La Ciotat

La gare, le cinéma Éden-Théâtre, le Palais Lumière, l'église de Saint-Marcel, le Château des Creissauds avec la Maison Ferroni à Aubagne.

<center>La gare de La Ciotat.</center>
La gare de La Ciotat.
1
<center>La gare de La Ciotat.</center>
La gare de La Ciotat.
2
<center>La gare de La Ciotat.</center>Quai sur lequel a été tournée l'Arrivée du train en gare de La Ciotat.
La gare de La Ciotat.
Quai sur lequel a été tournée l'Arrivée du train en gare de La Ciotat.
3
<center>La gare de La Ciotat.</center>L'Arrivée du train en gare de La Ciotat. Ce film majeur est tourné par Louis Lumière durant l'été 1895, puis projeté publiquement pour la première fois le 25 janvier 1896, à Lyon. Il en existe plusieurs versions. Format : 35 mm à double jeu de perforations rondes Lumière par photogramme, noir et blanc
Durée : 50 secondes. Une légende veut que, lors de la projection initiale, le public fut terrifié par l'image d'un train fonçant vers lui, les spectateurs criant et se précipitant à l'arrière de la salle, voire dehors. Cette légende s'est révélée fausse, les spectateurs ayant plutôt été la proie « d'une appréhension nerveuse, d'un mouvement de recul ». Mais si l'étonnement du public devant la locomotive s'avançant vers lui devint un atout publicitaire, la principale attraction de ces projections était bien Le Jardinier et le petit espiègle, la première fiction sur pellicule photographique. Contrairement à ce qui est souvent cru, ce film ne figurait pas dans les dix films de la première projection cinématographique publique organisée à Paris, le 28 décembre 1895, au Salon indien du Grand Café.
La gare de La Ciotat.
L'Arrivée du train en gare de La Ciotat. Ce film majeur est tourné par Louis Lumière durant l'été 1895, puis projeté publiquement pour la première fois le 25 janvier 1896, à Lyon. Il en existe plusieurs versions. Format : 35 mm à double jeu de perforations rondes Lumière par photogramme, noir et blanc Durée : 50 secondes. Une légende veut que, lors de la projection initiale, le public fut terrifié par l'image d'un train fonçant vers lui, les spectateurs criant et se précipitant à l'arrière de la salle, voire dehors. Cette légende s'est révélée fausse, les spectateurs ayant plutôt été la proie « d'une appréhension nerveuse, d'un mouvement de recul ». Mais si l'étonnement du public devant la locomotive s'avançant vers lui devint un atout publicitaire, la principale attraction de ces projections était bien Le Jardinier et le petit espiègle, la première fiction sur pellicule photographique. Contrairement à ce qui est souvent cru, ce film ne figurait pas dans les dix films de la première projection cinématographique publique organisée à Paris, le 28 décembre 1895, au Salon indien du Grand Café.
4
<center>La gare de La Ciotat.</center>Affiche pour une projection cinématographique à l'Eden-Concert, le mercredi 22 mars 1899. La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, sorti en 1895, est considérée par de nombreux historiens du cinéma comme le premier film.
La gare de La Ciotat.
Affiche pour une projection cinématographique à l'Eden-Concert, le mercredi 22 mars 1899. La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, sorti en 1895, est considérée par de nombreux historiens du cinéma comme le premier film.
5
<center>La gare de La Ciotat.</center>La mer (baignade en mer). Film de Louis Lumière, 1895.
La gare de La Ciotat.
La mer (baignade en mer). Film de Louis Lumière, 1895.
6
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>L'histoire de l'Eden débute en 1889 avec l'achat par l'entrepreneur de spectacles marseillais Alfred Seguin, de l'enclos Ferrouillet afin d'y construire une salle de café-concert. Ulcéré de n'avoir pu obtenir de réservation au Théâtre municipal inauguré depuis peu, Alfred Seguin qui était correspondant des Théâtres de Marseille, décide de construire son propre établissement et reçoit l'autorisation du maire, Evariste Gras. Travaux commencés le 18 février 1889, sous la direction de l'architecte-expert Marius Dessault, et effectués par l'entreprise Barthélémy, assistée des peintres-décorateurs Raimbaud et Aicard, et de Raviola, artiste-décorateur de la salle. Son inauguration aura lieunle n15juin 1889. L'Eden devient rapidement la salle de spectacle la plus animée de La Ciotat, proposant chaque samedi et dimanche des concerts ou des rencontres sportives de boxe ou de lutte gréco-romaine en alternance avec des représentations théâtrales.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
L'histoire de l'Eden débute en 1889 avec l'achat par l'entrepreneur de spectacles marseillais Alfred Seguin, de l'enclos Ferrouillet afin d'y construire une salle de café-concert. Ulcéré de n'avoir pu obtenir de réservation au Théâtre municipal inauguré depuis peu, Alfred Seguin qui était correspondant des Théâtres de Marseille, décide de construire son propre établissement et reçoit l'autorisation du maire, Evariste Gras. Travaux commencés le 18 février 1889, sous la direction de l'architecte-expert Marius Dessault, et effectués par l'entreprise Barthélémy, assistée des peintres-décorateurs Raimbaud et Aicard, et de Raviola, artiste-décorateur de la salle. Son inauguration aura lieunle n15juin 1889. L'Eden devient rapidement la salle de spectacle la plus animée de La Ciotat, proposant chaque samedi et dimanche des concerts ou des rencontres sportives de boxe ou de lutte gréco-romaine en alternance avec des représentations théâtrales.
7
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Raoul Gallaud, le propriétaire de l'Eden, suggère à Antoine Lumière d'organiser dans la salle de l'Eden, en comité restreint, une séance comparable à celle du Palais Lumière du samedi 21 septembre 1895. Elle aura lieu le 14 octobre. Il faudra attendre quatre longues années après la séance d'octobre 1895, pour retrouver la trace d'une séance de cinéma à l'Eden- Concert. Le 21 mars 1899, près de 250 personnes assistent à cette séance, la première payante à La Ciotat. C'est cette séance qui fait de l'Eden, l'incontestable doyenne mondiale des salles de cinéma. En effet, le célèbre Salon Indien du Grand Café où eut lieu la séance du 28 décembre 1895, n'a même pas survécu au 19ème siècle puisqu'il disparaît avant l'Exposition Universelle de Paris de 1900.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Raoul Gallaud, le propriétaire de l'Eden, suggère à Antoine Lumière d'organiser dans la salle de l'Eden, en comité restreint, une séance comparable à celle du Palais Lumière du samedi 21 septembre 1895. Elle aura lieu le 14 octobre. Il faudra attendre quatre longues années après la séance d'octobre 1895, pour retrouver la trace d'une séance de cinéma à l'Eden- Concert. Le 21 mars 1899, près de 250 personnes assistent à cette séance, la première payante à La Ciotat. C'est cette séance qui fait de l'Eden, l'incontestable doyenne mondiale des salles de cinéma. En effet, le célèbre Salon Indien du Grand Café où eut lieu la séance du 28 décembre 1895, n'a même pas survécu au 19ème siècle puisqu'il disparaît avant l'Exposition Universelle de Paris de 1900.
8
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Au début des années 80, la crise économique qui frappe la cité avec les menaces de fermeture des Chantiers, se ressent bien entendu dans la fréquentation du cinéma Eden que les exploitants envisagent de vendre. Le 1er avril 1992, la municipalité rachète l'Eden en sommeil, l'arrachant au risque permanent d'une démolition et effectuant ainsi un premier pas vers une réhabilitation possible des lieux. Le 12 février 1996,  l'Eden est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Comme dans toute grande cause, il faut un événement déclencheur : ce sera la rencontre en 1979, au sein de la commission culturelle de la Jeune Chambre économique française, de quelques jeunes ciotadens. Embarqué dans l'aventure, le docteur Trarieux-Lumière, arrière-petit-fils de Louis Lumière, adresse ses nouveaux amis à Paul Génard, immense collectionneur villeurbannais, conservateur du Musée national du cinéma de Lyon. Engagement est pris : les Ciotadens organiseront dans leur ville, un hommage aux Frères Lumière avec le précieux concours du collectionneur. Le succès populaire est phénoménal puisqu'au mépris des consignes de sécurité élémentaires, plus de 700 spectateurs se «compressent» dans les galeries de l'Eden dont la capacité de l'époque est de 380 places.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Au début des années 80, la crise économique qui frappe la cité avec les menaces de fermeture des Chantiers, se ressent bien entendu dans la fréquentation du cinéma Eden que les exploitants envisagent de vendre. Le 1er avril 1992, la municipalité rachète l'Eden en sommeil, l'arrachant au risque permanent d'une démolition et effectuant ainsi un premier pas vers une réhabilitation possible des lieux. Le 12 février 1996, l'Eden est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Comme dans toute grande cause, il faut un événement déclencheur : ce sera la rencontre en 1979, au sein de la commission culturelle de la Jeune Chambre économique française, de quelques jeunes ciotadens. Embarqué dans l'aventure, le docteur Trarieux-Lumière, arrière-petit-fils de Louis Lumière, adresse ses nouveaux amis à Paul Génard, immense collectionneur villeurbannais, conservateur du Musée national du cinéma de Lyon. Engagement est pris : les Ciotadens organiseront dans leur ville, un hommage aux Frères Lumière avec le précieux concours du collectionneur. Le succès populaire est phénoménal puisqu'au mépris des consignes de sécurité élémentaires, plus de 700 spectateurs se «compressent» dans les galeries de l'Eden dont la capacité de l'époque est de 380 places.
