L'Isle-sur-la-Sorgue

<center>La Sorgue.</center>L’Isle-sur-la-Sorgue est une ville historiquement marquée par le travail de la soie et de la laine. Elle a su tirer profit de toutes ses ressources naturelles (l’eau et sa force motrice, la laine, le chardon, la garance, l’huile d’olive…), que ses habitants ont magistralement complétées en développant des outils industriels et en se dotant de roues à aubes – la ville en compta jusqu’à 66 en activité ! –, de moulins à foulon, de machines à filer, plus tard de métiers à tisser mécaniques…
La Sorgue.
L’Isle-sur-la-Sorgue est une ville historiquement marquée par le travail de la soie et de la laine. Elle a su tirer profit de toutes ses ressources naturelles (l’eau et sa force motrice, la laine, le chardon, la garance, l’huile d’olive…), que ses habitants ont magistralement complétées en développant des outils industriels et en se dotant de roues à aubes – la ville en compta jusqu’à 66 en activité ! –, de moulins à foulon, de machines à filer, plus tard de métiers à tisser mécaniques…
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<center>La Sorgue.</center>C’est au cœur de cet environnement favorable à l’industrie textile qu’en 1808, un duo formé par un beau-père (Charles Tiran) et son gendre (Laurent Vian) installe un moulin paroir sur les bords de la Sorgue, en vue de fouler les draps de laine et les couvertures. En 1886, le mariage de la petite fille Vian avec Emile Brun complète le nom actuel de la Manufacture, qui devient alors Brun de Vian-Tiran. En 1900, cinq manufactures intégrées et de nombreux ateliers plus spécialisés produisent encore à l’Isle-sur-la-Sorgue des couvertures de laine, des tapis d’Avignon, des draps pour l’habillement et des tissus techniques pour les papeteries. Encore cent ans plus tard, seule Brun de Vian-Tiran continue son activité.
La Sorgue.
C’est au cœur de cet environnement favorable à l’industrie textile qu’en 1808, un duo formé par un beau-père (Charles Tiran) et son gendre (Laurent Vian) installe un moulin paroir sur les bords de la Sorgue, en vue de fouler les draps de laine et les couvertures. En 1886, le mariage de la petite fille Vian avec Emile Brun complète le nom actuel de la Manufacture, qui devient alors Brun de Vian-Tiran. En 1900, cinq manufactures intégrées et de nombreux ateliers plus spécialisés produisent encore à l’Isle-sur-la-Sorgue des couvertures de laine, des tapis d’Avignon, des draps pour l’habillement et des tissus techniques pour les papeteries. Encore cent ans plus tard, seule Brun de Vian-Tiran continue son activité.
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<center>La Sorgue.</center>Confluent des différents bras de la Sorgue et des canaux.
La Sorgue.
Confluent des différents bras de la Sorgue et des canaux.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La manufacture se trouve au  bord de la Sorgue.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La manufacture se trouve au bord de la Sorgue.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La Sorgue.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La Sorgue.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La Sorgue.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La Sorgue.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La Sorgue.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Stockage de la laine. Il y a six mois de stock. L'antimite est changé tous les mois. Il faut un mois pour faire un produit. Une couverture demande la laine de huit moutons. La laine de mouton coûte entre 5 et 10 $.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Stockage de la laine. Il y a six mois de stock. L'antimite est changé tous les mois. Il faut un mois pour faire un produit. Une couverture demande la laine de huit moutons. La laine de mouton coûte entre 5 et 10 $.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Stockage de la laine. Les trous dans les emballages servent à contrôler la fibre. Les balles bleues pèsent 350 kg. Les balles beiges, après les rouges, 160 kg.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Stockage de la laine. Les trous dans les emballages servent à contrôler la fibre. Les balles bleues pèsent 350 kg. Les balles beiges, après les rouges, 160 kg.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les différentes fibres : • Les laines • Le Mohair
• Le Chameau et le Baby Camel
• L’Alpaca, le Baby Alpaca et le Baby Lama
• Le Cachemire de Mongolie ou de Chine
• Le Chameau d’Asie
• Le Yack.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les différentes fibres : • Les laines • Le Mohair • Le Chameau et le Baby Camel • L’Alpaca, le Baby Alpaca et le Baby Lama • Le Cachemire de Mongolie ou de Chine • Le Chameau d’Asie • Le Yack.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le Cachemire, de Mongolie ou de Chine. Le Yack.  Le Mohair. La manufacture emploie 12 négociants dans le monde.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le Cachemire, de Mongolie ou de Chine. Le Yack. Le Mohair. La manufacture emploie 12 négociants dans le monde.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les laines des Alpes. Les laines Mérinos d'Arles.  Le Baby Camel. Pour le mérinos d'Arles, utilisé depuis Louis XVI, il y a 15 éleveurs pour 20 000 têtes.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les laines des Alpes. Les laines Mérinos d'Arles. Le Baby Camel. Pour le mérinos d'Arles, utilisé depuis Louis XVI, il y a 15 éleveurs pour 20 000 têtes.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le Chameau et le Baby Camel.  Le Baby Lama. L’Alpaca.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le Chameau et le Baby Camel. Le Baby Lama. L’Alpaca.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La laine est battue dans une machine qui va ouvrir les flocons de laine pour faciliter l’opération de cardage et pour l'aérer. On mélange aussi la laine de plusieurs balles afin d'uniformiser la qualité du produit fini.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La laine est battue dans une machine qui va ouvrir les flocons de laine pour faciliter l’opération de cardage et pour l'aérer. On mélange aussi la laine de plusieurs balles afin d'uniformiser la qualité du produit fini.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>De l'autre côté, on obtient la laine démêlée et débarassée des plus gros déchets.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
De l'autre côté, on obtient la laine démêlée et débarassée des plus gros déchets.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Par aspiration, les déchets sont envoyés dans les grands sacs que l'on aperçoit au fond.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Par aspiration, les déchets sont envoyés dans les grands sacs que l'on aperçoit au fond.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Cette laine est ensuite envoyée dans un mélangeur où un ventilateur, à droite, en haut, permet ce mélange
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Cette laine est ensuite envoyée dans un mélangeur où un ventilateur, à droite, en haut, permet ce mélange
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Vient ensuite l’ensimage : pour éviter l’électricité statique dans le frottement des machines et pour permettre auxs fibres de glisser entre elles, la laine est arrosée d’un mélange d’eau et d’huile pendant 24 heures.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Vient ensuite l’ensimage : pour éviter l’électricité statique dans le frottement des machines et pour permettre auxs fibres de glisser entre elles, la laine est arrosée d’un mélange d’eau et d’huile pendant 24 heures.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>L'ensimage.
