Avignon

Palais des Papes. Abbaye de Saint-Michel-de-Frigolet.

<center>Palais des Papes d'Avignon </center>La cathédrale Notre-Dame des Doms et la tour de la Campane.
Palais des Papes d'Avignon
La cathédrale Notre-Dame des Doms et la tour de la Campane.
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<center>Palais des Papes d'Avignon </center>Le Palais des Papes est le plus grand palais gothique du monde, témoignage de l’âge d’or du XIVe siècle et de la présence parfois oubliée de neuf papes en Avignon. C’est à Benoît XII que l’on doit la construction de la première résidence pontificale appelée aujourd’hui le palais Vieux et les extensions - le palais Neuf - se feront sous l’impulsion de Clément VI. Il aura fallu 17 années à peine, de 1335 à 1352, pour ériger cet extraordinaire palais, classé Monument historique depuis 1840 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, ainsi que le centre historique d'Avignon.
Palais des Papes d'Avignon
Le Palais des Papes est le plus grand palais gothique du monde, témoignage de l’âge d’or du XIVe siècle et de la présence parfois oubliée de neuf papes en Avignon. C’est à Benoît XII que l’on doit la construction de la première résidence pontificale appelée aujourd’hui le palais Vieux et les extensions - le palais Neuf - se feront sous l’impulsion de Clément VI. Il aura fallu 17 années à peine, de 1335 à 1352, pour ériger cet extraordinaire palais, classé Monument historique depuis 1840 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, ainsi que le centre historique d'Avignon.
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<center>Palais des Papes d'Avignon </center>Le Palais des papes vu de la Place du Palais. La construction du palais des Papes est l'œuvre principalement de deux papes bâtisseurs : Benoît XII, qui fait construire le premier palais pontifical (dit Palais vieux), et Clément VI, qui fait édifier de nouvelles extensions (dit Palais neuf). Benoît XII, confie la direction du chantier à son compatriote du comté de Foix, l’architecte Pierre Poisson. Dès le début de son pontificat, Clément VI achève la tour de Trouillas, ajoute une nouvelle tour des cuisines et fait construire la Tour de la Garde-Robe, accolée à la Tour du Pape. Par la suite, l’architecte Jean de Louvres, originaire de l’Ile-de-France, acquiert le statut de maître des œuvres et supervise toute l’organisation du chantier des nouvelles extensions, qui mobilisera en moyenne 600 hommes dans un contexte pourtant troublé par la guerre de Cent Ans et la peste noire.
Palais des Papes d'Avignon
Le Palais des papes vu de la Place du Palais. La construction du palais des Papes est l'œuvre principalement de deux papes bâtisseurs : Benoît XII, qui fait construire le premier palais pontifical (dit Palais vieux), et Clément VI, qui fait édifier de nouvelles extensions (dit Palais neuf). Benoît XII, confie la direction du chantier à son compatriote du comté de Foix, l’architecte Pierre Poisson. Dès le début de son pontificat, Clément VI achève la tour de Trouillas, ajoute une nouvelle tour des cuisines et fait construire la Tour de la Garde-Robe, accolée à la Tour du Pape. Par la suite, l’architecte Jean de Louvres, originaire de l’Ile-de-France, acquiert le statut de maître des œuvres et supervise toute l’organisation du chantier des nouvelles extensions, qui mobilisera en moyenne 600 hommes dans un contexte pourtant troublé par la guerre de Cent Ans et la peste noire.
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<center>Palais des Papes d'Avignon </center>La porte principale du palais des papes (porte  des Champeaux) est flanquée de deux tourelles dont les pyramides de couronnement sont décorées de crochets. La façade se compose d'une suite d'arcs percés de mâchicoulis à la hauteur de 15 mètres au-dessus du sol, et portant un chemin de ronde crénelé. A gauche, la tour d'angle. A droite, la tour de la Gache.
Palais des Papes d'Avignon
La porte principale du palais des papes (porte des Champeaux) est flanquée de deux tourelles dont les pyramides de couronnement sont décorées de crochets. La façade se compose d'une suite d'arcs percés de mâchicoulis à la hauteur de 15 mètres au-dessus du sol, et portant un chemin de ronde crénelé. A gauche, la tour d'angle. A droite, la tour de la Gache.
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<center>Palais des Papes</center>Plafond du hall d'entrée : vestige de l'occupation du palais par l'armée, de la Révolution à 1902.
Palais des Papes
Plafond du hall d'entrée : vestige de l'occupation du palais par l'armée, de la Révolution à 1902.
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<center>Palais des Papes</center>Plafond du hall d'entrée : vestige de l'occupation du palais par l'armée, de la Révolution à 1902.
Palais des Papes
Plafond du hall d'entrée : vestige de l'occupation du palais par l'armée, de la Révolution à 1902.
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<center>Palais des Papes</center>Hall d'entrée
Palais des Papes
Hall d'entrée
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<center>Palais des Papes</center>Hall d'entrée
Palais des Papes
Hall d'entrée
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<center>Palais des Papes</center>Hall d'entrée
Palais des Papes
Hall d'entrée
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<center>Palais des Papes</center>Hall d'entrée
Palais des Papes
Hall d'entrée
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<center>Le montoir des cavaliers.</center>En 1346, le maître d’œuvre Jean de Louvres construisit l’Escalier d’Honneur dans un corps de bâtiment lié à la Grande Audience. Au pied de l’escalier fermé par une porte de bois, un vestibule dessert les deux Audiences et s’ouvre sur la cour par une haute et large arcade brisée. Face à la Petite Audience, une arcade en tiers-point donne sur une petite galerie dont les trois travées épousent de leurs degrés la déclivité du terrain.
Chaque travée de cette galerie était équipée d’un banc de pierre servant de montoir aux cavaliers qui, lorsqu’ils se rendaient au Palais, pouvaient laisser là leur monture.
Ogives et doubleaux qui couvrent le montoir retombent sur de gros piliers rectangulaires entre lesquels se logent trois arcades en tiers-point, qui au départ étaient plus élancées, mais qu’il a fallu réduire pour ne pas nuire à la solidité de l’ensemble.
Au sud, la première arcade communique avec l’escalier ; derrière les deux autres, un appartement dont on ignore l’usage, a pris place sous la première volée de marches. Sur le pilier central un étrier gravé en creux.
Le montoir des cavaliers.
En 1346, le maître d’œuvre Jean de Louvres construisit l’Escalier d’Honneur dans un corps de bâtiment lié à la Grande Audience. Au pied de l’escalier fermé par une porte de bois, un vestibule dessert les deux Audiences et s’ouvre sur la cour par une haute et large arcade brisée. Face à la Petite Audience, une arcade en tiers-point donne sur une petite galerie dont les trois travées épousent de leurs degrés la déclivité du terrain. Chaque travée de cette galerie était équipée d’un banc de pierre servant de montoir aux cavaliers qui, lorsqu’ils se rendaient au Palais, pouvaient laisser là leur monture. Ogives et doubleaux qui couvrent le montoir retombent sur de gros piliers rectangulaires entre lesquels se logent trois arcades en tiers-point, qui au départ étaient plus élancées, mais qu’il a fallu réduire pour ne pas nuire à la solidité de l’ensemble. Au sud, la première arcade communique avec l’escalier ; derrière les deux autres, un appartement dont on ignore l’usage, a pris place sous la première volée de marches. Sur le pilier central un étrier gravé en creux.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Clément VI, dès le début de son pontificat, en 1342, fit raser les maisons et édifices situés près du palais vieux. Ces bâtiments délimitaient la place des Cancels et c'est sur cet emplacement que fut établie la « Cour d'Honneur. C'était au XIVe siècle, le lieu de passage, de rendez-vous et d'attente où se pressaient tous ceux qui étaient admis au palais. De la fenêtre de la « Grande Audience », qui la surplombe sur le côté droit, le souverain pontife apparaissait à la foule et lui donnait sa bénédiction. C'est un carré de 1 800 mètres carrés environ qui est borné au sud et à l'ouest par le palais neuf. En son centre se trouvent les vestiges de la salle d'audience de Jean XXII et le puits, profond de 29 mètres, qu'Urbain fit creuser.
Cour d'honneur, palais neuf
Clément VI, dès le début de son pontificat, en 1342, fit raser les maisons et édifices situés près du palais vieux. Ces bâtiments délimitaient la place des Cancels et c'est sur cet emplacement que fut établie la « Cour d'Honneur. C'était au XIVe siècle, le lieu de passage, de rendez-vous et d'attente où se pressaient tous ceux qui étaient admis au palais. De la fenêtre de la « Grande Audience », qui la surplombe sur le côté droit, le souverain pontife apparaissait à la foule et lui donnait sa bénédiction. C'est un carré de 1 800 mètres carrés environ qui est borné au sud et à l'ouest par le palais neuf. En son centre se trouvent les vestiges de la salle d'audience de Jean XXII et le puits, profond de 29 mètres, qu'Urbain fit creuser.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Tandis qu'au nord et à l'est, elle est bornée par le palais vieux. A droite, bas de la tour des Anges.
Cour d'honneur, palais neuf
Tandis qu'au nord et à l'est, elle est bornée par le palais vieux. A droite, bas de la tour des Anges.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Le palais neuf avec la fenêtre de la loggia de la  Grande Audience
Cour d'honneur, palais neuf
Le palais neuf avec la fenêtre de la loggia de la Grande Audience
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>C’est par la fenêtre de l’indulgence que le pape donnait sa triple bénédiction aux gens rassemblés sur la place du Palais, qui est aujourd’hui la cour d’honneur.
Cour d'honneur, palais neuf
C’est par la fenêtre de l’indulgence que le pape donnait sa triple bénédiction aux gens rassemblés sur la place du Palais, qui est aujourd’hui la cour d’honneur.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face ouest du palais neuf, avec la tour de la Gache et la porte des Champeaux.
Cour d'honneur, palais neuf
Face ouest du palais neuf, avec la tour de la Gache et la porte des Champeaux.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face ouest du palais neuf.
Cour d'honneur, palais neuf
Face ouest du palais neuf.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face ouest du palais neuf.
Cour d'honneur, palais neuf
Face ouest du palais neuf.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face ouest du palais neuf.
Cour d'honneur, palais neuf
Face ouest du palais neuf.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face ouest du palais neuf. Les gargouilles.
Cour d'honneur, palais neuf
Face ouest du palais neuf. Les gargouilles.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face nord du palais vieux, avec la porte Notre-Dame.
Cour d'honneur, palais neuf
Face nord du palais vieux, avec la porte Notre-Dame.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Un mâchicoulis.
Cour d'honneur, palais neuf
Un mâchicoulis.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>Face est du palais vieux. La Tour des Anges et la tour de la Garde-Robe.
Cour d'honneur, palais neuf
Face est du palais vieux. La Tour des Anges et la tour de la Garde-Robe.
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<center>Cour d'honneur, palais neuf </center>
Cour d'honneur, palais neuf
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<center>Palais des Papes d'Avignon </center>Couloir vers la cour du cloître
Palais des Papes d'Avignon
Couloir vers la cour du cloître
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<center>Cloître Benoît XII</center>L'espace dénommé
Cloître Benoît XII
L'espace dénommé "cloître" est une cour située au cœur du Palais érigé sous le pontificat de Benoît XII (1334-1342). Espace essentiel dans l'organisation de ce palais, cette cour est entourée de quatre grands corps de bâtiment où sont installés les principaux espaces de la vie officielle de la cour pontificale et certains services domestiques. L'appellation de «cloître» vient du traitement architectural de l'ensemble et de sa sobriété. Les galeries de circulation qui desservent les corps de bâtiments s'ouvrent sur la cour par des grandes arcades au rez-de-chaussée et des petites baies jumelées à l'étage, semblables à celles que l'on rencontre dans les cloîtres de monastère. Cette cour est délimitée par quatre bâtiments : l'aile du Consistoire, à l'est, l'aile des Hôtes, au sud (à gauche), l'aile des Familiers, à l'ouest (en face), et la chapelle de Benoît XII, au nord (à droite). Cœur du Palais fortifié de Benoît XII, cette cour est devenue secondaire lors de l'extension réalisée par Clément VI, la Cour d'honneur, la Grande audience puis la Grande Chapelle devenant les principaux espaces ouverts sur la ville. Au XIXe siècle, la cour et les ailes qui la borde à l'ouest et au nord sont aménagées d'abord en prisons, puis après 1883 en archives pour le département de Vaucluse
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<center>Cloître Benoît XII</center>L'aile du Consistoire, à l'est( à gauche), l'aile des Hôtes, au sud, ou aile du Conclave s'étage sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée se trouve le Grand Cellier ; au-dessus, les appartements des bouteillers et des panetiers, et le troisième étage (30 mètres de long et de plain-pied), appelé « chambre de l'Empereur » depuis que Charles IV de Luxembourg y séjourna.
Cloître Benoît XII
L'aile du Consistoire, à l'est( à gauche), l'aile des Hôtes, au sud, ou aile du Conclave s'étage sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée se trouve le Grand Cellier ; au-dessus, les appartements des bouteillers et des panetiers, et le troisième étage (30 mètres de long et de plain-pied), appelé « chambre de l'Empereur » depuis que Charles IV de Luxembourg y séjourna.
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<center>Cloître Benoît XII</center>L'aile des Familiers, à l'ouest, et la chapelle de Benoît XII, au nord avec au milieu, la tour de la campane. L'aile des Familiers regroupe les logements de la Curie. Elle se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages. La chapelle de Benoît XII est subdivisée en deux parties : la chapelle basse ou obscure, qui fut rapidement transformée en réserve ; la chapelle haute ou Grande Chapelle.
Cloître Benoît XII
L'aile des Familiers, à l'ouest, et la chapelle de Benoît XII, au nord avec au milieu, la tour de la campane. L'aile des Familiers regroupe les logements de la Curie. Elle se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages. La chapelle de Benoît XII est subdivisée en deux parties : la chapelle basse ou obscure, qui fut rapidement transformée en réserve ; la chapelle haute ou Grande Chapelle.
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<center>Cloître Benoît XII</center>Depuis l’Antiquité, les astronomes utilisent des astrolabes pour étudier et comprendre le mouvement des objets célestes et leurs lois. Implantée dans l’enceinte du Cloître Benoît XII, une sculpture sphérique monumentale dorée de onze mètres de haut reposant sur un pied, évoque de calmes orbites. Les perles qui la composent sont autant des étoiles et des planètes que la matérialisation de leurs trajectoires autour d’un œil situé au centre de ce tumulte cosmique. L’Astrolabe de Jean- Michel Othoniel n’est pas pensé pour donner à voir une image scientifiquement exacte de l’Univers mais plutôt une cartographie abstraite de son monde intérieur. Cette sculpture agit comme une boussole intime invitant le visiteur à découvrir la cosmogonie de l’artiste.
