bâtiments s'organisent autour de cours intérieures, développés à partir des bâtiments abbatiaux existants au 17e siècle, modifiés aux 18e et 19e siècles. L'abbaye du 17e siècle comprenait l'église bordant au nord le cloître, entouré de bâtiments qui se séparent d'une cour située à l'ouest. Un corps de bâtiment, perpendiculaire à ce premier ensemble, doté d'une tour à chaque extrémité, abritait le séminaire. Au 18e siècle, la cour devint cour d'honneur ; le logement de l'abbé fut construit autour d'un patio à l'angle nord-ouest de l'église et le séminaire devint une des ailes de la cour des Collets Rouges.
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges. Les élèves sont répartis en quatre sections. Le vert représente les primaires, le jaune les collégiens, le bleu les lycéens et le rouge les futurs bacheliers. Pour chaque division, il existe des salles de classe, des dortoirs, un réfectoire et une cour de récréation. La cour des Rouges, au cœur du système éducatif du collège, est la plus prestigieuse
Sorèze
La cour des Rouges. Les élèves sont répartis en quatre sections. Le vert représente les primaires, le jaune les collégiens, le bleu les lycéens et le rouge les futurs bacheliers. Pour chaque division, il existe des salles de classe, des dortoirs, un réfectoire et une cour de récréation. La cour des Rouges, au cœur du système éducatif du collège, est la plus prestigieuse
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<center>Sorèze</center>Cour des Collets Rouges. Elle est dotée d'une galerie à arcades dans l'esprit de l'architecture mauriste du 17eme siècle, décorée de fresques allégoriques réalisées par les élèves et leurs professeurs de peinture.
Sorèze
Cour des Collets Rouges. Elle est dotée d'une galerie à arcades dans l'esprit de l'architecture mauriste du 17eme siècle, décorée de fresques allégoriques réalisées par les élèves et leurs professeurs de peinture.
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<center>Sorèze</center>
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<center>Sorèze</center>
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges. Les élèves prennent l’habitude de graver leur nom sur les murs de l’Ecole... sans autorisation. Cette pratique est instituée par la suite et donne lieu jusqu’en 1991 à des graffiti sur les pilastres de la cour des Rouges, encore visibles aujourd’hui. Certains élèves font appel à des graveurs sur pierre
Sorèze
La cour des Rouges. Les élèves prennent l’habitude de graver leur nom sur les murs de l’Ecole... sans autorisation. Cette pratique est instituée par la suite et donne lieu jusqu’en 1991 à des graffiti sur les pilastres de la cour des Rouges, encore visibles aujourd’hui. Certains élèves font appel à des graveurs sur pierre
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges
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La cour des Rouges
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges
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La cour des Rouges
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<center>Sorèze</center>La cour des Rouges
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La cour des Rouges
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<center>Sorèze</center>Escalier qui monte au musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle.
Sorèze
Escalier qui monte au musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle.
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<center>Sorèze</center>La charpente.
Sorèze
La charpente.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Depuis 2015, l'abbaye  abrite le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle. Dom Robert, né Guy de Chaunac Lanzac (1907-1997), moine et artiste, est célèbre pour ses créations de tapisseries tissées à Aubusson.
Sa vocation religieuse et sa vocation artistique ont trouvé leur épanouissement à l'Abbaye bénédictine d'En Calcat dans le Tarn tout au long du XXème siècle.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Depuis 2015, l'abbaye abrite le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle. Dom Robert, né Guy de Chaunac Lanzac (1907-1997), moine et artiste, est célèbre pour ses créations de tapisseries tissées à Aubusson. Sa vocation religieuse et sa vocation artistique ont trouvé leur épanouissement à l'Abbaye bénédictine d'En Calcat dans le Tarn tout au long du XXème siècle.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Après son passage au collège des Jésuites de Poitiers, qui fut pour lui une longue épreuve, il va ensuite à Paris, à l'École des Arts Décoratifs, en 1925. Au retour de son service militaire au Maroc, il travaille un temps aux Tissus Ducharne mais ses relations avec Jacques Maritain et surtout Maxime Jacob le conduiront à l'Abbaye d'En Calcat où il entre en septembre 1930. Il étudie la philosophie et la théologie et est ordonné prêtre en 1937. À cette époque, il se remet à dessiner et à peindre. À son retour dans l'Aude, aux environs de Carcassonne, il découvre un lieu merveilleux (la ferme de Palaja), peuplé de paons et une espèce de révélation le conduit à dessiner . Il réalise toute une série d'aquarelles qui, révélées par Jean Lurçat de passage au monastère en 1941, vont devenir sans aménagement notoire, des cartons puis des tapisseries. Dom Robert est immédiatement reconnu. Mais ce succès soudain ne lui est pas propice : en 1948, il s'écarte et se réfugie en Angleterre, à Buckfast Abbey où les poneys de Dartmoor et les moutons sauvages seront une nouvelle source d'inspiration. Il revient à En Calcat en 1958. Il se met à produire et ne s'arrêtera plus. Le lissier François Tabard le met en relation avec Denise Majorel et La Demeure,  galerie à laquelle il restera fidèle.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Après son passage au collège des Jésuites de Poitiers, qui fut pour lui une longue épreuve, il va ensuite à Paris, à l'École des Arts Décoratifs, en 1925. Au retour de son service militaire au Maroc, il travaille un temps aux Tissus Ducharne mais ses relations avec Jacques Maritain et surtout Maxime Jacob le conduiront à l'Abbaye d'En Calcat où il entre en septembre 1930. Il étudie la philosophie et la théologie et est ordonné prêtre en 1937. À cette époque, il se remet à dessiner et à peindre. À son retour dans l'Aude, aux environs de Carcassonne, il découvre un lieu merveilleux (la ferme de Palaja), peuplé de paons et une espèce de révélation le conduit à dessiner . Il réalise toute une série d'aquarelles qui, révélées par Jean Lurçat de passage au monastère en 1941, vont devenir sans aménagement notoire, des cartons puis des tapisseries. Dom Robert est immédiatement reconnu. Mais ce succès soudain ne lui est pas propice : en 1948, il s'écarte et se réfugie en Angleterre, à Buckfast Abbey où les poneys de Dartmoor et les moutons sauvages seront une nouvelle source d'inspiration. Il revient à En Calcat en 1958. Il se met à produire et ne s'arrêtera plus. Le lissier François Tabard le met en relation avec Denise Majorel et La Demeure, galerie à laquelle il restera fidèle.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>À sa mort en février 1997, Suzanne Goubely, directrice de la manufacture où Dom Robert faisait tisser ses cartons, lègue à l'abbaye d'En Calcat son atelier de tissage, l’un des plus prestigieux d’Aubusson.
Le legs comprend tout le patrimoine immobilier et mobilier, notamment une dizaine de tapisseries de Dom Robert et une trentaine de pièces d'autres d'artistes. Après le décès de Dom Robert en mai 1997, la communauté d’En Calcat entreprend d’enrichir ce patrimoine : par le tissage en exemplaires d’artiste d’une trentaine de cartons de Dom Robert ; par l’acquisition d’une vingtaine de tapisseries de Dom Robert. Dès 1998, la communauté d’En Calcat envisage de mettre cette collection à la disposition d’une collectivité territoriale pour la création d’un musée au sein de l'Abbaye-école de Sorèze.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
À sa mort en février 1997, Suzanne Goubely, directrice de la manufacture où Dom Robert faisait tisser ses cartons, lègue à l'abbaye d'En Calcat son atelier de tissage, l’un des plus prestigieux d’Aubusson. Le legs comprend tout le patrimoine immobilier et mobilier, notamment une dizaine de tapisseries de Dom Robert et une trentaine de pièces d'autres d'artistes. Après le décès de Dom Robert en mai 1997, la communauté d’En Calcat entreprend d’enrichir ce patrimoine : par le tissage en exemplaires d’artiste d’une trentaine de cartons de Dom Robert ; par l’acquisition d’une vingtaine de tapisseries de Dom Robert. Dès 1998, la communauté d’En Calcat envisage de mettre cette collection à la disposition d’une collectivité territoriale pour la création d’un musée au sein de l'Abbaye-école de Sorèze.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Le potager d’En Calcat. Aquarelle, vers 1930. Collection privée.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Le potager d’En Calcat. Aquarelle, vers 1930. Collection privée.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Vue de Saint-Benoît d’En Calcat. Aquarelle, 1934 Fonds En Calcat
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Vue de Saint-Benoît d’En Calcat. Aquarelle, 1934 Fonds En Calcat
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Fenaison bleue. Aquarelle, 1934 Fonds En Calcat.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Fenaison bleue. Aquarelle, 1934 Fonds En Calcat.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>L’Adoration des Mages.
Enluminure, 1932 Fonds En Calcat.
Cette enluminure montre l’intérêt de l’artiste pour l’observation attentive du paysage.
La Jérusalem céleste à gauche évoque la cité de Carcassonne. L’horizon est celui des coteaux de Puylaurens que l’on aperçoit depuis le monastère d’En Calcat..
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
L’Adoration des Mages. Enluminure, 1932 Fonds En Calcat. Cette enluminure montre l’intérêt de l’artiste pour l’observation attentive du paysage. La Jérusalem céleste à gauche évoque la cité de Carcassonne. L’horizon est celui des coteaux de Puylaurens que l’on aperçoit depuis le monastère d’En Calcat..
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>La Résurrection du Christ.
Enluminure, vers 1930 Fonds En Calcat.
Extraite d’un livre d’heures, cette enluminure met en scène le Christ sortant du tombeau, au milieu d’un bosquet piqueté d’oiseaux luxuriants.
