La Londe les Maures

Le domaine des Bormettes, les châteaux des Bormettes, de l'Argentière, de la Pascalette. Le dolmen de Gaoutabry.

<center>Domaine des Bormettes</center>Le nom des Bormettes vient de la tribu des Bormani, des Celto-Ligures qui étaient implantés au pourtour de la baie d’Hyères. Ils ont donné leur nom au quartier des Bormettes mais aussi à la commune de Bormes-les-Mimosas.
Ces celto-ligure sont les premiers agriculteurs de ce terroir. Ils y ont établi un habitat perché pour le surveiller. Avec la colonisation romaine s'installent les premières villas agricoles, ancêtre des domaines actuels. Ils y pratiquaient l’exploitation de la vigne, du blé et de l’olivier. 
Vers le XI-XIIe, les terres des « Bormettes » sont acquises par les monastères de Montrieux et de La Verne. Le premier, à la suite d’un incendie de leur chartreuse au XVIe, se retire laissant le second acquérir ces domaines et y bâtir un château à vocation viticole.
Domaine des Bormettes
Le nom des Bormettes vient de la tribu des Bormani, des Celto-Ligures qui étaient implantés au pourtour de la baie d’Hyères. Ils ont donné leur nom au quartier des Bormettes mais aussi à la commune de Bormes-les-Mimosas. Ces celto-ligure sont les premiers agriculteurs de ce terroir. Ils y ont établi un habitat perché pour le surveiller. Avec la colonisation romaine s'installent les premières villas agricoles, ancêtre des domaines actuels. Ils y pratiquaient l’exploitation de la vigne, du blé et de l’olivier. Vers le XI-XIIe, les terres des « Bormettes » sont acquises par les monastères de Montrieux et de La Verne. Le premier, à la suite d’un incendie de leur chartreuse au XVIe, se retire laissant le second acquérir ces domaines et y bâtir un château à vocation viticole.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Au 18e siècle cette dépendance de la Chartreuse de La Verne occupe plusieurs centaines d'hectares. Ce domaine est partagé en 2 exploitations : le château de Bormette, édifié entre 1588 et 1642, et le Bastidon de Bormette bâti au 18e siècle. Il fournit alors son principal revenu à La Verne.
Ces deux domaines vont se compléter. Si sur l’un comme l’autre, on cultive blé, avoine et artichauts et on pratique l’élevage laitier et des volailles, les Bormettes reste le domaine de la vigne et le Bastidon celui des mûriers et surtout des oliviers. Les olives du Bastidon sont amenées aux Bormettes où les moines ont installé un important moulin à huile daté de 1704.
Domaine des Bormettes
Au 18e siècle cette dépendance de la Chartreuse de La Verne occupe plusieurs centaines d'hectares. Ce domaine est partagé en 2 exploitations : le château de Bormette, édifié entre 1588 et 1642, et le Bastidon de Bormette bâti au 18e siècle. Il fournit alors son principal revenu à La Verne. Ces deux domaines vont se compléter. Si sur l’un comme l’autre, on cultive blé, avoine et artichauts et on pratique l’élevage laitier et des volailles, les Bormettes reste le domaine de la vigne et le Bastidon celui des mûriers et surtout des oliviers. Les olives du Bastidon sont amenées aux Bormettes où les moines ont installé un important moulin à huile daté de 1704.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Les moines prospèrent dans le commerce de l’huile d’olive malgré une destruction du domaine par les Anglo-hollandais lors de la guerre de Succession d'Espagne en 1707 et le  grand hiver de 1709. Les moines resteront propriétaires de la grande majorité des terrains jusqu'à la Révolution.  D'après un inventaire de 1790, le domaine des Bormettes comptait 51 urnes de près de 130 hl d'huile et 20 tonneaux de 380 hl de vin.
Lors de la mise aux enchères des biens nationaux en 1790, l'acquisition par la classe bourgeoise des anciennes propriétés monastiques permet le maintien de ces domaines agricoles. Pierre Laure achète le domaine de Bornettes sans le Bastidon. C'est un domaine essentiellement forestier où on exploite le chêne-liège. La vigne est la culture dominante, mêlée aux oliviers et aux mûriers, la culture du froment reculant.
Domaine des Bormettes
Les moines prospèrent dans le commerce de l’huile d’olive malgré une destruction du domaine par les Anglo-hollandais lors de la guerre de Succession d'Espagne en 1707 et le grand hiver de 1709. Les moines resteront propriétaires de la grande majorité des terrains jusqu'à la Révolution. D'après un inventaire de 1790, le domaine des Bormettes comptait 51 urnes de près de 130 hl d'huile et 20 tonneaux de 380 hl de vin. Lors de la mise aux enchères des biens nationaux en 1790, l'acquisition par la classe bourgeoise des anciennes propriétés monastiques permet le maintien de ces domaines agricoles. Pierre Laure achète le domaine de Bornettes sans le Bastidon. C'est un domaine essentiellement forestier où on exploite le chêne-liège. La vigne est la culture dominante, mêlée aux oliviers et aux mûriers, la culture du froment reculant.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Sous le fronton se trouve une frise formée de métopes et de triglyphes. Sur certaines métopes, une étoilre est gravée, sur celle centrale, c'est un coeur enflammé.
Domaine des Bormettes
Sous le fronton se trouve une frise formée de métopes et de triglyphes. Sur certaines métopes, une étoilre est gravée, sur celle centrale, c'est un coeur enflammé.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Ancien monastère chartreux , avec son clocher. A droite, entrée de l'ancien moulin à huile de 1704.
Domaine des Bormettes
Ancien monastère chartreux , avec son clocher. A droite, entrée de l'ancien moulin à huile de 1704.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Ancien moulin à huile transformé en cellier pour les vins de garde.
Domaine des Bormettes
Ancien moulin à huile transformé en cellier pour les vins de garde.
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<center>Domaine des Bormettes</center>1704 : année de construction du moulin à huile.
Domaine des Bormettes
1704 : année de construction du moulin à huile.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Une chapelle où se trouvait un pressoir. Les pressoirs à chapelle apparaissent au XVIIIe siècle. Dans ce principe, la vis presse directement. Afin de lutter contre les forces de résistance au moment du pressage, les moulins étaient directement encastrés dans le bâti. Ce système s’appelle « pressoir à chapelle » à cause de la forme en croix que l'on donnait à la structure servant à maintenir la vis en place.
Domaine des Bormettes
Une chapelle où se trouvait un pressoir. Les pressoirs à chapelle apparaissent au XVIIIe siècle. Dans ce principe, la vis presse directement. Afin de lutter contre les forces de résistance au moment du pressage, les moulins étaient directement encastrés dans le bâti. Ce système s’appelle « pressoir à chapelle » à cause de la forme en croix que l'on donnait à la structure servant à maintenir la vis en place.
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<center>Domaine des Bormettes</center>A gauche, on voit l'entaille où se logeait la poutre qui soutenait la vis en bois que le moulinier manoeuvrait.