9
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>La restauration de l’Eden-Théâtre a nécessité 16 mois de travaux sous la conduite des architectes Nicolas Masson et André Stern, et coûté environ 7 millions d’euros. Bâtiment inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, l’Eden-Théâtre a été reconstruit à l’identique de ce qu’il était en 1889, mais il est désormais équipé d’une cabine de projection dotée des technologies les plus modernes. La capacité maximale de la salle est de 166 places assises. La réouverture de l’Eden, le 9 octobre 2013, est intervenue dans le cadre des festivités liées à Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
La restauration de l’Eden-Théâtre a nécessité 16 mois de travaux sous la conduite des architectes Nicolas Masson et André Stern, et coûté environ 7 millions d’euros. Bâtiment inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, l’Eden-Théâtre a été reconstruit à l’identique de ce qu’il était en 1889, mais il est désormais équipé d’une cabine de projection dotée des technologies les plus modernes. La capacité maximale de la salle est de 166 places assises. La réouverture de l’Eden, le 9 octobre 2013, est intervenue dans le cadre des festivités liées à Marseille Provence, capitale européenne de la culture 2013.
10
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Claude Antoine Lumière, né à Ormoy (Haute-Saône) le 13 mars 1840 et mort à Paris le 15 avril 1911, est un peintre, photographe et homme d'affaires français. Il est le père d'Auguste et Louis Lumière. Il arrive à Paris en 1857 et devient peintre en enseignes chez Auguste Constantin. Il décide en 1862 de tenter sa chance à Besançon. Dans cette ville, naissent ses deux fils, Auguste en 1862 et Louis en 1864, que l’histoire retiendra sous le nom des frères Lumière. Antoine se fait connaître pour la qualité de ses clichés, mais la guerre de 1870 contre le royaume de Prusse et ses alliés allemands, qui se termine par une défaite française et la perte de l’Alsace-Moselle, l’incite à s’éloigner des territoires de l’est de la France. Il retourne s'installer à Lyon4, où son atelier devient rapidement un lieu recherché par les nantis qui veulent être immortalisés dans des photographies aux qualités artistiques évidentes. Antoine complète son offre par la vente de plaques photographiques vierges. Son fila Louis, met au point ce qui va devenir le produit-phare et le moteur de la richesse familiale : les plaques photographiques noir et blanc sèches, qui permettent les prises de vues instantanées, un procédé qu’ils exploitent sous le nom d’Étiquette bleue. Antoine Lumière acquiert alors un immense terrain, dans la banlieue de Lyon, à Monplaisir, où il fait bâtir les premières usines Lumière.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Claude Antoine Lumière, né à Ormoy (Haute-Saône) le 13 mars 1840 et mort à Paris le 15 avril 1911, est un peintre, photographe et homme d'affaires français. Il est le père d'Auguste et Louis Lumière. Il arrive à Paris en 1857 et devient peintre en enseignes chez Auguste Constantin. Il décide en 1862 de tenter sa chance à Besançon. Dans cette ville, naissent ses deux fils, Auguste en 1862 et Louis en 1864, que l’histoire retiendra sous le nom des frères Lumière. Antoine se fait connaître pour la qualité de ses clichés, mais la guerre de 1870 contre le royaume de Prusse et ses alliés allemands, qui se termine par une défaite française et la perte de l’Alsace-Moselle, l’incite à s’éloigner des territoires de l’est de la France. Il retourne s'installer à Lyon4, où son atelier devient rapidement un lieu recherché par les nantis qui veulent être immortalisés dans des photographies aux qualités artistiques évidentes. Antoine complète son offre par la vente de plaques photographiques vierges. Son fila Louis, met au point ce qui va devenir le produit-phare et le moteur de la richesse familiale : les plaques photographiques noir et blanc sèches, qui permettent les prises de vues instantanées, un procédé qu’ils exploitent sous le nom d’Étiquette bleue. Antoine Lumière acquiert alors un immense terrain, dans la banlieue de Lyon, à Monplaisir, où il fait bâtir les premières usines Lumière.
11
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>À l’automne 1894, Antoine fait un voyage à Paris où il assiste notamment à une démonstration du Kinétoscope mis au point par Thomas Edison et William Kennedy Laurie Dickson, l’appareil qui permet de visionner individuellement les premiers films du cinéma, enregistrés avec le Kinétographe. De retour à Lyon, Antoine demande à ses fils d’interrompre provisoirement leurs recherches sur les plaques couleurs sèches (qui aboutiront cependant en 1903, avec un nouveau produit choc : les autochromes Lumière), et les incite à mettre au point un procédé capable lui aussi d’enregistrer des images photographiques animées, et de les reproduire en mouvement par le biais d’une projection sur un écran, à la manière des lanternes magiques. Le morceau de pellicule que lui ont gracieusement donné les représentants d’Edison, est à la fois un encouragement à mieux faire, mais aussi une mise en garde : l’invention des deux rangées de quatre perforations rectangulaires qui bordent le ruban de celluloïd de 35 mm de large, et qui permettent son entraînement linéaire, a fait l’objet de plusieurs dépôts de brevets. C’est pour cette raison que les premières « vues photographiques animées » des Lumière sont enregistrées sur une pellicule maison à deux rangées de perforations rondes. Cette pellicule Lumière deviendra bientôt obsolète, et les vues seront reproduites sur un film standard, quand l’ensemble de la profession aura défini le format Edison comme format international, en 1903.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
À l’automne 1894, Antoine fait un voyage à Paris où il assiste notamment à une démonstration du Kinétoscope mis au point par Thomas Edison et William Kennedy Laurie Dickson, l’appareil qui permet de visionner individuellement les premiers films du cinéma, enregistrés avec le Kinétographe. De retour à Lyon, Antoine demande à ses fils d’interrompre provisoirement leurs recherches sur les plaques couleurs sèches (qui aboutiront cependant en 1903, avec un nouveau produit choc : les autochromes Lumière), et les incite à mettre au point un procédé capable lui aussi d’enregistrer des images photographiques animées, et de les reproduire en mouvement par le biais d’une projection sur un écran, à la manière des lanternes magiques. Le morceau de pellicule que lui ont gracieusement donné les représentants d’Edison, est à la fois un encouragement à mieux faire, mais aussi une mise en garde : l’invention des deux rangées de quatre perforations rectangulaires qui bordent le ruban de celluloïd de 35 mm de large, et qui permettent son entraînement linéaire, a fait l’objet de plusieurs dépôts de brevets. C’est pour cette raison que les premières « vues photographiques animées » des Lumière sont enregistrées sur une pellicule maison à deux rangées de perforations rondes. Cette pellicule Lumière deviendra bientôt obsolète, et les vues seront reproduites sur un film standard, quand l’ensemble de la profession aura défini le format Edison comme format international, en 1903.
12
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>La coursive en stuc. Les deux frères rachètent à un certain Léon Bouly qui n’a pas su faire aboutir ses recherches, l’appellation Cinématographe, qui devient la marque de leur invention : le Cinématographe Lumière. Après plusieurs présentations aux professionnels de l’industrie photographique suivent les séances du 21 septembre et du 14 octobre 1895 au Palais Lumière et à l'Eden Théâtre de La Ciotat, devant un public choisi, et enfin la séance payante ouverte au grand public du 28 décembre 1895 au  Grand Café situé 14 boulevard des Capucines à Paris, acceptant pour une somme journalière forfaitaire de leur louer le Salon indien. Chacun des dix bobineaux projetés lors de cette séance dure une cinquantaine de secondes. Avec L'Arroseur arrosé, Louis Lumière réalise le premier film photographique de fiction. Le succès est foudroyant, bientôt il faut demander l’aide de la police pour contenir les milliers de spectateurs qui font la queue à chaque séance.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
La coursive en stuc. Les deux frères rachètent à un certain Léon Bouly qui n’a pas su faire aboutir ses recherches, l’appellation Cinématographe, qui devient la marque de leur invention : le Cinématographe Lumière. Après plusieurs présentations aux professionnels de l’industrie photographique suivent les séances du 21 septembre et du 14 octobre 1895 au Palais Lumière et à l'Eden Théâtre de La Ciotat, devant un public choisi, et enfin la séance payante ouverte au grand public du 28 décembre 1895 au Grand Café situé 14 boulevard des Capucines à Paris, acceptant pour une somme journalière forfaitaire de leur louer le Salon indien. Chacun des dix bobineaux projetés lors de cette séance dure une cinquantaine de secondes. Avec L'Arroseur arrosé, Louis Lumière réalise le premier film photographique de fiction. Le succès est foudroyant, bientôt il faut demander l’aide de la police pour contenir les milliers de spectateurs qui font la queue à chaque séance.
13
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Le succès des frères Lumière découle d'une suite ininterrompue d'inventions. En 1888, John Carbutt invente une bande souple en nitrate de cellulose, que George Eastman commercialise aux États-Unis dès 1889. Aussitôt, le Français Étienne-Jules Marey  enregistre les premières suites de prises de vues instantanées son but scientifique étant l'analyse des mouvements par la photographie rapide (chronophotographie. De mai 1891 à fin 1895, les Américains Thomas Edison, et surtout son assistant et premier réalisateur du cinéma, William Kennedy Laurie Dickson, produisent et tournent quelque 148 films, enregistrés avec la caméra Kinétographe et visionnés individuellement par le public à l'aide du kinétoscope. Six mois après la présentation de décembre 1895, la première projection de films en Amérique avec le Cinématographe Lumière est organisée à Montréal. Aux États-Unis, la présentation du Cinématographe Lumière fait sensation à New York le 18 juin 1896, et par la suite dans d'autres villes américaines, ce qui déclenche la « guerre des brevets », lancée par Edison au nom de ce qu'il considère comme son droit d'antériorité, et du slogan « America for Americans », obligeant Lumière à déserter le sol américain dès l'année suivante.