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L'ensimage.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Cette laine est anvoyée dans une cardeuse. La phase de cardage prépare les fibres de laine pour le filage. Carder consiste à aligner les fibres dans le sens de la longueur.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Cette laine est anvoyée dans une cardeuse. La phase de cardage prépare les fibres de laine pour le filage. Carder consiste à aligner les fibres dans le sens de la longueur.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La laine est aplatie en nappe.
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La laine est aplatie en nappe.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le voile, à gauche, arrive sur un « diviseur » qui va le séparer en petite bandelettes boudinées qu’on appelle des mèches. Ces mèches ne sont pas solides, dès qu’on tire dessus, la mèche se casse, mais toutes les fibres sont bien alignées.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le voile, à gauche, arrive sur un « diviseur » qui va le séparer en petite bandelettes boudinées qu’on appelle des mèches. Ces mèches ne sont pas solides, dès qu’on tire dessus, la mèche se casse, mais toutes les fibres sont bien alignées.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les mèches.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les mèches.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les mèches sont enroulées sur des tubes.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les mèches sont enroulées sur des tubes.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les rouleaux de mèches.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les rouleaux de mèches.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les cardeuses.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les cardeuses.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Cette cardeuse, qui est la plus ancienne machine de l'usine, date de 1808.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les rouleaux de mèches, en haut, sont transformés en fuseaux. C'est le filage.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les rouleaux de mèches, en haut, sont transformés en fuseaux. C'est le filage.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les rouleaux.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les rouleaux.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Chaque mèche est prise entre deux rouleaux tournant à des vitesses différentes, celui du bas plus rapide que celui du haut, ce qui provoque un étirement des fibres. Un petit tourniquet va entraîner la mèche pour une première torsion. Les bobines font 6000 tours par minute.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Chaque mèche est prise entre deux rouleaux tournant à des vitesses différentes, celui du bas plus rapide que celui du haut, ce qui provoque un étirement des fibres. Un petit tourniquet va entraîner la mèche pour une première torsion. Les bobines font 6000 tours par minute.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La bobine du bas va tourne sur elle-même et achève la torsion. Un petit curseur enroule les fils fabriqués sur la bobine ou fuseau.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La bobine du bas va tourne sur elle-même et achève la torsion. Un petit curseur enroule les fils fabriqués sur la bobine ou fuseau.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Il faut ensuite mettre le fil en cônes pour faciliter le dévidage et éviter la casse dans les machines suivantes. On obtient alors des bobines coniques.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Il faut ensuite mettre le fil en cônes pour faciliter le dévidage et éviter la casse dans les machines suivantes. On obtient alors des bobines coniques.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Des fusées, le fil est embobiné sur des bobines coniques.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Des fusées, le fil est embobiné sur des bobines coniques.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On va passer maintenant à l’ourdissage, c'est-à-dire à la préparation des fils de chaîne. On va mettre les bobines coniques sur lesquelles sont enroulés les fils qu’on appelle de « chaîne »,   sur un présentoir.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On va passer maintenant à l’ourdissage, c'est-à-dire à la préparation des fils de chaîne. On va mettre les bobines coniques sur lesquelles sont enroulés les fils qu’on appelle de « chaîne », sur un présentoir.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le présentoir.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le présentoir.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On va faire passer tous les fils (une centaine) dans un peigne pour bien les placer sans s’emmêler et ils vont être dévidés sur une longueur de 300 à 400 mètres sur une machine cylindrique, dite ourdissoir.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On va faire passer tous les fils (une centaine) dans un peigne pour bien les placer sans s’emmêler et ils vont être dévidés sur une longueur de 300 à 400 mètres sur une machine cylindrique, dite ourdissoir.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Ls fils arrivent du présentoir, on les a disposés en nappe et ils passent dans le peigne.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Ls fils arrivent du présentoir, on les a disposés en nappe et ils passent dans le peigne.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>et c'est parti..
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
et c'est parti..
