<center>La nef médiévale. </center>Vue du fond.
La nef médiévale.
Vue du fond.
134
<center>Autel de Saint-Blaise et de Saint-Laurent. XVIIe.</center>Dans le fronton de ce retable baroque on a les armes de la famille d'Hostager. Trois de ses membres seront moine de l'abbaye à la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. Le bas-relief représente Saint-Blaise, évêque et martyre, et Saint-Laurent, diacre. A ses pieds, un ange tient le gril qui fut l'instrument de son martyr. Saint-Blaise, décapité lors de son martyr, est réputé avoir guéri un enfant en retirant de sa gorge une arrête qui l'étouffait. Il est invoqué pour les maux de gorge.
Autel de Saint-Blaise et de Saint-Laurent. XVIIe.
Dans le fronton de ce retable baroque on a les armes de la famille d'Hostager. Trois de ses membres seront moine de l'abbaye à la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. Le bas-relief représente Saint-Blaise, évêque et martyre, et Saint-Laurent, diacre. A ses pieds, un ange tient le gril qui fut l'instrument de son martyr. Saint-Blaise, décapité lors de son martyr, est réputé avoir guéri un enfant en retirant de sa gorge une arrête qui l'étouffait. Il est invoqué pour les maux de gorge.
135
<center>La crypte.</center>Un crucifix.
La crypte.
Un crucifix.
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<center>La crypte.</center>Un crucifix.
La crypte.
Un crucifix.
137
<center>Les travées des cryptes. </center>Entre la chapelle Sainte André et la chapelle Notre-Dame de Confession, deux travées voûtées médiévales ont fait disparaître toute trace des dispositions paléochrétiennes.
Les travées des cryptes.
Entre la chapelle Sainte André et la chapelle Notre-Dame de Confession, deux travées voûtées médiévales ont fait disparaître toute trace des dispositions paléochrétiennes.
138
<center>Les travées des cryptes. </center>Enfeu de la religieuse Eusebia. Au-dessus du sarcophage, l’épitaphe de l’abbesse Eusebia (VIe siècle).
L’inscription, au-dessous de laquelle sont gravés deux paons de part et d’autre d’un vase, peut se traduire ainsi : « Ici repose dans la paix Eusebia, grande religieuse, servante de Dieu, qui vécut dans le siècle depuis le début de son âge quatorze années séculières et, lorsqu'elle fut choisie par Dieu, servit cinquante ans dans le monastère de Saint-Cyr. Elle s'en est allée le jour de la veille des kalendes d’octobre (un 30 septembre), l’année sixième de l’indiction ». L’indiction désignait une période de quinze ans pendant laquelle, les bases de l’impôt devaient (théoriquement) rester stables. La première indiction a débuté le 1er janvier 313, mais comme les Anciens n’ont pas numéroté les indictions successives, le décès de cette « grande religieuse », sans doute abbesse d’un monastère inconnu par ailleurs, est impossible à dater précisément. Le formulaire employé et la facture des lettres invitent cependant à attribuer le texte au VIe siècle.
Les travées des cryptes.
Enfeu de la religieuse Eusebia. Au-dessus du sarcophage, l’épitaphe de l’abbesse Eusebia (VIe siècle). L’inscription, au-dessous de laquelle sont gravés deux paons de part et d’autre d’un vase, peut se traduire ainsi : « Ici repose dans la paix Eusebia, grande religieuse, servante de Dieu, qui vécut dans le siècle depuis le début de son âge quatorze années séculières et, lorsqu'elle fut choisie par Dieu, servit cinquante ans dans le monastère de Saint-Cyr. Elle s'en est allée le jour de la veille des kalendes d’octobre (un 30 septembre), l’année sixième de l’indiction ». L’indiction désignait une période de quinze ans pendant laquelle, les bases de l’impôt devaient (théoriquement) rester stables. La première indiction a débuté le 1er janvier 313, mais comme les Anciens n’ont pas numéroté les indictions successives, le décès de cette « grande religieuse », sans doute abbesse d’un monastère inconnu par ailleurs, est impossible à dater précisément. Le formulaire employé et la facture des lettres invitent cependant à attribuer le texte au VIe siècle.
139
<center>Les travées des cryptes. </center>Cela suffit à ruiner la tradition, attestée depuis le XVIIe siècle au moins, qui faisait d’Eusebia la victime d’un raid des Sarrasins au VIlle siècle : préférant le martyre au déshonneur, elle et ses compagnes se seraient coupé le nez pour échapper à leur convoitise, chose que commémorait, disait-on, le portrait mutilé ornant le sarcophage sous-jacent qui passait pour contenir ses restes. Pourtant - autre impossibilité pour cette tradition - le sarcophage est attribuable au IVe siècle et surtout le buste qui figure dans le médaillon au centre de la cuve est celui d’un homme.
Les travées des cryptes.
Cela suffit à ruiner la tradition, attestée depuis le XVIIe siècle au moins, qui faisait d’Eusebia la victime d’un raid des Sarrasins au VIlle siècle : préférant le martyre au déshonneur, elle et ses compagnes se seraient coupé le nez pour échapper à leur convoitise, chose que commémorait, disait-on, le portrait mutilé ornant le sarcophage sous-jacent qui passait pour contenir ses restes. Pourtant - autre impossibilité pour cette tradition - le sarcophage est attribuable au IVe siècle et surtout le buste qui figure dans le médaillon au centre de la cuve est celui d’un homme.
140
<center>Les travées des cryptes. </center>Enfeu de la religieuse Eusebia. Sarcophage dit « de sainte Eusébie ». Ve siècle, décor sur une grande face, marbre de Carrare. Cette cuve serait issue du cimetière du Paradis. Le buste du défunt dont le vêtement indique la classe sénatoriale, est représenté au centre dans un clipeus surmontant la scène de Jonas une fois rejeté sur la plage par le monstre. Deux panneaux de strigiles séparent les images centrales de celles des extrémités, évocatrices à la fois de Moïse et de Pierre. L'une, à gauche, représente Moïse frappant le rocher de l'Horeb afin d'abreuver le peuple d'Israël. Elle est relative, selon ce double sens, au peuple chrétien assoiffé de l'Évangile. L'autre, à droite, représente Moïse recevant les tables de la Loi. Elle doit être comprise comme évocation de la réception de l'Ancienne Loi et du Nouveau Testament.
Les travées des cryptes.
Enfeu de la religieuse Eusebia. Sarcophage dit « de sainte Eusébie ». Ve siècle, décor sur une grande face, marbre de Carrare. Cette cuve serait issue du cimetière du Paradis. Le buste du défunt dont le vêtement indique la classe sénatoriale, est représenté au centre dans un clipeus surmontant la scène de Jonas une fois rejeté sur la plage par le monstre. Deux panneaux de strigiles séparent les images centrales de celles des extrémités, évocatrices à la fois de Moïse et de Pierre. L'une, à gauche, représente Moïse frappant le rocher de l'Horeb afin d'abreuver le peuple d'Israël. Elle est relative, selon ce double sens, au peuple chrétien assoiffé de l'Évangile. L'autre, à droite, représente Moïse recevant les tables de la Loi. Elle doit être comprise comme évocation de la réception de l'Ancienne Loi et du Nouveau Testament.
141
<center>Les travées des cryptes. </center>L'enfeu du sarcophage dit « des compagnes de sainte Ursule ». C'est l'ancienne entrée médiévale de la chapelle Saint-Lazare. Ve siècle, cuve avec son couvercle en bâtière, décor sur une grande face de la cuve et du couvercle, marbre de Carrare. Selon la légende, ce fut à Cologne que ses suivantes furent associées au martyr de la princesse bretonne de retour d'un pèlerinage à Rome. Au centre de la cuve, sous un arc en accolade, se développe la scène de la Traditio legis (don de la Loi à Pierre) tandis que, sous trois arcades réparties sur chacun des côtés, les autres apôtres sont groupés par deux, sauf sous les arcades extrêmes qui n'en abritent qu'un seul. Le Christ se dresse sur la montagne d'où sourdent les Quatre fleuves du Paradis. Il est la colonne manquante du cadre architectural.
En son centre, le couvercle montre deux génies ailés portant une tessère anépigraphe surmontée du chrisme, accosté de deux dauphins. A gauche, deux cerfs, en symétrie, s'abreuvent aux Quatre fleuves du Paradis s'écoulant d'un rocher sur lequel se dresse l'Agneau ; à droite, le miracle de Cana et la grappe de Canaan portée par deux Hébreux, sont une évocation du vin et de l'eau eucharistiques.
Les travées des cryptes.
L'enfeu du sarcophage dit « des compagnes de sainte Ursule ». C'est l'ancienne entrée médiévale de la chapelle Saint-Lazare. Ve siècle, cuve avec son couvercle en bâtière, décor sur une grande face de la cuve et du couvercle, marbre de Carrare. Selon la légende, ce fut à Cologne que ses suivantes furent associées au martyr de la princesse bretonne de retour d'un pèlerinage à Rome. Au centre de la cuve, sous un arc en accolade, se développe la scène de la Traditio legis (don de la Loi à Pierre) tandis que, sous trois arcades réparties sur chacun des côtés, les autres apôtres sont groupés par deux, sauf sous les arcades extrêmes qui n'en abritent qu'un seul. Le Christ se dresse sur la montagne d'où sourdent les Quatre fleuves du Paradis. Il est la colonne manquante du cadre architectural. En son centre, le couvercle montre deux génies ailés portant une tessère anépigraphe surmontée du chrisme, accosté de deux dauphins. A gauche, deux cerfs, en symétrie, s'abreuvent aux Quatre fleuves du Paradis s'écoulant d'un rocher sur lequel se dresse l'Agneau ; à droite, le miracle de Cana et la grappe de Canaan portée par deux Hébreux, sont une évocation du vin et de l'eau eucharistiques.
