Paris 2025

L’église Saint-Joseph des Carmes, la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky.

<center>Le couvent des Carmes.</center>Les Carmes Déchaux.
Issue de la réforme du Carmel initiée par Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, la nouvelle branche de l’Ordre du Carmel souhaite s’implanter en France au début du XVIIe siècle. Ils sont appelés « Carmes Déchaux », manifestant leur retour à la pauvreté par le port de sandales aux pieds. Avec l’appui de la reine Marie de Médicis, trois carmes déchaux, Thomas de Jésus, Denys de la Mère de Dieu et Bernard de Saint-Joseph sont autorisés par le Parlement de Paris à s’installer à Paris en 1611.  Pendant la Révolution, le couvent des Carmes fut transformé en prison. Après le massacre de 115 prêtres le 2 septembre 1792, le couvent fut vendu comme bien national. Il fut racheté en 1797 par Madame de Soyécourt, carmélite, dont le père avait été emprisonné aux Carmes en 1794 avant d’être décapité. Elle y installa une communauté de Carmélites. En 1841, l’évêché y installa une école ecclésiastique. Ces lieux font partie de l’Institut catholique depuis 1875. En 1845, ne pouvant plus entretenir les bâtiments, elle céda le couvent à Monseigneur Affre, archevêque de Paris.
Le couvent des Carmes.
Les Carmes Déchaux. Issue de la réforme du Carmel initiée par Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, la nouvelle branche de l’Ordre du Carmel souhaite s’implanter en France au début du XVIIe siècle. Ils sont appelés « Carmes Déchaux », manifestant leur retour à la pauvreté par le port de sandales aux pieds. Avec l’appui de la reine Marie de Médicis, trois carmes déchaux, Thomas de Jésus, Denys de la Mère de Dieu et Bernard de Saint-Joseph sont autorisés par le Parlement de Paris à s’installer à Paris en 1611. Pendant la Révolution, le couvent des Carmes fut transformé en prison. Après le massacre de 115 prêtres le 2 septembre 1792, le couvent fut vendu comme bien national. Il fut racheté en 1797 par Madame de Soyécourt, carmélite, dont le père avait été emprisonné aux Carmes en 1794 avant d’être décapité. Elle y installa une communauté de Carmélites. En 1841, l’évêché y installa une école ecclésiastique. Ces lieux font partie de l’Institut catholique depuis 1875. En 1845, ne pouvant plus entretenir les bâtiments, elle céda le couvent à Monseigneur Affre, archevêque de Paris.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>En 1845, le couvent est vendu à l’archevêché. Les anciens Carmes sont affectés alors à l’école des Hautes Etudes Ecclésiastiques. De 1849 à 1867, un couvent de frères dominicains y est installé par le père Lacordaire. Lorsque la IIIe République libéralise l’enseignement, en 1875, Monseigneur d’Hulst y fonde l’Institut Catholique de Paris. Les lois anticléricales de 1885 fermèrent la faculté de théologie en Sorbonne. L’ICP ouvrit alors sa propre faculté de théologie. En 1894-1897, l’architecte Gabriel Ruprich-Robert (1859-1953) est chargé d’agrandir l’établissement. Il réalise une vaste extension dans le style néo-normand donnant sur la rue d’Assas, elle-même agrandie à partir de 1927 jusqu’à la rue de Vaugirard. En 1931-1932, l’architecte Paul Tournon est chargé de construire un nouveau laboratoire pour Edouard Branly, professeur à l’ICP, qui avait découvert en 1890 le principe de la radioconduction.
L'église Saint-Joseph des Carmes
En 1845, le couvent est vendu à l’archevêché. Les anciens Carmes sont affectés alors à l’école des Hautes Etudes Ecclésiastiques. De 1849 à 1867, un couvent de frères dominicains y est installé par le père Lacordaire. Lorsque la IIIe République libéralise l’enseignement, en 1875, Monseigneur d’Hulst y fonde l’Institut Catholique de Paris. Les lois anticléricales de 1885 fermèrent la faculté de théologie en Sorbonne. L’ICP ouvrit alors sa propre faculté de théologie. En 1894-1897, l’architecte Gabriel Ruprich-Robert (1859-1953) est chargé d’agrandir l’établissement. Il réalise une vaste extension dans le style néo-normand donnant sur la rue d’Assas, elle-même agrandie à partir de 1927 jusqu’à la rue de Vaugirard. En 1931-1932, l’architecte Paul Tournon est chargé de construire un nouveau laboratoire pour Edouard Branly, professeur à l’ICP, qui avait découvert en 1890 le principe de la radioconduction.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>L’église du couvent est construite entre 1613 et 1620 sur le modèle des églises romaines de la Contre-Réforme. Reconstruite au XIXe siècle fidèlement au modèle italien, la façade principale, due aux architectes Louis et Lucien Dovillard, reste d’une grande sobriété : elle est divisée en deux niveaux de pilastres corinthiens couronnée d'un fronton triangulaxire, surmonté d’une croi. Le rez-de-chaussée s’articule autour d’une grande porte rectangulaire surmontée d’un fronton, dont les rampants cèdent la place à une niche garnie d’une statue de saint Joseph. Encadré par deux volutes, l’étage est occupé par une grande baie centrale, divisée en trois lancettes, et décoré de deux niches à sculptur(Thérèse d'Avila à gauche et à droite ?). Tout en haut, une statue de la Vierge à l'Enfant. Situé rue de Vaugirard, le couvent comprend deux cloîtres, plusieurs ailes, de vastes jardins et l’église Saint-Joseph des Carmes. Les frères se rendent célèbres en fabricant l’eau des Carmes à base de mélisse et aux vertus stimulantes qu’ils commercialisent.
L'église Saint-Joseph des Carmes
L’église du couvent est construite entre 1613 et 1620 sur le modèle des églises romaines de la Contre-Réforme. Reconstruite au XIXe siècle fidèlement au modèle italien, la façade principale, due aux architectes Louis et Lucien Dovillard, reste d’une grande sobriété : elle est divisée en deux niveaux de pilastres corinthiens couronnée d'un fronton triangulaxire, surmonté d’une croi. Le rez-de-chaussée s’articule autour d’une grande porte rectangulaire surmontée d’un fronton, dont les rampants cèdent la place à une niche garnie d’une statue de saint Joseph. Encadré par deux volutes, l’étage est occupé par une grande baie centrale, divisée en trois lancettes, et décoré de deux niches à sculptur(Thérèse d'Avila à gauche et à droite ?). Tout en haut, une statue de la Vierge à l'Enfant. Situé rue de Vaugirard, le couvent comprend deux cloîtres, plusieurs ailes, de vastes jardins et l’église Saint-Joseph des Carmes. Les frères se rendent célèbres en fabricant l’eau des Carmes à base de mélisse et aux vertus stimulantes qu’ils commercialisent.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Statue de sainte Thérèse d'Avila.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Statue de sainte Thérèse d'Avila.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>
L'église Saint-Joseph des Carmes
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Statue de Saint Joseph dans sa niche. XIXe siècle.  Les Carmes vouant un culte particulier à saint Joseph, c'est à lui que l'église est dédiée.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Statue de Saint Joseph dans sa niche. XIXe siècle. Les Carmes vouant un culte particulier à saint Joseph, c'est à lui que l'église est dédiée.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La chapelle du nouveau couvent des Carmes déchaux est construite sur un plan simple, rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire donnant au nord sur le jardin. À l'intérieur de l'église on peut voir qu'il s'agit d'un plan en croix latine inscrite dans le plan rectangulaire. De grandes arcades, séparées par de simples pilastres à chapiteau dorique, donnent accès aux chapelles latérales, deux de chaque côté.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La chapelle du nouveau couvent des Carmes déchaux est construite sur un plan simple, rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire donnant au nord sur le jardin. À l'intérieur de l'église on peut voir qu'il s'agit d'un plan en croix latine inscrite dans le plan rectangulaire. De grandes arcades, séparées par de simples pilastres à chapiteau dorique, donnent accès aux chapelles latérales, deux de chaque côté.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le maître-autel a été commandé par le chancelier Pierre Séguier en 1633. 
