Les ruelles de Meysse. La première mention du territoire de Meysse (fin du 7e siècle) apparait dans un recueil d’actes de donations, la Charta vertus. Il est alors appelé Mixano et fait partie du diocèse de Viviers. Vers 1020, un certain Géraldus y fait construire une église. Elle est donnée peu de temps après à l’abbaye de Cluny qui y installe un prieuré. Suite à ce don, les chanoines de Viviers revendiquent l’église qui a été bâtie sur leur propriété et obtiennent gain de cause. En compensation de la perte de cette église, Géraldus fait don de celle toute proche de Saint-Vincent-de-Barrès à Cluny. À la fin du 11e siècle, l’église de Meysse est remise par l’évêque à l’abbaye de Cruas qui y fonde un prieuré bénédictin (conservé par elle jusqu’au 18e siècle).
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Meysse
Les ruelles de Meysse sous voûtes.
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L’église, dite « ruinée et sans porte » suite aux guerres de Religion, est restaurée au début du 17e siècle, comme semble l’attester la date de 1616 portée sur les fonts baptismaux. Une confrérie de pénitents du Saint Sacrement s’y serait ensuite installée. Une tribune en bois est alors construite pour agrandir l’espace, remplacée par une tribune en pierre en 1851. Une nouvelle église Saint-Jean-Baptiste, consacrée en 1865, est édifiée le long de la RN 86. L’ancienne prend alors le nom de Saint- Étienne ; certains offices continuent d’y être célébrés. Elle est désaffectée en 1940 et sert de refuge pendant la Seconde guerre mondiale, puis de magnanerie.
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Chevet de l'église. L’édifice est inséré dans un réseau de ruelles et de passages couverts très étroits. Les réaménagements extérieurs ont permis la mise en valeur du chevet et de la façade principale. Le premier est dominé par un clocher qui compte trois niveaux : la chapelle haute avec son abside semi-circulaire orientée à l’est, et deux étages carrés dont seul le premier est roman. Au XIe siècle, un clocher carré est édifié et comprend dans sa partie basse une petite chapelle.
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Entrée sud de l'église.
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Dans son premier état, 5e-6e siècle, l'édifice se présente sous la forme d’une nef allongée, coupée en deux par un chancel et terminée par une vaste abside outrepassée. Une cuve baptismale octogonale est aménagée au centre de celle-ci. Cet édifice du Haut Moyen Âge a été ravagé par un incendie entre 750 et 900. Dans son deuxième état, 10e siècle,l’édifice conserve le même-plan. L’intérieur de l’abside est simplement doublé par une arcature. . Cet état correspond à une reconstruction de l’édifice à l’époque carolingienne. L’édifice connaît ensuite un remaniement important qui remonterait aux années 1030- 1040 qui correspond à la mention de la construction d’une église par Géraldus. La cuve est arasée. L’intérieur de l’abside est une nouvelle fois doublé (le mur mesure alors 3 m d’épaisseur environ), faisant disparaître sa forme outrepassée au profit de la forme semi- circulaire actuelle. Il semble que l’église compte alors une nef et deux bas-côtés de quatre travées.
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Au XVIIe siècle, une tribune en bois est alors construite au-dessus du choeur, pour agrandir l’espace, remplacée par une tribune en pierre en 1851. Lors des travaux de restauration, l’arc de pierre qui soutenait la tribune ajoutée à l’époque moderne est supprimé.
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La construction de la façade actuelle correspond au quatrième état de l’édifice, à la fin du XIIe siècle. L’église est alors réduite à deux travées voûtées en berceau. Ces transformations sont marquées par l’utilisation de la pierre calcaire de Cruas.
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La voûte en berceau de la nef.
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Porte d'entrée côté sud.
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Bas-côté nord. A droite, partie gauche de l'abside.
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L'abside.
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Partie gauche de l'abside.
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Partie centrale de l'abside.
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Partie droite de l'abside.
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La cuve baptismale octogonale se trouve en-dessous du niveau du sol actuel. Elle est terminée par un appendice en queue d’aronde (probablement pour supporter un escalier d’accès à la cuve). Le baptême est le sacrement qui permet l’entrée du fidèle dans la communauté chrétienne. Jusqu’au 8e siècle, il ne concerne que les adultes et se pratique par immersion ; ce qui implique la construction de baptistères comprenant une cuve baptismale ou « piscine ».
Le baptême par aspersion, qui ne nécessite plus de cuve mais des fonts baptismaux, s’impose progressivement à partir du 8e siècle. L’utilisation des baptistères perdure cependant encore sur une longue période dans le sud de la France : celui de Meysse semble être utilisé jusqu’à l’An Mille environ.
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Dans le cul-de-four, le Baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste.
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Dans le cul-de-four, le Baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste est peint à l’intérieur d’un cadre noir. La scène comprend de nombreux personnages : au centre, Jésus, les mains jointes, debout dans les eaux du Jourdain ; à gauche, Jean le Baptiste, reconnaissable à son vêtement en peau de bête et à son bâton cruciforme ; à droite, un personnage tendant un linge. Dans la partie supérieure trône la colombe de l’Esprit Saint ; Dieu le Père, bénissant la scène, tient dans sa main un globe surmonté d’une croix. De part et d’autre, des putti sortent des nuages. Avant la restauration de l’église, cette peinture était recouverte par un décor floral du 18e siècle.
