Les découvertes archéologiques attestent que le site de Rochecolombe fut occupé dès l’Antiquité. En effet, de nombreux vestiges gallo-romains ont été découverts à Sauveplantade, dans la vallée du Vendoule et la vallée de l’Ibie à proximité du hameau de Vaudanoux. Des voies et chemins antiques traversent le territoire de Rochecolombe. La voie d’Antonin, reliant Alba la romaine à Uzès et Nîmes en passant par Sauveplantade et la route royale, offre un tracé direct d’Alba la romaine à Vallon Pont d’Arc en passant par le hameau de Vaudanoux. Alors que jusqu’au Xe siècle le territoire s’organise autour de Sauveplantade, centre religieux et administratif, puisqu’il s’agit du chef-lieu d’une viguerie, Rochecolombe vient s’y substituer en devenant le nouveau centre du pouvoir administratif et judiciaire.
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Les cyprès du cimetière.
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Le château de Rochecolombe, dominant le village a été construit au XIe siècle. Il est mentionné pour la première fois dans la documentation en 1170, concédé à la famille d'Ucel par les comtes de Toulouse. Le village est en fait un bourg castral, regroupement de maisons autour du château.
Le vieux village n'était pas fortifié, mais les maisons jointives, hautes et sans ouvertures, opposaient une ligne continue de défense face à d'éventuels assaillant
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• Au XIIIe siècle, la famille de Vogüé acquiert la seigneurie de Rochecolombe. Les Vogüé deviennent seigneurs de Rochecolombe et y résident jusqu'au XVIe siècle.
• Le château est incendié pendant les guerres de Religion et il est resté en ruine depuis.
• De 80 habitants au XVe siècle la population du village passe à 300 habitants depuis 1650 jusqu'à la Révolution et atteint 627 habitants en 1851 ; à partir de cette date la population abandonne peu à peu le vieux village pour des raisons de commodité. Les dernières maisons sont désertées au début du XXe siècle.
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Autour de l'an Mil, les cadres politiques et administratifs hérités de l'empire carolingien finissent de se désagréger. Des puissants locaux prennent alors à leur compte le pouvoir public et assoient leur domination sur leurs domaines, par la construction de château, signe tangible de leur nouveau pouvoir.
Le château de Rochecolombe apparaît dans ce mouvement dans le courant du XIIe siècle. Il est mentionné pour la première fois dans la documentation en 1170, concédée à la famille d'Ucel par les comtes de Toulouse.
Dans le courant de la première moitié du XIIIe siècle, la famille de Vogüé, originaire de la seigneurie voisine, acquiert le château et la seigneurie de Rochecolombe. Les Vogüé deviennent ainsi les seigneurs de Rochecolombe, et viennent y résider. Ils y demeurent jusqu'au début du XVIIe siècle, les troubles des guerres de religion les contraignent à quitter le château, alors incendié. Abandonné, le château de Rochecolombe tombe peu à peu en ruines.
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Le vieux village médiéval est accroché à sa colline couverte de garrigue, et la jolie chapelle St Barthélémy, tout comme la tour de l’ancien château, semble tenir délicatement en équilibre tout au-dessus des maisons.
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Au pied du vieux village de Rochecolombe, un joli théâtre naturel a été aménagé: le Théâtre de Verdure. Des tables de pique-nique y sont installées, et en font un coin particulièrement agréable pour un déjeuner à l’extérieur ! L’été, des spectacles y sont donnés: concerts, soirées « Cinéma sous les étoiles.
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Pont sur le ruisseau de Vendoule.
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Les tours du château, la chapelle.
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Le château et le bourg castral de Rochecolombe se sont établis sur un éperon de calcaire dans un méandre du ruisseau de Vendoule, au pied du plateau des Gras et à peu de distance de l'Ardèche. Le château lui-même est sur une petite éminence au sommet de l'éperon.
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Le bas du village.
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L'entrée du village.