Domaine des Bormettes
A droite, on voit l'entaille où se logeait la poutre qui soutenait la vis en bois que le moulinier manoeuvrait.
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<center>Domaine des Bormettes</center>Au fond, l'ouverture d'où les olives étaient versées.
Domaine des Bormettes
Au fond, l'ouverture d'où les olives étaient versées.
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<center>Domaine des Bormettes</center>
Domaine des Bormettes
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<center>Domaine des Bormettes</center>Pour extraire le maximum d'huile, il fallait une arrivée d'eau pour ébouillanter la pâte et obtenir une huile de qualité inférieure, destinée pour les lampes, par exemple.
Domaine des Bormettes
Pour extraire le maximum d'huile, il fallait une arrivée d'eau pour ébouillanter la pâte et obtenir une huile de qualité inférieure, destinée pour les lampes, par exemple.
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<center>Domaine des Bormettes</center>
Domaine des Bormettes
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<center>Château des Bormettes.</center>Un des amis d’ Horace Vernet, peintre militaire célèbre et peintre officiel de Louis-Philippe et de Napoléon III, le colonel Voutier, découvreur de la Vénus de Milo, était établi à Hyères depuis 1847. Il y avait acquis une propriété comprenant une tour du rempart hyérois du 14e siècle. Il proposa à Vernet, attiré dans la région par la célébrité naissante d'Hyères et charmé par la beauté du site, l'achat d'une parcelle jouxtant sa résidence. Mais les toiles acquises par l'empereur à l'exposition universelle l’amènent à disposer de fonds qui lui permettent de devenir propriétaire d'un gros morceau de terre. En 1855, le domaine est donc acheté par Horace Vernet. Il s’y fait construire sur les ruines d’une annexe du domaine un château médiéval composé de différents bâtiments hétéroclites dont une chapelle Saint-Victor.
Château des Bormettes.
Un des amis d’ Horace Vernet, peintre militaire célèbre et peintre officiel de Louis-Philippe et de Napoléon III, le colonel Voutier, découvreur de la Vénus de Milo, était établi à Hyères depuis 1847. Il y avait acquis une propriété comprenant une tour du rempart hyérois du 14e siècle. Il proposa à Vernet, attiré dans la région par la célébrité naissante d'Hyères et charmé par la beauté du site, l'achat d'une parcelle jouxtant sa résidence. Mais les toiles acquises par l'empereur à l'exposition universelle l’amènent à disposer de fonds qui lui permettent de devenir propriétaire d'un gros morceau de terre. En 1855, le domaine est donc acheté par Horace Vernet. Il s’y fait construire sur les ruines d’une annexe du domaine un château médiéval composé de différents bâtiments hétéroclites dont une chapelle Saint-Victor.
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<center>Château des Bormettes.</center>Attiré par la notoriété de la station climatique hivernale qu'est Hyères en Côte d'Azur au milieu du XIX° siècle, Horace Vernet fut charmé par ce coin des Bormettes qui lui rappelait les paysages d’Algérie qu’il avait pu immortaliser sur ses toiles. Atteint d'une pleurésie et désireux de trouver le calme pour passer la fin de sa vie, il s’y installe. Sur les ruines d'un bâtiment dépendant du domaine des Chartreux, il se fait bâtir un château de style éclectique surtout médiéval et à l'architecture très composite (juxtaposition de corps de bâtiments de différents volumes et hauteurs) mais qui répondait au souhait de Vernet de donner à l'ensemble l’aspect d’un village.
Château des Bormettes.
Attiré par la notoriété de la station climatique hivernale qu'est Hyères en Côte d'Azur au milieu du XIX° siècle, Horace Vernet fut charmé par ce coin des Bormettes qui lui rappelait les paysages d’Algérie qu’il avait pu immortaliser sur ses toiles. Atteint d'une pleurésie et désireux de trouver le calme pour passer la fin de sa vie, il s’y installe. Sur les ruines d'un bâtiment dépendant du domaine des Chartreux, il se fait bâtir un château de style éclectique surtout médiéval et à l'architecture très composite (juxtaposition de corps de bâtiments de différents volumes et hauteurs) mais qui répondait au souhait de Vernet de donner à l'ensemble l’aspect d’un village.
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<center>Château des Bormettes.</center>L'usage d’ardoises verdâtres et grès rouges sur les façades, correspond au type rural recherché, soit une bastide du type maison forte de la région toulonnaise au 16e siècle telle que Châteauvallon. Des bourrelets soulignent chaque niveau, depuis la base jusqu'au 2nd étage. Dans le même esprit, la tourelle d'escalier hors-œuvre et la grosse tour de logis circulaire sont coiffées de génoises.
Château des Bormettes.
L'usage d’ardoises verdâtres et grès rouges sur les façades, correspond au type rural recherché, soit une bastide du type maison forte de la région toulonnaise au 16e siècle telle que Châteauvallon. Des bourrelets soulignent chaque niveau, depuis la base jusqu'au 2nd étage. Dans le même esprit, la tourelle d'escalier hors-œuvre et la grosse tour de logis circulaire sont coiffées de génoises.
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<center>Château des Bormettes.</center>Entrée de la chapelle à la base de la tourelle d'escalier coiffée de génoises.
Château des Bormettes.
Entrée de la chapelle à la base de la tourelle d'escalier coiffée de génoises.
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<center>Château des Bormettes.</center>La grosse tour de logis circulaire coiffées de génoises, percée par une baie renaissance, suivie d'un des 2 corps de logis rectangulaires, plus classiques, situés à l'oblique, aux extrémités est et ouest. Le balcon en fer forgé orienté plein sud est  une concession au 19e siècle. Ce château épouse la courbe de la colline.
Château des Bormettes.
La grosse tour de logis circulaire coiffées de génoises, percée par une baie renaissance, suivie d'un des 2 corps de logis rectangulaires, plus classiques, situés à l'oblique, aux extrémités est et ouest. Le balcon en fer forgé orienté plein sud est une concession au 19e siècle. Ce château épouse la courbe de la colline.
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<center>Château des Bormettes.</center>La chapelle, la tourelle d'escalier et le corps de logis rectangulaire ouest remanié au XXe siècle.
Château des Bormettes.
La chapelle, la tourelle d'escalier et le corps de logis rectangulaire ouest remanié au XXe siècle.
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<center>Château des Bormettes.</center>Au milieu des tours est situé un châtelet d'entrée, relié d'un côté à la façade de la chapelle. Au-dessus de la porte d'entrée, encadrée d'un travail remarquable de stéréotomie, se trouvent deux ouvertures pour les chaînes d'un pont-levis.
Château des Bormettes.
Au milieu des tours est situé un châtelet d'entrée, relié d'un côté à la façade de la chapelle. Au-dessus de la porte d'entrée, encadrée d'un travail remarquable de stéréotomie, se trouvent deux ouvertures pour les chaînes d'un pont-levis.
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<center>Château des Bormettes.</center>De l'autre côté, le châtelet est relié à une petite coursive à mur crénelé avec des merlons défensifs à l'intérieur desquels sont incrustés des motifs néo-assyriesn de couleur turquoise dans le creux du bâti en phyllades sombres.