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Voûte du choeur.
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L'arc triomphal.
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L'arc triomphal.
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La nef polychrome, composée de roches noires, blanches et rouges, comprend de nombreuses peintures murales, parfois très partiellement conservées, dont la datation n’est pas certaine.
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Peintures au-dessus de l'entrée sud. Un ensemble de motifs végétaux ainsi que trois demi-fleurs de lys surmontées d’une couronne décorent le bas-côté sud
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Bas-côté sud. Motifs végétaux.
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Bas-côté sud.Une représentation de l’Agnus Dei est placée contre le mur. Elle recouvrait, avant restauration, la peinture du baptême du Christ.
Une scène de l’Annonciation.
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Côté ouest, où se trouve le portail.
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Au-dessus du portail occidental, une peinture de la seconde moitié du 17e siècle fait référence à la confrérie des pénitents du Saint- Sacrement. Elle représente une cérémonie : deux personnages encapuchonnés se tiennent de part et d’autre d’un autel sur lequel repose un ostensoir* et un cierge (b). Au-dessus, le nom de leur confrérie apparait partiellement : « SOCIETAS AUGUSTISIMI SACRAMENTI » (Société du très Saint-Sacrement).
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LES PÉNITENTS DU SAINT-SACREMENT
Confrérie de dévotion tournée vers le Saint- Sacrement (Eucharistie), elle est issue de la réforme catholique et voit le jour au 17e siècle. Elle est le fruit du rapprochement de celle des pénitents avec celle du Saint-Sacrement. La première est une confrérie de dévotion, tournée vers la Passion du Christ. Ses membres s’astreignent à la récitation de prières, au jeûne et à la discipline, et sont contraints de se confesser et d’aller communier régulièrement. La seconde est une confrérie née à Rome en 1539, dont le but est d’honorer l’hostie consacrée (dans l’église ou lors de processions). Prenant la forme de sociétés (avec des statuts qui régissent son fonctionnement), ces confréries se caractérisent par le rôle important que joue le clergé dans leur organisation et l’espace qui leur est dédié dans les églises paroissiales (tribunes, chapelles).
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La colombe de l’Esprit Saint, entourée de motifs floraux, orne la voûte de la nef.
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La colombe de l’Esprit Saint, entourée de motifs floraux, orne la voûte de la nef.
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Les fonts baptismaux du 17e siècle prennent place à gauche du portail principal.
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Les fonts baptismaux du 17e siècle prennent place à gauche du portail principal. Ils portent la date 1616, date de la restauration de l'église après les guerres de Religion.
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Une scène de l’Annonciation, en très mauvais état, apparait à l’extrémité orientale du bas-côté nord
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Une scène de l’Annonciation, en très mauvais état, apparait à l’extrémité orientale du bas-côté nord
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Une de deux tombes en coffre de tegulae retrouvées au sud-est laissent supposer la présence d’un cimetière autour du bâtiment au Ve-VIe siècle.
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Côté parvis, un portail roman très simple (le tympan a été détruit) est surmonté par une baie. De nombreuses traces de reprises dans la maçonnerie sont visibles. Le bâtiment est couvert de lauzes de calcaire.
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Le portail.
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Cruas
Le site est ancien, même s’il n’apparaît qu’assez tardivement dans l’histoire. La voie romaine dite Vois des Helviens ou Voie Romaine d'Antonin-le-Pieux, qui relie Barjac (au nord du Gard) à Valence (dans la Drôme) en passant par Alba-la-Romaine (capitale des Helviens), traverse le territoire de la commune. On y a trouvé 6 bornes milliaires à ce jour.
En 804, une abbaye est établie à Cruas par Eribert, premier comte de Vivarais. Le monastère de Cruas est placée sous l'autorité de Benoît d'Aniane, réformateur de la règle de saint Benoît et fils d'Aygulf, comte de Maguelone (en Gothie), lui-même ancien vassal de Pépin le Bref. La "Constitutio de servitio monasterium", rédigée en 817, mentionne les abbayes de Cruas et Donzère. Celles-ci ne doivent à l'empereur « ni dons, ni service de milice, mais des prières seulement ».
Dans la suite, pour se protéger des invasions et des inondations, les moines construisent en hauteur une chapelle qui deviendra le château des moines. Ce village en hauteur sera fortifié au XIVe siècle durant la guerre de cent ans.
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Ancienne échoppe.
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Ancienne échoppe.
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Ancienne échoppe.
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La rue escarpée.
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Cruas
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Pierre de réemploi.
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La Grand rue.
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Pierre de réemploi.
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Le site médiéval
Tout en haut de la rue de la Môthe, le rempart Nord date en grande partie du XIVe siècle et se trouve dans un état de conservation assez exceptionnel. Au-dessus de l’accès fortifié, une bretèche protège l’aplomb de la fortification, tout comme le chemin de ronde qui, à l’origine faisait le tour de l’enceinte.
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Le site médiéval
A droite, le bas de la tour d'où partent les remparts du village.
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Le site médiéval
Le clocher et le lanternon de l'abbatiale.
