De gauche à droite : clocher du temple, le beffroi et le clocher de l'église. Une forteresse fut créée au XIIe siècle. Par une bulle datée de 1189, Clément III plaça sous sa juridiction les hospitaliers du Pont de Bonpas qui possédaient une maison à Lourmarin, sur le chemin menant d'Aix-en-Provence à Apt, à l'entrée de la combe « passage des plus dangereux de la Basse Provence ». Cette trouée historique fait communiquer la vallée de la Durance avec celle du Calavon d’Apt, en traversant le Luberon par un étroit défilé bordé de rocs escarpés et de falaises à pic, entre lesquels s’écoule l’Aiguebrun. Le Docteur Jacquême, dans son Histoire de Cadenet de 1920, suppose que le surnom de Laurus, souvent attribué aux soldats romains, a pu être le nom du premier possesseur de terres, allant de Pertuis jusqu’à Mérindol. On pourrait alors considérer que Lauris, Lourmarin, Villelaure, auraient la même étymologie. La plus ancienne mention de Lourmarin est « Luzmari », d’après une charte de 1075. On trouve par la suite « Lucemarino » en 1165, et « Lourmarin » en 1189. »
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Lourmarin
Le Castellas. Les maisons du village primitif s’enroulaient autour de la butte du Castellas au sommet de laquelle se trouvait une tour fortifiée de l’an mil, qui surveillait le passage de la Méditerranée vers les Alpes. Aujourd'hui, on y voit le beffroi, ou "boite à sel". Ce clocher mur abrite l'horloge du village, il fût construit au XVIIe siècle sur l'emplacement de l'ancien château à motte. Il abrite une cloche de bronze de 70 cm fondue à Carpentras par J-L Romain en 1732.
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Lourmarin
Aux XIIe et XIVe siècles une situation économique favorable entraîne l’extension du petit village. Une aristocratie autonome apparaît et Lourmarin entre dans leurs possessions. Les Fourcalquier jusqu’en 1385, puis les Sabran, les Dufour, les Venterol d’Oraison et enfin les Agoult en 1455. Le fief de Lourmarin relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Lourmarin, lui est donnée, et en fait partie jusqu'à sa mort, vers 1250. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de Lourmarin, Reine de Sabran, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier.
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Château de Lourmarin
La pandémie de peste noire, de 1345 à 1349, décima presque un tiers de la population française, soit environ 6 millions de personnes. La Provence n’a pas été épargnée, la peste supprimant jusqu’à 80% de la population. Un climat d’insécurité règne, et les populations ayant survécu aux épidémies et aux famines qui en résultent, abandonnent les villages devenus peu sûrs. Lourmarin dépeuplé disparaît pratiquement de la carte. Foulques d’Agoult (1443-1492) veut remettre ses terres en valeur et réagir contre la désertification. La famille d’Agoult est l'une des plus puissantes de la Provence, et Foulques est l’ami et le Chambellan du Roi René (1409-1480).
Pour repeupler ses terroirs, Foulques fait appel à des montagnards des Hautes Vallées Alpines du Piedmont, du Briançonnais et de l’Embrunais. Ces gens étaient de confession vaudoise : ils suivaient l’enseignement de Pierre Vaudès (1140-1209) prônant un retour au christianisme primitif. Condamnés par Rome, les adeptes sont considérés comme hérétiques et pourchassés par l’Inquisition
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Lourmarin
Le village fait partie de la quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de Vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520. Foulques accueille sur ses terres ces populations vaudoises, leur laissant entière liberté de culte, et en 1470 il leur propose des contrats d’établissement. En 1494 à Lourmarin, 47 chefs de famille vaudoise passent devant notaire pour signer des baux. Grâce à ce repeuplement, Foulques a la main d’œuvre nécessaire pour faire revivre le village et l’aider à aménager une résidence seigneuriale à Lourmarin.
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Le temple de Lourmarin
Le fief passe aux Créquy-Lesdiguières au XVIIe siècle et aux Neufville de Villeroy, puis fut acheté le 7 juillet 1719, par Jean-Baptiste Bruny, négociant, industriel (armateur à Marseille), banquier, et secrétaire du roi en 1711, dit de La Tour d'Aigues. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, une partie des viticulteurs huguenots du village fuient aux Pays-Bas puis sur les bateaux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales pour s'installer dans la communauté des huguenots d'Afrique du Sud. Le temple est construit, à partir du 17 avril 1806, sur les plans de Michel-Robert Penchaud datant de 1805 (architecte de la ville de Marseille, la porte d'Aix, l'hôpital Caroline, le temple protestant de la rue Grignan). Les travaux sont financés par la commune de Lourmarin, pour le bâti, ainsi que par celle de Puyvert, pour le mobilier. Le temple est de forme rectangulaire, sur une base de 12 mètres de long, sur 6 de large. Il est inauguré en 1818, après douze ans de travaux.
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Lourmarin
Au fond, le massif du Luberon, comprenant notamment les montagnes du Grand et du Petit Luberon, mesure plus de soixante kilomètres de long pour une largeur de cinq kilomètres environ, et son point culminant est le Mourre Nègre, sommet arrondi qui s'élève à 1 125 mètres d'altitude, dans le Grand Luberon (le dernier sommet, à droite).
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Le temple de Lourmarin
La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France. Le temple de Lourmarin se caractérise par sa façade néoclassique centrée sur une serlienne. Façade sévère couronnée d'un pignon et percée de trois niveaux de baies : porte centrale en plein cintre sur impostes. Oculus circulaire dans le pignon. La façade est cachée jusqu'à mi- hauteur par un porche en appentis.
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Le temple de Lourmarin
Plafond à caissons plâtrés ornés d'une rosace ; tout autour, voussure creusée de pénétrations dont le nombre est double de celui des fenêtres qui éclairent la salle. Peuplé, dans sa très grande majorité, de protestants, Lourmarin avait eu au 17e siècle un temple, dont l'emplacement précis, la date de construction et l'architecture ne sont pas connus. Il fut démoli par ordonnance royale en 1663. Contraints en 1685 d'abjurer leur foi, les lourmarinois lui demeurèrent néanmoins fidèles en dépit des persécutions et tracasseries diverses et eurent, comme ceux de Mérindol et de Cabrières-d'Aigues, une église du désert. La liberté de culte leur fut officiellement rendue en 1789, mais la période révolutionnaire ne leur permit guère d'en profiter (décret de 1793 supprimant les églises). Ce n'est que sous l'Empire que le consistoire de Lourmarin put former et mettre à exécution le projet d'édifier un temple. Il obtint le 30 mars 1805 l'autorisation d'acquérir à cet effet un terrain et confia à l'architecte Penchaud le soin de dresser les plans de l'édific
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Le temple de Lourmarin
Plafond à caissons plâtrés ornés d'une rosace.