Château des Bormettes.
De l'autre côté, le châtelet est relié à une petite coursive à mur crénelé avec des merlons défensifs à l'intérieur desquels sont incrustés des motifs néo-assyriesn de couleur turquoise dans le creux du bâti en phyllades sombres.
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<center>Château des Bormettes.</center>Les ouvertures donnent des indications : traitées en appareil finement travaillé, elles sont médiévales et défensives (entourage de la porte d'entrée pour un pont-levis ou une herse), ou religieuses (baie géminée romane pour la chapelle). Le rez-de-chaussée de la chapelle et le premier étage de la grosse tour, percés par une baie Renaissance, présentent des chaînages laissés apparents afin de donner à voir cette étape, comme une archéologie voulue par le peintre de l'histoire d'un château familial.
Château des Bormettes.
Les ouvertures donnent des indications : traitées en appareil finement travaillé, elles sont médiévales et défensives (entourage de la porte d'entrée pour un pont-levis ou une herse), ou religieuses (baie géminée romane pour la chapelle). Le rez-de-chaussée de la chapelle et le premier étage de la grosse tour, percés par une baie Renaissance, présentent des chaînages laissés apparents afin de donner à voir cette étape, comme une archéologie voulue par le peintre de l'histoire d'un château familial.
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<center>Château des Bormettes.</center>La vie du maître s’acheva ici à la suite d'un accident stupide. Lui qui avait tant chevauché à dos de grands équidés les champs de batailles mauresques, allait mourir des suites d'une blessure encourue après une chute à dos d'âne qu'il avait enfourché pour aller examiner une batteuse mécanique ! Rapatrié sur la capitale, il y mourut en 1863. Il légua ce château à un de ses petits-fils, Philippe Delaroche-Vernet, fils du peintre Hyppolite Delaroche, son gendre.
Château des Bormettes.
La vie du maître s’acheva ici à la suite d'un accident stupide. Lui qui avait tant chevauché à dos de grands équidés les champs de batailles mauresques, allait mourir des suites d'une blessure encourue après une chute à dos d'âne qu'il avait enfourché pour aller examiner une batteuse mécanique ! Rapatrié sur la capitale, il y mourut en 1863. Il légua ce château à un de ses petits-fils, Philippe Delaroche-Vernet, fils du peintre Hyppolite Delaroche, son gendre.
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<center>Château des Bormettes.</center>Victor Roux (1819 - 1893) reste l'un des exemples majeurs de réussite au sein de la grande bourgeoisie d'affaire marseillaise de la seconde moitié du XIXe siècle. Industriel, banquier, actionnaire de plusieurs sociétés, grand propriétaire terrien, il acquiert en 1874 l'ancienne propriété du peintre Horace Vernet aux Bormettes. Il fait restaurer et aménager le château, et planter autour une grande variété de palmiers, mimosas et eucalyptus, qui en font un des plus beaux parcs de la côte. Reflet du triomphe du colonialisme et de cette quête d'exotisme qui anime les grands esprits de la fin XIXe, le château est aussi décoré de sculptures et majoliques, qui lui confère désormais ce style hispano-mauresque si particulier. En 1890, le château est agrandi d'un corps de bâtiment au sud-est, surmonté d'un donjon et d'un toit-terrasse, un des premiers de la Côte d'Azur, signe de l'héliotropisme naissant à cette époque.
Château des Bormettes.
Victor Roux (1819 - 1893) reste l'un des exemples majeurs de réussite au sein de la grande bourgeoisie d'affaire marseillaise de la seconde moitié du XIXe siècle. Industriel, banquier, actionnaire de plusieurs sociétés, grand propriétaire terrien, il acquiert en 1874 l'ancienne propriété du peintre Horace Vernet aux Bormettes. Il fait restaurer et aménager le château, et planter autour une grande variété de palmiers, mimosas et eucalyptus, qui en font un des plus beaux parcs de la côte. Reflet du triomphe du colonialisme et de cette quête d'exotisme qui anime les grands esprits de la fin XIXe, le château est aussi décoré de sculptures et majoliques, qui lui confère désormais ce style hispano-mauresque si particulier. En 1890, le château est agrandi d'un corps de bâtiment au sud-est, surmonté d'un donjon et d'un toit-terrasse, un des premiers de la Côte d'Azur, signe de l'héliotropisme naissant à cette époque.
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<center>Château des Bormettes.</center>Victor Roux (1819 - 1893) reste l'un des exemples majeurs de réussite au sein de la grande bourgeoisie d'affaire marseillaise de la seconde moitié du XIXe siècle. Industriel, banquier, actionnaire de plusieurs sociétés, grand propriétaire terrien, il acquiert en 1874 l'ancienne propriété du peintre Horace Vernet aux Bormettes. Il va mettre en couleur et en relief les façades en la confiant au faïencier Jules Loebnitz, à l'architecte Paul Sédille et aux frères Allar, architecte et sculpteur.
Château des Bormettes.
Victor Roux (1819 - 1893) reste l'un des exemples majeurs de réussite au sein de la grande bourgeoisie d'affaire marseillaise de la seconde moitié du XIXe siècle. Industriel, banquier, actionnaire de plusieurs sociétés, grand propriétaire terrien, il acquiert en 1874 l'ancienne propriété du peintre Horace Vernet aux Bormettes. Il va mettre en couleur et en relief les façades en la confiant au faïencier Jules Loebnitz, à l'architecte Paul Sédille et aux frères Allar, architecte et sculpteur.
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<center>Château des Bormettes.</center>Les choix décoratifs obéissent à 2 logiques : souligner la modénature du bâti d'origine avec des motifs répétitifs ou attirer l'œil sur des emplacements clés de l'architecture par des rappels Renaissance ou orientaux. La chapelle s’orne de pinacles palmiformes évoquant la faïence égyptienne ancienne. Des fleurs alors phares de l'horticulture locale comme les lys immaculés entourent un ordre en ciment armé.
Château des Bormettes.
Les choix décoratifs obéissent à 2 logiques : souligner la modénature du bâti d'origine avec des motifs répétitifs ou attirer l'œil sur des emplacements clés de l'architecture par des rappels Renaissance ou orientaux. La chapelle s’orne de pinacles palmiformes évoquant la faïence égyptienne ancienne. Des fleurs alors phares de l'horticulture locale comme les lys immaculés entourent un ordre en ciment armé.
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<center>Château des Bormettes.</center>Neuf œillets occupent frontalement les petites arcatures aveugles des bandes lombardes. Le haut du mur pignon est souligné par une boule insérée dans une faïence festonnée, rappel des festons du clocheton. Sont ajoutés à la baie géminée des écoinçons à croix de Malte en faïence multicolore.
Château des Bormettes.
Neuf œillets occupent frontalement les petites arcatures aveugles des bandes lombardes. Le haut du mur pignon est souligné par une boule insérée dans une faïence festonnée, rappel des festons du clocheton. Sont ajoutés à la baie géminée des écoinçons à croix de Malte en faïence multicolore.