Elle annonce la tapisserie Les Oiseaux rares de 1955. L’univers pictural de Dom Robert est en germe.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
La Résurrection du Christ. Enluminure, vers 1930 Fonds En Calcat. Extraite d’un livre d’heures, cette enluminure met en scène le Christ sortant du tombeau, au milieu d’un bosquet piqueté d’oiseaux luxuriants. Elle annonce la tapisserie Les Oiseaux rares de 1955. L’univers pictural de Dom Robert est en germe.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Moines jouant au cricket à Buckfast. Aquarelle, vers 1950 Fonds En Calcat
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Moines jouant au cricket à Buckfast. Aquarelle, vers 1950 Fonds En Calcat
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>La ferme de Palaja. Aquarelle, 1940. Collection privée.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
La ferme de Palaja. Aquarelle, 1940. Collection privée.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Summertime
D'après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse, Exemplaire n° 5 Laine et coton
Atelier Tabard, Aubusson, 1943 Carton de 1941, 218,5 x 318 cm.< br> Jean Lurçat rencontre Dom Robert à En Calcat en septembre 1941 et lui conseille de choisir l’aquarelle La Ferme de Palaja comme maquette de sa première tapisserie. Le premier exemplaire est tissé dans les ateliers Tabard à Aubusson fin 1941. La palette proposée est assez retenue : fond vert-bleu et masse importante d’un rouge profond sur lesquels se détachent les blancs et les jaunes. La bordure rouge et l’inscription dans le cartouche en bas à droite relient cette œuvre à l’enluminure et à la tapisserie médiévale. Le texte est la clé de lecture de l’œuvre de Dom Robert : « Or je vous dis que Salomon lui-même dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux » (Mt 6, 29) : la nature, dans sa magnificence, est inégalable. La tapisserie comporte les grands thèmes que Dom Robert déclinera par la suite : les animaux de basse-cour, les arbres, les fleurs et les papillons. La forme ovoïde contenant la scène centrale va devenir une des caractéristiques de ses compositions.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Summertime D'après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse, Exemplaire n° 5 Laine et coton Atelier Tabard, Aubusson, 1943 Carton de 1941, 218,5 x 318 cm.< br> Jean Lurçat rencontre Dom Robert à En Calcat en septembre 1941 et lui conseille de choisir l’aquarelle La Ferme de Palaja comme maquette de sa première tapisserie. Le premier exemplaire est tissé dans les ateliers Tabard à Aubusson fin 1941. La palette proposée est assez retenue : fond vert-bleu et masse importante d’un rouge profond sur lesquels se détachent les blancs et les jaunes. La bordure rouge et l’inscription dans le cartouche en bas à droite relient cette œuvre à l’enluminure et à la tapisserie médiévale. Le texte est la clé de lecture de l’œuvre de Dom Robert : « Or je vous dis que Salomon lui-même dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux » (Mt 6, 29) : la nature, dans sa magnificence, est inégalable. La tapisserie comporte les grands thèmes que Dom Robert déclinera par la suite : les animaux de basse-cour, les arbres, les fleurs et les papillons. La forme ovoïde contenant la scène centrale va devenir une des caractéristiques de ses compositions.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Les Paons de Palaja
DOM ROBERT (1907-1997)
Fragments, Carton de la tapisserie L’Été Technique mixte 1941-1985 120 x 223 cm
<br>
Ce carton est la partie centrale du premier carton de Dom Robert, L’Été, découpé par l'artiste lui-même en 1985 pour créer la tapisserie Les Paons de Palaja. Le tissage a alors été confié à un jeune couple de lissiers, Sylvie Hermant et François-Xavier Letournelle. Ces derniers ont fait don du carton au musée en 2018, permettant ainsi la redécouverte d'un document d'une grande valeur historique car composé par Dom Robert en 1941 sur les conseils de Jean Lurçat.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Les Paons de Palaja DOM ROBERT (1907-1997) Fragments, Carton de la tapisserie L’Été Technique mixte 1941-1985 120 x 223 cm
Ce carton est la partie centrale du premier carton de Dom Robert, L’Été, découpé par l'artiste lui-même en 1985 pour créer la tapisserie Les Paons de Palaja. Le tissage a alors été confié à un jeune couple de lissiers, Sylvie Hermant et François-Xavier Letournelle. Ces derniers ont fait don du carton au musée en 2018, permettant ainsi la redécouverte d'un document d'une grande valeur historique car composé par Dom Robert en 1941 sur les conseils de Jean Lurçat.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Le Printemps.
 D'après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse, Exemplaire unique. Laine et coton
Atelier Tabard, Aubusson, 1942. Carton de 1942, 256,4 x 318,8 cm. <br>
Cette deuxième tapisserie de Dom Robert est restée un exemplaire unique. En 1942, avec Le Printemps, l’artiste poursuit l’exploration du thème des saisons, qu’il prolonge avec L’Automne en 1943. Le cartouche écrit en latin en partie haute, à la manière des des enluminures, donne le ton : Car déjà l’hiver est passé, les fleurs sont apparues », (Cantique des Cantiques 2,11). Dom Robert opère ici la jonction entre la tradition de la miniature persane et celle des tapisseries de mille-fleurs du XVIe siècle. Les fleurs et les papillons deviendront des éléments majeurs de son vocabulaire pictural.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Le Printemps. D'après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse, Exemplaire unique. Laine et coton Atelier Tabard, Aubusson, 1942. Carton de 1942, 256,4 x 318,8 cm.
Cette deuxième tapisserie de Dom Robert est restée un exemplaire unique. En 1942, avec Le Printemps, l’artiste poursuit l’exploration du thème des saisons, qu’il prolonge avec L’Automne en 1943. Le cartouche écrit en latin en partie haute, à la manière des des enluminures, donne le ton : Car déjà l’hiver est passé, les fleurs sont apparues », (Cantique des Cantiques 2,11). Dom Robert opère ici la jonction entre la tradition de la miniature persane et celle des tapisseries de mille-fleurs du XVIe siècle. Les fleurs et les papillons deviendront des éléments majeurs de son vocabulaire pictural.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>L’Arbre qui chante.
D'après Dom Robert (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse, , laine et coton Tissage atelier Tabard, Aubusson, 1950, ex. 1 Carton de 1950 213 x 176 cm. <br>Avec ce titre très joyeux, Dom Robert propose en 1950 sa première variation du thème de l’arbre aux oiseaux, associé ici à celui de l’automne. La forme très dessinée du contour de l’arbre se détachant sur un fond uni ocre brun rend cette œuvre très originale. Le feuillage d’automne, dans lequel se fondent des oiseaux remplace, avec son motif répété de petites feuilles stylisées, les mille-fleurs de la tradition des verdures. Le traitement très graphique en dents de scie du tronc et des grosses branches ajoute à la modernité de l’œuvre, comme le traitement unique de chaque oiseau. Aussi fantastique que réel (geai, pic épeiche, huppe, pinson, mésange bleue, gelinotte des bois, bécasse, étourneau ...), chacun d’eux possède une attitude différente et semble « dialoguer » avec son voisin.
L’ensemble évoque un célèbre chant polyphonique de la Renaissance, Le chant des oiseaux de Clément Janequin, plutôt que le grégorien monastique.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
L’Arbre qui chante. D'après Dom Robert (1907-1997) Tapisserie de basse lisse, , laine et coton Tissage atelier Tabard, Aubusson, 1950, ex. 1 Carton de 1950 213 x 176 cm.
Avec ce titre très joyeux, Dom Robert propose en 1950 sa première variation du thème de l’arbre aux oiseaux, associé ici à celui de l’automne. La forme très dessinée du contour de l’arbre se détachant sur un fond uni ocre brun rend cette œuvre très originale. Le feuillage d’automne, dans lequel se fondent des oiseaux remplace, avec son motif répété de petites feuilles stylisées, les mille-fleurs de la tradition des verdures. Le traitement très graphique en dents de scie du tronc et des grosses branches ajoute à la modernité de l’œuvre, comme le traitement unique de chaque oiseau. Aussi fantastique que réel (geai, pic épeiche, huppe, pinson, mésange bleue, gelinotte des bois, bécasse, étourneau ...), chacun d’eux possède une attitude différente et semble « dialoguer » avec son voisin. L’ensemble évoque un célèbre chant polyphonique de la Renaissance, Le chant des oiseaux de Clément Janequin, plutôt que le grégorien monastique.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Mille-fleurs sauvages
D’après DOM ROBERT (1907-1997).
Tapisserie de basse lisse, Exemplaire Hors commerce.
Laine et coton. Atelier La Beauze, Aubusson, 1999 Carton de 1961 203 x 290,5 cm. <br> Cette tapisserie développe le thème de la prairie fleurie peuplée d’animaux de basse-cour, initié avec L’Herbe haute. Le tapis de mille-fleurs qui, dans la tapisserie médiévale constituait le fond d’une scène animée de personnages et d’animaux, rivalise ici avec les volailles, sans aucun ’ rapport d’échelle réaliste. Dom Robert prolonge la tradition et la modernise, au point de faire du mille-fleurs le sujet principal de la tapisserie. « Sauvages » est bien le mot-clé : l’herbier le plus commun reste tout un univers à explorer.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Mille-fleurs sauvages D’après DOM ROBERT (1907-1997). Tapisserie de basse lisse, Exemplaire Hors commerce. Laine et coton. Atelier La Beauze, Aubusson, 1999 Carton de 1961 203 x 290,5 cm.
Cette tapisserie développe le thème de la prairie fleurie peuplée d’animaux de basse-cour, initié avec L’Herbe haute. Le tapis de mille-fleurs qui, dans la tapisserie médiévale constituait le fond d’une scène animée de personnages et d’animaux, rivalise ici avec les volailles, sans aucun ’ rapport d’échelle réaliste. Dom Robert prolonge la tradition et la modernise, au point de faire du mille-fleurs le sujet principal de la tapisserie. « Sauvages » est bien le mot-clé : l’herbier le plus commun reste tout un univers à explorer.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Garden party
D’après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Tabard, Aubusson, 1956. Carton de tapisserie, 1956 224 x 278 cm. <br>Le titre de l’œuvre témoigne de la période anglaise. Le fond uni et le cadre rouge rappellent les tapisseries anciennes. Les fleurs ne sont pas encore celles des champs, mais celles cultivées en plate-bande dans le jardin monastère. Le bestiaire habituel de Dom Robert est présent dans u stylisation encore très marquée. Le lévrier afghan, rarement représenté mais figurant dans les carnets de dessins, est le sujet d’une au' tapisserie anglaise intitulée Pastoral (1955). Le chien joue les trouble-fête dans la basse-cour : c’est ici l’animal totem de l’artiste vigilant, « l'homme aux cent yeux » auquel rien n’échappe, soucieux de maintenir l’ordre autour de lui comme le fait l’artiste dans la composition de ses tapisseries.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Garden party D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Tabard, Aubusson, 1956. Carton de tapisserie, 1956 224 x 278 cm.