Les sculptures ont été réalisées par Simon Guillain et François Anguier, dont seul subsiste aujourd'hui, à gauche, celle représentant le prophète Élie (fondateur présumé de l'ordre des Carmes). Statue de sainte Thérèse d'Avila (?) à droite du retable. Quatre colonnes de marbre noir ou blanc soutiennent le baldaquin. Sur le fronton curviligne de l'ensemble est visible le Père Éternel au milieu des nuées.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le maître-autel a été commandé par le chancelier Pierre Séguier en 1633. Les sculptures ont été réalisées par Simon Guillain et François Anguier, dont seul subsiste aujourd'hui, à gauche, celle représentant le prophète Élie (fondateur présumé de l'ordre des Carmes). Statue de sainte Thérèse d'Avila (?) à droite du retable. Quatre colonnes de marbre noir ou blanc soutiennent le baldaquin. Sur le fronton curviligne de l'ensemble est visible le Père Éternel au milieu des nuées.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Sur le devant d'autel, le bas-relief en marbre blanc représentant La Cène, fut placé là par Alexandre Lenoir, à la Révolution. Il faisait partie du retable offert par Jeanne d'Évreux en 1340 pour orner le maître-autel de l'abbatiale Notre-Dame-la-Royale de l'abbaye de Maubuisson. Au premier plan, l'autel moderne dessiné par Philippe Kaeppelin
(XXe siècle)
L'église Saint-Joseph des Carmes
Sur le devant d'autel, le bas-relief en marbre blanc représentant La Cène, fut placé là par Alexandre Lenoir, à la Révolution. Il faisait partie du retable offert par Jeanne d'Évreux en 1340 pour orner le maître-autel de l'abbatiale Notre-Dame-la-Royale de l'abbaye de Maubuisson. Au premier plan, l'autel moderne dessiné par Philippe Kaeppelin (XXe siècle)
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le grand tableau d'autel a été offert au couvent des Carmes déchaussés par la reine Anne d'Autriche en 1624 : peint par Quentin Varin, il représente La Présentation de Jésus au Temple.  Chef d’œuvre de cet artiste encore méconnu, premier maître de Nicolas Poussin, La Présentation des Carmes reflète le style maniériste qui marquait la peinture française avant le retour de Simon Vouet en France, en 1627 : Varin met en scène des figures à la silhouette étirée, aux doigts longs et effilés, aux attitudes cadencées, qu’il regroupe au premier plan tout en créant une perspective vertigineuse à l’arrière-plan.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le grand tableau d'autel a été offert au couvent des Carmes déchaussés par la reine Anne d'Autriche en 1624 : peint par Quentin Varin, il représente La Présentation de Jésus au Temple. Chef d’œuvre de cet artiste encore méconnu, premier maître de Nicolas Poussin, La Présentation des Carmes reflète le style maniériste qui marquait la peinture française avant le retour de Simon Vouet en France, en 1627 : Varin met en scène des figures à la silhouette étirée, aux doigts longs et effilés, aux attitudes cadencées, qu’il regroupe au premier plan tout en créant une perspective vertigineuse à l’arrière-plan.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La croisée du transept est surmontée d’une coupole de bois et de plâtre, construite entre 1628 et 1630, considérée comme le second exemple, à Paris, de dôme à l’italienne, après celui de la chapelle des Louanges, édifiée, en 1609, à l’initiative de Marguerite de Valois, au couvent des Petits-Augustins (les bâtiments du Petits-Augustins sont désormais occupés par l’École des Beaux-Arts). Les fresques de la coupole représentent la vie du prophète Elie et les Béatitudes, exécutées par le Liégois Bartholomet Flamaël.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La croisée du transept est surmontée d’une coupole de bois et de plâtre, construite entre 1628 et 1630, considérée comme le second exemple, à Paris, de dôme à l’italienne, après celui de la chapelle des Louanges, édifiée, en 1609, à l’initiative de Marguerite de Valois, au couvent des Petits-Augustins (les bâtiments du Petits-Augustins sont désormais occupés par l’École des Beaux-Arts). Les fresques de la coupole représentent la vie du prophète Elie et les Béatitudes, exécutées par le Liégois Bartholomet Flamaël.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>L'église est coiffée du premier dôme sur tambour de Paris, avant la Sorbonne, après le simple dôme sur murs de la chapelle des Louanges de l'ancien couvent des Grands Augustins.
La coupole est ornée d'une peinture en trompe-l'œil représentant Élie élevé au ciel sur un char de feu, exécutée vers 1644 par le peintre liégeois Walthère Damery, important représentant de l'École liégeoise de peinture du XVIIe siècle, aidé par Bertholet Flémal, qui travailla dans l'atelier de Pierre-Paul Rubens. Cette peinture est la première exécutée sur une coupole à Paris au XVIIe siècle. En bas, sur le tambour, Élisée, disciple d’Élie, recueille le manteau blanc de l’ordre des Carmes,
L'église Saint-Joseph des Carmes
L'église est coiffée du premier dôme sur tambour de Paris, avant la Sorbonne, après le simple dôme sur murs de la chapelle des Louanges de l'ancien couvent des Grands Augustins. La coupole est ornée d'une peinture en trompe-l'œil représentant Élie élevé au ciel sur un char de feu, exécutée vers 1644 par le peintre liégeois Walthère Damery, important représentant de l'École liégeoise de peinture du XVIIe siècle, aidé par Bertholet Flémal, qui travailla dans l'atelier de Pierre-Paul Rubens. Cette peinture est la première exécutée sur une coupole à Paris au XVIIe siècle. En bas, sur le tambour, Élisée, disciple d’Élie, recueille le manteau blanc de l’ordre des Carmes,
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Élie enlevé au ciel dans un char de feu.
Le monde céleste est représenté sur la calotte de la coupole, le monde terrestre sur le tambour.
Peinture en trompe-l'œil du Liégois Walthère Damery (1614-1678) datée de 1663. Quatre pendentifs permettent de passer du carré au cercle. Dans ces pendentifs sont mises en scène trois personnalités qui ont marqué l'histoire de l'ordre des Carmess. En haut, Sainte Thérèse touchée par l'amour divin (la Transverbération de sainte Thérèse) et Saint Simon Stock recevant le scapulaire par la Vierge. En bas, Saint Jean de la Croix et la vision de sainte Thérèse.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Élie enlevé au ciel dans un char de feu. Le monde céleste est représenté sur la calotte de la coupole, le monde terrestre sur le tambour. Peinture en trompe-l'œil du Liégois Walthère Damery (1614-1678) datée de 1663. Quatre pendentifs permettent de passer du carré au cercle. Dans ces pendentifs sont mises en scène trois personnalités qui ont marqué l'histoire de l'ordre des Carmess. En haut, Sainte Thérèse touchée par l'amour divin (la Transverbération de sainte Thérèse) et Saint Simon Stock recevant le scapulaire par la Vierge. En bas, Saint Jean de la Croix et la vision de sainte Thérèse.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Saint Jean de la Croix et la vision de sainte Thérèse.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Saint Jean de la Croix et la vision de sainte Thérèse.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Au croisillon gauche, la chapelle de la Vierge,
se trouvent : 
•	une statue en albâtre de saint François de Paule par Gilles Guérin. Saint François de Paule est le fondateur de l'ordre des Minimes
•	autel réalisé sur les dessins du Bernin, avec une Vierge à l'Enfant par son élève le plus proche Antonio Raggi. On y retrouve les éléments classiques du décor à l’italienne : colonnettes, corniche à rinceaux et profusion de frises.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Au croisillon gauche, la chapelle de la Vierge, se trouvent : • une statue en albâtre de saint François de Paule par Gilles Guérin. Saint François de Paule est le fondateur de l'ordre des Minimes • autel réalisé sur les dessins du Bernin, avec une Vierge à l'Enfant par son élève le plus proche Antonio Raggi. On y retrouve les éléments classiques du décor à l’italienne : colonnettes, corniche à rinceaux et profusion de frises.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Vierge à l'Enfant par l'élève le plus proche Antonio Raggi du Bernin.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Vierge à l'Enfant par l'élève le plus proche Antonio Raggi du Bernin.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La Vierge donnant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Vitrail de l'atelier Claudius Lavergne, 1863
L'église Saint-Joseph des Carmes
La Vierge donnant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Vitrail de l'atelier Claudius Lavergne, 1863
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Au croisillon droit, la chapelle Sainte-Thérèse, se trouvent : une peinture de Jean-Baptiste Corneille qui a beaucoup œuvré pour des églises parisiennes : l'Apparition du Christ ressuscité à sainte Thérèse d'Avila et à saint Jean de la Croix (v. 1676) ;     deux statues de saint Pierre et de sainte Marie Madeleine, exemples de contrition, réalisées par Jacques Sarazin pour l'hôtel du chancelier Séguier. A droite, contre le mur, un bas-relief, Apparition du Christ à deux prisonniers.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Au croisillon droit, la chapelle Sainte-Thérèse, se trouvent : une peinture de Jean-Baptiste Corneille qui a beaucoup œuvré pour des églises parisiennes : l'Apparition du Christ ressuscité à sainte Thérèse d'Avila et à saint Jean de la Croix (v. 1676) ; deux statues de saint Pierre et de sainte Marie Madeleine, exemples de contrition, réalisées par Jacques Sarazin pour l'hôtel du chancelier Séguier. A droite, contre le mur, un bas-relief, Apparition du Christ à deux prisonniers.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le croisillon droit du transept, la chapelle Sainte-Thérèse. L'Apparition du Christ à sainte Thérèse d'Avila et à saint Jean de la Croix.