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Le temple de Lourmarin
La tribune d'orgue portée par deux colonnes et deux piliers engagés, double le porche. Un orgue est installé dans le bâtiment, en 1844. L'orgue est construit vers 1840 par Augustin Zeige.
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Le temple de Lourmarin
La chaire, située dans l'abside du l'édifice, est accessible par un escalier à double volée. Deux tableaux, en bois peints, sont placés de part et d'autre de la chaire pastorale. Ils sont utilisés pour indiquer le numéros des cantiques et des chants spontanés chantés lors du culte. Des plaquettes portant les numéros sont insérées dans les rainures prévues à cet effet. L'un des tableaux porte l'inscription : CANTIQUES ; l'autre : CHANTS SPONTANES.
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Le temple de Lourmarin
La chaire se trouve dans une niche hemi-circulaire, dans l'axe de l'édifice. Elle est composée d'une chaire de lecteur surmontée d'une chaire pastorale. Cette dernière est accessible par un escalier en fer à cheval. L'ensemble est en noyer avec incrustations de filets de bois sombre (poirier noirci ?). La cuve, de plan hexagonal est munie d'un pupitre et possède un dorsal et un abat-voix avec couronnement composé d'une galerie et d'éléments chantournés.
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Le temple de Lourmarin
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Le temple de Lourmarin
Les tableaux pourraient dater de l'inauguration du temple en 1817. Ces tableaux sont cintrés dont la toile, peinte en noir, porte des inscriptions en blancs. Cadre rapporté en bois. Inscription : les dix commandements ou décalogue, suivis des deux commandements du Sommaire de la Loi, tiré de l'Evangile selon saint Matthieu.
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Le temple de Lourmarin
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Le temple de Lourmarin
nscription : les dix commandements ou décalogue, suivis des deux commandements du Sommaire de la Loi, tiré de l'Evangile selon saint Matthieu.
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Le temple de Lourmarin
Les bancs sont placés dans le choeur de part et d'autre de la table.De conception assez modeste, en bois résineux peint, de forme arrondie, ils reposent sur 10 pieds ; ils forment une paire. Sol de mallons.
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Le temple de Lourmarin
1471/94 : Transaction d'habitation entre les seigneurs d'Agoult et les premières familles vaudoises.
1523 : Transaction d'habitation entre Louise d'Agoult et 80 familles vaudoises venues des Alpes piémontaises.
1545 : Massacre des vaudois du Luberon. Lourmarin est détruit sauf la maison du Bailly. Certains habitants émigrent.
1598 : Edit de Nantes signe par Henry IV, c’est une première convention des droits de l'homme, donc des protestants.
1601 : Construction du premier temple au cœur du village.
1663 : Edit royal de Louis XIV interdisant l’exercice du culte. Le temple est démoli. Nouvel exode vers les pays étrangers.
1685 : Révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV.
1787 : « Edit de tolérance » de Louis XVI et déclaration des droits de l’Homme en 1789.
1802/16 : Construction du temple , le plus grand de la région. C’est le siège du consistoire.
1818 : Inauguration du temple. Il y a 1 100 protestants.
1844 : Acquisition de l’orgue et pose de la cloche (du fondeur Pierron en 1849).
1990 : Classement du temple sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
1993/86 : Restauration du temple sous la direction de D. Tournaire, architecte.
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Le temple de Lourmarin
En ces lieux, il y a cinq siècles, vécurent et souffrirent des Vaudois, ces Pauvres de Lyon, fils de Valdes, pourchassés à travers l'Europe. Ici, ils étaient venus des vallées françaises du Briançonnais et de celles du Piémont, pour remettre en culture les terres en friches des seigneurs du Luberon. Travailleurs infatigables le jour, ils se réunissaient clandestinement la nuit autour du chandelier et de la Bible traduite en langue occitane, auprès de leurs prédicateurs itinérants, leurs "Barbes". A partir du synode de Chanforan en 1532, où les Vaudois se fondirent dans le mouvement de la Réforme, l'Inquisition se durcit. Le célèbre "Arrêt de MÉRINDOL" condamnant 19 Vaudois "hérétiques" sera très largement exécuté au cours d'une triste semaine d'avril 1545. Une vingtaine de villages furent mis à feu et à sang, dont 11 strictement "exécutés" par la soldatesque de Meynier d'Oppède et les mercenaires du Pape. 1551. Blanche de Lévis-Ventadour, dame du Château de Lourmarin, était une femme courageuse et généreuse. Elle protégea ses paysans vaudois pourchassés, informa le roi sur les agissements du baron d'Oppède et intenta un procès en 1551. A l'issue du procès le baron fut condamné à payer des dommages aux survivants des massacres. Il faut attendre l'Edit de Nantes promulgué par Henri IV en 1598 pour que le village de Lourmarin retrouve la paix.
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Le temple de Lourmarin
A la fin du XVème siècle, la Provence est ravagée par les guerres, les épidémies et les brigandages.
Les terres sont en friche et la plupart des villages du Luberon ruinés et désertés. Pour repeupler leurs terroirs et les remettre en valeur, les seigneurs font venir des colons des vallées vaudoises du Dauphiné et du Piémont.
Près de 6000 personnes s'installent dans la région du Luberon de 1490 à 1520. Ils arrivent par familles entières. Les seigneurs passent avec eux des contrats : les « actes d'habitation ». Ces « hérétiques » ne font pas parler d’eux : ils pratiquent au grand jour les rites catholiques tout en recevant chez eux l’enseignement de leurs « barbes ».
La situation change à partir de 1531-1532. Entre 1532 et 1539, plus de quatre cent personnes sont poursuivies par l'inquisiteur Jean de Roma. L'exécution d’un meunier, Colin Pellenc, du Plan d’Apt, et la confiscation de ses biens provoquent une réaction des vaudois de Mérindol. Le 18 novembre 1540, le Parlement d'Aix prend un arrêt contre vingt-deux habitants de Mérindol, les condamnant à être brûlés vifs. Leurs biens seront confisqués et leurs familles expulsées. François Ier ordonne seulement le 31 Janvier 1545 l'exécution de l’arrêt pris contre Mérindol. Pendant que le premier président du Parlement de Provence, Meynier d'Oppède, intervient à Villelaure et Lourmarin, le « capitaine Polin » envahit les villages de la vallée d'Aigues. L'armée du légat pontifical Iivestit de son côté Cabrières d'Avignon.