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On replace et dévide des bandes de fils jusqu’à obtenir la largeur du métier à tisser. Ensuite, tous les fils sont enroulés sur un gros rouleau qu’on transportera sur le métier.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On replace et dévide des bandes de fils jusqu’à obtenir la largeur du métier à tisser. Ensuite, tous les fils sont enroulés sur un gros rouleau qu’on transportera sur le métier.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le tissage. Le gros rouleau est installé à l'arrière du métier à tisser.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le tissage. Le gros rouleau est installé à l'arrière du métier à tisser.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Arrière du métier à tisser
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Arrière du métier à tisser
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Devant du métier à tisser. Chaque fil de chaîne passe dans un petit anneau, le cavalier, relié lui-même à un cadre. Les fils de trame sont sur les bobines coniques.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Devant du métier à tisser. Chaque fil de chaîne passe dans un petit anneau, le cavalier, relié lui-même à un cadre. Les fils de trame sont sur les bobines coniques.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Entre les fils de chaîne va passer un autre fil, dit de trame. Auparavant, c’étaient des navettes en bois qui passaient d’un côté et de l’autre du métier. Maintenant, ce sont des pinces qui emmènent le fil sur toute la largeur du métier, ou sur la moitié, deux pinces se passant le fil de trame au milieu. Ces pinces se déplavent à 300 km/h. Un peigne (la tige métallique)  va tasser le fil de trame sur le tissu. Puis les cadres vont changer de place et s’inverser du haut vers le bas. Un autre fil de trame passe, le peigne tasse et ainsi de suite : le tissage va continuer ainsi pendant des centaines de mètres. Au premier plan, le produit tissé.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Entre les fils de chaîne va passer un autre fil, dit de trame. Auparavant, c’étaient des navettes en bois qui passaient d’un côté et de l’autre du métier. Maintenant, ce sont des pinces qui emmènent le fil sur toute la largeur du métier, ou sur la moitié, deux pinces se passant le fil de trame au milieu. Ces pinces se déplavent à 300 km/h. Un peigne (la tige métallique) va tasser le fil de trame sur le tissu. Puis les cadres vont changer de place et s’inverser du haut vers le bas. Un autre fil de trame passe, le peigne tasse et ainsi de suite : le tissage va continuer ainsi pendant des centaines de mètres. Au premier plan, le produit tissé.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le métier à tisser. Le tissu est enroulé sur des bobines en bas du métier.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le métier à tisser. Le tissu est enroulé sur des bobines en bas du métier.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Pour avoir un tissu coloré, on peut utiliser un fil de trame déjà teinté.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Pour avoir un tissu coloré, on peut utiliser un fil de trame déjà teinté.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le peigne qui tasse le fil de trame est la tige qui se trouve au milieu.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le peigne qui tasse le fil de trame est la tige qui se trouve au milieu.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Mais une fois tissé, le tissu n’est pas encore terminé, on a encore de la matière brute. On enlève les déchets à l'aide d'une pince à épiler.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Mais une fois tissé, le tissu n’est pas encore terminé, on a encore de la matière brute. On enlève les déchets à l'aide d'une pince à épiler.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On répare un fil de chaîne cassé à l'aide d'une grosse aiguille.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On répare un fil de chaîne cassé à l'aide d'une grosse aiguille.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le foulonnage. C'était l'activité première de la manufacture. Le tissu qui sort du métier à tisser est rêche et instable. On devra donc le feutrer, le gratter ou le repasser. L'objectif du foulonnage est de feutrer le tissu en resserrant les fils tissés pour donner à l’étoffe sa souplesse finale, sa douceur et son aspect définitif. On va utiliser la faculté qu’à la laine de feutrer facilement pour donner une meilleure texture aux tissus. Le tissu est mouillé avec un mélange d’eau chaude, de savon dégraissant et de carbonate de soude. La machine est constituée de cylindres horizontaux entre lesquels passe le tissu. Un mouvement de rotation entraîne le drap et le comprime, créant un frottement qui feutre la laine. Le tissu devient plus solide et stable.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le foulonnage. C'était l'activité première de la manufacture. Le tissu qui sort du métier à tisser est rêche et instable. On devra donc le feutrer, le gratter ou le repasser. L'objectif du foulonnage est de feutrer le tissu en resserrant les fils tissés pour donner à l’étoffe sa souplesse finale, sa douceur et son aspect définitif. On va utiliser la faculté qu’à la laine de feutrer facilement pour donner une meilleure texture aux tissus. Le tissu est mouillé avec un mélange d’eau chaude, de savon dégraissant et de carbonate de soude. La machine est constituée de cylindres horizontaux entre lesquels passe le tissu. Un mouvement de rotation entraîne le drap et le comprime, créant un frottement qui feutre la laine. Le tissu devient plus solide et stable.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Le grattage. Au grattage, les fibres sont légèrement sorties du tissu. On obtient ainsi un aspect gonflant et duveteux et un toucher très doux.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Le grattage. Au grattage, les fibres sont légèrement sorties du tissu. On obtient ainsi un aspect gonflant et duveteux et un toucher très doux.
57
<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les anciennes gratteuses possèdent des chardons naturels appelés « chardons cardères ». Aujourd’hui, la production de chardons pour l’industrie textile est terminée, ils sont remplacés par des chardons métalliques. Cette gratteuse est utilisée pour les couvertures haut de gamme.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les anciennes gratteuses possèdent des chardons naturels appelés « chardons cardères ». Aujourd’hui, la production de chardons pour l’industrie textile est terminée, ils sont remplacés par des chardons métalliques. Cette gratteuse est utilisée pour les couvertures haut de gamme.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les cardères.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les cardères.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On obtient ainsi un aspect gonflant et duveteux et un toucher très doux.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On obtient ainsi un aspect gonflant et duveteux et un toucher très doux.
60
<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On  sèche et repasse le tissu légèrement humide dans une machine à repasser à rouleau.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On sèche et repasse le tissu légèrement humide dans une machine à repasser à rouleau.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>On  sèche et repasse le tissu légèrement humide dans une machine à repasser à rouleau.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
On sèche et repasse le tissu légèrement humide dans une machine à repasser à rouleau.