Cloître Benoît XII
Depuis l’Antiquité, les astronomes utilisent des astrolabes pour étudier et comprendre le mouvement des objets célestes et leurs lois. Implantée dans l’enceinte du Cloître Benoît XII, une sculpture sphérique monumentale dorée de onze mètres de haut reposant sur un pied, évoque de calmes orbites. Les perles qui la composent sont autant des étoiles et des planètes que la matérialisation de leurs trajectoires autour d’un œil situé au centre de ce tumulte cosmique. L’Astrolabe de Jean- Michel Othoniel n’est pas pensé pour donner à voir une image scientifiquement exacte de l’Univers mais plutôt une cartographie abstraite de son monde intérieur. Cette sculpture agit comme une boussole intime invitant le visiteur à découvrir la cosmogonie de l’artiste.
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<center>Cloître Benoît XII</center>La tour de la Campane et la statue de Notre-Dame des Doms.
Cloître Benoît XII
La tour de la Campane et la statue de Notre-Dame des Doms.
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<center>Le Consistoire.</center>C’est en consistoire que le pape convoque ses cardinaux pour débattre des questions politiques, judiciaires et théologiques de la plus haute importance. Il nomme ici, les nouveaux cardinaux promus au Sacré Collège et reçoit en grand apparat, des souverains, des ambassadeurs ainsi que ses légats revenant de mission. C’est aussi dans cette salle que se déroulent des audiences publiques et que sont instruits des procès en canonisation comme celui de Brigitte de Suède en 1375. D’autres procès exceptionnels peuvent également s’y tenir comme celui du tribun romain Cola di Rienzo, au début du règne de Clément VI. Le pape, entouré de ses cardinaux, siège sur une cathèdre installée sur une estrade et adossée au mur sud. Une petite baie surélevée, éclaire directement cette partie de la salle.
Le Consistoire.
C’est en consistoire que le pape convoque ses cardinaux pour débattre des questions politiques, judiciaires et théologiques de la plus haute importance. Il nomme ici, les nouveaux cardinaux promus au Sacré Collège et reçoit en grand apparat, des souverains, des ambassadeurs ainsi que ses légats revenant de mission. C’est aussi dans cette salle que se déroulent des audiences publiques et que sont instruits des procès en canonisation comme celui de Brigitte de Suède en 1375. D’autres procès exceptionnels peuvent également s’y tenir comme celui du tribun romain Cola di Rienzo, au début du règne de Clément VI. Le pape, entouré de ses cardinaux, siège sur une cathèdre installée sur une estrade et adossée au mur sud. Une petite baie surélevée, éclaire directement cette partie de la salle.
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<center>Le Consistoire.</center>En 1413, un incendie détruit la charpente d'origine ainsi que l'ensemble des décors peints, exécutés dans les années 1346-1348, sous la direction de Matteo Giovannetti, peintre du pape Clément VI. Après une reconstruction puis un abandon progressif pendant l'occupation des Légats, le consistoire sert au stockage des armes et de poudre et le corps de bâtiment prend le nom d'aile des Suisses, gardes pontificaux.
Au départ de la caserne en 1906, l'aile du Consistoire, affecté aux logements des soldats, est en mauvais état. Après avoir été restaurée en détruisant les amé¬nagements militaires, ses planchers et son plafond sont reconstruits entre 1950 et 1980 en utilisant des tec
Le Consistoire.
En 1413, un incendie détruit la charpente d'origine ainsi que l'ensemble des décors peints, exécutés dans les années 1346-1348, sous la direction de Matteo Giovannetti, peintre du pape Clément VI. Après une reconstruction puis un abandon progressif pendant l'occupation des Légats, le consistoire sert au stockage des armes et de poudre et le corps de bâtiment prend le nom d'aile des Suisses, gardes pontificaux. Au départ de la caserne en 1906, l'aile du Consistoire, affecté aux logements des soldats, est en mauvais état. Après avoir été restaurée en détruisant les amé¬nagements militaires, ses planchers et son plafond sont reconstruits entre 1950 et 1980 en utilisant des tec
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<center>Maquette du Palais des papes au XIVe siècle</center>Face ouest. Entrée du palais.
Maquette du Palais des papes au XIVe siècle
Face ouest. Entrée du palais.
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<center>Maquette du Palais des papes au XIVe siècle</center>Face nord.
Maquette du Palais des papes au XIVe siècle
Face nord.
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<center>Maquette du Palais des papes au XIVe siècle</center>Face est.
Maquette du Palais des papes au XIVe siècle
Face est.
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<center>Le Consistoire.</center>En 1340, Simone Martini, se voit confier la décoration du porche de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, par ce grand mécène qu’est le cardinal Jacopo Stefaneschi : Il réalise un cycle peint très ambitieux dont nous voyons ici les vestiges : deux tympans superposés, l’un circulaire, l’autre triangulaire, que sépare une corniche. A gauche, la sinopia
(nom italien ; au pluriel : sinopie). C’est le nom que l’on donne depuis le milieu du XXe siècle à cette esquisse faite avec un oxyde de fer ocre-rouge, que les peintres italiens faisaient venir de la région de Sinope (Turquie), sur la mer Noire.
La sinopia permet d’avoir une vision d’ensemble de l’œuvre ; le peintre a apporté quelques modifications et améliorations dans la composition et des portraits. En 1960, ces fresques sont si dégradées que le Service des Monuments Historiques décide de les déposer.
Les restaurateurs ont réussi un tour de force technique en décollant d’un seul tenant la sinopia du Christ Rédempteur de 5 mètres de long.
Le Consistoire.
En 1340, Simone Martini, se voit confier la décoration du porche de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, par ce grand mécène qu’est le cardinal Jacopo Stefaneschi : Il réalise un cycle peint très ambitieux dont nous voyons ici les vestiges : deux tympans superposés, l’un circulaire, l’autre triangulaire, que sépare une corniche. A gauche, la sinopia (nom italien ; au pluriel : sinopie). C’est le nom que l’on donne depuis le milieu du XXe siècle à cette esquisse faite avec un oxyde de fer ocre-rouge, que les peintres italiens faisaient venir de la région de Sinope (Turquie), sur la mer Noire. La sinopia permet d’avoir une vision d’ensemble de l’œuvre ; le peintre a apporté quelques modifications et améliorations dans la composition et des portraits. En 1960, ces fresques sont si dégradées que le Service des Monuments Historiques décide de les déposer. Les restaurateurs ont réussi un tour de force technique en décollant d’un seul tenant la sinopia du Christ Rédempteur de 5 mètres de long.
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<center>Le Consistoire.</center>En bas, la Vierge assise à terre selon le type de la Madone d’Humilité est un motif en grande faveur dans la deuxième moitié du XIVe siècle. L’Enfant tient une banderole où est écrit EGO STJM LUX MUDI (Je suis la Lumière du Monde). Le commanditaire, le cardinal Jacopo Stefaneschi, est représenté agenouillé à droite de la Vierge.
En haut, le Christ ne tient plus de livre mais le globe du monde figurent les trois éléments : la mer, la terre et le ciel.
De sa main droite, il fait le geste de la Bénédiction.
Son visage n’est plus lisible à cause de la chute de l’enduit. De part et d’autres trois anges sont en adoration. Arc de l’intrados : orné de médaillons, rinceaux, feuilles d’acanthe. <br>
Le terme fresque vient de l’italien « a fresco » qui signifie « dans le frais ». Cette technique de peinture murale s’effectue sur un enduit qui est un mélangé de sable, d’eau et de chaux, avant qu’il ne sèche.
Au lieu de pénétrer dans le mortier, la couleur est prise dans le calcin, une pellicule dure et translucide qui se forme en surface au contact de l’oxygène.
L’exécution d’une fresque nécessite une grande maîtrise technique et beaucoup de rapidité. Voilà pourquoi elle est réservée aux grands maîtres.
Le Consistoire.
En bas, la Vierge assise à terre selon le type de la Madone d’Humilité est un motif en grande faveur dans la deuxième moitié du XIVe siècle. L’Enfant tient une banderole où est écrit EGO STJM LUX MUDI (Je suis la Lumière du Monde). Le commanditaire, le cardinal Jacopo Stefaneschi, est représenté agenouillé à droite de la Vierge. En haut, le Christ ne tient plus de livre mais le globe du monde figurent les trois éléments : la mer, la terre et le ciel. De sa main droite, il fait le geste de la Bénédiction. Son visage n’est plus lisible à cause de la chute de l’enduit. De part et d’autres trois anges sont en adoration. Arc de l’intrados : orné de médaillons, rinceaux, feuilles d’acanthe.
Le terme fresque vient de l’italien « a fresco » qui signifie « dans le frais ». Cette technique de peinture murale s’effectue sur un enduit qui est un mélangé de sable, d’eau et de chaux, avant qu’il ne sèche. Au lieu de pénétrer dans le mortier, la couleur est prise dans le calcin, une pellicule dure et translucide qui se forme en surface au contact de l’oxygène. L’exécution d’une fresque nécessite une grande maîtrise technique et beaucoup de rapidité. Voilà pourquoi elle est réservée aux grands maîtres.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Située juste au-dessous de la chapelle Saint-Martial, la chapelle Saint-Jean est l’oratoire du Consistoire. Elle porte ce nom car ses murs et sa voûte sont décorés de fresques narrant la vie de saint Jean le Baptiste et de saint Jean l’Evangéliste. Ce cycle peint a été réalisé entre 1346 et 1348 par une équipe dirigée par Matteo Giovannetti. Le peintre reprend ici un sujet très répandu à l’époque, notamment à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. La référence à ce modèle contribue symboliquement et politiquement à faire d’Avignon, la nouvelle Rome. S’appuyant sur une iconographie classique et codifiée, le peintre construit un ensemble décoratif plus épuré et moins bouillonnant que celui de la chapelle Saint-Martial. Il n’en demeure pas moins novateur dans sa manière d’affirmer son goût pour le naturalisme, l’art du portrait et les mises en espaces savamment élaborées, relevant des expérimentations picturales italiennes les plus abouties.
Chapelle Saint-Jean.
Située juste au-dessous de la chapelle Saint-Martial, la chapelle Saint-Jean est l’oratoire du Consistoire. Elle porte ce nom car ses murs et sa voûte sont décorés de fresques narrant la vie de saint Jean le Baptiste et de saint Jean l’Evangéliste. Ce cycle peint a été réalisé entre 1346 et 1348 par une équipe dirigée par Matteo Giovannetti. Le peintre reprend ici un sujet très répandu à l’époque, notamment à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. La référence à ce modèle contribue symboliquement et politiquement à faire d’Avignon, la nouvelle Rome. S’appuyant sur une iconographie classique et codifiée, le peintre construit un ensemble décoratif plus épuré et moins bouillonnant que celui de la chapelle Saint-Martial. Il n’en demeure pas moins novateur dans sa manière d’affirmer son goût pour le naturalisme, l’art du portrait et les mises en espaces savamment élaborées, relevant des expérimentations picturales italiennes les plus abouties.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Il y a en parallèle deux histoires, celle de saint Jean-Baptiste au sud et à l'est et celle de saint Jean l'évangéliste au nord et à l'ouest, les voûtains étant dédiés à la présentation de parents des deux saints.
Chapelle Saint-Jean.
Il y a en parallèle deux histoires, celle de saint Jean-Baptiste au sud et à l'est et celle de saint Jean l'évangéliste au nord et à l'ouest, les voûtains étant dédiés à la présentation de parents des deux saints.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Histoire de saint Jean-Baptiste. Ici, présentation de la tête de saint Jean-Baptiste à Hérode Antipas.
Chapelle Saint-Jean.
Histoire de saint Jean-Baptiste. Ici, présentation de la tête de saint Jean-Baptiste à Hérode Antipas.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Histoire de saint Jean-Baptiste.
Chapelle Saint-Jean.
Histoire de saint Jean-Baptiste.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Histoire de saint Jean-Baptiste.
Chapelle Saint-Jean.
Histoire de saint Jean-Baptiste.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Histoire de saint Jean.
Chapelle Saint-Jean.
Histoire de saint Jean.
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<center>Chapelle Saint-Jean.</center>Histoire de saint Jean.
Chapelle Saint-Jean.
Histoire de saint Jean.
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<center>Le Consistoire.</center>CLEF DE VOÛTE ORNÉE DE L’AGNEAU PASCAL. XIVe siècle.
Pierre.
Provient de la loggia de l’Indulgence. Palais des Papes.
Le Consistoire.
CLEF DE VOÛTE ORNÉE DE L’AGNEAU PASCAL. XIVe siècle. Pierre. Provient de la loggia de l’Indulgence. Palais des Papes.
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<center>Le Consistoire.</center>TÊTE DE CHIEN AUX LONGUES OREILLES. XIVe siècle. Pierre. Palais des Pape.
Le Consistoire.
TÊTE DE CHIEN AUX LONGUES OREILLES. XIVe siècle. Pierre. Palais des Pape.
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<center>Le Consistoire.</center>TETE DE FEMME. XIV siècle. Pierre.
Palais des Papes.
Le Consistoire.
TETE DE FEMME. XIV siècle. Pierre. Palais des Papes.
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<center>Le Consistoire.</center>FRAGMENTS DE FRESQUE DE LA TOUR SAINT-JEAN. XIVe siècle.
Fresque, panneau : H. 35,5 ; L. 46 cm. Ces fragments qui font probablement partie d’une même figure sainte, proviennent certainement de la chapelle Saint-Jean, vandalisée à l'époque où le palais fut transformé en caserne (XIXe siècle). Dépôt Fondation Calvet achat 1877.
Le Consistoire.
FRAGMENTS DE FRESQUE DE LA TOUR SAINT-JEAN. XIVe siècle. Fresque, panneau : H. 35,5 ; L. 46 cm. Ces fragments qui font probablement partie d’une même figure sainte, proviennent certainement de la chapelle Saint-Jean, vandalisée à l'époque où le palais fut transformé en caserne (XIXe siècle). Dépôt Fondation Calvet achat 1877.
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<center>Le Consistoire.</center>GARGOUILLE EN FORME DE TÊTE DE CHIEN. XIVe siècle. Pierre.
Palais des Papes
Le Consistoire.
GARGOUILLE EN FORME DE TÊTE DE CHIEN. XIVe siècle. Pierre. Palais des Papes
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<center>Le Consistoire.</center>GARGOUILLE FANTASTIQUE. XIVe siècle. Pierre.
Provient de l’aile des Grands Dignitaires.
Palais des Papes
Le Consistoire.
GARGOUILLE FANTASTIQUE. XIVe siècle. Pierre. Provient de l’aile des Grands Dignitaires. Palais des Papes
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<center>Salle de Jésus.</center>Vestibule des appartements privés pontificaux, la salle de Jésus assure une transition entre les espaces privés de la Tour du Pape et le Consistoire, lieu de réunion. C'est ici que les cardinaux attendent le pape pendant qu'il s'habille dans le Revestiaire attenant. Lorsque le maître de cérémonie donne le signal, ils se rangent par deux et pénètrent dans le Consistoire. Le pape ferme la marche, revêtu des ornements litur¬giques et de la mitre, symbole de son pouvoir spirituel.
Le nom de cette chambre est lié à la présence au XIVve siècle, d'une frise de disques peints sur les murs contenant le monogramme IHS, abréviation du latin Jesus Hominum Salvator: Jésus sauveur de l'humanité.