142
<center>Les travées des cryptes. </center>Cet enfeu a été construit afin de recevoir la sépulture de Hugues de Glazinis, auteur de l'achèvement de l'église abbatiale dans la première moitié du XIIIe siècle. Le texte de son épitaphe peut se traduire ainsi : « Hugues, sacriste, que recouvre cette pierre étroite / se réjouit avec les saints d'être le compa¬gnon de Michel, dans les deux / Ici-bas, fleur et parure de tous les moines / vénérant les saints, à bon droit il est enseveli dans ce temple / qu’il a construit dès le début presque en entier à partir des fondations / Ses membres y furent déposés le huitième jour de novembre / Si l'on ajoute mil à deux fois cent que l'on fait suivre de cinquante / on indique l’année à laquelle il a été établi au-dessus des astres ».
Au bas du texte figure un décor : au centre, accostée du soleil et de la lune, une croix se dresse entre deux candélabres ; à gauche est représentée la silhouette schématisée de l'église achevée, tandis qu’à droite, devant un autel, un prêtre est en posture d'oraison. Cette composition est évocatrice de la fonction du défunt et de son rôle de bâtisseur.
Les travées des cryptes.
Cet enfeu a été construit afin de recevoir la sépulture de Hugues de Glazinis, auteur de l'achèvement de l'église abbatiale dans la première moitié du XIIIe siècle. Le texte de son épitaphe peut se traduire ainsi : « Hugues, sacriste, que recouvre cette pierre étroite / se réjouit avec les saints d'être le compa¬gnon de Michel, dans les deux / Ici-bas, fleur et parure de tous les moines / vénérant les saints, à bon droit il est enseveli dans ce temple / qu’il a construit dès le début presque en entier à partir des fondations / Ses membres y furent déposés le huitième jour de novembre / Si l'on ajoute mil à deux fois cent que l'on fait suivre de cinquante / on indique l’année à laquelle il a été établi au-dessus des astres ». Au bas du texte figure un décor : au centre, accostée du soleil et de la lune, une croix se dresse entre deux candélabres ; à gauche est représentée la silhouette schématisée de l'église achevée, tandis qu’à droite, devant un autel, un prêtre est en posture d'oraison. Cette composition est évocatrice de la fonction du défunt et de son rôle de bâtisseur.
143
<center>Les travées des cryptes. </center>Vue de l'entrée de la chapelle saint André.
Les travées des cryptes.
Vue de l'entrée de la chapelle saint André.
144
<center>La chapelle Saint-André. </center>L'actuelle chapelle Saint-André se situe approximativement à l'entrée du site d'exploitation de la carrière dominant la rive sud du Lacydon occupée par un cimetière antique. Au Ve siècle, cette partie du site a commencé d'accueillir des sépultures. Après une première organisation de l'espace sous forme d'un enclos funéraire (area), une nouvelle réalisation architecturale prend place, qui correspond, par sa logique, à l'installation du sanctuaire paléochrétien, au sud.
Appuyé sur chacun des rebords de l'échancrure de la carrière, un mur est construit. Dans sa partie médiane est créé un passage en forme de couloir, avec une porte monumentale, afin d'aménager un cheminement obligé vers le sanctuaire proprement dit. Deux portes latérales renvoient le visiteur vers cet accès principal.
Aux environs de l'an mil, ce passage fut voûté et protégé par une toiture. Au XIIe siècle, son importance symbolique ne fut pas ignorée : la construction de la Tour d'Isarn enveloppa l'entrée originelle tout en constituant pour elle une sorte d'écrin. Au XIIIe siècle, le passage devint une chapelle lorsque la construction d'un mur au nord ferma l'accès primitif. Paradoxalement, la chapelle Saint-André occupe maintenant une position marginale à l'une des extrémités des cryptes.
On ignore tout de la fonction de l'espace situé entre l'entrée originelle du site, l'actuelle chapelle Saint-André, et les bâtiments, basilique et sanctuaire, qui se trouvaient tout au sud. On peut imaginer une simple cour. Ces travées des cryptes ont été voûtées au XIIIe siècle pour supporter le sol de l'église supérieure.
La chapelle Saint-André.
L'actuelle chapelle Saint-André se situe approximativement à l'entrée du site d'exploitation de la carrière dominant la rive sud du Lacydon occupée par un cimetière antique. Au Ve siècle, cette partie du site a commencé d'accueillir des sépultures. Après une première organisation de l'espace sous forme d'un enclos funéraire (area), une nouvelle réalisation architecturale prend place, qui correspond, par sa logique, à l'installation du sanctuaire paléochrétien, au sud. Appuyé sur chacun des rebords de l'échancrure de la carrière, un mur est construit. Dans sa partie médiane est créé un passage en forme de couloir, avec une porte monumentale, afin d'aménager un cheminement obligé vers le sanctuaire proprement dit. Deux portes latérales renvoient le visiteur vers cet accès principal. Aux environs de l'an mil, ce passage fut voûté et protégé par une toiture. Au XIIe siècle, son importance symbolique ne fut pas ignorée : la construction de la Tour d'Isarn enveloppa l'entrée originelle tout en constituant pour elle une sorte d'écrin. Au XIIIe siècle, le passage devint une chapelle lorsque la construction d'un mur au nord ferma l'accès primitif. Paradoxalement, la chapelle Saint-André occupe maintenant une position marginale à l'une des extrémités des cryptes. On ignore tout de la fonction de l'espace situé entre l'entrée originelle du site, l'actuelle chapelle Saint-André, et les bâtiments, basilique et sanctuaire, qui se trouvaient tout au sud. On peut imaginer une simple cour. Ces travées des cryptes ont été voûtées au XIIIe siècle pour supporter le sol de l'église supérieure.
145
<center>La chapelle Saint-André. </center>Autel à cannelures orné de la Croix de Saint- André. Il est surmonté d'une icône grecque représedntant Saint-André sur la Croix (don de l'église de Patras, 1980). À l'entrée de la chapelle, une niche abritait une croix en forme d'X qui aurait servi au martyr de l'apôtre saint André. Elle aurait été apportée d'Achaïe (Péloponnèse) au cours du Moyen Âge. La croix a été détruite pendant la révolution.
La chapelle Saint-André.
Autel à cannelures orné de la Croix de Saint- André. Il est surmonté d'une icône grecque représedntant Saint-André sur la Croix (don de l'église de Patras, 1980). À l'entrée de la chapelle, une niche abritait une croix en forme d'X qui aurait servi au martyr de l'apôtre saint André. Elle aurait été apportée d'Achaïe (Péloponnèse) au cours du Moyen Âge. La croix a été détruite pendant la révolution.
146
<center>L’inscription funéraire de l’évêque d’Aix Lazarus (Ve siècle).</center>Aujourd'hui perdue, l’inscription n’est connue que par le grand érudit provençal Nicolas Peiresc qui la signale en 1626 dans la chapelle Saint-André et en dresse la copie dont un agrandissement est présenté ici.
Son texte latin se traduit ainsi : « Ci-gît de bonne mémoire le pape Lazarus qui a vécu dans la crainte de Dieu plus ou moins soixante et dix ans et s’est endormi dans la paix. » La fin, largement effacée, indiquait la date du décès. Comme l’indique le titre de « pape », qui n’était pas réservé dans l’Antiquité à l’évêque de Rome, Lazarus est un évêque qui avait été placé par la force à la tête de l’Église d’Aix-en-Provence en 408, à la faveur du coup d’état d’un général romain. Après la chute de son protecteur en 411, il s’exile en Palestine puis gagne Marseille en 416, peut-être en compagnie de Jean Cassien qu’il aurait convaincu de l’accompagner. Il se lie avec l’évêque Proculus qu’il assiste en 417 pour ordonner des évêques à la tête de deux bourgades voisines de Marseille, Gargarius (Saint-Jean-de Garguier) et Citharista (Ceyreste ou La Ciotat).
L’inscription funéraire de l’évêque d’Aix Lazarus (Ve siècle).
Aujourd'hui perdue, l’inscription n’est connue que par le grand érudit provençal Nicolas Peiresc qui la signale en 1626 dans la chapelle Saint-André et en dresse la copie dont un agrandissement est présenté ici. Son texte latin se traduit ainsi : « Ci-gît de bonne mémoire le pape Lazarus qui a vécu dans la crainte de Dieu plus ou moins soixante et dix ans et s’est endormi dans la paix. » La fin, largement effacée, indiquait la date du décès. Comme l’indique le titre de « pape », qui n’était pas réservé dans l’Antiquité à l’évêque de Rome, Lazarus est un évêque qui avait été placé par la force à la tête de l’Église d’Aix-en-Provence en 408, à la faveur du coup d’état d’un général romain. Après la chute de son protecteur en 411, il s’exile en Palestine puis gagne Marseille en 416, peut-être en compagnie de Jean Cassien qu’il aurait convaincu de l’accompagner. Il se lie avec l’évêque Proculus qu’il assiste en 417 pour ordonner des évêques à la tête de deux bourgades voisines de Marseille, Gargarius (Saint-Jean-de Garguier) et Citharista (Ceyreste ou La Ciotat).
147
<center>L'accès latéral au vestibule paléochrétien. </center>Nous sommes en-dessous de la tour d'Isarn.
L'accès latéral au vestibule paléochrétien.
Nous sommes en-dessous de la tour d'Isarn.
148
<center>L'accès latéral au vestibule paléochrétien. </center>A gauche, la fondation de la tour d'Isarn. A droite, un mur afin d'aménager un cheminement obligé vers le sanctuaire proprement dit. Au fond, des sarcophages disposés par strates.