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Au nord et à l'ouest de la plateforme supportant le château s'est développé un petit bourg castral. Dans sa portion sud, il était protégé par une enceinte, mais dans sa partie nord, il semble que ce soient les façades jointives des maisons qui en assuraient la protection. C'est par une porte fortifiée datant de la fin du Moyen-Âge ((XIVe ou XVe siècle) que l'on pénètre encore dans le village castral. Le village a été fortifié afin de se protéger des troubles liés à la guerre de Cent ans, mais il ne s’agit pas de véritables remparts avec des créneaux et un chemin de ronde : ce sont les façades des maisons qui assuraient la protection du village jointives, hautes et sans ouvertures, elles opposaient leur ligne continue aux assaillants.
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Sur la porte on peut encore voir les corbeaux qui supportaient une bretèche dominant le passage de la rue. Le nom ancien de cette porte, appelée de Valleprofunda (du fond de la vallée), est bien évidement lié à sa position topographique au pied du village.
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Le vieux village de Rochecolombe, sa chapelle et le château ont été construits principalement avec des matériaux locaux (calcaires divers, calcarénites et tuf calcaire) et avec des matériaux importés (grès d’Aubenas, calcaire gris de Vogüé, galets de roches cristallines des Cévennes ardéchoises, basaltes du Coiron.
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Le village dans lequel vous entrez en traversant cette porte est le fruit du regroupement de la population aux XIe et XIIe siècles autour du château : c’est ce que l’historien appelle un “ bourg castral”. Alors que l’habitat était resté jusqu’en l’An Mil dispersé en hameaux sur l’ensemble des terres, à partir des XIe et XIIe siècles les seigneurs, soit par la contrainte, soit par des mesures incitatives, regroupent la population sous leurs châteaux. Apparu dans un premier temps sous la forme de quelques maisons au pied du château, le village est ensuite descendu sur la pente par étapes successives.
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Trois phases principales d’expansion sont visibles sur le plan du village : elles dessinent des croissants de constructions concentriques. Les parties les plus anciennes se trouvent donc au sommet sous les remparts du château. Ainsi, en remontant les rues, vous remonterez le temps.
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Au pied de l'éminence rocheuse portant le château, à proximité d'une des tours, se dresse la chapelle Saint-Barthélemy, ancienne église du village castral dont la partie la plus ancienne doit dater du XIIIe siècle et qui abrite la sépulture de nombreuses générations de membres de la famille de Vogüé.
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La chapelle Saint Barthélémy est subordonnée à l’église paroissiale de Saint Pierre de Sauveplantade. À la suite du rattachement de Sauveplantade à Rochecolombe survenu à la Révolution, la chapelle Saint Barthélémy semble changer de statut et devenir, si ce n’est dans les textes, au moins dans les faits, l’église du village. C’est à cette époque qu’elle subit les changements qui lui donnent sa forme actuelle. La chapelle Saint Barthélémy est un site privé appartenant au marquis de Vogüé.
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Raymond I de Vogüé achète le fief de Rochecolombe aux seigneurs d’Ucel au début du 13e siècle. Sa famille quitte alors le site de Vogüé, moins bien défendu, et fixe pour quatre siècles sa résidence principale au château de Rochecolombe.
Raymond II affranchit ses serfs en 1256 « en remerciements pour leurs services dans ses guerres ». Ses descendants administrent le territoire et continuent à organiser sa défense pendant les temps troublés de la Guerre de cent ans, puis des Guerres civiles.
En 1591, Guillaume de Vogüé, un des chefs du parti modéré, reçoit les représentants des deux autres partis en guerre, les Ligueurs et les Protestants, dont le fameux Olivier de Serres.
Le « Traité de paix de Rochecolombe » est signé le 5 octobre 1591.
Son fils Melchior s’installe en 1605 au château de Vogüé, agrandi et modernisé, tout en conservant Rochecolombe.
À la Révolution, en 1793, tous les biens de la famille Vogüé sont confisqués. Le château de Rochecolombe sert alors de carrière de pierres pour construire le nouveau village.
Vers 1845, Léonce de Vogüé, de retour en Ardèche, rachète par piété familiale les restes du château-fort de Rochecolombe, ainsi que la chapelle où sont inhumés ses ancêtres.
Vers 1950, Melchior de Vogüé refait la pierre tombale de ses aïeux.