Lyon et la société lyonnaise constituent le premier décor des films des frères Lumière. Rapidement, les Lumière prennent conscience de l'intérêt de filmer avec leur cinématographe des images pittoresques de par le monde et de les montrer en projection, ou de les vendre avec l'appareil. Fins commerciaux, ils refusent de céder les brevets de leur invention à Georges Méliès qui leur en offre pourtant une petite fortune, ainsi que d'autres.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Le succès des frères Lumière découle d'une suite ininterrompue d'inventions. En 1888, John Carbutt invente une bande souple en nitrate de cellulose, que George Eastman commercialise aux États-Unis dès 1889. Aussitôt, le Français Étienne-Jules Marey enregistre les premières suites de prises de vues instantanées son but scientifique étant l'analyse des mouvements par la photographie rapide (chronophotographie. De mai 1891 à fin 1895, les Américains Thomas Edison, et surtout son assistant et premier réalisateur du cinéma, William Kennedy Laurie Dickson, produisent et tournent quelque 148 films, enregistrés avec la caméra Kinétographe et visionnés individuellement par le public à l'aide du kinétoscope. Six mois après la présentation de décembre 1895, la première projection de films en Amérique avec le Cinématographe Lumière est organisée à Montréal. Aux États-Unis, la présentation du Cinématographe Lumière fait sensation à New York le 18 juin 1896, et par la suite dans d'autres villes américaines, ce qui déclenche la « guerre des brevets », lancée par Edison au nom de ce qu'il considère comme son droit d'antériorité, et du slogan « America for Americans », obligeant Lumière à déserter le sol américain dès l'année suivante. Lyon et la société lyonnaise constituent le premier décor des films des frères Lumière. Rapidement, les Lumière prennent conscience de l'intérêt de filmer avec leur cinématographe des images pittoresques de par le monde et de les montrer en projection, ou de les vendre avec l'appareil. Fins commerciaux, ils refusent de céder les brevets de leur invention à Georges Méliès qui leur en offre pourtant une petite fortune, ainsi que d'autres.
14
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Cinématographe. Auguste et Louis Lumière. Breveté S.G.D.G. J. Carpentier Ingénieur Constructeur. Paris.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Cinématographe. Auguste et Louis Lumière. Breveté S.G.D.G. J. Carpentier Ingénieur Constructeur. Paris.
15
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Projecteur Heurtier HSM. Format 16 mm. Sonore optique. Année 1960. Usine à Saint Etienne.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Projecteur Heurtier HSM. Format 16 mm. Sonore optique. Année 1960. Usine à Saint Etienne.
16
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Projecteur CinemeccaniCa. Formai 35mm. Projecteur de cabine. Lampe à arc.
Année 1950. Usine à Milan. Italie.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Projecteur CinemeccaniCa. Formai 35mm. Projecteur de cabine. Lampe à arc. Année 1950. Usine à Milan. Italie.
17
<center>Cinéma l'Eden-Théâtre.</center>Hortson Type Sonarc. Marque Française 1960.
Cinéma l'Eden-Théâtre.
Hortson Type Sonarc. Marque Française 1960.
18
<center>Le Palais Lumière</center>Lazare Sellier, ancien chef-mécanicien de Messageries Maritimes, habitant La Ciotat, franc-maçon, souhaite réactiver la loge « L’espérance Misraïm Rite ». A l’occasion d’un voyage à Paris, il rencontre Antoine Lumière qui est Maître franc-maçon et l’invite à La Ciotat. S’il est séduit par l’action à mener, Antoine, industriel, photographe et très « entiché » de peinture et même peintre amateur d'un certain talent, eut un « coup de cœur » pour la lumière et les couleurs de La Ciotat. Il fit acheter le « Domaine du Clos des Plages », qui s’étendait sur près de 90 ha, à partird e 1885 et dans lequel fut édifiée en 1893 la villa et le château proprement qui comportait 36 pièces. Ce domaine comportant un château, ses dépendances, des villas, un port privé, un vignoble, des cultures. Le château de style éclectique fut la résidence des frères Lumière jusqu'en 1910. Domaine loti en 1925, le château a été presqu'entièrement transformé.
Le Palais Lumière
Lazare Sellier, ancien chef-mécanicien de Messageries Maritimes, habitant La Ciotat, franc-maçon, souhaite réactiver la loge « L’espérance Misraïm Rite ». A l’occasion d’un voyage à Paris, il rencontre Antoine Lumière qui est Maître franc-maçon et l’invite à La Ciotat. S’il est séduit par l’action à mener, Antoine, industriel, photographe et très « entiché » de peinture et même peintre amateur d'un certain talent, eut un « coup de cœur » pour la lumière et les couleurs de La Ciotat. Il fit acheter le « Domaine du Clos des Plages », qui s’étendait sur près de 90 ha, à partird e 1885 et dans lequel fut édifiée en 1893 la villa et le château proprement qui comportait 36 pièces. Ce domaine comportant un château, ses dépendances, des villas, un port privé, un vignoble, des cultures. Le château de style éclectique fut la résidence des frères Lumière jusqu'en 1910. Domaine loti en 1925, le château a été presqu'entièrement transformé.
19
<center>Le Palais Lumière</center>Le document rédigé vers 1925 pour la vente du domaine du « Clos des Plages », décrit en détail et avec beaucoup d’emphase, l’immense propriété achetée par parcelles de 1890 à 1902. Le décès d’Antoine en 1911 puis celui de deux de ses filles en 1924, sonneront le désamour de la famille pour le « Clos des Plages » et sa vente en 1925 à une société d'exploitation hôtelière.
Par la suite, le « Golf-hôtel » n’obtiendra pas le succès escompté, ce sera alors la mise en copropriété en 1938 : c'est le Palais Lumière.  C'est donc aujourd'hui une propriété privée. Par décret de février 1996, le Palais Lumière est inscrit aux Monuments Historiques comme « lieu de mémoire de la présence des Lumière et des débuts du cinéma ».
Le Palais Lumière
Le document rédigé vers 1925 pour la vente du domaine du « Clos des Plages », décrit en détail et avec beaucoup d’emphase, l’immense propriété achetée par parcelles de 1890 à 1902. Le décès d’Antoine en 1911 puis celui de deux de ses filles en 1924, sonneront le désamour de la famille pour le « Clos des Plages » et sa vente en 1925 à une société d'exploitation hôtelière. Par la suite, le « Golf-hôtel » n’obtiendra pas le succès escompté, ce sera alors la mise en copropriété en 1938 : c'est le Palais Lumière. C'est donc aujourd'hui une propriété privée. Par décret de février 1996, le Palais Lumière est inscrit aux Monuments Historiques comme « lieu de mémoire de la présence des Lumière et des débuts du cinéma ».
20
<center>Le Palais Lumière</center>La Ciotat fut longtemps le lieu privilégié de résidence d’été de la famille Lumière.
C’était « table ouverte » aux amis et à la famille, mais Auguste et Louis y possédaient un laboratoire leur permettant de continuer leurs recherches. De nombreuses iconographies montrent les amusements des invités (les parties de bicyclette ou de tricycle), ou des enfants et de leurs nurses, sans compter les films tournés dans le domaine « le jardinier espiègle », « la partie de boules », « la partie d’écarté » ....
Le Palais Lumière
La Ciotat fut longtemps le lieu privilégié de résidence d’été de la famille Lumière. C’était « table ouverte » aux amis et à la famille, mais Auguste et Louis y possédaient un laboratoire leur permettant de continuer leurs recherches. De nombreuses iconographies montrent les amusements des invités (les parties de bicyclette ou de tricycle), ou des enfants et de leurs nurses, sans compter les films tournés dans le domaine « le jardinier espiègle », « la partie de boules », « la partie d’écarté » ....
21
<center>Le Palais Lumière</center>Par goût et par désir de démontrer tous ses talents, Antoine fit réaliser de nombreux ornements dans le parc. Ces différents ornements témoignent de son éclectisme (sculptures, peinture, bassin, cascade etc.).  Passionné d’art et de modernité, il recevait de nombreux amis ou personnalités du monde des sciences et des arts. Les sculpteurs toulousains Antonin Mercié, qui réalisa la statue de Jeanne d'Arc ; sise dans le bassin du domaine, et ses élèves dont Nicolas Grandmaison et Léo Laporte-Blarsy, firent partie de ses invités privilégiés.Dans le parc au sommet de la cascade, se trouve une copie en fonte peinte de « la Baigneuse », ou « Nymphe qui descend au bain », d’Etienne Maurice Falconet (1716-1791, membre de l’Académie Royale des Beaux-Arts), protégé de Mme du Barry, de Mme Pompadour et de Diderot et dont la statue la plus célèbre fut la statue équestre de Pierre le Grand à Saint Pétesbourg.
Le Palais Lumière
Par goût et par désir de démontrer tous ses talents, Antoine fit réaliser de nombreux ornements dans le parc. Ces différents ornements témoignent de son éclectisme (sculptures, peinture, bassin, cascade etc.). Passionné d’art et de modernité, il recevait de nombreux amis ou personnalités du monde des sciences et des arts. Les sculpteurs toulousains Antonin Mercié, qui réalisa la statue de Jeanne d'Arc ; sise dans le bassin du domaine, et ses élèves dont Nicolas Grandmaison et Léo Laporte-Blarsy, firent partie de ses invités privilégiés.Dans le parc au sommet de la cascade, se trouve une copie en fonte peinte de « la Baigneuse », ou « Nymphe qui descend au bain », d’Etienne Maurice Falconet (1716-1791, membre de l’Académie Royale des Beaux-Arts), protégé de Mme du Barry, de Mme Pompadour et de Diderot et dont la statue la plus célèbre fut la statue équestre de Pierre le Grand à Saint Pétesbourg.