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<center>Château des Bormettes.</center>Incorporés dans la frise des lys immaculés, deux inscritions : anno 1875, datation du décor céramique ; invocation Saint Victor, le Saint patron du commanditaire et en souvenir des moines de Saint Victor à Marseille qui possédèrent les premiers des terres aux Bormettes au XIème siècle. En rez-de-chaussée, un revêtement maçonné en pointe de diamant fait écho aux palais florentins ou à la maison diamantée de Marseille.
Château des Bormettes.
Incorporés dans la frise des lys immaculés, deux inscriptions : anno 1875, datation du décor céramique ; invocation Saint Victor, le Saint patron du commanditaire et en souvenir des moines de Saint Victor à Marseille qui possédèrent les premiers des terres aux Bormettes au XIème siècle. En rez-de-chaussée, un revêtement maçonné en pointe de diamant fait écho aux palais florentins ou à la maison diamantée de Marseille.
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<center>Château des Bormettes.</center>La baie géminée romane de la chapelle et la plaque d'invocation aux moines de Saint Victor. En haut du pignon, un tondo en terre cuite de la Vierge à l'Enfant prenait place dans l'oculus qui, avant, éclairait le sanctuaire. En 1958, ce bas-relief situé sur la façade de la chapelle, représentant Mme Roux tenant dans ses bras son fils décédé enfant d'une méningite, et interprété par un amiral comme une Vierge à l’Enfant, sera retourné à l’intérieur des murs et remplacé par un cadran solaire peint. Le médaillon est aujourd'hui protégé dans le sanctuaire.
Château des Bormettes.
La baie géminée romane de la chapelle et la plaque d'invocation aux moines de Saint Victor. En haut du pignon, un tondo en terre cuite de la Vierge à l'Enfant prenait place dans l'oculus qui, avant, éclairait le sanctuaire. En 1958, ce bas-relief situé sur la façade de la chapelle, représentant Mme Roux tenant dans ses bras son fils décédé enfant d'une méningite, et interprété par un amiral comme une Vierge à l’Enfant, sera retourné à l’intérieur des murs et remplacé par un cadran solaire peint. Le médaillon est aujourd'hui protégé dans le sanctuaire.
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<center>Château des Bormettes.</center>Au-dessus de la porte d'entrée, se trouve un blason seigneurial avec, de chaque côté, deux ouvertures pour les chaînes d'un pont-levis.
Château des Bormettes.
Au-dessus de la porte d'entrée, se trouve un blason seigneurial avec, de chaque côté, deux ouvertures pour les chaînes d'un pont-levis.
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<center>Château des Bormettes.</center>Au-dessus de la porte du châtelet d'entrée, un panneau de carreaux de céramiques  reprenant les motifs des anciennes manufactures d'Iznik (enpire ottoman) entoure et souligne de ses rinceaux le blason des Vernet, écu écartelé aux dates de naissance et monogrammes d'Antoine (1689 AV), Joseph (1714 JV), Carl (CV 1758) et Horace (HV 1789), avec en son centre, une palette de peintre. Le blason est entouré de grandes fleurs de lys en céramique et d'œillets épanouis.
Château des Bormettes.
Au-dessus de la porte du châtelet d'entrée, un panneau de carreaux de céramiques reprenant les motifs des anciennes manufactures d'Iznik (enpire ottoman) entoure et souligne de ses rinceaux le blason des Vernet, écu écartelé aux dates de naissance et monogrammes d'Antoine (1689 AV), Joseph (1714 JV), Carl (CV 1758) et Horace (HV 1789), avec en son centre, une palette de peintre. Le blason est entouré de grandes fleurs de lys en céramique et d'œillets épanouis.
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<center>Château des Bormettes.</center>L'extension des Bormettes, en 1890, conforte une collaboration entre l’architecte Paul Sédille, les frères Allar, architecte et sculpteur, et Jules Loebnitz, céramiste et faïencier. Cette extension à l'est du bâti initial a pour objectif d'agrandir la surface habitable pour la famille Roux. Le corps de logis de plan carré forme une tour surmontée d'un belvédère. L'architecte est Paul Sédille, probablement avec Gaudensi Allar comme maître d'œuvre. La nouvelle tour atteint plus de 16 m de hauteur, dépassant les toitures du château de plus de 4 m. Jouant avec le bâti d'origine du château d'Horace Vernet (le soubassement taluté est très proche de l'original) il propose un travail des murs en phyllades et grès rouges qui rappelle les moellons hexagonaux sertis de joints saillants de bâtiments industriels et ouvrages d'art marseillais.
Château des Bormettes.
L'extension des Bormettes, en 1890, conforte une collaboration entre l’architecte Paul Sédille, les frères Allar, architecte et sculpteur, et Jules Loebnitz, céramiste et faïencier. Cette extension à l'est du bâti initial a pour objectif d'agrandir la surface habitable pour la famille Roux. Le corps de logis de plan carré forme une tour surmontée d'un belvédère. L'architecte est Paul Sédille, probablement avec Gaudensi Allar comme maître d'œuvre. La nouvelle tour atteint plus de 16 m de hauteur, dépassant les toitures du château de plus de 4 m. Jouant avec le bâti d'origine du château d'Horace Vernet (le soubassement taluté est très proche de l'original) il propose un travail des murs en phyllades et grès rouges qui rappelle les moellons hexagonaux sertis de joints saillants de bâtiments industriels et ouvrages d'art marseillais.
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<center>Château des Bormettes.</center>Insistant sur la verticalité de sa construction, il intègre une et demi à 2 travées (selon les façades à l'est ou au sud) de pilastres plats en briques. À l'intérieur de cet ordre monumental en briques des encadrements de baies en rez-de-chaussée et au premier étage évoquent la forme de trumeaux. Chaque niveau est souligné par un lit de briques ou par une frise de faïence, soit à fleurs de lys dressées, soit à motifs géométriques bleu foncé de la manufacture Loebnitz.
Château des Bormettes.
Insistant sur la verticalité de sa construction, il intègre une et demi à 2 travées (selon les façades à l'est ou au sud) de pilastres plats en briques. À l'intérieur de cet ordre monumental en briques des encadrements de baies en rez-de-chaussée et au premier étage évoquent la forme de trumeaux. Chaque niveau est souligné par un lit de briques ou par une frise de faïence, soit à fleurs de lys dressées, soit à motifs géométriques bleu foncé de la manufacture Loebnitz.
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<center>Château des Bormettes.</center>L'ensemble de la tour semble être maintenu par des chaînages d'angles à bossage en calcaire gris formant un ordre colossal jusqu'à la terrasse coiffée d'un petit escalier en belvédère à baies géminées. Les pseudos chapiteaux à volutes qui s'avancent au sommet d'un tailloir sous la corniche apportent un relief à l'élévation. Des formes en demi-lune surlignent à l'étage sous attique des oculi en briques. Les frises de faïence, soit à fleurs de lys dressées, soit à motifs géométriques bleu foncé de la manufacture Loebnitz.