Tous les villages vaudois, abandonnés par leurs habitants sont mis à sac et brûlés.
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Le temple de Lourmarin
1504: Repeuplement de Mérindol par des Vaudois venus des Alpes.
1530 : De Mérindol, envoi de deux émissaires de l’assemblée des Vaudois vers les réformateurs de Bâle et de Strasbourg.
1532 : Ralliement des Vaudois à la Réforme (Synode de Chanforan).
1540: Arrêt contre 19 Mérindolais accusés de lèse-majesté.
1545 : Exécution de l’arrêt de Mérindol par les troupes du roi, aux ordres de Maynier d’Oppède. Onze villages sont détruits, une dizaine d’autres sont pillés. A Cabrières d’Avignon plus de 300 personnes sont massacrées. 600 hommes sont conduits aux galères.
1551 : Plaidoirie de Jacques Aubéry contre Maynier d’Oppède devant le Parlement de Paris. Il estime à 2700 morts le nombre total des victimes, massacrées du 16 au 22 avril, enfumées dans des grottes, morts ensuite de froid et de faim dans leur fuite.
1557 : Reconstruction du village par les survivants.
1560 : Réunion à Mérindol des 60 Églises réformées de Provence.
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Le temple de Lourmarin
Situé à mi chemin du village et du château, sur le bord de l'avenue Raoul Dautry, entouré de vergers et de prairies, le temple est une des composantes du paysage de Lourmarin. Les façades latérales sont identiques, comprenant la façade de la salle, percée de cinq fenêtres au deuxième niveau, les deux façades latérales des deux appentis identiques et les façades latérales du clocher également identiques, avec leur arc en plein cintre muré au deuxième niveau. La salle est couverte par une toiture de tuiles creuses portée par dix fermes.
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Le temple de Lourmarin
Le clocher, hors oeuvre, au Sud, est encadré de deux appentis et soutenu par deux contreforts. Au-dessus des deux petits appentis apparaissent deux fenêtres murées en plein cintre. Seul le niveau supérieur du clocher est percé d'une fenêtre.Le clocher est construit en 1849. La cloche date de 1849. Inscription en majuscules romaines sur le vase supérieur : GLOIRE A DIEU/EGLISE CONSISTORIALE DE LOURMARIN/FONDUE LE 20 MARS 1849 ; inscription sur la gorge : PERRE PIERRON ET FILS FONDEURS A AVIGNON
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Le temple de Lourmarin
et le château.
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La Fontaine aux Trois Masques de Lourmarin
Le sculpteur Louis Dideron qui a œuvré dans la partie Nord du château, a réalisé la fontaine aux Trois Masques pendant la seconde Guerre Mondiale, alors qu’il s’était retiré à Lourmarin. Conçue sur les plans de l’architecte Henri Pacon (1882-1946), elle sera inaugurée le 12 juillet 1947, en présence de Raoul Dautry (1880-1951) Maire de Lourmarin, du préfet du Vaucluse, du sous-préfet de la ville d’Apt, du président du Conseil Général et des ingénieurs chargés de l’adduction d’eau du village.
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La Fontaine aux Trois Masques de Lourmarin
Les trois Masques sont ici présentés sous la forme métaphore du Rhône (Poséidon), de la Durance (Apollon) et du Lubéron (Pan)
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Lourmarin
Un pigeonnier.
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Lourmarin
Lavoir communal
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Lourmarin
et étendage communal.
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Lourmarin
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Lourmarin
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Bâtie au XIème siècle, l'édification de l'Église Saint-André-et-Saint-Trophime de Lourmarin précède de peu la construction de la forteresse de Lourmarin au XIIème siècle. De l'édifice du XIème siècle demeurent les arcatures d'architecture de type romanes, dites à double rouleau et les solides impostes sur lesquelles reposent les ogives des premières travées de nef. Primitivement dédiée à Saint-Trophime, elle fut probablement construite par les moines du prieuré saint André au 12e ou 13e siècle. Le clocher tour est couvert d'un toit en pavillon
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
La Fontaine Place de l’Église a été érigée au cours de l’année 1849, son architecture s'inspirant du portail de l’église. Elle se compose de deux colonnes soutenant un arc en plein cintre, surmonté d’une corniche moulurée et couronnée d’un toit pyramidal. Le large buffet d’eau s’inspire de l’architecture antique. Il est orné dans sa partie centrale d’un mufle de lion. Ce type de représentation est ici le témoignage d’une iconographie léguée par les édifices religieux du 11ème siècle.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
La portail est surmonté d'une arcature à double rouleau, avec un rouleau d'archivolte à palmettes.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Elle est constituée d'une nef et d'une chapelle ajoutée dans la 1ère moitié 16e siècle par les Agoult Montauban, bâtisseurs du château, la "chapelle du seigneur" rappelant la 2e nef de Saint-Nicolas de Pertuis.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Le génie de l'art gothique complète au XVIème siècle la beauté de l'édifice avec un système de voûtes à croisées d'ogives, travaillées comme des pièces d'orfèvrerie. Les arcs brisé gothiques du XVIe siècle reposent sur de puissants piliers en grès.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Imposte romane.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Maître-autel et retable architecturé. Bois doré, avec apprêt, peint ( faux marbre gris, brun, blanc, vert et bleu sur l'autel). Des angelots, feuilles d'acanthe, ornement à forme végétale. Des armoiries sur les stylobates, dans un écusson surmonté d'un chapeau de cardinal et entouré de cordelettes : au centre un arbre sur un croissant, au dessus une croix à trois lobes entre deux croissants. Sur le fronton, inscription LAETETVR/COR QUAER/ENTIV DNVM/PSAL. I 04,
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Le retable.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Vierge à l'Enfant, saint André, saint Antoine le Grand, un abbé à la calotte crânienne tranchée, un évêque tête nue (Saint Trophime), la mitre posée sur le sol. En bas, à droite, des armoiries : au centre d'un rosaire de fer, écu d'or à un arbre de sinople surmonté d'une croix d'argent accosté de croissants de gueules.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Les seigneurs du Château de Lourmarin, les Agoult-Montauban, feront édifier au sein même de l´église la "chapelle du Seigneur ", splendeur gothique de voûtes à tiercerons et à liernes, sur nervures de pierres et piles fasciculées.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Christ en croix, 17e siècle (?) : bois peint (polychrome), avec apprêt, le levers est sculpté, la croix est moderne. La statue polychrome et dorée de la Vierge Marie, aux pieds du Christ en Croix.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Au cœur de cette « chapelle du Seigneur », les fonts baptismaux présentent un chapiteau de colonne inversé où l'on peut voir un animal sculpté, un loup rampant et campé sur ses pattes. Ce blason de la famille d'Agoult-Montauban fait partie des armoiries de Lourmarin. Ces fonts sont constitués d'éléments en remploi qui pourraient avoir appartenu à un monument funéraire.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
La voûte à tiercerons et à liernes. Les liernes : les deux nervures centrales formant une croix. Les tiercerons : le nervures qui relient les extrémités des liernes aux naissances de la voûte. Il y en a deux à chaque extrémité des liernes. Voutain : portion de voûte entre les nervures. Doubleau : arc transversal séparant deux travées : un au fond, au-dessus de la croix, l'autre qui sépare les deux voûtes.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Le pavement.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Statue-reliquaire de Saint André, en bois taillé, doré, peint (polychrome), avec apprêt.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Sainte Anne et Marie enfant.