Le titre de l’œuvre témoigne de la période anglaise. Le fond uni et le cadre rouge rappellent les tapisseries anciennes. Les fleurs ne sont pas encore celles des champs, mais celles cultivées en plate-bande dans le jardin monastère. Le bestiaire habituel de Dom Robert est présent dans u stylisation encore très marquée. Le lévrier afghan, rarement représenté mais figurant dans les carnets de dessins, est le sujet d’une au' tapisserie anglaise intitulée Pastoral (1955). Le chien joue les trouble-fête dans la basse-cour : c’est ici l’animal totem de l’artiste vigilant, « l'homme aux cent yeux » auquel rien n’échappe, soucieux de maintenir l’ordre autour de lui comme le fait l’artiste dans la composition de ses tapisseries.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Jeu d'échecs.
D’après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Goubely - La Beauze, Aubusson, 2001 Carton de 1983 124 x 187,5 cm. <br> Cette tapisserie est typique de la série des cours de ferme, thématique i chère à Dom Robert de L'Herbe haute à Canards de Loul, depuis son retour à En Calcat dans les années i960. Les volailles qui s’égaient dans les prairies et qu’il croque dans ses carnets lui fournissent la matière première de nouvelles compositions. Une variante, intitulée Face à face, donne la clé de ce Jeu d'échecs. Trois canards face à trois coqs se toisent dans une prairie de graminées et de coquelicots. Le rouge des crêtes de coq et des becs de canards, rivalisent avec celui des corolles de coquelicots.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Jeu d'échecs. D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Goubely - La Beauze, Aubusson, 2001 Carton de 1983 124 x 187,5 cm.
Cette tapisserie est typique de la série des cours de ferme, thématique i chère à Dom Robert de L'Herbe haute à Canards de Loul, depuis son retour à En Calcat dans les années i960. Les volailles qui s’égaient dans les prairies et qu’il croque dans ses carnets lui fournissent la matière première de nouvelles compositions. Une variante, intitulée Face à face, donne la clé de ce Jeu d'échecs. Trois canards face à trois coqs se toisent dans une prairie de graminées et de coquelicots. Le rouge des crêtes de coq et des becs de canards, rivalisent avec celui des corolles de coquelicots.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Ça sent bon.
D’après Gérard SCHLOSSER (né en 1931)
Tapisserie de haute lisse, Exemplaire n°2 Tissage du 1er février 1989 au 7 août 1992 Manufacture de Beauvais. Carton GBA140 bis, 1975 2,7 x 2,66 m. <br>Devant une 2CV arrêtée dans un champ sous un arbre, se détachent au premier plan le bras gauche et une partie du corps d'une femme allongée, vêtue d'une robe aux motifs bleus et blancs. L’ombre portée de l’arbre sur la voiture contraste avec le ciel d’un bleu pur. Le titre renvoie à cette sensation de bien-être d’un dimanche à la campagne. Gérard Schlosser fait le choix de la figuration dès le début de sa carrière. Il représente des fragments de corps qu’il travaille en aplats. Son esthétique est à rapprocher du courant hyperréaliste qui s’est développé dans le dernier quart du XXe siècle. Le réalisme est poussé au point de tromper le spectateur quant à la nature de l’objet qu’il a sous les yeux. Le carton de cette tapisserie a été élaboré à partir d’une photographie-collage de l’artiste. Cette transcription en laine est remarquable par la finesse d’exécution avec 5 fils de chaîne au cm et l’utilisation de 85 couleurs synthétiques. Par comparaison, les tapisseries tissées d’après Dom Robert ont en moyenne une dizaine de fils au cm. Cette virtuosité, notamment dans le rendu de la peau avec une approche réaliste, n’est pas sans rappeler celle des lissiers « faiseurs de chairs » dans la tapisserie traditionnelle, une technique qui s’est perdue après les années 1930.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Ça sent bon. D’après Gérard SCHLOSSER (né en 1931) Tapisserie de haute lisse, Exemplaire n°2 Tissage du 1er février 1989 au 7 août 1992 Manufacture de Beauvais. Carton GBA140 bis, 1975 2,7 x 2,66 m.
Devant une 2CV arrêtée dans un champ sous un arbre, se détachent au premier plan le bras gauche et une partie du corps d'une femme allongée, vêtue d'une robe aux motifs bleus et blancs. L’ombre portée de l’arbre sur la voiture contraste avec le ciel d’un bleu pur. Le titre renvoie à cette sensation de bien-être d’un dimanche à la campagne. Gérard Schlosser fait le choix de la figuration dès le début de sa carrière. Il représente des fragments de corps qu’il travaille en aplats. Son esthétique est à rapprocher du courant hyperréaliste qui s’est développé dans le dernier quart du XXe siècle. Le réalisme est poussé au point de tromper le spectateur quant à la nature de l’objet qu’il a sous les yeux. Le carton de cette tapisserie a été élaboré à partir d’une photographie-collage de l’artiste. Cette transcription en laine est remarquable par la finesse d’exécution avec 5 fils de chaîne au cm et l’utilisation de 85 couleurs synthétiques. Par comparaison, les tapisseries tissées d’après Dom Robert ont en moyenne une dizaine de fils au cm. Cette virtuosité, notamment dans le rendu de la peau avec une approche réaliste, n’est pas sans rappeler celle des lissiers « faiseurs de chairs » dans la tapisserie traditionnelle, une technique qui s’est perdue après les années 1930.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Le Chat noir
D’après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Tabard, Aubusson, 1969 Carton de 1969 248 x 133 cm <br> Cette tapisserie d’un format allongé, assez rare chez Dom Robert, a connu un grand succès. Elle s’est déclinée en une variante avec Le Chat perché et un extrait nommé Les Trois poules. Le chat est un animal régulier dans le bestiaire de Dom Robert, celui de cette tapisserie est le premier représenté au sein d’un motif champêtre. Une référence littéraire prend racine ici, le conte de Serge Prokofiev, Pierre et le loup, dans lequel un chat noir passe dans un pré ou des animaux de basse-cour se trouvent. Le chat, au milieu des fleurs, observe d’un œil vif les poules. La flore quant à elle très diverses présente tout autant des coquelicots, des primevères ou encore des sauges bleues.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Le Chat noir D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Tabard, Aubusson, 1969 Carton de 1969 248 x 133 cm
Cette tapisserie d’un format allongé, assez rare chez Dom Robert, a connu un grand succès. Elle s’est déclinée en une variante avec Le Chat perché et un extrait nommé Les Trois poules. Le chat est un animal régulier dans le bestiaire de Dom Robert, celui de cette tapisserie est le premier représenté au sein d’un motif champêtre. Une référence littéraire prend racine ici, le conte de Serge Prokofiev, Pierre et le loup, dans lequel un chat noir passe dans un pré ou des animaux de basse-cour se trouvent. Le chat, au milieu des fleurs, observe d’un œil vif les poules. La flore quant à elle très diverses présente tout autant des coquelicots, des primevères ou encore des sauges bleues.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Les Papillons jaunes.
DOM ROBERT. Aquarelle sur papier. 1979. 56,5 x 77,5 cm.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Les Papillons jaunes. DOM ROBERT. Aquarelle sur papier. 1979. 56,5 x 77,5 cm.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Le Soleil pour témoin.
DOM ROBERT (1907-1997).
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Goubely, Aubusson, 1997. Carton de 1978 211 x 396 cm <br> Le titre de cette œuvre évoque une chanson des années 1930 interprétée par Mireille : Couchés dans le foin avec le soleil pour témoin. Quinze ans après Ombelles, cette composition est une autre variation sur ce thème, dans une palette tout à fait neuve et élargie. Les différents stades de floraison ainsi que les angles de vues multiples sont prétextes à une profusion de formes et de couleurs. Le traitement original du fond vert-jaunâtre évoque les herbes sèches de la fin de l’été. Les différentes techniques de tissage utilisées ajoutent à la vibration de la composition : chinés pour le fond et les ombelles (mélange de fils sur un même brin de laine), battages (passage en dents de scie d’une couleur à l’autre) et aplats pour les papillons et les coquelicots. Dom Robert maîtrisait pleinement la technique des lissiers au point d’utiliser la technique pour créer des effets esthétiques.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Le Soleil pour témoin. DOM ROBERT (1907-1997). Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Goubely, Aubusson, 1997. Carton de 1978 211 x 396 cm
Le titre de cette œuvre évoque une chanson des années 1930 interprétée par Mireille : Couchés dans le foin avec le soleil pour témoin. Quinze ans après Ombelles, cette composition est une autre variation sur ce thème, dans une palette tout à fait neuve et élargie. Les différents stades de floraison ainsi que les angles de vues multiples sont prétextes à une profusion de formes et de couleurs. Le traitement original du fond vert-jaunâtre évoque les herbes sèches de la fin de l’été. Les différentes techniques de tissage utilisées ajoutent à la vibration de la composition : chinés pour le fond et les ombelles (mélange de fils sur un même brin de laine), battages (passage en dents de scie d’une couleur à l’autre) et aplats pour les papillons et les coquelicots. Dom Robert maîtrisait pleinement la technique des lissiers au point d’utiliser la technique pour créer des effets esthétiques.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Une de mai.
D’après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse, Exemplaire Hors Commerce. Laine et coton
Atelier La Beauze, Aubusson, 2002 Carton de 1974 168 x 213 cm<br>
Le titre évoque le nom d’une jument célèbre à l’époque dans les champs de courses. Une de mai est une évocation printanière, sans chevaux ni poneys. Quatre ans plus tard, son double Vasca, nom du petit chien berger des Pyrénées représenté à la place du chat, montre l’habileté de Dom Robert à créer une variation sur un même thème. Le jeu des regards est la clé de la scène. Dans Une de mai, le chat, indifférent, passe inaperçu - ce qui est bien dans sa nature - près des deux coqs qui se font face. Tandis que le chien Vasca, pataud et massif, qui le remplace dans l’autre version, s’est fait repérer par le coq de gauche, un des éléments redessinés ici par Dom Robert.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Une de mai. D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse, Exemplaire Hors Commerce. Laine et coton Atelier La Beauze, Aubusson, 2002 Carton de 1974 168 x 213 cm
Le titre évoque le nom d’une jument célèbre à l’époque dans les champs de courses. Une de mai est une évocation printanière, sans chevaux ni poneys. Quatre ans plus tard, son double Vasca, nom du petit chien berger des Pyrénées représenté à la place du chat, montre l’habileté de Dom Robert à créer une variation sur un même thème. Le jeu des regards est la clé de la scène. Dans Une de mai, le chat, indifférent, passe inaperçu - ce qui est bien dans sa nature - près des deux coqs qui se font face. Tandis que le chien Vasca, pataud et massif, qui le remplace dans l’autre version, s’est fait repérer par le coq de gauche, un des éléments redessinés ici par Dom Robert.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>La création de l’homme.