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Le site médiéval
Porte fortifiée nord. Elle présente une succession de deux voûtes : la première, en haut, est une voûte en arc brisé datant de la construction du rempart ; la seconde, en « anse de panier » est un ajout de la fin du Moyen-Âge, ayant permis de rabaisser le niveau de la porte qui, avec l’eau s’est sur-creusé de façon beaucoup trop importante.
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Le site médiéval
La porte vue de l'intérieur. En haut, un morceau du chemin de ronde.
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Le site médiéval
La porte vue de l'intérieur. En haut, un morceau du chemin de ronde.
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Le site médiéval
A l’intérieur des remparts, on peut découvrir l’authenticité de ce village médiéval qui, avec ses nombreuses maisons (datant pour la plupart des XIVe et XVe siècles avec des remaniements effectués durant les deux siècles suivants), se présente comme un témoin très bien conservé des villages d’antan.
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Le site médiéval
La maison du Grand Prieur. Le Grand-Prieur, un des personnages les plus importants de l’Abbaye (surtout après l’introduction du régime de la commende en 1467), était le second de l’Abbaye après l’Abbé et détenait le pouvoir spirituel, le pouvoir temporel restant dans les mains de l’Abbé. En 1467, le régime de la commende est instauré avec concession du bénéfice de l’Abbaye à un ecclésiastique séculier ou à un laïc. Les moines n’élisent plus leur abbé, c’est le Pape qui prend cette décision.
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Le site médiéval
La maison du Grand Prieur. Sur la façade, une magnifique fenêtre à traverse, ainsi qu’un linteau de porte en chanfrein, portant un blason (l’Abbé était un seigneur).
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Le site médiéval
La maison du Grand Prieur. La maison est composée de deux pièces assez spacieuses, présentant un mobilier en pierre fort intéressant. La première pièce, possède une cheminée remarquable et unique sur le site puisque son linteau (XVIIe) est armorié de fleurs de lys (symbole de la royauté). Cette pièce est très probablement une pièce d’apparat (réservée aux hauts dignitaires de passage). La seconde pièce plus privative, possède également une cheminée bien conservée ainsi qu’un corbeau.
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Le site médiéval
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Le site médiéval
La maison de la sorcière. Cette construction est ainsi dénommée car au début du XXe siècle elle était habitée par une diseuse de bonne aventure que les gens du village avaient pris pour habitude de surnommer « la sorcière ». Une des parties est du XIIe siècle, c’est-à-dire que cette bâtisse est une des premières à avoir été construite en contrebas de la chapelle romane.
La pièce de droite présente au niveau des portes des linteaux en accolade (signe de bienvenue utilisé dès le XVe siècle sur le site de Cruas)
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Le site médiéval
La maison de la sorcière avec sa girouette.
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Château des Moines.
A droite, la partie du XIIe siècle de la maison de la sorcière. En contrebas de la chapelle, des hommes attachés au service temporel de l’Abbaye, vraisemblablement des officiers ou des soldats, vont se faire édifier des maisons conçues comme des bastions.
Six maisons datent de cette période, une septième se situe nettement en dehors des fortifications au Nord. Elles sont caractérisées par un bel appareillage (malheureusement souvent à l’état de vestiges). A l’origine, ces maisons présentaient un décor plus travaillé, notamment des fenêtres géminées dont une colonnette soutenait un chapiteau.
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Château des Moines.
Le rempart intérieur.
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Château des Moines.
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Château des Moines.
On arrive à la basse-cour. C’est une partie très importante dans la vie d’un village fortifié, puisqu’elle abritait entre autres les cuisines et les écuries. A droite, le rempart intérieur.
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Château des Moines.
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Château des Moines.
Aujourd’hui, la seule construction encore visible de la basse-cour est la citerne.
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Château des Moines.
La citerne recueillait les eaux de pluie, grâce à un admirable système aménagé sur les toits et à la trappe qui servait à les recueillir. Sa capacité était remarquable (environ 100 000 litres d’eau), ceci peut s’expliquer par le fait qu’elle devait desservir l’ensemble du village, surtout durant les périodes de siège.
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Château des Moines.
L'arrière de la chapelle, avec un tour à mâchicoulis.
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Château des Moines.
Le logis abbatial. Au début du XV siècle, on effectue certaines modifications au château, notamment au niveau des ouvertures (on remplace les fenêtres en arc brisé par des fenêtres rectangulaires munies de traverses horizontales).
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Château des Moines.
Le rempart intérieur.
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Château des Moines.
Façade latérale de la chapelle.
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Château des Moines.
La chapelle, en face, et le logis abbatial, à droite. C’est au XIIIe siècle que la chapelle a été rehaussée une première fois. Les moines pensent déjà à faire de cette construction religieuse, une véritable place forte, même si le but défensif n’est pas l’unique motivation des moines (les lieux deviennent habitables).
Au cours du XIVe siècle, une seconde transformation intervient au niveau de la chapelle fortifiée, qui recevra son caractère définitif de chapelle-donjon. On va élever trois tours pleines et couronner le tout d’un chemin de ronde avec créneaux et arbalétrières cruciformes, sans oublier les arcs en tiers-point jetés entre chaque tour ou contrefort (comme au Palais des Papes à Avignon, contemporain du château des moines de Cruas), afin de défendre l’aplomb de la chapelle-donjon.