Tableau de Jean-Baptiste Corneille (1649-1695)
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le croisillon droit du transept, la chapelle Sainte-Thérèse. L'Apparition du Christ à sainte Thérèse d'Avila et à saint Jean de la Croix. Tableau de Jean-Baptiste Corneille (1649-1695)
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>A gauche, saint Pierre dont la contrition est toute intérieure. Elle se voit à son visage tendu et à ses mains dont les doigts sont croisés, des mains que l'on devine crispées par le remords. Le coq du reniement l'accompagne. A droite, Marie-Madeleine affiche une attitude opposée. La contrition de la sainte s'habille d'un profond chagrin qui ne peut s'épancher que dans un tissu. Elle pleure sur ses péchés et sur le Christ qu'elle a perdu. Marie-Madeleine tient dans la main la traditionnelle boîte à parfums.
L'église Saint-Joseph des Carmes
A gauche, saint Pierre dont la contrition est toute intérieure. Elle se voit à son visage tendu et à ses mains dont les doigts sont croisés, des mains que l'on devine crispées par le remords. Le coq du reniement l'accompagne. A droite, Marie-Madeleine affiche une attitude opposée. La contrition de la sainte s'habille d'un profond chagrin qui ne peut s'épancher que dans un tissu. Elle pleure sur ses péchés et sur le Christ qu'elle a perdu. Marie-Madeleine tient dans la main la traditionnelle boîte à parfums.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Vitrail du croisillon gauche, la chapelle de la Vierge.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Vitrail du croisillon gauche, la chapelle de la Vierge.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Chapelle Sainte-Thérèse de Lisieux. Les tableaux d'Amédée et Paul Buffet illustrent la vie de sainte Thérèse et son rôle protecteur auprès des poilus dans les tranchées. Le style rappelle les peintures Nabis. A gauche, Sainte Thérèse au pied de la croix, à droite, Sainte Thérèse recevant l'extrême-onction  par Paul Buffet. La statue centrale est celle de sainte Thérèse de Lisieux. Elle a été installée en 1926 par le futur cardinal Verdier.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Chapelle Sainte-Thérèse de Lisieux. Les tableaux d'Amédée et Paul Buffet illustrent la vie de sainte Thérèse et son rôle protecteur auprès des poilus dans les tranchées. Le style rappelle les peintures Nabis. A gauche, Sainte Thérèse au pied de la croix, à droite, Sainte Thérèse recevant l'extrême-onction par Paul Buffet. La statue centrale est celle de sainte Thérèse de Lisieux. Elle a été installée en 1926 par le futur cardinal Verdier.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>
L'église Saint-Joseph des Carmes
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Saint Pierre.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Saint Pierre.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La chapelle, dite des martyrs. A droite du chœur, la chapelle acquise en 1620 par Pierre Brûlart de Sillery présente un éblouissant décor baroque. Les martyrs de la Révolution pendant les massacres de septembre de 1792 dans le jardin derrière l’église sont évoqués par un tableau au dessus de l’autel.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La chapelle, dite des martyrs. A droite du chœur, la chapelle acquise en 1620 par Pierre Brûlart de Sillery présente un éblouissant décor baroque. Les martyrs de la Révolution pendant les massacres de septembre de 1792 dans le jardin derrière l’église sont évoqués par un tableau au dessus de l’autel.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La Vierge apparaît aux religieux massacrés en septembre 1792, par Paul et Amédée Buffet.
Vitrail en grisaille.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La Vierge apparaît aux religieux massacrés en septembre 1792, par Paul et Amédée Buffet. Vitrail en grisaille.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Mais c’est surtout le plafond qui est remarquable, avec ses corbeilles de fleurs et son décor.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Mais c’est surtout le plafond qui est remarquable, avec ses corbeilles de fleurs et son décor.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le Couronnement de la Vierge est entouré des trois archanges et de l'ange gardien. L'archange saint Gabriel et sa fleur de lys. L'archange saint Raphaël et son poisson. L'archange saint Michel et son glaive du peintre baroque lorrain Claude Deruet (vers 1588--1660). Sur les côté,  des anges musiciens.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le Couronnement de la Vierge est entouré des trois archanges et de l'ange gardien. L'archange saint Gabriel et sa fleur de lys. L'archange saint Raphaël et son poisson. L'archange saint Michel et son glaive du peintre baroque lorrain Claude Deruet (vers 1588--1660). Sur les côté, des anges musiciens.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Cette chapelle est consacrée à saint Camille de Lellis, fondateur de l’Ordre des Camilliens, et à l’abbé Liautard, fondateur du collège Stanislas. La Mort de saint Camille de Lellis par Antoine Sublet (1821-1897). Huile sur toile de 1856. A gauche, statue de saint Joseph avec l'Enfant.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Cette chapelle est consacrée à saint Camille de Lellis, fondateur de l’Ordre des Camilliens, et à l’abbé Liautard, fondateur du collège Stanislas. La Mort de saint Camille de Lellis par Antoine Sublet (1821-1897). Huile sur toile de 1856. A gauche, statue de saint Joseph avec l'Enfant.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le retable de l’autel présente La Mort de saint Camille de Lellis, par Antoine Sublet (1821-1897) Huile sur toile de 1856.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le retable de l’autel présente La Mort de saint Camille de Lellis, par Antoine Sublet (1821-1897) Huile sur toile de 1856.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Cénotaphe de l'abbé Liautard par Antoine-Auguste Préault (1809-1879).
Première chapelle latérale gauche
Le buste en bronze du prélat est inséré dans un bas-relief en chêne. L'abbé Liautard est le fondateur du collège Stanislas.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Cénotaphe de l'abbé Liautard par Antoine-Auguste Préault (1809-1879). Première chapelle latérale gauche Le buste en bronze du prélat est inséré dans un bas-relief en chêne. L'abbé Liautard est le fondateur du collège Stanislas.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La Mort de saint Camille de Lellis (1856), vitrail de la fin du XIXe siècle
L'église Saint-Joseph des Carmes
La Mort de saint Camille de Lellis (1856), vitrail de la fin du XIXe siècle
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La chapelle Saint-Jacques, fondée par Jacques d’Estampes, seigneur de Valençay, et sa femme, Louise de Joigny, est consacrée aux saints Jacques (représenté en pèlerin sur le retable d’autel) et Dominique, ainsi qu’à Saint-Louis. Elle est somptueusement décorée de « quadri riportati » (tableaux peints dans des cadres feints) aux épaisses bordures décoratives en stuc, séparés de bandeaux à rinceaux. Cette ornementation, qui recouvre entièrement les murs et la voûte, est ponctuée de putti en stuc doré qui, à la base de la voûte et en avant de la lunette, présentent de grands cartouches et sa fastueuse. Ornementation baroque due à Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675).
L'église Saint-Joseph des Carmes
La chapelle Saint-Jacques, fondée par Jacques d’Estampes, seigneur de Valençay, et sa femme, Louise de Joigny, est consacrée aux saints Jacques (représenté en pèlerin sur le retable d’autel) et Dominique, ainsi qu’à Saint-Louis. Elle est somptueusement décorée de « quadri riportati » (tableaux peints dans des cadres feints) aux épaisses bordures décoratives en stuc, séparés de bandeaux à rinceaux. Cette ornementation, qui recouvre entièrement les murs et la voûte, est ponctuée de putti en stuc doré qui, à la base de la voûte et en avant de la lunette, présentent de grands cartouches et sa fastueuse. Ornementation baroque due à Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675).