D’après DOM ROBERT (1907-1997)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier de La Beauze, Aubusson, 2004 1 Carton de 1946, 400 x 540 cm <br> Premier élément de la suite (jamais aboutie) destinée au chœur de l’abbatiale d’En Calcat, le carton a été tissé en exemplaire unique en 1946 chez Tabard à Aubusson. La tapisserie a été acquise par l’État français, puis offerte en 1954 par le Président Coty à la reine des Pays-Bas. L’exemplaire ; présenté a été tissé en 2004 pour la collection du musée. Des prélèvements de laines réalisés sur l’envers du premier exemplaire ont permis de recréer les couleurs choisies par Dom Robert. Celui-ci avait notamment repris en partie la palette utilisée pour L’Automne datant de 1943. Pour sa composition, Dom Robert s’inspire des tapisseries anciennes dont il a retenu la bordure à entrelacs. La scène se déroule au milieu d’une nature à la flore et à la faune fort riches, dans un style encore marqué par l’enluminure. Dom Robert instille la symbolique traditionnelle du Paradis terrestre. La forme ovoïde renvoie à la terre primordiale d’où surgit l’arbre de vie. Sous les pieds du Dieu créateur, sourd la rivière de jouvence dont la forme serpentine suggère aussi la chute à venir. Le Père créateur, en ; pantoufles et tunique de brocard, façonne dans l’argile le premier homme, Adam, dont le nom signifie littéralement le glaiseux. Il porte le tablier bleu des moines d’En Calcat au travail.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
La création de l’homme. D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier de La Beauze, Aubusson, 2004 1 Carton de 1946, 400 x 540 cm
Premier élément de la suite (jamais aboutie) destinée au chœur de l’abbatiale d’En Calcat, le carton a été tissé en exemplaire unique en 1946 chez Tabard à Aubusson. La tapisserie a été acquise par l’État français, puis offerte en 1954 par le Président Coty à la reine des Pays-Bas. L’exemplaire ; présenté a été tissé en 2004 pour la collection du musée. Des prélèvements de laines réalisés sur l’envers du premier exemplaire ont permis de recréer les couleurs choisies par Dom Robert. Celui-ci avait notamment repris en partie la palette utilisée pour L’Automne datant de 1943. Pour sa composition, Dom Robert s’inspire des tapisseries anciennes dont il a retenu la bordure à entrelacs. La scène se déroule au milieu d’une nature à la flore et à la faune fort riches, dans un style encore marqué par l’enluminure. Dom Robert instille la symbolique traditionnelle du Paradis terrestre. La forme ovoïde renvoie à la terre primordiale d’où surgit l’arbre de vie. Sous les pieds du Dieu créateur, sourd la rivière de jouvence dont la forme serpentine suggère aussi la chute à venir. Le Père créateur, en ; pantoufles et tunique de brocard, façonne dans l’argile le premier homme, Adam, dont le nom signifie littéralement le glaiseux. Il porte le tablier bleu des moines d’En Calcat au travail.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>La Vie douce
DOM ROBERT (1907-1997) Maquette de la tapisserie La Vie douce. Aquarelle sur papier 1951. 50,5 x 65 cm
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
La Vie douce DOM ROBERT (1907-1997) Maquette de la tapisserie La Vie douce. Aquarelle sur papier 1951. 50,5 x 65 cm
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>La Vie douce
D’après DOM ROBERT (1907-1997).
Tapisserie de basse lisse. Exemplaire 1. Laine et coton. Atelier Tabard, 1952. Carton de 1952, 240,5 x 299,5 cm <br>
En Angleterre, Dom Robert s’attache encore à la nature domestiquée des jardins. Ici, une mare constitue le centre de la composition. Des poissons étranges, déjà présents dans l’enluminure La Pêche miraculeuse de 1934, y nagent parmi les nénuphars blancs. Ce monde aquatique est environné d’une végétation luxuriante d’ajoncs et de fougères dans lesquels se cachent paons, perruches, coqs et canards. Leurs plumages précieux se confondent avec les feuillages aux verts déclinés sur tous les tons, à l’image des verdures médiévales. Cet exemplaire a subi l’épreuve du temps. Les verts ont perdu de leur intensité et ont viré au bleu... Mais l’harmonie de la composition est préservée.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
La Vie douce D’après DOM ROBERT (1907-1997). Tapisserie de basse lisse. Exemplaire 1. Laine et coton. Atelier Tabard, 1952. Carton de 1952, 240,5 x 299,5 cm
En Angleterre, Dom Robert s’attache encore à la nature domestiquée des jardins. Ici, une mare constitue le centre de la composition. Des poissons étranges, déjà présents dans l’enluminure La Pêche miraculeuse de 1934, y nagent parmi les nénuphars blancs. Ce monde aquatique est environné d’une végétation luxuriante d’ajoncs et de fougères dans lesquels se cachent paons, perruches, coqs et canards. Leurs plumages précieux se confondent avec les feuillages aux verts déclinés sur tous les tons, à l’image des verdures médiévales. Cet exemplaire a subi l’épreuve du temps. Les verts ont perdu de leur intensité et ont viré au bleu... Mais l’harmonie de la composition est préservée.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Enfants de lumière
D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton
Atelier de La Beauze, Aubusson, 1999 Carton de 1968 340 x 504 cm <br>
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Enfants de lumière D’après DOM ROBERT (1907-1997) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton Atelier de La Beauze, Aubusson, 1999 Carton de 1968 340 x 504 cm
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Chicago
D’après jean LURÇAT (1892-1966)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Goubely, Aubusson, vers 1961 Carton avant 1961 222 x 155,5 cm
<br> Cette tapisserie a été réalisée à partir du même carton que la tapisserie intitulée New York. Il reflète la fascination de jean Lurçat pour l’Amérique. « La ville qui se voulait une Babel apparaît comme une cathédrale de lumière clignotante avec quelque chose de l’arbre de Noël qui souligne le côté merveilleux de cet éblouissement scintillant », (Pierre Masteau, Revue de l’ameublement, 1961). Jean Lurçat a eu une influence considérable sur la tapisserie d’Aubusson du milieu du XXe siècle. Avec les peintres Marcel Gromaire et Pierre Dubreuil, il a, non seulement, fourni de nombreux modèles pour les ateliers, mais il a également attiré de nombreux artistes afin de renouveler l’esthétique des tapisseries et promouvoir les ateliers aubussonnais. Cette mission lui avait été confiée par Guillaume Janneau, alors directeur des Manufactures nationales. À la suite d’Antoine-Marius Martin, directeur de l’École nationale des arts décoratifs d’Aubusson de 1917 à 1930, il a notamment promu l’utilisation du carton numéroté et la réduction des tons. C’est lui qui a initié Dom Robert à cette pratique et l’a mis en relation avec les ateliers de la Creuse. Jean Lurçat était un artiste très actif, investi dans la vie culturelle et politique de son temps, et développant de nombreuses relations artistiques et intellectuelles.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Chicago D’après jean LURÇAT (1892-1966) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Goubely, Aubusson, vers 1961 Carton avant 1961 222 x 155,5 cm
Cette tapisserie a été réalisée à partir du même carton que la tapisserie intitulée New York. Il reflète la fascination de jean Lurçat pour l’Amérique. « La ville qui se voulait une Babel apparaît comme une cathédrale de lumière clignotante avec quelque chose de l’arbre de Noël qui souligne le côté merveilleux de cet éblouissement scintillant », (Pierre Masteau, Revue de l’ameublement, 1961). Jean Lurçat a eu une influence considérable sur la tapisserie d’Aubusson du milieu du XXe siècle. Avec les peintres Marcel Gromaire et Pierre Dubreuil, il a, non seulement, fourni de nombreux modèles pour les ateliers, mais il a également attiré de nombreux artistes afin de renouveler l’esthétique des tapisseries et promouvoir les ateliers aubussonnais. Cette mission lui avait été confiée par Guillaume Janneau, alors directeur des Manufactures nationales. À la suite d’Antoine-Marius Martin, directeur de l’École nationale des arts décoratifs d’Aubusson de 1917 à 1930, il a notamment promu l’utilisation du carton numéroté et la réduction des tons. C’est lui qui a initié Dom Robert à cette pratique et l’a mis en relation avec les ateliers de la Creuse. Jean Lurçat était un artiste très actif, investi dans la vie culturelle et politique de son temps, et développant de nombreuses relations artistiques et intellectuelles.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Le Tiercelet.
D’après Élie MAINGONNAT (1892-1966) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
CamilleLegoueix, Aubusson, Années 1950/1960 Carton entre 1930 et 1950 246 x 148 cm
Collection privée.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Le Tiercelet. D’après Élie MAINGONNAT (1892-1966) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. CamilleLegoueix, Aubusson, Années 1950/1960 Carton entre 1930 et 1950 246 x 148 cm Collection privée.
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<center>Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle</center>Proserpine
D’après Mario PRASSINOS (1916-1985)
Tapisserie de basse lisse. Laine et coton.
Atelier Goubely, Aubusson, 1959 Carton de 1959 201 x 291,5 cm <br> Après une courte période passée à explorer l’abstraction de 1947 à 1949, Mario Prassinos reconsidère le sujet dans son œuvre et, parallèlement, crée ses premiers cartons de tapisseries au début des années 50. Proserpine se rattache aux grandes compositions de l’artiste sur le thème de la mythologie qu’il a utilisé pour des décors de théâtre. En effet, depuis son enfance, Mario Prassinos avait développé une passion pour le théâtre. Il a participé, par exemple, à la création des costumes de Tobie et Sara de Paul Claudel pour le 1er Festival d’Avignon. Proserpine est la déesse du printemps. Sur un fond traité en grands aplats orange et jaune, une forêt d’arbres noirs s’impose à la manière de personnages en ombre chinoise. Des lignes bleues très dynamiques apportent de la clarté et évoquent peut-être le renouveau de la nature. Il prolonge cette veine dans des formats plus modestes pour des tapisseries de commandes privées qu’il fait tisser chez Goubely. De façon générale, Mario Prassinos est connu pour avoir exploré les blancs et les noirs dans son œuvre peint et gravé. En tapisserie, au contraire, la couleur joue un grand rôle.
Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle
Proserpine D’après Mario PRASSINOS (1916-1985) Tapisserie de basse lisse. Laine et coton. Atelier Goubely, Aubusson, 1959 Carton de 1959 201 x 291,5 cm
Après une courte période passée à explorer l’abstraction de 1947 à 1949, Mario Prassinos reconsidère le sujet dans son œuvre et, parallèlement, crée ses premiers cartons de tapisseries au début des années 50. Proserpine se rattache aux grandes compositions de l’artiste sur le thème de la mythologie qu’il a utilisé pour des décors de théâtre. En effet, depuis son enfance, Mario Prassinos avait développé une passion pour le théâtre. Il a participé, par exemple, à la création des costumes de Tobie et Sara de Paul Claudel pour le 1er Festival d’Avignon. Proserpine est la déesse du printemps. Sur un fond traité en grands aplats orange et jaune, une forêt d’arbres noirs s’impose à la manière de personnages en ombre chinoise. Des lignes bleues très dynamiques apportent de la clarté et évoquent peut-être le renouveau de la nature. Il prolonge cette veine dans des formats plus modestes pour des tapisseries de commandes privées qu’il fait tisser chez Goubely. De façon générale, Mario Prassinos est connu pour avoir exploré les blancs et les noirs dans son œuvre peint et gravé. En tapisserie, au contraire, la couleur joue un grand rôle.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>La halte devant P Abbaye-École de Sorèze.
Auguste Terson de Palleville (1814 -1895)
Huile sur toile, signé bas gauche 1870. <br> Dans cette scène de genre, des musiciens ambulants figurent au premier plan à l’entrée de la rue Malmagrade. Au second plan, devant la façade de l’école, une troupe de Sorèziens en tenue partent pour la promenade.
Auguste Terson de Palleville est né à Sorèze. Il étudie au collège. Directeur du journal l’indépendant du Tarn, il défend des idées sociales d’avant-garde. Il devient maire du village en 1848. Il est surtout connu comme dessinateur, peintre et lithographe. Pionnier de la photographie, la commune de Sorèze conserve des plaques de verre originales.
Le musée de l'abbaye-école
La halte devant P Abbaye-École de Sorèze. Auguste Terson de Palleville (1814 -1895) Huile sur toile, signé bas gauche 1870.
Dans cette scène de genre, des musiciens ambulants figurent au premier plan à l’entrée de la rue Malmagrade. Au second plan, devant la façade de l’école, une troupe de Sorèziens en tenue partent pour la promenade. Auguste Terson de Palleville est né à Sorèze. Il étudie au collège. Directeur du journal l’indépendant du Tarn, il défend des idées sociales d’avant-garde. Il devient maire du village en 1848. Il est surtout connu comme dessinateur, peintre et lithographe. Pionnier de la photographie, la commune de Sorèze conserve des plaques de verre originales.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Les élèves portent un uniforme à Sorèze afin qu’il n’y ait aucune distinction entre l’élève boursier et l’élève payant sa pension. Au cours des décennies, l’uniforme connaît plusieurs modifications :
Au 18eme siècle, l’uniforme est proche de celui de la maison de France : drap bleu avec parements, revers et collet rouges, boutons jaunes.
Au 19eme siècle, sous la direction du Père Lacordaire, les élèves, sont groupés par division selon les classes d’âge : vert, bleu, jaune, rouge, couleurs que l’on retrouve sur les collets des uniformes et le drapeau de l’École.
Vers 1880, les costumes sont réalisés en drap marron. Les vestes sont ornées de martingale de ganse tressée et de boutons aux armes de l’École. Les élèves portent un calot de cuir, bientôt remplacé par un calot en drap. Une capote complète la tenue en hiver. L’été, les pensionnaires revêtent un pantalon de toile blanche.
Au 20eme siècle, une tenue de couleur marron, plus simple, est adoptée pour les garçons et les filles qui sont admises à partir de 1980. L’uniforme n’est plus porté chaque jour mais à l’occasion des cérémonies.
Le musée de l'abbaye-école
Les élèves portent un uniforme à Sorèze afin qu’il n’y ait aucune distinction entre l’élève boursier et l’élève payant sa pension. Au cours des décennies, l’uniforme connaît plusieurs modifications : Au 18eme siècle, l’uniforme est proche de celui de la maison de France : drap bleu avec parements, revers et collet rouges, boutons jaunes. Au 19eme siècle, sous la direction du Père Lacordaire, les élèves, sont groupés par division selon les classes d’âge : vert, bleu, jaune, rouge, couleurs que l’on retrouve sur les collets des uniformes et le drapeau de l’École. Vers 1880, les costumes sont réalisés en drap marron. Les vestes sont ornées de martingale de ganse tressée et de boutons aux armes de l’École. Les élèves portent un calot de cuir, bientôt remplacé par un calot en drap. Une capote complète la tenue en hiver. L’été, les pensionnaires revêtent un pantalon de toile blanche. Au 20eme siècle, une tenue de couleur marron, plus simple, est adoptée pour les garçons et les filles qui sont admises à partir de 1980. L’uniforme n’est plus porté chaque jour mais à l’occasion des cérémonies.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Les élèves, suivant leur âge, étaient répartis entre quatre groupes : les jaunes, les verts, les bleus et les rouges.
Le musée de l'abbaye-école
Les élèves, suivant leur âge, étaient répartis entre quatre groupes : les jaunes, les verts, les bleus et les rouges.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Uniforme de fille à collet rouge. Veste à épaulettes rouges, jupe, chemise, cravate et calot. Tergal marron. Vers 1980. Les jeunes filles sont admises au sein de l’école à partir des années 1980. L’uniforme comprend une jupe à la place du pantalon. <br> Uniforme de garçon à collet rouge. Veste à épaulettes rouges, pantalon, chemise, cravate et calot. Tergal marron. Vers 1980.
Le musée de l'abbaye-école
Uniforme de fille à collet rouge. Veste à épaulettes rouges, jupe, chemise, cravate et calot. Tergal marron. Vers 1980. Les jeunes filles sont admises au sein de l’école à partir des années 1980. L’uniforme comprend une jupe à la place du pantalon.
Uniforme de garçon à collet rouge. Veste à épaulettes rouges, pantalon, chemise, cravate et calot. Tergal marron. Vers 1980.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>
Le musée de l'abbaye-école
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<center>La salle des Illustres</center>Le Père Lacordaire crée la salle des illustres en 1857. S’y déroulent les Exercices, cérémonies de récompense, les fêtes de l’Ecole ainsi que les réunions des sociétés littéraires, réservées aux meilleurs élèves : la petite Académies des collets Verts, l’Académie des collets Jaunes, le Portique des collets Bleus et l’Athénée des Collets Rouges. Les membres de ces sociétés pratiquent la composition orale et écrite, sous forme de discussions et de joutes oratoires.
Le Père Raynal transforme cette pièce à la fin du 19ème siècle en panthéon des gloires de Sorèze. Le décor, restitué aujourd’hui dans son style néo-gothique, date de cette époque.
La salle des Illustres
Le Père Lacordaire crée la salle des illustres en 1857. S’y déroulent les Exercices, cérémonies de récompense, les fêtes de l’Ecole ainsi que les réunions des sociétés littéraires, réservées aux meilleurs élèves : la petite Académies des collets Verts, l’Académie des collets Jaunes, le Portique des collets Bleus et l’Athénée des Collets Rouges. Les membres de ces sociétés pratiquent la composition orale et écrite, sous forme de discussions et de joutes oratoires. Le Père Raynal transforme cette pièce à la fin du 19ème siècle en panthéon des gloires de Sorèze. Le décor, restitué aujourd’hui dans son style néo-gothique, date de cette époque.
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La salle des Illustres
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<center>La salle des Illustres</center>Le plafond-plancher d’un seul tenant est orné de croix du Languedoc stylisées. Les couleurs bleu, blanc, rouge en rehaussent le caractère solennel.
La salle des Illustres
Le plafond-plancher d’un seul tenant est orné de croix du Languedoc stylisées. Les couleurs bleu, blanc, rouge en rehaussent le caractère solennel.
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<center>La salle des Illustres</center>Plusieurs toiles allégoriques, non datées, figurent sur les murs : 
Pépin remettant l’abbaye aux religieux bénédictin,
La salle des Illustres
Plusieurs toiles allégoriques, non datées, figurent sur les murs : Pépin remettant l’abbaye aux religieux bénédictin,
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<center>La salle des Illustres</center>Les bénédictins remettent l’abbaye aux dominicains,
La salle des Illustres
Les bénédictins remettent l’abbaye aux dominicains,
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<center>La salle des Illustres</center>La Guerre terrestre figurée par une divinité casquée,
La salle des Illustres
La Guerre terrestre figurée par une divinité casquée,
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<center>La salle des Illustres</center>La Guerre navale figurée par Neptune, dieu de la mer et son trident,
La salle des Illustres
La Guerre navale figurée par Neptune, dieu de la mer et son trident,
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<center>La salle des Illustres</center>Moïse tenant les tables de la Loi, accompagné de la justice et de la Vérité.
La salle des Illustres
Moïse tenant les tables de la Loi, accompagné de la justice et de la Vérité.
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<center>La salle des Illustres</center>Le monument aux morts qui se trouvait préalablement dans la salle des Gardes a été transféré dans la salle des Illustres en 1956.
La salle des Illustres
Le monument aux morts qui se trouvait préalablement dans la salle des Gardes a été transféré dans la salle des Illustres en 1956.
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<center>La salle des Illustres</center>
La salle des Illustres
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<center>La salle des Illustres</center>Les toiles du mur nord ont disparu en 1926. Les cartouches des pensées de Lacordaire ont été rapportées par la suite. Outre les 53 bustes installés sur des .consoles, quatre panneaux comportent les noms des élèves qui ont eu un rôle important dans l’histoire religieuse, civile ou militaire de la France.
La salle des Illustres
Les toiles du mur nord ont disparu en 1926. Les cartouches des pensées de Lacordaire ont été rapportées par la suite. Outre les 53 bustes installés sur des .consoles, quatre panneaux comportent les noms des élèves qui ont eu un rôle important dans l’histoire religieuse, civile ou militaire de la France.
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<center>La salle des Illustres</center>
La salle des Illustres
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Le bureau de Lacordaire Henri-Dominique. Né en 1802, il entreprend des études de droit et fréquente la Société d’études de Dijon, un cercle politique et littéraire où il découvre les théories ultramontaines de Joseph de Maistre et Félicité de Lamennais. En 1822, il part pour Paris et décide en 1824 d’entrer au séminaire. Ordonné prêtre en 1827, il est chapelain d’un couvent de Visitandines et prend la charge de second aumônier du lycée Henri-IV en 1828.
