Marbre pentélique. IIe siècle pour le sarcophage, IVe siècle pour son remploi. Séparés depuis le XIXe siècle, la cuve et le couvercle de ce sarcophage sont à nouveau réunis. Une des faces principales représente deux griffons de part et d'autre d'un vase.
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Sarcophage aux Centaures
L'autre face principale, deux centaures combattant un lion.
Au IVe siècle, le sarcophage a été remployé pour un haut fonctionnaire chrétien : "À celui qui repose bien dans la paix, Flavius Memorius, perfectissime, qui a servi vingt-huit ans parmi les soldats Joviens, a été protecteur domestique pendant six ans, préfet des lanciers de la garde du prince pendant trois ans, comte de la rive pendant un an, comte de Maurétanie Tingitane pendant quatre ans. Il a vécu soixante-quinze ans. Praesidia, son épouse, à son mari très doux".
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Sarcophage aux Centaures
La cuve est décorée sur chaque petit côté d'un sphinx vu de profil.
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Captif
Dernier quart du Ier siècle av. J.-C. Bronze. L'homme, figuré dans l'attitude classique du prisonnier, symbolise un peuple vaincu et soumis à l'autorité romaine. Il entrait très probablement dans la composition d'un trophée ornant un monument public.
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Bas-relief d'une Victoire
Epoque augustéenne (?) Bronze doré. Ce relief en bronze, dont la couverte d'or fait la particularité, représente une Victoire prenant son envol. Son chiton, vêtement de tradition grecque, évoque le mouvement de l'air qui gonfle le textile dans le sens du vol. Ce bas-relief d'applique constituait une partie d'un décor rapporté sur un édifice public, lequel comprenait peut-être d'autres figures de Victoires.
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Glaive et fourreau
Première moitié du 1er siècle apr. J.-C. Bronze ; alliage ferreux ; bois. Arme offensive d'estoc et de taille, ce type de glaive (gladius) était porté car les légionnaires fantassins ou auxiliaires.
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Casque
Alliage cuivreux. Vers 100 av.J.-C. Dépourvu de patine, cet objet a été fabriqué à partir d'une seule pièce d'alliage cuivreux. Le décor est très simple et se limite au pourtour et au couvre-nuque.
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Glaive dans son fourreau
L'armature de ce fourreau est constituée de bois, sans doute recouvert, à l'origine, d'un cuir fin ou de tissu. La fine plaque en alliage cuivreux qui décore l'une de ses faces laisse supposer que cette arme n'appartenait pas à un simple légionnaire. La province étant dépourvue de légion à l'époque impériale, la présence de cette pièce peut être rattachée à un dépôt funéraire, au sein d'une nécropole toute proche.
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Chaland gallo-romain
Bois (coque et aménagements internes), fer (assemblages). Début des années 50. L'épave du chaland Arles-Rhône 3 a été repérée sur la rive droite du Rhône en 2004. Il fut extrait de l'eau en 2011, dans le cadre d'un chantier qui a duré sept mois. Le chaland a coulé peut-être à la suite d'une crue, alors qu'il était en service.
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Chaland gallo-romain
Au terme d'un traitement de dix mois, tous les bois de l'épave ont été imprégnés de résine polyéthylène glycol (PEG) puis séchés par lyophilisation. La proue et le mât du bateau, renforcés par des éléments en fer (plaque et cerclage), ont subi un traitement complémentaire à l'aide de résine polyester polymérisée sous irradiation gamma.
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Chaland gallo-romain
Arles-Rhône 3 est un bateau fluvial a fond plat de 31 m de longueur sur 2,90 m de largeur et 1,09 m de franc-bord.
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Chaland gallo-romain
La proue est très fuselée. Elle lui confère une morphologie originale. Fragile, elle est renforcée par une armature en fer d'environ 70 kg.
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Chaland gallo-romain
Le cordage découvert en place est incomplet. Sa fonction précise reste indéterminée : tenir le mât sur l'avant, contrôler l'angle du câble de halage ou encore amarrer le bateau ?
Les branches, stockées en avant du banc de mât, étaient destinées à alimenter le brasero de la cuisine de bord située à la poupe.
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Chaland gallo-romain
Lors de son dernier voyage, la cargaison du chaland Arles-Rhône 3 était constituée de pierres de différentes tailles. Disposées dans un caisson au centre du bateau, elles étaient empilées sur trois ou quatre couches. Ces blocs de calcaire proviennent des carrières de Saint-Gabriel (Ernaginum) situées sur l'actuelle commune de Tarascon.