62
<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Machine pour raser le tissu.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Machine pour raser le tissu.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La teinture. On peut teindre au début des opérations les fils, mais aussi les pièces finies dans des cuves plus ou moins grandes.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La teinture. On peut teindre au début des opérations les fils, mais aussi les pièces finies dans des cuves plus ou moins grandes.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>La teinture. On peut teindre au début des opérations les fils, mais aussi les pièces finies dans des cuves plus ou moins grandes. On utilise des colorants synthétiques qui ne nécessitent pas un fixage aux sels d'alun très polluants.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
La teinture. On peut teindre au début des opérations les fils, mais aussi les pièces finies dans des cuves plus ou moins grandes. On utilise des colorants synthétiques qui ne nécessitent pas un fixage aux sels d'alun très polluants.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les nappes de tissus sont coupées à la longueur voulue.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les nappes de tissus sont coupées à la longueur voulue.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Pour certaines couvertures, on arrondit les angles.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Pour certaines couvertures, on arrondit les angles.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Pièces qui attendent leur bordure.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Pièces qui attendent leur bordure.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les surjeteuses sont des machines qui font en même temps une double piqure et un surjet qui empêche le tricot de se défiler. On met aussi l'étiquette de la manufacture.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les surjeteuses sont des machines qui font en même temps une double piqure et un surjet qui empêche le tricot de se défiler. On met aussi l'étiquette de la manufacture.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Empaquetage. Les produits sont stockés en permanence et livrables sans délai.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Empaquetage. Les produits sont stockés en permanence et livrables sans délai.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Empaquetage.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Empaquetage.
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<center>La manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Empaquetage.
La manufacture Brun de Vian-Tiran.
Empaquetage.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>1. Tondeuse à deux mains pour la tonte des ovins.
2. Petites “forces” pour la tonte délicate des agneaux par de petites mains.
3. Ciseaux argentins, vraisemblablement forgés par les bergers.
4. Tondeuse électrique.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
1. Tondeuse à deux mains pour la tonte des ovins. 2. Petites “forces” pour la tonte délicate des agneaux par de petites mains. 3. Ciseaux argentins, vraisemblablement forgés par les bergers. 4. Tondeuse électrique.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Les romains s’installent au IIe siècle avant JC sur des terres occupées par des populations celto-ligures hellénisées. Ils organisent une vie économique prospère et plantent des vignes, des oliviers et des céréales
Ils construisent de nombreux moulins à foulon, qu’on appellera « paradou » en provençal, pour exploiter la laine fine des moutons de la région.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
Les romains s’installent au IIe siècle avant JC sur des terres occupées par des populations celto-ligures hellénisées. Ils organisent une vie économique prospère et plantent des vignes, des oliviers et des céréales Ils construisent de nombreux moulins à foulon, qu’on appellera « paradou » en provençal, pour exploiter la laine fine des moutons de la région.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Passé sous le contrôle des comtes de Toulouse au Moyen-Age, le territoire échoit aux papes à la suite du traité de Meaux qui conclut la croisade contre les Albigeois en 1229.
Ils s’installent en Avignon et favorisent le développement économique du comtat.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
Passé sous le contrôle des comtes de Toulouse au Moyen-Age, le territoire échoit aux papes à la suite du traité de Meaux qui conclut la croisade contre les Albigeois en 1229. Ils s’installent en Avignon et favorisent le développement économique du comtat.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Au fil des siècles, les rois de France multiplient les tentatives d’annexion du Comtat, font pression sur son économie, négocient des accords avec la Papauté.
En vain. Pendant la Révolution, en 1791, suite à deux années de violents troubles entre « papistes » et « patriotes », et entre les Villes de Carpentras et d’Avignon, le Comtat Venaissin est rattaché à la France.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
Au fil des siècles, les rois de France multiplient les tentatives d’annexion du Comtat, font pression sur son économie, négocient des accords avec la Papauté. En vain. Pendant la Révolution, en 1791, suite à deux années de violents troubles entre « papistes » et « patriotes », et entre les Villes de Carpentras et d’Avignon, le Comtat Venaissin est rattaché à la France.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Ourdissage, tissage, épincetage, teinture.
La terre est une trame, nous n’en sommes qu’un fil.
René Faye.
L’ourdissage forme d’abord une nappe de fils parallèles qui alimente les métiers à tisser : la chaîne.
Fils de chaîne et fils de trame s’entrecroisent.
Sur le métier, le fil devient tissu et prend une nouvelle dimension, devenant une surface souple et résistante.
Puis la teinture colore le tissu écru.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
Ourdissage, tissage, épincetage, teinture. La terre est une trame, nous n’en sommes qu’un fil. René Faye. L’ourdissage forme d’abord une nappe de fils parallèles qui alimente les métiers à tisser : la chaîne. Fils de chaîne et fils de trame s’entrecroisent. Sur le métier, le fil devient tissu et prend une nouvelle dimension, devenant une surface souple et résistante. Puis la teinture colore le tissu écru.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>Foulage, chardonnage, séchage, apprêts secs et confection.
La Terre est un gâteau plein de douceurs.
Charles Baudelaire.
La quête de la douceur se poursuit par les; finitions.
Le tissu est assoupli, feutré et resserré par le foulage.
Les fibres de laine sont ensuite délicatement grattées au chardon naturel puis séchées.
L’étoffe prendra sa forme définitive en trois dimensions, gagnant du moelleux, approchant la toison naturelle par son volume et sa douceur.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
Foulage, chardonnage, séchage, apprêts secs et confection. La Terre est un gâteau plein de douceurs. Charles Baudelaire. La quête de la douceur se poursuit par les; finitions. Le tissu est assoupli, feutré et resserré par le foulage. Les fibres de laine sont ensuite délicatement grattées au chardon naturel puis séchées. L’étoffe prendra sa forme définitive en trois dimensions, gagnant du moelleux, approchant la toison naturelle par son volume et sa douceur.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>1 Bobines. Fusées de filature et bobinages divers à destination de l'ourdissage, du tissage ou de la teinture. Les enroulements du fil sur embout de bois conique sont destinés au garnissage des navettes.
2. Série de Pignons. Ces modèles en bois, fabriqués par Jean Brun, étaient destinés à la fonderie de pièces de rechange en fonte.