Château des Bormettes.
L'ensemble de la tour semble être maintenu par des chaînages d'angles à bossage en calcaire gris formant un ordre colossal jusqu'à la terrasse coiffée d'un petit escalier en belvédère à baies géminées. Les pseudos chapiteaux à volutes qui s'avancent au sommet d'un tailloir sous la corniche apportent un relief à l'élévation. Des formes en demi-lune surlignent à l'étage sous attique des oculi en briques. Les frises de faïence, soit à fleurs de lys dressées, soit à motifs géométriques bleu foncé sont de la manufacture Loebnitz.
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<center>Château des Bormettes.</center>Cette aile est décorée de majoliques censées représentées la famille Roux dans des scènes mythologiques, immortalisant sa présence dans ce château pendant près d'un demi-siècle. Ces trois reliefs en céramique d'André Allar sont surmontées de motifs d'acanthes en terre cuite de la manufacture Loebnitz.
Château des Bormettes.
Cette aile est décorée de majoliques censées représentées la famille Roux dans des scènes mythologiques, immortalisant sa présence dans ce château pendant près d'un demi-siècle. Ces trois reliefs en céramique d'André Allar sont surmontées de motifs d'acanthes en terre cuite de la manufacture Loebnitz.
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<center>Château des Bormettes.</center>De bas en haut : un bas-relief en céramique d'André Allar, un motif d'acanthes en terre cuite, une fenêtre avec son encadrement en trumeau, une frise à motifs géométriques bleu foncé, un oculus en brique, des formes en demi-lune, une frise à fleurs de lys dressées sous la corniche.
Château des Bormettes.
De bas en haut : un bas-relief en céramique d'André Allar, un motif d'acanthes en terre cuite, une fenêtre avec son encadrement en trumeau, une frise à motifs géométriques bleu foncé, un oculus en brique, des formes en demi-lune, une frise à fleurs de lys dressées sous la corniche.
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<center>Château des Bormettes.</center>Les bas-reliefs d'André Allar, bien que datés de 1890, ont été insérés dans les encadrements rectangulaires en briques prévus à cet effet plus tard : les têtes des allégories, débordant de leurs cadres, nécessitent la reprise de la maçonnerie et la création de petits arcs  pour permettre leur parfaite installation.
Château des Bormettes.
Les bas-reliefs d'André Allar, bien que datés de 1890, ont été insérés dans les encadrements rectangulaires en briques prévus à cet effet plus tard : les têtes des allégories, débordant de leurs cadres, nécessitent la reprise de la maçonnerie et la création de petits arcs pour permettre leur parfaite installation.
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<center>Château des Bormettes.</center>Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. Le Travail, ou plutôt L'Indusrie, illustre les activités minières du domaine.
Château des Bormettes.
Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. Le Travail, ou plutôt L'Indusrie, illustre les activités minières du domaine.
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<center>Château des Bormettes.</center>Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. L'Agriculture illustre les activités agricoles du domaine. On voit le raisin et le blé, mais il manque l'olivier.
Château des Bormettes.
Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. L'Agriculture illustre les activités agricoles du domaine. On voit le raisin et le blé, mais il manque l'olivier.
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<center>Château des Bormettes.</center>Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. La Famille rappelle le statut de villégiature de la propriété. De son premier mariage avec une jeune veuve Delphine-Marie Desfrançais en 1843, Victor Roux à deux enfants, Emilie et Albert. Veuf en 1848, il épouse une autre veuve, Augustine Durand, qui décède en couche en 1859. L'année suivante, il se remarie avec Gabrielle, fille du marquis de Jessé-Charleval et d'Antoinette Surian. Victor Roux se retrouve dès lors allié aux plus anciennes familles de la noblesse provençale. De cette dernière et flatteuse union naîtront : Léon, Roger, Georges, et Madeleine, l'enfant chérie du couple.
Château des Bormettes.
Bas-relief en terre cuite émaillée d'André Allar et Ferdinand Gaidan. La Famille rappelle le statut de villégiature de la propriété. De son premier mariage avec une jeune veuve Delphine-Marie Desfrançais en 1843, Victor Roux à deux enfants, Emilie et Albert. Veuf en 1848, il épouse une autre veuve, Augustine Durand, qui décède en couche en 1859. L'année suivante, il se remarie avec Gabrielle, fille du marquis de Jessé-Charleval et d'Antoinette Surian. Victor Roux se retrouve dès lors allié aux plus anciennes familles de la noblesse provençale. De cette dernière et flatteuse union naîtront : Léon, Roger, Georges, et Madeleine, l'enfant chérie du couple.
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<center>Château des Bormettes.</center>À la mort de Victor Roux en 1893, ses différentes propriétés sont découpées en 4 lots en 1894. Le domaine des Bormettes est adjugé avec le château et la ferme à sa fille cadette Madeleine, épouse du comte Pierre de Demandolx-Dedons. Le couple investira l'hôtel particulier de la rue Sylvabelle, le transformant en véritable musée. Madeleine revend les Bormettes finalement l'année suivante. L'aînée, Émilie Teissère  le rachète. Délaissé peu à peu comme habitation, le château devient par la suite pour les Roux une propriété de rapport. De 1923 à 1929, il sera le théâtre du développement de l'Hébertisme, méthode d’émancipation du corps et de l’esprit basée sur la pratique d’exercices physiques naturels et au grand air. Ici, c'est un collège gymnique féminin hivernal qu'il installe, où près de 200 femmes séjourneront. En 1925, Mme Richard, descendante Roux, vend le domaine des Bormettes à une société civile qui tentera en vain de faire du château une clinique sanatorium.
Château des Bormettes.
À la mort de Victor Roux en 1893, ses différentes propriétés sont découpées en 4 lots en 1894. Le domaine des Bormettes est adjugé avec le château et la ferme à sa fille cadette Madeleine, épouse du comte Pierre de Demandolx-Dedons. Le couple investira l'hôtel particulier de la rue Sylvabelle, le transformant en véritable musée. Madeleine revend les Bormettes finalement l'année suivante. L'aînée, Émilie Teissère le rachète. Délaissé peu à peu comme habitation, le château devient par la suite pour les Roux une propriété de rapport. De 1923 à 1929, il sera le théâtre du développement de l'Hébertisme, méthode d’émancipation du corps et de l’esprit basée sur la pratique d’exercices physiques naturels et au grand air. Ici, c'est un collège gymnique féminin hivernal qu'il installe, où près de 200 femmes séjourneront. En 1925, Mme Richard, descendante Roux, vend le domaine des Bormettes à une société civile qui tentera en vain de faire du château une clinique sanatorium.