Perpendiculaire à la chapelle, sera bâti à la même époque le logis qui servira de résidence aux moines.
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Château des Moines.
La chapelle, en face, et le logis abbatial, à droite, abritant un vestibule, la chambre de l’abbé ainsi que le dortoir des moines disposé au premier niveau..
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Château des Moines.
Avec la multiplication des inondations dues au ruisseau Crûle situé au Nord de l’Abbatiale, les moines se décident à construire, dès le XIe siècle, sur les hauteurs, une petite chapelle servant de lieu de culte « secondaire ». Cette structure sera remplacée au XIIe siècle par une chapelle plus importante, à laquelle sera ajoutée à la fin du XIIe un bâtiment supportant un clocher.
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Château des Moines.
La chapelle édifiée par les moines au XIIe siècle va, en plusieurs étapes, être fortifiée pour donner naissance au XIVe siècle à une véritable forteresse.
C’est donc par-dessus et autour de cette chapelle qu’aux XIIIe et XIVe siècles va se construire le château des moines, composée de sa chapelle fortifiée (véritable donjon) et de son palais abbatial, perpendiculaire à la chapelle. On voit la trace du toit de la chapelle initiale.
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Château des Moines.
L'assommoir.
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Château des Moines.
Entrée de la chapelle avec latrace du toit initial.
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Château des Moines.
La chapelle romane est un édifice remarquable avec sa nef unique de quatre travées, voûtée en berceau. Elle se termine à l’Est par une abside voûtée en cul- de-four, décorée d’une arcature aveugle.
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Château des Moines.
L'abside voûtée en cul- de-four, décorée d’une arcature aveugle.
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Château des Moines.
La tour logis d'angle. Au XVe siècle, les remparts prennent leur aspect définitif avec des remaniements au Nord et à l’Ouest, où l’on ferme l’angle rentrant, pour avoir un espace plus important, ce qui affaiblit la défense. Pour rectifier en partie cette « erreur », une tour d’angle (Nord-Ouest) sera construite.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
L'abbatiale de Cruas est un édifice de style romano-lombard, sauf dans sa partie ouest où est situé le clocher-porche qui lui, emprunte aux courants artistiques venus du Velay et du Viennois. Le clocher est carré, de style roman, à trois étages en retrait et marqués par des cordons moulurés.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le portail en plein cintre devait être précédé d’un porche (achevé ou seulement projeté) dont on peut voir les amorces des arcs latéraux. Il présente trois voussures reposant sur des colonnettes coiffées de chapiteaux à feuilles lisses et recoubéesr. Au-dessus du porche, une fenêtre surmontée d'une archivolte à lobes a été en partie murée au XVe siècle. On y trouve un oculus de style flamboyant.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le clocher comporte trois étages romans bâtis légèrement en retrait et marqués par des cordons moulurés :
La base, soulignée par un cordon de billettes est contemporaine de la travée d’entrée,
Les deux étages supérieurs datent du XIVe siècle et sont pourvus de baies jumelées sur chaque face, aveugles dans le premier, ajourées dans le second. Ces dernières, flanquées de colonnettes aux chapiteaux ornés de feuilles lisses, sont surmontées d’une archivolte garnie de billettes formant cordon sur les quatre faces
Le dernier niveau quant à lui est une reconstruction grossière du XIXe siècle
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
A gauche, une borne romaine milliaire. L’Abbatiale de Cruas telle que nous la connaissons aujourd’hui a été exposée dès sa construction aux crues. De ce fait, lorsque nous regardons cette merveille, elle semble quelque peu disparaître sous la RD 86 car les apports successifs d’alluvions ont entraînés une augmentation du niveau des sols tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du monument.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le site sur lequel est construite l’Abbatiale est occupé par l’Homme au minimum depuis le Ier siècle après J.C. On a retrouvé, lors de fouilles menées à partir de 1972, des traces de cette période. Les seuls restes de l’Antiquité encore visibles se trouvent au-dessous des escaliers modernes de l’église. Il s’agit des fondations d’une villa gallo-romaine du IIIe ou IVe siècle.
À partir de la fin du Ve ou du début du VIe siècle, le site est définitivement consacré à la religion avec la construction du premier édifice paléochrétien à abside orientée qui reprend en partie les murs de la villa gallo-romaine.