3. Rouet. Le rouet a remplacé le fuseau. Il permettait à la fileuse de garder les mains libres pour filer la mèche de laine tout en lui donnant la torsion pour obtenir un fil solide.
4. Cardes. Jeu de cardes à mains pour démêler les toisons et paralléliser grossièrement les fibres de laine.
5. Peigne. Outil manuel pour paralléliser finement les fibres de laine et éliminer les fibres courtes.
6. Fourche. Une tige de micocoulier de Provence à trois bourgeons est à l’origine des dents de ce type de fourche, dite “de Sauve”.
Sa légèreté, son élasticité, ses propriétés antistatiques en font un outil ergonomique idéal pour manier la laine en toute sécurité.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
1 Bobines. Fusées de filature et bobinages divers à destination de l'ourdissage, du tissage ou de la teinture. Les enroulements du fil sur embout de bois conique sont destinés au garnissage des navettes. 2. Série de Pignons. Ces modèles en bois, fabriqués par Jean Brun, étaient destinés à la fonderie de pièces de rechange en fonte. 3. Rouet. Le rouet a remplacé le fuseau. Il permettait à la fileuse de garder les mains libres pour filer la mèche de laine tout en lui donnant la torsion pour obtenir un fil solide. 4. Cardes. Jeu de cardes à mains pour démêler les toisons et paralléliser grossièrement les fibres de laine. 5. Peigne. Outil manuel pour paralléliser finement les fibres de laine et éliminer les fibres courtes. 6. Fourche. Une tige de micocoulier de Provence à trois bourgeons est à l’origine des dents de ce type de fourche, dite “de Sauve”. Sa légèreté, son élasticité, ses propriétés antistatiques en font un outil ergonomique idéal pour manier la laine en toute sécurité.
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<center>Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.</center>1. Navettes. a. Petite navette à roulettes de métier à bras chargée d'une canette en bois massif.
b. Navette de métier mécanique pour canette en bois massif.
c. Navette de métier mécanique pour embout sans axe en bois bakélisé.
d. Navette à broche de métier mécanique pour des “cocons” dans lesquels le fil est enroulé sur lui-même sans aucun support.
e. Navette moderne géante de métier mécanique pour le tissage de feutres en grande largeur. <br>2. Cassin. Grande cuillère pour effectuer des prélèvements de bain dans la teinture au chaudron.
Musée de la manufacture Brun de Vian-Tiran.
1. Navettes. a. Petite navette à roulettes de métier à bras chargée d'une canette en bois massif. b. Navette de métier mécanique pour canette en bois massif. c. Navette de métier mécanique pour embout sans axe en bois bakélisé. d. Navette à broche de métier mécanique pour des “cocons” dans lesquels le fil est enroulé sur lui-même sans aucun support. e. Navette moderne géante de métier mécanique pour le tissage de feutres en grande largeur.
2. Cassin. Grande cuillère pour effectuer des prélèvements de bain dans la teinture au chaudron.
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<center>Le château Giraud</center>Jean Jacques Frédéric Giraud est un musicien et compositeur né à L’Isle sur 3 juin 1827. Il est le fils d’un boulanger, Jacques Giraud, et de Rose Euphrosine Moricelly. En 1882, Frédéric Giraud achète une partie du domaine dit « du Clos » ou « Le jardin de Toute Saison », traversé par le canal du moulin vert, à la famille Le Camus. Frédéric Giraud fait appel à Elzéar Ambroisanne, entrepreneur en maçonnerie à L’Isle, pour construire sa demeure dont le projet a été réalisé par un architecte parisien : Alexandre Emile Auburtin. Le décor des façades est un mélange de styles et d’époques. On retrouve ainsi du gothique dans la charpente, le classique des frontons et des balustres, les croisées de la Renaissance, la brique Louis XIII, le bow-window victorien et le balcon en fer forgé XIXe siècle. La toiture est très originale avec ses tuiles rondes et rouges, son épi de faîtage coloré rappelant la Normandie.
Le château Giraud
Jean Jacques Frédéric Giraud est un musicien et compositeur né à L’Isle sur 3 juin 1827. Il est le fils d’un boulanger, Jacques Giraud, et de Rose Euphrosine Moricelly. En 1882, Frédéric Giraud achète une partie du domaine dit « du Clos » ou « Le jardin de Toute Saison », traversé par le canal du moulin vert, à la famille Le Camus. Frédéric Giraud fait appel à Elzéar Ambroisanne, entrepreneur en maçonnerie à L’Isle, pour construire sa demeure dont le projet a été réalisé par un architecte parisien : Alexandre Emile Auburtin. Le décor des façades est un mélange de styles et d’époques. On retrouve ainsi du gothique dans la charpente, le classique des frontons et des balustres, les croisées de la Renaissance, la brique Louis XIII, le bow-window victorien et le balcon en fer forgé XIXe siècle. La toiture est très originale avec ses tuiles rondes et rouges, son épi de faîtage coloré rappelant la Normandie.
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<center>Sur le quai Jean Jaurès.</center>
Sur le quai Jean Jaurès.
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<center>Sur le quai Jean Jaurès.</center>
Sur le quai Jean Jaurès.
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<center>Hôtel de Palerne</center>1er quart 18e siècle.
Hôtel de Palerne
1er quart 18e siècle.
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<center>La Tour médiévale.</center>Un îlot est dominé par une tour médiévale datant du XIIe siècle autour de laquelle se sont accolés d’autres bâtiments aristocratiques dès le XIIIe siècle : salle d’apparat, logis seigneurial, etc. C’est l’un des centres politiques de la ville aux XIIe et XIIIe siècles lorsqu’elle est administrée par un consulat seigneurial. Au centre de l’îlot se trouve l’hôtel de Brancas, une demeure gothique du XVe siècle. Ce site a connu de nombreuses transformations (hôtel particulier au XVIIIe siècle, théâtre à l’italienne, cinéma, dancing, etc.). Il abrita notamment pendant plus de trois siècles l’auberge de la Tour d’Argent.