L'accès latéral au vestibule paléochrétien.
A gauche, la fondation de la tour d'Isarn. A droite, un mur afin d'aménager un cheminement obligé vers le sanctuaire proprement dit. Au fond, des sarcophages disposés par strates.
149
<center>L'accès latéral au vestibule paléochrétien. </center>
L'accès latéral au vestibule paléochrétien.
150
<center>La chapelle Saint-André. </center>Tombeau dit
La chapelle Saint-André.
Tombeau dit "des saints Marcellin et Pierre".
151
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Au Ve siècle, le pèlerin parvenait à la basilique dédiée au martyr de Marseille, Victor, en cheminant à l’air libre dans un front de taille d’une ancienne carrière qui était assez étroit. À la base du mur de droite sur laquelle est présentée l’épitaphe de l’abbesse Tillisiola, une chandelle rocheuse conservée en garde trace. L'inscription authentique était conservée au XVIIe siècle dans la chapelle de Notre-Dame-de-Confession. Recopiée par N. Peiresc, elle est maintenant perdue à l'exception de l'angle supérieur gauche intégré à la reconstitution d'époque moderne.
« Dans ce tombeau a été placée l'abbesse Tilisiola, qui soutint la gloire de son nom par sa vie et par ses actes. [Membre] de la famille du Christ et fidèle suivante de Marie, vierge, elle a gouverné quarante ans des vivierges consacrées. Elle a vécu soixante-dix ans. Sa déposition a eu lieu le septième jour avant les ides d'avril (un 7 avril), l'année huitième de l'indiction » (traduction J. Guyon).
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Au Ve siècle, le pèlerin parvenait à la basilique dédiée au martyr de Marseille, Victor, en cheminant à l’air libre dans un front de taille d’une ancienne carrière qui était assez étroit. À la base du mur de droite sur laquelle est présentée l’épitaphe de l’abbesse Tillisiola, une chandelle rocheuse conservée en garde trace. L'inscription authentique était conservée au XVIIe siècle dans la chapelle de Notre-Dame-de-Confession. Recopiée par N. Peiresc, elle est maintenant perdue à l'exception de l'angle supérieur gauche intégré à la reconstitution d'époque moderne. « Dans ce tombeau a été placée l'abbesse Tilisiola, qui soutint la gloire de son nom par sa vie et par ses actes. [Membre] de la famille du Christ et fidèle suivante de Marie, vierge, elle a gouverné quarante ans des vivierges consacrées. Elle a vécu soixante-dix ans. Sa déposition a eu lieu le septième jour avant les ides d'avril (un 7 avril), l'année huitième de l'indiction » (traduction J. Guyon).
152
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Nous sommes ici devant l’avant-corps de la basilique antique dont, seule la façade a disparu lors de la construction des cryptes. Il comprend une nef principale voûtée en berceau et deux collatéraux étroits, qui comptent trois travées couvertes de voûtes d’arêtes séparées par des arcs doubleaux. Les trois arcades de gauche, qui séparent la nef principale des collatéraux, ont été conservées ; en revanche, celles qui leur font face (à droite) ont été éventrées quand la chapelle N.- D. de Confession fut aménagée au XIIIe siècle à l’emplacement de l’avant corps. Il convenait en effet que cette chapelle soit un édifice orienté, donc perpendiculaire à l’axe nord-sud de la basilique antique.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Nous sommes ici devant l’avant-corps de la basilique antique dont, seule la façade a disparu lors de la construction des cryptes. Il comprend une nef principale voûtée en berceau et deux collatéraux étroits, qui comptent trois travées couvertes de voûtes d’arêtes séparées par des arcs doubleaux. Les trois arcades de gauche, qui séparent la nef principale des collatéraux, ont été conservées ; en revanche, celles qui leur font face (à droite) ont été éventrées quand la chapelle N.- D. de Confession fut aménagée au XIIIe siècle à l’emplacement de l’avant corps. Il convenait en effet que cette chapelle soit un édifice orienté, donc perpendiculaire à l’axe nord-sud de la basilique antique.
153
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>La dévotion qui s'installe sur le site dans le courant du Ve siècle entraîne la création d'un lieu de culte. Conçu en deux parties, un espace basilical et un espace à plan centré, ce monument paléochrétien vient s'enchâsser dans le rocher recreusé à partir des anciens fronts de taille. Dès lors, le parcours du pèlerin s'organise vers la partie la plus monumentale du sanctuaire qui se touve au fond. L'espace basilical consiste en une nef centrale (aujourd'hui la chapelle N-D de Confession) et deux collatéraux voûtés d'arêtes (il n'en reste qu'un, à gauche).
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
La dévotion qui s'installe sur le site dans le courant du Ve siècle entraîne la création d'un lieu de culte. Conçu en deux parties, un espace basilical et un espace à plan centré, ce monument paléochrétien vient s'enchâsser dans le rocher recreusé à partir des anciens fronts de taille. Dès lors, le parcours du pèlerin s'organise vers la partie la plus monumentale du sanctuaire qui se touve au fond. L'espace basilical consiste en une nef centrale (aujourd'hui la chapelle N-D de Confession) et deux collatéraux voûtés d'arêtes (il n'en reste qu'un, à gauche).
154
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Dans l’avant-corps, le rocher affleurait sous le sol. Des tombes rupestres y ont été creusées.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Dans l’avant-corps, le rocher affleurait sous le sol. Des tombes rupestres y ont été creusées.
155
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>La première et la plus importante, au centre, est une tombe double dont chacune des cuves était recouverte d’une dalle monolithe. Après l’avoir fouillée en 1960, F. Benoît l’a interprétée comme la tombe de deux martyrs qu’il identifiait comme étant Volusianus et Fortunatus, deux personnages dont l’épitaphe (du IIIe siècle ?) est conservée dans les cryptes. Mais on s’accorde aujourd’hui à voir en eux des marins, et non des martyrs. Et à reconnaître la tombe double, non comme l’élément qui aurait motivé la création autour d’elle de l’avant-corps, mais comme une des tombes installées en son sein après sa construction. Au même titre que les tombes installées auprès d’elle, elle était sans doute destinée à des dignitaires de la cité ou de l’Église, désireux de reposer auprès du sanctuaire du martyr Victor. Tombe rupestre jumelle, datée du IIIème siècle (date donnée par une pièce de l'empereur Dèce qui n'a régné que de l'an 249 à l'an 251).
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
La première et la plus importante, au centre, est une tombe double dont chacune des cuves était recouverte d’une dalle monolithe. Après l’avoir fouillée en 1960, F. Benoît l’a interprétée comme la tombe de deux martyrs qu’il identifiait comme étant Volusianus et Fortunatus, deux personnages dont l’épitaphe (du IIIe siècle ?) est conservée dans les cryptes. Mais on s’accorde aujourd’hui à voir en eux des marins, et non des martyrs. Et à reconnaître la tombe double, non comme l’élément qui aurait motivé la création autour d’elle de l’avant-corps, mais comme une des tombes installées en son sein après sa construction. Au même titre que les tombes installées auprès d’elle, elle était sans doute destinée à des dignitaires de la cité ou de l’Église, désireux de reposer auprès du sanctuaire du martyr Victor. Tombe rupestre jumelle, datée du IIIème siècle (date donnée par une pièce de l'empereur Dèce qui n'a régné que de l'an 249 à l'an 251).
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<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Au même titre que les tombes installées auprès d’elle, elle était sans doute destinée à des dignitaires de la cité ou de l’Église, désireux de reposer auprès du sanctuaire du martyr Victor. Tombe rupestre jumelle, datée du IIIème siècle (date donnée par une pièce de l'empereur Dèce qui n'a régné que de l'an 249 à l'an 251).
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Au même titre que les tombes installées auprès d’elle, elle était sans doute destinée à des dignitaires de la cité ou de l’Église, désireux de reposer auprès du sanctuaire du martyr Victor. Tombe rupestre jumelle, datée du IIIème siècle (date donnée par une pièce de l'empereur Dèce qui n'a régné que de l'an 249 à l'an 251).
157
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Le vocable Notre-Dame-de-Confession est connu à partir du XIIe siècle, mais il est difficile à traduire.  Il peut signifier aussi bien Notre-Dame des Martyrs que Notre-Dame des Cryptes. Au fond, la chapelle Saint-Lazare.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Le vocable Notre-Dame-de-Confession est connu à partir du XIIe siècle, mais il est difficile à traduire. Il peut signifier aussi bien Notre-Dame des Martyrs que Notre-Dame des Cryptes. Au fond, la chapelle Saint-Lazare.
158
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Au XIIIe siècle, le plan basilical fut modifié et réorienté. Pour que la chapelle soit orientée, il fallait la disposer perpendiculaire à l'ensemble du monument paléochrétien. Pour cela on a largement détruit le colatéral droit de l'ancien avant-corps. À sa place, en remplacement des trois arcades et du mur latéral, une grande ouverture (d'où est prise la photo) fut aménagée sous deux arcs successifs. Un autel fut placé dans l'espace central, adossé au collatéral gauche, donc perpendiculairement à celui de d'aujourd'hui. Cet autel était flanqué de deux niches dont une seule, celle de gauche, est conservée. Elle abrite  la statue de la vierge noire, auparavant placé sur l'autel.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Au XIIIe siècle, le plan basilical fut modifié et réorienté. Pour que la chapelle soit orientée, il fallait la disposer perpendiculaire à l'ensemble du monument paléochrétien. Pour cela on a largement détruit le colatéral droit de l'ancien avant-corps. À sa place, en remplacement des trois arcades et du mur latéral, une grande ouverture (d'où est prise la photo) fut aménagée sous deux arcs successifs. Un autel fut placé dans l'espace central, adossé au collatéral gauche, donc perpendiculairement à celui de d'aujourd'hui. Cet autel était flanqué de deux niches dont une seule, celle de gauche, est conservée. Elle abrite la statue de la vierge noire, auparavant placé sur l'autel.