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L'église Saint-Trophime-Saint-André
Le vitrail avec la croix de Saint André.
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Le presbytère.
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Le presbytère.
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Maison d'Albert Camus.
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Mairie de Lourmarin.
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Ancien hôtel Ollier. Cet hôtel fut acheté en 1892 par Ludovic Ollier, témoin de l’arrivée d’Henri Bosco en 1922 à Lourmarin. C’est ici que l’écrivain prenait bien souvent ses repas du temps de Paulette, la cuisine y était si bonne ! Aujourd'hui c'est le restaurant l'Insolite qui a investi les lieux.
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Lourmarin
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Hôtel de Girard.
L'hôtel de Girard est un long bâtiment rectangulaire doté d'ailes en retour sur la cour antérieure (seule l'aile orientale est conservée). Il comprend deux étages au-dessus d'un rez-de-chaussée. La porte d'entrée, une partie de la façade antérieure, l'escalier et les pièces voûtées du rez-de-chaussée datent du milieu du 17e siècle. Dans le troisième quart du 18e siècle, la famille de Girard, qui vient d'acquérir la demeure, procède à un important remaniement, agrandissant le bâtiment et reprenant presque tous les décors. La famille compta un inventeur, Philippe de Girard, concepteur de la machine à filer le lin. En 1901, la demeure est léguée à la commune, qui la convertit en musée et en école. Les travaux d'aménagement respectèrent globalement les distributions et les décors de l'hôtel, mais transformèrent les jardins en cour de récréation.
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Hôtel de Girard.
Philippe Henri de Girard, né le 1er février 1775 à Lourmarin et mort le 26 août 1845 à Paris, est un ingénieur-mécanicien français, inventeur de la machine à filer le lin. La ville polonaise Żyrardów où il a travaillé porte aujourd'hui son nom.
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Hôtel de Girard.
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Hôtel de Girard.
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Hôtel de Girard.
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Château de Lourmarin
Le Château de Lourmarin est le premier château Renaissance de Provence construit au XVe et XVIe s par la Famille d’Agoult. En 1480, Foulques d'Agoult, grand seigneur de Provence, chambellan et ami du roi René d'Anjou, fait reconstruire le château, sur les restes d'une ancienne forteresse du XIIe siècle. L'architecture s'inscrit alors dans un style médiéval gothique finissant. C'est la partie droite et la partie basse.
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Château de Lourmarin
Le lieu est transformé et agrandi à plusieurs reprises, notamment à partir de 1526 quand Louis d'Agoult-Montauban (neveu de Foulques, page du roi François Ier) et son épouse Blanche de Lévis-Ventadour, font ajouter l'aile Renaissance, d’une remarquable unité et pureté de style. La construction cessa vers 1560. . Il engage le célèbre architecte italien Sebastiano Serlio, qui livre notamment la façade Renaissance. C'est la haute tour et la partie gauche.
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Château de Lourmarin
L'édifice change de propriétaires à la fin du XVIe siècle lorsqu'il devient le domaine de la famille Créqui-Lesdiguières, également détenteur du château de La Tour d'Aigues jusqu'en 1789. Seuls les intendants qui gèrent les terres occupent le château.
À partir de la Révolution française, le château passe entre les mains de plusieurs propriétaires aux fortunes diverses et finit par tomber en ruines.
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Château de Lourmarin
En 1920, alors qu'il allait être vendu aux enchères pour la récupération des pierres, Robert Laurent-Vibert le rachète. Cet industriel lyonnais, grand amateur d'art, souhaite en faire une résidence d'artistes ; il y présente sa riche collection de mobilier, d'objets d'art, d'instruments de musiques et sa bibliothèque. De cette date et jusqu'à sa mort en 1925, il le fait restaurer par Henri Pacon. Il le lègue à l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix qui crée la Fondation de Lourmarin Laurent-Vibert.
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Château de Lourmarin
La terrasse basse avec le bassin.
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Château de Lourmarin
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Château de Lourmarin
Plaque en souvenir de Robert Laurent Vibert (1883-1925).
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Le château vieux.
La terrasse basse. 1475. Foulques d’Agoult commence la construction de la partie médiévale, dite Château-Vieux, à partir d'un bâtiment existant : la « Boysserie » (lieu planté de buis). Ce sont les Vaudois installés par Foulques à Lourmarin qui construisent ce Château-Vieux.
1475 à 1525 Cette demeure, bâtie dans le style gothique finissant, est destinée à sa maîtresse Marie dont il aura un fils Foulques Vincent qui portera par la suite le nom d'Agoult, créant ainsi une branche parallèle.
1492 Foulques meurt et lègue ses biens à son fils naturel Foulques Vincent. Le neveu Raymond d'Agoult fait casser le testament pour s’emparer de l’héritage. En 1511 Lourmarin revient à la branche légitime.
1503 A la mort de Raymond d'Agoult, sa sœur, veuve de Claude de Montauban-d’Agoult, reprend la bastide de Lourmarin. C’est elle qui entreprend les travaux d’agrandissement pour ériger un vrai château.
1513 à 1525 Des travaux d’agrandissement sont entrepris, notamment la tour à bossages et la cuisine « neuve » qui fait maintenant partie de l’Aile Renaissance. Son style est encore gothique et elle communique avec le Château-Vieux par une porte dérobée.