La Tour médiévale.
Un îlot est dominé par une tour médiévale datant du XIIe siècle autour de laquelle se sont accolés d’autres bâtiments aristocratiques dès le XIIIe siècle : salle d’apparat, logis seigneurial, etc. C’est l’un des centres politiques de la ville aux XIIe et XIIIe siècles lorsqu’elle est administrée par un consulat seigneurial. Au centre de l’îlot se trouve l’hôtel de Brancas, une demeure gothique du XVe siècle. Ce site a connu de nombreuses transformations (hôtel particulier au XVIIIe siècle, théâtre à l’italienne, cinéma, dancing, etc.). Il abrita notamment pendant plus de trois siècles l’auberge de la Tour d’Argent.
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<center>La place de l’Église</center>Située au cœur de la ville, la place de la Liberté, ancienne place aux Grains, a toujours été le centre de la vie communautaire des l’Islois.  On l’appelle place de l’Église alors qu’elle se nomme place de la Liberté depuis 1878. Le maire d’alors, Frédéric Fourmon, l’un des patrons de l’industrie textile locale qui avait fait construire le château Reboul, était un républicain laïc convaincu. Bien avant la séparation de l’Église et de l’État (1905), il avait rebaptisé les places aux Grains (devant le grenier public) et aux Herbes (le long de l’église), en place de la Liberté. Le tour de la place était autrefois occupé par des boutiques, maisons à piliers, dont quelques-unes sont encore visibles aujourd’hui. Ce sont des témoins de l’activité commerciale et économique de la ville avant le XXe siècle.
La place de l’Église
Située au cœur de la ville, la place de la Liberté, ancienne place aux Grains, a toujours été le centre de la vie communautaire des l’Islois. On l’appelle place de l’Église alors qu’elle se nomme place de la Liberté depuis 1878. Le maire d’alors, Frédéric Fourmon, l’un des patrons de l’industrie textile locale qui avait fait construire le château Reboul, était un républicain laïc convaincu. Bien avant la séparation de l’Église et de l’État (1905), il avait rebaptisé les places aux Grains (devant le grenier public) et aux Herbes (le long de l’église), en place de la Liberté. Le tour de la place était autrefois occupé par des boutiques, maisons à piliers, dont quelques-unes sont encore visibles aujourd’hui. Ce sont des témoins de l’activité commerciale et économique de la ville avant le XXe siècle.
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<center>Le Grenier public et la chapelle des Pénitents blancs.</center>Jouxtant la collégiale, le grenier public (sextier ou grenier d’abondance) fut construit en 1779 par Esprit-Joseph Brun sur l'emplacement d’un cimetière pour enfants. Le bâtiment reçoit au rez-de-chaussée une série de voûtes d’arêtes reposant sur d’imposants piliers. Sur son flanc nord, le grenier s’appuie sur le vestibule d’entrée de l’ancienne chapelle des Pénitents blancs (à gauche, façade à fronton), édifié un an auparavant par le même architecte. La chapelle, implantée depuis le XVIe siècle au centre de l’îlot, contre la collégiale fut vendue à la Révolution. La confrérie, reconstituée au début du XIXe siècle, édifia une nouvelle chapelle dans la rue du Dr. Roux.
Le Grenier public et la chapelle des Pénitents blancs.
Jouxtant la collégiale, le grenier public (sextier ou grenier d’abondance) fut construit en 1779 par Esprit-Joseph Brun sur l'emplacement d’un cimetière pour enfants. Le bâtiment reçoit au rez-de-chaussée une série de voûtes d’arêtes reposant sur d’imposants piliers. Sur son flanc nord, le grenier s’appuie sur le vestibule d’entrée de l’ancienne chapelle des Pénitents blancs (à gauche, façade à fronton), édifié un an auparavant par le même architecte. La chapelle, implantée depuis le XVIe siècle au centre de l’îlot, contre la collégiale fut vendue à la Révolution. La confrérie, reconstituée au début du XIXe siècle, édifia une nouvelle chapelle dans la rue du Dr. Roux.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Fondée en 1212, la collégiale est consacrée en 1222 par l’évêque de Cavaillon. La façade est scandée de deux niveaux de pilastres et colonnes engagées, séparés par un entablement très saillant. L'ensemble, dans sa superposition dorique - ionique, est riche mais austère. L'axe central, où s'ouvre la porte principale dans un arc en plein cintre, est marqué par le ressaut des colonnes et un fronton triangulaire sommital limité à la travée centrale. Une balustrade encadrée de bases sommées de boules couronne la façade et donne à l'ensemble un aspect extrêmement romain.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Fondée en 1212, la collégiale est consacrée en 1222 par l’évêque de Cavaillon. La façade est scandée de deux niveaux de pilastres et colonnes engagées, séparés par un entablement très saillant. L'ensemble, dans sa superposition dorique - ionique, est riche mais austère. L'axe central, où s'ouvre la porte principale dans un arc en plein cintre, est marqué par le ressaut des colonnes et un fronton triangulaire sommital limité à la travée centrale. Une balustrade encadrée de bases sommées de boules couronne la façade et donne à l'ensemble un aspect extrêmement romain.