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<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>C'est le temps qui a vieilli la statue en bois de noyer sculptée à la fin du XIIe siècle. Notre Dame de la Confession représente Marie, vêtue de vert, portant son Fils. En latin Confiteor veut dire avouer. Son participe passé est confessus. De là vient Confession: on a avoué par des regrets sincères ses péchés, mais également l'endroit où l'on met le corps ou les reliques d'un saint qui a confessé (donc avoué) par son martyr avec amour la foi au Christ. C'est par extension une crypte sous l'autel.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
C'est le temps qui a vieilli la statue en bois de noyer sculptée à la fin du XIIe siècle. Notre Dame de la Confession représente Marie, vêtue de vert, portant son Fils. En latin Confiteor veut dire avouer. Son participe passé est confessus. De là vient Confession: on a avoué par des regrets sincères ses péchés, mais également l'endroit où l'on met le corps ou les reliques d'un saint qui a confessé (donc avoué) par son martyr avec amour la foi au Christ. C'est par extension une crypte sous l'autel.
160
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>La Vierge noire est toujours honorée à la Chandeleur, moment où survit la tradition des cierges verts et des
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
La Vierge noire est toujours honorée à la Chandeleur, moment où survit la tradition des cierges verts et des "navettes", délicieux biscuits de fabrication locale.
161
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Au fond, le sarcophage dit « des saints Chrysanthe et Darie ».
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Au fond, le sarcophage dit « des saints Chrysanthe et Darie ».
162
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Icône qui représente Jean Cassien.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Icône qui représente Jean Cassien.
163
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Au fond, la chapelle Saint-André. La chapelle est donc bien orientée nord-sud. L'autel d'aujourd'hui est le sarcophage dit « de Cassien ».
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Au fond, la chapelle Saint-André. La chapelle est donc bien orientée nord-sud. L'autel d'aujourd'hui est le sarcophage dit « de Cassien ».
164
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Le sarcophage dit « de Cassien » remployé comme autel. (Ve siècle).
Les plus anciennes descriptions des cryptes, du milieu du XVIIe siècle, signalent que ce sarcophage était réputé contenir les reliques de Jean Cassien ; muni d’un couvercle et supporté par quatre colonnettes, il servait alors d’autel dans la chapelle Saint- Isarn.
Les modestes dimensions de la cuve en marbre, seule conservée, s’expliquent par le fait qu’elle était initialement destinée à accueillir la sépulture d’un enfant que son décor, très original, figure à deux reprises. Dans la niche de gauche, ses parents le présentent en offrande à Dieu : le père a les mains voilées comme il convient pour un don à un très haut personnage ou au Très-Haut lui-même. Au centre, le jeune défunt est figuré dans l’attitude de la prière, tandis que dans les autres niches des personnages tournés vers lui, dans lesquels il faut reconnaître des saints ou des bienheureux, le saluent de la main en signe d’acclamation.
L’œuvre, sans doute attribuable à la première moitié du Ve siècle, est due à un atelier local. Elle conjugue force et sobriété pour exprimer la foi des parents.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Le sarcophage dit « de Cassien » remployé comme autel. (Ve siècle). Les plus anciennes descriptions des cryptes, du milieu du XVIIe siècle, signalent que ce sarcophage était réputé contenir les reliques de Jean Cassien ; muni d’un couvercle et supporté par quatre colonnettes, il servait alors d’autel dans la chapelle Saint- Isarn. Les modestes dimensions de la cuve en marbre, seule conservée, s’expliquent par le fait qu’elle était initialement destinée à accueillir la sépulture d’un enfant que son décor, très original, figure à deux reprises. Dans la niche de gauche, ses parents le présentent en offrande à Dieu : le père a les mains voilées comme il convient pour un don à un très haut personnage ou au Très-Haut lui-même. Au centre, le jeune défunt est figuré dans l’attitude de la prière, tandis que dans les autres niches des personnages tournés vers lui, dans lesquels il faut reconnaître des saints ou des bienheureux, le saluent de la main en signe d’acclamation. L’œuvre, sans doute attribuable à la première moitié du Ve siècle, est due à un atelier local. Elle conjugue force et sobriété pour exprimer la foi des parents.
165
<center>La nef médiévale. </center>Dans la nef des crypte , face à l'accès médiéval de la chapelle, a été aménagé au Moyen Âge un enfeu qui abrite un sarcophage antique, dit « des saints Chrysanthe et Darie ».
La nef médiévale.
Dans la nef des crypte , face à l'accès médiéval de la chapelle, a été aménagé au Moyen Âge un enfeu qui abrite un sarcophage antique, dit « des saints Chrysanthe et Darie ».
166
<center>La nef médiévale. </center>Sarcophage dit « des saints Chrysanthe et Darie ». Fin du IVe siècle, décor sur l'une des grandes faces, marbre de Carrare. Ce sarcophage contenait les reliques de saint romain, Chrysanthe et Darie.
Des arbres déterminent des compartiments, leur feuillage formant les arcades. Selon une iconographie bucolique issue de l'Antiquité, deux troncs montrent un serpent enroulé, un escargot gravit un autre (deuxième à gauche), et les branchages sont occupés par des nids et des oiseaux.
Le compartiment central était occupé par une croix (disparue) portant une couronne à lemnisques. Symbole de l'Anastasis, elle était élevée sur le rocher d'où s'écoulent les Quatre fleuves auxquels s'abreuvent deux biches. De part et d'autre de ce trophée, les Princes des Apôtres sont associés, d'abord en tant que témoins de la croix triomphante, puis, dans les arcades suivantes, par des scènes emblématiques : arrestation et décapitation pour Paul, à gauche, et à droite, annonce simultanée du reniement, avec le coq à ses pieds, et du pardon pour Pierre qui, chef de l'Église, enseigne à la militia Christi représentée par un soldat en bonnet de campagne.
La nef médiévale.
Sarcophage dit « des saints Chrysanthe et Darie ». Fin du IVe siècle, décor sur l'une des grandes faces, marbre de Carrare. Ce sarcophage contenait les reliques de saint romain, Chrysanthe et Darie. Des arbres déterminent des compartiments, leur feuillage formant les arcades. Selon une iconographie bucolique issue de l'Antiquité, deux troncs montrent un serpent enroulé, un escargot gravit un autre (deuxième à gauche), et les branchages sont occupés par des nids et des oiseaux. Le compartiment central était occupé par une croix (disparue) portant une couronne à lemnisques. Symbole de l'Anastasis, elle était élevée sur le rocher d'où s'écoulent les Quatre fleuves auxquels s'abreuvent deux biches. De part et d'autre de ce trophée, les Princes des Apôtres sont associés, d'abord en tant que témoins de la croix triomphante, puis, dans les arcades suivantes, par des scènes emblématiques : arrestation et décapitation pour Paul, à gauche, et à droite, annonce simultanée du reniement, avec le coq à ses pieds, et du pardon pour Pierre qui, chef de l'Église, enseigne à la militia Christi représentée par un soldat en bonnet de campagne.
167
<center>La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.</center>Décor en stuc du Ve siècle de l'intrados d'un arc doubleau du collatéral de la chapelle Notre-Dame-de-Confession.
La Chapelle de Notre-Dame-de-Confession.
Décor en stuc du Ve siècle de l'intrados d'un arc doubleau du collatéral de la chapelle Notre-Dame-de-Confession.
168
<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>Dans le prolongement de la petite basilique, s'élève un grand monument à plan carré construit dans le rocher. Entouré autrefois sur ses faces sud, est et ouest par des arcades doubles et des colonnes de granit, il constituait la partie la plus sacrée de l'édifie. L'autel de marbre qui se trouve aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Sacrement de l'église haute devait probablement abriter ici les reliques de Victor. L'arcade jumelle originelle se trouve au-devant de la grande arcade percée au XIIIe siècle.
Le sanctuaire paléochrétien
Dans le prolongement de la petite basilique, s'élève un grand monument à plan carré construit dans le rocher. Entouré autrefois sur ses faces sud, est et ouest par des arcades doubles et des colonnes de granit, il constituait la partie la plus sacrée de l'édifie. L'autel de marbre qui se trouve aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Sacrement de l'église haute devait probablement abriter ici les reliques de Victor. L'arcade jumelle originelle se trouve au-devant de la grande arcade percée au XIIIe siècle.
169
<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>L'arcade jumelle originelle se trouve au-devant de la grande arcade percée au XIIIe siècle.
Le sanctuaire paléochrétien
L'arcade jumelle originelle se trouve au-devant de la grande arcade percée au XIIIe siècle.
170
<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>C'est l'aboutissement du cheminement commencé par le vestibule maintenant occupé par la chapelle Sainte André, qui traversait un espace à l'air libre aujourd'hui couvert par les voûtes des cryptes, puis parvenait à l'avant-corps à trois nefs qui est devenu à l'époque médiévale la chapelle Notre-Dame de Confession.
Le sanctuaire paléochrétien
C'est l'aboutissement du cheminement commencé par le vestibule maintenant occupé par la chapelle Sainte André, qui traversait un espace à l'air libre aujourd'hui couvert par les voûtes des cryptes, puis parvenait à l'avant-corps à trois nefs qui est devenu à l'époque médiévale la chapelle Notre-Dame de Confession.
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>Escalier de la deuxième entrée des cryptes, située dans le collatéral sud de l'église.
Le sanctuaire paléochrétien
Escalier de la deuxième entrée des cryptes, située dans le collatéral sud de l'église.
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>
Le sanctuaire paléochrétien
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<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>Une Vierge à l'Enfant.