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Le château vieux.
La bastide de Marie : 1474-1486.
Maître de plus de 50 seigneuries, Foulques d'Agoult avait pour demeure principale le château de la Tour d'Aigues et pour résidences secondaires les châteaux de Sault et de Forcalqueiret. Quand il acquit Lourmarin, le lieu était désert. C'est pour sa maîtresse, Marie Saure, veuve du seigneur de Rognes Jean Vincens, qu'il repeuple le village, entre 1474 et 1489, et fait bâtir la bastide de la « Boysseria », embryon de l'actuel château. De cette première demeure, il ne reste qu'un fragment de l'élévation antérieure. Le manoir de Louise : 1513-1526. A la mort de Raimond d'Agoult, le patrimoine familial est partagé entre ses sœurs. A l'ainée, Louise, veuve de Claude de Montauban, revinrent Sault et Forcalqueiret, deux châteaux éloignés d'Aix, la capitale. C'est pour y fixer sa résidence que Louise récupéra la bastide de Lourmarin et entreprit aussitôt des travaux d’agrandissement qui transformèrent le petit édifice en un véritable château.
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Château de Lourmarin
A gauche, le château neuf, à droite le château vieux.
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Château de Lourmarin
Une gargouille.
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L’escalier défensif à vis. A l’époque médiévale, les escaliers tournaient toujours dans le sens des aiguilles d’une montre. En effet lorsque les chevaliers attaquaient la tour, tenant leur épée de la main droite, ils étaient gênés par le pilier central. Tandis que les défenseurs, en descendant l'escalier, avaient tout l’espace à leur droite. De cette façon, l’arme dans la main droite, ils utilisaient le poids de leur corps pour repousser les attaquants.
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La cour médiévale. Au rez-de-chaussée, deux grandes salles voûtées : la boulangerie et la cuisine où la nourriture et le vin étaient stockés. A gauche, la porte de la salle dite des réserves. Au-dessus de cette porte il y a l’inscription (1513) en gothique, « bois et t’en vas ». Elle marque la volonté de la famille d’Agoult de ne pas transformer le château en halte pour les voyageurs. Au-dessus, les galeries dites Loggia, initialement construites par les vaudois, qui avaient complètement disparu. Elles ont été restituées lors de la restauration grâce aux documents anciens fournis par Edouard Aude, ami de Robert Laurent-Vibert et conservateur de la bibliothèque Méjanes d'Aix.
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Au-dessus de la porte de l’ancienne prison , il y a une accolade sculptée dans la pierre, un décor du Moyen-Age.
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A gauche, la porte de la prison avec un judas. A droite, la porte de la salle dite des réserves. Au-dessus de cette porte il y a l’inscription (1513) en gothique, « bois et t’en vas ». Elle marque la volonté de la famille d’Agoult de ne pas transformer le château en halte pour les voyageurs.
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La tour défensive à six côtés (hexagonale) et qui abrite l'escalier à vis défensif, qui donne accès aux différents niveaux. A droite, au premier niveau, la galerie dite « Loggia », qui desservait jadis le logis du seigneur. C’est une salle ouverte à l’italienne qui affiche des arcades en anse de panier.
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En haut de la tour, des créneaux permettaient de surveiller et de se protéger. Juste en dessous, il y a trois gargouilles en forme de chiens sauvages, chasseurs de loup.
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Les gargouilles en forme de chiens sauvages, chasseurs de loup.
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Les loggia à l’italienne.
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Entrée de l'oratoire.
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La terrase du haut, que l'on appelle la garenne, avec la tour à bossage.
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A droite, le château vieux. Louis d'Agoult-Montauban, fils et héritier de Louise, fut à partir de 1527, l’initiateur du Château neuf. Implanté sur le rocher, à l’ouest et en contre-haut de deux étages par rapport au Château vieux, le nouvel édifice contredit et cherche à supplanter l’ancien, en adoptant le site et l’apparence d’un château-fort.
Le bâtiment réalisé devait, en effet, servir d’amorce à la constitution d’un grand quadrilatère cantonné de tours rondes, selon un type inauguré en Provence au XIVe siècle et resté en vogue jusqu'au 17ème siècle.
La construction paraît avoir été interrompue, peut-être ruinée, lors de l'invasion des armées de Charles Quint en 1536.
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Cour Renaissance du château neuf. Après le décès de Louis, en 1539, se veuve, Blanche de Lévis, fit achever l'ouvrage ébauché pour son fils François, page de François Ier. La date de 1542, inscrite dans la tour d'escalier, situe l'une des étapes de cette campagne, sans doute rapide si l’on juge par l'homogénéité des résultats.
Sur un plan inchangé, les élévations adoptent un style nouveau, celui que les contemporains qualifiaient d’«Antique» et que nous appelons «Renaissance». A cette date, le château neuf de Lourmarin constitue, en Provence, une œuvre d’avant-garde par ses ordonnances savamment rythmées, ses larges baies encadrées de pilastres doriques encastrés (un héritage de l’architecture antique) : il est le premier Château Renaissance en Provence. Un style qui s’apparente aux châteaux Renaissance de l’Île de France et de la Loire. Cette aile comporte 3 niveaux, comme le château vieux, séparés à l'horizontale par des corniches. Chaque niveau est composé de deux pièces, desservies par un couloir.
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La tour abritant l'escalier d'apparat pour desservie les différents étages.
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Détail de la tour : chapiteaux composites au rez-de- chaussée.
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Détail de la tour : chapiteaux composites au rez-de- chaussée.
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L'escalier Renaissance à vis construit en 1542. Il est l'un des plus beaux de la région. Ce n'est pas un escalier défensif car il tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est un escalier d'apparat à double torsade centrale.
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L'escalier Renaissance. Il s’agit d’un chef-d’œuvre d’architecture et se veut un magnifique témoin du talent et de la maîtrise des architectes de l’époque Renaissance. Sur la vis centrale serpente une double moulure en torsade qui donne l’impression de l’enlacer. L’escalier compte un total de quatre-vingt-treize marches, chaque marche et la partie de la double torsade qui lui correspond, constituant un seul bloc de pierre qui s'insère dans le mur.
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L'escalier Renaissance. Il se compose de 93 marches. Une même dalle de pierre constitue la marche, depuis la torsade centrale jusqu'au mur de la tour.
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L'escalier Renaissance.