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Chaland gallo-romain
La perche de sonde, découverte à la proue, est complète. Il s'agit d'une branche de près de 2 m, non écorcée, aux extrémités taillées en pointe. Elle était sans doute utilisée pour sonder le fond du Rhône ou pour éloigner les branches ou les troncs dérivants lors de la navigation. Elle pouvait aussi servir à certaines manœuvres comme l'amarrage du chaland.
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Chaland gallo-romain
C'est un chaland construit sur sole avec de longues planches (bordages), des bouchains, une membrure constituée de varangues et de courbes, et des bordés de flanc en demi-tronc Toutes ces structures sont assemblées par 1700 clous en fer. L'étanchéité est réalisée au moyen de tissus poissés disposés entre les planches avant leur réunion. L'ensemble de la coque pèse 8 tonnes.
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Chaland gallo-romain
La descente se faisait grâce au courant mais la remontée était assurée par des hommes.
Un câble, attaché au sommet d'un mât de 3,70 m de hauteur, était relié à des haleurs qui le tiraient depuis la berge. Il en fallait probablement vingt-six pour tracter le chaland lorsqu'il était à pleine charge.
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Chaland gallo-romain
Un caisson, constitué de 140 planches amovibles, a été aménagé dans la partie centrale du chaland sur une longueur de 15,40 m. Il était destiné à protéger la coque du lourd chargement que transportait le bateau. Lors de son dernier voyage, la cargaison était constituée de pierres de construction (ici des fac-similés) disposées sur trois à quatre couches pour un poids total estimé entre 21 et 31 tonnes.
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Chaland gallo-romain
L'inscription C.L.POSTV [C(aii) (et) L(ucii) Postu(miorum)], frappée au fer sur l'intérieur du flanc tribord arrière et sur le dos d'une varangue, renvoie aux noms de deux personnages qui pourraient avoir été les commanditaires puis les propriétaires du chaland, Caius et Lucius Postumius.
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Chaland gallo-romain
La poupe.
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Chaland gallo-romain
La poupe est réservée à la zone de vie de l'équipage. L'activité de cuisine est organisée autour d'un fond de grand vase (dolium) réutilisé comme foyer, sous lequel des planches ont été disposées pour protéger la coque du feu. Des bouilloires, un mortier, des bols et des assiettes ont été découverts à proximité. L'ensemble permet de déduire la présence de trois bateliers à bord. Les outils multifonctionnels (houe, serpe vigneronne, fer plat à douille, réa de poulie) attestent également d'une activité de travail à bord.
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Chaland gallo-romain
Découverte en arrière de l'épave, une pelle de gouverne (rame-gouvernail) de 7,20 m de longueur lui a été associée. Actionnée à l'aide d'une barre (clavus) ou d'un cordage depuis une plateforme ou depuis le fond du bateau, elle reposait à l'origine sur un tableau arrière et permettait de gouverner le chaland par large débattement latéral ou par rotation sur son axe.
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Chaland gallo-romain
La pelle de gouverne (rame-gouvernail).
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Chaland gallo-romain
La pelle de gouverne (rame-gouvernail).
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Chaland gallo-romain
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Frise des Amours auriges
Les éléments de décor représentent des Amours ailés tenant un fouet et conduisant chacun un char à deux chevaux (bige).
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Frise des Amours auriges
Des triangles élancés figurent l'obélisque central et les trois bornes d'extrémité de la piste (metae) autour desquelles les chars devaient exécuter leur virage.
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Frise des Amours auriges
On a longtemps pensé que ces bas-reliefs appartenaient au cirque romain d'Arles mais des études montrent que leur décor évoquerait plutôt l'âme d'un défunt, symbolisée par un Amour et conduite dans son voyage vers l'au-delà par des chevaux.
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Pieux de fondation du cirque
Le cirque romain d'Arles repose sur un sol marécageux, ce qui explique l'utilisation d'environ 30 000 pieux de bois pour en soutenir les fondations. Leur parfait état de conservation permet de voir des traces de façonnage à l'herminette et à la scie. Grâce à une technique de datation du bois appelée dendrochronologie, ils prouvent que la construction du cirque a débuté en 148-149.