Le sanctuaire paléochrétien
Une Vierge à l'Enfant.
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<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>Au-dessousde cet escalier se trouve la chapelle des saints Hermès et Adrien.
Le sanctuaire paléochrétien.
Au-dessousde cet escalier se trouve la chapelle des saints Hermès et Adrien.
182
<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>Cette cuve attribuée au VIe siècle, qui a abrité au Moyen Âge les reliques des saints Hermès et Adrien, est une œuvre locale en pierre de Cassis qui a volontairement été tronquée à gauche, sans doute pour son adaptation à l’intérieur de l’enfeu. Ces saints était tenu alors pour marseillais mais ils étaient probablement des martyrs africains. Au décor architectural des autres sarcophages des cryptes se substitue ici un découpage en niches rectangulaires séparées par des rinceaux. L’iconographie consiste en une interprétation simplifiée du don de la Loi. Assis au centre, le Christ est accosté de Pierre, à droite, et de Paul, à gauche, qui font un geste dé témoignage ; ou d’acclamation. Des silhouettes d’apôtres occupent les autres niches ; comme souvent, ils sont représentés comme des lettrés tenant à la main un écrit.
Le sanctuaire paléochrétien.
Cette cuve attribuée au VIe siècle, qui a abrité au Moyen Âge les reliques des saints Hermès et Adrien, est une œuvre locale en pierre de Cassis qui a volontairement été tronquée à gauche, sans doute pour son adaptation à l’intérieur de l’enfeu. Ces saints était tenu alors pour marseillais mais ils étaient probablement des martyrs africains. Au décor architectural des autres sarcophages des cryptes se substitue ici un découpage en niches rectangulaires séparées par des rinceaux. L’iconographie consiste en une interprétation simplifiée du don de la Loi. Assis au centre, le Christ est accosté de Pierre, à droite, et de Paul, à gauche, qui font un geste dé témoignage ; ou d’acclamation. Des silhouettes d’apôtres occupent les autres niches ; comme souvent, ils sont représentés comme des lettrés tenant à la main un écrit.
183
<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>De la cuve ne subsistent que la face antérieure, seule décorée et volontairement mutilée d'une niche à gauche, et le petit côté droit. Le Christ trône dans la niche centrale limitée par deux pilastres soulignés de nervures verticales et portant chacun un chapiteau. Dans les compartiments voisins, Pierre et Paul font en sa direction le geste de l'acclamation ou du témoignage. Les autres niches étaient habitées par des silhouettes d'apôtres. Hormis le Christ les personnages sont placés à l'intérieur de cadres rectangulaires entre lesquels, dans le sens vertical, s'intercale un rinceau, présentation qui permettrait d'établir certaines relations formelles avec des cuves aquitaines. Sur le petit côté droit a été laissé en relief le monogramme inscrit dans un cercle ; il n'est pas visible dans la disposition actuelle.
Le sanctuaire paléochrétien.
De la cuve ne subsistent que la face antérieure, seule décorée et volontairement mutilée d'une niche à gauche, et le petit côté droit. Le Christ trône dans la niche centrale limitée par deux pilastres soulignés de nervures verticales et portant chacun un chapiteau. Dans les compartiments voisins, Pierre et Paul font en sa direction le geste de l'acclamation ou du témoignage. Les autres niches étaient habitées par des silhouettes d'apôtres. Hormis le Christ les personnages sont placés à l'intérieur de cadres rectangulaires entre lesquels, dans le sens vertical, s'intercale un rinceau, présentation qui permettrait d'établir certaines relations formelles avec des cuves aquitaines. Sur le petit côté droit a été laissé en relief le monogramme inscrit dans un cercle ; il n'est pas visible dans la disposition actuelle.
184
<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>
Le sanctuaire paléochrétien.
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<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>
Le sanctuaire paléochrétien.
186
<center>Le sanctuaire paléochrétien</center>La richesse architecturale de cet espace était complétée par un décor de mosaïques qui se développait sur les parties hautes du monument.
Le sanctuaire paléochrétien
La richesse architecturale de cet espace était complétée par un décor de mosaïques qui se développait sur les parties hautes du monument.
187
<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>Le sanctuaire vu de la passerelle de l'église actuelle.
Le sanctuaire paléochrétien.
Le sanctuaire vu de la passerelle de l'église actuelle.
188
<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>
Le sanctuaire paléochrétien.
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<center>Le sanctuaire paléochrétien. </center>
Le sanctuaire paléochrétien.
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<center>Ancienne porte d'entrée de l'église, côté cloitre.</center>A gauche, la baie obstruée qui donnait la lumière aux cryptes.
Ancienne porte d'entrée de l'église, côté cloitre.
A gauche, la baie obstruée qui donnait la lumière aux cryptes.
191
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Au XIe siècle, un nouvel espace, toujours  creusé dans le rocher, agrandit le cubiculum vers le sud.
Il est doté d'une entrée méridionale, au XIIIe siècle, qui introduit dans un tout petit vestibule. Celui-ci donnait accès, par un arc en croissant de lune marqué d'une croix, à un espace organisé comme un sanctuaire à trois nefs, sur le modèle des plus anciennes cryptes romanes. Les nefs latérales étaient fictives. L'autel se trouvait probablement à l'aplomb de l'autre croix gravée au milieu plafond. La nef centrale était composée d'une seule travée délimitée par quatre colonnettes.
La chapelle Saint Lazare.
Au XIe siècle, un nouvel espace, toujours creusé dans le rocher, agrandit le cubiculum vers le sud. Il est doté d'une entrée méridionale, au XIIIe siècle, qui introduit dans un tout petit vestibule. Celui-ci donnait accès, par un arc en croissant de lune marqué d'une croix, à un espace organisé comme un sanctuaire à trois nefs, sur le modèle des plus anciennes cryptes romanes. Les nefs latérales étaient fictives. L'autel se trouvait probablement à l'aplomb de l'autre croix gravée au milieu plafond. La nef centrale était composée d'une seule travée délimitée par quatre colonnettes.
192
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>L'arc en croissant de lune marqué d'une croix.
La chapelle Saint Lazare.
L'arc en croissant de lune marqué d'une croix.
193
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Une des colonettes, authentique, est ornée d'un masque figurant un abbé.
La chapelle Saint Lazare.
Une des colonettes, authentique, est ornée d'un masque figurant un abbé.
194
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>
La chapelle Saint Lazare.
195
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Deux autres colonettes sont restaurées, l'une, torsadée,
La chapelle Saint Lazare.
Deux autres colonettes sont restaurées, l'une, torsadée,
196
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>l'autre représentant Moïse et le serpent d'airain ; la quatrième doit être restituée à l'extrémité de l'arête sud.
La chapelle Saint Lazare.
l'autre représentant Moïse et le serpent d'airain ; la quatrième doit être restituée à l'extrémité de l'arête sud.
197
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Moïse.
La chapelle Saint Lazare.
Moïse.
198
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Moïse tenant dans sa main gauche les tables de la Loi.
La chapelle Saint Lazare.
Moïse tenant dans sa main gauche les tables de la Loi.
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<center>La chapelle Saint Lazare.</center>
La chapelle Saint Lazare.
200
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>
La chapelle Saint Lazare.
201
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>L'agrandissement vers l'est à la fin du XVIIe était destiné à recevoir l'autel portant le relief attribué à l'école de Puget qui représente le « ravissement » de Marie-Madeleine. La portion gagnée sur le rocher à la faveur de l'agrandissement a été laissée fruste, afin d’accroître l’illusion qu'il s’agit d'une grotte. L’inscription de son piédestal indique : « La piété des aïeux l'érigea, taillé dans le rocher. L'impiété de leurs enfants le détruisit en des temps calamiteux [pendant la Révolution], La dévotion de leurs petits-enfants l’a rétabli en l'an 1869. »
La chapelle Saint Lazare.
L'agrandissement vers l'est à la fin du XVIIe était destiné à recevoir l'autel portant le relief attribué à l'école de Puget qui représente le « ravissement » de Marie-Madeleine. La portion gagnée sur le rocher à la faveur de l'agrandissement a été laissée fruste, afin d’accroître l’illusion qu'il s’agit d'une grotte. L’inscription de son piédestal indique : « La piété des aïeux l'érigea, taillé dans le rocher. L'impiété de leurs enfants le détruisit en des temps calamiteux [pendant la Révolution], La dévotion de leurs petits-enfants l’a rétabli en l'an 1869. »
202
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Le « ravissement » de Marie-Madeleine cde l'école Puget. Le bas-relief baroque, en partie rupestre, qui surmonte l’autel évoque le séjour de Marie- Madeleine en ce lieu. La sainte pénitente contemple le crucifix, entourée des anges qui l’auraient élevée au ciel lors de ses élans mystiques. Un ange tient à sa gauche le vase du parfum dont elle oignit le Christ. Dans son trésor de reliques détruit à la Révolution, l’abbaye était réputée conserver ce vase, avec, sur un reste du baume, l'empreinte du doigt de la sainte. Le sculpteur s’est inspiré pour le crucifix d’une œuvre de Pierre Puget, aujourd'hui au Louvre, ce qui n’autorise pas à attribuer l’ensemble à ce dernier. L'autel actuel est un des rares vestiges subsistants des réaménagements des cryptes au XIXe siècle.
La chapelle Saint Lazare.