Après le départ des papes, à partir du XVe siècle, les Légats et les Vice-légats réaménagent cette partie du palais. La pièce est transformée en salle à manger. Au XVIIe siècle, elle devient la salle des Gardes Suisses et l'antichambre des appartements. Ses murs sont alors décorés des blasons et des noms de chaque Vice-légat. Quelques vestiges de ces décors ont été déposés et sont exposés sur les murs.
Salle de Jésus.
Vestibule des appartements privés pontificaux, la salle de Jésus assure une transition entre les espaces privés de la Tour du Pape et le Consistoire, lieu de réunion. C'est ici que les cardinaux attendent le pape pendant qu'il s'habille dans le Revestiaire attenant. Lorsque le maître de cérémonie donne le signal, ils se rangent par deux et pénètrent dans le Consistoire. Le pape ferme la marche, revêtu des ornements litur¬giques et de la mitre, symbole de son pouvoir spirituel. Le nom de cette chambre est lié à la présence au XIVve siècle, d'une frise de disques peints sur les murs contenant le monogramme IHS, abréviation du latin Jesus Hominum Salvator: Jésus sauveur de l'humanité. Après le départ des papes, à partir du XVe siècle, les Légats et les Vice-légats réaménagent cette partie du palais. La pièce est transformée en salle à manger. Au XVIIe siècle, elle devient la salle des Gardes Suisses et l'antichambre des appartements. Ses murs sont alors décorés des blasons et des noms de chaque Vice-légat. Quelques vestiges de ces décors ont été déposés et sont exposés sur les murs.
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<center>Pourquoi les papes s’installent-ils à Avignon ?</center>
Pourquoi les papes s’installent-ils à Avignon ?
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<center></center>Il poursuit la réorganisation de la cour pontificale engagée par Jean XXII et accroît les revenus de l’Eglise. Grâce à cette manne financière, il fait ériger en sept ans (1335-1342) un palais plus adapté aux besoins du gouvernement centralisé de l'Eglise. Cette nouvelle demeure est connue sous le nom de Palais Vieux par opposition au Palais Neuf construit par son successeur.
Le pape Benoît XII prêchant la croisade devant le roi de France, XVe siècle ; Paris, Bibliothèque Nationale de France.
Il poursuit la réorganisation de la cour pontificale engagée par Jean XXII et accroît les revenus de l’Eglise. Grâce à cette manne financière, il fait ériger en sept ans (1335-1342) un palais plus adapté aux besoins du gouvernement centralisé de l'Eglise. Cette nouvelle demeure est connue sous le nom de Palais Vieux par opposition au Palais Neuf construit par son successeur. Le pape Benoît XII prêchant la croisade devant le roi de France, XVe siècle ; Paris, Bibliothèque Nationale de France.
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<center></center>Clément VI est le pape avignonnais dont carrière est la plus brillante. Grand seigneur il fait d'Avignon un creuset culturel et un foyer d’échanges européens. Il embellit le palais de Benoît XII et l’agrandit par l’adjonction du Palais Neuf. En 1348, il achète la ville à la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence.
Clément VI est le pape avignonnais dont carrière est la plus brillante. Grand seigneur il fait d'Avignon un creuset culturel et un foyer d’échanges européens. Il embellit le palais de Benoît XII et l’agrandit par l’adjonction du Palais Neuf. En 1348, il achète la ville à la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence.
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<center>Salle de Jésus.</center>Portraits des neuf Papes d'Aavignon.
Henri Serrur (Lambersart, 1794 - Paris. 1865)
1839. Huile sur toile.
Avignon. Palais des Papes. Cette série des papes d’Avignon fut réalisée pour l’Archevêché d’Avignon, alors situé dans l’hôtel de Crochans, à la demande de Mgr. Du Pont. Serrur semble s’être inspiré des portraits gravés des papes issus d’un ouvrage intitulé le Propylée et publié en 1684 par le jésuite Daniel Papebroch. Il a ajouté les papes du Grand Schisme, Clément VII et Benoît XIII, qui ne figuraient pas dans cet ouvrage. Chaque pape est identifié par ses armes, placées à un angle du tableau. Ces portraits fantaisistes ont ensuite été copiés en 1870 par J. Garnier, pour être exposés dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame des Doms.
Salle de Jésus.
Portraits des neuf Papes d'Aavignon. Henri Serrur (Lambersart, 1794 - Paris. 1865) 1839. Huile sur toile. Avignon. Palais des Papes. Cette série des papes d’Avignon fut réalisée pour l’Archevêché d’Avignon, alors situé dans l’hôtel de Crochans, à la demande de Mgr. Du Pont. Serrur semble s’être inspiré des portraits gravés des papes issus d’un ouvrage intitulé le Propylée et publié en 1684 par le jésuite Daniel Papebroch. Il a ajouté les papes du Grand Schisme, Clément VII et Benoît XIII, qui ne figuraient pas dans cet ouvrage. Chaque pape est identifié par ses armes, placées à un angle du tableau. Ces portraits fantaisistes ont ensuite été copiés en 1870 par J. Garnier, pour être exposés dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame des Doms.
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<center>Salle de Jésus.</center>De gauche à droite, et de haut en bas  : Clément V : (1305 - 1314) ; Jean XXII : (1316 - 1334) ; Benoît XII : (1334 - 1342) ; Clément VI : (1342 - 1352) ; Innocent VI : (1352 - 1362) ; Urbain V : (1362 - 1370) ; Grégoire XI : (1370 - 1378) ; CLÉMENT VII (1378-1394).
Salle de Jésus.
De gauche à droite, et de haut en bas : Clément V : (1305 - 1314) ; Jean XXII : (1316 - 1334) ; Benoît XII : (1334 - 1342) ; Clément VI : (1342 - 1352) ; Innocent VI : (1352 - 1362) ; Urbain V : (1362 - 1370) ; Grégoire XI : (1370 - 1378) ; CLÉMENT VII (1378-1394).
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<center>Salle de Jésus.</center>
Salle de Jésus.
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<center>LE PALAIS APRÈS LE DÉPART DES PAPES.</center>
LE PALAIS APRÈS LE DÉPART DES PAPES.
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<center>Salle de Jésus.</center>ACHAT DE LA VILLE D'AVIGNON À LA REINE JEANNE, COMTESSE DE PROVENCE, 3 JUIN 1348. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin autrefois scellé des sceaux de Jeanne et de Louis de Tarente Archives communales d'Avignon
Original : Avignon, Archives départementales de Va.
Salle de Jésus.
ACHAT DE LA VILLE D'AVIGNON À LA REINE JEANNE, COMTESSE DE PROVENCE, 3 JUIN 1348. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin autrefois scellé des sceaux de Jeanne et de Louis de Tarente Archives communales d'Avignon Original : Avignon, Archives départementales de Va.
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<center>Salle de Jésus.</center>Projet d'acquisition du palais épiscopal par le pape Benoit XII, 5 juin 1336. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin scellé d'une bulle de plomb sur fil de chanvre.
Salle de Jésus.
Projet d'acquisition du palais épiscopal par le pape Benoit XII, 5 juin 1336. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin scellé d'une bulle de plomb sur fil de chanvre.
63
<center>Salle de Jésus.</center>Indulgences pour les fidèles visitant la nouvelle chapelle du palais, 23 juin 1336. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin scellé d'une bulle de plomb sur lacs de soie rouge et jaune.
Salle de Jésus.
Indulgences pour les fidèles visitant la nouvelle chapelle du palais, 23 juin 1336. Fac-similé réalisé par Lythos. Parchemin scellé d'une bulle de plomb sur lacs de soie rouge et jaune.
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<center>Salle de Jésus.</center>
Salle de Jésus.
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<center>Salle de Jésus.</center>Cerfs s’abreuvant.
XIVe siècle Fresque.
Provient de l’ancienne livrée Saint- Ange. Découverte en 1975 lors des fouilles du quartier de la Balance à Avignon. Palais des Papes.
Salle de Jésus.
Cerfs s’abreuvant. XIVe siècle Fresque. Provient de l’ancienne livrée Saint- Ange. Découverte en 1975 lors des fouilles du quartier de la Balance à Avignon. Palais des Papes.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Le pape revêt ici les ornements qu’il doit porter lors des réunions du Consistoire. Cette pièce constitue également une petite librairie où sont conservés près de 500 volumes. C’est ici que sont rangées les lettres des papes des XIIIe et XIVe siècles, à proximité du lieu de réunion du Sacré Collège. Une chaire en sapin avec un coussin de futaine et un drap de soie doré ainsi qu’une cathèdre pontificale ornée de têtes de lions meublent cet espace d’après l’inventaire de 1369.
Revestiaire Pontifical.
Le pape revêt ici les ornements qu’il doit porter lors des réunions du Consistoire. Cette pièce constitue également une petite librairie où sont conservés près de 500 volumes. C’est ici que sont rangées les lettres des papes des XIIIe et XIVe siècles, à proximité du lieu de réunion du Sacré Collège. Une chaire en sapin avec un coussin de futaine et un drap de soie doré ainsi qu’une cathèdre pontificale ornée de têtes de lions meublent cet espace d’après l’inventaire de 1369.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon. La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon. La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
Revestiaire Pontifical.
La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
Revestiaire Pontifical.
La voûte porte les traces d’un décor de blasons et de motifs ornementaux datant du XVIIe siècle, lorsque la salle fut transformée en chapelle.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
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<center>Revestiaire Pontifical.</center>Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
Revestiaire Pontifical.
Les murs de cette salle sont actuellement couverts de boiseries du XVIIIe siècle provenant du bureau des consuls de l’ancien hôtel de ville d’Avignon.
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<center>La Chambre antique du Camérier.</center>Elle est située au troisième niveau de la Tour du Pape, au-dessous de la Chambre du pontife. Cette salle est le premier (antique) appartement que le camérier occupe dans le Palais avant qu’une nouvelle chambre ne lui soit attribuée dans l’aile des Grands Dignitaires à partir de 1348. Le camérier est le plus haut dignitaire de L’Eglise après le p; une sorte de premier ministre qui a de plus la charge de la Chambre Apostolique, c’est-à-dire des finances.
De par ses attributions, le camérier conserve sans doute dans cette salle divers documents et objets précieux. C’est ce dont semblent attester les huit coffres maçonnés, logés dans les retombées d’ogives du Trésor Bas. Ils ont été découverts sous les dalles de pierre, en 1989.
Au XVIIe siècle, le vice-légat accorde des audiences publiques dans cette chambre devenue salle du trône. Des bancs sont disposés autour de la salle. Des tables de jeu occupent les embrasures des fenêtres.
Des festivités y sont organisées en l’honneur d’hôtes prestigieux :
- un festin en 1662, pour la visite du prince du Danemark, 
- un concert en 1748, auquel assiste le duc de Richelieu.
La Chambre antique du Camérier.
Elle est située au troisième niveau de la Tour du Pape, au-dessous de la Chambre du pontife. Cette salle est le premier (antique) appartement que le camérier occupe dans le Palais avant qu’une nouvelle chambre ne lui soit attribuée dans l’aile des Grands Dignitaires à partir de 1348. Le camérier est le plus haut dignitaire de L’Eglise après le p; une sorte de premier ministre qui a de plus la charge de la Chambre Apostolique, c’est-à-dire des finances. De par ses attributions, le camérier conserve sans doute dans cette salle divers documents et objets précieux. C’est ce dont semblent attester les huit coffres maçonnés, logés dans les retombées d’ogives du Trésor Bas. Ils ont été découverts sous les dalles de pierre, en 1989. Au XVIIe siècle, le vice-légat accorde des audiences publiques dans cette chambre devenue salle du trône. Des bancs sont disposés autour de la salle. Des tables de jeu occupent les embrasures des fenêtres. Des festivités y sont organisées en l’honneur d’hôtes prestigieux : - un festin en 1662, pour la visite du prince du Danemark, - un concert en 1748, auquel assiste le duc de Richelieu.
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<center>La Chambre antique du Camérier.</center>L'emplacement de la chambre du Camérier antique témoigne de l'importance de ce haut personnage de l'Église. Située dans la tour du Pape, juste sous le chambre du pontife à laquelle elle est reliée par un escalier dans le mur, cette pièce est destinée à loger le plus proche collaborateur du Pape. Homme de confiance du souverain pontife, il est responsable des finances, de l'administration et de tous les officiers de la Cour dont il reçoit le serment.
Cette salle montre l'état du Palais des Papes au moment du départ de la caserne au début du XXe siècle. Le plafond charpenté, un des rares à être conservé, richement peint, n'a jamais été restauré. La pièce conserve sur ses murs les traces des diverses campagnes de décoration qui se sont succédées depuis l'époque pontificale.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, elle devient successivement Chambre de Parement, salle de réception et salle du Trône. Des peintures d’armoiries des Légats et des Vice-Légats masquent alors le décor médiéval. Au XIXe siècle, quand le palais est transformé en caserne, un badigeon militaire, par endroit encore visible, recouvre l'ensemble. <br> Jean-Michel Othoniel s’inspire de formations rocheuses creusées par le vent du désert, pour imaginer cette sculpture semblable à une colonne de fumée dont le mouvement ascendant se retrouve pétrifié dans le temps.
La Chambre antique du Camérier.
L'emplacement de la chambre du Camérier antique témoigne de l'importance de ce haut personnage de l'Église. Située dans la tour du Pape, juste sous le chambre du pontife à laquelle elle est reliée par un escalier dans le mur, cette pièce est destinée à loger le plus proche collaborateur du Pape. Homme de confiance du souverain pontife, il est responsable des finances, de l'administration et de tous les officiers de la Cour dont il reçoit le serment. Cette salle montre l'état du Palais des Papes au moment du départ de la caserne au début du XXe siècle. Le plafond charpenté, un des rares à être conservé, richement peint, n'a jamais été restauré. La pièce conserve sur ses murs les traces des diverses campagnes de décoration qui se sont succédées depuis l'époque pontificale. Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, elle devient successivement Chambre de Parement, salle de réception et salle du Trône. Des peintures d’armoiries des Légats et des Vice-Légats masquent alors le décor médiéval. Au XIXe siècle, quand le palais est transformé en caserne, un badigeon militaire, par endroit encore visible, recouvre l'ensemble.
Jean-Michel Othoniel s’inspire de formations rocheuses creusées par le vent du désert, pour imaginer cette sculpture semblable à une colonne de fumée dont le mouvement ascendant se retrouve pétrifié dans le temps.
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<center>La Chambre antique du Camérier.</center>Divisée à l’origine par des cloisons, la salle a conservé sa charpente d’origine, portée par des corbeaux à triple ressaut son décor d’une richesse exceptionnelle est fait de motifs animaliers, géométriques et végétaux. Deux fenêtres à croisillons l’éclairaient et une baie l’aérait. Les ouvertures sont remaniées et les décors muraux vont se succéder, recouvrant les fresques médiévales. Chaque strate ayant valeur égale au regard de l’Histoire, il a été décidé de conserver cette salle dans son état archéologique.
Sous le plafond, une frise ornée des armoiries des légats, est venue recouvrir deux autres séries du même type, qui courent chronologiquement du nord vers l’Est et le Sud.
La Chambre antique du Camérier.