La famille Vogüé continue à entretenir cette chapelle, toujours consacrée, ouverte au culte catholique, ainsi qu’à des manifestations culturelles adaptées aux lieux.
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Rochecolombe
La partie occidentale, c’est-à-dire l’ancienne nef, forme le chœur du sanctuaire actuel ; elle est couverte d’une voûte d’arêtes de facture très rustique et a conservé une belle fenêtre romane malheureusement obturée par la construction d’une sacristie au XIXe siècle. L’ancienne abside, à l’est ( à droite), a été décorée d’une très belle croisée d’ogives, car elle est devenue la chapelle funéraire de la famille de Vogüé dont le caveau est creusé dans le roc. On lit sur la dalle : « Ici reposent Jean de Vogüé mort en 1552 et son fils Guillaume en 1602, précédés de douze générations de chevaliers », ce qui ferait remonter au début du XIIIee siècle l'origine de la famille. Guillaume joua un rôle très important en Vivarais au cours de la seconde moitié du XVIe siècle et son petit-fils Balthazar fut même Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
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Au XVIe siècle, on a ajouté une deuxième nef parallèle à la première, voûtée en berceau ; c’est de cette époque que daterait aussi le campanile percé de quatre baies en plein cintre. Enfin, au XIXe siècle, on rajouta encore une nef dotée d’une tribune, orientée cette fois-ci nord-sud, donc perpendiculaire aux précédentes, transformant les deux nefs anciennes en transept. C’est par là que l’on pénètre maintenant dans l’édifice. L’édifice a donc un plan actuel en “ L ” bien loin du plan originel.
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Chœur de la chapelle actuelle, ancienne nef de celle du XIIIe siècle. A droite, l'ouverture du fond ouvre sur la chapelle funéraire de la famille de Vogüé, la première ouverture donnant accès à la nef du XVIe siècle, on a ajouté enduite une autre nef au XIXe siècle.
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L'église primitive, orientée, était formée d'une petite nef en partie taillée dans le roc et d'une abside à fond plat, car construite au bord de la falaise. La partie gauche du bâtiment correspond à la nef du XVIe siècle, la partie droite à la nef primitive. A droite, adossée au bâtiment, la sacristie ajoutée au XIXe siècle.
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L’édifice est surmonté d'un clocher dit “à peigne”, avec quatre arcatures voutées. Elles abritaient chacune une cloche au XVIIe siècle et qui ont été transportées dans l’église du nouveau village.
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Un tout nouveau belvédère a été aménagé, accessible depuis le haut du village. C’est une esplanade magnifique.
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La Cascade de Rochecolombe, c’est une chute d’eau naturelle qui a la particularité de ne pas couler toute l’année. Il faut donc s’armer de patience pour voir la cascade active… et attendre les épisodes pluvieux. C’est le lendemain d’une très forte pluie qu’elle est la plus spectaculaire et puissante. L’eau, turquoise et limpide, jaillit du haut de la falaise et vient s’écraser sur un énorme rocher au pied de la falaise, avant de se faufiler, puissante et bruyante, dans les petites vasques naturelles formées par l’érosion.
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La falaise est le prolongement de celle du ruisseau de Vendoule. Elle est formée de calcaires blancs du Crétacé (Barrémien) qui surmontent un ensemble un peu plus tendre donnant une pente moins forte. Cette pente est recouverte par un éboulis d’éclats de calcaires blancs, formés sous l’action du gel.
Le calcaire étant une roche souvent très fissurée, l’eau y pénètre facilement. Si un gel fort survient, l’eau augmente de volume et fait éclater les roches en de multiples débris anguleux qui s’accumulent sur les pentes. Des cavités dans les calcaires sont les témoins de l’érosion karstique. Eelles se sont formées dans la partie supérieure de la falaise lorsque le massif était parcouru de petits cours d'eau souterrains. Au-dessus de la cascade, le Vendoule passe dans de petites gorges remarquables.