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<center>Château des Bormettes.</center>En 1929, la société civile se détache du château Vernet, ne conservant que le domaine agricole, et le vend à une étrange société alsacienne soi-disant holding d'entreprises de cinéma, l’Astrolabe Omnium de l’Est. En 1936, la société est expropriée. La Marine prend alors possession de cette propriété et devient en 1942 propriétaire du site. Comme elle trouvait que le château avait plus des allures monastiques que militaires, elle supprime le clocher qui surmontait la chapelle. A La Libération elle y installe son premier centre de formation militaire maritime, qui sera d'abord une école de canonnage. En 1952, le centre devient Ecole de transmissions, où Alain Delon fera son service militaire. En 1972, suite au regroupement des écoles de Marine à St Mandrier, La Marine cède l’ensemble de la propriété au Ministère des PTT, qui en fait un centre de formation professionnelle et technique aux télécommunications. Pleinement propriétaire du Château des Bormettes depuis 1990 après le rachat des parts aux autres héritiers, Fabrice Faré s’intéresse au Domaine dès le début des années 80 avec son épouse, Hélène, l’une des héritières de la famille Goulin qui a racheté le Domaine aux héritiers de Victor Roux en 1929.
Château des Bormettes.
En 1929, la société civile se détache du château Vernet, ne conservant que le domaine agricole, et le vend à une étrange société alsacienne soi-disant holding d'entreprises de cinéma, l’Astrolabe Omnium de l’Est. En 1936, la société est expropriée. La Marine prend alors possession de cette propriété et devient en 1942 propriétaire du site. Comme elle trouvait que le château avait plus des allures monastiques que militaires, elle supprime le clocher qui surmontait la chapelle. A La Libération elle y installe son premier centre de formation militaire maritime, qui sera d'abord une école de canonnage. En 1952, le centre devient Ecole de transmissions, où Alain Delon fera son service militaire. En 1972, suite au regroupement des écoles de Marine à St Mandrier, La Marine cède l’ensemble de la propriété au Ministère des PTT, qui en fait un centre de formation professionnelle et technique aux télécommunications. Pleinement propriétaire du Château des Bormettes depuis 1990 après le rachat des parts aux autres héritiers, Fabrice Faré s’intéresse au Domaine dès le début des années 80 avec son épouse, Hélène, l’une des héritières de la famille Goulin qui a racheté le Domaine aux héritiers de Victor Roux en 1929.
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<center>L'Astrolabe</center>Dans les années 1930, sous couvert de productions cinématographiques, la société l’Astrolabe Omnium de l’Est fait construire l’astrolabe, bâtiment aux allures militaires de même style que le château Vernet situé en hauteur, et s'en sert de base d’espionnage des activités de l’usine de torpilles Schneider, située en bord de mer. En 1936, sur intervention des services de sécurité, les activités sont interrompues et la société expropriée. Les immeubles adjacents sont récents.
L'Astrolabe
Dans les années 1930, sous couvert de productions cinématographiques, la société l’Astrolabe Omnium de l’Est fait construire l’astrolabe, bâtiment aux allures militaires de même style que le château Vernet situé en hauteur, et s'en sert de base d’espionnage des activités de l’usine de torpilles Schneider, située en bord de mer. En 1936, sur intervention des services de sécurité, les activités sont interrompues et la société expropriée. Les immeubles adjacents sont récents.
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<center>Château  de L’Argentière</center>Émilie, la dernière fille de Victor Rouc,  épouse, en seconde noce, Théophile Teissère président de la Chambre des avoués de Marseille et président du comité royaliste de la cité phocéenne. Emilie rachète le château des Bormettes pour éviter qu'il disparaisse du patrimoine familial, malgré les dépenses déjà engagées avec son époux pour édifier, sur son lot non bâti, le château de l'Argentière que l'on doit également à l'architecte Gaudensi Allar. Animée d'une volonté de préserver et même de reconstituer la propriété démembrée, elle achète aussi à la société minière des terres acquises lors des enchères. Le nouveau château constitue une résidence secondaire, fréquentée régulièrement à partir de 1898 lorsque Théophile  devient le président de la société des mines. Diverses annexes y sont bâties dont un pavillon de pêche et une chapelle, aujourd'hui disparus. Au début du 20e siècle, Émilie et Théophile qui préfèrent leur propriété de l'Argentière mettent le château des Bormettes en location meublée.
Château de L’Argentière
Émilie, la fille aînée de Victor Roux, épouse, en seconde noce, Théophile Teissère président de la Chambre des avoués de Marseille et président du comité royaliste de la cité phocéenne. Emilie rachète le château des Bormettes pour éviter qu'il disparaisse du patrimoine familial, malgré les dépenses déjà engagées avec son époux pour édifier, sur son lot non bâti, le château de l'Argentière que l'on doit également à l'architecte Gaudensi Allar. Animée d'une volonté de préserver et même de reconstituer la propriété démembrée, elle achète aussi à la société minière des terres acquises lors des enchères. Le nouveau château constitue une résidence secondaire, fréquentée régulièrement à partir de 1898 lorsque Théophile devient le président de la société des mines. Diverses annexes y sont bâties dont un pavillon de pêche et une chapelle, aujourd'hui disparus. Au début du 20e siècle, Émilie et Théophile qui préfèrent leur propriété de l'Argentière mettent le château des Bormettes en location meublée.
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<center>Château de La Pascalette</center>Le fils aîné Albert de Victor Roux est président de la société des mines de 1893 en 1898. Il sera le deuxième maire de La Londe (après Joseph Laure) et ce pour plusieurs mandats de 1904 à 1921. Dès 1876-1877, il achète avec son épouse, Henriette Poulle, le domaine de la Coulerette et ils y élisent domicile. En 1880 son épouse, acquiert le domaine de la Pascalette sur lequel il fait édifier par Godensi Allar un château entre 1890 et 1892, devenant leur nouvelle demeure, ainsi qu'une chapelle funéraire et des écuries pour l'élevage de chevaux de course. La Pascalette a été construite en bordure des Salins au sud-ouest de l'actuelle commune de la Londe-les-Maures.
Château de La Pascalette
Le fils aîné Albert de Victor Roux est président de la société des mines de 1893 en 1898. Il sera le deuxième maire de La Londe (après Joseph Laure) et ce pour plusieurs mandats de 1904 à 1921. Dès 1876-1877, il achète avec son épouse, Henriette Poulle, le domaine de la Coulerette et ils y élisent domicile. En 1880 son épouse, acquiert le domaine de la Pascalette sur lequel il fait édifier par Godensi Allar un château entre 1890 et 1892, devenant leur nouvelle demeure, ainsi qu'une chapelle funéraire et des écuries pour l'élevage de chevaux de course. La Pascalette a été construite en bordure des Salins au sud-ouest de l'actuelle commune de la Londe-les-Maures afin de développer le domaine viticole.
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<center>Château de La Pascalette</center>Innovateur dans son approche, Albert Roux fait installer sur la propriété des Anglades une station de pompage à vapeur pour puiser l’eau de la nappe phréatique inférieure du Gapeau. Une conduite est ensuite acheminée vers un bassin de stockage (photo) situé sur sa propriété de La Coulerette, fournissant ainsi une source d’eau précieuse à la fois pour cette propriété et celle de la Pascalette. L'eau arrivait dans ce bassin puis allait dans trois autres bassins situés plus bas. L'eau était aussi distribuée dans la ville.