Divisée à l’origine par des cloisons, la salle a conservé sa charpente d’origine, portée par des corbeaux à triple ressaut son décor d’une richesse exceptionnelle est fait de motifs animaliers, géométriques et végétaux. Deux fenêtres à croisillons l’éclairaient et une baie l’aérait. Les ouvertures sont remaniées et les décors muraux vont se succéder, recouvrant les fresques médiévales. Chaque strate ayant valeur égale au regard de l’Histoire, il a été décidé de conserver cette salle dans son état archéologique. Sous le plafond, une frise ornée des armoiries des légats, est venue recouvrir deux autres séries du même type, qui courent chronologiquement du nord vers l’Est et le Sud.
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<center>La Chambre antique du Camérier.</center>Peintures murales du Moyen-Âge.
La Chambre antique du Camérier.
Peintures murales du Moyen-Âge.
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<center>Palais des Papes d'Avignon </center>
Palais des Papes d'Avignon
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<center>La Chambre antique du Camérier.</center>Une des fosses où le camérier cachait l'argent et les objets précieux.
La Chambre antique du Camérier.
Une des fosses où le camérier cachait l'argent et les objets précieux.
81
<center>La Chambre antique du Camérier.</center>Les grandes fenêtres sont ornées d’arcatures bleues et rouges et d’une frise issue du blason de Pierre François Montorio (1604-1607) où alternent coupeaux et fleurs de lys.
La Chambre antique du Camérier.
Les grandes fenêtres sont ornées d’arcatures bleues et rouges et d’une frise issue du blason de Pierre François Montorio (1604-1607) où alternent coupeaux et fleurs de lys.
82
<center>La Grande Trésorerie</center>La Grande Trésorerie, située entre la Tour du Papes et les salles affectées au gouvernement, sous le Consistoire, abrite les services financiers, appelés Chambre apostolique. Véritable cœur de l'administration de l'Église, le personnel de ce service, en grand nombre, tient la comptabilité et se charge de recouvrir les recettes (fiscales, locatives, dons...) et d'enregistrer les dépenses (rémunérations, fonction¬nement du Palais, travaux...). La Chambre contrôle aussi la frappe de la monnaie pontificale, action qui se déroule en dehors du palais. Le Camérier, homme de confiance du Pape, est à la tête de cet organe structurant de l'administration de l'Église.
La Grande Trésorerie
La Grande Trésorerie, située entre la Tour du Papes et les salles affectées au gouvernement, sous le Consistoire, abrite les services financiers, appelés Chambre apostolique. Véritable cœur de l'administration de l'Église, le personnel de ce service, en grand nombre, tient la comptabilité et se charge de recouvrir les recettes (fiscales, locatives, dons...) et d'enregistrer les dépenses (rémunérations, fonction¬nement du Palais, travaux...). La Chambre contrôle aussi la frappe de la monnaie pontificale, action qui se déroule en dehors du palais. Le Camérier, homme de confiance du Pape, est à la tête de cet organe structurant de l'administration de l'Église.
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<center>La Grande Trésorerie</center>Probablement recoupée par des cloisons, la Grande Trésorerie est meublée de bancs, d'escabeaux, de tables, de pupitres, de comptoirs et de cathèdres pour les plus hauts fonctionnaires. Les archives sont rangées dans des caisses, des armoires et de nombreux coffres.
Les registres tenus par la Chambre apostolique, nombreux et détaillés, sont conservés au Vatican et constituent aujourd'hui, une des principales et plus anciennes sources d'information sur la papauté avignonnaise.
La Grande Trésorerie
Probablement recoupée par des cloisons, la Grande Trésorerie est meublée de bancs, d'escabeaux, de tables, de pupitres, de comptoirs et de cathèdres pour les plus hauts fonctionnaires. Les archives sont rangées dans des caisses, des armoires et de nombreux coffres. Les registres tenus par la Chambre apostolique, nombreux et détaillés, sont conservés au Vatican et constituent aujourd'hui, une des principales et plus anciennes sources d'information sur la papauté avignonnaise.
84
<center>La Grande Trésorerie</center>Le Nœud de Lacan, un grand et sombre nœud flottant inspiré par les théories du psychanalyste Jacques Lacan, transforme la Grande Trésorerie en un vaste espace mental dont l’œuvre serait le cœur.
La Grande Trésorerie
Le Nœud de Lacan, un grand et sombre nœud flottant inspiré par les théories du psychanalyste Jacques Lacan, transforme la Grande Trésorerie en un vaste espace mental dont l’œuvre serait le cœur.
85
<center>La Grande Trésorerie</center>Dalle funéraire de Colin de Sémilly
XVe siècle Pierre.
Dépôt de la chapelle des Pénitents Blancs d’Avignon Palais des Papes.
La Grande Trésorerie
Dalle funéraire de Colin de Sémilly XVe siècle Pierre. Dépôt de la chapelle des Pénitents Blancs d’Avignon Palais des Papes.
86
<center>Le Trésor bas</center>Situé au deuxième niveau de la Tour du Pape, le Trésor bas renferme les objets les plus précieux du trésor pontifical, ainsi que les archives de l'Église transférées à Avignon par Benoît XII. Ces documents sont conservés dans des coffres ferrés, à une ou deux serrures, identifiés par des lettres de l’alphabet. Les quatre grands caveaux creusés le long des murs sont de véritables coffres forts. Couverts de dalles amovibles, ils abritent les pièces d'orfèvrerie, la vaisselle et les étoffes précieuses ainsi que des sacs de monnaie d'or et d'argent. <br> Enroulée autour de la colonne centrale du Trésor Bas, le Grand Lasso, une sculpture serpentine de perles de verre réfléchissantes noires, diffracte l’espace environnant.
Le Trésor bas
Situé au deuxième niveau de la Tour du Pape, le Trésor bas renferme les objets les plus précieux du trésor pontifical, ainsi que les archives de l'Église transférées à Avignon par Benoît XII. Ces documents sont conservés dans des coffres ferrés, à une ou deux serrures, identifiés par des lettres de l’alphabet. Les quatre grands caveaux creusés le long des murs sont de véritables coffres forts. Couverts de dalles amovibles, ils abritent les pièces d'orfèvrerie, la vaisselle et les étoffes précieuses ainsi que des sacs de monnaie d'or et d'argent.
Enroulée autour de la colonne centrale du Trésor Bas, le Grand Lasso, une sculpture serpentine de perles de verre réfléchissantes noires, diffracte l’espace environnant.
87
<center>Le Trésor bas</center>Seuls le pape, le camérier et le trésorier peuvent accéder au trésor, scrupuleusement gardé. L'importance d Trésor varie suivant les pontificats. L’habileté d’administrateur et de trésorier dont a fait preuve Jean XXII P puis la lutte menée par Benoît XII contre les dépenses excessives de la Cour Pontificale, des ordres religieux et du clergé séculier, contribuent fortement à son j accroissement. Mais les travaux de Clément VI et les guerres de reconquête en Italie d'innocent VI entament ce Trésor. À partir d'Urbain V, le déficit est permanent.
Dépôt d'archives à l'époque des légats et vice-légats, le Trésor bas est transformé en blanchisserie par le Génie militaire au XIXe siècle, avant que les Archives municipales n'y soient installées temporairement en 1907.
Le Trésor bas
Seuls le pape, le camérier et le trésorier peuvent accéder au trésor, scrupuleusement gardé. L'importance d Trésor varie suivant les pontificats. L’habileté d’administrateur et de trésorier dont a fait preuve Jean XXII P puis la lutte menée par Benoît XII contre les dépenses excessives de la Cour Pontificale, des ordres religieux et du clergé séculier, contribuent fortement à son j accroissement. Mais les travaux de Clément VI et les guerres de reconquête en Italie d'innocent VI entament ce Trésor. À partir d'Urbain V, le déficit est permanent. Dépôt d'archives à l'époque des légats et vice-légats, le Trésor bas est transformé en blanchisserie par le Génie militaire au XIXe siècle, avant que les Archives municipales n'y soient installées temporairement en 1907.
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<center>Les jardins du Palais</center>Le Jardin du Pape et le Jardin du Palais viennent ainsi rejoindre le Verger d'Urbain V, inauguré le 14 septembre 2018, et en accès libre au public, pour compléter le triptyque des Jardins du Palais des Papes. Ce réaménagement est structuré en deux zones : le Jardin du Palais (ou Jardin Benoît XII, 1250 m2) et le Jardin du Pape (662m2). <br>Le fameux et imposant bâtiment de la Roma, dont il ne reste plus que la trace au sol est reconstitué sous forme d’une monumentale pergola qui sera, à terme, entièrement recouverte de végétaux.
Les jardins du Palais
Le Jardin du Pape et le Jardin du Palais viennent ainsi rejoindre le Verger d'Urbain V, inauguré le 14 septembre 2018, et en accès libre au public, pour compléter le triptyque des Jardins du Palais des Papes. Ce réaménagement est structuré en deux zones : le Jardin du Palais (ou Jardin Benoît XII, 1250 m2) et le Jardin du Pape (662m2).
Le fameux et imposant bâtiment de la Roma, dont il ne reste plus que la trace au sol est reconstitué sous forme d’une monumentale pergola qui sera, à terme, entièrement recouverte de végétaux.
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<center>Les jardins du Palais</center>Le Jardin du Pape est un jardin intime, qui disposait d’un accès direct depuis les appartements du Pape. Le réaménagement lui redonne son caractère précieux avec la recréation de la fontaine du griffon ainsi que de la prairie fleurie qui l’entourait.
Les jardins du Palais
Le Jardin du Pape est un jardin intime, qui disposait d’un accès direct depuis les appartements du Pape. Le réaménagement lui redonne son caractère précieux avec la recréation de la fontaine du griffon ainsi que de la prairie fleurie qui l’entourait.
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<center>Les jardins du Palais</center>La Fontaine des délices, 2025. Au pied des remparts, la fontaine du Griffon, échappée d’un roman courtois médiéval, se présente comme un refuge invitant à l’évasion. Jean-Michel Othoniel bâtit sur cette dernière une nouvelle fontaine de verre et d’or inspirée de l’animal mythique dont elle tire son nom qu’il nomme la fontaine amoureuse.
Les jardins du Palais
La Fontaine des délices, 2025. Au pied des remparts, la fontaine du Griffon, échappée d’un roman courtois médiéval, se présente comme un refuge invitant à l’évasion. Jean-Michel Othoniel bâtit sur cette dernière une nouvelle fontaine de verre et d’or inspirée de l’animal mythique dont elle tire son nom qu’il nomme la fontaine amoureuse.
91
<center>Les jardins du Palais</center>Tour du pape ou des Anges, et accolée à droite, la tour de l'étude.
Les jardins du Palais
Tour du pape ou des Anges, et accolée à droite, la tour de l'étude.
92
<center>Les jardins du Palais</center>Le jardin du Palais planté d’essences méditerranéennes présentes au XIVe siècle.
Les jardins du Palais
Le jardin du Palais planté d’essences méditerranéennes présentes au XIVe siècle.
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<center>Les jardins du Palais</center>La tour Saint Jean.
Les jardins du Palais
La tour Saint Jean.
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<center>Les jardins du Palais</center>Tour de l'étude et la tour du pape.
Les jardins du Palais
Tour de l'étude et la tour du pape.
95
<center>Les jardins du Palais</center>Tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
Les jardins du Palais
Tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
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<center>Les jardins du Palais</center>Tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
Les jardins du Palais
Tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
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<center>Les jardins du Palais</center>Sommet de la tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
Les jardins du Palais
Sommet de la tourelle abritant l'escalier en colimaçon, la tour des cuisines, avec le sommet de la cheminée, la tour de Trouillas.
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<center>Les jardins du Palais</center>Derrière le mur, le verger d'Urbain V.
Les jardins du Palais
Derrière le mur, le verger d'Urbain V.
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<center>Couloir du Consistoire.</center>
Couloir du Consistoire.
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<center>Couloir du Consistoire.</center>Cloître Benoît XII. La tour de la Campane et la statue de Notre-Dame des Doms.
Couloir du Consistoire.
Cloître Benoît XII. La tour de la Campane et la statue de Notre-Dame des Doms.
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<center>Grand Tinel </center>Le Grand Tinel abrite les festins prestigieux de la papauté. En 1345, il est décoré de fresques par Matteo Giovannetti. Lors des réceptions solennelles, le pape prend place sur une estrade contre le mur sud. Il domine ainsi les convives dont les tables longent les murs. Le pontife est assis sur une cathèdre garnie de tentures de couleurs variées et surmontée d’un dais. De la vaisselle précieuse est disposée sur sa table. Le maître d’hôtel procède systématiquement à l’épreuve des mets au moyen de la proba censée déceler d’éventuels poisons.
Un incendie accidentel en 1413 a détruit le dressoir et le décor de la salle. Le dressoir permettait de dresser les assiettes au sortir de la cuisine avant de servir les hôtes. On n'en connaît ni la forme et l’emplacement. Le décor, exécuté sous la direction de Matteo Giovannetti, représentait le couronnement de la Vierge accompagnée de quatre papes et au-dessus de la porte de la chapelle Saint-Martial, l’image de la Vierge. 
La réfection des toitures et des terrasses est réalisée entre 1414 et 1419.
Grand Tinel
Le Grand Tinel abrite les festins prestigieux de la papauté. En 1345, il est décoré de fresques par Matteo Giovannetti. Lors des réceptions solennelles, le pape prend place sur une estrade contre le mur sud. Il domine ainsi les convives dont les tables longent les murs. Le pontife est assis sur une cathèdre garnie de tentures de couleurs variées et surmontée d’un dais. De la vaisselle précieuse est disposée sur sa table. Le maître d’hôtel procède systématiquement à l’épreuve des mets au moyen de la proba censée déceler d’éventuels poisons. Un incendie accidentel en 1413 a détruit le dressoir et le décor de la salle. Le dressoir permettait de dresser les assiettes au sortir de la cuisine avant de servir les hôtes. On n'en connaît ni la forme et l’emplacement. Le décor, exécuté sous la direction de Matteo Giovannetti, représentait le couronnement de la Vierge accompagnée de quatre papes et au-dessus de la porte de la chapelle Saint-Martial, l’image de la Vierge. La réfection des toitures et des terrasses est réalisée entre 1414 et 1419.
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<center>Grand Tinel </center>Le Grand Tinel, salle à manger ou réfectoire, accueille les banquets officiels. Le pape y reçoit des invités de marque lors des principales cérémonies religieuses, d'une promotion cardinalice ou de l'élection d'un nouveau pontife. Si des évènements politiques importants nécessitent la réunion d'un conclave, le Grand Tinel qui l'accueille est agrandi d'espaces attenants, en ouvrant les murs sous les arcs encore visibles, vers le Parement et vers l'aile dite du Conclave.
Grand Tinel
Le Grand Tinel, salle à manger ou réfectoire, accueille les banquets officiels. Le pape y reçoit des invités de marque lors des principales cérémonies religieuses, d'une promotion cardinalice ou de l'élection d'un nouveau pontife. Si des évènements politiques importants nécessitent la réunion d'un conclave, le Grand Tinel qui l'accueille est agrandi d'espaces attenants, en ouvrant les murs sous les arcs encore visibles, vers le Parement et vers l'aile dite du Conclave.