En 1830, il participe au journal l’Avenir qui marie la défense de la souveraineté absolue du pape en matière religieuse et le libéralisme. Ses articles revendiquent la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’enseignement. Après l’interdiction du journal, Lacordaire se soumet au Pape qui, par l’encyclique Mirari Vos, condamne les revendications portant sur la liberté de conscience et la liberté de la presse. En 1834, il débute une série de conférences au collège Stanislas à Paris puis à Notre-Dame dont le succès est considérable. A partir de 1837, il effectue son noviciat en Italie et prend l’habit dominicain. Moine en 1841, il revient en France pour rétablir l’ordre des Frères Prêcheurs de Saint Dominique, supprimé depuis 1790. En 1848, il se rallie à la République, publiant un journal l’Ere nouvelle, prônant un catholicisme social et libéral. Il est député de l’Assemblée nationale constituante mais démissionne suite aux émeutes ouvrières de 1848. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il se retire de la vie politique.
Le musée de l'abbaye-école
Le bureau de Lacordaire Henri-Dominique. Né en 1802, il entreprend des études de droit et fréquente la Société d’études de Dijon, un cercle politique et littéraire où il découvre les théories ultramontaines de Joseph de Maistre et Félicité de Lamennais. En 1822, il part pour Paris et décide en 1824 d’entrer au séminaire. Ordonné prêtre en 1827, il est chapelain d’un couvent de Visitandines et prend la charge de second aumônier du lycée Henri-IV en 1828. En 1830, il participe au journal l’Avenir qui marie la défense de la souveraineté absolue du pape en matière religieuse et le libéralisme. Ses articles revendiquent la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’enseignement. Après l’interdiction du journal, Lacordaire se soumet au Pape qui, par l’encyclique Mirari Vos, condamne les revendications portant sur la liberté de conscience et la liberté de la presse. En 1834, il débute une série de conférences au collège Stanislas à Paris puis à Notre-Dame dont le succès est considérable. A partir de 1837, il effectue son noviciat en Italie et prend l’habit dominicain. Moine en 1841, il revient en France pour rétablir l’ordre des Frères Prêcheurs de Saint Dominique, supprimé depuis 1790. En 1848, il se rallie à la République, publiant un journal l’Ere nouvelle, prônant un catholicisme social et libéral. Il est député de l’Assemblée nationale constituante mais démissionne suite aux émeutes ouvrières de 1848. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il se retire de la vie politique.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Venu à Toulouse à plusieurs reprises de 1852 à 1854 (notamment pour y fonder un couvent dominicain), il s’y voit proposer en avril 1854 la direction de l’Ecole de Sorèze. Il participe à la vie locale comme conseiller municipal de Sorèze (1855-1859) et se consacre pleinement à son action d’éducation de la jeunesse jusqu’à sa mort en 1861.
Lacordaire donne ainsi un nouveau souffle à l’Ecole. Il recrute des professeurs de qualité, prêtres ou laïcs.
Le collège est alors divisé en dix classes et prépare aux grandes écoles. A sa suite, les dominicains en assureront la direction de 1875 à 1978, excepté entre 1882 et 1921, période durant laquelle les laïcs prennent le relais.
Le musée de l'abbaye-école
Venu à Toulouse à plusieurs reprises de 1852 à 1854 (notamment pour y fonder un couvent dominicain), il s’y voit proposer en avril 1854 la direction de l’Ecole de Sorèze. Il participe à la vie locale comme conseiller municipal de Sorèze (1855-1859) et se consacre pleinement à son action d’éducation de la jeunesse jusqu’à sa mort en 1861. Lacordaire donne ainsi un nouveau souffle à l’Ecole. Il recrute des professeurs de qualité, prêtres ou laïcs. Le collège est alors divisé en dix classes et prépare aux grandes écoles. A sa suite, les dominicains en assureront la direction de 1875 à 1978, excepté entre 1882 et 1921, période durant laquelle les laïcs prennent le relais.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Le Révérend Père Lacordaire.
Jean-Joseph Constant dit Benjamin dit Benjamin-Constant (1845-1902)
Huile sur verre Fin 19éme siècle. Peintre orientaliste et portraitiste. Après des études dès 1860 à l'École des Beaux-Arts de Toulouse où il est élève Jules Garipuy, Benjamin-Constant entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1866. Il y est l'élève d’Alexandre Cabanel, auquel il succède comme enseignant. Sa manière orientaliste est influencée par Eugène Delacroix. Il est notamment l’auteur de la fresque d’un mur de la salle des Illustres du Capitole de Toulouse.
La renommée de ce peintre s’accroît lors de ses voyages aux États-Unis et en Angleterre. Il fait fortune grâce à son art du portrait auprès des familles patriciennes et des magnats de l’industrie. En Angleterre, la commande la plus prestigieuse qui lui revint fut le portrait de la Reine Victoria, peu avant le Jubilé royal.
Le musée de l'abbaye-école
Le Révérend Père Lacordaire. Jean-Joseph Constant dit Benjamin dit Benjamin-Constant (1845-1902) Huile sur verre Fin 19éme siècle. Peintre orientaliste et portraitiste. Après des études dès 1860 à l'École des Beaux-Arts de Toulouse où il est élève Jules Garipuy, Benjamin-Constant entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1866. Il y est l'élève d’Alexandre Cabanel, auquel il succède comme enseignant. Sa manière orientaliste est influencée par Eugène Delacroix. Il est notamment l’auteur de la fresque d’un mur de la salle des Illustres du Capitole de Toulouse. La renommée de ce peintre s’accroît lors de ses voyages aux États-Unis et en Angleterre. Il fait fortune grâce à son art du portrait auprès des familles patriciennes et des magnats de l’industrie. En Angleterre, la commande la plus prestigieuse qui lui revint fut le portrait de la Reine Victoria, peu avant le Jubilé royal.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Chambre de Lacordaire.
Le musée de l'abbaye-école
Chambre de Lacordaire.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Chambre de Lacordaire, l'autel.
Le musée de l'abbaye-école
Chambre de Lacordaire, l'autel.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Les dortoirs surveillés du collège de Sorèze sont répartis par classe d'âge d'une quarantaine d'élèves. Les plus jeunes dorment dans le dortoir des Saints-Anges. Cette zone accueille aujourd'hui une des sections du musée Dom Robert.
Après la prière, au son de la cloche, les pensionnaires rejoignent leur lit. Les plus âgés bénéficient de cellules individuelles, fermées par un verrou, dotées d'un lit en ter et, dès le 19ème siècle, de la fameuse chaise-cathédrale. Tout décor est interdit, excepté un crucifix. La discipline s'assouplit peu à peu. Des posters de chanteurs et chanteuses à la mode apparaissent dans le décor dès les années 1960.
Le musée de l'abbaye-école
Les dortoirs surveillés du collège de Sorèze sont répartis par classe d'âge d'une quarantaine d'élèves. Les plus jeunes dorment dans le dortoir des Saints-Anges. Cette zone accueille aujourd'hui une des sections du musée Dom Robert. Après la prière, au son de la cloche, les pensionnaires rejoignent leur lit. Les plus âgés bénéficient de cellules individuelles, fermées par un verrou, dotées d'un lit en ter et, dès le 19ème siècle, de la fameuse chaise-cathédrale. Tout décor est interdit, excepté un crucifix. La discipline s'assouplit peu à peu. Des posters de chanteurs et chanteuses à la mode apparaissent dans le décor dès les années 1960.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>—A huit heures quinze, la lumière s'éteignait, il était interdit de parler d’une cellule l’autre, mais ce régime avait fait naître comme dans toutes les prisons, d'innombrables codes télégraphiques dont nous nous servions pour communiquer même quand nous n’avions rien à nous dire, du moment qu’on nous le défendait..
Jean Mistler, Le Bout du Monde.
Le musée de l'abbaye-école
—A huit heures quinze, la lumière s'éteignait, il était interdit de parler d’une cellule l’autre, mais ce régime avait fait naître comme dans toutes les prisons, d'innombrables codes télégraphiques dont nous nous servions pour communiquer même quand nous n’avions rien à nous dire, du moment qu’on nous le défendait.. Jean Mistler, Le Bout du Monde.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>Une salle de classe.
Le musée de l'abbaye-école
Une salle de classe.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>UNIFORME D’APPARAT DU COLLÈGE DE SORÈZE
Valérie BRAUT, Maître d’art costumière 2026
Reconstitution
Atelier Mod’LScène Christine Leclercq Laine, coton, feutre et laiton Taille enfant de 14 ans
Collection de la Cité de Sorèze, acquisition en 2026. <br> Les uniformes de cadets de Louis XVI et de collégiens soréziens n’ont malheureusement pas traversé le temps. Une reconstitution était donc nécessaire. Pour le quotidien, les jours « ouvriers », un uniforme de velours gris et bordures cramoisies, bas blanc était d’usage à Sorèze jusqu’à la Révolution.
Pour les fêtes, les exercices militaires et les exercices publics, l’uniforme d’apparat bleu roi, bordures cramoisies, boutons dorés aux armes de l’école, était utilisé. C’est le costume que vous pouvez découvrir.
Valérie Braut, costumière, a œuvré à la réalisation de cette reconstitution. Elle s’est associée à Christine Leclercq, maître d’art costumière pour le cinéma, l’opéra, le théâtre.
Le musée de l'abbaye-école
UNIFORME D’APPARAT DU COLLÈGE DE SORÈZE Valérie BRAUT, Maître d’art costumière 2026 Reconstitution Atelier Mod’LScène Christine Leclercq Laine, coton, feutre et laiton Taille enfant de 14 ans Collection de la Cité de Sorèze, acquisition en 2026.
Les uniformes de cadets de Louis XVI et de collégiens soréziens n’ont malheureusement pas traversé le temps. Une reconstitution était donc nécessaire. Pour le quotidien, les jours « ouvriers », un uniforme de velours gris et bordures cramoisies, bas blanc était d’usage à Sorèze jusqu’à la Révolution. Pour les fêtes, les exercices militaires et les exercices publics, l’uniforme d’apparat bleu roi, bordures cramoisies, boutons dorés aux armes de l’école, était utilisé. C’est le costume que vous pouvez découvrir. Valérie Braut, costumière, a œuvré à la réalisation de cette reconstitution. Elle s’est associée à Christine Leclercq, maître d’art costumière pour le cinéma, l’opéra, le théâtre.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>CLAUDE VERGNES. Anonyme.