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>La façade datant du XVIIe s est emblématique du style dit « de l’art jésuite », sobre voire austère, elle est monumentale par ses dimensions : 28 m de large pour seulement 24,50 de haut. Elle se décline en deux niveaux composés des ordres classiques (dorique et ionique) avec une ouverture centrale flanquée de deux colonnes. La porte d’entrée relativement modeste est surmontée d’un tympan dont aucune décoration n’a subsisté. Des pilastres sont présents dans les deux niveaux et au deuxième, deux colonnes surmontées d’un fronton triangulaire prolongent et équilibrent l’ensemble. Le sommet de l’édifice s’achève par une balustrade.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
La façade datant du XVIIe s est emblématique du style dit « de l’art jésuite », sobre voire austère, elle est monumentale par ses dimensions : 28 m de large pour seulement 24,50 de haut. Elle se décline en deux niveaux composés des ordres classiques (dorique et ionique) avec une ouverture centrale flanquée de deux colonnes. La porte d’entrée relativement modeste est surmontée d’un tympan dont aucune décoration n’a subsisté. Des pilastres sont présents dans les deux niveaux et au deuxième, deux colonnes surmontées d’un fronton triangulaire prolongent et équilibrent l’ensemble. Le sommet de l’édifice s’achève par une balustrade.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Nous savons peu de choses de l'édifice roman ayant précédé, qui fut érigé en collégiale le 12 mai 1222 par l'évêque de Cavaillon. Au milieu du XVe siècle, on cherche à l'agrandir en reconstruisant le chœur, mais en 1547 les consuls de l'Isle sont bien obligés de constater que l'édifice menace ruine et font établir divers projets. Aucun ne verra le jour jusqu'en 1640, où l'écroulement du chœur, mal réparé dix ans auparavant, oblige à sa reconstruction complète à l'identique.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Nous savons peu de choses de l'édifice roman ayant précédé, qui fut érigé en collégiale le 12 mai 1222 par l'évêque de Cavaillon. Au milieu du XVe siècle, on cherche à l'agrandir en reconstruisant le chœur, mais en 1547 les consuls de l'Isle sont bien obligés de constater que l'édifice menace ruine et font établir divers projets. Aucun ne verra le jour jusqu'en 1640, où l'écroulement du chœur, mal réparé dix ans auparavant, oblige à sa reconstruction complète à l'identique.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Immédiatement après, un nouveau projet de reconstruction totale de la nef est lancé ; une adjudication a lieu en 1645, sur les plans de l'architecte avignonnais François de Royers de la Valfenière. Restée infructueuse, l'adjudication est reprise en 1647, les travaux débutent enfin et durent au moins jusqu'en 1668 ; à cette date, l'édifice est achevé, mais reste couvert d'une voûte de bois. Ce n'est qu'en 1670 que la générosité d'un membre du chapitre, le prévôt de Casal, permit de la remplacer par une voûte de pierre.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Immédiatement après, un nouveau projet de reconstruction totale de la nef est lancé ; une adjudication a lieu en 1645, sur les plans de l'architecte avignonnais François de Royers de la Valfenière. Restée infructueuse, l'adjudication est reprise en 1647, les travaux débutent enfin et durent au moins jusqu'en 1668 ; à cette date, l'édifice est achevé, mais reste couvert d'une voûte de bois. Ce n'est qu'en 1670 que la générosité d'un membre du chapitre, le prévôt de Casal, permit de la remplacer par une voûte de pierre.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Le gros-œuvre achevé, des travaux considérables d'embellissement eurent lieu jusqu'au début du XVIIIe siècle, et l'église s'enrichit même encore sous la Révolution, recevant les dépouilles - boiseries, tableaux et statues - de couvents de l'Isle supprimés en 1791.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Le gros-œuvre achevé, des travaux considérables d'embellissement eurent lieu jusqu'au début du XVIIIe siècle, et l'église s'enrichit même encore sous la Révolution, recevant les dépouilles - boiseries, tableaux et statues - de couvents de l'Isle supprimés en 1791.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Dans un des angles de l’édifice s’élève la tour carrée du clocher. Des bandeaux moulurés la divisent en 5 étages, le dernier étant percé de baies encadrées de pilastres cannelés. Le sommet de la tour est surmonté d’un édicule en fer forgé abritant une cloche. Cette tour est sauvegardée au moment de la reconstruction générale de l’église date du XVIe s.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Dans un des angles de l’édifice s’élève la tour carrée du clocher. Des bandeaux moulurés la divisent en 5 étages, le dernier étant percé de baies encadrées de pilastres cannelés. Le sommet de la tour est surmonté d’un édicule en fer forgé abritant une cloche. Cette tour est sauvegardée au moment de la reconstruction générale de l’église date du XVIe s.