Château de La Pascalette
Innovateur dans son approche, Albert Roux fait installer sur la propriété des Anglades une station de pompage à vapeur pour puiser l’eau de la nappe phréatique inférieure du Gapeau. Une conduite est ensuite acheminée vers un bassin de stockage (photo) situé sur sa propriété de La Coulerette, fournissant ainsi une source d’eau précieuse à la fois pour cette propriété et celle de la Pascalette. L'eau arrivait dans ce bassin puis allait dans trois autres bassins situés plus bas. L'eau était aussi distribuée dans la ville.
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<center>Château de La Pascalette</center>On a le même aspect qu'au château des Bormettes.
Château de La Pascalette
On a le même aspect qu'au château des Bormettes.
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La reconstruction date de 2021. C'est aujourd'hui une maison d'hôtes avec cinq chambres. C'est aussi un lieu pour célébrer des évenements privés ou professionnels.
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<center>Château de La Pascalette</center>Le hall d'entrée
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Le hall d'entrée
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<center>Château de La Pascalette</center>Le hall d'entrée
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Le hall d'entrée
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<center>Château de La Pascalette</center>Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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<center>Château de La Pascalette</center>Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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<center>Château de La Pascalette</center>Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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<center>Château de La Pascalette</center>Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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<center>Château de La Pascalette</center>Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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Salle des petits déjeuners.
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<center>Château de La Pascalette</center>Les cheminées des pièces à vivre du château des Bormettes ont disparu ; celle de la Pascalette constitue de fait un bon point de comparaison. Elles sont en marbre, estampillé par Jules Cantini à Marseille, avec des carreaux de faïence le Loebnitz. Le dessin sur calque de la cheminée du grand salon, en marbre noir incrusté de marbre rouge, suggère que le marbrier l'a soumis à son commanditaire. Quant au tampon de l'entreprise, il rappelle son excellence par la mention de son Grand Prix de l'exposition universelle de 1889.
Château de La Pascalette
Les cheminées des pièces à vivre du château des Bormettes ont disparu ; celle de la Pascalette constitue de fait un bon point de comparaison. Elles sont en marbre, estampillé par Jules Cantini à Marseille, avec des carreaux de faïence le Loebnitz. Le dessin sur calque de la cheminée du grand salon, en marbre noir incrusté de marbre rouge, suggère que le marbrier l'a soumis à son commanditaire. Quant au tampon de l'entreprise, il rappelle son excellence par la mention de son Grand Prix de l'exposition universelle de 1889.
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<center>Château de La Pascalette</center>Le salon
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Le salon
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<center>Château de La Pascalette</center>Le salon
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Le salon
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<center>Château de La Pascalette</center>Le salon
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Le salon
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<center>Château de La Pascalette</center>Chambre Absinthe. Le lit à baldaquin et le sol en tomettes, typique de la région.
Château de La Pascalette
Chambre Absinthe. Le lit à baldaquin et le sol en tomettes, typique de la région.
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<center>Château de La Pascalette</center>Chambre Absinthe
Château de La Pascalette
Chambre Absinthe
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<center>Château de La Pascalette</center>Chambre Absinthe
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Chambre Absinthe
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<center>Château de La Pascalette</center>Le tunnel d'entrée des caves.
Château de La Pascalette
Le tunnel d'entrée des caves.
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<center>Château de La Pascalette</center>Les caves à aménager en salles de réceptions. En haut, les trappes d'où arrivait le raisin.
Château de La Pascalette
Les caves à aménager en salles de réceptions. En haut, les trappes d'où arrivait le raisin.
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<center>Château de La Pascalette</center>Les caves à aménager en salles de réceptions. Poutre en fer, type Eiffel.
Château de La Pascalette
Les caves à aménager en salles de réceptions. Poutres en fer, type Eiffel.
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<center>Château de La Pascalette</center>Les caves à aménager en salles de réceptions. Dans cette cave il y avait plusieurs foudres de 7000 hl chacun. Le plus grand foudre au monde se situe à Thuir (Pyrénées-Orientales) il est la propriété de la cave Byrrh, et contient 10 002 hectolitres (on l'a visitée).
Château de La Pascalette
Les caves à aménager en salles de réceptions. Dans cette cave il y avait plusieurs foudres de 7000 hl chacun. Le plus grand foudre au monde se situe à Thuir (Pyrénées-Orientales) il est la propriété de la cave Byrrh, et contient 10 002 hectolitres (on l'a visitée).
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Insoupçonné, le patrimoine mégalithique provençal est pourtant riche de près de 160 monuments. Avec une soixantaine, de dolmens, et une vingtaine de menhirs, c'est le département du Var qui en compte le plus dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Découvert en 1876 et fouillé à plusieurs 'reprises, le dolmen de Gaoutabry contenait des ossements humains calcinés appartenant à 34 individus au moins. Ils étaient accompagnés d'offrandes : fragments de poteries appartenant à une dizaine de vases, outils en silex (trois lames, un poignard, une vingtaine de pointes de flèches, un fragment de hache polie); et des éléments de parures (cinq perles, et pendeloques en pierre}. Du fait de l'acidité du sol et des pertes causées lors des premières fouilles, ce riche mobilier n'est cependant qu'un pâle reflet de celui que devait renfermer la tombe à l'origine. L'étude de ce matériel a permis d'indiquer que cette tombe collective a été l'objet de deux périodes d'utilisation : fin du Néolithique (2800 ans av. JC) et début de l'Age du cuivre (2000 ans av. J.C.).
Dolmen de Gaoutabry
Insoupçonné, le patrimoine mégalithique provençal est pourtant riche de près de 160 monuments. Avec une soixantaine, de dolmens, et une vingtaine de menhirs, c'est le département du Var qui en compte le plus dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Découvert en 1876 et fouillé à plusieurs 'reprises, le dolmen de Gaoutabry contenait des ossements humains calcinés appartenant à 34 individus au moins. Ils étaient accompagnés d'offrandes : fragments de poteries appartenant à une dizaine de vases, outils en silex (trois lames, un poignard, une vingtaine de pointes de flèches, un fragment de hache polie); et des éléments de parures (cinq perles, et pendeloques en pierre}. Du fait de l'acidité du sol et des pertes causées lors des premières fouilles, ce riche mobilier n'est cependant qu'un pâle reflet de celui que devait renfermer la tombe à l'origine. L'étude de ce matériel a permis d'indiquer que cette tombe collective a été l'objet de deux périodes d'utilisation : fin du Néolithique (2800 ans av. JC) et début de l'Age du cuivre (2000 ans av. J.C.).
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Edifié au centre d'un tumulus de pierres aujourd'hui très peu visible, ce dolmen mesure 6,5 m de long sur 1,5 m dans sa plus grande largeur Sa superficie qui avoisine les 10 m2 le classe comme le plus grand dolmen varois. Construit avec de grandes dalles de schiste, il est constitué d'une chambre rectangulaire allongée (3 m de long sur 2 m de large), séparée d'une antichambre (2 m de long sur 1,50 m de large) par une dalle transversale, le tout prolongé par un étroit couloir court (1 m de long sur 0,9 m de large). Son orientation n'est pas le fruit du hasard : le dolmen s'ouvre précisément dans l'axe du soleil couchant au solstice d'hiver.