1795. Élève de 1795 à 1801. Peinture Huile sur toile. Collection de la Cité de Sorèze.
Le musée de l'abbaye-école
CLAUDE VERGNES. Anonyme. 1795. Élève de 1795 à 1801. Peinture Huile sur toile. Collection de la Cité de Sorèze.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>LE RÉFECTOIRE.
Julie EUGÈNE 2026.
Gouache sur papier 29 x42 cm.
Collection de la Cité de Sorèze. <br>
Le repas se tient dans un réfectoire. Les élèves sont attablés six par six. Ils soupent le soir après une journée bien remplie, sous la surveillance d’un professeur.
Le repas se fait en silence. Des domestiques les servent, mais un élève est désigné pour couper la viande.
Le musée de l'abbaye-école
LE RÉFECTOIRE. Julie EUGÈNE 2026. Gouache sur papier 29 x42 cm. Collection de la Cité de Sorèze.
Le repas se tient dans un réfectoire. Les élèves sont attablés six par six. Ils soupent le soir après une journée bien remplie, sous la surveillance d’un professeur. Le repas se fait en silence. Des domestiques les servent, mais un élève est désigné pour couper la viande.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>LE RÉFECTOIRE.
Julie EUGÈNE 2026.
Gouache sur papier 29 x42 cm.
Collection de la Cité de Sorèze. <br> Le jeune Louis a appris à nager à Sorèze.
Pour les commençants, il existe des bouées. Les élèves sont évalués sur le nombre de longueurs effectuées en un temps donné.
La date de construction du bassin de natation est incertaine. La natation est inscrite dans les cahiers d’exercices à partir de 1776. Toutefois, il est fort probable que celle-ci ait été pratiquée dès 1759.
Le musée de l'abbaye-école
LE RÉFECTOIRE. Julie EUGÈNE 2026. Gouache sur papier 29 x42 cm. Collection de la Cité de Sorèze.
Le jeune Louis a appris à nager à Sorèze. Pour les commençants, il existe des bouées. Les élèves sont évalués sur le nombre de longueurs effectuées en un temps donné. La date de construction du bassin de natation est incertaine. La natation est inscrite dans les cahiers d’exercices à partir de 1776. Toutefois, il est fort probable que celle-ci ait été pratiquée dès 1759.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>LE LOUP ET L'AGNEAU.
D’après Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755). 1747. Les Fables de La Fontaine. <br>
Six autres tapisseries sont à Paris, au musée Nissim de CAMONDO : - Le loup, la mère et l'enfant. - Les poissons et le berger qui joue de la flûte. - Rien de trop. - Le lion amoureux. - Le loup et la cigogne. - Le renard et la cigogne.
Le musée de l'abbaye-école
LE LOUP ET L'AGNEAU. D’après Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755). 1747. Les Fables de La Fontaine.
Six autres tapisseries sont à Paris, au musée Nissim de CAMONDO : - Le loup, la mère et l'enfant. - Les poissons et le berger qui joue de la flûte. - Rien de trop. - Le lion amoureux. - Le loup et la cigogne. - Le renard et la cigogne.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>GRAPHOMÈTRE DE MEURAND
Anonyme Vers 1855
Laiton
L. 30 cm, rayon 15 cm.
Collection Prytanée national militaire, La Flèche.
Instrument inventé par Philippe Danfrie (vers 1530 - 1606), le graphomètre permet de mesurer des angles entre objets situés sur le même plan, il était notamment utilisé pour faire des relevés à l’usage de l’arpentage (mesure de la superficie des terres) ou de la cartographie.
Il se compose de deux règles à pinnules (alidades) fixées sur un limbe gradué. Une alidade est fixe tandis que l’autre est mobile.
Principe
On dispose l’instrument entre deux points éloignés, au sommet de l’angle. On vise alors le premier point avec l'alidade fixe, puis le deuxième avec l’alidade mobile le résultat se lit sur le limbe  en nombre de degrés de l’arc compris entre les deux alidades. <br>
CYLINDRE ET PLAN INCLINE
Anonyme
1795
Bois de noyer ciré
Planche : 500 x 130 x 20 mm
Cylindre : D. 195 x Ep. 45 mm, Poids : 1521g
Collection du Prytanée militaire, La Flèche
Le musée de l'abbaye-école
GRAPHOMÈTRE DE MEURAND Anonyme Vers 1855 Laiton L. 30 cm, rayon 15 cm. Collection Prytanée national militaire, La Flèche. Instrument inventé par Philippe Danfrie (vers 1530 - 1606), le graphomètre permet de mesurer des angles entre objets situés sur le même plan, il était notamment utilisé pour faire des relevés à l’usage de l’arpentage (mesure de la superficie des terres) ou de la cartographie. Il se compose de deux règles à pinnules (alidades) fixées sur un limbe gradué. Une alidade est fixe tandis que l’autre est mobile. Principe On dispose l’instrument entre deux points éloignés, au sommet de l’angle. On vise alors le premier point avec l'alidade fixe, puis le deuxième avec l’alidade mobile le résultat se lit sur le limbe en nombre de degrés de l’arc compris entre les deux alidades.
CYLINDRE ET PLAN INCLINE Anonyme 1795 Bois de noyer ciré Planche : 500 x 130 x 20 mm Cylindre : D. 195 x Ep. 45 mm, Poids : 1521g Collection du Prytanée militaire, La Flèche
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>LA LICE ET SA COMPAGNE
Jean de LA FONTAINE (1621-1695)
1743. Fables choisies, mises en vers par Monsieur De LA FONTAINE, Première partie. Imprimé à Paris. Collection particulière. <br> D'après Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755) 1736.
Les Fables de La Fontaine.
Manufacture ce Beauvais, 1915
Des tapisseries tissées à Aubusson autour des années 1780 ornaient le salon d’honneur de l’abbaye.
Ces tissages ont connu un grand succès au 18e siècle. Le papier peint au mur de cet espace ainsi que les deux tapisseries en sont une évocation.
Le musée de l'abbaye-école
LA LICE ET SA COMPAGNE Jean de LA FONTAINE (1621-1695) 1743. Fables choisies, mises en vers par Monsieur De LA FONTAINE, Première partie. Imprimé à Paris. Collection particulière.
D'après Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755) 1736. Les Fables de La Fontaine. Manufacture ce Beauvais, 1915 Des tapisseries tissées à Aubusson autour des années 1780 ornaient le salon d’honneur de l’abbaye. Ces tissages ont connu un grand succès au 18e siècle. Le papier peint au mur de cet espace ainsi que les deux tapisseries en sont une évocation.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>La chapelle.
Le musée de l'abbaye-école
La chapelle.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>La chapelle.
Le musée de l'abbaye-école
La chapelle.
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<center>Le musée de l'abbaye-école</center>La chapelle.
Le musée de l'abbaye-école
La chapelle.
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<center>Sorèze</center>L’ancienne rue des teinturiers, aujourd’hui rue de Puyvert, rappelle l’industrie manufacturière de Sorèze : teinture et fabrication des étoffes de laine. Au XVIIe siècle, des familles protestantes, dont les Leignes, y avaient installé leurs ateliers et leurs demeures.
Sorèze
L’ancienne rue des teinturiers, aujourd’hui rue de Puyvert, rappelle l’industrie manufacturière de Sorèze : teinture et fabrication des étoffes de laine. Au XVIIe siècle, des familles protestantes, dont les Leignes, y avaient installé leurs ateliers et leurs demeures.
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<center>Sorèze</center>Jean Legnes 1612.
Sorèze
Jean Legnes 1612.
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<center>Sorèze</center>Rue Puyvert.
Sorèze
Rue Puyvert.
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<center>Sorèze</center>Dans sa jeunesse, Elisa Grimailh-Lémonnier (1805-1865) a vécu dans cette maison. Issue d'une vieille famille protestante de Sorèze, saint-simonienne convaincue, comme son mari’ Charles Lémonnier, elle créa les premières écoles professionnelles pour jeunes filles.
Sorèze
Dans sa jeunesse, Elisa Grimailh-Lémonnier (1805-1865) a vécu dans cette maison. Issue d'une vieille famille protestante de Sorèze, saint-simonienne convaincue, comme son mari’ Charles Lémonnier, elle créa les premières écoles professionnelles pour jeunes filles.
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<center>Sorèze</center>La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
Sorèze
La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
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<center>Sorèze</center>La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
Sorèze
La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
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<center>Sorèze</center>La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
Sorèze
La rue de la République, ancienne rue des Parayres, était la rue des pareurs de laine pour la fabrication des étoffes et des chapeaux.
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<center>Sorèze</center>Place Dom Devic. Les couverts.
Sorèze
Place Dom Devic. Les couverts.
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<center>Sorèze</center>Place Dom Devic.
Sorèze
Place Dom Devic.
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<center>Sorèze</center>Place Dom Devic.
Sorèze
Place Dom Devic.
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<center>Sorèze</center>Maison natale de dom Claude Dévic (1670- 1734), moine bénédictin. Ancien élève de Sorèze, il devient secrétaire du procureur général de la congrégation de Saint-Maur auprès du Saint- Siège à Rome. A la demande du président des Etats du Languedoc, Le Goux de La Berchère, il rédige, avec dom Vaissette, l'Histoire Générale du Languedoc, un récit qui couvre 22 siècles.
Sorèze
Maison natale de dom Claude Dévic (1670- 1734), moine bénédictin. Ancien élève de Sorèze, il devient secrétaire du procureur général de la congrégation de Saint-Maur auprès du Saint- Siège à Rome. A la demande du président des Etats du Languedoc, Le Goux de La Berchère, il rédige, avec dom Vaissette, l'Histoire Générale du Languedoc, un récit qui couvre 22 siècles.
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<center>Sorèze</center>La Maison Commune, construite en 1702, abritait les réunions des consuls, puis celles du Conseil municipal avant le transfert de la mairie su, les allées du Ravelin. La grande horloge de la façade est l'œuvre d'un horloger de Revel.
Sorèze
La Maison Commune, construite en 1702, abritait les réunions des consuls, puis celles du Conseil municipal avant le transfert de la mairie su, les allées du Ravelin. La grande horloge de la façade est l'œuvre d'un horloger de Revel.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis. Maisons à pans de bois avec des corbeaux sculptés.