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<center>Grand Tinel </center>Couronnant la pièce, la voûte en carène était habillée de toiles d'azur semées d'étoiles d'or, évoquant la voûte céleste. L'actuelle voûte lambrissée n'est restituée qu’en 1980.
Le pape dispose aussi d'une salle à manger privée, le petit Tinel, attenant à la chambre du Parement et accessible depuis ses appartements, aujourd'hui disparu.
Grand Tinel
Couronnant la pièce, la voûte en carène était habillée de toiles d'azur semées d'étoiles d'or, évoquant la voûte céleste. L'actuelle voûte lambrissée n'est restituée qu’en 1980. Le pape dispose aussi d'une salle à manger privée, le petit Tinel, attenant à la chambre du Parement et accessible depuis ses appartements, aujourd'hui disparu.
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<center>Grand Tinel </center>Au fond, espace où se trouvait le dressoir ?
Grand Tinel
Au fond, espace où se trouvait le dressoir ?
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<center>Dressoir </center>Au début du règne de Clément VI, l’aménagement d’une cloison fixe permet de créer un dressoir pour soustraire la préparation des mets à la vue des convives. Cet espace est équipé d’une cheminée à hotte, restituée au XXe siècle, qui permet de tenir les plats au chaud. Tables, buffets et dressoirs en constituent le mobilier.
Le maître de la salle veille au bon déroulement du service.
Le bouteiller, le panetier et le maître de l’eau attendent d’intervenir, tandis que l’écuyer tranchant s’active au découpage des aliments. Hormis le pape, il est le seul à détenir un couteau. Tout ce personnel se tient prêt à former cortège et à défiler dans le Tinel pour assurer le service
Dressoir
Au début du règne de Clément VI, l’aménagement d’une cloison fixe permet de créer un dressoir pour soustraire la préparation des mets à la vue des convives. Cet espace est équipé d’une cheminée à hotte, restituée au XXe siècle, qui permet de tenir les plats au chaud. Tables, buffets et dressoirs en constituent le mobilier. Le maître de la salle veille au bon déroulement du service. Le bouteiller, le panetier et le maître de l’eau attendent d’intervenir, tandis que l’écuyer tranchant s’active au découpage des aliments. Hormis le pape, il est le seul à détenir un couteau. Tout ce personnel se tient prêt à former cortège et à défiler dans le Tinel pour assurer le service
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<center>Grand Tinel </center>Sur l’immense pan de mur de la Chambre des festins sont accrochés soixante tableaux dénués de cadres sur deux rangées superposées. Peintes entre 2017 et 2025, jamais montrées en France, ces toiles dont le fond est recouvert de feuilles d'or blanc abritent des formes fluides colorées et apparemment abstraites. Nées d’une observation méticuleuse de la nature ces pivoines, roses, chrysanthèmes, glycines et fleurs de la passion composent ce spectaculaire ensemble d'œuvres réunies pour la première fois.
Grand Tinel
Sur l’immense pan de mur de la Chambre des festins sont accrochés soixante tableaux dénués de cadres sur deux rangées superposées. Peintes entre 2017 et 2025, jamais montrées en France, ces toiles dont le fond est recouvert de feuilles d'or blanc abritent des formes fluides colorées et apparemment abstraites. Nées d’une observation méticuleuse de la nature ces pivoines, roses, chrysanthèmes, glycines et fleurs de la passion composent ce spectaculaire ensemble d'œuvres réunies pour la première fois.
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<center>Grand Tinel </center>L’artiste révèle ici son fort attrait pour la peinture et les fleurs, liant abstraction et sensualité.
Jean-Michel Othoniel poursuit sa quête passionnée du sens caché des fleurs par-delà ces murs, au Muséum Requien, où il y dévoile son Herbier merveilleux et d’autres peintures inspirées par la botanique
Grand Tinel
L’artiste révèle ici son fort attrait pour la peinture et les fleurs, liant abstraction et sensualité. Jean-Michel Othoniel poursuit sa quête passionnée du sens caché des fleurs par-delà ces murs, au Muséum Requien, où il y dévoile son Herbier merveilleux et d’autres peintures inspirées par la botanique
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<center>Chapelle Saint-Martial</center>Cet oratoire nommé capella parva, la petite chapelle, est utilisé par le pape et une assistance réduite les dimanches et les jours de fêtes. Attenant au Grand Tinel, c'est dans cette petite chapelle que les ultimes délibérations se tiennent, au cœur d'un décor à fresque exceptionnel. Entre 1344 et 1345, à la demande de Clément VI, Matteo Giovannetti peint un cycle iconographique novateur dédié à la vie de saint Martial dans un décor foisonnant de détails. En choisissant d'illustrer la vie du saint Martial montré ici comme un treizième apôtre, le pape souhaite légitimer la papauté avignonnaise. Les scènes légendées et ordonnées alphabétiquement, se lisent en spirale de la voûte vers le bas. Elles racontent la vie merveilleuse de ce saint venu évangéliser le Limousin, région natale du pape, à la demande de saint Pierre. Sans modèle iconographique préexistant de la vie de ce saint, Matteo Giovannetti en a imaginé la représentation.
Lors de la transformation du Palais des Papes en caserne, une fonderie de plombs de chasse est installée dans la tour des chapelles. Comme à la chapelle Saint-Jean, les soldats s'emploient à détacher des fragments de fresques dont ils font commerce, en particulier les visages des personnages.
Chapelle Saint-Martial
Cet oratoire nommé capella parva, la petite chapelle, est utilisé par le pape et une assistance réduite les dimanches et les jours de fêtes. Attenant au Grand Tinel, c'est dans cette petite chapelle que les ultimes délibérations se tiennent, au cœur d'un décor à fresque exceptionnel. Entre 1344 et 1345, à la demande de Clément VI, Matteo Giovannetti peint un cycle iconographique novateur dédié à la vie de saint Martial dans un décor foisonnant de détails. En choisissant d'illustrer la vie du saint Martial montré ici comme un treizième apôtre, le pape souhaite légitimer la papauté avignonnaise. Les scènes légendées et ordonnées alphabétiquement, se lisent en spirale de la voûte vers le bas. Elles racontent la vie merveilleuse de ce saint venu évangéliser le Limousin, région natale du pape, à la demande de saint Pierre. Sans modèle iconographique préexistant de la vie de ce saint, Matteo Giovannetti en a imaginé la représentation. Lors de la transformation du Palais des Papes en caserne, une fonderie de plombs de chasse est installée dans la tour des chapelles. Comme à la chapelle Saint-Jean, les soldats s'emploient à détacher des fragments de fresques dont ils font commerce, en particulier les visages des personnages.
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<center>Chapelle Saint-Martial</center>Le peintre présente saint Martial comme un véritable apôtre, l’égal d’un saint Pierre de l’Aquitaine et traduit ainsi la volonté de Clément VI de légitimer la papauté avignonnaise, en la situant dans le sillage de saint Martial.
Chapelle Saint-Martial
Le peintre présente saint Martial comme un véritable apôtre, l’égal d’un saint Pierre de l’Aquitaine et traduit ainsi la volonté de Clément VI de légitimer la papauté avignonnaise, en la situant dans le sillage de saint Martial.
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<center>Chapelle Saint-Martial</center>Matteo Giovannetti, peintre du pape.
Né à Viterbe vers 1100, il devient prieur de l’église San Martino en 1116. Il arrive à Avignon vers 1141. Il obtient le titre prestigieux de peintre du pape en 1146 et dirige les grands chantiers de décoration du palais. Il meurt probablement à Rome en 1169 où il travaillait à la décoration du Vatican. Il aura effectué l’ensemble de sa carrière hors d’Italie au service exclusif du prince de l’Eglise. <br> Le style de Matteo.
Redécouvert tardivement par les historiens de l’art, cet artiste se fait l’interprète à Avignon des innovations picturales toscanes. Il se distingue par ses grandes qualités de portraitiste, son goût pour le naturalisme et sa science de la mise en espace dont il joue avec brio, multipliant les effets de perspective et de trompe-l’œil.
Chapelle Saint-Martial
Matteo Giovannetti, peintre du pape. Né à Viterbe vers 1300, il devient prieur de l’église San Martino en 1336. Il arrive à Avignon vers 1341. Il obtient le titre prestigieux de peintre du pape en 1346 et dirige les grands chantiers de décoration du palais. Il meurt probablement à Rome en 1369 où il travaillait à la décoration du Vatican. Il aura effectué l’ensemble de sa carrière hors d’Italie au service exclusif du prince de l’Eglise.
Le style de Matteo. Redécouvert tardivement par les historiens de l’art, cet artiste se fait l’interprète à Avignon des innovations picturales toscanes. Il se distingue par ses grandes qualités de portraitiste, son goût pour le naturalisme et sa science de la mise en espace dont il joue avec brio, multipliant les effets de perspective et de trompe-l’œil.
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<center>Chapelle Saint-Martial</center>Dans la voûte, Saint Martial recevant le bâton des mains de saint Pierre.
Chapelle Saint-Martial
Dans la voûte, Saint Martial recevant le bâton des mains de saint Pierre.
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<center>Cuisine haute.</center>En 1342, Clément VI fait élever une nouvelle tour des Cuisines. Constituée de plusieurs niveaux destinés à la conservation des aliments, elle se termine par cet étage, dit «cuisine haute», consacré à la cuisson des aliments. Elle se trouve à la jonction entre les bâtiments ayant une vocation officielle au sud et les deux tours affectés aux pièces de service: cuisines, celliers, latrines notam-ment, situées dans l'angle nord-est du Palais. Arc en sous-oeuvre (1349).
Cuisine haute.
En 1342, Clément VI fait élever une nouvelle tour des Cuisines. Constituée de plusieurs niveaux destinés à la conservation des aliments, elle se termine par cet étage, dit «cuisine haute», consacré à la cuisson des aliments. Elle se trouve à la jonction entre les bâtiments ayant une vocation officielle au sud et les deux tours affectés aux pièces de service: cuisines, celliers, latrines notam-ment, situées dans l'angle nord-est du Palais. Arc en sous-oeuvre (1349).
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<center>Cuisine haute.</center>Elle est couverte d’une hotte pyramidale à huit pans d’une hauteur de 18 mètres. Installé au sol, le brasier est entouré de murs formant un quadrilatère, qui reçoit plusieurs étages de grilles superposées. Ainsi, des quantités considérables d’aliments peuvent cuire simultanément. Un accès direct vers le Grand Tinel, permet de faciliter leur acheminement jusqu’au dressoir où on finissait de les préparer.
Cuisine haute.
Elle est couverte d’une hotte pyramidale à huit pans d’une hauteur de 18 mètres. Installé au sol, le brasier est entouré de murs formant un quadrilatère, qui reçoit plusieurs étages de grilles superposées. Ainsi, des quantités considérables d’aliments peuvent cuire simultanément. Un accès direct vers le Grand Tinel, permet de faciliter leur acheminement jusqu’au dressoir où on finissait de les préparer.
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<center>Cuisine haute.</center>Surmontée d’une cheminée monumentale permettant la cuisson et le réchauffage de plats servis ensuite dans le Grand Tinel, elle est complétée, pour l'usage quotidien, de cuisines de dimension plus modestes, situées à proximité des appartements du Pape notamment. Grâce à son système de hotte pyramidale d'une hauteur de 18 mètres, des quantités considérables d'aliments peuvent y être cuites simultanément.
La tour des cuisines, peu utilisée à l'époque des Légats, est très dégradée quand la caserne s'installe dans le Palais au XIXe siècle. Elle a donc été beaucoup transformée par les militaires au XIXe siècle, puis restaurée au XXe essentiellement en façade.
Cuisine haute.
Surmontée d’une cheminée monumentale permettant la cuisson et le réchauffage de plats servis ensuite dans le Grand Tinel, elle est complétée, pour l'usage quotidien, de cuisines de dimension plus modestes, situées à proximité des appartements du Pape notamment. Grâce à son système de hotte pyramidale d'une hauteur de 18 mètres, des quantités considérables d'aliments peuvent y être cuites simultanément. La tour des cuisines, peu utilisée à l'époque des Légats, est très dégradée quand la caserne s'installe dans le Palais au XIXe siècle. Elle a donc été beaucoup transformée par les militaires au XIXe siècle, puis restaurée au XXe essentiellement en façade.
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<center>Chambre de Parement.</center>Au Moyen Age, le « parement » désigne l’ensemble des tapisseries qui décorent parois et sièges. Cela explique le nom de cette salle qui possédait un riche décor textile. Elle constitue l’antichambre de l’appartement du pape situé au sud. Elle fait transition entre les espaces publics et privés de l’étage. C’est là qu’attendent ceux qui avaient obtenu une audience particulière.
Le pape et les cardinaux s’y réunissent pour délibérer en comité secret. Enfin, dans cette salle, se déroulent diverses cérémonies : la remise de l’anneau et du chapeau aux cardinaux nouvellement nommés et l’attribution de la Rose d’or à un personnage que le pontife souhaite honorer.
Chambre de Parement.
Au Moyen Age, le « parement » désigne l’ensemble des tapisseries qui décorent parois et sièges. Cela explique le nom de cette salle qui possédait un riche décor textile. Elle constitue l’antichambre de l’appartement du pape situé au sud. Elle fait transition entre les espaces publics et privés de l’étage. C’est là qu’attendent ceux qui avaient obtenu une audience particulière. Le pape et les cardinaux s’y réunissent pour délibérer en comité secret. Enfin, dans cette salle, se déroulent diverses cérémonies : la remise de l’anneau et du chapeau aux cardinaux nouvellement nommés et l’attribution de la Rose d’or à un personnage que le pontife souhaite honorer.
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<center>Chambre de Parement.</center>Au Moyen Age, le « parement » désigne l’ensemble des tapisseries qui décorent parois et sièges. Cela explique le nom de cette salle qui possédait un riche décor textile. Elle constitue l’antichambre de l’appartement du pape situé au sud. Elle fait transition entre les espaces publics et privés de l’étage. C’est là qu’attendent ceux qui avaient obtenu une audience particulière.
Le pape et les cardinaux s’y réunissent pour délibérer en comité secret. Enfin, dans cette salle, se déroulent diverses cérémonies : la remise de l’anneau et du chapeau aux cardinaux nouvellement nommés et l’attribution de la Rose d’or à un personnage que le pontife souhaite honorer.
Chambre de Parement.
Au Moyen Age, le « parement » désigne l’ensemble des tapisseries qui décorent parois et sièges. Cela explique le nom de cette salle qui possédait un riche décor textile. Elle constitue l’antichambre de l’appartement du pape situé au sud. Elle fait transition entre les espaces publics et privés de l’étage. C’est là qu’attendent ceux qui avaient obtenu une audience particulière. Le pape et les cardinaux s’y réunissent pour délibérer en comité secret. Enfin, dans cette salle, se déroulent diverses cérémonies : la remise de l’anneau et du chapeau aux cardinaux nouvellement nommés et l’attribution de la Rose d’or à un personnage que le pontife souhaite honorer.