Dolmen de Gaoutabry
Edifié au centre d'un tumulus de pierres aujourd'hui très peu visible, ce dolmen mesure 6,5 m de long sur 1,5 m dans sa plus grande largeur Sa superficie qui avoisine les 10 m2 le classe comme le plus grand dolmen varois. Construit avec de grandes dalles de schiste, il est constitué d'une chambre rectangulaire allongée (3 m de long sur 2 m de large), séparée d'une antichambre (2 m de long sur 1,50 m de large) par une dalle transversale, le tout prolongé par un étroit couloir court (1 m de long sur 0,9 m de large). Son orientation n'est pas le fruit du hasard : le dolmen s'ouvre précisément dans l'axe du soleil couchant au solstice d'hiver.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>L'absence de dalle tabulaire peut s'expliquer par la nature des matériaux utilisés, peut-être le bois. Les interstices entre les dalles latérales ont pu ainsi servir à caler des poutres destinées à supporter une couverture végétale. La minceur des dalles latérales semble en tout cas exclure l'hypothèse d'une couverture par une grande dalle de pierre. Au fond, le massif de la Sainte Baume et la montagne de La Loube.
Dolmen de Gaoutabry
L'absence de dalle tabulaire peut s'expliquer par la nature des matériaux utilisés, peut-être le bois. Les interstices entre les dalles latérales ont pu ainsi servir à caler des poutres destinées à supporter une couverture végétale. La minceur des dalles latérales semble en tout cas exclure l'hypothèse d'une couverture par une grande dalle de pierre. Au fond, le massif de la Sainte Baume et la montagne de La Loube.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Vue de l'arrière. La chambre rectangulaire allongée séparée de l'antichambre par une dalle transversale. Au fond, le Mont Faron, le Coudon et le Mont Caume. Du provençal gaou (chaud) ou gaouto (joue), image évoquant le mamelon de la colline où se situe le dolmen, le toponyme Gaoutabry proviendrait de l'emplacement et de l'exposition au soleil.
Dolmen de Gaoutabry
Vue de l'arrière. La chambre rectangulaire allongée séparée de l'antichambre par une dalle transversale. Au fond, le Mont Faron, le Coudon et le Mont Caume. Du provençal gaou (chaud) ou gaouto (joue), image évoquant le mamelon de la colline où se situe le dolmen, le toponyme Gaoutabry proviendrait de l'emplacement et de l'exposition au soleil.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Vue  de devant. L'étroit couloir court puis l'anti-chambre. Au fond, à droite, le plateau Lambert. A gauche, le Croc du Diable.
Dolmen de Gaoutabry
Vue de devant. L'étroit couloir court puis l'anti-chambre. Au fond, à gauche, le plateau Lambert. A droite, le Croc du Diable.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, les dolmens sont, pour la plupart, constitués d'une chambre allongée avec antichambre rectangulaire, construite sur de faibles reliefs. Ceux du Var et des Alpes-Maritimes se composent généralement d'une, simple chambre de petite taille souvent carrée et sont plutôt implantés en zone élevée. Le dolmen de Gaoutabry, situé entre ces deux groupes de mégalithes provençaux, présente une certaine originalité : son architecture (forme et dimensions de sa chambre) le rattache aux monuments de Provence occidentale alors que sa position sur un relief élevé et son mode funéraire (crémation) le rendent caractéristique des dolmens varois. Au fond, à gauche, Valcros
Dolmen de Gaoutabry
Dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, les dolmens sont, pour la plupart, constitués d'une chambre allongée avec antichambre rectangulaire, construite sur de faibles reliefs. Ceux du Var et des Alpes-Maritimes se composent généralement d'une, simple chambre de petite taille souvent carrée et sont plutôt implantés en zone élevée. Le dolmen de Gaoutabry, situé entre ces deux groupes de mégalithes provençaux, présente une certaine originalité : son architecture (forme et dimensions de sa chambre) le rattache aux monuments de Provence occidentale alors que sa position sur un relief élevé et son mode funéraire (crémation) le rendent caractéristique des dolmens varois. Au fond, à gauche, Valcros
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Au fond, à gauche, le massif de la Sainte Baume et la montagne de La Loube. Le dolmen est découvert et fouillé en 1876 par le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten qui y voit une succession de trois petits dolmens accolés. En 1924, V. Clotte détermine qu'il s'agit d'un unique monument. Le commandant Laflotte en 1933, Henseling en 1957 et Jean Courtin en 1974 le mentionnent. En 1975, il fait l'objet d'une nouvelle fouille par Gérard Sauzade et R. Brandi. En 1989, le monument fait l'objet d'une restauration pour réparer les dégâts provoqués par le gel et le feu.
Dolmen de Gaoutabry
Au fond, à gauche, le massif de la Sainte Baume et la montagne de La Loube. Le dolmen est découvert et fouillé en 1876 par le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten qui y voit une succession de trois petits dolmens accolés. En 1924, V. Clotte détermine qu'il s'agit d'un unique monument. Le commandant Laflotte en 1933, Henseling en 1957 et Jean Courtin en 1974 le mentionnent. En 1975, il fait l'objet d'une nouvelle fouille par Gérard Sauzade et R. Brandi. En 1989, le monument fait l'objet d'une restauration pour réparer les dégâts provoqués par le gel et le feu.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>
Dolmen de Gaoutabry
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Au fond, le mont des Oiseaux, Hyères et tout au fond, la Colle Noire. A droite, Notre Dame des Maures.
Dolmen de Gaoutabry
Au fond, le mont des Oiseaux, Hyères et tout au fond, la Colle Noire. A droite, Notre Dame des Maures.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>La vallée des Borels. Au fond, le Mont Faron, le Coudon et le Mont Caume.
Dolmen de Gaoutabry
La vallée des Borels. Au fond, le Mont Faron, le Coudon et le Mont Caume.
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>De gauche à droite : le Croc du Diable, Valcros, la Galline et le vallon de Tamary
Dolmen de Gaoutabry
De gauche à droite : le Croc du Diable, Valcros, la Galine et le vallon de Tamary
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<center>Dolmen de Gaoutabry</center>Tout au fond, l'île du Levant à gauche, et à droite l'ïle de Port Cros. Devant, le cap Bénat et le fort de Brégançon. Au centre, les plages de l'Estagnol et de Léoube. A droite, la Colline du Pellegrin, le Pic Saint Martin et la plage et la mine de l'Argentière.
Dolmen de Gaoutabry
Tout au fond, l'île du Levant à gauche, et à droite l'ïle de Port Cros. Devant, le cap Bénat et le fort de Brégançon. Au centre, les plages de l'Estagnol et de Léoube. A droite, la Colline du Pellegrin, le Pic Saint Martin et la plage et la mine de l'Argentière.
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