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Le premier château édifié au XIIe siècle se caractérise par la présence d'un petit donjon carré, qui a complètement disparu, entouré d'une courtine, le tout étant installé sur un éperon rocheux barré par un fossé taillé dans le rocher. C'est une disposition des plus courantes dans les régions montagneuses du sud de la France qui répond à la construction des mottes castrales dans les régions de plaine. De cette époque on peut encore voir le fossé, la courtine, la base du donjon taillée dans le rocher et la trace de quelques bâtiments occupant les alentours du donjon, dont une citerne. Ce château, bien loin des châteaux forts, ne présentait aucun confort. Vraisemblablement, seul devait y résider un officier chargé de représenter le seigneur sur les lieux.
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Dans un second temps, le petit donjon carré d'origine est remplacé par une construction plus grande de forme rectangulaire permettant l'établissement d'un logis seigneurial. Cet aménagement a sans doute lieu au XIIIe siècle, lorsque les Vogüé entrent en possession du château et viennent y résider. Ce grand bâtiment vient d'appuyer sur les murs de la courtine sud et ouest, en position dominante sur le fossé. De cet ensemble il subsiste le grand mur surplombant le fossé et dont le sommet garde la trace de la voûte qui couvrait le bâtiment.
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Le sommet du bâtiment garde la trace de la voûte qui le couvrait.
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Dans un troisième temps, sans doute à la fin du Moyen Âge lors de la guerre de Cent Ans, l'entrée du château est fortifiée par l’adjonction d'une petite enceinte accrochée à la pente, et de deux tours circulaires. Mentionné pour la première fois à la fin du XIIe siècle, puis remanié dans son ensemble au moins à trois reprises, le château de Rochecolombe représente bien ce type de petites forteresses, dont plus de 150 sont recensées dans le département de l'Ardèche.
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Le campanile et la tour du château située à l'entrée.
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Première tour du château où se trouvait son entrée.
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Première tour du château.
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Deuxième tour. Jusqu'au XVe siècle, les toitures des maisons étaient recouvertes de paille de seigle, les tuiles ne sont apparues sur les maisons populaires qu'à partir du XVIe siècle.
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La deuxième tour.
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Au Moyen-âge, le vieux village, propriété de la famille de Vogüé, s'établit sur un important affleurement calcaire sous le château et la chapelle Saint-Barthélémy. Au XIXe siècle, les habitants quittent le village médiéval, peu accessible, pour s'installer plus près de la vallée. Aujourd'hui, l'habitat est réparti sur trois sites. Le bourg centre s'organise autour de la mairie et s'étend jusqu'au vieux village. Sauveplantade s'est construit autour d'une petite église romane, dans une plaine à vocation viticole. Au creux de la vallée de l'Ibie, Vaudanoux se distingue par ses maisons typiques.
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Couleuvre de Montpellier.
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Le chemin pour se rendre à pieds à la cascade enjambe le ruisseau de Vendoule par un petit pont.
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Ruines du moulin. La source de Rochecolombe a été exploitée dès le Moyen Age, le premier moulin étant mentionné dans les documents anciens au XIIIe siècle. Il s’agit alors d’un moulin dit “banal”, appartenant au seigneur de Rochecolombe qui impose à la population de la seigneurie d’aller y moudre son grain.
Ce premier moulin se situe en rive gauche du ruisseau, près de la source. C’est une installation de petite taille exploitant un faible débit d’eau.
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Le moulin était équipé de meules en basalte dont une se trouve encore à même le sol. Le basalte, roche volcanique gris sombre, provient très probablement du massif du Coiron.
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La cascade.
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L'écusson des seigneurs de Vogüé est incrusté dans le mur sud du clocher de l'église.
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Sur la place actuelle de l'église et du presbytère s'élevait au XIIIème siècle un prieuré dépendant de Cluny. L'église Sainte Marie, victime des guerres de religion, fut reconstruite en 1691.
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Sous l'oculus, la date de 1691.
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Ce baptistère est une œuvre du XVIIème siècle. Il est placé à l’entrée de l’église pour signifier l’accueil par le baptême dans la communauté paroissiale.
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Ce baptistère est une œuvre du XVIIème siècle. Il est placé à l’entrée de l’église pour signifier l’accueil par le baptême dans la communauté paroissiale.