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Couvercle de sarcophage avec cheval de course
Le couvercle lacunaire, en forme de bâtière (toit à deux pentes), est orné d'écaillés et d'un acrotère représentant un masque de théâtre tragique. Sur le fronton, un homme barbu, allongé et habillé d'un long manteau, tient par les rênes un cheval. Malgré son allure robuste, l'animal n'est pas un cheval de trait : le soin apporté à sa crinière et sa queue, le harnachement et le collier ornemental qu'il porte, le désignent plutôt comme un cheval de course. Le ballot, certainement du foin, est plus insolite et suggère une récompense du cheval après une victoire. Ce type de scène est rare sur les sarcophages. Œuvre d'un atelier local, le couvercle appartenait peut-être à un propriétaire de chevaux de course.
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L'équipement des bateaux.
Appliques à tête de canard. Elles devaenit servir de taquet ou être utilisé pour rappeler un cordage. Bronze. Fin du Ier siècle avant J.-C.
Les cabillots sont des taquets permettant de bloquer un cordage. Bois de buis. Milieu du Ier – IIe siècle.
Les quinçonneaux permettent de bloquer un cordage.
Réas de poulie. Bois. Milieu du Ier – IIe siècle.
Lot de clous du chaland.
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L'équipement des bateaux.
Poulie à quatre réas. Bois de noyer. Milieu du Ier – IIe siècle.
Applique d'ornement ou de renfort. Bronze, fer. Époque romaine
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Monnaie votive du chaland
Elle a été déposée à la proue du chaland au moment de sa construction pour lui assurer la bienveillance des dieux. Il s'agit d'un denier républicain en argent frappé à Rome en 123 av. J.-C. L'ensemble des contremarques indique que cette monnaie a été régulièrement contrôlée avant son utilisation comme monnaie votive et sa perte au Ier s. de notre ère lors du naufrage du chaland.
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Tissu poissé
Il permettait d'assurer l'étanchéité de la coque (lutage). Laine, poix Milieu du Ier -IIe s.
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L'équipement des bateaux.
Ancre à pattes. Fer. Époque romaine.
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L'équipement des bateaux.
Ancres-poids à un œil. Calcaire. Époque romaine.
Ancre à trois trous. Pierre. Époque romaine.
Jas d'ancre. Plomb. Époque romaine.
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Foculus
Ce « fourneau mobile » servait à la cuisson des aliments. Plomb. /Époque romaine.
Disques de pompe. Ils appartenaient à une pompe servant à évacuer l'eau de la cale d'un bateau. Bois.
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L'équipement des bateaux.
Plat-bord de bateau. Bois, fer (clou). Époque romaine.
Anneau de cargue. Cette pièce de gréement est utilisée pour les manœuvres d'une voile. Bois de chêne Milieu du Ier - IIe s.
Gournable. Dans la construction navale, la gournable est une grosse cheville d'assemblage. Bois. Époque romaine.
Gaffe. Fer. Epoque romaine.
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Plomb de sonde
Il permettait de mesurer la profondeur et de recueillir des échantillons du fond grâce à une cavité ménagée dessous, que l'on remplissait de cire. Plomb. Epoque romaine.
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Chargement de pierres du chaland gallo-romain
Lors de son dernier voyage, la cargaison du chaland était constituée de pierres de différentes tailles. Disposées dans un caisson au centre du bateau, elles étaient empilées sur trois ou quatre couches. Le poids total du chargement a été estimé entre 21 et 31 tonnes, soit l'équivalent de 60 charrettes. Ces blocs de calcaire proviennent des carrières de Saint-Gabriel (Ernaginum) situées sur l'actuelle commune de Tarascon.
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Lingots de plomb
Les estampilles moulées sur le sommet des lingots de cette cargaison indiquent que le plomb, probablement d'origine germanique, a été exploité par Lucius Flavius Verucla. Sur le flanc, la contremarque IMP(eratoris) CAES(aris) précise que ce lot est une propriété impériale. Leur poids unitaire, compris entre 46 et 68 kg, est mentionné sur les petits côtés en chiffres romains. Plomb. Fin du Ier s.
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Barres de fer
Elles appartenaient à des cargaisons de bateaux ayant fait naufrage à proximité des Saintes-Maries-de-la-Mer. Les navires se sont échoués par temps de houle sur les cordons alluvionnaires qui encombrent l'embouchure du Rhône. Elles attestent d'un important commerce fluviomaritime consacré au fer entre le Ier s. av. et le Ier s. apr. J.-C. Une partie du minerai provient du gisement des Martys, un des centres sidérurgiques de la Montagne Noire (Aude). Il était avant tout destiné aux troupes romaines stationnées sur le Rhin. Ces barres portent des estampilles avec les marques des fabricants. De cette façon, les ateliers pouvaient être identifiés par les noms de leurs propriétaires, pratique courante à l'époque romaine.