Le « ravissement » de Marie-Madeleine cde l'école Puget. Le bas-relief baroque, en partie rupestre, qui surmonte l’autel évoque le séjour de Marie- Madeleine en ce lieu. La sainte pénitente contemple le crucifix, entourée des anges qui l’auraient élevée au ciel lors de ses élans mystiques. Un ange tient à sa gauche le vase du parfum dont elle oignit le Christ. Dans son trésor de reliques détruit à la Révolution, l’abbaye était réputée conserver ce vase, avec, sur un reste du baume, l'empreinte du doigt de la sainte. Le sculpteur s’est inspiré pour le crucifix d’une œuvre de Pierre Puget, aujourd'hui au Louvre, ce qui n’autorise pas à attribuer l’ensemble à ce dernier. L'autel actuel est un des rares vestiges subsistants des réaménagements des cryptes au XIXe siècle.
203
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Le visage de la sainte et son vase à parfum sont figurés sur les colonnettes des deux tablettes - les crédences - disposées de part et d'autre de l’autel.
La chapelle Saint Lazare.
Le visage de la sainte et son vase à parfum sont figurés sur les colonnettes des deux tablettes - les crédences - disposées de part et d'autre de l’autel.
204
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Le visage de la sainte et son vase à parfum sont figurés sur les colonnettes des deux tablettes - les crédences - disposées de part et d'autre de l’autel.
La chapelle Saint Lazare.
Le visage de la sainte et son vase à parfum sont figurés sur les colonnettes des deux tablettes - les crédences - disposées de part et d'autre de l’autel.
205
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Le sarcophage dit « des saints Innocents ». À ce sarcophage d'enfant attribuable au IIe siècle s'attache le culte des saints Innocents, attesté à Saint-Victor depuis le XIe siècle par la Vie de l'abbé Isarn. En réalité le décor est païen et illustre la fabrication des armes du dieu Mars par des Amours.
La chapelle Saint Lazare.
Le sarcophage dit « des saints Innocents ». À ce sarcophage d'enfant attribuable au IIe siècle s'attache le culte des saints Innocents, attesté à Saint-Victor depuis le XIe siècle par la Vie de l'abbé Isarn. En réalité le décor est païen et illustre la fabrication des armes du dieu Mars par des Amours.
206
<center>La chapelle Saint Lazare.</center>Le sarcophage dit « des saints Innocents ». Comme il est assez fréquent, les petits côtés sont décorés de griffon, animaux fantastiques acteurs de l'apothéose, voyage de l’âme du défunt auprès des dieux après la mort.
La chapelle Saint Lazare.
Le sarcophage dit « des saints Innocents ». Comme il est assez fréquent, les petits côtés sont décorés de griffon, animaux fantastiques acteurs de l'apothéose, voyage de l’âme du défunt auprès des dieux après la mort.
207
<center>La chapelle d'Ysarn. </center>XIIe siècle. Elle est bâtie en blocs de grand appareil en pierre de La Couronne. L'arcade sert de fondation au mur latéral de l'église supérieure. Après une période de repliement (VIIe- IXe siècles), une communauté bénédictine est installée en 977. L'abbatiat de Wifred (1005-1020) puis celui du moine catalan Isarn (1020-1047) donnent un rayonnement important à l'abbaye. La prospérité se manifeste par des donations et par l'affiliation de nombreux prieurés localisés non seulement en Provence, mais également en Catalogne, dans le sud du Massif central et jusqu'en Sardaigne.
La Vita Isarni (Vie d'Isarn) évoque les cryptes dans un récit relatant l'apparition du dragon menaçant l'abbé qui, de nuit comme il en avait l'habitude, priait dans les cryptae martyrum (les cryptes des martyrs).
Une charte, falsifiée par la suite, situe en 1040 la dédicace d'une nouvelle abbatiale dont il ne reste aucune trace archéologique. C'est ce document qui attribue pour la première fois à Jean Cassien la fondation du monastère.
La chapelle d'Ysarn.
XIIe siècle. Elle est bâtie en blocs de grand appareil en pierre de La Couronne. L'arcade sert de fondation au mur latéral de l'église supérieure. Après une période de repliement (VIIe- IXe siècles), une communauté bénédictine est installée en 977. L'abbatiat de Wifred (1005-1020) puis celui du moine catalan Isarn (1020-1047) donnent un rayonnement important à l'abbaye. La prospérité se manifeste par des donations et par l'affiliation de nombreux prieurés localisés non seulement en Provence, mais également en Catalogne, dans le sud du Massif central et jusqu'en Sardaigne. La Vita Isarni (Vie d'Isarn) évoque les cryptes dans un récit relatant l'apparition du dragon menaçant l'abbé qui, de nuit comme il en avait l'habitude, priait dans les cryptae martyrum (les cryptes des martyrs). Une charte, falsifiée par la suite, situe en 1040 la dédicace d'une nouvelle abbatiale dont il ne reste aucune trace archéologique. C'est ce document qui attribue pour la première fois à Jean Cassien la fondation du monastère.
208
<center>Dalle Funéraire de l'abbé Isarn</center>La plaque tombale d'Isarn, datée de la fin du XIe siècle, est taillée dans le fond d'une cuve de sarcophage antique en marbre. Ce monument rappelait la mémoire de l'abbé mort un demi-siècle plus tôt. L'un des longs côtés porte encore les vestiges d'un décor bûché à l'occasion du réemploi. La dalle est constituée du réemploi d'un fond de sarcophage antique païen qui donne sa forme à l'objet. Le sommet du corps et les pieds du défunt ont été représentés dans les deux demi-cercles extrêmes tandis que le reste du corps est caché par une inscription dont la disposition, en même temps que la forme littéraire, évoquent une inspiration paléochrétienne. La qualité de la sculpture et de la graphie impliquent une réappropriation de la tradition de l'Antiquité tardive dans une période qui se situe à l'aube de la renaissance du XIIe siècle.
Dalle Funéraire de l'abbé Isarn
La plaque tombale d'Isarn, datée de la fin du XIe siècle, est taillée dans le fond d'une cuve de sarcophage antique en marbre. Ce monument rappelait la mémoire de l'abbé mort un demi-siècle plus tôt. L'un des longs côtés porte encore les vestiges d'un décor bûché à l'occasion du réemploi. La dalle est constituée du réemploi d'un fond de sarcophage antique païen qui donne sa forme à l'objet. Le sommet du corps et les pieds du défunt ont été représentés dans les deux demi-cercles extrêmes tandis que le reste du corps est caché par une inscription dont la disposition, en même temps que la forme littéraire, évoquent une inspiration paléochrétienne. La qualité de la sculpture et de la graphie impliquent une réappropriation de la tradition de l'Antiquité tardive dans une période qui se situe à l'aube de la renaissance du XIIe siècle.
209
<center>Dalle Funéraire de l'abbé Isarn</center>Le texte authentique est annoncé par un chrisme combiné avec le symbole de la croix; il peut se traduire ainsi :
Dalle Funéraire de l'abbé Isarn
Le texte authentique est annoncé par un chrisme combiné avec le symbole de la croix; il peut se traduire ainsi : "De notre illustre père Isarn ce sont les restes sacrés, les membres rendus glorieux par tant de mérites. Son âme, elle, est heureusement parvenue aux cieux. De mœurs exceptionnelles et d'esprit pacifique, il était accompli en toutes sortes de vertus. Homme de Dieu, il était pour tous et en tout joyeux. Ce qu'il enseigna, il le mit en pratique, abbé bon et bienheureux. De ses disciples aussi il fit des hommes bons, telle fut sa règle de vie. Et contraint de passer le seuil de l'existence, c'est avec courage qu'il la quitta. Il régit, fidèle, deux fois dix plus sept (27) ans le doux troupeau à lui confié qu'i1 abandonna le huit des kalendes d'octobre (24 septembre) pour entrer dans le lumineux royaume". Autour de la tête : "Sois attentif, je t'en prie, toi qui lis, à ce qu'a fait de moi, misérable défunt, la loi née de la faute du premier homme". Aux pieds : "En gémissant, du fond du cœur, lit et répète Dieu aie pitié de lui, Amen".
210
<center>La chapelle d'Ysarn.</center>Fresques représentant les carriers taillant et transportant des blocs.
La chapelle d'Ysarn.
Fresques représentant les carriers taillant et transportant des blocs.
211
<center>La chapelle d'Ysarn.</center>Fresques.
La chapelle d'Ysarn.
Fresques.
212
<center>La chapelle d'Ysarn.</center>Décor peint du XIIIe.
La chapelle d'Ysarn.
Décor peint du XIIIe.
213
<center>Entrée de l'Mur médiéval." title="Entrée de l'"ancienne sacristie"." />
Entrée de l'"ancienne sacristie".
Mur médiéval.
214
<center>Inscription antique IIe siècle, marbre.</center>Cette inscription incomplète, issue d'un ancien dallage des cryptes dans lequel elle était en réemploi, a longtemps été considérée comme chrétienne, fondant une restitution relative au martyre par le feu de deux frères. Mais ni l'ancre qui s'y trouve figurée, ni la mention du refrigerium (évocation du séjour des bienheureux pour les chrétiens mais auparavant dans les cultes d'Isis, Osiris et Serapis) ne sont spécifiques de cette religion. Ce fragment appartient sans doute à l'épitaphe de marins péris en mer. Voici la traduction que l'on peut maintenant proposer : « A (?) Sentrius Volusianus, fils de (?) Sentrius Eutyches, et à (?) Sentius Fortunatus, qui ont subi la violence de la mer {vim maris). Leur mère Hygia (a élevé ce monument) à ses fils très affectionnés. Que le vénérable Sérapis (?) nous réconforte, lui qui en a le pouvoir » (traduction J. Gascou).
Inscription antique IIe siècle, marbre.