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Saint Jacques le Majeur (auteur inconnu)
L'église Saint-Joseph des Carmes
Saint Jacques le Majeur (auteur inconnu)
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Au-dessus, sur l’arc en plein cintre marquant le seuil de la chapelle, deux panneaux de forme oblongue montrent, le Martyre de Jacques le Majeur.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Au-dessus, sur l’arc en plein cintre marquant le seuil de la chapelle, deux panneaux de forme oblongue montrent, le Martyre de Jacques le Majeur.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Dans la mandorle centrale : la Transfiguration. Jésus est entouré de Moïse et d'Élie. A ses pieds, trois apôtres, Jacques, Jean et Pierre, à qui il révèle sa nature divine.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Dans la mandorle centrale : la Transfiguration. Jésus est entouré de Moïse et d'Élie. A ses pieds, trois apôtres, Jacques, Jean et Pierre, à qui il révèle sa nature divine.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Les panneaux rectangulaires dotés de petits côtés en demi-lune, représentent, à gauche, Saint-Louis recevant la couronne d’épines de la Passion.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Les panneaux rectangulaires dotés de petits côtés en demi-lune, représentent, à gauche, Saint-Louis recevant la couronne d’épines de la Passion.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Deux autres panneaux rectangulaires, échancrés aux angles, représentent deux scènes de la vie de Saint-Louis, dont l'embarquemant de Louis IX (futur saint Louis) à Aigues-Mortes pour la septième croisade .
L'église Saint-Joseph des Carmes
Deux autres panneaux rectangulaires, échancrés aux angles, représentent deux scènes de la vie de Saint-Louis, dont l'embarquemant de Louis IX (futur saint Louis) à Aigues-Mortes pour la septième croisade .
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Les panneaux rectangulaires dotés de petits côtés en demi-lune, représentent, à droite, un épisode de la vie de saint Dominique
L'église Saint-Joseph des Carmes
Les panneaux rectangulaires dotés de petits côtés en demi-lune, représentent, à droite, un épisode de la vie de saint Dominique
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Deux autres panneaux rectangulaires, échancrés aux angles, représentent deux scènes de la vie de saint Dominique, dont l’une montre Le pape Honorius III approuvant les privilèges de l’ordre des Prêcheurs.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Deux autres panneaux rectangulaires, échancrés aux angles, représentent deux scènes de la vie de saint Dominique, dont l’une montre Le pape Honorius III approuvant les privilèges de l’ordre des Prêcheurs.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La chapelle Sainte-Anne se trouve dans l'absidiole droite. Cette chapelle a été concédée en 1620 à Pierre Brûlart de Silery, secrétaire d’état aux affaires étrangères, dont les armes figurent au fronton à côté de celles de son épouse Charlotte, sœur de Jacques d’Estampes de Valencey, lui-même concessionnaire de la chapelle Saint-Jacques dans le même édifice, avec la permission de l’embellir. La chapelle serait l'œuvre de Georges Lallemant et d'un groupe de peintres plus ou moins maniéristes du XVIIe siècle. Le tableau représente Anne, Marie et Joachim.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La chapelle Sainte-Anne se trouve dans l'absidiole droite. Cette chapelle a été concédée en 1620 à Pierre Brûlart de Silery, secrétaire d’état aux affaires étrangères, dont les armes figurent au fronton à côté de celles de son épouse Charlotte, sœur de Jacques d’Estampes de Valencey, lui-même concessionnaire de la chapelle Saint-Jacques dans le même édifice, avec la permission de l’embellir. La chapelle serait l'œuvre de Georges Lallemant et d'un groupe de peintres plus ou moins maniéristes du XVIIe siècle. Le tableau représente Anne, Marie et Joachim.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La voûte de la chapelle Sainte-Anne avec les quatre évangélistes qui entourent la scène du couronnement de la Vierge. Peintures attribuées à Georges Lallemant et à des peintres influencés par le maniérisme.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La voûte de la chapelle Sainte-Anne avec les quatre évangélistes qui entourent la scène du couronnement de la Vierge. Peintures attribuées à Georges Lallemant et à des peintres influencés par le maniérisme.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>L'Annonciation, la Pentecôte, la Mort de la Vierge.
L'église Saint-Joseph des Carmes
L'Annonciation, la Pentecôte, la Mort de la Vierge.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La Présentation de Jésus au Temple.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La Présentation de Jésus au Temple.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Les boiseries à hauteur de regard forment un cycle de peintures inscrites dans de grands médaillons, retraçant la vie de la Vierge. L’Apparition du Christ à sainte Anne et saint Joachim, la Présentation de la Vierge au Temple. Peintures sur panneaux de bois, 1ère moitié du XVIIe siècle.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Les boiseries à hauteur de regard forment un cycle de peintures inscrites dans de grands médaillons, retraçant la vie de la Vierge. L’Apparition du Christ à sainte Anne et saint Joachim, la Présentation de la Vierge au Temple. Peintures sur panneaux de bois, 1ère moitié du XVIIe siècle.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le Mariage de la Vierge
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le Mariage de la Vierge
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Le Repos pendant la Fuite en Égypte. Il y a aussi l'adoration des mages et l'adoration des bergers.
L'église Saint-Joseph des Carmes
Le Repos pendant la Fuite en Égypte. Il y a aussi l'adoration des mages et l'adoration des bergers.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La fuite en Égypte,  Jésus parmi les docteurs,
L'église Saint-Joseph des Carmes
La fuite en Égypte, Jésus parmi les docteurs,
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>Installé au-dessus du portail, sur une tribune lambrissée portée sur une voûte en demi-berceau à lunettes, l’orgue présente un élégant buffet néo-classique comportant trois plates-faces encadrées par des colonnes composites cannelées, dont la base du fût, lisse, est ornée de draperies.
 Des frontons curvilignes à denticules surmontent l’ensemble, tandis qu’une gloire couronne la façade centrale.
Ce fort beau buffet abrite un instrument construit par le facteur Didier en 1902, puis profondément modifié, en 1971, par la manufacture Beuchet-Debierre qui lui conféra son esthétique néo-classique actuelle (25 jeux répartis sur deux claviers, pédales).
L'église Saint-Joseph des Carmes
Installé au-dessus du portail, sur une tribune lambrissée portée sur une voûte en demi-berceau à lunettes, l’orgue présente un élégant buffet néo-classique comportant trois plates-faces encadrées par des colonnes composites cannelées, dont la base du fût, lisse, est ornée de draperies. Des frontons curvilignes à denticules surmontent l’ensemble, tandis qu’une gloire couronne la façade centrale. Ce fort beau buffet abrite un instrument construit par le facteur Didier en 1902, puis profondément modifié, en 1971, par la manufacture Beuchet-Debierre qui lui conféra son esthétique néo-classique actuelle (25 jeux répartis sur deux claviers, pédales).
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La sacristie. Les prêtres réfractaires suscitent la méfiance et déchaînent les passions : en renonçant à prêter serment, ils prennent le parti de la contre-révolution. Dès le mois d’avril 1791, plus d’une centaine d’entre eux est enfermée au couvent des Carmes, transformé en prison pour l’occasion. La situation des prêtres réfractaires se fragilise lorsque la France déclare, au mois d’avril 1792, la guerre au roi de Bohême et de Hongrie qui, allié à la Prusse, prend l’ascendant sur les armées françaises et franchit la frontière. Au mois de juillet, le manifeste de Brunswick, rédigé à la demande de la reine Marie-Antoinette et signé par le duc de Brunswick, chef de l’armée prussienne, propose un retour à l’ordre royal contre une reddition, et met le feu aux poudres. Ce texte, aussitôt interprété par les partisans de la Révolution comme une émanation des ennemis de la Nation, semble justifier le soupçon d’un complot royaliste et démontrer la trahison de Louis XVI. Il déclenche finalement la journée du 10 août (avec la prise des Tuileries) et la chute de l’Ancien régime.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La sacristie. Les prêtres réfractaires suscitent la méfiance et déchaînent les passions : en renonçant à prêter serment, ils prennent le parti de la contre-révolution. Dès le mois d’avril 1791, plus d’une centaine d’entre eux est enfermée au couvent des Carmes, transformé en prison pour l’occasion. La situation des prêtres réfractaires se fragilise lorsque la France déclare, au mois d’avril 1792, la guerre au roi de Bohême et de Hongrie qui, allié à la Prusse, prend l’ascendant sur les armées françaises et franchit la frontière. Au mois de juillet, le manifeste de Brunswick, rédigé à la demande de la reine Marie-Antoinette et signé par le duc de Brunswick, chef de l’armée prussienne, propose un retour à l’ordre royal contre une reddition, et met le feu aux poudres. Ce texte, aussitôt interprété par les partisans de la Révolution comme une émanation des ennemis de la Nation, semble justifier le soupçon d’un complot royaliste et démontrer la trahison de Louis XVI. Il déclenche finalement la journée du 10 août (avec la prise des Tuileries) et la chute de l’Ancien régime.