Dès lors, plusieurs édifices religieux vont se succéder à commencer par l’Abbaye carolingienne fondée en 804 par des moines bénédictins. Elle sera détruite peu de temps après par une violente crue de Crûle. L’Abbatiale de Cruas telle que nous la connaissons aujourd’hui a été exposée dès sa construction aux crues. De ce fait, elle semble quelque peu disparaître sous la RD 86 car les apports successifs d’alluvions ont entraînés une augmentation du niveau des sols tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du monument.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le magnifique décor de bandes lombardes et de cordons en dents d’engrenages, met en valeur l’ensemble de l’édifice
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le clocher comporte trois étages romans bâtis légèrement en retrait et marqués par des cordons moulurés :
La base, soulignée par un cordon de billettes est contemporaine de la travée d’entrée,
Les deux étages supérieurs datent du XIVe siècle et sont pourvus de baies jumelées sur chaque face, aveugles dans le premier, ajourées dans le second. Ces dernières, flanquées de colonnettes aux chapiteaux ornés de feuilles lisses, sont surmontées d’une archivolte garnie de billettes formant cordon sur les quatre faces
Le dernier niveau quant à lui est une reconstruction grossière du XIXe siècle
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le lanternon, ou tour lanterne, repose sur la croisée du transept et offre la particularité de combiner des structures rondes, octogonales et carrées, ce qui en fait une quadrature du cercle réussie. Il est ajouré au niveau supérieur de quatre ouvertures géminées et est orné de bandes lombardes et de cordons en dents d’engrenage.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le chevet. Au bas des absidioles et de l'abside, les lucarnes de la crypte. Au-dessus, les ouvertures avec vitraux du choeur.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le chevet. A gauche, le château des moines. À Cruas, l’étude du parvis près de l’entrée ouest, à la fin des années 1980 et, 10 ans plus tard celle du chevet à l'est, démontre qu’on inhumait tout autour de l'église durant toute la période médiévale. L'église est située sur un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Des coquilles Saint-Jacques sont retrouvées à l'intérieur de plusieurs tombes, appartenant probablement à des pèlerins.
Au chevet, à l'est, les sépultures sont rassemblées tout près de l'abbatiale car il semble que le contact avec le mur était important. Le matériel accompagnant les défunts a permis aux archéologues de définir certaines pratiques funéraires.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
L’Abbatiale romane est un important monument ordonné autour d’une nef et de deux collatéraux organisés en cinq travées, ce qui lui donne cette ampleur mystérieuse.
L’église est le seul vestige d’une Abbaye fondée au IXe siècle. Les bâtiments conventuels ont été détruits une première fois pendant la guerre de cent ans et une seconde fois pendant les guerres de religion au XVIe siècle
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Elle abrite une chapelle haute, autrefois réservée aux personnages importants. Détruite pendant les guerres de religion, elle a été reconstruite en 1987 pour contribuer au respect de l’ordonnancement de l’édifice d’origine. La nef comprend cinq travées recouvertes d’une voûte en berceau.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Oculus du choeur et deux trompes de la coupole.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Bas-côté droit.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Bas-côté gauche.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Chapiteau antiquisant. Cette partie de l’église est particulière, car ses chapiteaux sont les seuls à avoir été sculptés par des sculpteurs professionnels et à présenter un vrai décor antiquisant (ces chapiteaux sont en calcaire gris de Beaucaire).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le gisant. C’est un cénotaphe car il n'y pas de corps à l'intérieCe gisant est celui d’Adhémar VI de Poitiers-Valentinois, seigneur de Baix, et mécène de l’abbaye de Cruas. Cette sculpture évoque les donations vitales de ses bienfaiteurs envers une abbaye. Au cours des périodes trouble des Guerres de Religion et de la Révolution, l’on a martyrisé la malheureuse sculpture : la tête, les bras et les pieds ont été martelés. Les pieds ont été retrouvés au XXème siècle et restaurés (ils n’ont pas encore été repositionnés sur le corps du gisant). L’abbaye de Cruas était seigneurie et jouissait de privilèges féodaux : milice, serfs, impôts, justice. L’abbé administrait ses propres terres, le seigneur de la région n'était que protecteur et bienfaiteur. Dans la région, les deux grandes familles de la noblesse étaient les comtes de Valentinois (Valence) et les seigneurs Adhémar de Monteil (Montélimar).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
L'église haute. Le vitrail du choeur.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Oculus du choeur et deux trompes de la coupole.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Pierre tombale.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Pierres tombales.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On a mis à jour, sous l’actuelle église abbatiale, les vestiges d’une villa gallo-romaine. Elle fut construite sur l’itinéraire de l’ancienne voie romaine « d’Antonin-le-Pieux », qui reliait Lyon et Vienne à Nîmes.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On a mis à jour, sous l’actuelle église abbatiale, les vestiges d’une villa gallo-romaine. Elle fut construite sur l’itinéraire de l’ancienne voie romaine « d’Antonin-le-Pieux », qui reliait Lyon et Vienne à Nîmes. Pour mieux se situer et faire un repérage exact, l’on a éclairé d’une lumière bleue les restes de la villa gallo-romaine (elle fut détruite par un incendie au IVème siècle). La lumière jaune nous indique les vestiges de l’édifice paléochrétien du Vème siècle, ainsi que ceux de l’église du IXème siècle (rebâtie sur les vestiges antérieurs, puis détruite par une inondation du ruisseau Crûle).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On a mis à jour, sous l’actuelle église abbatiale, les vestiges d’une villa gallo-romaine. Elle fut construite sur l’itinéraire de l’ancienne voie romaine « d’Antonin-le-Pieux », qui reliait Lyon et Vienne à Nîmes. Pour mieux se situer et faire un repérage exact, l’on a éclairé d’une lumière bleue les restes de la villa gallo-romaine (elle fut détruite par un incendie au IVème siècle). La lumière jaune nous indique les vestiges de l’édifice paléochrétien du Vème siècle, ainsi que ceux de l’église du IXème siècle (rebâtie sur les vestiges antérieurs, puis détruite par une inondation du ruisseau Crûle).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