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L'escalier Renaissance. Une corniche décorée d’une frise sculptée comportant 316 motifs différents orne l’escalier. Dans les angles, la longueur de la marche étant importante, celle-ci repose sur une trompe d’angle décorée d’un motif sculpté. Cette trompe minimise la portée et le poids des marches situées dans les angles.
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L'escalier Renaissance.
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L'escalier Renaissance. Dans la frise qui se trouve au-dessus, se cachent plein d’animaux sculptés, des personnages ou des motifs floraux.
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L'escalier Renaissance. A gauche, le derrière d'un homme.
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L'escalier Renaissance. Parvenu au sommet de l’escalier, on peut contempler une superbe voûte en coupole.
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L'escalier Renaissance.
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L'escalier Renaissance.
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La Cuisine. Voici la plus grande cheminée du Château. Les cuisiniers du seigneur pouvaient faire cuire deux cochons, ou deux moutons. Les cuivres qui sont accrochés au mur de la cheminée sont provençaux. Les cuivres posés sur le sol de la cheminée ont été rapportés de Palestine, du Liban et de la Syrie par Robert Laurent-Vibert. Le grand plat, à droite, derrière un samovar, vient du Maroc.
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La Cuisine. A gauche, une « bassinoire » que l’on remplissait de braise et grâce à son grand manche de bois, elle permettait de chauffer les draps des lits.
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La Cuisine. Le grand plat, à droite, derrière un samovar, vient du Maroc.
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La Cuisine.
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La Cuisine.
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La Cuisine.
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La Cuisine.
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La Cuisine. En haut, des tisanières en faïence jaspée.
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La Cuisine. On distingue en face de la cheminée un samovar russe du XIXème siècle.
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La Cuisine.
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La Cuisine. A gauche, une fontaine de marbre en forme d’hippopotame du Nil
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La Cuisine. A gauche du pétrin surmonté d’un vaisselier, une autre fontaine de marbre en forme d’hippopotame du Nil. Dans le vaisselier, les faïences proviennent en majorité d’Apt avec des décors à la barbotine.
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La Cuisine. Une bouilloire.
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La Cuisine. L’armoire, de style Louis XIV, date du 17ème siècle.
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La salle à manger, qui fut, lors des Guerres de Religion, la salle des Gardes. Le Château accueille dans cette salle des concerts ou des conférences, c’est pour cela qu’il y a un piano Steinway sur l’estrade. Le plafond «à la française» est en partie d'origine (les 3 poutres près de la cheminée).
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La salle à manger. Robert LAURENT-VIBERT industriel lyonnais, propriétaire des lotions Pétroles Hahn, avait en 1923 légué par testament le château, sa bibliothèque et ses collections, à 1’ Académie des Sciences, Agriculture, Art et Belles-Lettres d'Aix-en- Provence à charge pour elle de constituer une Fondation chargée d'accueillir chaque année pendant les mois d’été de jeunes écrivains, peintres, sculpteurs, musiciens, chercheurs, Fondation qui porterait son nom. Ce qui fut fait.
Depuis 1929 se réalise la volonté du fondateur. Le Château de Lourmarin est une demeure ouverte, à l'art, à l’esprit, à l'amitié, et que l'on désigne souvent sous le nom de "Petite Villa Médicis de Provence '
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La salle à manger.
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La salle à manger. Un vaisselier bressan (18 ème.) présente des faïences de la Tour d’Aigues et de Varages (près de Moustiers).
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La salle à manger.
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La salle à manger. Les meurtrières, aujourd’hui, servent de vitrines. Au centre, des faïence de Delft, entourées de verres de Murano (16ème-17ème s). Vaisselle d'usage en faïence blanche et bleue et au glacis brillant. Le décor central du vase représente une scène galante avec 2 personnages habillés à la mode du 18e siècle.
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La salle à manger. Ensemble de verrerie fabriqué à Murano. Les vases sont en verre incolore et en verre de couleur bleu appelé aigue-marine. 17éme siècle.
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La salle à manger.
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La salle à manger. Vue de la Villa d'Este à Tivoli. Le poète allemand Goethe, visitant Rome, regretta amèrement que la ville ne fût pas en réalité aussi belle et majestueuse que la Rome des gravures de Piranèse dont il était un fervent admirateur
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La salle à manger. Frontispice : Première partie d'architectures et perspectives (2e état).
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Entrée de la chambre d’Honneur, dite des Dames. A gauche, l'entrée de la sallestre dont la porte est la seule d’origine dans tout le château ; elle a été trouvée intacte et en place par Robert Laurent-Vibert.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. Chambre à coucher décorée dans le style provençal du 18éme siècle. Le canapé provençal à trois places s’appelle une « Radassière ». Au fond à droite de cette chambre une superbe armoire ornée d'un panier sculpté.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. Le paravent et le lit sont ornés d’une très belle toile de Jouy, dans laquelle ont également été confectionnés les rideaux
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. Devant la cheminée, un radassier, banquette typiquement provençale. Le sol est recouvert de carreaux de faïence que Robert Laurent-Vibert a fait fabriquer à Apt à l'identique des carreaux d'origines retrouvés dans le château.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. La cheminée.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. La cheminée. Chapiteaux corinthiens.
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Chambre d’Honneur, dite des Dames. La cheminée. Toutes les cheminées du château neuf ont ce décor qui s’inspire de modèles publiés en 1561 par Jacques Androuet du Cerceau avec des têtes d’indiens couronnées de plumes, et des griffes assurant la liaison entre l'amphore galbée et le socle rectangulaire.
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La Sallestre. La salle de réception où les seigneurs passaient beaucoup de temps.
Dans cette salle, ils recevaient leurs amis et dansaient...
La plupart des meubles sont espagnols. Sur le mur, le médaillon des Trois Grâces (déesses grecques). Sur la table, Meuble de présentation . 19éme siècle, France, noyer. Ensemble de meubles que l’ébéniste présentait à ses clients pour montrer ce qu’il pouvait réaliser, généralement du plus simple au plus élaboré du point de vue des bois et de la décoration. Au centre, une balance à trébuchet.
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La Sallestre. Table de drapier.
17ème siècle, Espagne, noyer. Meuble qui permettait de présenter et tailler les draps et tissus.
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La Sallestre. Médaillon « Les trois Grâces». 18ème siècle, France. Plâtre patiné terre cuite en haut relief. Reproduction d’une œuvre Maniériste de «l’Ecole de Fontainebleau ». Les Trois Grâces sont trois filles de Zeus : Thalie, Aglaé et Euphrosyne.