Sorèze
Rue du Maquis. Maisons à pans de bois avec des corbeaux sculptés.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis, ancienne rue de Castres, lieu de résidence des notables de la ville, construite à la limite de la vieille ville. Maison à pans de bois.
Sorèze
Rue du Maquis, ancienne rue de Castres, lieu de résidence des notables de la ville, construite à la limite de la vieille ville. Maison à pans de bois.
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<center>Sorèze</center>Située dans le quartier le plus ancien du village, la rue Pascale Olivier (1896-1979) honore une poétesse native de Sorèze et amie de l’écrivain tarnais Louisa Paulin.
Sorèze
Située dans le quartier le plus ancien du village, la rue Pascale Olivier (1896-1979) honore une poétesse native de Sorèze et amie de l’écrivain tarnais Louisa Paulin.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis.
Sorèze
Rue du Maquis.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis.
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Rue du Maquis.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis. Au fond, le clocher de l'église. Saint Martin.
Sorèze
Rue du Maquis. Au fond, le clocher de l'église. Saint Martin.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis. Le temple protestant, construit en 1832, témoigne de la présence d’une communauté réformée importante à Sorèze dans le passé. Il fut désaffecté en 1946.
Sorèze
Rue du Maquis. Le temple protestant, construit en 1832, témoigne de la présence d’une communauté réformée importante à Sorèze dans le passé. Il fut désaffecté en 1946.
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<center>Sorèze</center>Rue du Maquis. A proximité des allées Notre-Dame, l'ancienne porte de Castres témoigne des fortifications qui cernaient la ville. Les fossés du Ravelin ont été comblés.
Sorèze
Rue du Maquis. A proximité des allées Notre-Dame, l'ancienne porte de Castres témoigne des fortifications qui cernaient la ville. Les fossés du Ravelin ont été comblés.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale (1862) a été édifiée sur une petite partie du parc de l’Ecole cédée par le Père Henri-Dominique Lacordaire, alors directeur de l’établissement. La Ville Vieille est le quartier le plus ancien de Sorèze. A droite, au début du XXe siècle, la place pittoresque et populaire est décrite par Jean Mistler dans son livre Le Bout du monde.
Sorèze
L’église paroissiale (1862) a été édifiée sur une petite partie du parc de l’Ecole cédée par le Père Henri-Dominique Lacordaire, alors directeur de l’établissement. La Ville Vieille est le quartier le plus ancien de Sorèze. A droite, au début du XXe siècle, la place pittoresque et populaire est décrite par Jean Mistler dans son livre Le Bout du monde.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Façade de l'église Notre-Dame-de-la-Paix.
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L’église paroissiale. Façade de l'église Notre-Dame-de-la-Paix.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. A l'entrée du choeur, à gauche, La Vierge au lys, toile de Jean-Pierre Rivalz, à droite, La Crucifixion, réalisée avant 1850.
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L’église paroissiale. A l'entrée du choeur, à gauche, La Vierge au lys, toile de Jean-Pierre Rivalz, à droite, La Crucifixion, réalisée avant 1850.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. La Mort de saint Martin, daté de 1817.
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L’église paroissiale. La Mort de saint Martin, daté de 1817.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Le Père Lacordaire repose, depuis 1992, dans la première chapelle, à droite, en entrant dans l'église.
Sorèze
L’église paroissiale. Le Père Lacordaire repose, depuis 1992, dans la première chapelle, à droite, en entrant dans l'église.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. La dalle funéraire est surmontée d'un buste réalisé par Jean-Marie Bonnassieux.
Sorèze
L’église paroissiale. La dalle funéraire est surmontée d'un buste réalisé par Jean-Marie Bonnassieux.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Un tableau a été placé sur le mur à gauche, copie par Mme Fontanilles du tableau fait par Théodore Chassériau représentant le Père Lacordaire en habit dominicain devant la cloître de Sainte-Sabine à Rome et dont l'original est au musée du Louvre.
Sorèze
L’église paroissiale. Un tableau a été placé sur le mur à gauche, copie par Mme Fontanilles du tableau fait par Théodore Chassériau représentant le Père Lacordaire en habit dominicain devant la cloître de Sainte-Sabine à Rome et dont l'original est au musée du Louvre.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
Sorèze
L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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<center>Sorèze</center>L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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L’église paroissiale. Vitrail, œuvre de l’ATELIER DU VITRAIL de Jean-Claude et Cécile Izard.
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<center>Sorèze</center>L’ancienne place de l’église est aujourd’hui la cour d’entrée de l’abbaye-école.
Sorèze
L’ancienne place de l’église est aujourd’hui la cour d’entrée de l’abbaye-école.
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<center>Sorèze</center>Cour d’entrée. L’église abbatiale de l’Abbaye-école de Sorèze a été construite entre 1638 et 1642 par les moines de la congrégation de saint Maur. Désaffectée au 19e siècle, elle a été transformée en manège à chevaux. Aménagée en salle de spectacles, elle accueille aujourd’hui des manifestations à vocation culturelle.
Sorèze
Cour d’entrée. L’église abbatiale de l’Abbaye-école de Sorèze a été construite entre 1638 et 1642 par les moines de la congrégation de saint Maur. Désaffectée au 19e siècle, elle a été transformée en manège à chevaux. Aménagée en salle de spectacles, elle accueille aujourd’hui des manifestations à vocation culturelle.
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<center>Sorèze</center>Cour d’entrée.
Sorèze
Cour d’entrée.
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<center>Sorèze</center>Cour d’entrée. Elle est ornée d’une statue en marbre blanc représentant le père Henri Lacordaire, œuvre du sculpteur lyonnais, Girardet.
Sorèze
Cour d’entrée. Elle est ornée d’une statue en marbre blanc représentant le père Henri Lacordaire, œuvre du sculpteur lyonnais, Girardet.
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<center>Sorèze</center>Cour d’honneur, aile sud, façade nord.
Sorèze
Cour d’honneur, aile sud, façade nord.
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<center>Sorèze</center>La Ville Vieille est le quartier le plus ancien de Sorèze.
Sorèze
La Ville Vieille est le quartier le plus ancien de Sorèze.
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<center>Sorèze</center>L'origine de la ville est l'abbaye Sainte-Marie-de-la-Sagne, installée au début du IXe siècle, probablement dans un site inculte comme le montre son qualificatif de la sagne qui se traduit par des marécages. La première mention de l'église Saint-Martin date de 1120, dans une bulle du pape Calixte II confirmant les possessions de l'abbaye de Sorèze. Cette première église devait être située à l'emplacement de l'église gothique actuelle. Un cimetière jouxtait l'église, encore utilisé au XVIIIe siècle. 
On ne connaît pas les dates précises de construction de l'église. Après la guerre de Cent Ans, le retour de la prospérité a permis la reconstruction à la fin du XVe siècle. L'église est en grande partie démolie par les protestants lors du second sac de Sorèze, en 1573. Il en subsiste le clocher au-dessus de l'abside.
Sorèze
L'origine de la ville est l'abbaye Sainte-Marie-de-la-Sagne, installée au début du IXe siècle, probablement dans un site inculte comme le montre son qualificatif de la sagne qui se traduit par des marécages. La première mention de l'église Saint-Martin date de 1120, dans une bulle du pape Calixte II confirmant les possessions de l'abbaye de Sorèze. Cette première église devait être située à l'emplacement de l'église gothique actuelle. Un cimetière jouxtait l'église, encore utilisé au XVIIIe siècle. On ne connaît pas les dates précises de construction de l'église. Après la guerre de Cent Ans, le retour de la prospérité a permis la reconstruction à la fin du XVe siècle. L'église est en grande partie démolie par les protestants lors du second sac de Sorèze, en 1573. Il en subsiste le clocher au-dessus de l'abside.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin. Au cours des guerres de Religion, l'édifice fut démoli par les Protestants en 1573 mais le clocher médiéval resta debout. L'édifice comprend une abside à sept pans autrefois fortifiée et surmontée d'une tour octogonale à deux étages, seuls restes de l'église dont la nef a été détruite. Au-dessus de l'arcade d'entrée subsistent les mâchicoulis de défense. Il ne reste plus rien des parapets du chemin de ronde établi à la base de la tour.
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Clocher de l'église Saint-Martin. Au cours des guerres de Religion, l'édifice fut démoli par les Protestants en 1573 mais le clocher médiéval resta debout. L'édifice comprend une abside à sept pans autrefois fortifiée et surmontée d'une tour octogonale à deux étages, seuls restes de l'église dont la nef a été détruite. Au-dessus de l'arcade d'entrée subsistent les mâchicoulis de défense. Il ne reste plus rien des parapets du chemin de ronde établi à la base de la tour.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin. L'élévation intérieure est simple, certains pans étant éclairés par une fenêtre percée à mi-hauteur, avec un appui fortement taluté au-dessus d'un mur plein.
Sorèze
Clocher de l'église Saint-Martin. L'élévation intérieure est simple, certains pans étant éclairés par une fenêtre percée à mi-hauteur, avec un appui fortement taluté au-dessus d'un mur plein.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin. Les larges contreforts sont reliés, à leur sommet, par des voûtes en berceau.
Sorèze
Clocher de l'église Saint-Martin. Les larges contreforts sont reliés, à leur sommet, par des voûtes en berceau.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin. Les chapiteaux sont remplacés par des bandeaux sculptés. Une série d'écussons, lisses ou trop endommagés pour permettre la lecture d'armoiries qui devaient y être peintes ou sculptées, sont présentées par des couples d'animaux fabuleux, des sirènes, des anges vêtus de longues tuniques ou des putti.
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Clocher de l'église Saint-Martin. Les chapiteaux sont remplacés par des bandeaux sculptés. Une série d'écussons, lisses ou trop endommagés pour permettre la lecture d'armoiries qui devaient y être peintes ou sculptées, sont présentées par des couples d'animaux fabuleux, des sirènes, des anges vêtus de longues tuniques ou des putti.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin.
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Clocher de l'église Saint-Martin.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin.
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Clocher de l'église Saint-Martin.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin.
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Clocher de l'église Saint-Martin.
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<center>Sorèze</center>Clocher de l'église Saint-Martin.
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Clocher de l'église Saint-Martin.
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<center>Sorèze</center>La porte Malmagrade, la porte
Sorèze
La porte Malmagrade, la porte "mal gardée, est un vestige d'une des quatre portes qui fermainet la cité fortifiée. La rue Mammagrade a été en partie annexée par l'Abbaye-Ecole lors des travaux d'extension du XVIIIe siècle.
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