La chapelle seigneuriale, loge spéciale pour le Seigneur abbé lors des célébrations religieuses, est située au dessus de l’entrée. Elle fut détruite au cours des guerres de religion par les moines et reconstruite en 1987 à l’identique, en pierre de Cruas, car il restait des bases.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
L’Abbatiale a conservé des restes de fresques des XIVe et XVe siècles, non restaurés, mais seulement stabilisés. Comme la plupart des églises au Moyen-Âge, l’abbatiale était entièrement peinte. Sur le mur sud, on trouve la fresque de Saint Sébastien : on y distingue deux archers qui se font face et qui s’apprêtent à le cribler de flèches. Sébastien se trouvait au centre mais a aujourd’hui disparu. Les deux moines agenouillés en prière rappellent que nous sommes dans une abbatiale.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
La tribune monastique. Tout est d’origine (du XIIème siècle) : la tribune avec ses voûtes, ses colonnettes et ses chapiteaux, n’a subi aucune restauration. C’est probablement l’élément architectural le plus exceptionnel de l’abbatiale. Elle sépare l’espace assigné aux moines, qui priaient au niveau supérieur, de celui réservé aux fidèles et aux pèlerins, au niveau inférieur. Ce petit chef-d’œuvre a été préservé par les moines lors des inondations successives, grâce à l’édification d’un mur de refend tout autour de la structure. Ainsi pendant des siècles on a pensé qu’il s’agissait d’une seconde crypte, servant de dernière demeure aux moines.
En 1983, lorsque la tribune a été dégagée de son carcan de pierres et de boue, elle était dans un état de conservation exceptionn
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Les voûtes qui supportent la tribune sont portées par des colonnes arborant des chapiteaux diversement décorés. Ils ont été réalisés à la même époque, mais ne sont cependant pas le travail du même tailleur de pierre.
Les différences dans les exécutions montrent que c’est l’œuvre de plusieurs mains ; peut-être celles du maître et de ses apprentis. Elle est composée de deux vaisseaux parallèles séparés par une file médiane de quatre colonnettes monolithes (la première étant un remploi en marbre antique), divisés chacun en quatre petites travées carrées voûtées d’ogives construites en pierre de Cruas.
Aucun chapiteau ne ressemble à l’autre, les décors étant très hétéroclites. Les treize chapiteaux sculptés reproduisent au XIIe siècle des motifs des siècles précédents : volutes, spires, entrelacs...
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On découvre aussi des motifs d’inspiration locale : un chapiteau affiche des cordages assemblés en nœud marin. Ce décor rappelle la proximité du Rhône, alors distant de 500 mètres à peine, à l’est de l’abbatiale.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Chapiteau romansantiquisant à palmettes et feuillages.
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Deux rapaces encadrant un visage martelé, et deux serpents murmurent à l’oreille du personnage, il s’agit peut-être d’une forme de tentation du Mal.
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Deux rapaces encadrant un arbre, sans doute l’Arbre de Vie du jardin d’Eden
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Deux oiseaux qui boivent dans le même calice, symbole de communion.
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Un visage d’homme barbu avalant ou crachant deux serpents, avec au- dessus la mention « Frater benedictus », frère bénédictin. Symbole de la tentation.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Chapiteau avec une bestiole (une seconde à disparue)
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Un dragon crachant des feuillages.
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Un dragon crachant des feuillages.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Des lionnes se mordant la queue, représentant l’éternel recommencement et la résurrection.
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La crypte est la partie la plus ancienne de l’Abbatiale (elle fût édifiée au milieu du XIe siècle). Elle est composée de deux vaisseaux transversaux, compartimentés en quinze travées carrées couvertes de voûtes d’arête à coffrage apparent qui se terminent à l’Est par trois absides semi-circulaires. Ses mesures imposantes s’expliquent par les proportions du transept, qui se situe au-dessus. Sa vocation était de permettre aux fidèles et aux pèlerins de vénérer les reliques de saint Torquat et de saint Josserand.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
La crypte est semi-enterré. Une des trois absides semi-circulaires. A droite, un lavabo-piscine du XIème siècle. Cet ancêtre du bénitier était une sorte de cuvette sur un pilier de presque un mètre, avec un orifice. Un prêtre ou un moine versait de l’eau bénite sur les mains des fidèles, le trou permettait à l’eau de retourner à la terre.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Abside centrale. La crypte abritait les reliques des deux saints : Saint Josserand (l’un des premiers moines de l’abbaye au IXe siècle), et Saint Torquat (grand évangélisateur de la région et premier évêque de Saint Paul-Trois-Châteaux).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Sur l'autel du XIXe siècle est exposée une Pièta..