Cette inscription incomplète, issue d'un ancien dallage des cryptes dans lequel elle était en réemploi, a longtemps été considérée comme chrétienne, fondant une restitution relative au martyre par le feu de deux frères. Mais ni l'ancre qui s'y trouve figurée, ni la mention du refrigerium (évocation du séjour des bienheureux pour les chrétiens mais auparavant dans les cultes d'Isis, Osiris et Serapis) ne sont spécifiques de cette religion. Ce fragment appartient sans doute à l'épitaphe de marins péris en mer. Voici la traduction que l'on peut maintenant proposer : « A (?) Sentrius Volusianus, fils de (?) Sentrius Eutyches, et à (?) Sentius Fortunatus, qui ont subi la violence de la mer {vim maris). Leur mère Hygia (a élevé ce monument) à ses fils très affectionnés. Que le vénérable Sérapis (?) nous réconforte, lui qui en a le pouvoir » (traduction J. Gascou).
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<center>Sarcophage du Christ en gloire.</center>Ve siècle, fragments d'une grande face décorée, pierre de Cassis. Cette pièce est représentée intacte dans un document nommé le
Sarcophage du Christ en gloire.
Ve siècle, fragments d'une grande face décorée, pierre de Cassis. Cette pièce est représentée intacte dans un document nommé le "'Portefeuille de Marchand", ce qui a guidé la recomposition des fragments.
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<center>Sarcophage du Christ en gloire.</center>Dans le compartiment central, le Christ trône dans une gloire circulaire accostée de palmiers, qui évoquent le Paradis, et tenue par deux anges volant de profil.
Sarcophage du Christ en gloire.
Dans le compartiment central, le Christ trône dans une gloire circulaire accostée de palmiers, qui évoquent le Paradis, et tenue par deux anges volant de profil.
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<center>Sarcophage du Christ en gloire.</center>Repoussés dans les compartiments latéraux limités de la scène centrale par des pilastres cannelés, Paul, d'une part,
Sarcophage du Christ en gloire.
Repoussés dans les compartiments latéraux limités de la scène centrale par des pilastres cannelés, Paul, d'une part,
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<center>Sarcophage du Christ en gloire.</center>et Pierre portant la croix monogrammatique, font le geste de l'acclamation ou du témoignage.
Sarcophage du Christ en gloire.
et Pierre portant la croix monogrammatique, font le geste de l'acclamation ou du témoignage.
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<center>Saint Elzéard de Sabran.</center>Fin du XVIIe siècle ? Saint Elzéar de Sabran (1285-1323), d’une grande famille de la noblesse provençale, étudia à Saint-Victor dont était abbé un de ses parents, Guillaume de Sabran. Régent du royaume de Naples, diplomate, il avait épousé Delphine de Signes mais tous deux décidèrent de vivre dans la chasteté en se consacrant, dans la mouvance franciscaine, à la prière et aux œuvres charitables.
Leur canonisation posa problème (leur héroïsme ne pouvait guère servir de modèle conjugal). Urbain V qui était le filleul et peut-être le parent d’Elzéar le proclama saint en 1369. La statue, d’auteur inconnu et non documentée, pourrait dater du réaménagement de l’autel de la chapelle Saint-Mauront.
Saint Elzéard de Sabran.
Fin du XVIIe siècle ? Saint Elzéar de Sabran (1285-1323), d’une grande famille de la noblesse provençale, étudia à Saint-Victor dont était abbé un de ses parents, Guillaume de Sabran. Régent du royaume de Naples, diplomate, il avait épousé Delphine de Signes mais tous deux décidèrent de vivre dans la chasteté en se consacrant, dans la mouvance franciscaine, à la prière et aux œuvres charitables. Leur canonisation posa problème (leur héroïsme ne pouvait guère servir de modèle conjugal). Urbain V qui était le filleul et peut-être le parent d’Elzéar le proclama saint en 1369. La statue, d’auteur inconnu et non documentée, pourrait dater du réaménagement de l’autel de la chapelle Saint-Mauront.
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<center>Sarcophage allégorique.</center>Ve siècle, fragments d'une grande face et de son couvercle décorés, pierre de Cassis. La scène centrale est restituable à partir de dessins du XVIIe siècle et du commencement du XIXe siècle. Au centre, le Christ sous la forme de l'Agneau, se dresse sur la montagne d'où s'écoulent les Quatre fleuves ; de part et d'autre, un cerf placé de profil s'abreuve en avant de deux palmiers. À chacune des extrémités se trouve une scène à signification eucharistique, à gauche le miracle de Cana et à droite la multiplication des pains.
Sur la frise du couvercle, deux groupes de trois agneaux séparés fun de l'autre par des palmiers convergent vers le chrisme central contenu dans une couronne. Le thème s'apparente à celui de la face postérieure de l'autel paléochrétien actuellement placé dans la chapelle du Saint-Sacrement Chacune de ces deux processions d'agneaux était issue d'une porte de cité que l'on peut identifier, en se fondant sur des décors absidiaux, comme les villes de Jérusalem et de Bethléem.
Sarcophage allégorique.
Ve siècle, fragments d'une grande face et de son couvercle décorés, pierre de Cassis. La scène centrale est restituable à partir de dessins du XVIIe siècle et du commencement du XIXe siècle. Au centre, le Christ sous la forme de l'Agneau, se dresse sur la montagne d'où s'écoulent les Quatre fleuves ; de part et d'autre, un cerf placé de profil s'abreuve en avant de deux palmiers. À chacune des extrémités se trouve une scène à signification eucharistique, à gauche le miracle de Cana et à droite la multiplication des pains. Sur la frise du couvercle, deux groupes de trois agneaux séparés fun de l'autre par des palmiers convergent vers le chrisme central contenu dans une couronne. Le thème s'apparente à celui de la face postérieure de l'autel paléochrétien actuellement placé dans la chapelle du Saint-Sacrement Chacune de ces deux processions d'agneaux était issue d'une porte de cité que l'on peut identifier, en se fondant sur des décors absidiaux, comme les villes de Jérusalem et de Bethléem.
221
<center>Sarcophage antique décoré au XIIe ou au XIIIe siècle.</center>Le couvercle porte l'inscription funéraire d'un personnage inconnu par ailleurs, Petrus Andréas, mort un 4 décembre (le 2 des nones de décembre).
La cuve est décorée d'une croix centrale pattée flanquée de deux écussons identiques suspendus par un lien. Chaque écusson présente un cor horizontal suspendu par une cordelette qui se termine par un gland à chacune de ses extrémités. Ces armes s'apparentent à celles de la Maison d'Orange. Au sol, copie du XIXe d'une
Sarcophage antique décoré au XIIe ou au XIIIe siècle.
Le couvercle porte l'inscription funéraire d'un personnage inconnu par ailleurs, Petrus Andréas, mort un 4 décembre (le 2 des nones de décembre). La cuve est décorée d'une croix centrale pattée flanquée de deux écussons identiques suspendus par un lien. Chaque écusson présente un cor horizontal suspendu par une cordelette qui se termine par un gland à chacune de ses extrémités. Ces armes s'apparentent à celles de la Maison d'Orange. Au sol, copie du XIXe d'une "pierre transparente", ou transenne, du chancel.
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<center>Sarcophage dit de l’Anastasis.</center>C’est-à-dire de la Résurrection (fin IVe - début Ve siècle)
De ce devant de Sarcophage en marbre de Carrare, quatre niches seulement sont conservées. La troisième à partir de la gauche correspond au compartiment central originel, sur lequel était représentée une croix triomphante supportant une couronne de lauriers nouée par des bandelettes, qui est très mutilée. La présence auprès de sa hampe de deux soldats qui lèvent les yeux vers elle évoque les militaires qui, selon les Évangiles, gardaient le tombeau du Christ. La scène symbolise ainsi.sa résurrection.
Les arcades latérales (originellement au nombre de trois, sans doute, de chaque côté, abritent des représentions des Apôtres qui ne sont pas identifiables, à l’exception de celles de Pierre et Paul qui figurent à gauche et à droite de la niche centrale.
Sarcophage dit de l’Anastasis.
C’est-à-dire de la Résurrection (fin IVe - début Ve siècle) De ce devant de Sarcophage en marbre de Carrare, quatre niches seulement sont conservées. La troisième à partir de la gauche correspond au compartiment central originel, sur lequel était représentée une croix triomphante supportant une couronne de lauriers nouée par des bandelettes, qui est très mutilée. La présence auprès de sa hampe de deux soldats qui lèvent les yeux vers elle évoque les militaires qui, selon les Évangiles, gardaient le tombeau du Christ. La scène symbolise ainsi.sa résurrection. Les arcades latérales (originellement au nombre de trois, sans doute, de chaque côté, abritent des représentions des Apôtres qui ne sont pas identifiables, à l’exception de celles de Pierre et Paul qui figurent à gauche et à droite de la niche centrale.
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<center>Fragment sde couvercle de sarcophage.</center>IVe-Ve siècle, fragment de la frise (partie droite), marbre de Carrare.
De l'ancienne partie centrale, brisée, reste une partie de la tessère anépigraphe portée par un génie ailé se détournant. À droite, deux autres génies présentent l’imago clipeata de la défunte qui tient un volumen dans sa main droite.
Fragment sde couvercle de sarcophage.
IVe-Ve siècle, fragment de la frise (partie droite), marbre de Carrare. De l'ancienne partie centrale, brisée, reste une partie de la tessère anépigraphe portée par un génie ailé se détournant. À droite, deux autres génies présentent l’imago clipeata de la défunte qui tient un volumen dans sa main droite.
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<center>Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia » (Ve - VIe siècle)</center>Ce couvercle de sarcophage antique en bâtière et en marbre, orné de deux acrotères d’angle en forme de têtes humaines, a été remployé pendant l’Antiquité tardive pour recevoir l’éloge d’une notable. Il s’agit d’un poème en distiques élégiaques : sept couples de vers composés chacun d’un pentamètre et d’un hexamètre qui sont gravés à la suite sur une seule ligne, une feuille de lierre indiquant la séparation entre les vers, tandis qu’une autre feuille marque la fin de la ligne.