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<center>L'église Saint-Joseph des Carmes</center>La sacristie. C’est dans ce contexte que les massacres de septembre se déroulent : le 2 septembre 1792, les commissaires de la section du Luxembourg organisent un simulacre de procès au cours duquel ils demandent aux prêtres réfractaires enfermés dans la prison des Carmes de prêter serment. Après l’expression d’un nouveau refus, ceux-ci sortent par la chapelle de la Vierge, empruntent un étroit corridor menant au jardin des Carmes, jusqu’à un petit perron, où ils sont massacrés. Certains corps sont transportés au cimetière de Vaugirard et entassés dans une fosse commune ; d’autres sont jetés dans un puits du jardin, redécouvert, en 1867, lors du percement de la rue de Rennes, dont le tracé passe au travers du jardin des Carmes.
L'église Saint-Joseph des Carmes
La sacristie. C’est dans ce contexte que les massacres de septembre se déroulent : le 2 septembre 1792, les commissaires de la section du Luxembourg organisent un simulacre de procès au cours duquel ils demandent aux prêtres réfractaires enfermés dans la prison des Carmes de prêter serment. Après l’expression d’un nouveau refus, ceux-ci sortent par la chapelle de la Vierge, empruntent un étroit corridor menant au jardin des Carmes, jusqu’à un petit perron, où ils sont massacrés. Certains corps sont transportés au cimetière de Vaugirard et entassés dans une fosse commune ; d’autres sont jetés dans un puits du jardin, redécouvert, en 1867, lors du percement de la rue de Rennes, dont le tracé passe au travers du jardin des Carmes.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Escalier des martyrs où les prêtres réfractaires ont été massacrés.
Le couvent des Carmes.
Escalier des martyrs où les prêtres réfractaires ont été massacrés.
52
<center>Le couvent des Carmes.</center>Le jardin. À la fin du 18e siècle, ce jardin était destiné à la culture de la mélisse dont les moines tiraient une boisson de leur invention « l’eau de mélisse des Carmes »
Le couvent des Carmes.
Le jardin. À la fin du 18e siècle, ce jardin était destiné à la culture de la mélisse dont les moines tiraient une boisson de leur invention « l’eau de mélisse des Carmes »
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Le 2 septembre 1792, plus d’une centaine de prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, sont massacrés en quelques heures dans le jardin. Ils sont béatifiés en 1926 et leurs reliques reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église Saint-Joseph-des-Carmes.
Le couvent des Carmes.
Le 2 septembre 1792, plus d’une centaine de prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, sont massacrés en quelques heures dans le jardin. Ils sont béatifiés en 1926 et leurs reliques reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église Saint-Joseph-des-Carmes.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Comme la coupole de l’église, ce modeste campanile carré, visible du jardin, s’inspire des campaniles que l’on trouve fréquemment en Italie à la Renaissance.
Le couvent des Carmes.
Comme la coupole de l’église, ce modeste campanile carré, visible du jardin, s’inspire des campaniles que l’on trouve fréquemment en Italie à la Renaissance.
55
<center>Le couvent des Carmes.</center>La crypte ancienne. Coffre aux ossements au centre de la première crypte. Pendant la Révolution française, la communauté des Carmes est dispersée et le couvent est transformé en prison. Y sont détenues quelques figures célèbres parmi lesquelles Joséphine de Beauharnais, future épouse de Napoléon Ier.
Le 2 septembre 1792, plus d’une centaine de prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, sont massacrés en quelques heures dans le jardin. Ils sont béatifiés en 1926 et leurs reliques reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église Saint-Joseph-des-Carmes.
Frédéric Ozanam y est également enterré.
Le couvent des Carmes.
La crypte ancienne. Coffre aux ossements au centre de la première crypte. Pendant la Révolution française, la communauté des Carmes est dispersée et le couvent est transformé en prison. Y sont détenues quelques figures célèbres parmi lesquelles Joséphine de Beauharnais, future épouse de Napoléon Ier. Le 2 septembre 1792, plus d’une centaine de prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, sont massacrés en quelques heures dans le jardin. Ils sont béatifiés en 1926 et leurs reliques reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église Saint-Joseph-des-Carmes. Frédéric Ozanam y est également enterré.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Dans une seconde crypte, qui ouvre au fond de de la première, figurent encore les pierres tombales de plusieurs carmélites et de divers personnages et bienfaiteurs.
Le couvent des Carmes.
Dans une seconde crypte, qui ouvre au fond de de la première, figurent encore les pierres tombales de plusieurs carmélites et de divers personnages et bienfaiteurs.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Vue de la première crypte de la seconde.
Le couvent des Carmes.
Vue de la première crypte de la seconde.
58
<center>Le couvent des Carmes.</center>Seuls les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossibles à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette seconde crypte autour d’un autel central.
Plusieurs rangées de crânes sont disposées de chaque côté de la pièce. Certains portent encore la marque des coups de sabres des assassin
Le couvent des Carmes.
Seuls les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossibles à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette seconde crypte autour d’un autel central. Plusieurs rangées de crânes sont disposées de chaque côté de la pièce. Certains portent encore la marque des coups de sabres des assassin
59
<center>Le couvent des Carmes.</center>Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir. A gauche, un flambeau renversé.
Le couvent des Carmes.
Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir. A gauche, un flambeau renversé.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir, que surmonte une urne funéraire couverte d’une draperie et encadrées deux flambeaux renversés.
Le couvent des Carmes.
Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir, que surmonte une urne funéraire couverte d’une draperie et encadrées deux flambeaux renversés.
61
<center>Le couvent des Carmes.</center>Sur le côté droit, encadrant un nouvel ensemble de crânes rangés en vitrine, deux portes donnent accès à deux petites pièces où figurent encore de nombreux ossements.
Dans l’une sont évoqués, avec leurs portraits, les trois évêques qui furent massacrés : Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, F. I. de la Rochefoucault et P. L. de la Rochefoucault. On a aussi l’inscription : “Ayant préféré la mort à la violation de la sainte loi de Dieu, ils ont été massacrés”. En effet, les geôliers demandaient à chaque prêtre de prêter le serment à la Constitution, et comme tous refusaient, ils étaient envoyés dans le jardin où on les massacrait.
Le couvent des Carmes.
Sur le côté droit, encadrant un nouvel ensemble de crânes rangés en vitrine, deux portes donnent accès à deux petites pièces où figurent encore de nombreux ossements. Dans l’une sont évoqués, avec leurs portraits, les trois évêques qui furent massacrés : Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, F. I. de la Rochefoucault et P. L. de la Rochefoucault. On a aussi l’inscription : “Ayant préféré la mort à la violation de la sainte loi de Dieu, ils ont été massacrés”. En effet, les geôliers demandaient à chaque prêtre de prêter le serment à la Constitution, et comme tous refusaient, ils étaient envoyés dans le jardin où on les massacrait.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Seul les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossibles à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette pièce.
Le couvent des Carmes.
Seul les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossibles à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette pièce.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Marié à Amélie Soulacroix, père d’une petite fille, Marie, Frédéric Ozanam fut avocat, docteur en droit et professeur en Sorbonne.
Enseignant brillant, engagé dans les débats sociaux de son époque, il insista sur le lien entre la foi et la recherche intellectuelle. A 20 ans, en 1833, il fondait la Société Saint-Vincent-de-Paul pour venir en aide aux plus pauvres. Puis deux ans plus tard il fondait les conférences de Carême de Notre-Dame de Paris pour l’éducation de la jeunesse. Vivant dans le 6ème arrondissement, il fréquentait beaucoup la chapelle des Carmes. Il mourut à seulement 40 ans.
Il est enterré dans la crypte de la chapelle. Jean Paul II le béatifia en 1997.
Le couvent des Carmes.
Marié à Amélie Soulacroix, père d’une petite fille, Marie, Frédéric Ozanam fut avocat, docteur en droit et professeur en Sorbonne. Enseignant brillant, engagé dans les débats sociaux de son époque, il insista sur le lien entre la foi et la recherche intellectuelle. A 20 ans, en 1833, il fondait la Société Saint-Vincent-de-Paul pour venir en aide aux plus pauvres. Puis deux ans plus tard il fondait les conférences de Carême de Notre-Dame de Paris pour l’éducation de la jeunesse. Vivant dans le 6ème arrondissement, il fréquentait beaucoup la chapelle des Carmes. Il mourut à seulement 40 ans. Il est enterré dans la crypte de la chapelle. Jean Paul II le béatifia en 1997.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Pierre tombale d'Ozanam.
Le couvent des Carmes.
Pierre tombale d'Ozanam.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Frédéric Ozanam .
Le couvent des Carmes.
Frédéric Ozanam .
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Ancienne chapelle ou fut enterré le bienheureux Frédéric Ozanam, à la demande de sa femme qui fréquentait cette chapelle. Aujourd'hui, elle abrite la tomde du cardinal Baudrillarg.