Ce mobilier aurait été réalisé pour être une cuve baptismale célébrant la victoire de la vie sur la mort, en employant la symbolique de la Renaissance qui met en lumière les cornes d'abondance et rejette aux angles des masques grimaçants.
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Cette tapisserie a été inaugurée le 19 novembre 1989. Elle a été conçue par un artiste des environs : Gilbert Alignet, avec la collaboration d’une petite équipe de Vogüéens.
La réalisation complète est l’œuvre des gens du pays : femmes et hommes de bonne volonté qui ont travaillé sur quatre métiers installés dans deux petits ateliers. Le motif est fait au point de Hongrie et au point plat. Il a fallu 12kgs de laine.
Signification :
Des mains partagent le pain.
Des mains offrent le monde : le monde vu de loin, comme d’un satellite. Il est en évolution
L’ensemble est recouvert par les ailes de l’Esprit qui fait monter le tout vers le Christ.
Les couleurs :
Le BRUN représente l’Humanité (les mains, la présentation extérieure du pain.)
BLEU et VERT, signe de la transformation, de l’évolution.
ROSE : signe du Divin
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Saint Jean-François Régis. C'est un prêtre jésuite français, missionnaire des campagnes venant à la suite des guerres de Religion. Il rêve d'aller avec tant d'autres frères jésuites évangéliser la Nouvelle-France. Cependant, à la demande de ses supérieurs, Jean-François Régis reste en France et devient un « missionnaire de l'intérieur ». À partir de 1636, il parcourt les montagnes du Vivarais, des Cévennes et du Velay, surtout en hiver afin d’approcher les paysans libérés des travaux des champs pour transmettre la doctrine catholique.
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Vierge à l'Enfant.
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L’église de Vogüé abrite un tableau monumental de 3,45 m par 2,20 m, représentant l’Assomption de la Vierge, peint en 1820 par l’artiste italien Antonio Molinari.
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Le pont sur l'Ardèche.
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Le Muséum de l’Ardèche.
Le Muséum rassemble l’une des plus impressionnantes collections de fossiles à conservations exceptionnelles du monde. Près de 600 pièces originales sont exposées et vous racontent l’histoire de la Vie en Ardèche depuis 300 millions d’années et la longue histoire de la Vie et de la terre depuis 3,8 milliards d’années. Proteroctopus ribeti (Fischer et Riou, 1982)
Holotype MNHN R03801 le plus ancien octopode connu.
Découvert en 1981 par Bernard Riou à La Voulte sur Rhône (site de La Boissine)
Jurassique moyen (165 Ma
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Le Muséum de l’Ardèche.
Ancêtre du requin-chat
Indéterminé
Jurassique Callovien
165 millions d'années
AUVERGNE
Balazuc possède un très riche passé et beaucoup de ses murs portent l'empreinte de l'histoire. Le territoire est occupé par l'homme très tôt, celui de Néandertal depuis le Paléolithiqus, tandis que l'Homo sapiens lui a succédé depuis le Néolithique. À l'âge du Bronze final, vers 750 av. J.-C., on utilisait déjà le gué en dessous du village. Les Gaulois, qui n’ont pas laissé d'autre trace, lui ont donné son nom : Baladunum. Les Gallo-Romains cultivent la plaine des Salles où passe la grande voie romaine entre le Rhône et Nîmes. Il y fut découvert un sarcophage paléochrétien dont les hauts-reliefs figurent des scènes bibliques. Par la suite, il s'est développé principalement entre le XIe et le XIIIe siècle, quand les seigneurs de la région du Vivarais ont pensé à profiter de la hauteur du site pour en faire un site fortifié et stratégique au dessus de la rivière.
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Balazuc.
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Balazuc.
La famille de Balazuc (ou Baladun ou Balaün en occitan) a compté des personnages illustres, au premier rang desquels Pons de Balazuc, chevalier du comte Raymond IV de Toulouse. Parti avec lui en 1096, pour la première croisade, il fut tué en 1099, peu de temps avant la prise de Jérusalem. Dame Vierne de Balazuc, la célèbre Dona Vierna, dont la statue en marbre de Carrare orne la place principale de Bourg-Saint-Andéol, en reconnaissance pour le don des bois du Laoul, patrimoine dont l'exploitation se révéla précieuse pour cette ville.