22
<center>Le Palais Lumière</center>Le « Menuet » charmante et élégante statue qui ébauche une gracieuse révérence de danse. C'est une copie, là encore en fonte peinte de Léo Laporte-Blarsy. L'original est une statuette en bronze de 80 cm de hauteur.
Le Palais Lumière
Le « Menuet » charmante et élégante statue qui ébauche une gracieuse révérence de danse. C'est une copie, là encore en fonte peinte de Léo Laporte-Blarsy. L'original est une statuette en bronze de 80 cm de hauteur.
23
<center>Le Palais Lumière</center>Antoine aimait le jeu entre les pierres et l’eau. La construction de ce bassin entre dans le vaste programme de parc d'agrément qu'il a élaboré. De style « rocaille », à la mode à la fin du 19e siècle, il répond par son petit pont enjambant sa partie étroite et ses rochers qui abritaient un jet d'eau, à la cascade qui tombait du rocher dominé par statue de « la baigneuse » et aussi, à la grande fontaine ronde, située au niveau de l’actuel portail et dominée par la statue d’une fière Jeanne d'Arc combattante.Antoine aimait ce jeu de pierres et d’eau : dans la partie ouest du parc, un grand bassin, avec un pont « rocaille » enjambant sa partie étroite, était alimenté par un jet d’eau jaillissant d’un bloc de rochers.
Le Palais Lumière
Antoine aimait le jeu entre les pierres et l’eau. La construction de ce bassin entre dans le vaste programme de parc d'agrément qu'il a élaboré. De style « rocaille », à la mode à la fin du 19e siècle, il répond par son petit pont enjambant sa partie étroite et ses rochers qui abritaient un jet d'eau, à la cascade qui tombait du rocher dominé par statue de « la baigneuse » et aussi, à la grande fontaine ronde, située au niveau de l’actuel portail et dominée par la statue d’une fière Jeanne d'Arc combattante.Antoine aimait ce jeu de pierres et d’eau : dans la partie ouest du parc, un grand bassin, avec un pont « rocaille » enjambant sa partie étroite, était alimenté par un jet d’eau jaillissant d’un bloc de rochers.
24
<center>Le Palais Lumière</center>Antoine fut également architecte paysagiste, le parc est orné d’arbres de différentes essences (oliviers, mimosas, palmiers, platanes, pins, acacias, cèdres du Liban, etc.). Un réseau d’eau sophistiqué alimentant les ornements y fut réalisé.
Le Palais Lumière
Antoine fut également architecte paysagiste, le parc est orné d’arbres de différentes essences (oliviers, mimosas, palmiers, platanes, pins, acacias, cèdres du Liban, etc.). Un réseau d’eau sophistiqué alimentant les ornements y fut réalisé.
25
<center>Le Palais Lumière</center>A gauche, le bâtiment originel. A droite, une aile ajoutée lors de la transformation en hôtel.
Le Palais Lumière
A gauche, le bâtiment originel. A droite, une aile ajoutée lors de la transformation en hôtel.
26
<center>Le Palais Lumière</center>Façade nord. La façade extérieure du Grand Salon s’élève sur deux niveaux. Elle est animée par des pilastres d’ordre toscan dont les entablements forment la partie sommitale et la corniche de l’élévation. Les pilastres corniers se développent sur les deux niveaux d’élévation. Les pilastres qui recoupent la largeur de la façade, au nombre de 2, prennent naissance sur la terrasse de la véranda. La véranda est couronnée par une balustrade avec des balustres ouvragés en béton armé. C’est le seul vestige des balustrades d’origine du Château Lumière.
Le Palais Lumière
Façade nord. La façade extérieure du Grand Salon s’élève sur deux niveaux. Elle est animée par des pilastres d’ordre toscan dont les entablements forment la partie sommitale et la corniche de l’élévation. Les pilastres corniers se développent sur les deux niveaux d’élévation. Les pilastres qui recoupent la largeur de la façade, au nombre de 2, prennent naissance sur la terrasse de la véranda. La véranda est couronnée par une balustrade avec des balustres ouvragés en béton armé. C’est le seul vestige des balustrades d’origine du Château Lumière.
27
<center>Le Palais Lumière</center>Jusqu'au 18ème siècle, les kiosques, inspirés de celui du palais de Topkapi (14ème), désignaient un pavillon ouvert vers un paysage jardiné. Au 19ème et 20ème, ils évolueront en un lieu destiné au divertissement : place de musique, ou de fêtes, lieu de contemplation ou de récréation La construction du kiosque, un des lieux dans le parc de ce bon vivre, date de l’époque des Lumière sans doute quelques années après la construction de la villa. Une analyse métallographique a pu confirmer que le fer constitutif du kiosque était bien du même type que celui des structures du Grand Salon. Le fer puddlé est le matériau qui a cours dans la construction métallique monumentale au XIXe, période de transition entre la fonte et les premiers aciers. Ce matériau qui présente des inclusions avec une teneur élevée en phosphore, possède l’avantage majeur d’être un frein à sa corrosion (ce qui explique que nombre des ouvrages métalliques de cette époque sont en très bon état de conservation) mais il a également l’inconvénient majeur d’être un frein à sa soudabilité. Les ouvrages de l’époque étaient donc assemblés par rivetage. Ces fers du 19e siècle ont été remplacés dans les années 1920 par un acier mieux affiné soudable.
Le Palais Lumière
Jusqu'au 18ème siècle, les kiosques, inspirés de celui du palais de Topkapi (14ème), désignaient un pavillon ouvert vers un paysage jardiné. Au 19ème et 20ème, ils évolueront en un lieu destiné au divertissement : place de musique, ou de fêtes, lieu de contemplation ou de récréation La construction du kiosque, un des lieux dans le parc de ce bon vivre, date de l’époque des Lumière sans doute quelques années après la construction de la villa. Une analyse métallographique a pu confirmer que le fer constitutif du kiosque était bien du même type que celui des structures du Grand Salon. Le fer puddlé est le matériau qui a cours dans la construction métallique monumentale au XIXe, période de transition entre la fonte et les premiers aciers. Ce matériau qui présente des inclusions avec une teneur élevée en phosphore, possède l’avantage majeur d’être un frein à sa corrosion (ce qui explique que nombre des ouvrages métalliques de cette époque sont en très bon état de conservation) mais il a également l’inconvénient majeur d’être un frein à sa soudabilité. Les ouvrages de l’époque étaient donc assemblés par rivetage. Ces fers du 19e siècle ont été remplacés dans les années 1920 par un acier mieux affiné soudable.
28
<center>Le Palais Lumière</center>Entre 1928 et 1930, la transformation du Château, appartenant désormais à la « Société des Bains de Mer et du Golf de La Ciotat », en hôtel sous le nom de « Golf-Hôtel » est réalisée par André Jacob. La villa a été profondément modifiée par la construction de deux ailes en béton armé, et l'ajout d'un niveau de plancher sur le corps principal du bâtiment, lui-même revu dans un esprit plus « moderne ».
Tous les éléments de décor du XIXe siècle, disparaissent de la façade Sud. La terrasse du 1er étage est agrandie, couverte et vitrée et devient salle à manger du restaurant. Des balcons individuels sont construits pour certaines chambres; les balustres de terrasses sont remplacés par des garde-corps pleins.
Le Palais Lumière
Entre 1928 et 1930, la transformation du Château, appartenant désormais à la « Société des Bains de Mer et du Golf de La Ciotat », en hôtel sous le nom de « Golf-Hôtel » est réalisée par André Jacob. La villa a été profondément modifiée par la construction de deux ailes en béton armé, et l'ajout d'un niveau de plancher sur le corps principal du bâtiment, lui-même revu dans un esprit plus « moderne ». Tous les éléments de décor du XIXe siècle, disparaissent de la façade Sud. La terrasse du 1er étage est agrandie, couverte et vitrée et devient salle à manger du restaurant. Des balcons individuels sont construits pour certaines chambres; les balustres de terrasses sont remplacés par des garde-corps pleins.
29
<center>Le Palais Lumière</center>L’accès principal est conservé sur la façade sud-est avec une porte d’entrée agrandie. Le vestibule comportait la conciergerie, différentes pièces, un ascenseur et un nouvel escalier en marbre de Carrare.
Le Palais Lumière
L’accès principal est conservé sur la façade sud-est avec une porte d’entrée agrandie. Le vestibule comportait la conciergerie, différentes pièces, un ascenseur et un nouvel escalier en marbre de Carrare.
30
<center>Le Palais Lumière</center>L’accès principal est conservé sur la façade sud- est avec une porte d’entrée agrandie. Le vestibule comportait la conciergerie, différentes pièces, un ascenseur et un nouvel escalier en marbre de Carrare.
Le Palais Lumière
L’accès principal est conservé sur la façade sud- est avec une porte d’entrée agrandie. Le vestibule comportait la conciergerie, différentes pièces, un ascenseur et un nouvel escalier en marbre de Carrare.
31
<center>Le Palais Lumière</center>De gauche à droite : TOURNACHON Félix (dit « NADAR ») Né et mort à Paris (1820-1910). Photographe, aéronaute, dessinateur et écrivain ; MARIANI Angelo (dit « Mariani-coca »)
Né à Pero-Casevecchie (1838-1914).
Apothicaire, inventeur du « Vin tonique Mariani », mélange de vin de Bordeaux et de feuilles de coca, qui connut un succès mondial pour ses vertus ... stupéfiantes, avant d’être interdit en France ; SYLVESTRE Paul, Armand Né à Paris, m. à Toulouse (1837-1901). Littérateur français, auteur de poésies délicates et de contes d’une gaieté souvent gauloise, Griselidis et de livrets d’opéras ; LUMIERE Antoine ; BOURGUIGNON Louis, Aimé Né à Marseille, mort à Uzès (1852-1908) Percepteur à La Ciotat puis à Marseille, président de la Société Nautique de La Ciotat.