Le couvent des Carmes.
Ancienne chapelle ou fut enterré le bienheureux Frédéric Ozanam, à la demande de sa femme qui fréquentait cette chapelle. Aujourd'hui, elle abrite la tomde du cardinal Baudrillarg.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Historien catholique et membre de l'Académie française, le cardinal Baudrillart, recteur de l'Institut catholique de 1907 à sa mort en 1942, est enterré  dans cette crypte, à l'emplacement de l'ancienne tombe de Frédéric Ozanam.
Le couvent des Carmes.
Historien catholique et membre de l'Académie française, le cardinal Baudrillart, recteur de l'Institut catholique de 1907 à sa mort en 1942, est enterré dans cette crypte, à l'emplacement de l'ancienne tombe de Frédéric Ozanam.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Situé rue de Vaugirard, le couvent comprend deux cloîtres, plusieurs ailes, de vastes jardins et l’église Saint-Joseph des Carmes. Les frères se rendent célèbres en fabricant l’eau des Carmes à base de mélisse et aux vertus stimulantes qu’ils commercialisent.
Le couvent des Carmes.
Situé rue de Vaugirard, le couvent comprend deux cloîtres, plusieurs ailes, de vastes jardins et l’église Saint-Joseph des Carmes. Les frères se rendent célèbres en fabricant l’eau des Carmes à base de mélisse et aux vertus stimulantes qu’ils commercialisent.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Chapelle de la congrégation des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul.
Le couvent des Carmes.
Chapelle de la congrégation des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul.
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Bienheureux Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Bienheureuse Soeur Rosalie Rendu, religieuse de la congrégation des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul, béatifiée en 2003..
Le couvent des Carmes.
Bienheureux Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Bienheureuse Soeur Rosalie Rendu, religieuse de la congrégation des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul, béatifiée en 2003..
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<center>Le couvent des Carmes.</center>Sainte Louise de Marillac. Saint Vincent de Paul. Ayant institué les Filles de la charité en 1633, Vincent de Paul (1581-1660) confie leur formation à Louise de Marillac (1591-1660).
Le couvent des Carmes.
Sainte Louise de Marillac. Saint Vincent de Paul. Ayant institué les Filles de la charité en 1633, Vincent de Paul (1581-1660) confie leur formation à Louise de Marillac (1591-1660).
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<center>Le couvent des Carmes.</center>
Le couvent des Carmes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>C'est une église orthodoxe russe située à Paris, 12, rue Daru (organisateur de la campagne de Russie). Elle est de style russo-byzantin construite pour la communauté russe de Paris à l'initiative de Joseph Vassiliev, aumonier de l'ambassade impériale de Russie, avec l’aval de Napoléon III. Elle est conçue par l'architecte Roman Kouzmine, premier architecte de la cour impériale ; l'architecte Ivan Strohm dirige les travaux à Paris à partir de 1860 ; la cathédrale est consacrée le 11 septembre 1861, veille de la Saint Alexandre Nevsky, prince de Novgorod, grand héros de la Russie, l'église lui est dédiée. Côté financement, elle voit le jour grâce aux dons du Tsar Alexandre II, des milieux russes à travers le monde, mais aussi d'un grand nombre d'orthodoxes, de catholiques, de protestants de France.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
C'est une église orthodoxe russe située à Paris, 12, rue Daru (organisateur de la campagne de Russie). Elle est de style russo-byzantin construite pour la communauté russe de Paris à l'initiative de Joseph Vassiliev, aumonier de l'ambassade impériale de Russie, avec l’aval de Napoléon III. Elle est conçue par l'architecte Roman Kouzmine, premier architecte de la cour impériale ; l'architecte Ivan Strohm dirige les travaux à Paris à partir de 1860 ; la cathédrale est consacrée le 11 septembre 1861, veille de la Saint Alexandre Nevsky, prince de Novgorod, grand héros de la Russie, l'église lui est dédiée. Côté financement, elle voit le jour grâce aux dons du Tsar Alexandre II, des milieux russes à travers le monde, mais aussi d'un grand nombre d'orthodoxes, de catholiques, de protestants de France.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L’entrée est précédée d’un narthex à arcades trilobées couvert d’un dôme et d’un bulbe. Elle devient cathédrale en 1922, lorsque l’archevêque Euloge en fait le siège de son diocèse de paroisses d’émigrés russes, notamment des Russes blancs. En 1930, pour avoir refusé de taire ses critiques à l’égard de la politique antireligieuse du pouvoir soviétique, le métropolite Euloge est démis du siège patriarcal de Moscou. En 1931, elle est placée sous l'obédience du patriarcat œcuménique de Constantinople. La cathédrale et l'archevêché dont elle est le cœur sont de nouveau acceptés au sein du Patriarcat de Moscou par décision du Saint Synode de l'Église orthodoxe russe du 14 septembre 2019. Le métropolite Euloge peut être considéré comme le fondateur de l’archevêché qu’il a dirigé de 1921 à 1946.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
L’entrée est précédée d’un narthex à arcades trilobées couvert d’un dôme et d’un bulbe. Elle devient cathédrale en 1922, lorsque l’archevêque Euloge en fait le siège de son diocèse de paroisses d’émigrés russes, notamment des Russes blancs. En 1930, pour avoir refusé de taire ses critiques à l’égard de la politique antireligieuse du pouvoir soviétique, le métropolite Euloge est démis du siège patriarcal de Moscou. En 1931, elle est placée sous l'obédience du patriarcat œcuménique de Constantinople. La cathédrale et l'archevêché dont elle est le cœur sont de nouveau acceptés au sein du Patriarcat de Moscou par décision du Saint Synode de l'Église orthodoxe russe du 14 septembre 2019. Le métropolite Euloge peut être considéré comme le fondateur de l’archevêché qu’il a dirigé de 1921 à 1946.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Le tympan est orné d’une copie d’une oeuvre du Ve siècle représentant le Christ Pantocrator. La flèche centrale (48 m) ainsi que les quatre autres flèches sont surmontées d’un bulbe doré. Les cinq bulbes symbolisent le Christ et les quatre évangélistes.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Le tympan est orné d’une copie d’une oeuvre du Ve siècle représentant le Christ Pantocrator. La flèche centrale (48 m) ainsi que les quatre autres flèches sont surmontées d’un bulbe doré. Les cinq bulbes symbolisent le Christ et les quatre évangélistes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L’église a une forme de croix grecque dont les branches sont chacune terminées par une abside. Ces absides sont surmontées de tourelles se terminant par des « chatior » (flèches) ornées de bulbes dorés, eux-mêmes coiffés de la croix russe à huit branches.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
L’église a une forme de croix grecque dont les branches sont chacune terminées par une abside. Ces absides sont surmontées de tourelles se terminant par des « chatior » (flèches) ornées de bulbes dorés, eux-mêmes coiffés de la croix russe à huit branches.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La croix russe à huit branches est une variante de la croix chrétienne, le symbole religieux du christianisme. Elle en conserve la forme tout en ajoutant une petite barre horizontale (dite traverse) au-dessus de la principale, afin de figurer la pancarte accrochée sur ordre de Ponce Pilate et une courte traverse supplémentaire en biais près de sa base, représentant l'appui des pieds du Christ. L'orientation de cet appuie-pieds diffère selon les traditions. D'après la coutume orthodoxe russe, la traverse est penchée vers la droite, en direction du mauvais Larron, pointant ainsi en direction de l'Enfer, le bon Larron étant élevé au paradis et situé à la droite du Christ. Dans d'autres Églises, comme l’Église orthodoxe grecque, le repose-pieds reste droit. Cette croix est très proche de la croix patriarcale et de la croix de Lorraine, seul le repose-pieds faisant la différence.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
La croix russe à huit branches est une variante de la croix chrétienne, le symbole religieux du christianisme. Elle en conserve la forme tout en ajoutant une petite barre horizontale (dite traverse) au-dessus de la principale, afin de figurer la pancarte accrochée sur ordre de Ponce Pilate et une courte traverse supplémentaire en biais près de sa base, représentant l'appui des pieds du Christ. L'orientation de cet appuie-pieds diffère selon les traditions. D'après la coutume orthodoxe russe, la traverse est penchée vers la droite, en direction du mauvais Larron, pointant ainsi en direction de l'Enfer, le bon Larron étant élevé au paradis et situé à la droite du Christ. Dans d'autres Églises, comme l’Église orthodoxe grecque, le repose-pieds reste droit. Cette croix est très proche de la croix patriarcale et de la croix de Lorraine, seul le repose-pieds faisant la différence.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L'iconostase dont les peintures sont de trois peintres : Théodore Bronnikov et les frères Eugraphe et Paul Sorokine. Une très jolie Croix double-face surmonte l’ensemble. Elle est sans doute plus ancienne que la cathédrale elle-même et non réalisée par ce groupe d’artistes.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
L'iconostase dont les peintures sont de trois peintres : Théodore Bronnikov et les frères Eugraphe et Paul Sorokine. Une très jolie Croix double-face surmonte l’ensemble. Elle est sans doute plus ancienne que la cathédrale elle-même et non réalisée par ce groupe d’artistes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A gauche, La Vierge voisine Saint Etienne portant une pierre attribut de son martyre, et Saint Nicolas.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
A gauche, La Vierge voisine Saint Etienne portant une pierre attribut de son martyre, et Saint Nicolas.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Sur les Portes Royales , l'Annonciation et les quatre évangélistes.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Sur les Portes Royales , l'Annonciation et les quatre évangélistes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A droite, le Christ voisine l'archange Saint Michel et Saint Alexandre Nevsky, patron de l'église.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
A droite, le Christ voisine l'archange Saint Michel et Saint Alexandre Nevsky, patron de l'église.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Le niveau supérieur est consacré, autour de l’icône de la Trinité, aux rois et prophètes de l’Ancien Testament à gauche et à des saints du Nouveau Testament à droite.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Le niveau supérieur est consacré, autour de l’icône de la Trinité, aux rois et prophètes de l’Ancien Testament à gauche et à des saints du Nouveau Testament à droite.