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Cette piéta, datant du XIVe siècle, est appelée « Mater dolorosa » (Vierge douloureuse). C’est une représentation classique dans l’art. La Vierge porte sur ses genoux le corps du Christ mort et descendu de la Croix. Ici, la douleur de la Vierge s’exprime d’autant plus qu’elle pleure à grosses larmes, alors que la position du Christ nous laisse penser qu’il n’est pas tout à fait mort.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Les chapiteaux sont de style primitif ; ils représentent des décors d’animaux, des feuillages, et des motifs divers comme la rouelle solaire. Les chapiteaux sont taillés en méplat, c’est-à-dire que le relief est peu accentué (sur certains d’entre eux, on distingue encore la marque laissée par l’outil du sculpteur).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On peut apercevoir une succession de rouelles au Nord de la crypte, qui symbolisent le soleil et qui illuminent spirituellement l’endroit le plus sombre. La roue est symbole du mouvement et de la vie, des cycles terrestres et cosmiques, énergie en circulation.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Une représentation de l’homme (Âne) partagé entre le bien (le coq) et le mal (le loup). Le coq annonce l'aube et donc l'arrivée de la lumière. Par extension, il est celui qui annonce la libération, le passage des ténèbres à la clarté.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
L'homme (âne). L’âne représente l’homme dans ses passions qu’il faut maîtriser.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Le mal (le loup). Le loup est l’équivalent lunaire du lion solaire… au sud. La gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice (mort), puis le rejetant une fois initié (renaissance).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On distingue une seule représentation humaine : il s’agit d’un orant (personnage en prière). Les mains et la tête de l’orant sont exagérément démesurées pour augmenter le signe de l’adoration. On remarque que la pierre a été polie au cours des siècles, à cause du toucher maintes fois répété des fidèles et des pèlerins.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On distingue une seule représentation humaine : il s’agit d’un orant (personnage en prière). Il se présente à nous debout, les mains levées, pour obtenir les bénédictions du ciel. Cette vision de la prière était très répandue dans l’Antiquité chrétienne jusqu’ au XIIème siècle. Cette posture sera remplacée par la prière les mains jointes (un symbole de soumission qui s’inspire du vassal respectueux envers son seigneur).
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
On distingue une seule représentation humaine : il s’agit d’un orant (personnage en prière). Les mains et la tête de l’orant sont exagérément démesurées pour augmenter le signe de l’adoration. On remarque que la pierre a été polie au cours des siècles, à cause du toucher maintes fois répété des fidèles et des pèlerins.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Tournée vers l'autel, la roue solaire à 6 rayons.
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Peut être un orant qui a été martelé.
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Chapiteau encadrant l'autel.
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Chapiteau encadrant l'autel.
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Le chrisme, symbole du Christ.
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L'église haute. La tribune monastique édifiée au milieu du XIIème siècle, avait pour but de marquer une séparation entre le monde des clercs et celui des laïcs, conformément aux exigences de la réforme grégorienne. De plus, elle prolongeait le chœur de l’église haute réservée aux moines, l’église basse étant réservée aux fidèles. Elle était réservée aux moines pour la prière et le chant.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Au-dessus de la porte principale se trouve la chapelle seigneuriale Saint-Michel, du XIIIe siècle, qui était réservée à l’abbé-seigneur de Cruas lors des célébrations religieuses. Elle fut détruite au cours des guerres de religion par les moines et reconstruite en 1987 à l’identique, en pierre de Cruas, car il restait des bases.
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Porte d'entrée.
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L'église haute. Les chapiteaux du XIIème siècle ont été construits pour être contemplés à hauteur d’homme. Les motifs principaux affichent un bestiaire fantastique : des hippogriffes, des griffons, des dragons..
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Un monstre dont la queue est munie d’une espèce de tête d’oiseau, et dont la gueule s’ouvre vers un visage humain (probablement un moine).
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Dans l’absidiole nord, présence d’une peinture murale du XIVe siècle (peinte directement sur la pierre sans enduit préalable), représente un Saint Evêque bénissant. Chapelle de la Vierge.
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Transept nord.
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Sur le mur du fond dans le bras du transept nord, se trouve un trompe-l’œil datant du XIXe siècle, exécuté grâce aux dons des fidèles.
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Le choeur. La superbe table d’autel datée du XIe siècle, découverte en 1983 dans un des sols de la nef centrale où elle avait été enterrée, sans doute pendant les guerres de religion, pour la protéger des troupes protestantes. Taillée dans une tranche de marbre gris d’origine antique, elle mesure 2 m 16 de long sur 86 cm de large et 12 cm d’épaisseur. Elle a été réinstallée dans l’église après restauration au début de l’année 2006, sur des colonnettes en plexiglas entourant les quelques rares vestiges des colonnettes d’origine retrouvés sur le site lors des fouilles
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Absidiole sud. Chapelle Saint Joseph
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Fond du transept sud. Ancien maître-autel.
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Derrière l'autel, cette mosaïque daterait du début du XIIème siècle. Elle a été réalisée en commémoration du pape Urbain II, à son retour du Concile de Clermont (en 1095), au cours duquel il prêcha la Première Croisade. Elle représente Elie et Hénoch, deux personnages de l’Ancien Testament enlevés et menés vivants au ciel par Dieu, dont la présence est rappelée par la main bénissant au-dessus de leur tête…
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Elie avec la main de Dieu à droite, au-dessus de sa tête.