Le Palais Lumière
De gauche à droite : TOURNACHON Félix (dit « NADAR ») Né et mort à Paris (1820-1910). Photographe, aéronaute, dessinateur et écrivain ; MARIANI Angelo (dit « Mariani-coca ») Né à Pero-Casevecchie (1838-1914). Apothicaire, inventeur du « Vin tonique Mariani », mélange de vin de Bordeaux et de feuilles de coca, qui connut un succès mondial pour ses vertus ... stupéfiantes, avant d’être interdit en France ; SYLVESTRE Paul, Armand Né à Paris, m. à Toulouse (1837-1901). Littérateur français, auteur de poésies délicates et de contes d’une gaieté souvent gauloise, Griselidis et de livrets d’opéras ; LUMIERE Antoine ; BOURGUIGNON Louis, Aimé Né à Marseille, mort à Uzès (1852-1908) Percepteur à La Ciotat puis à Marseille, président de la Société Nautique de La Ciotat.
32
<center>Le Palais Lumière</center>La Villa Lumière à La Ciotat en 1895.
L'auteur du tableau original est « semble-t-il » Antoine. L'original du tableau se trouve dans la montée d'escalier de la MAISON LUMIERE à EVIAN (hte Savoie) aujourd'hui l'Hôtel de ville.
Le Palais Lumière
La Villa Lumière à La Ciotat en 1895. L'auteur du tableau original est « semble-t-il » Antoine. L'original du tableau se trouve dans la montée d'escalier de la MAISON LUMIERE à EVIAN (hte Savoie) aujourd'hui l'Hôtel de ville.
33
<center>Le Palais Lumière</center>De nos jours, il reste, des magnificences d’antan, le grand salon de réception avec ses « proportions grandioses », un lustre « électrique de grand luxe » jaillissant d'une tête de lion, ornant le plafond.
Le Palais Lumière
De nos jours, il reste, des magnificences d’antan, le grand salon de réception avec ses « proportions grandioses », un lustre « électrique de grand luxe » jaillissant d'une tête de lion, ornant le plafond.
34
<center>Le Palais Lumière</center>La projection le 21 septembre 1895 dans le Grand Salon de la « villa Lumière » est très peu citée, voire ignorée. Pourtant ce point est historiquement avéré par l’invitation envoyée par M. et Mme Antoine Lumière à leurs invités pour assister à des projections « d’expériences de cinématographe » et également par l’article du journaliste Léon Bonifay paru dans le « Petit Marseillais » le 23 septembre 1895 où il indique par le menu détail cette soirée qui regroupait 150 personnes de « l’élite ciotadenne ».
Le Palais Lumière
La projection le 21 septembre 1895 dans le Grand Salon de la « villa Lumière » est très peu citée, voire ignorée. Pourtant ce point est historiquement avéré par l’invitation envoyée par M. et Mme Antoine Lumière à leurs invités pour assister à des projections « d’expériences de cinématographe » et également par l’article du journaliste Léon Bonifay paru dans le « Petit Marseillais » le 23 septembre 1895 où il indique par le menu détail cette soirée qui regroupait 150 personnes de « l’élite ciotadenne ».
35
<center>Le Palais Lumière</center>« Monsieur et Madame Antoine Lumière vous prient de vouloir bien leur faire l'honneur d'assister à quelques expériences de
Le Palais Lumière
« Monsieur et Madame Antoine Lumière vous prient de vouloir bien leur faire l'honneur d'assister à quelques expériences de "Cinématographe" chez eux, le samedi 21 courant, à 8 heures et demie du soir. Cette réunion étant toute de famille, vous êtes prié de venir en toilette journalière. » C'est ainsi, en septembre 1895 à La Ciotat, dans le Grand Salon du château du Clos-des-Plages, que 150 personnes sont invitées à découvrir un appareil révolutionnaire mis au point par les fils du propriétaire, Auguste et Louis, qui permet à la fois la prise de vues, le tirage des copies et leur projection. Cette soirée du 21 septembre entre donc dans l'Histoire en précédant de trois mois la première projection publique (et payante) du 28 décembre à Paris. Le programme de huit films d'une minute - dont Sortie d'usine, considéré comme le tout premier film - émerveille les spectateurs. « Ces expériences ont fait l'admiration de l'assistance, raconte Le Petit Marseillais du 24 septembre 1895, dont l'attention sans cesse captivée par la surprise que produisaient ces scènes, lesquelles avaient ostensiblement les apparences de la réalité, applaudissait avec le plus chaleureux enthousiasme. » L'aventure des images animées est définitivement lancée.
36
<center>Le Palais Lumière</center>Le Grand Salon est un volume cubique de composition symétrique, selon un axe nord / sud. Il se développe sur deux niveaux, sa partie haute étant simplement constituée d’une balustrade, accessible depuis le deuxième étage. L’accès à la pièce se fait maintenant depuis le premier étage du Palais par deux petites portes de part et d’autre du mur sud. L’accès à la balustrade se fait par deux passages depuis le côté sud. Ces portes sont accessibles depuis le deuxième étage.
Le Palais Lumière
Le Grand Salon est un volume cubique de composition symétrique, selon un axe nord / sud. Il se développe sur deux niveaux, sa partie haute étant simplement constituée d’une balustrade, accessible depuis le deuxième étage. L’accès à la pièce se fait maintenant depuis le premier étage du Palais par deux petites portes de part et d’autre du mur sud. L’accès à la balustrade se fait par deux passages depuis le côté sud. Ces portes sont accessibles depuis le deuxième étage.
37
<center>Le Palais Lumière</center>Emplacement de l'entrée centrale originelle qui est obstruée par la nouvelle cage d’escalier et l’ascenseur.
Le Palais Lumière
Emplacement de l'entrée centrale originelle qui est obstruée par la nouvelle cage d’escalier et l’ascenseur.
38
<center>Le Palais Lumière</center>Les décors menuisés sont nombreux. Ce travail de boiserie souligne les éléments structurants de l’architecture de la pièce : encadrements des portes, encadrements des baies, consoles supportant la balustrade, balustres, lambris de la véranda. La Balustrade est un ouvrage soigné. Les balustres sont élancés, de diamètre fin avec une base légèrement renflée. La balustrade est rythmée par des séquences de sept balustres bornés par un élément de forme géométrique plus simple.
Le Palais Lumière
Les décors menuisés sont nombreux. Ce travail de boiserie souligne les éléments structurants de l’architecture de la pièce : encadrements des portes, encadrements des baies, consoles supportant la balustrade, balustres, lambris de la véranda. La Balustrade est un ouvrage soigné. Les balustres sont élancés, de diamètre fin avec une base légèrement renflée. La balustrade est rythmée par des séquences de sept balustres bornés par un élément de forme géométrique plus simple.
39
<center>Le Palais Lumière</center>Porte qui donne sur les chambres. Le grand salon est le lieu de délibération de l’assemblée des copropriétaires, du conseil syndical, de l’Association pour la Restauration du Grand Salon et également lieu de fêtes organisées par les copropriétaires (mariage, anniversaire, bridge, mini concert).
Le Palais Lumière
Porte qui donne sur les chambres. Le grand salon est le lieu de délibération de l’assemblée des copropriétaires, du conseil syndical, de l’Association pour la Restauration du Grand Salon et également lieu de fêtes organisées par les copropriétaires (mariage, anniversaire, bridge, mini concert).
40
<center>Le Palais Lumière</center>La pièce principale est revêtue d’un parquet en point-de-Hongrie et la véranda d’un carrelage en carreaux de ciment : une frise aux motifs très travaillés délimite un tapis de carreaux aux motifs plus simples. La polychromie de l’ensemble est riche.
Le Palais Lumière
La pièce principale est revêtue d’un parquet en point-de-Hongrie et la véranda d’un carrelage en carreaux de ciment : une frise aux motifs très travaillés délimite un tapis de carreaux aux motifs plus simples. La polychromie de l’ensemble est riche.
41
<center>Le Palais Lumière</center>Le Grand Salon débouche au nord sur une pièce rectangulaire à pans coupés formant véranda. Un large portique surmonté d’une baie carrée permet le passage entre la pièce et cette véranda.
Le Palais Lumière
Le Grand Salon débouche au nord sur une pièce rectangulaire à pans coupés formant véranda. Un large portique surmonté d’une baie carrée permet le passage entre la pièce et cette véranda.
42
<center>Le Palais Lumière</center>Les dégradations de l’enduit ont laissé apparaître les carreaux originels en partie haute. La taille des carreaux est de 25x25 cm, posés sans joint. Le décor en bas-relief est un lion tenant un sabre sur un fond cannelé de vingt-six rainures et les angles sont décorés de quarts de fleur. Le décor du lion et des fleurs a été repris avec une couleur bronze sur la terre cuite et le sabre avec une couleur argentée.
Le Palais Lumière
Les dégradations de l’enduit ont laissé apparaître les carreaux originels en partie haute. La taille des carreaux est de 25x25 cm, posés sans joint. Le décor en bas-relief est un lion tenant un sabre sur un fond cannelé de vingt-six rainures et les angles sont décorés de quarts de fleur. Le décor du lion et des fleurs a été repris avec une couleur bronze sur la terre cuite et le sabre avec une couleur argentée.
43
<center>Le Palais Lumière</center>Les premiers pas vers la restauration du Grand Salon Lumière ont été lancés par les membres de la copropriété. Deux d'entre eux ont découvert les Lions en terre cuite qui avaient été recouverts de plâtres à l'époque du Golf Hôtel.