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La Sallestre. Coffre de « mariage ».
17ème siècle, Espagne-Galice. En chêne, décoré de disques rayonnants sur la façade et d’un disque étoilé.
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La Sallestre. Chaises en cuir de Cordoue. Fin du 16ème siècle, Espagne. En noyer et cuir gaufrés à motifs végétaux.
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La Sallestre. Le sol est en grande partie d’origine. Les carreaux de faïence d’Apt et fabriqués à partir d’ocre, sont posés dans cette salle et ont servi de modèle pour la reconstitution de tous les sols du château. Sur la table, Les mains de mon père. Honoré Buisson.
Né en 1984, Honoré Buisson entame sa carrière de sculpteur en 2006. Fils de potiers, son affinité avec l'argile et le métier d'artisan l'amènent naturellement à la création de pièces figuratives.
D'une formation artistique académique, passionné d'anatomie, il travaille essentiellement pour le cinéma, l'opéra et les maisons de mode. En France ou à l'étranger, il se spécialise dans la réalisation d'œuvres monumentales, appréciant le défi technique et humain ainsi que l'agrégat de savoir-faire qui les traverse.
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La Sallestre. Sur la table, Manon. Honoré Buisson. En 2019, depuis son atelier de Lyon, il commence une production personnelle, intimiste. Il modèle ses personnages en action et affectionne le déséquilibre, la recherche d'un mouvement immobile.
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La Sallestre. Tableau «La joueuse de Luth ».
Atelier de Léonard de Vinci, 1482-85, Italie, huile sur toile.
Presse à linge.
Fin du 16ème siècle, France, chêne. Elle permettait de défroisser et de mettre le linge fin (dentelles) en pli. Décors en haut-relief sur les montants de la presse et deux cariatides représentant des jeunes gens.
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La Sallestre. Cabinet Renaissance - œuvre bourguignonne de la fin du l6ème siècle, noyer, attribué à l’Atelier de Hugues Sambin, (Gray 1520, Dijon 1601), fils de menuisier bourguignon et maître menuisier lui-même. Il est mentionné sur le chantier du château de Fontainebleau en 1544 auprès du Primatice et de Sebastiano Serlio (probable architecte du château de Lourmarin).
Sambin n’est pas que menuisier et ébéniste, il est aussi sculpteur et graveur sur bois, ingénieur et architecte de la ville de Dijon.
Il va créer dans son atelier bourguignon, un mobilier au vocabulaire décoratif emprunté à l’art bellifontain et à l’architecture (inspiré par les traités d’architecture d’Androuet du Cerceau). Le Cabinet était un meuble de collectionneur. Il comporte deux corps munis de portes et de tiroirs qui renfermaient les pièces les plus précieuses des collections de son propriétaire. L’ensemble présente un très riche décor de sculptures en ronde bosse sur les thèmes de la mythologie grecque présents à Fontainebleau : Pan, Faunes et Bacchantes. Aux angles et au centre des deux corps du meuble se trouvent des Termes (personnages masculins) et des Cariatides (personnages féminins) donnant l’impression de supporter l’étage supérieur. Sur les pourtours du meuble, des têtes d’animaux et des visages grimaçants sont sculptés ainsi que des rinceaux de feuilles et de fleurs d'acanthes.
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La Sallestre. Meuble de Sacristie. Fin du 16ème siècle, Espagne, chêne. Meuble à gradins qui permettaient de ranger les objets de culte.
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La Sallestre. Sur la cheminée, vases et coupes de céramique. Fin du I9ème-début 20ème siècle, Maroc. Céramiques de la ville de Safi pour les pièces de couleur verte et de Fez pour celles de couleur bleue. Deux fauteuils Louis XIII. 17ème siècle, France. En noyer et tissu en «point de Hongrie », de style transitoire Louis XIII-Louis XIV et une table pliante Louis XIII.
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La Sallestre. Zeus su son aigle et tenant la foudre.
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La Sallestre. A son tour, François d’Agoult-Montauban ne resta pas inactif. On peut lui attribuer l’aménagement des jardins (jadis à l’emplacement du pré, à l'est du château) et la construction des cheminées du château neuf, dont le décor, s’inspire de modèles publiés en 1561 par Jacques Androuet du Cerceau
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La Sallestre. A Lourmarin, cependant, aux figures classiques dessinées par du Cerceau ont été substituées des têtes d’indiens couronnées de plumes. Cette référence à l’art précolombien» rare et précoce écho de la conquête de l’Amérique», révèle le génie créateur de .l’artiste et ses liens avec les courts princières, qui seules connaissaient alors les découvertes issues du nouveau monde. Un riche décor de peinture à fresque aujourd’hui effacé complétait autrefois la composition sobre et puissante des cheminées.
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La Sallestre.
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La Sallestre. Sculpture « Saint Marc » (au-dessus de la porte du Petit Salon) Fin du 15ème siècle, France, bois et polychromie. Sculpture peinte en haut relief, représentant l'Evangéliste Saint Marc. Donation Marc Antonelli en 2007
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Le petit salon. Au centre, un piano de concert Blüthner, utilisé par nos pensionnaires en été.
Un ensemble de trois bibliothèques datant de la fin du 18ème siècle. A l’origine ce sont des meubles de sacristie provenant d’un monastère ou d’une église d’Avignon, où les papes ont résidé entre 1309 et 1418. Sur la bibliothèque à côté de la petite porte vous pouvez observer une tiare papale et des emblèmes religieux. Un coffre Renaissance surmonté d'une gravure (école française du 17ème) représentant une Descente de Croix d’après Paul Rubens.
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Le petit salon.
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Le petit salon. Dans la cheminée, une plaque en fonte de la 2ème moitié du 16ème siècle dans le style de la Renaissance. L’inscription effacée par le feu ne permet plus d’identifier les scènes représentées : certains y voient le martyre de saints et d’autres le massacre des Vaudois.
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Le petit salon. La Vierge à l'Enfant, peinture sur bois, circa 1470 (collection Fondation Laurent-Vibert). Ecole de Fra Filippo Lippi, Florence Renaissance Italienne.
Fra Filippo Lippi (1406-1469), élève de Masaccio, protégé des Médicis, était connu pour ses nombreuses représentations de la Vierge, appréciées pour leurs élégantes silhouettes et la finesse des traits et la transparence des voilages. Il représentait sa femme Lucrezia Buti célèbre pour sa beauté.
Botticelli est entré dans son atelier en 1465, comme apprenti.