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Lingots d'étain, lingots de cuivre
Provenant d'une même cargaison, ils se présentent sous la forme de galettes allongées. La plupart portent des inscriptions grecques circulaires entourant une effigie d'Hermès, le dieu grec des commerçants. Ils semblent témoigner de la redistribution vers l'Italie, par les Grecs de Marseille, de minerai d'étain provenant sans doute de Bétique (Espagne).
En forme de galettes aplaties, ils appartenaient à un chargement de navire originaire de Bétique (Espagne) qui transportait aussi des lingots de plomb et des amphores à vin, à saumure et à huile.
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Louche (simpulum)
Le manche est orné de têtes de canards. Bronze. Fin du IIe - milieu du Ier s. av. J.-C.
45
Col d'œnochoé (cruche)
Bronze. IIe-IIIe s.
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Cruches
Bronze. IIe-IIIe s.
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Urne de stockage, anses de cruche, anse d'amphore
Urne de stockage. Bronze (urne), cuivre (base rapportée), plomb (pieds) Ier s.
Anse de cruche. Bronze Ier s. (?)
Anse d'œnochoé (cruche). Bronze doré.
Anse d'amphore ou de cruche. Bronze doré. Epoque romaine.
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Anse de cruche.
Bronze Ier s. (?)
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Couvercle
La poignée est en forme de dauphin. Bronze. Ier s.
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Anses
Anse d'amphore ou de cruche. Bronze doré. Epoque romaine.
Anse de cruche. Bronze. Ier s. (?)
Anse de bassin. Bronze. Ier s.
Anse de bassin. Bronze. Epoque romaine.
51
Jambages de trépieds
Jambages de trépieds pliants. Bronze, fonte Ier- IIe s.
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Jambages de trépied
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Jambages de trépied
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Jambages de trépied
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Applique de trépied
Elle est en forme de buste de Bacchus. Bronze. Ier - IIe s.
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Applique de trépied
Bronze. Ier- IIe s.
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Vase d'EI Aouja
Ce vase comporte un décor inspiré des jeux de l'amphithéâtre avec des motifs de lion et de panthère passant entre des palmes. Céramique africaine C. Produit dans un atelier d'EI Aouja (Tunisie). Première moitié du IIIe s.
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Gobelet
Il est orné de losanges et d'étoiles. Céramique africaine A. Milieu du Ier - début du IIe s,
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Vase anthropomorphe
Il est composé d'une tête d'Amour vendangeur d'un côté et d'une tête de jeune personnage couronné de l'autre. Céramique. Proviendrait de Cnide (Turquie). Milieu du Ier - milieu du IIe s.
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Vase anthropomorphe
Il est composé d'une tête d'Amour vendangeur d'un côté et d'une tête de jeune personnage couronné de l'autre. Céramique. Proviendrait de Cnide (Turquie). Milieu du Ier - milieu du IIe s.
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Lampe
Elle est en forme de chat assis dans un fauteuil. Céramique. Proviendrait de Cnide (Turquie). Milieu du Ier- début du IIe s.
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Amphores carottes
Type : Schöne-Mau XV. Fin du Ier s. av. J.-C. - Ier s.
Type : Schöne-Mau XV Ier s.
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Vase aux médaillons
Il est décoré de losanges au centre desquels se trouvent des médaillons ornés d'un visage de profil, peut-être celui d'Apollon ou d'un athlète. Ce type de trophée était remis à l'aurige vainqueur d'une course de chars pour une libation en l'honneur des dieux. Verre soufflé
Seconde moitié du IIe - début du IIIe s.
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Vase aux médaillons
Il est décoré de losanges au centre desquels se trouvent des médaillons ornés d'un visage de profil, peut-être celui d'Apollon ou d'un athlète. Ce type de trophée était remis à l'aurige vainqueur d'une course de chars pour une libation en l'honneur des dieux. Verre soufflé
Seconde moitié du IIe - début du IIIe s.
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Balsamaire
Ce petit flacon, probablement syro-palestinien, est à deux compartiments. Verre soufflé et étiré. IVe-Ve s.
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Gobelets
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Gobelet
La panse est décorée de chiens. Céramique à paroi fine. 40-100.
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Lampes
La nymphe Amalthée saisit la corne de la chèvre qui allaita Zeus enfant. Céramique Produite en Egypte. Milieu du 1er s.