Le Palais Lumière
Les premiers pas vers la restauration du Grand Salon Lumière ont été lancés par les membres de la copropriété. Deux d'entre eux ont découvert les Lions en terre cuite qui avaient été recouverts de plâtres à l'époque du Golf Hôtel.
44
<center>Le Palais Lumière</center>Le plafond en staff, à près de 10 mètres de hauteur, couvre l’ensemble de la pièce. La cueillie du plafond est soulignée par une corniche périphérique qui marque la partie sommitale des élévations et vient arrêter les décors. Plusieurs réseaux de mouluration successifs animent le plafond.
Il porte en son centre une rosace formée par une tête de lion, majestueuse et béante, entourée de faisceaux rayonnants. .
Le Palais Lumière
Le plafond en staff, à près de 10 mètres de hauteur, couvre l’ensemble de la pièce. La cueillie du plafond est soulignée par une corniche périphérique qui marque la partie sommitale des élévations et vient arrêter les décors. Plusieurs réseaux de mouluration successifs animent le plafond. Il porte en son centre une rosace formée par une tête de lion, majestueuse et béante, entourée de faisceaux rayonnants. .
45
<center>Le Palais Lumière</center>Le lustre de bronze de 4,5 m de hauteur qui orne le plafond (probablement premier lustre électrique à La Ciotat), jaillit de la gueule d’un lion entouré de rayons de soleil qui rajoute encore à cette majesté. Ce motif de tête de lion solaire est répété sur chacune des six consoles des éclairages du lustre
Le Palais Lumière
Le lustre de bronze de 4,5 m de hauteur qui orne le plafond (probablement premier lustre électrique à La Ciotat), jaillit de la gueule d’un lion entouré de rayons de soleil qui rajoute encore à cette majesté. Ce motif de tête de lion solaire est répété sur chacune des six consoles des éclairages du lustre
46
<center>Le Palais Lumière</center>Le lustre est majestueux, d’une dimension adaptée à la grande hauteur sous plafond de la pièce qu’il éclaire. Il possède 6 branches et s’organise autour d’un système de poulies. Il est décoré de pampilles et l’on retrouve le motif du lion, caractéristique de la famille et des éléments de décor de la pièce, dans les accroches de ses 6 branches.
Le Palais Lumière
Le lustre est majestueux, d’une dimension adaptée à la grande hauteur sous plafond de la pièce qu’il éclaire. Il possède 6 branches et s’organise autour d’un système de poulies. Il est décoré de pampilles et l’on retrouve le motif du lion, caractéristique de la famille et des éléments de décor de la pièce, dans les accroches de ses 6 branches.
47
<center>Le Palais Lumière</center>Le système d’accroche du lustre est escamoté dans la gueule du lion, si bien que ce lion donne l’impression de porter le lustre.
Le Palais Lumière
Le système d’accroche du lustre est escamoté dans la gueule du lion, si bien que ce lion donne l’impression de porter le lustre.
48
<center>Le Palais Lumière</center>Le lustre à 6 branches et le plafond avec ses moulures.
Le Palais Lumière
Le lustre à 6 branches et le plafond avec ses moulures.
49
<center>Le Palais Lumière</center>
Le Palais Lumière
50
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Tout au long de l'histoire du quartier de Saint Marcel, plusieurs édifices religieux ont été construits : l’église à l'intérieur du château (V siècle) dédiée à Saint Clair ; reconstruite au XIe, avec le château, sous le vocable de Saint-Michel. En contre-bas du château, une église dédiée à Notre Dame-de-l’Assomption puis Notre-Dame-de Nazareth est construite au début du XIIe siècle. Elle devient église paroissiale en 1516. La grande porte d’entrée Louis XV est d’origine, elle est couronnée d'un fronton en arc segmentaire.
L'église de Saint-Marcel
Tout au long de l'histoire du quartier de Saint Marcel, plusieurs édifices religieux ont été construits : l’église à l'intérieur du château (V siècle) dédiée à Saint Clair ; reconstruite au XIe, avec le château, sous le vocable de Saint-Michel. En contre-bas du château, une église dédiée à Notre Dame-de-l’Assomption puis Notre-Dame-de Nazareth est construite au début du XIIe siècle. Elle devient église paroissiale en 1516. La grande porte d’entrée Louis XV est d’origine, elle est couronnée d'un fronton en arc segmentaire.
51
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La nef de style rococo avec élévation bipartite, est voûtée et recouverte d’étoiles d’or à 16 rayons sur les intramuros. C’est l’étoile d’or de la maison des Baux de Provence. Un arc triomphal muni d’une importante clef sépare la nef du sanctuaire. <br> Au XVIIIe siècle, près de l’Huveaune, sur l’emplacement de la chapelle Saint- Sauveur (XVIe siècle), est construite la nouvelle église paroissiale. Les travaux commencés en 1709 s’arrêtent faute de moyens et à cause de la peste de 1720. Seul, le sanctuaire est construit.
L'église de Saint-Marcel
La nef de style rococo avec élévation bipartite, est voûtée et recouverte d’étoiles d’or à 16 rayons sur les intramuros. C’est l’étoile d’or de la maison des Baux de Provence. Un arc triomphal muni d’une importante clef sépare la nef du sanctuaire.
Au XVIIIe siècle, près de l’Huveaune, sur l’emplacement de la chapelle Saint- Sauveur (XVIe siècle), est construite la nouvelle église paroissiale. Les travaux commencés en 1709 s’arrêtent faute de moyens et à cause de la peste de 1720. Seul, le sanctuaire est construit.
52
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La nef est de style rococo avec élévation bipartite. Son carrelage de 1895 a été refait en 1911. <br>En 1748, Monseigneur de Belsunce encourage les paroissiens à reprendre les travaux. La construction d’une église à trois nefs est devenue inutile avec l’agrandissement des églises voisines. L’édifice est construit au Sud-Est de l’ancienne chapelle Saint-Sauveur et ne comporte qu’une seule nef. L’église est achevée en 1752. Elle est consacrée le 23 octobre 1836 par Mgr Eugène de Mazenod comme l’indique la plaque commémorative en entrant à gauche puis elle est restaurée en 1952.
L'église de Saint-Marcel
La nef est de style rococo avec élévation bipartite. Son carrelage de 1895 a été refait en 1911.
En 1748, Monseigneur de Belsunce encourage les paroissiens à reprendre les travaux. La construction d’une église à trois nefs est devenue inutile avec l’agrandissement des églises voisines. L’édifice est construit au Sud-Est de l’ancienne chapelle Saint-Sauveur et ne comporte qu’une seule nef. L’église est achevée en 1752. Elle est consacrée le 23 octobre 1836 par Mgr Eugène de Mazenod comme l’indique la plaque commémorative en entrant à gauche puis elle est restaurée en 1952.
53
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La nef de style rococo avec élévation bipartite, est voûtée et recouverte d’étoiles d’or à 16 rayons sur les intramuros. L’orgue date de 1890. Construit par François Mader au XIXe siècle pour le chœur de l’abbaye de Saint- Victor, il a été transféré à Saint-Marcel et béni le 2 avril 1950 par Mgr Delay.
L'église de Saint-Marcel
La nef de style rococo avec élévation bipartite, est voûtée et recouverte d’étoiles d’or à 16 rayons sur les intramuros. L’orgue date de 1890. Construit par François Mader au XIXe siècle pour le chœur de l’abbaye de Saint- Victor, il a été transféré à Saint-Marcel et béni le 2 avril 1950 par Mgr Delay.
54
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Le Chœur possède un entablement à métopes supporté par des pilastres doriques. L’entablement est surmonté d’une large corniche à denticules. Les chapiteaux sont restés inachevés.
L'église de Saint-Marcel
Le Chœur possède un entablement à métopes supporté par des pilastres doriques. L’entablement est surmonté d’une large corniche à denticules. Les chapiteaux sont restés inachevés.
55
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Les fonds baptismaux installés en 1918 en entrant à droite, étaient autrefois du côté opposé.
L'église de Saint-Marcel
Les fonds baptismaux installés en 1918 en entrant à droite, étaient autrefois du côté opposé.
56
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans les murs de la nef s’ouvrent six niches qui abritent les statues de sainte Thérèse,
L'église de Saint-Marcel
Dans les murs de la nef s’ouvrent six niches qui abritent les statues de sainte Thérèse,
57
<center>L'église de Saint-Marcel</center>saint Antoine de Padoue (1898)
L'église de Saint-Marcel
saint Antoine de Padoue (1898)
58
<center>L'église de Saint-Marcel</center>et Notre-Dame de Lourdes à l’Ouest (à droite).
L'église de Saint-Marcel
et Notre-Dame de Lourdes à l’Ouest (à droite).
59
<center>L'église de Saint-Marcel</center>sainte-Bernadette (1939),
L'église de Saint-Marcel
sainte-Bernadette (1939),
60
<center>L'église de Saint-Marcel</center>saint Joseph (1930) à l'Est (à gauche) dans le déambulatoire.
L'église de Saint-Marcel
saint Joseph (1930) à l'Est (à gauche) dans le déambulatoire.
61
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Cette niche abritait la statue du Sacré-Cœur, aujourd’hui disparue, offerte par le marquis de Forbin d’Oppède. On peut maintenant y voir un fragment de la vraie croix dans une « monstrance ».
L'église de Saint-Marcel
Cette niche abritait la statue du Sacré-Cœur, aujourd’hui disparue, offerte par le marquis de Forbin d’Oppède. On peut maintenant y voir un fragment de la vraie croix dans une « monstrance ».