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Chambre d'honneur, dite des hommes. Cette pièce affiche une deuxième reconstitution d’une chambre du XVIIIème siècle
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Chambre d'honneur, dite des hommes.
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Chambre d'honneur, dite des hommes.
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Chambre d'honneur, dite des hommes.
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Chambre d'honneur, dite des hommes.
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Salle de musique. Cette salle présente un ensemble de meubles du 18ème siècle, et sur les murs, des instruments à cordes venant de Chine, du Japon, du Vietnam ; et sur le sol des tambours et un balafon d'Afrique (xylophone). Tables à jeux. Fin du 18ème siècle, France, en noyer, plaqué noyer et merisier. Plateaux marquetés d’un damier, dont un amovible, révèle le jeu de Trictrac ou Jacquet
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Salle de musique. Paravent. Epoque Régence, environ 1720-1725, France, toile peinte. Paravent dont les cinq panneaux présentent deux réserves ornées de paysages et d’un décor «rocaille» en camaïeux de bleu et d’orangé.
Piano demi-queue. 1876, facteur Erard, palissandre. Piano de Robert Laurent-Vibert.
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Salle de musique. Les décors peints au plafond et la cheminée de style Art Déco, réalisés en 1932 par le peintre Louis Riou qui fut pensionnaire du château.
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Salle de musique. Les décors peints au plafond et la cheminée de style Art Déco, réalisés en 1932 par le peintre Louis Riou qui fut pensionnaire du château.
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Salle de musique. Pianoforte. Daté 1833, œuvre du facteur Boisselot, Marseille, en bois de citronnier. Le pianoforte fut inventé en Italie dans la première moitié du 18ème siècle par Cristofori. Il est à cordes frappées, comme le piano (i9ème siècle) mais sa sonorité est plus proche du clavecin.
Miroir. 18ème siècle, Italie, bois doré. Miroir dans un cadre en bois sculpté ; trois Putti en ronde-bosse au milieu d’un entrelacs de feuillages
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Salle de musique. Pianoforte. Daté 1833, œuvre du facteur Boisselot, Marseille, en bois de citronnier. Le pianoforte fut inventé en Italie dans la première moitié du 18ème siècle par Cristofori. Il est à cordes frappées, comme le piano (i9ème siècle) mais sa sonorité est plus proche du clavecin.
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Salle de musique. Trois vitrines présentent une collection de verrerie funéraire romaine, du 2éme-3ème siècle après J. C. . de part et d'autre de la commode « Arbalète ». La commode Arbalète est une commode provençale de style Louis XV qui possède une façade galbée en forme d'arbalète, elle s'ouvre par 2 ou 3 tiroirs.
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Salle de musique. Table de vendange. 17ème siècle, France, noyer. Table pliante à motifs incrustés de bois clairs. Décor d’arcatures, de feuilles et de fruits. Elle était utilisée une fois par an, aux vendanges, pour le paiement des taxes. À partir de 1789, durant la Révolution Française, elles ont en grande partie détruites, étant le symbole de la tyrannie.
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Salle de musique. Clavecin. 1965, facteur Dopson, érable peint Clavecin contemporain, reproduction d’ un instrument du 18ème siècle. Les premières factures de l’épinette et du clavecin remontent à la fin du 15éme siècle, les lieux de fabrication étaient alors la Bourgogne et l’Italie. A droite, une commode « Arbalète » 18ème siècle, Provence, noyer.
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Salon Laurent-Vibert.
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Salon Laurent-Vibert.
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Salon Laurent-Vibert. Restes de décorations murales.
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Salon Laurent-Vibert. L'oliveraie.
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La façade Renaissance.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
La première étape consiste à peser les olives.
Les olives sont ensuite transférées dans le lève palox (partie en rouge au fond)
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Elles sont déversées dans la trémie de réception qui les monte sur le tapis roulant, à gaucee. Etape suivante : l'effeuillage à droite. Les olives vont être alors effeuillées puis déramifïées. Etape importante car la présence des feuilles libère trop d’amertume.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Les olives sont ensuite envoyées, par ce tapis roulants dans le laveur. Les olives sont ensuite lavées trois fois.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Le bac de lavage.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
A gauche, le laveur, à droite l'effeuilleur, au centre le tapis roiulant qui permet aux olives de passer de l'un à l'autre. A la sortie de l'effeuilleur, l'aspirateur à feuiiles qui permet de les écacuer.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Les olives sont déversées dans le broyeur équipé de marteaux et de couteaux, qui tourne à 7500 tours/mn. Le broyeur va exploser les olives, pulpes et noyaux compris pour produire une pâte homogène.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
On passe ensuite dans la deuxième salle.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Les malaxeurs. La pâte qui sort du broyeur est malaxée et très légèrement tiédie. Pourquoi tiédir la pâte ? Les olives sont très froides quand elles arrivent au moulin (nous sommes en novembre/décembre).
L’huile est figée à l’intérieur. Afin de la liquéfier pour l’extraire, il convient de tiédir la pâte toujours à moins de 27°C (extraction à froid) pour préserver les arômes, les phénols, les polyphénols et les antioxydants contenus dans les cellules de l’olive.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Le décanteur. L’huile n’est plus enfermée dans les cellules de la pulpe. Elle peut maintenant être extraite. Pour cela, elle est transférée vers le « décanteur » ou centrifugeuse horizontale.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Dans ce bac, sous le simple effet de leur différence de densité, la pulpe, les noyaux et l’eau sont éliminés par la centrifugeuse et l'huile plus légère est captée séparément
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Centrifugeuse verticale
L’huile passe dans la centrifugeuse verticale pour supprimer les éventuelles particules de pulpe encore en suspension.
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Le Moulin à huile Bastide du Laval
Filtratio (les appareils étaient démontés).
Le filtre à papier permet d’obtenir une huile parfaitement limpide. Etape très importante pour la conservation de l’huile. Dégustation. La dernière étape consiste à déguster l’huile et apporter d’éventuels ajustements si nécessaire. Si le Moulinier n’est pas satisfait de son huile, il peut jouer sur plusieurs éléments afin d’en modifier le goût : le débit d’apport des olives au broyeur, la vitesse de rotation du broyeur, la température et la durée de malaxage, la vitesse d’apport de la pâte au décanteur... <brt
Conservation. L’huile est prête à être conditionnée en bidons inox, afin d’être protégée de la lumière, de la chaleur et de toute forme d’oxydation.
L’huile est ensuite transférée dans la cuverie climatisée à 16°C toute l’année.