En indiquant que la défunte a « rassasié les affamés », « délivré les captifs de leurs chaînes » et « rendu les exilés à leurs familles », il présente sa vie comme une sorte d’« imitation de Jésus-Christ ». Ces expressions calquent en effet celles du texte d’Isaïe que Jésus a repris au début de sa mission pour annoncer que le Royaume de Dieu était proche.
Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia » (Ve - VIe siècle)
Ce couvercle de sarcophage antique en bâtière et en marbre, orné de deux acrotères d’angle en forme de têtes humaines, a été remployé pendant l’Antiquité tardive pour recevoir l’éloge d’une notable. Il s’agit d’un poème en distiques élégiaques : sept couples de vers composés chacun d’un pentamètre et d’un hexamètre qui sont gravés à la suite sur une seule ligne, une feuille de lierre indiquant la séparation entre les vers, tandis qu’une autre feuille marque la fin de la ligne. En indiquant que la défunte a « rassasié les affamés », « délivré les captifs de leurs chaînes » et « rendu les exilés à leurs familles », il présente sa vie comme une sorte d’« imitation de Jésus-Christ ». Ces expressions calquent en effet celles du texte d’Isaïe que Jésus a repris au début de sa mission pour annoncer que le Royaume de Dieu était proche.
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<center>Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »</center>Ces « mérites » d’Eugenia lui ont valu d’accéder aux « festins du Paradis dont elle était affamée ». En cela, son éloge est caractéristique de la spiritualité marseillaise et, plus largement, provençale du Ve siècle, qui a valu au XVIIe siècle à ceux qui l’ont inspirée - Jean Cassien en particulier - l’appellation injurieuse (et injuste) d’hérétiques « semi-pélagiens » :
Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »
Ces « mérites » d’Eugenia lui ont valu d’accéder aux « festins du Paradis dont elle était affamée ». En cela, son éloge est caractéristique de la spiritualité marseillaise et, plus largement, provençale du Ve siècle, qui a valu au XVIIe siècle à ceux qui l’ont inspirée - Jean Cassien en particulier - l’appellation injurieuse (et injuste) d’hérétiques « semi-pélagiens » :
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<center>Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »</center>« La noble Eugenia, issue d’un sang illustre, qui est vivante par ses mérites, gît ici dans ce tombeau.
En mourant, elle a dépouillé sa vie du poids de son corps, afin de mieux pouvoir gagner les demeures célestes.
Elle resta sage par la pondération de ses mœurs ;
avisée, elle choisit toujours une occupation digne de louanges.
Empressée, joyeuse, elle courut rassasier les affamés, tant elle avait faim de tes festins, ô Paradis !
Les captifs, au prix de sa fortune, elle les délivra de leurs chaînes iniques et ceux qui avaient été chassés de leur terre, elle les rendit à leur famille.
Elle dont l ’esprit fut tourné vers le bien tout au long de sa vie, les actions exemplaires furent son unique souci.
Comme elle est morte sans lignée, recommandable par ses douze lustres,
Avia l’a ici ensevelie avec des larmes pieuses ».
Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »
« La noble Eugenia, issue d’un sang illustre, qui est vivante par ses mérites, gît ici dans ce tombeau. En mourant, elle a dépouillé sa vie du poids de son corps, afin de mieux pouvoir gagner les demeures célestes. Elle resta sage par la pondération de ses mœurs ; avisée, elle choisit toujours une occupation digne de louanges. Empressée, joyeuse, elle courut rassasier les affamés, tant elle avait faim de tes festins, ô Paradis ! Les captifs, au prix de sa fortune, elle les délivra de leurs chaînes iniques et ceux qui avaient été chassés de leur terre, elle les rendit à leur famille. Elle dont l ’esprit fut tourné vers le bien tout au long de sa vie, les actions exemplaires furent son unique souci. Comme elle est morte sans lignée, recommandable par ses douze lustres, Avia l’a ici ensevelie avec des larmes pieuses ».
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<center>Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »</center>
Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »
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<center>Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »</center>
Couvercle du sarcophage de la « noble Eugenia »
229
<center>Le chevet.</center>Commencé en 1363, pour la mise en défense lors de la Guerre de Cent Ans, les travaux son dus à l'abbé de Grimoard. L'abside polygonale est munie de puissants contreforts et percée d'archères. A gauche, au pied da l'abside, la sacristie. Au-dessus naissance de l'enceinte appuyée sur le transept sud.
Le chevet.
Commencé en 1363, pour la mise en défense lors de la Guerre de Cent Ans, les travaux son dus à l'abbé de Grimoard. L'abside polygonale est munie de puissants contreforts et percée d'archères. A gauche, au pied da l'abside, la sacristie. Au-dessus naissance de l'enceinte appuyée sur le transept sud.
230
<center>Le chevet.</center>L'abside et ses contreforts.
Le chevet.
L'abside et ses contreforts.
231
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Sommet du mur d'enceinte. Trace de mâchicoulis.
L'abbaye Saint-Victor.
Sommet du mur d'enceinte. Trace de mâchicoulis.
232
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Emplacement de la salle capitulaire et de la galerie du cloitre de l'abbaye. Sarcophages du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
L'abbaye Saint-Victor.
Emplacement de la salle capitulaire et de la galerie du cloitre de l'abbaye. Sarcophages du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
233
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Les traces des bâtiments monastiques ; au premier plan, la galerie nord du cloître avec le portail roman de l'église et la baie d'éclairement des cryptes (deuxième moitié du XIIe siècle) ; au-dessus, l’accroche des voûtes de la galerie (première moitié du XIV siècle) ; à l'arrière-plan, de même époque, la salle capitulaire avec les vestiges de son voûtement et la naissance du mur d’enceinte du monastère.
L'abbaye Saint-Victor.
Les traces des bâtiments monastiques ; au premier plan, la galerie nord du cloître avec le portail roman de l'église et la baie d'éclairement des cryptes (deuxième moitié du XIIe siècle) ; au-dessus, l’accroche des voûtes de la galerie (première moitié du XIV siècle) ; à l'arrière-plan, de même époque, la salle capitulaire avec les vestiges de son voûtement et la naissance du mur d’enceinte du monastère.
234
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>La salle capitulaire avec des restes de sa voûte, et la naissance du mur d'enceinte du monastère.
L'abbaye Saint-Victor.
La salle capitulaire avec des restes de sa voûte, et la naissance du mur d'enceinte du monastère.
235
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Le montant de la porte (XVe siècle) de la chapelle funéraire Sainte-Cécile construite sur une partie de la salle capitulaire.
L'abbaye Saint-Victor.
Le montant de la porte (XVe siècle) de la chapelle funéraire Sainte-Cécile construite sur une partie de la salle capitulaire.
236
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Au XIVe siècle, la construction de la salle capitulaire a épargné cette baie romane. Elle devait appartenir au dortoir primitif qui occupait l'étage de l'aile des moines.
L'abbaye Saint-Victor.
Au XIVe siècle, la construction de la salle capitulaire a épargné cette baie romane. Elle devait appartenir au dortoir primitif qui occupait l'étage de l'aile des moines.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
L'abbaye Saint-Victor.
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L'abbaye Saint-Victor.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
L'abbaye Saint-Victor.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Sarcophage du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
L'abbaye Saint-Victor.
Sarcophage du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
241
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Le véritable portail roman de l'église à gauche et, adjacente à lui, la baie d'éclairement des cryptes (deuxième moitié du XIIe siècle). La position du portail,dans la galerie nord du cloître, et non la façade occidentale de l'église, notable par son architecture fermée, montre bien que la fonction monastique s'était dorénavant imposée à l’ensemble du lieu aux dépens du pèlerinage traditionnel qui remontait à l’Antiquité tardive.
L'abbaye Saint-Victor.
Le véritable portail roman de l'église à gauche et, adjacente à lui, la baie d'éclairement des cryptes (deuxième moitié du XIIe siècle). La position du portail,dans la galerie nord du cloître, et non la façade occidentale de l'église, notable par son architecture fermée, montre bien que la fonction monastique s'était dorénavant imposée à l’ensemble du lieu aux dépens du pèlerinage traditionnel qui remontait à l’Antiquité tardive.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
L'abbaye Saint-Victor.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Sarcophage du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
L'abbaye Saint-Victor.
Sarcophage du sanctuaire paléochrétien occupé par un cimetière entre Antiquité tardive et Moyen Âge.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Mur ouest.
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Mur ouest.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Porte qui permettait d'aller au dortoir, et qui permit ensuite de relier la partie monastique au logis abbatial.
L'abbaye Saint-Victor.
Porte qui permettait d'aller au dortoir, et qui permit ensuite de relier la partie monastique au logis abbatial.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>
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250
<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Salle du XIVe, qui est actuellement la chapelle du Saint-Sacrement. Sur la tour d'Isarn, on voit les traces d'appui du pignon du logis abbatial.
L'abbaye Saint-Victor.
Salle du XIVe, qui est actuellement la chapelle du Saint-Sacrement. Sur la tour d'Isarn, on voit les traces d'appui du pignon du logis abbatial.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Sur la tour d'Isarn, on voit les traces d'appui du pignon du logis abbatial.
L'abbaye Saint-Victor.
Sur la tour d'Isarn, on voit les traces d'appui du pignon du logis abbatial.
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<center>L'abbaye Saint-Victor.</center>Salle du XIVe, qui est actuellement la chapelle du Saint-Sacrement. Les fenêtres sont faites de deux baies séparées par une colonnette.
L'abbaye Saint-Victor.
Salle du XIVe, qui est actuellement la chapelle du Saint-Sacrement. Les fenêtres sont faites de deux baies séparées par une colonnette.
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