94
<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Le chevet et le clocher sont reconstruits à partir du XVe siècle dans un style gothique méridional qui évolue vers une composition Renaissance.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Le chevet et le clocher sont reconstruits à partir du XVe siècle dans un style gothique méridional qui évolue vers une composition Renaissance.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Les gargouilles.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Les gargouilles.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Les gargouilles.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Les gargouilles.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Le plan de l'édifice est très simple : une vaste nef unique de six travées, flanquée de chaque côté de chapelles latérales non communicantes placées entre les contreforts, et greffée sur un chœur bien plus étroit - mais cette disparité s'explique par la différence d'époque entre ces deux parties. Entre 1645 et 1675, la nef et les chapelles latérales sont rebâties dans un style jésuite, selon les plans du grand architecte avignonnais, François de Royers de la Valfenière. L’élévation de la nef est de trois étages : des grandes arcades en plein cintre, un étage de tribunes bordées par une balustrade et ouvrant sur la nef par des arcs en plein cintre et enfin des fenêtres hautes.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Le plan de l'édifice est très simple : une vaste nef unique de six travées, flanquée de chaque côté de chapelles latérales non communicantes placées entre les contreforts, et greffée sur un chœur bien plus étroit - mais cette disparité s'explique par la différence d'époque entre ces deux parties. Entre 1645 et 1675, la nef et les chapelles latérales sont rebâties dans un style jésuite, selon les plans du grand architecte avignonnais, François de Royers de la Valfenière. L’élévation de la nef est de trois étages : des grandes arcades en plein cintre, un étage de tribunes bordées par une balustrade et ouvrant sur la nef par des arcs en plein cintre et enfin des fenêtres hautes.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>L'ordonnance intérieure est rythmée de grandes arcades en plein cintre, où s’ouvrent les chapelles latérales surmontées de tribunes elles-mêmes couvertes d'arcades identiques. De hauts pilastres séparent les travées, mais curieusement ils ne portent aucun entablement, recevant directement la retombée des arcs doubleaux des voûtes. L'horizontale se trouve ainsi marquée simplement par l'alignement des balustrades des tribunes. Sur des consoles, de gauche à droite, statues de saint François d'Assise, un évêque, Sainte Ursule, Sainte Élisabeth de Hongrie.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
L'ordonnance intérieure est rythmée de grandes arcades en plein cintre, où s’ouvrent les chapelles latérales surmontées de tribunes elles-mêmes couvertes d'arcades identiques. De hauts pilastres séparent les travées, mais curieusement ils ne portent aucun entablement, recevant directement la retombée des arcs doubleaux des voûtes. L'horizontale se trouve ainsi marquée simplement par l'alignement des balustrades des tribunes. Sur des consoles, de gauche à droite, statues de saint François d'Assise, un évêque, Sainte Ursule, Sainte Élisabeth de Hongrie.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Le voûtement sur croisée d'ogives renforce ainsi les similitudes entre Notre-Dame des Anges et l'église de l'ancien collège des Jésuites de La Flêche (Sarthe), conçue par Etienne Martellange dont on sait que l'œuvre a marqué La Valfenière. Côté nord, les fenêtres sont obstruées.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Le voûtement sur croisée d'ogives renforce ainsi les similitudes entre Notre-Dame des Anges et l'église de l'ancien collège des Jésuites de La Flêche (Sarthe), conçue par Etienne Martellange dont on sait que l'œuvre a marqué La Valfenière. Côté nord, les fenêtres sont obstruées.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Outre les peintures en faux marbre des pilastres et arcs, on remarque surtout la longue série de personnages féminins assis ou allongés dans les écoinçons des arcades des chapelles latérales, qui sont toutes des allégories des Vertus de la Vierge, identifiables par les objets ou instruments qui les accompagnent. Cette mode est incontestablement venue de Rome et contribue puissamment à l'aspect italien de l'édifice. Ici, ce décor dû au ciseau du sculpteur avignonnais Jean Péru a été mis en place à partir de 1688. Ces allégories avaient été codifiées par Cesare Ripa dans un célèbre traité d'iconologie, traduit en français par Jean Baudouin dès le début du XVIIe siècle. Devant l'entrée de la troisième chapelle, deux grandes statues de pierre représentent à gauche saint Jacques le Mineur appuyé sur son bâton et à droite saint Jean l'Évangéliste. A droite, statue de St François d'Assise.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Outre les peintures en faux marbre des pilastres et arcs, on remarque surtout la longue série de personnages féminins assis ou allongés dans les écoinçons des arcades des chapelles latérales, qui sont toutes des allégories des Vertus de la Vierge, identifiables par les objets ou instruments qui les accompagnent. Cette mode est incontestablement venue de Rome et contribue puissamment à l'aspect italien de l'édifice. Ici, ce décor dû au ciseau du sculpteur avignonnais Jean Péru a été mis en place à partir de 1688. Ces allégories avaient été codifiées par Cesare Ripa dans un célèbre traité d'iconologie, traduit en français par Jean Baudouin dès le début du XVIIe siècle. Devant l'entrée de la troisième chapelle, deux grandes statues de pierre représentent à gauche saint Jacques le Mineur appuyé sur son bâton et à droite saint Jean l'Évangéliste. A droite, statue de St François d'Assise.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>En 1850, on eut l'idée malencontreuse de faire décorer d'une fresque la vaste surface, restée nue, qui entoure l'arc triomphal ; le peintre d'Avignon Joseph Lacroix s'acquitta de cette besogne fort contestée depuis lors. Le programme remis au peintre prétendait obtenir une représentation des
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
En 1850, on eut l'idée malencontreuse de faire décorer d'une fresque la vaste surface, restée nue, qui entoure l'arc triomphal ; le peintre d'Avignon Joseph Lacroix s'acquitta de cette besogne fort contestée depuis lors. Le programme remis au peintre prétendait obtenir une représentation des " différents patrons sous la protection desquels étaient tous les quartiers du territoire et tous les prieurés et chapellenies qui sont venus former l'agglomération de l'Isle.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Entrée place de la Liberté. A gauche, autel de Notre-Dame du Bon Service et statue de Sainte Claire. A droite, les fonts baptismaux et la statue de Saint Louis de Toulouse .
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
Entrée place de la Liberté. A gauche, autel de Notre-Dame du Bon Service et statue de Sainte Claire. A droite, les fonts baptismaux et la statue de Saint Louis de Toulouse .
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>A gauche, bénitier en marbre rouge provenant du couvent de sainte Élisabeth. A droite, bénitier en marbre blanc. Au-dessus da la porte, l'Assomption en forme de gloire.
La Collégiale Notre-Dame-des-Anges
A gauche, bénitier en marbre rouge provenant du couvent de sainte Élisabeth. A droite, bénitier en marbre blanc. Au-dessus da la porte, l'Assomption en forme de gloire.
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<center>La Collégiale Notre-Dame-des-Anges</center>Au-dessus de la porte, un groupe sculpté, le  Christ en croix et deux anges adorateurs
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Au-dessus de la porte, un groupe sculpté, le Christ en croix et deux anges adorateurs
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