Zeus accompagné d'un aigle tient le foudre abaissé (arme et attribut du dieu). Céramique Produite en Egypte. Milieu du 1er s.
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Flacon
Ce récipient de production rhénane devait contenir du vin cuit ou du vin miellé. Verre soufflé. Milieu du IIe - IIIe s.
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Urne
Verre soufflé Milieu du Ier-IIe s.
Les verres de Gaule. L'ensemble de ces récipients en verre de production régionale servait au conditionnement et à la conservation des produits alimentaires. Détournés de cette fonction, ils ont parfois été réutilisés comme urnes ou ossuaires.
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Vase en forme de chien
Céramique. Milieu du Ier - milieu du IIe s.
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Calice
Céramique sigillée Produit dans un atelier à Arezzo. Première moitié du Ier s.
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Lampes
1. lampe à deux becs 2. Mercure 3. Minerve 4. Mars 5. Éros 6. Scène érotique 7. Diane 8. deux dauphins 9. crabe 10. cerf 11. oiseau. 12. lion 13. taureau et chien.
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Vase à deux anses
Les anses portent un décor raffiné d'animaux hybrides à queue de dauphin et tête de canidé aux yeux incrustés d'argent. Bronze, incrustation d'argent. Première moitié du Ier s.
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Vase à deux anses
Les anses portent un décor raffiné d'animaux hybrides à queue de dauphin et tête de canidé aux yeux incrustés d'argent. Bronze, incrustation d'argent. Première moitié du Ier s.
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Vase à deux anses
Les anses portent un décor raffiné d'animaux hybrides à queue de dauphin et tête de canidé aux yeux incrustés d'argent. Bronze, incrustation d'argent. Première moitié du Ier s.
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Anse
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Anse
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Gobelet à dépressions
Une scène de l'apothéose d'Hercule est reproduite sur le médaillon d'applique. Céramique claire B. 130-200.
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Coupe
Céramique sigillée sud-gauloise Produite à Lezoux (Puy-de-Dôme). 90-120.
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Bouilloire
Céramique kaolinitique. Ier-IIe s.
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Plat
Produit dans l'atelier de S. Murrius Festus à Pise. Première moitié du IIe s.
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Assiette à décor mosaïqué
Verre moulé. 10 av. J.C. -30 apr. J.C.
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Assiette à décor mosaïqué
Verre moulé. 10 av. J.C. -30 apr. J.C.
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Amphorisque
L'inscription peinte indique que cet objet contenait de l'asyntrophon ou ronce de mûrier. Céramique. Ier-IIe s.
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Col d'amphore à vin
Les lettres T.CR.V correspondent aux initiales d'un citoyen romain, vraisemblablement le propriétaire de l'atelier qui a produit l'amphore, Type : Gauloise 4.
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Statue de Neptune
NUMINIBUS AUC(ustorum) N(ostrorum) (trium) HONORICORPORIS RENUNCLARIORUM P(ublius) PE TRONIUS ASCLEPIADES DONUM DEDIT
Aux divinités des trois Augustes, en l'honneur de la corporation des renunclarii, Publius Petronius Asclepiades fit don (de cette statue).
Un monstre marin qui se dresse contre la jambe droite permet d'identifier Neptune, le dieu de la mer et des eaux, protecteur des navigateurs. Son bras droit était baissé et de la main gauche il devait tenir un trident, son attribut divin. L'image du dieu est sculptée dans du marbre grec et datée de la seconde moitié du IIe s. Cependant, l'examen de la plinthe et de l'arrière du support amène à penser qu'elle aurait été remployée au IIIe s. au moment où la dédicace a été ajoutée sur la base. Cette inscription indique que la statue a été érigée en l'honneur de la corporation des renunclarii, une association professionnelle de bateliers procédant au transbordement de marchandises à l'aide de petites embarcations. Marbre pentélique. Seconde moitié du IIe - seconde moitié du IIIe s.
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Stèle funéraire d'Hermia
D(ïs) M(anibus) : Aux Dieux Mânes.
ERMIE PARTIARI COLLEGE POSVERVNT : À Hermia, les membres du collège des partiari ont érigé (ce monument).