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<center>Chambre de Parement.</center>Suspendues aux poutres de chêne de la Chambre de Parement, douze sculptures inspirées des constellations du zodiaque forment un ciel nocturne aux teintes irisées. Leurs lignes sinueuses de perles de verre miroitées composent un dessin et une palette de couleurs propres à chaque nœud. Ces entrelacs tout en dégradés de bleus, de verts, de violets, d’ambres et de bruns sont ponctués d’étoiles symbolisées par de grandes perles dorées ou argentées. Les Constellations instaurent un rapprochement entre deux pôles qu’à première vue tout oppose : l’astronomie et l’astrologie, la science et la croyance.
Chambre de Parement.
Suspendues aux poutres de chêne de la Chambre de Parement, douze sculptures inspirées des constellations du zodiaque forment un ciel nocturne aux teintes irisées. Leurs lignes sinueuses de perles de verre miroitées composent un dessin et une palette de couleurs propres à chaque nœud. Ces entrelacs tout en dégradés de bleus, de verts, de violets, d’ambres et de bruns sont ponctués d’étoiles symbolisées par de grandes perles dorées ou argentées. Les Constellations instaurent un rapprochement entre deux pôles qu’à première vue tout oppose : l’astronomie et l’astrologie, la science et la croyance.
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<center>Chambre de Parement.</center>Aux murs, subsistent des soubassements de faux-marbre peints au XIVe siècle ainsi que les traces des aménagements opérés par les militaires au XIXe siècle.
Chambre de Parement.
Aux murs, subsistent des soubassements de faux-marbre peints au XIVe siècle ainsi que les traces des aménagements opérés par les militaires au XIXe siècle.
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<center>Chambre de Parement.</center>Aux murs, subsistent des soubassements de faux-marbre peints au XIVe siècle ainsi que les traces des aménagements opérés par les militaires au XIXe siècle.
Chambre de Parement.
Aux murs, subsistent des soubassements de faux-marbre peints au XIVe siècle ainsi que les traces des aménagements opérés par les militaires au XIXe siècle.
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<center>Chambre de Parement.</center>En 1274, le concile de Lyon instaure l’enfermement absolu des cardinaux lors de l’élection d’un pape. Cette disposition est à l’origine du mot conclave, dérivé du latin cum clave qui signifie « fermé à clef ». Avant d’être reclus dans le Palais, les cardinaux procèdent à l’inventaire de leurs biens et à la rédaction de leur testament en cas de décès pendant le conclave. Les vingt à trente membres du Sacré Collège invités à se prononcer, sont assistés chacun par un clerc et des serviteurs.
Au palais, cette centaine de personnes environ, occupe l’Appartement des Hôtes, la Chambre de Parement et le Grand Tinel. A partir de la mort de Benoît XII, afin de créer un espace unique, ces trois salles sont réunies grâce au percement de deux arcs de communication. Pour éviter les pressions extérieures, elles sont gardées en permanence tandis que leurs portes et fenêtres sont murées.
La seule ouverture vers l’extérieur est un guichet permettant de livrer la nourriture. A l’issue du conclave, les lieux retrouvent leur configuration initiale : les arcs sont rebouchés et le décor repris.
Chambre de Parement.
En 1274, le concile de Lyon instaure l’enfermement absolu des cardinaux lors de l’élection d’un pape. Cette disposition est à l’origine du mot conclave, dérivé du latin cum clave qui signifie « fermé à clef ». Avant d’être reclus dans le Palais, les cardinaux procèdent à l’inventaire de leurs biens et à la rédaction de leur testament en cas de décès pendant le conclave. Les vingt à trente membres du Sacré Collège invités à se prononcer, sont assistés chacun par un clerc et des serviteurs. Au palais, cette centaine de personnes environ, occupe l’Appartement des Hôtes, la Chambre de Parement et le Grand Tinel. A partir de la mort de Benoît XII, afin de créer un espace unique, ces trois salles sont réunies grâce au percement de deux arcs de communication. Pour éviter les pressions extérieures, elles sont gardées en permanence tandis que leurs portes et fenêtres sont murées. La seule ouverture vers l’extérieur est un guichet permettant de livrer la nourriture. A l’issue du conclave, les lieux retrouvent leur configuration initiale : les arcs sont rebouchés et le décor repris.
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<center>Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Palais des pape
Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Palais des pape
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<center>Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Palais des papes.
Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Palais des papes.
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<center>Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Palais des papes.
Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Palais des papes.
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<center>Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
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<center>Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
Collections de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
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<center>Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape. </center>XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
Collection de carreaux de Châteauneuf-du-Pape.
XIVe siècle. Céramique en pâte réfractaire. Palais des papes.
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<center>La Chambre du Pape</center>Elle est réservée au pontife. Il y dort près des cubiculaires, valets à son service, mais il peut également y donner des audiences particulières. La chambre se situe dans la tour du Pape, dans laquelle sont superposées toutes les richesses de la papauté. Les niveaux sont reliés entre eux par des escaliers logés dans l'épaisseur des murs. Le cellier ouvre sur le jardin, surmonté de la salle du Trésor puis de la Chambre du Camérier réservée au principal collaborateur du pape. À l'étage supérieur, la chambre du Pape est surmontée du Trésor haut qui abrite la bibliothèque. Un petit cabinet de travail est accessible depuis la chambre.
La Chambre du Pape
Elle est réservée au pontife. Il y dort près des cubiculaires, valets à son service, mais il peut également y donner des audiences particulières. La chambre se situe dans la tour du Pape, dans laquelle sont superposées toutes les richesses de la papauté. Les niveaux sont reliés entre eux par des escaliers logés dans l'épaisseur des murs. Le cellier ouvre sur le jardin, surmonté de la salle du Trésor puis de la Chambre du Camérier réservée au principal collaborateur du pape. À l'étage supérieur, la chambre du Pape est surmontée du Trésor haut qui abrite la bibliothèque. Un petit cabinet de travail est accessible depuis la chambre.
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<center>La Chambre du Pape</center>Réalisé vers 1335, le décor des murs se compose de rinceaux de vignes et de chênes sur un fond de ciel où évoluent des animaux, oiseaux et écureuils notamment.
La Chambre du Pape
Réalisé vers 1335, le décor des murs se compose de rinceaux de vignes et de chênes sur un fond de ciel où évoluent des animaux, oiseaux et écureuils notamment.
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<center>La Chambre du Pape</center>Dans les ébrasements des baies, des gables gothiques peints en trompe-l'œil soutiennent des cages à oiseaux habitées ou vides. Les oiseaux représentés à de nombreux endroits, évoquent selon certains auteurs l'âme humaine et les cages, le corps, les rinceaux symbolisant le paradis. Très différent des décors ornementaux fréquents dans le Palais, celui de la Chambre du Pape aurait une portée symbolique et politique.
La Chambre du Pape
Dans les ébrasements des baies, des gables gothiques peints en trompe-l'œil soutiennent des cages à oiseaux habitées ou vides. Les oiseaux représentés à de nombreux endroits, évoquent selon certains auteurs l'âme humaine et les cages, le corps, les rinceaux symbolisant le paradis. Très différent des décors ornementaux fréquents dans le Palais, celui de la Chambre du Pape aurait une portée symbolique et politique.
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<center>La Chambre du Pape</center>
La Chambre du Pape
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<center>La Chambre du Pape</center>En 1963, un pavement complet de carreaux de terre cuite émaillée est mis au jour dans le Studium.
Il est l’unique sol du XIVe siècle conservé dans sa disposition d’origine. Les carreaux historiés présentent divers décors peints de vert et brun (oxyde de cuivre et de manganèse) sur fond blanc (étain) : figures géométriques, animales, végétales et blasons. Ces motifs répondaient harmonieusement aux peintures qui ornaient les murs. D’autres carreaux de ce type ont été trouvés lors de fouilles réalisées dans le Palais. Ils étaient fabriqués en grande quantité par des artisans de Saint-Quentin-la-Poterie près d’Uzès (Gard actuel). Les papes en firent un grand usage, comme en attestent les nombreux achats enregistrés dans les comptes.
La Chambre du Pape
En 1963, un pavement complet de carreaux de terre cuite émaillée est mis au jour dans le Studium. Il est l’unique sol du XIVe siècle conservé dans sa disposition d’origine. Les carreaux historiés présentent divers décors peints de vert et brun (oxyde de cuivre et de manganèse) sur fond blanc (étain) : figures géométriques, animales, végétales et blasons. Ces motifs répondaient harmonieusement aux peintures qui ornaient les murs. D’autres carreaux de ce type ont été trouvés lors de fouilles réalisées dans le Palais. Ils étaient fabriqués en grande quantité par des artisans de Saint-Quentin-la-Poterie près d’Uzès (Gard actuel). Les papes en firent un grand usage, comme en attestent les nombreux achats enregistrés dans les comptes.
132
<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>Accompagnées d'une frise et d'un plafond peint, des scènes de pêche et de chasse ornent les murs de cette salle en 1343, elles sont dues à Clément VI. La principale d'entre elles, une chasse au cerf, donne son nom à la pièce, appelée ensuite « chambre du Cerf ».Scène de chasse au cerf. Dans les traités, c’est la plus aristocratique des chasses : face à l’entrée :principale, elle a donné son nom à la salle. Dans la symbolique, le cerf représente le Christ. A droite, un cygne blanc.
Studium ou Chambre du Cerf.
Accompagnées d'une frise et d'un plafond peint, des scènes de pêche et de chasse ornent les murs de cette salle en 1343, elles sont dues à Clément VI. La principale d'entre elles, une chasse au cerf, donne son nom à la pièce, appelée ensuite « chambre du Cerf ».Scène de chasse au cerf. Dans les traités, c’est la plus aristocratique des chasses : face à l’entrée :principale, elle a donné son nom à la salle. Dans la symbolique, le cerf représente le Christ. A droite, un cygne blanc.
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<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>Un enfant cueille des grenades. Les peintres se sont sans doute inspirés de la nature environnante pour représenter des essences d'arbres et de plantes identifiables et parfois chargées de symboles. Ainsi la grenade peut évoquer la Passion du Christ. Deux lévriers s'élancent en direction de la paroi ouest, créant ainsi un lien avec la scène suivante. Un arbre placé à l’angle du contrefort créé un jeu d’illusion qui annonce les recherches de Matteo Giovannetti dans le domaine spatial. Scène de chasse au cerf. Dans les traités, c’est la plus aristocratique des chasses : face à l’entrée principale, elle a donné son nom à la salle. Dans la symbolique, le cerf représente le Christ.
Studium ou Chambre du Cerf.
Un enfant cueille des grenades. Les peintres se sont sans doute inspirés de la nature environnante pour représenter des essences d'arbres et de plantes identifiables et parfois chargées de symboles. Ainsi la grenade peut évoquer la Passion du Christ. Deux lévriers s'élancent en direction de la paroi ouest, créant ainsi un lien avec la scène suivante. Un arbre placé à l’angle du contrefort créé un jeu d’illusion qui annonce les recherches de Matteo Giovannetti dans le domaine spatial. Scène de chasse au cerf. Dans les traités, c’est la plus aristocratique des chasses : face à l’entrée principale, elle a donné son nom à la salle. Dans la symbolique, le cerf représente le Christ.
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<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>Le vivier est représenté en aplat, de manière à montrer les poissons qu’il contient.
Les pontifes avignonnais firent bâtir des viviers dans la ville.
On y élevait des poissons, en particulier des brochets, destinés à la table du pape.
A l’arrière-plan, un sous-bois et un ruisseau donnent une certaine profondeur a la scène.
A droite, la chasse à la pipée. Elle se pratique au début de l’hiver et prend place logiquement sur la paroi nord.
Studium ou Chambre du Cerf.
Le vivier est représenté en aplat, de manière à montrer les poissons qu’il contient. Les pontifes avignonnais firent bâtir des viviers dans la ville. On y élevait des poissons, en particulier des brochets, destinés à la table du pape. A l’arrière-plan, un sous-bois et un ruisseau donnent une certaine profondeur a la scène. A droite, la chasse à la pipée. Elle se pratique au début de l’hiver et prend place logiquement sur la paroi nord.
135
<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>La chasse à la pipée. Elle se pratique au début de l’hiver et prend place logiquement sur la paroi nord. Repentir : un personnage accroupi a été remplacé par un chien bondissant.
Scène de chasse au filet (frise supérieure). Un chasseur assis manœuvre un filet où se sont pris des étourneaux.
Dans les traités du Moyen Age, les chasses au lapin, puis celles au moyen d’un filet ou d’un arc, se placent juste avant celles au piège qui sont réservées aux paysans.
Studium ou Chambre du Cerf.
La chasse à la pipée. Elle se pratique au début de l’hiver et prend place logiquement sur la paroi nord. Repentir : un personnage accroupi a été remplacé par un chien bondissant. Scène de chasse au filet (frise supérieure). Un chasseur assis manœuvre un filet où se sont pris des étourneaux. Dans les traités du Moyen Age, les chasses au lapin, puis celles au moyen d’un filet ou d’un arc, se placent juste avant celles au piège qui sont réservées aux paysans.
136
<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>Scène de chasse au faucon. Faisant pendant a la chasse au cerf c'est la deuxième des chasses dans les traités de vénerie, qui placent au sommet celles qui se pratiquent avec un chien ou un faucon. Un chasseur tient un faucon dressé sur son poing levé. Tout en lui indique le grand seigneur : ses vêtements, sa pose.
Studium ou Chambre du Cerf.
Scène de chasse au faucon. Faisant pendant a la chasse au cerf c'est la deuxième des chasses dans les traités de vénerie, qui placent au sommet celles qui se pratiquent avec un chien ou un faucon. Un chasseur tient un faucon dressé sur son poing levé. Tout en lui indique le grand seigneur : ses vêtements, sa pose.
137
<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>Scène de chasse au furet Le furet part des mains du chasseur à la poursuite d’un lapin blanc, d’autres sortent de leur terrier ou courent s’y réfugier.
Studium ou Chambre du Cerf.
Scène de chasse au furet Le furet part des mains du chasseur à la poursuite d’un lapin blanc, d’autres sortent de leur terrier ou courent s’y réfugier.
138
<center>Chambre du Cerf.</center>Scène de baignade. Malgré les lacunes et la disparition des pigments colorés, on distingue un groupe d’enfants jouant dans les feuillages tandis que d’autres s’ébattent dans une rivière.
Cette scène est novatrice par la représentation du mouvement des corps et des drapés et contraste avec l’aspect statique de la chasse au faucon voisine. En haut, à droite, un oiseleur.
Chambre du Cerf.
Scène de baignade. Malgré les lacunes et la disparition des pigments colorés, on distingue un groupe d’enfants jouant dans les feuillages tandis que d’autres s’ébattent dans une rivière. Cette scène est novatrice par la représentation du mouvement des corps et des drapés et contraste avec l’aspect statique de la chasse au faucon voisine. En haut, à droite, un oiseleur.
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<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>
Studium ou Chambre du Cerf.
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<center>Studium ou Chambre du Cerf.</center>
Studium ou Chambre du Cerf.
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<center>Sacristie Nord.</center>En 1364, afin de rendre l’accès à la Grande Chapelle plus direct, Innocent VI aménage un pont qui, depuis les appartements privés, aboutissait entre les deux fenêtres du mur nord. Le débouché de l’ouvrage y est d’ailleurs encore visible. 