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Balazuc.
La chapelle Saint-Jean-Baptiste, à l'extérieur du rempart, est une chapelle funéraire datant du XIIIe siècle. Au-dessus de la porte, on distingue un écusson héraldique abîmé représentant un épervier. En 1300, le sire de Balazuc se nommait Guillaume des Eperviers. Cette chapelle est en ruine depuis le XVIIIe siècle.
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Balazuc.
Le portail d'été.
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Balazuc.
Le portail d'été. C’est l’entrée sud du village (d’où le nom de Portail d’été). On distingue encore dans la muraille le canal de fuite dans lequel on glissait une longue pièce de bois, l’épar, lorsque la porte était ouverte et qui, la nuit venue, fermait les battants.
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Balazuc.
A côté, la seule tour ronde de l’enceinte protégeait, par ses meurtrières, l’angle du rempart.
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La maison du Bailli.
C’est la seule maison forte du castrum. Elle était le siège du tribunal, des archives, des services officiels sous l’autorité du Bailli, officier principal du seigneur. Les appareils de pierre successifs permettent de distinguer les différentes étapes de la construction : un rez-de-chaussée du XIIe siècle, ensuite un premier étage du XIIIe siècle (où se trouve la fenêtre) reconnaissable à ses pierres à bossage, puis un deuxième étage rajouté au XIVe siècle, et enfin deux surélévations successives postérieures au XVIe siècle.
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La porte du XIIe siècle
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La porte du XIIe siècle
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L'ancienne église
Escalier pour accéder au clocher de l'église romane.
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L'ancienne église
Escalier pour accéder au clocher de l'église romane.
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L'ancienne église
Clocher-peigne (ou clocher-mur) percé de trois baies pour recevoir des cloches et complété par un massif de maçonnerie rectangulaire destiné destiné à être couvert d’une toiture de protection. Celle-ci a disparu au début du XXe siècle.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Remarquer, en haut à gauche, le château, au fond le clocher de la nouvelle église. Au centre, tout en haut, le sommet de la Tour Carrée.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Le château. Les seigneurs de Balazuc qui régnaient sur le Bas-Vivarais, construisent au XIe siècle un donjon le long du rempart qui entourait le village. Durant les guerres de Religion, les suzerains de Balazuc restent toujours fidèles au roi de France, le village reste catholique au milieu d’une terre alors largement convertie au protestantisme. Les États du Vivarais, scindés depuis 1567 en deux factions, l'une catcatholique et l'autre protestante, signent la paix au château de la Borie de Balazuc en 1576. Le château est ensuite agrandi au XIIIe siècle. À la Révolution française, le comte de Vogüé, dont la famille avait hérité du château, prend la fuite. Le château est alors saisi comme bien national, et vendu à la bougie. Au XIXe siècle, âge d'or du ver à soie alors très exploité en Ardèche, le château de Balazuc devient une magnanerie.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Le château. En 2002, le château en ruines est vendu par les descendants de Louis Mollier à Daniel et Virginie Boulenger, un couple de Lyonnais. Ces derniers restaurent le château pour en faire des chambres d'hôtes. Celles-ci ferment à la fin de l'année 2007. En 2011, il est racheté par Luc et Florence Lemaire, deux anciens journalistes. La maison d'hôtes est rouverte en janvier 2012 mais ferme définitivement ses portes en novembre 2019. En avril 2020, le château est vendu et devient une résidence privée.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Le premier seigneur connu est Pons de Balazuc, fils de Géraud de Balazuc, qui participa à la première croisade et qui sera tué en 1099, au siège du château d'Archos, quelque temps avant la prise de Jérusalem.