84
<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A gauche, le rois et prophètes de l’Ancien Testament.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
A gauche, le rois et prophètes de l’Ancien Testament.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A droite, des saints du Nouveau Testament.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
A droite, des saints du Nouveau Testament.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La coupole est décorée d'une fresque représentant le Christ entouré de séraphins. Sur le tambour, la frise des prophètes.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
La coupole est décorée d'une fresque représentant le Christ entouré de séraphins. Sur le tambour, la frise des prophètes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Sur les pendentifs, les quatre évangélistes.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Sur les pendentifs, les quatre évangélistes.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Cyrille et Méthode sont connus comme « les Apôtres des Slaves », c'est-à-dire ceux qui ont évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale au IXe siècle.
Olga, ou sainte Olga (890? – 969), épouse du grand-prince Igor Ier de Kiev, est la première dirigeante de la Rus' de Kiev à se convertir au christianisme, étape primordiale dans la conversion de son peuple en 988, lors du règne de son petit-fils Vladimir Ier. De ce fait, elle est considérée comme sainte égale-aux-apôtres par l'Église orthodoxe.
Le petit fils d’Olga est Vladimir Ier. Il reçoit le baptême en 988 sous le nom de Basile en échange de la main de la princesse Anne, sœur des empereurs byzantins et impose à son peuple le christianisme de rite byzantin.
Vladimir consacre la fin de sa vie à la mise en place d'une société nouvelle régie par les principes du christianisme et jette les bases d'un État puissant et centralisé, uni autour de la nouvelle identité que lui donne le christianisme byzantin qui entraîne la construction de nouveaux édifices sacrés avec un programme iconographique de peintures monumentales.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Cyrille et Méthode sont connus comme « les Apôtres des Slaves », c'est-à-dire ceux qui ont évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale au IXe siècle. Olga, ou sainte Olga (890? – 969), épouse du grand-prince Igor Ier de Kiev, est la première dirigeante de la Rus' de Kiev à se convertir au christianisme, étape primordiale dans la conversion de son peuple en 988, lors du règne de son petit-fils Vladimir Ier. De ce fait, elle est considérée comme sainte égale-aux-apôtres par l'Église orthodoxe. Le petit fils d’Olga est Vladimir Ier. Il reçoit le baptême en 988 sous le nom de Basile en échange de la main de la princesse Anne, sœur des empereurs byzantins et impose à son peuple le christianisme de rite byzantin. Vladimir consacre la fin de sa vie à la mise en place d'une société nouvelle régie par les principes du christianisme et jette les bases d'un État puissant et centralisé, uni autour de la nouvelle identité que lui donne le christianisme byzantin qui entraîne la construction de nouveaux édifices sacrés avec un programme iconographique de peintures monumentales.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Les règnes de Vladimir le Grand (980-1015) et de son fils Iaroslav le Sage (1019-1054) constituent l'âge d'or de la Rusʹ, convertie à l'orthodoxie. Une princesse kiévienne devient reine de France sous le nom d'Anne de Kiev, épouse du roi de France Henri Ier en 1051, et qui introduit le prénom « Philippe » à la cour de France.
Iaroslav promulgue le premier code juridique slave, il fait construire la cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, et les deux monastères Saint-Georges et Sainte-Hélène, qui sont au cœur de ce que l'on appelle la « Ville de Iaroslav ». Sa dédicace est assurée en 1050 par le métropolite Hilarion qui fut le premier Métropolite de Kiev choisi par un concile des Evêques russes et pas par le Patriarcat de Constantinople. Il encouragea le clergé local et les moines à enseigner lecture et écriture aux paroissiens. Ainsi, le droit, l'éducation, mais aussi l'architecture, avec des expérimentations nouvelles, telles que l'utilisation des tambours de clochers percés de fenêtres et surmontés de bulles, ou encore d'autres aspects de l'art ruthène, connaissent un renouveau impressionnant sous son règne.
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Les règnes de Vladimir le Grand (980-1015) et de son fils Iaroslav le Sage (1019-1054) constituent l'âge d'or de la Rusʹ, convertie à l'orthodoxie. Une princesse kiévienne devient reine de France sous le nom d'Anne de Kiev, épouse du roi de France Henri Ier en 1051, et qui introduit le prénom « Philippe » à la cour de France. Iaroslav promulgue le premier code juridique slave, il fait construire la cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, et les deux monastères Saint-Georges et Sainte-Hélène, qui sont au cœur de ce que l'on appelle la « Ville de Iaroslav ». Sa dédicace est assurée en 1050 par le métropolite Hilarion qui fut le premier Métropolite de Kiev choisi par un concile des Evêques russes et pas par le Patriarcat de Constantinople. Il encouragea le clergé local et les moines à enseigner lecture et écriture aux paroissiens. Ainsi, le droit, l'éducation, mais aussi l'architecture, avec des expérimentations nouvelles, telles que l'utilisation des tambours de clochers percés de fenêtres et surmontés de bulles, ou encore d'autres aspects de l'art ruthène, connaissent un renouveau impressionnant sous son règne.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Lors du schisme de 1054 (dû à la controverse sur le Filioque mais surtout à l’autorité papale) la Rusʹ demeura fidèle au rite byzantin, reflet de ses liens étroits avec Constantinople. Dès lors, les Eglises de la partie orientale de l'ancien empire romain se nomment « orthodoxes », d'un mot grec signifiant « juste doctrine ». Elles se considèrent toujours comme les seules vraiment fidèles aux grands conciles des premiers siècles qui ont défini les dogmes chrétiens. L'Église Orthodoxe se nomme volontiers
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Lors du schisme de 1054 (dû à la controverse sur le Filioque mais surtout à l’autorité papale) la Rusʹ demeura fidèle au rite byzantin, reflet de ses liens étroits avec Constantinople. Dès lors, les Eglises de la partie orientale de l'ancien empire romain se nomment « orthodoxes », d'un mot grec signifiant « juste doctrine ». Elles se considèrent toujours comme les seules vraiment fidèles aux grands conciles des premiers siècles qui ont défini les dogmes chrétiens. L'Église Orthodoxe se nomme volontiers "L'Église des Sept Conciles". Elle reste en effet fortement attachée aux sept conciles œcuméniques: Nicée (325), Constantinople (381), Éphèse (431), Chalcédoine (451), Constantinople II (553), Constantinople III (681), Nicée II (787).
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, c'est l'Eglise de Russie qui devient le pôle de l'orthodoxie. Kiev prend donc la succession de Constantinople. En 1260 Moscou devient la capitale à la place de Kiev sous le règne d’Alexandre Nevski. 
Le Patriarcat de l'Eglise de Russie, fondé en 1589, supprimé par Pierre le Grand en 1721 car l'Église orthodoxe russe est fortement opposée à ses réformes religieuses. Il établit alors le Saint-Synode pour régir l'Église privée de patriarche. Le Patriarcat sera rétabli en 1917 et se trouve à Moscou.
Cette position prend fin au début du XXe siècle, avec la Révolution bolchevique et ses persécutions, ainsi qu'à la suite de la chute de l'Empire ottoman, qui permet à l'Eglise grecque de retrouver son rayonnement.