En 1364, afin de rendre l’accès à la Grande Chapelle plus direct, Innocent VI aménage un pont qui, depuis les appartements privés, aboutissait entre les deux fenêtres du mur nord. Le débouché de l’ouvrage y est d’ailleurs encore visible. Long de quinze mètres et supporté par une arche en pierre retombant sur deux piles, il est détruit au XIXe siècle. Son profil est cependant connu grâce des relevés du Génie militaire.
A la fin de sa vie, Innocent VI devenu grabataire, installe un lit et un autel dans cette sacristie
Sacristie Nord.
En 1364, afin de rendre l’accès à la Grande Chapelle plus direct, Innocent VI aménage un pont qui, depuis les appartements privés, aboutissait entre les deux fenêtres du mur nord. Le débouché de l’ouvrage y est d’ailleurs encore visible. En 1364, afin de rendre l’accès à la Grande Chapelle plus direct, Innocent VI aménage un pont qui, depuis les appartements privés, aboutissait entre les deux fenêtres du mur nord. Le débouché de l’ouvrage y est d’ailleurs encore visible. Long de quinze mètres et supporté par une arche en pierre retombant sur deux piles, il est détruit au XIXe siècle. Son profil est cependant connu grâce des relevés du Génie militaire. A la fin de sa vie, Innocent VI devenu grabataire, installe un lit et un autel dans cette sacristie
142
<center>Sacristie Nord.</center>Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
Sacristie Nord.
Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
143
<center>Sacristie Nord.</center>Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
Sacristie Nord.
Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
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<center>Sacristie Nord.</center>Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
Sacristie Nord.
Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
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<center>Sacristie Nord.</center>Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
Sacristie Nord.
Cette salle offre les principales caractéristiques architecturales du Palais Neuf de Clément VI par l’emploi plus répandu de la voûte à croisées d’ogives et l’apparition du décor sculpté, inexistant dans les constructions de Benoit XII.
146
<center>Sacristie Nord.</center>Tombeau dit de Renaud de Monclar. XIVe siècle. Eglise de la Chaise-Dieu.
Sacristie Nord.
Tombeau dit de Renaud de Monclar. XIVe siècle. Eglise de la Chaise-Dieu.
147
<center>Sacristie Nord.</center>Tombeau de Philippe d’Alençon. Moulage de plâtre 1923.
Don de S.S. Pie XI, Palais des Papes.
Philippe d’Alençon fut vicaire général du pape Urbain VI, qui régna à Rome durant le schisme de 1378 à 1389. Le tombeau original se trouve à l’église Sainte-Marie du Trastevere à Rome
Sacristie Nord.
Tombeau de Philippe d’Alençon. Moulage de plâtre 1923. Don de S.S. Pie XI, Palais des Papes. Philippe d’Alençon fut vicaire général du pape Urbain VI, qui régna à Rome durant le schisme de 1378 à 1389. Le tombeau original se trouve à l’église Sainte-Marie du Trastevere à Rome
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<center>Sacristie Nord.</center>Tombeau de Philippe d’Alençon. Moulage de plâtre 1923.
Don de S.S. Pie XI, Palais des Papes.
Philippe d’Alençon fut vicaire général du pape Urbain VI, qui régna à Rome durant le schisme de 1378 à 1389. Le tombeau original se trouve à l’église Sainte-Marie du Trastevere à Rome
Sacristie Nord.
Tombeau de Philippe d’Alençon. Moulage de plâtre 1923. Don de S.S. Pie XI, Palais des Papes. Philippe d’Alençon fut vicaire général du pape Urbain VI, qui régna à Rome durant le schisme de 1378 à 1389. Le tombeau original se trouve à l’église Sainte-Marie du Trastevere à Rome
149
<center>Sacristie Nord.</center>Fragments du tombeau du cardinal Albornoz. Moulage de plâtre.
Don de sa majesté Alphonse xiii. Roi d’Espagne. 1923 Avignon, Palais des papes.
Sacristie Nord.
Fragments du tombeau du cardinal Albornoz. Moulage de plâtre. Don de sa majesté Alphonse xiii. Roi d’Espagne. 1923 Avignon, Palais des papes.
150
<center>Sacristie Nord.</center>Charles IV, roi de Bohème, empereur des Romains.
XIVe siècle. Cathédrale de Prague.
Sacristie Nord.
Charles IV, roi de Bohème, empereur des Romains. XIVe siècle. Cathédrale de Prague.
151
<center>Sacristie Nord.</center>Mathieu d'Arras, architecte français, maître d'oeuvre de la cathédrale de Prague.
Sacristie Nord.
Mathieu d'Arras, architecte français, maître d'oeuvre de la cathédrale de Prague.
152
<center>Sacristie Nord.</center>Retable du portement de croix. Moulage de plâtre.
XXe siècle.
Bruno Parizat.
Dépôt du Musée Calvet, Avignon.
D’après l’original commandé en 1478 par le roi René a Francesco Laurana, pour orner le maître-autel de l’église du couvent des Célestins à Avignon. Le retable en marbre polychrome, aux dimensions exceptionnelles, se trouve depuis 1850 à l’église Saint-Didier.
C’est l’une des plus anciennes œuvres de la Renaissance provençale et dont la facture se rapproche de l’arc de triomphe du Castel Nuovo de Naples. Le paysage urbain en bas-relief qui sert de fond à la scène offre un catalogue d’architecture renaissante alors inconnue en Provence.
Sacristie Nord.
Retable du portement de croix. Moulage de plâtre. XXe siècle. Bruno Parizat. Dépôt du Musée Calvet, Avignon. D’après l’original commandé en 1478 par le roi René a Francesco Laurana, pour orner le maître-autel de l’église du couvent des Célestins à Avignon. Le retable en marbre polychrome, aux dimensions exceptionnelles, se trouve depuis 1850 à l’église Saint-Didier. C’est l’une des plus anciennes œuvres de la Renaissance provençale et dont la facture se rapproche de l’arc de triomphe du Castel Nuovo de Naples. Le paysage urbain en bas-relief qui sert de fond à la scène offre un catalogue d’architecture renaissante alors inconnue en Provence.
153
<center>Sacristie Nord.</center>Sainte Catherine de Sienne. Terre cuite.
Palais des Papes.
Elle vécut de 1347à 1380. Fille d’un teinturier de Sienne, des dons miraculeux la désignèrent très jeune pour la sainteté. Contre la volonté de sa famille, elle rejoignit le tiers-ordre dominicain. Suivant une révélation du Christ, elle entreprit en 1376 le voyage d'Avignon, pour négocier la paix entre la ville de Florence et le pape Grégoire XI. L'entreprise se solda par un échec mais sa rencontre avec le pape prépara le retour à Rome du gouvernement de l'église qui advint en janvier 1377. Cette sculpture appartient à une série importante de copies d’une œuvre qui était autrefois considérée comme la Vera effigies de la Sainte à l'âge de 33 ans. La tradition voulait que le buste ait été réalisé à partir du masque mortuaire de la sainte.
Sacristie Nord.
Sainte Catherine de Sienne. Terre cuite. Palais des Papes. Elle vécut de 1347à 1380. Fille d’un teinturier de Sienne, des dons miraculeux la désignèrent très jeune pour la sainteté. Contre la volonté de sa famille, elle rejoignit le tiers-ordre dominicain. Suivant une révélation du Christ, elle entreprit en 1376 le voyage d'Avignon, pour négocier la paix entre la ville de Florence et le pape Grégoire XI. L'entreprise se solda par un échec mais sa rencontre avec le pape prépara le retour à Rome du gouvernement de l'église qui advint en janvier 1377. Cette sculpture appartient à une série importante de copies d’une œuvre qui était autrefois considérée comme la Vera effigies de la Sainte à l'âge de 33 ans. La tradition voulait que le buste ait été réalisé à partir du masque mortuaire de la sainte.
154
<center>Sacristie Nord.</center>Louis II de Bourbon, dit le bon Duc, église de Souvigny (Allier). XIVe XVe siècles.
Sacristie Nord.
Louis II de Bourbon, dit le bon Duc, église de Souvigny (Allier). XIVe XVe siècles.
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<center>Sacristie Nord.</center>
Sacristie Nord.
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<center>Sacristie Nord.</center>
Sacristie Nord.
157
<center>Grande Chapelle </center>Elle est une des réalisations architecturales majeures du pontificat de Clément VI. Achevée en 1351 après quatre années de travaux, le pape peut y célébrer les fêtes de la Toussaint avant de mourir. Ses dimensions exceptionnelles (52 m x 19 m), permettent de donner faste et solennité au service divin. Dédiée aux apôtres Pierre et Paul, elle accueille les messes solennelles en présence du pape et les cérémonies du couronnement ou les funérailles  A cette occasion, un décor luxueux anime la nef. Les murs sont parés de tentures ornées de roses rouges sur fond vert tandis que des tapis sont disposés au sol. La cathèdre du pape, installée clans la deuxième travée, contre le mur nord, est surmontée d’un dais d’or. L’autel qui meuble la dernière travée orientale, est aussi paré de précieux textiles.
Grande Chapelle
Elle est une des réalisations architecturales majeures du pontificat de Clément VI. Achevée en 1351 après quatre années de travaux, le pape peut y célébrer les fêtes de la Toussaint avant de mourir. Ses dimensions exceptionnelles (52 m x 19 m), permettent de donner faste et solennité au service divin. Dédiée aux apôtres Pierre et Paul, elle accueille les messes solennelles en présence du pape et les cérémonies du couronnement ou les funérailles A cette occasion, un décor luxueux anime la nef. Les murs sont parés de tentures ornées de roses rouges sur fond vert tandis que des tapis sont disposés au sol. La cathèdre du pape, installée clans la deuxième travée, contre le mur nord, est surmontée d’un dais d’or. L’autel qui meuble la dernière travée orientale, est aussi paré de précieux textiles.
158
<center>Grande Chapelle </center>Quatre Cosmos géants sont accrochés aux voûtes de la Grande Chapelle, au sol s’écoule une tumultueuse rivière composée de 7500 briques de verre bleues. Au centre de ces quatre sculptures de cinq mètres diamètre, se trouve une gigantesque sphère dorée, suivant la trajectoire des étoiles,
des perles gravitent autour de cet astre central.
Grande Chapelle
Quatre Cosmos géants sont accrochés aux voûtes de la Grande Chapelle, au sol s’écoule une tumultueuse rivière composée de 7500 briques de verre bleues. Au centre de ces quatre sculptures de cinq mètres diamètre, se trouve une gigantesque sphère dorée, suivant la trajectoire des étoiles, des perles gravitent autour de cet astre central.
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<center>Grande Chapelle </center>
Grande Chapelle
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<center>Grande Chapelle </center>La Grande Chapelle du Palais des papes est une des réalisations architecturales majeures du pontificat de Clément VI. Vaste vaisseau de 52 m de long sur 15 de large et 20 de haut, la Chapelle Clémentine est un véritable tour de force de l’architecte Jean de Louvres. Ses dimensions exceptionnelles permettent de donner faste et solennité au service divin. Grâce à ses impressionnantes caractéristiques architecturales, la Grande Chapelle devient un laboratoire dans lequel se perfectionne la pratique du chant polyphonique rattachée à la liturgie connue sous le nom d’Ars nova, faisant d’Avignon une capitale musicale très en vue au Moyen-Age. Dédiée aux apôtres Pierre et Paul, elle accueille également les messes solennelles, les cérémonies du couronnement ou encore les funérailles. Achevée en 1351 après quatre années de travaux, le pape put y célébrer les fêtes de la Toussaint avant de mourir.
Grande Chapelle
La Grande Chapelle du Palais des papes est une des réalisations architecturales majeures du pontificat de Clément VI. Vaste vaisseau de 52 m de long sur 15 de large et 20 de haut, la Chapelle Clémentine est un véritable tour de force de l’architecte Jean de Louvres. Ses dimensions exceptionnelles permettent de donner faste et solennité au service divin. Grâce à ses impressionnantes caractéristiques architecturales, la Grande Chapelle devient un laboratoire dans lequel se perfectionne la pratique du chant polyphonique rattachée à la liturgie connue sous le nom d’Ars nova, faisant d’Avignon une capitale musicale très en vue au Moyen-Age. Dédiée aux apôtres Pierre et Paul, elle accueille également les messes solennelles, les cérémonies du couronnement ou encore les funérailles. Achevée en 1351 après quatre années de travaux, le pape put y célébrer les fêtes de la Toussaint avant de mourir.
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<center>Grande Chapelle </center>
Grande Chapelle
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<center>Grande Chapelle </center>
Grande Chapelle
163
<center>La Sacristie Sud</center>Dans la tradition catholique, le pape attribue chaque dimanche de Carême une rose d’or à un hôte de marque, un souverain, une église ou un sanctuaire. Cet ornement béni en or massif à la forme d’une simple rose sans épine, et symbolise le Christ et sa Passion. L’origine de ce rituel ecclésiastique reste encore aujourd’hui incertaine et peu de roses d’or de l’époque médiévale sont connues. La plus ancienne conservée à ce jour se trouve dans les collections du Musée de Cluny. Elle fut commandée en 1330 par le pape Jean XXII à l’orfèvre Jacobi di Sienna Minuchio et offerte à Rodolphe III de Nidau. Suite au grand Schisme d’Occident, les papes installés à Avignon continueront d’honorer puissants et lieux de cultes par le don de la rose d’or. En écho à cette tradition, Jean- Michel Othoniel installe dans la Sacristie Sud une grande rose de perles recouvertes de feuilles d’or, elle aussi dénuée d’épine. Il complète ainsi son jardin rêvé érigé dans le Palais des Papes et au-delà. L’éclat radieux de sa rose rend cette fois-ci hommage au fantôme de l’amour
La Sacristie Sud
Dans la tradition catholique, le pape attribue chaque dimanche de Carême une rose d’or à un hôte de marque, un souverain, une église ou un sanctuaire. Cet ornement béni en or massif à la forme d’une simple rose sans épine, et symbolise le Christ et sa Passion. L’origine de ce rituel ecclésiastique reste encore aujourd’hui incertaine et peu de roses d’or de l’époque médiévale sont connues. La plus ancienne conservée à ce jour se trouve dans les collections du Musée de Cluny. Elle fut commandée en 1330 par le pape Jean XXII à l’orfèvre Jacobi di Sienna Minuchio et offerte à Rodolphe III de Nidau. Suite au grand Schisme d’Occident, les papes installés à Avignon continueront d’honorer puissants et lieux de cultes par le don de la rose d’or. En écho à cette tradition, Jean- Michel Othoniel installe dans la Sacristie Sud une grande rose de perles recouvertes de feuilles d’or, elle aussi dénuée d’épine. Il complète ainsi son jardin rêvé érigé dans le Palais des Papes et au-delà. L’éclat radieux de sa rose rend cette fois-ci hommage au fantôme de l’amour
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<center>La Sacristie Sud</center>La fenêtre qui l'éclaire à I'est, a conservé son décor d'origine composé des armes de Pie V (1566-1572) et d'oiseaux volant parmi des épis de millet. Peintures du XVIe siècle.
La Sacristie Sud
La fenêtre qui l'éclaire à I'est, a conservé son décor d'origine composé des armes de Pie V (1566-1572) et d'oiseaux volant parmi des épis de millet. Peintures du XVIe siècle.