62
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Au bas de la nef, dans le pilier Est, une autre niche abrite la statue de saint Marcel (1926) coiffé de la tiare pontificale. Elle surmonte un ancien tombeau d'époque Renaissance en forme de console. Ce tombeau proviendrait de l’ancienne chapelle Saint-Sauveur.
L'église de Saint-Marcel
Au bas de la nef, dans le pilier Est, une autre niche abrite la statue de saint Marcel (1926) coiffé de la tiare pontificale. Elle surmonte un ancien tombeau d'époque Renaissance en forme de console. Ce tombeau proviendrait de l’ancienne chapelle Saint-Sauveur.
63
<center>L'église de Saint-Marcel</center>
L'église de Saint-Marcel
64
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La crèche.
L'église de Saint-Marcel
La crèche.
65
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La crèche.
L'église de Saint-Marcel
La crèche.
66
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans le mur du chevet s’ouvrent trois niches dont celle du milieu, ornée de têtes d’anges. Le chœur est entouré d’une boiserie de noyer édifiée sous l’abbé Heurion (1840). Les stalles autour du chœur sont plus anciennes. Le maitre-autel en marbre a aujourd’hui disparu.
L'église de Saint-Marcel
Dans le mur du chevet s’ouvrent trois niches dont celle du milieu, ornée de têtes d’anges. Le chœur est entouré d’une boiserie de noyer édifiée sous l’abbé Heurion (1840). Les stalles autour du chœur sont plus anciennes. Le maitre-autel en marbre a aujourd’hui disparu.
67
<center>L'église de Saint-Marcel</center>
L'église de Saint-Marcel
68
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Un ange porte-flambeau.
L'église de Saint-Marcel
Un ange porte-flambeau.
69
<center>L'église de Saint-Marcel</center>La niche centrale est ornée de têtes d’anges. Elle abrite une statue de la Vierge et l'Enfant couronnés.
L'église de Saint-Marcel
La niche centrale est ornée de têtes d’anges. Elle abrite une statue de la Vierge et l'Enfant couronnés.
70
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans le déambulatoire de gauche, un crucifix de procession.
L'église de Saint-Marcel
Dans le déambulatoire de gauche, un crucifix de procession.
71
<center>L'église de Saint-Marcel</center>et, au-dessus de la porte de la sacristie, un tableau du peintre marseillais Michel Serre (1658-1733) représente l’Ascension.
L'église de Saint-Marcel
et, au-dessus de la porte de la sacristie, un tableau du peintre marseillais Michel Serre (1658-1733) représente l’Ascension.
72
<center>L'église de Saint-Marcel</center>A l’Ouest, près de la chapelle des Forbin, le tableau présente le Baptême de Jésus.
L'église de Saint-Marcel
A l’Ouest, près de la chapelle des Forbin, le tableau présente le Baptême de Jésus.
73
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Le Baptême de Jésus.
L'église de Saint-Marcel
Le Baptême de Jésus.
74
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Avant les derniers travaux de restauration de l’église, une porte et un escalier donnait accès à la rue qui surplombe l’église, actuellement rue du 10 Août. Aujourd’hui, le passage a laissé place à une alcôve protégée d’une grille en fer forgé et dédiée à Notre-Dame-de-Nazareth.
L'église de Saint-Marcel
Avant les derniers travaux de restauration de l’église, une porte et un escalier donnait accès à la rue qui surplombe l’église, actuellement rue du 10 Août. Aujourd’hui, le passage a laissé place à une alcôve protégée d’une grille en fer forgé et dédiée à Notre-Dame-de-Nazareth.
75
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Statue de Notre-Dame-de-Nazareth entourée d'ex-voto.
L'église de Saint-Marcel
Statue de Notre-Dame-de-Nazareth entourée d'ex-voto.
76
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans la chapelle latérale à droite, le tableau représente  la crucifixion et, au pied de la croix, saint François de Paule et saint François-de-Salle, (sans doute en lien avec le domaine de la Salle devenu la Rouguière). En bas, des armoiries et un blason avec l'inscription Charitas, attribut de saint François de Paule.
L'église de Saint-Marcel
Dans la chapelle latérale à droite, le tableau représente la crucifixion et, au pied de la croix, saint François de Paule et saint François-de-Salle, (sans doute en lien avec le domaine de la Salle devenu la Rouguière). En bas, des armoiries et un blason avec l'inscription Charitas, attribut de saint François de Paule.
77
<center>L'église de Saint-Marcel</center>
L'église de Saint-Marcel
78
<center>L'église de Saint-Marcel</center>
L'église de Saint-Marcel
79
<center>L'église de Saint-Marcel</center>
L'église de Saint-Marcel
80
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Armoiries des Forbin avec trois têtes de léopards. La Maison de Forbin s’installa en Provence au XIVe siècle. Les Forbin furent à Marseille des marins, armateurs, commerçants en nacre, corail, épices, tapis et produits de la Méditerranée. Le Roi Louis XI dit à Palamède de Forbin en lui donnant le gouvernement de Provence et en faisant allusion à la part qu’il avait prise à la réunion de cette province à la couronne de France, en 1481 : « Tu m’as fait Comte, je te fais Roi », ce qui est devenu la devise des Forbin. Les Forbin possédaient à Marseille une maison construite en 1450 à l’angle de la grand’rue et de la rue de l’Aumône. Lors des travaux de percement de la rue de la République, la maison fut démolie en 1860 et 3 fenêtres de la maison détruite furent transportées à Saint-Marcel lors de la restauration du château en 1859.
Un autre Grand Forbin fut Claude, Comte de Forbin, chef d’escadre né à Gardanne en 1656.
L'église de Saint-Marcel
Armoiries des Forbin avec trois têtes de léopards. La Maison de Forbin s’installa en Provence au XIVe siècle. Les Forbin furent à Marseille des marins, armateurs, commerçants en nacre, corail, épices, tapis et produits de la Méditerranée. Le Roi Louis XI dit à Palamède de Forbin en lui donnant le gouvernement de Provence et en faisant allusion à la part qu’il avait prise à la réunion de cette province à la couronne de France, en 1481 : « Tu m’as fait Comte, je te fais Roi », ce qui est devenu la devise des Forbin. Les Forbin possédaient à Marseille une maison construite en 1450 à l’angle de la grand’rue et de la rue de l’Aumône. Lors des travaux de percement de la rue de la République, la maison fut démolie en 1860 et 3 fenêtres de la maison détruite furent transportées à Saint-Marcel lors de la restauration du château en 1859. Un autre Grand Forbin fut Claude, Comte de Forbin, chef d’escadre né à Gardanne en 1656.
81
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Claude de Forbin, chef d'escadre, amiral et général de Siam, corsaire du roi Louis XIV. Né le 16 août 1656 à Gardanne dans une famille de la noblesse provençale ;
Mort à Saint-Marcel le 2 mars 1733 et enterré dans l’église du même lieu.
Sert tout d'abord dans les galères sous les ordres de son oncle et prend part à la campagne de Sicile à la fin de la guerre de Hollande.
Intègre la Marine Royale la paix revenue, se bat en duel, tue son adversaire et doit partir pour échapper à la peine de mort.
Gracié grâce à son oncle le Cardinal de Janson, participe aux campagnes contre les pirates barbaresques ;
1685, chargé d’emmener un ambassadeur et des jésuites auprès du roi de Siam est nommé pendant trois ans Amiral et Général de Siam.
1689, est placé sous les ordres de Jean Bart, est promu Capitaine de vaisseau et chargé d’escorter des navires marchands, faits prisonniers par une flotte anglaise puissante, les deux marins s’échappent et regagnent la France.
Prend part à différentes guerre, capture plusieurs navires avant d’être fait Chevalier de Saint-Louis puis élevé au grade de Chef d’Escadre ;
1710, en raison de son caractère, entretenant de mauvaises relations avec Pontchartrain, Secrétaire d’Etat à la Marine, demande à quitter le service et se retire dans son château de Saint-Marcel à Marseille pendant 23 ans où il y meurt.
L'église de Saint-Marcel
Claude de Forbin, chef d'escadre, amiral et général de Siam, corsaire du roi Louis XIV. Né le 16 août 1656 à Gardanne dans une famille de la noblesse provençale ; Mort à Saint-Marcel le 2 mars 1733 et enterré dans l’église du même lieu. Sert tout d'abord dans les galères sous les ordres de son oncle et prend part à la campagne de Sicile à la fin de la guerre de Hollande. Intègre la Marine Royale la paix revenue, se bat en duel, tue son adversaire et doit partir pour échapper à la peine de mort. Gracié grâce à son oncle le Cardinal de Janson, participe aux campagnes contre les pirates barbaresques ; 1685, chargé d’emmener un ambassadeur et des jésuites auprès du roi de Siam est nommé pendant trois ans Amiral et Général de Siam. 1689, est placé sous les ordres de Jean Bart, est promu Capitaine de vaisseau et chargé d’escorter des navires marchands, faits prisonniers par une flotte anglaise puissante, les deux marins s’échappent et regagnent la France. Prend part à différentes guerre, capture plusieurs navires avant d’être fait Chevalier de Saint-Louis puis élevé au grade de Chef d’Escadre ; 1710, en raison de son caractère, entretenant de mauvaises relations avec Pontchartrain, Secrétaire d’Etat à la Marine, demande à quitter le service et se retire dans son château de Saint-Marcel à Marseille pendant 23 ans où il y meurt.
82
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Charles de Forbin, qui commandait la marine de Rochefort sous le règne de Louis XIII, demanda l’accord (1625) de se faire construire une chapelle accolée à la chapelle Saint-Sauveur. En 1635, l’édifice est construit et c’est là que sa famille s’installait pendant les offices et qu’elle est enterrée. La Chapelle est dédiée à saint Charles.