La traduction du texte de la stèle indique qu'il s'agit d'une simple inscription funéraire érigée par les collègues d'un dénommé Hermia. En revanche, il est plus difficile de savoir ce que faisaient les membres de la corporation des partiari à laquelle ils appartenaient. Ce terme signifie « partager », « diviser » ou « distribuer ». La présence d'une représentation de bateau, à côté de motifs funéraires plus traditionnels comme le fil à plomb et l'ascia (instrument de maçon ou de tailleur de pierre), suggère un métier lié aux activités portuaires. Calcaire. IIe s.
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Poids de balance
Il a la forme d'un buste de Minerve, la déesse de la guerre mais aussi du commerce. Elle porte le casque à cimier, une tunique agrafée sur l'épaule droite par une fibule et son attribut, l'égide ornée de la tête de Méduse. L'ornement du casque a été astucieusement recourbé en anneau de suspension. Bronze (poids), plomb (à l'intérieur). Époque romaine
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Poids de balance
Il a la forme d'un buste féminin. Bronze (poids), fer (anneau de suspension) IIIe - IVe s.
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Balances
Balance composée d'un fléau gradué, d'un crochet et d'une attache permettant de suspendre le plateau de pesée. Alliage cuivreux Ier s. av. J.-C.
Balance composée d'un fléau gradué pourvu de trois crochets articulés et d'une fixation destinée à suspendre le plateau de pesée. Bronze. Epoque romaine.
Fléau de balance comportant deux anneaux de suspension dont l'un est encore amovible. Alliage cuivreux. Epoque romaine.
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Balance
Cette petite balance est composée d'un fléau gradué pourvu de deux crochets articulés et d'une fixation destinée à suspendre le plateau de pesée. Le poids est attaché à l'une des extrémités du fléau. Bronze (balance), plomb (poids). Ier- IIIe s.
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Plomb de douane
Il est à l'effigie de deux empereurs radiés (portant une couronne de rayons). Plomb. IIIe s.
La rupture de charge que constituait le port d'Arles dans la redistribution des produits en faisait une importante place douanière. Les cachets de plomb servaient à sceller les marchandises pour attester le paiement des taxes.
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Plomb de douane
Il est orné de trois têtes radiées. L'inscription GIRBA FELIX indiquerait que la marchandise scellée par ce plomb venait de Djerba (Tunisie). Plomb. IIIe s.
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Plomb de douane
Le chandelier à sept branches, la ménorah, indique l'origine juive de cet objet. Plomb. Époque romaine.
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Figurine
Le personnage est vêtu du cucullus (manteau à capuche). Céramique. Epoque romaine.
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Figurine
Le personnage porte sur ses épaules un sac de blé. Céramique. Époque romaine.
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Plaquettes
II semblerait qu'elles étaient réunies pour former une sorte d'abaque (instrument de calcul) permettant de comptabiliser les marchandises lors de leur déchargement. Bois. Epoque romaine
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Lampes
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Lampe à deux becs
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Lustre
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Lustre
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Sarcophage de « La Trinité » ou « des époux »
Marbre blanc. 1ère moitié du IVe siècle .
Des scènes de l'Ancien Testament décorent le couvercle. De gauche à droite : les jeunes Hébreux devant Nabuchodonosor refusent de sacrifier à l'idole, la main de Dieu arrête le bras d'Abraham sur le point de sacrifier son fils, Adam et Eve chassés du paradis terrestre, la remise de la Loi à Moïse, et l'offrande d'Abel et de Caïn. La cuve s'organise en une double frise continue dont le registre supérieur est interrompu en son centre par un médaillon en coquille isolant le portrait d'un couple d'époux en buste, de rang clarissime,
 gauche, une scène encore inédite, difficile à interpréter; la création de la femme et la présentation d'Eve à Adam avec l'image multiple du Créateur ou bien la présentation à Dieu de l'âme des deux défunts assistés par leur saint protecteur. Suivent trois miracles du Christ : la guérison du paralytique, celle de l'aveugle-né et celle de la Cananéenne ; enfin l'annonce du reniement de Pierre avec le coq. Le registre inférieur débute à gauche par une grandiose adoration des Mages, suivie par le miracle des Noces de Cana et celui de la multiplication des Pains, symboles de l'Eucharistie. Le registre se termine par deux nouvelles scènes consacrées à saint Pierre : la Source Miraculeuse et l'enseignement de Pierre.
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Saint Trophime
Plusieurs tapisseries d'Aubusson (fin du XVIIe s.) représentant des scènes de la vie de la Vierge sont accrochées aux murs.
Annonciation et Visitation.
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Saint Trophime
Tapisserie composée qui représente à gauche l'Immaculée Conception et à droite le Couronnement.