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Au centre de la mosaïque, on distingue le Jardin d’Eden, avec l’arbre de vie à gauche (Lignum), et l’arbre de la connaissance à droite (Ficus). Entre les deux arbres, une croix de marbre à cinq bras rappellerait l’échelle de Jacob. En-dessous, quatre dômes transpercés par un trait vertical symboliseraient les quatre monts et les quatre fleuves du Paradis qui semblent irriguer le maître autel (qui se trouvait à cet emplacement).
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Hénoc avec la main de Dieu à gauche, au-dessus de sa tête.
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La mosaïque du début du XIIème siècle.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
La mosaïque du début du XIIème siècle.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Au cœur du transept, on peut admirer une magnifique coupole sur trompes maintes fois remaniée au cours des siècles. Les trompes sont décorées de coquilles Saint Jacques peinte en trompe-l’œil (ces peintures datent du XVIIIe siècle, comme celles décorant les claveaux). Elles rappellent que Cruas se trouvait sur un chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
La magnifique coupole sur trompes.
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Vitrail du choeur.
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Oculus de la coupole.
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Vitrail de la chapelle Saint Joseph
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Vtrail de la chapelle de la vierge.
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Vitrail du transept nord. Saint Joseph.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Vitrail du transept sud. La Mater dolorosa (Mère de douleur)
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Vitrail du transept sud.
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
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Abbatiale Sainte-Marie de Cruas
Vitrail du transept nord.
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Vitrail de la coupole.
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Vitrail de la coupole.
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Vue d’ensemble du site médiéval
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Vue d’ensemble du site médiéval
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Musée des Sports
Ce musée a vu le jour grâce à la passion et la patience d'un homme, Jean-luc Ales, ancien lutteur, et à la volonté municipale.
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Musée des Sports
La bouclier de Brennus. La Voulte, champion de France de rugby à XV en 1970.
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Musée des Sports
Manon Brunet,escrimeuse française spécialisée dans la pratique du sabre.
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Musée des Sports
Just Fontaine (footballeur), Daniel Robin (lutteur).
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Musée des Sports
Chaussure d'or de Philippe Sella, élu meilleur joueur de l'année, 1986/1987. Short et chaussettes de Raymond Kopa, élu ballon d'or en 1958.
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Musée des Sports
Vélo de raymond Poiulidor.
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Musée des Sports
Vélo de course de Luis Ocana (1945-1994), vainqueur du tour de France 1973.
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Musée des Sports
Maillot de Sébastien Chabal. Maillot de l'équipe de France.
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Musée des Sports
Le poing levé du “Black Power” aux Jeux olympiques d'été de 1968 est un acte de contestation politique menée par les athlètes afro-américain Tommie Smith et John Carlos lors de la cérémonie de remise des médailles du 200 mètres, le 16 octobre 1968.
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Musée des Sports
Poéme : Guy Thomas. Sculpteur : Pierre Duc.
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Centre d’Art et d’Histoire André-Auclair
André Auclair est né à Paris en 1893 et décédé à Saint-Thomé en Ardèche en 1976. Brillant élève des Beaux- Arts de Paris, professeur à l’École d’Arts de Montparnasse, honoré de commandes officielles de l’État, l’artiste a parcouru avec talent et passion les trois quarts du XXème siècle.
Tapisseries, gravures, peintures, céramiques, fresques, ces expressions si diverses qu’il maîtrisait et déclinait pour des monuments publics ou des particuliers, sont présentées ici. Continuellement en recherche, il a participé aux grands courants de l’art contemporain et plus de 300 œuvres exposées en alternance vous feront découvrir un panorama magistral et argumenté de la création artistique de notre siècle.
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Grande coupe bleu à la main rouge. Céramique émaillée, diamètre 40 cm. Femme et oiseau. Bas-relief jaune en céramique émaillée.
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Pot à bouteille vert moucheté. Céramique émaillée, 28 x 15 cm.
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Le thème de cette peinture est « Séléné » : elle fut déesse de la pleine lune et souvent assimilée à Artémis déesse de la chasse. Ce qui explique, peut-être le cerf représenté en bas à gauche du tableau.. Gouache sur papier marouflé.
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Ce sont probablement les sanguines qui expriment le mieux le talent de dessinateur d’André Auclair. L’adoption de formats plus importants qu’à l’habitude pour ses œuvres sur papier et le choix de retenir le corps féminin, un de ses sujets de prédilection, témoignent de l’importance qu’il a accordée à ces œuvres. Parfois rehaussées par d’autres techniques, ces sanguines constituent une articulation entre les techniques du dessin et celles de la peinture. En œuvrant à leur complémentarité, André Auclair parvient à maintenir l’unité du sujet.
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Sanguine sur papier.
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Les techniques d'exécution rapide (encre de Chine, mine de plomb, pastel, gouache...) témoignent non seulement de sa maîtrise technique, mais aussi des explorations auxquelles André Auclair s'est livré. Les études sur le motif et sur la construction de l'espace, les recherches stylistiques et les confrontations ponctuelles aux différents genres possible en peinture, constituent un ensemble d'amorces de travail. Son intérêt pour la construction de l'espace pictural et l’abstraction sont ici déjà présentes et se poursuivra jusqu'aux dernières peintures qu'il a exécutées.
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Huile sur carton marouflé
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Femme rousse, huile sur carton.
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Nu sur fond de Saint Thomé, huile sur carton marouflé.