Pendant la construction de l’église actuelle au XVIIIe siècle, la chapelle n’a pas été touchée. Restaurée en 1752 puis en 1863, c’est la partie la plus ancienne de l’église.
L'église de Saint-Marcel
Charles de Forbin, qui commandait la marine de Rochefort sous le règne de Louis XIII, demanda l’accord (1625) de se faire construire une chapelle accolée à la chapelle Saint-Sauveur. En 1635, l’édifice est construit et c’est là que sa famille s’installait pendant les offices et qu’elle est enterrée. La Chapelle est dédiée à saint Charles. Pendant la construction de l’église actuelle au XVIIIe siècle, la chapelle n’a pas été touchée. Restaurée en 1752 puis en 1863, c’est la partie la plus ancienne de l’église.
83
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans le caveau sont inhumés :
Gaspard de Forbin (23/01/1593) ; son épouse, Antoinette Magallon (5/01/1609) (inhumation à ND-de-Nazareth, translation en 1636) ; Charles de Forbin (23 février 1663) ; Gaspar de Forbin (9 janvier 1709) ; Thérèse de Forbin (9 janvier 1719) ; Claude de Forbin, amiral du roi (4 mars 1733) ; Jean-Claude, Palamède de Forbin-Gardanne (6/01/1779), son épouse Clothilde, Adélaïde de Félix de la Ferratière (5/10/1780) ; -François, Auguste, Fortuné de Forbin-Gardanne (3/09/1823) ; -Marie, Aglaë, Roselyne de Villeneuve de Bargemon, première épouse du Marquis de Palamède de Forbin (28/02/1884) [aucun acte de sépulture ne l’atteste sauf le testament du 5/03/1880]
L'église de Saint-Marcel
Dans le caveau sont inhumés : Gaspard de Forbin (23/01/1593) ; son épouse, Antoinette Magallon (5/01/1609) (inhumation à ND-de-Nazareth, translation en 1636) ; Charles de Forbin (23 février 1663) ; Gaspar de Forbin (9 janvier 1709) ; Thérèse de Forbin (9 janvier 1719) ; Claude de Forbin, amiral du roi (4 mars 1733) ; Jean-Claude, Palamède de Forbin-Gardanne (6/01/1779), son épouse Clothilde, Adélaïde de Félix de la Ferratière (5/10/1780) ; -François, Auguste, Fortuné de Forbin-Gardanne (3/09/1823) ; -Marie, Aglaë, Roselyne de Villeneuve de Bargemon, première épouse du Marquis de Palamède de Forbin (28/02/1884) [aucun acte de sépulture ne l’atteste sauf le testament du 5/03/1880]
84
<center>L'église de Saint-Marcel</center>En 1888, M Palamède de Forbin fait placer un autel baroque polychrome en marbre.
L'église de Saint-Marcel
En 1888, M Palamède de Forbin fait placer un autel baroque polychrome en marbre.
85
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Le tabernacle avec trois têtes d'anges, en forme de globe, symbolisant le monde.
L'église de Saint-Marcel
Le tabernacle avec trois têtes d'anges, en forme de globe, symbolisant le monde.
86
<center>L'église de Saint-Marcel</center>Dans la chapelle des Forbin, peint en 1856 par l’abbé Cartier, sous la direction de Charles Vernet, le tableau votif représente le marquis Palamède et la marquise (Roselyne de Villeneuve-Bargemeon) de Forbin d'Oppède présentés à sainte Cécile par Roseline de Villeneuve (cistercienne) et saint Michel. Sainte Cécile est entourée d'anges musiciens : un joue de la harpe, un autre du violon et deux autres d'un orgue portatif, suspendu à l'aide d'une courroie, le soufflet sur le côté étant manié par l'ange de derrière, celui de devant, habillé en  vert, jouant de la main droite. Dans le fond du tableau, on aperçoit le château de Saint Marcel.
L'église de Saint-Marcel
Dans la chapelle des Forbin, peint en 1856 par l’abbé Cartier, sous la direction de Charles Vernet, le tableau votif représente le marquis Palamède et la marquise (Roselyne de Villeneuve-Bargemeon) de Forbin d'Oppède présentés à sainte Cécile par Roseline de Villeneuve (cistercienne) et saint Michel. Sainte Cécile est entourée d'anges musiciens : un joue de la harpe, un autre du violon et deux autres d'un orgue portatif, suspendu à l'aide d'une courroie, le soufflet sur le côté étant manié par l'ange de derrière, celui de devant, habillé en vert, jouant de la main droite. Dans le fond du tableau, on aperçoit le château de Saint Marcel.
87
<center>La Maison Ferroni</center>Le Château des Creissauds fut une demeure habitée jusqu’au 19ème siècle et se transforme depuis peu en site d’élaboration et de production d’une gamme de spiritueux français haut de gamme associant histoire, patrimoine culturel et richesses naturelles.
La Maison Ferroni
Le Château des Creissauds fut une demeure habitée jusqu’au 19ème siècle et se transforme depuis peu en site d’élaboration et de production d’une gamme de spiritueux français haut de gamme associant histoire, patrimoine culturel et richesses naturelles.
88
<center>La Maison Ferroni</center>Le château actuel a été édifié au XIXe siècle par un armateur marseillais, Henri Saver (fondateur de la compagnie maritime SGTM), sur les restes d'un bâtiment plus ancien. Les Creissauds ont eu au XIXe siècle un domaine viticole et un conservatoire du vignoble deux cents cépages différents. Les vins des creissauds furent plusieurs fois récompensés. Durant la deuxième Guerre mondiale, le château des Creissauds servit à l'armée allemande de Kommandantur. Le château est aussi connu pour son jardin aromatique qui sert pour la fabrication de la distillerie Ferroni qui se situe dans le domaine. Elle produit entre autres des rhums et un pastis millésimé.
La Maison Ferroni
Le château actuel a été édifié au XIXe siècle par un armateur marseillais, Henri Saver (fondateur de la compagnie maritime SGTM), sur les restes d'un bâtiment plus ancien. Les Creissauds ont eu au XIXe siècle un domaine viticole et un conservatoire du vignoble deux cents cépages différents. Les vins des creissauds furent plusieurs fois récompensés. Durant la deuxième Guerre mondiale, le château des Creissauds servit à l'armée allemande de Kommandantur. Le château est aussi connu pour son jardin aromatique qui sert pour la fabrication de la distillerie Ferroni qui se situe dans le domaine. Elle produit entre autres des rhums et un pastis millésimé.
89
<center>La Maison Ferroni</center>Le parc est planté de platanes et de marronniers centenaires, ainsi que d'amandiers, de buis, de lauriers, de yuccas et de palmiers.
La Maison Ferroni
Le parc est planté de platanes et de marronniers centenaires, ainsi que d'amandiers, de buis, de lauriers, de yuccas et de palmiers.
90
<center>La Maison Ferroni</center>Lieu pour la maturation des rhums. Bien avant l’avènement du Pastis, le Rhum était la boisson phare de la cité phocéenne, avec plus d’une centaine de marques installées. 
Progressivement les marques marseillaises disparurent ou quittèrent la ville. En 2010, Guillaume Ferroni entreprit de rallumer ce flambeau et commença à nouveau à faire vieillir et redonner vie au style du Rhum Marseillais du XIXème siècle, en élevant des Rhums dans la tradition de l’époque.
La Maison Ferroni
Lieu pour la maturation des rhums. Bien avant l’avènement du Pastis, le Rhum était la boisson phare de la cité phocéenne, avec plus d’une centaine de marques installées. Progressivement les marques marseillaises disparurent ou quittèrent la ville. En 2010, Guillaume Ferroni entreprit de rallumer ce flambeau et commença à nouveau à faire vieillir et redonner vie au style du Rhum Marseillais du XIXème siècle, en élevant des Rhums dans la tradition de l’époque.
91
<center>La Maison Ferroni</center>Lieu pour la maturation des rhums. Si aujourd’hui l’essentiel du rhum mondial est vieilli dans des fûts de whisky américain, il n’en a pas toujours été ainsi. Les fûts utilisés pour la maturation du Rhum en métropole étaient ceux issus du transport transatlantique. Ils étaient en chêne français, et servaient à exporter les brandies, et les vins doux vers les amériques.
Ces arômes étaient la caractéristique des Rhums marseillais du XIXème siècle, que l’on retrouve aujourd’hui dans les Rhums signatures de la Maison Ferroni.
La Maison Ferroni
Lieu pour la maturation des rhums. Si aujourd’hui l’essentiel du rhum mondial est vieilli dans des fûts de whisky américain, il n’en a pas toujours été ainsi. Les fûts utilisés pour la maturation du Rhum en métropole étaient ceux issus du transport transatlantique. Ils étaient en chêne français, et servaient à exporter les brandies, et les vins doux vers les amériques. Ces arômes étaient la caractéristique des Rhums marseillais du XIXème siècle, que l’on retrouve aujourd’hui dans les Rhums signatures de la Maison Ferroni.
92
<center>La Maison Ferroni</center>Les alambics anciens.
La Maison Ferroni
Les alambics anciens.
93
<center>La Maison Ferroni</center>Les alambics anciens.
La Maison Ferroni
Les alambics anciens.
94
<center>La Maison Ferroni</center>Les alambics anciens.
La Maison Ferroni
Les alambics anciens.
95
<center>La Maison Ferroni</center>Les salles voûtées existantes au premier niveau, remaniées plusieurs fois, dateraient du XVIe siècle et auraient à l'origine fait partie de bâtiments agricoles.
La Maison Ferroni
Les salles voûtées existantes au premier niveau, remaniées plusieurs fois, dateraient du XVIe siècle et auraient à l'origine fait partie de bâtiments agricoles.
96