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Après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, c'est l'Eglise de Russie qui devient le pôle de l'orthodoxie. Kiev prend donc la succession de Constantinople. En 1260 Moscou devient la capitale à la place de Kiev sous le règne d’Alexandre Nevski. Le Patriarcat de l'Eglise de Russie, fondé en 1589, est supprimé par Pierre le Grand en 1721 car l'Église orthodoxe russe est fortement opposée à ses réformes religieuses. Il établit alors le Saint-Synode pour régir l'Église privée de patriarche. Le Patriarcat sera rétabli en 1917 et se trouve à Moscou. Cette position prend fin au début du XXe siècle, avec la Révolution bolchevique et ses persécutions, ainsi qu'à la suite de la chute de l'Empire ottoman, qui permet à l'Eglise grecque de retrouver son rayonnement.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L'adoration des bergers.
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L'adoration des bergers.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Le Christ entouré des douze apôtres.
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Le Christ entouré des douze apôtres.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Entrée de Jésus à Jérusalem.
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Entrée de Jésus à Jérusalem.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La cène.
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La cène.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L’association des fidèles à la mémoire de l’empereur Nicolas II a érigé un Mémorial en souvenir de la famille Impériale tuée en 1918.
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L’association des fidèles à la mémoire de l’empereur Nicolas II a érigé un Mémorial en souvenir de la famille Impériale tuée en 1918.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Icône de la sainte famille impériale.
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Icône de la sainte famille impériale.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Transfiguration de Jésus-Christ .
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Transfiguration de Jésus-Christ .
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Vierge de tendresse.
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Vierge de tendresse.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Vierge de tendresse.
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Vierge de tendresse.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Un Vierge qui guide. Le nom grec de l'icône (« qui conduit, qui guide ») vient de ce que la Vierge y est représentée désignant l'Enfant Jésus d'un mouvement de sa main droite.
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Un Vierge qui guide. Le nom grec de l'icône (« qui conduit, qui guide ») vient de ce que la Vierge y est représentée désignant l'Enfant Jésus d'un mouvement de sa main droite.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Saint Georges.
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Saint Georges.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Entrée de la crypte. La cathédrale a pour particularité de présenter deux églises en une seule avec au niveau bas sa crypte dont l'architecture voutée est directement inspirée du célèbre Palais à facettes du Kremlin et au niveau haut l'église supérieure et sa coupole peinte à 30 mètres de haut.
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Entrée de la crypte. La cathédrale a pour particularité de présenter deux églises en une seule avec au niveau bas sa crypte dont l'architecture voutée est directement inspirée du célèbre Palais à facettes du Kremlin et au niveau haut l'église supérieure et sa coupole peinte à 30 mètres de haut.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Visite des trois anges à Abraham. A droite, le chêne de Mambré ( ou Moré).
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Visite des trois anges à Abraham. A droite, le chêne de Mambré ( ou Moré).
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La crypte de la cathédrale constitue une paroisse à part entière : la paroisse de la Très Sainte Trinité. Celle-ci a la particularité d'être l'une des premières paroisses orthodoxes de langue française. Consacrée le 13 février 1863, elle ne devint le lieu de culte officiel de la communauté française qu'en 1964. A la suite d'infiltrations, la crypte a été restaurée de 1955 à 1956, et entièrement repeinte avec des fresques dues au décorateur et architecte Albert-Alexandrovitch Benois, réalisées en collaboration avec sa femme Marguerite. Elles évoquent la christianisation de la Russie.
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La crypte de la cathédrale constitue une paroisse à part entière : la paroisse de la Très Sainte Trinité. Celle-ci a la particularité d'être l'une des premières paroisses orthodoxes de langue française. Consacrée le 13 février 1863, elle ne devint le lieu de culte officiel de la communauté française qu'en 1964. A la suite d'infiltrations, la crypte a été restaurée de 1955 à 1956, et entièrement repeinte avec des fresques dues au décorateur et architecte Albert-Alexandrovitch Benois, réalisées en collaboration avec sa femme Marguerite. Elles évoquent la christianisation de la Russie.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L'iconostase.
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L'iconostase.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A gauche, la Vierge voisine Saint Gabriel et Saint Pierre.
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A gauche, la Vierge voisine Saint Gabriel et Saint Pierre.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Sur les Portes Royales , l'Annonciation et les quatre évangélistes De haut en bas et de gauche à droite : Saint Marc, Saint Mathieu, puisSiant Luc et Saint Jean.
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Sur les Portes Royales , l'Annonciation et les quatre évangélistes De haut en bas et de gauche à droite : Saint Marc, Saint Mathieu, puisSiant Luc et Saint Jean.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>A droite, Le Christ voisine Saint Etienne portant deux pierres attribut de son martyre, et Saint Paul.
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A droite, Le Christ voisine Saint Etienne portant deux pierres attribut de son martyre, et Saint Paul.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Kiev.
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Kiev.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Moscou et Novgorod.
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Moscou et Novgorod.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Moscou.
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Moscou.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Novgorod.
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Novgorod.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Sainte Geneviève, patronne de Paris, portant la bible et un cierge : le cierge est le symbole et le rappel du miracle des cierges du chemin de Saint-Denis. Saint Alexandre Nevsky.
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Sainte Geneviève, patronne de Paris, portant la bible et un cierge : le cierge est le symbole et le rappel du miracle des cierges du chemin de Saint-Denis. Saint Alexandre Nevsky.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Saint Denys et Sainte Anastasia.
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Saint Denis et Sainte Anastasia.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La Sainte Face.
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La Sainte Face.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Vierge aux trois mains. C'est une icône liée à la légende de saint Jean Damascène  La légende raconte que le calife lui coupa la main droite, mais que le saint invoqua la Vierge Marie et obtint le miracle. Pour remercier cette grâce, le saint fabriqua une main d'argent superposée à l'icône miraculeuse. Cette image naît au VII°s. en Syrie pendant la lutte contre l’iconoclasme. Pour contrecarrer l’influence de Saint Jean Damascène, défenseur du culte des images, l’empereur iconoclaste Léon III l’Isaurien porta contre lui de fausses accusations devant le calife de Damas, qui lui fit couper la main droite.

Jean Damascène passa la nuit en prière et promit à Dieu que si sa main lui était rendue, il persévèrerait dans sa défense des icônes. La Vierge lui apparut en songe et le rassura : « Ta main est guérie, tiens ta promesse. Se relevant en effet guéri, Jean composa l’hymne En toi se réjouit toute créature. La main apparait soit en ex-voto, soit sortant du manteau de la Vierge
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky
Vierge aux trois mains. C'est une icône liée à la légende de saint Jean Damascène La légende raconte que le calife lui coupa la main droite, mais que le saint invoqua la Vierge Marie et obtint le miracle. Pour remercier cette grâce, le saint fabriqua une main d'argent superposée à l'icône miraculeuse. Cette image naît au VII°s. en Syrie pendant la lutte contre l’iconoclasme. Pour contrecarrer l’influence de Saint Jean Damascène, défenseur du culte des images, l’empereur iconoclaste Léon III l’Isaurien porta contre lui de fausses accusations devant le calife de Damas, qui lui fit couper la main droite. Jean Damascène passa la nuit en prière et promit à Dieu que si sa main lui était rendue, il persévèrerait dans sa défense des icônes. La Vierge lui apparut en songe et le rassura : « Ta main est guérie, tiens ta promesse. Se relevant en effet guéri, Jean composa l’hymne En toi se réjouit toute créature. La main apparait soit en ex-voto, soit sortant du manteau de la Vierge
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>La Sainte Trinité.
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La Sainte Trinité.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>Le C hrist enseignant.
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Le Christ enseignant.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L'icône de la Vierge à l'Enfant située à l'entrée. est une Vierge orante, l'une des trois représentations de la Vierge à l'Enfant dans la religion orthodoxe. Elle porte l'enfant en son sein.
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L'icône de la Vierge à l'Enfant située à l'entrée est une "Vierge orante", l'une des trois représentations de la Vierge à l'Enfant dans la religion orthodoxe. Elle porte l'enfant en son sein.
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<center>La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky</center>L'icône de la Vierge à l'Enfant située à l'entrée. est une Vierge orante, l'une des trois représentations de la Vierge à l'Enfant dans la religion orthodoxe. Elle porte l'enfant en son sein.
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L'icône de la Vierge à l'Enfant située à l'entrée est une Vierge "orante", l'une des trois représentations de la Vierge à l'Enfant dans la religion orthodoxe. Elle porte l'enfant en son sein.
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