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<center>La Sacristie Sud</center>Inscription du tombeau de Grégoire XI (1370-1378).
1965. Moulage de plâtre
Inscription gravée en 1584, sous le pontificat de Grégoire XIII, en témoignage de reconnaissance envers le pape, avec l’approbation du Sénat et du peuple romain qui en firent les frais. L’original est visible à Rome, dans l’église Santa Maria  Nuova, où le pape est inhumé.
La Sacristie Sud
Inscription du tombeau de Grégoire XI (1370-1378). 1965. Moulage de plâtre Inscription gravée en 1584, sous le pontificat de Grégoire XIII, en témoignage de reconnaissance envers le pape, avec l’approbation du Sénat et du peuple romain qui en firent les frais. L’original est visible à Rome, dans l’église Santa Maria Nuova, où le pape est inhumé.
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<center>La Sacristie Sud</center>Buste de Benoît XII.
1913. Moulage de plâtre. Francesco Mercantili.
Le buste original exécuté par Paul de Sienne en 1341, ornait la façade de l’église Saint-Pierre de Rome, que ce pape avait fait restaurer avec le palais du Latran à partir de 1335. Achat, Palais des Papes. Original : Crypte du Vatican.
La Sacristie Sud
Buste de Benoît XII. 1913. Moulage de plâtre. Francesco Mercantili. Le buste original exécuté par Paul de Sienne en 1341, ornait la façade de l’église Saint-Pierre de Rome, que ce pape avait fait restaurer avec le palais du Latran à partir de 1335. Achat, Palais des Papes. Original : Crypte du Vatican.
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<center>La Sacristie Sud</center>Buste du gisant de Clément VII (1378-1394)
1945. Moulage de plâtre d’après l’original exposé au musée du Petit Palais, Mérindol.
Cette effigie de Clément VII date de 1401, année où on transporta son corps dans le chœur de l’église des Célestins (Avignon). Cet authentique portrait certainement exécuté à partir d’un masque mortuaire, a été martelé à la Révolution. Les armes de la famille du pape apparaissent sur les coussins où repose la tête. Achat après commande, Palais des Papes.
La Sacristie Sud
Buste du gisant de Clément VII (1378-1394) 1945. Moulage de plâtre d’après l’original exposé au musée du Petit Palais, Mérindol. Cette effigie de Clément VII date de 1401, année où on transporta son corps dans le chœur de l’église des Célestins (Avignon). Cet authentique portrait certainement exécuté à partir d’un masque mortuaire, a été martelé à la Révolution. Les armes de la famille du pape apparaissent sur les coussins où repose la tête. Achat après commande, Palais des Papes.
168
<center>La Sacristie Sud</center>Gisant de Clément V (1305 - 1314). Moulage de Plâtre. 1924. Don de L'état Français, Palais des Papes.
La Sacristie Sud
Gisant de Clément V (1305 - 1314). Moulage de Plâtre. 1924. Don de L'état Français, Palais des Papes.
169
<center>La Sacristie Sud</center>Gisant D'Urbain V (1362-1370). Moulage de Plâtre. 1965. Merindol. Achat après commande, Palais des Papes.
La Sacristie Sud
Gisant D'Urbain V (1362-1370). Moulage de Plâtre. 1965. Merindol. Achat après commande, Palais des Papes.
170
<center>La Sacristie Sud</center>Gisant de Clément VI (1342-1352). Moulage de Plâtre. 1913. Leopold Bulla. Don, Palais des Papes.
La Sacristie Sud
Gisant de Clément VI (1342-1352). Moulage de Plâtre. 1913. Leopold Bulla. Don, Palais des Papes.
171
<center>La Sacristie Sud</center>
La Sacristie Sud
172
<center>La Sacristie Sud</center>Elle est coiffée d'une voute compartimentée sur croisées d'ogives dont une clef porte les armes du pape Innocent VI.
La Sacristie Sud
Elle est coiffée d'une voute compartimentée sur croisées d'ogives dont une clef porte les armes du pape Innocent VI.
173
<center>La Sacristie Sud</center>
La Sacristie Sud
174
<center>La loggia.</center>Le portail de la grande chapelle. Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte.
Cinq grandes niches abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques. Une seule très mutilée demeure contre le trumeau. Un Jugement Dernier figurait sur le linteau ; on aperçoit encore les damnés jetés dans les flammes de l’Enfer. Le tympan a perdu l’essentiel de son décor.
Sous la Révolution, le portail fut très dégradé.
Au XIXe siècle, la Chapelle fut divisée en trois niveaux de chambrées et un escalier fut établi dans la loggia pour les desservir. Le portail fut alors muré, entraînant maintes destructions.
Après l’évacuation de la caserne, on procéda au dégagement du portail. Les restaurations consistèrent à combler les lacunes au moyen de blocs de pierres non sculptées.
La loggia.
Le portail de la grande chapelle. Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte. Cinq grandes niches abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques. Une seule très mutilée demeure contre le trumeau. Un Jugement Dernier figurait sur le linteau ; on aperçoit encore les damnés jetés dans les flammes de l’Enfer. Le tympan a perdu l’essentiel de son décor. Sous la Révolution, le portail fut très dégradé. Au XIXe siècle, la Chapelle fut divisée en trois niveaux de chambrées et un escalier fut établi dans la loggia pour les desservir. Le portail fut alors muré, entraînant maintes destructions. Après l’évacuation de la caserne, on procéda au dégagement du portail. Les restaurations consistèrent à combler les lacunes au moyen de blocs de pierres non sculptées.
175
<center>La loggia.</center>Le portail de la grande chapelle. Au centre, la seule statue très mutilée qui demeure contre le trumeau.
La loggia.
Le portail de la grande chapelle. Au centre, la seule statue très mutilée qui demeure contre le trumeau.
176
<center>La loggia.</center>Le deux grandes niches de droite : elles abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques.
La loggia.
Le deux grandes niches de droite : elles abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques.
177
<center>La loggia.</center>
La loggia.
178
<center>La loggia.</center>
La loggia.
179
<center>La loggia.</center>Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, pour l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
La loggia.
Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, pour l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
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<center>La loggia.</center>Le deux grandes niches de gauche : elles abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques.
La loggia.
Le deux grandes niches de gauche : elles abritaient autrefois des statues, dont les socles sont ornés de quadrilobes encadrant animaux fantastiques, têtes barbues et grotesques.
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<center>La loggia.</center>
La loggia.
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<center>La loggia.</center>
La loggia.
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<center>La loggia.</center>Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, pour l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
La loggia.
Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, pour l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
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<center>La loggia.</center>Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, dans l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
La loggia.
Sous des dais finement sculptés, des figures d’anges agrémentent les voussures de l'archivolte intérieure, dans l'archivolte extérieure, on a des personnages bibliques.
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<center>La loggia.</center>Un Jugement Dernier figurait sur le linteau ; on aperçoit encore les damnés jetés dans les flammes de l’Enfer. Le tympan a perdu l’essentiel de son décor
La loggia.
Un Jugement Dernier figurait sur le linteau ; on aperçoit encore les damnés jetés dans les flammes de l’Enfer. Le tympan a perdu l’essentiel de son décor
186
<center>La loggia.</center>
La loggia.
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<center>La loggia.</center>Vue de la cour d'honneur.
La loggia.
Vue de la cour d'honneur.
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<center>Le Grand escalier d'Honneur.</center>En 1346, débute la construction du Grand Escalier d'Honneur qui dessert la Grande Chapelle. Jean de Louvres, pour le loger, doit doubler le mur de l'Audience. Sa structure, formée de
Le Grand escalier d'Honneur.
En 1346, débute la construction du Grand Escalier d'Honneur qui dessert la Grande Chapelle. Jean de Louvres, pour le loger, doit doubler le mur de l'Audience. Sa structure, formée de "2" volées droites en retour contre le mur noyau, est une innovation qu'on ne rencontre, à l'époque, qu'en Italie. L'escalier est large, éclairé de fenêtres donnant sur la cour et flanqué de chambres qui servent de postes de garde. Autrefois, "3" portes de bois aux lourds vantaux ferrés, à chaque palier, permettaient de le protéger. L'ampleur que lui donne Jean de Louvres, inhabituelle pour l'époque, se prête parfaitement à la solennelle majesté des grandes cérémonies Pontificales.
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<center>Le Grand escalier d'Honneur.</center>Une inscription dans un cartouche, relate la réfection de l'escalier par le Vice Légat Lascaris, en (1659), à la veille de la visite de Louis XIV.
Le Grand escalier d'Honneur.
Une inscription dans un cartouche, relate la réfection de l'escalier par le Vice Légat Lascaris, en (1659), à la veille de la visite de Louis XIV.
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<center>La Grande Audience</center>De dimensions équivalentes à la Grande Chapelle qui la surmonte mais moins élevée, la Grande Audience est le siège du tribunal des Causes Apostoliques. Cet organe de justice permanent dont le fonctionnement est fixé par les premiers papes d’Avignon, est le plus respecté de la Chrétienté. Le collège d’auditeurs hautement qualifiés qui le compose instruit en dernière instance toutes les causes soumises par le pape. Il siège à l’Est de la salle sous le voutain orné de la Fresque des Prophètes (au fond, à gauche). Les auditeurs prennent place dans une enceinte en forme de roue, la Rota, d’où le nom de tribunal de la Rote donné à cette juridiction à partir de 1336. Assis sur des bancs aménagés tout autour, des gens de loi et des plaideurs les assistent. Un riche décor peint et sculpté dont subsistent de nombreux éléments met en relief l’infaillibilité de la Justice Divine et de ses Sentences.
Réformé à de multiples reprises, le tribunal de la Rote, création de la papauté avignonnaise, reste aujourd’hui la juridiction ordinaire d’appel du Saint Siège.
La Grande Audience
De dimensions équivalentes à la Grande Chapelle qui la surmonte mais moins élevée, la Grande Audience est le siège du tribunal des Causes Apostoliques. Cet organe de justice permanent dont le fonctionnement est fixé par les premiers papes d’Avignon, est le plus respecté de la Chrétienté. Le collège d’auditeurs hautement qualifiés qui le compose instruit en dernière instance toutes les causes soumises par le pape. Il siège à l’Est de la salle sous le voutain orné de la Fresque des Prophètes (au fond, à gauche). Les auditeurs prennent place dans une enceinte en forme de roue, la Rota, d’où le nom de tribunal de la Rote donné à cette juridiction à partir de 1336. Assis sur des bancs aménagés tout autour, des gens de loi et des plaideurs les assistent. Un riche décor peint et sculpté dont subsistent de nombreux éléments met en relief l’infaillibilité de la Justice Divine et de ses Sentences. Réformé à de multiples reprises, le tribunal de la Rote, création de la papauté avignonnaise, reste aujourd’hui la juridiction ordinaire d’appel du Saint Siège.
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<center>La Grande Audience</center>Le voutain orné de la Fresque des Prophètes. En harmonie avec les fonctions de la salle, la fresque des Prophètes, pièce maîtresse du décor de l’Audience, mettait en exergue l’infaillibilité des jugements de l’Église. A l’origine, cette fresque, exécutée par Mattco Giovannetti en 1353 surmontait un Jugement Dernier, situé sur la paroi nord de cette travée. Cette grande composition fut détruite au XIXe siècle. Aujourd’hui, seuls demeurent sur le voûtain les vingt figures de prophètes qui veillent à la bonne administration de la justice. Ils arborent de grands phylactères portant des sentences relatives au jugement divin. <br> A gauche, en partant du centre, du haut en bas : Ezéchiel, Jérémie, Isaïe, Moïse ; Abdias, Michée, Nahum ; Abacuch, Malachie ; Anne, mère du roi Salomon.  A droite, de bas en haut : Enoch, Job, Salomon, David ; Daniel, Osée, Amos ; Sophonias, Johel ; la Sibylle d’Eryrthrée.
La Grande Audience
Le voutain orné de la Fresque des Prophètes. En harmonie avec les fonctions de la salle, la fresque des Prophètes, pièce maîtresse du décor de l’Audience, mettait en exergue l’infaillibilité des jugements de l’Église. A l’origine, cette fresque, exécutée par Mattco Giovannetti en 1353 surmontait un Jugement Dernier, situé sur la paroi nord de cette travée. Cette grande composition fut détruite au XIXe siècle. Aujourd’hui, seuls demeurent sur le voûtain les vingt figures de prophètes qui veillent à la bonne administration de la justice. Ils arborent de grands phylactères portant des sentences relatives au jugement divin.
A gauche, en partant du centre, du haut en bas : Ezéchiel, Jérémie, Isaïe, Moïse ; Abdias, Michée, Nahum ; Abacuch, Malachie ; Anne, mère du roi Salomon. A droite, de bas en haut : Enoch, Job, Salomon, David ; Daniel, Osée, Amos ; Sophonias, Johel ; la Sibylle d’Eryrthrée.
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<center>La Grande Audience</center>Inscription indiquant où siègeait Bernard Hugues de Cardailhac, auditeur au tribunal de 1316 à 1355 (mur nord, dernière travée).
La Grande Audience
Inscription indiquant où siègeait Bernard Hugues de Cardailhac, auditeur au tribunal de 1316 à 1355 (mur nord, dernière travée).
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<center>Palais des Papes</center>Façade est.
Palais des Papes
Façade est.
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<center>Palais des Papes</center>Façade est.
Palais des Papes
Façade est.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>La basilique.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
La basilique.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Le cloitre.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Le cloitre.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Le cloitre.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Le cloitre.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Salle du chapitre ou salle capitulaire. Armoire du trésor.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Salle du chapitre ou salle capitulaire. Armoire du trésor.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>En haut : st Michel, ste Marie Madeleine, st Joseph, ste Jean-Baptiste. <br>
En bas : st Hermann ?, st Augustin, st Norbert, st Bernard.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
En haut : st Michel, ste Marie Madeleine, st Joseph, ste Jean-Baptiste.
En bas : st Hermann ?, st Augustin, st Norbert, st Bernard.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Salle du chapitre.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Salle du chapitre.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Eglise romane saint Michel.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Eglise romane saint Michel.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Eglise romane saint Michel.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Eglise romane saint Michel.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>La basilique de l'Immaculée-Conception de style néogothique, est consacrée en 1866. L'intérieur de la grande nef est entièrement recouvert de peintures murales à l'huile d'Antoine Sublet sur le modèle de la Sainte-Chapelle à Paris.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
La basilique de l'Immaculée-Conception de style néogothique, est consacrée en 1866. L'intérieur de la grande nef est entièrement recouvert de peintures murales à l'huile d'Antoine Sublet sur le modèle de la Sainte-Chapelle à Paris.
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>La structure romane de la chapelle du XIIe siècle, Notre-Dame-du-Bon-Remède, est cachée sous une décoration baroque de boiseries et de tableaux du XVIIe siècle.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
La structure romane de la chapelle du XIIe siècle, Notre-Dame-du-Bon-Remède, est cachée sous une décoration baroque de boiseries et de tableaux du XVIIe siècle.
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Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
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<center>Abbaye de Saint-Michel de Frigolet</center>Saint Pierre.
Abbaye de Saint-Michel de Frigolet
Saint Pierre.
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