Les membres de la famille de Balazuc étaient suzerains d'un vaste domaine, où ils rendaient la Justice Royale, surveillaient les routes et les gués et construisirent, réparèrent plusieurs châteaux et églises. Leur domaine s'étendait de Largentière à Pont-Saint-Esprit sur une bonne largeur des deux côtés du Rhône.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
A gauche, tout en haut, le sommet de la Tour Carrée. A droite, le clocher de la nouvelle église.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Pont de la route des Gras. Balazuc est accroché aux falaises qui bordent l'Ardèche, dans le Vivarais méridional. Le cours de l'Ardèche forme une frontière naturelle entre la vallée du Rhône et le Massif central. Balazuc s'est installé au niveau d'un passage à gué naturel, longuement emprunté avant d'être supplanté par la traversée en bateau, puis par le pont.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Pont de la route des Gras
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Vue prise du clocher de l'église romane.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
Clocher-peigne (ou clocher-mur) percé de trois baies. Un petit clocheton en maçonnerie a été rajouté au-dessus du clocher-peigne plus récemment.
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Vue prise du clocher de l'église romane.
La Tour de la Reine Jeanne.
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Balazuc.
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L'ancienne église.
Le portail ouvert dans le mur méridional
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La place de l'église romane
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L'ancienne église
C’est une église à deux nefs accolées : la première date du XIe siècle et la seconde du XIIIe siècle. La première nef est voûtée en berceau avec quatre arcs doubleaux alors que la seconde avait un plafond en bois ou une charpente apparente remplacé au XVIIe siècle par les voûtes d’arête asymétriques et inégales. L’église inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 12 avril 1927 a été restaurée en 2007. Elle accueille des expositions et des concerts depuis de nombreuses années. Les vitraux de l’artiste contemporain Jacques Yankel installés en 2007 plongent l’église dans une ambiance bleutée. Elle donne sur la Rue Publique, déjà nommée ainsi en 1464, qui le village du nord au sud. C’était jusqu’à la fin du XIXe siècle la rue principale du village.
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L'ancienne église
Au XVIIe siècle une sacristie fut construite, soutenue par une voûte en « anse de panier ». Le clocher-peigne, composé de trois baies surmontées de trois petites ouvertures, dont une seule subsiste, comportait un toit à l’arrière, qui disparut au début du XXe siècle. On y accède par un escalier extérieur étroit et abrupt.
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L'ancienne église
L'abside de l'église romane en forme de tour.
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Balazuc.
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La trouée de la fachinière.
La fachinière était une sorcière qui jetait des sorts (des fachines). Selon une légende, la fachinière habitait dans la grotte qui s’ouvre sur la rue principale, aujourd’hui appelée Grand Rue Pons de Balazuc. Celle-ci a été percée en 1897, coupant ainsi le village en deux.
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La trouée de la fachinière.
On distingue encore les marques des barres à mine utilisées pour faire sauter le rocher.
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Balazuc.
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Balazuc.
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Balazuc.
Sur les balcons, on décoconer.
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Balazuc.
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Balazuc.
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Balazuc.
Fenêtre trilobée.
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Balazuc.
Sortir d'évier.
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Balazuc.
Ce sarcophage de marbre blanc, orné de scènes religieuses, a été découvert au XVIe siècle au hameau des Salles, à deux kilomètres en amont du village, par un agriculteur qui labourait son champ. Sa qualité exceptionnelle indique qu'il s'agit de la sépulture d'un personnage riche et de haut rang. Il est vraisemblablement issu des ateliers d’Arles dont la production de sarcophages au IVe siècle était importante. L'original est conservé au musée gallo-romain de Lyon, on a ici un fac-similé. Les bas-reliefs, malheureusement très abîmés, représentent sept scènes du Nouveau Testament.
1) Le Chris, accompagné par un apôtre, ressuscite le fils de la veuve de Naïm.
2) Daniel, accompagné d’un autre, personnage, empoisonne le dragon
3) Le Christ accompagné par un apôtre guérit le paralytique.
4) Le Christ annonce à saint Pierre son triple reniement.
5) Le Christ guérit un enfant aveugle de naissance.
6) Deux soldats romains s’apprêtent à procéder à l’arrestation de saint Pierre.
7) Saint Pierre, évangélisateur, enseigne un rouleau des Ecritures dans les mains.
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La nouvelle église, construite en 1892 pour accueillir des fidèles de plus en plus nombreux.