TOULOUSE

Basilique Saint-Sernin, Rue Alsace-Lorraine, Marché-parking Victor Hugo, Place Wilson, Place du Capitole, le Capitole, la Galerue des arcades, les Jacobins, Hôtel de Bernuy, Église Notre-Dame du Taur.

<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>À l’origine, elle n’était qu’un oratoire construit sous l’impulsion d’Hilaire (le premier évêque de Toulouse) pour honorer la mémoire de son prédécesseur. Mais face à la popularité grandissante du sanctuaire, une première basilique a été construite au Ve siècle. Les années se succédèrent et l’église devint trop étroite. Avec l’afflux des pèlerins, une nouvelle basilique, plus importante, fut édifiée au XIe siècle. Sa construction débuta en 1078 sous l’égide de l’architecte Raymond Gayrard. En 1096, le pape Urbain II en consacra le chœur. Le transept et une partie de la nef furent achevés en 1180. Les constructeurs utilisèrent la pierre et la brique pour l’édification. La pierre domine dans les parties les plus anciennes comme le chevet et les portails. Si les soubassements de la basilique sont en pierre, la brique est le matériau qui prédomine dans la construction de l'édifice. La pierre solide et tout de même coûteuse assure une fondation bien solide, alors que, la terre argileuse présente en grande quantité dans les terres de Toulouse, Albi ou encore Montauban permet la construction en grande quantité de briques.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
À l’origine, elle n’était qu’un oratoire construit sous l’impulsion d’Hilaire (le premier évêque de Toulouse) pour honorer la mémoire de son prédécesseur. Mais face à la popularité grandissante du sanctuaire, une première basilique a été construite au Ve siècle. Les années se succédèrent et l’église devint trop étroite. Avec l’afflux des pèlerins, une nouvelle basilique, plus importante, fut édifiée au XIe siècle. Sa construction débuta en 1078 sous l’égide de l’architecte Raymond Gayrard. En 1096, le pape Urbain II en consacra le chœur. Le transept et une partie de la nef furent achevés en 1180. Les constructeurs utilisèrent la pierre et la brique pour l’édification. La pierre domine dans les parties les plus anciennes comme le chevet et les portails. Si les soubassements de la basilique sont en pierre, la brique est le matériau qui prédomine dans la construction de l'édifice. La pierre solide et tout de même coûteuse assure une fondation bien solide, alors que, la terre argileuse présente en grande quantité dans les terres de Toulouse, Albi ou encore Montauban permet la construction en grande quantité de briques.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les travaux commencent vers 1080, englobant l’abside de l’ancienne basilique où étaient conservées les reliques. La construction commence par les
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les travaux commencent vers 1080, englobant l’abside de l’ancienne basilique où étaient conservées les reliques. La construction commence par les "murs extérieurs du chevet", "les chapelles du déambulatoire et toute la périphérie du transept, absidioles comprises". La première partie des travaux s’achève avec la construction de la coupole de la croisée et le voûtement des parties hautes de l’édifice. Ainsi en 1096, le chœur, le déambulatoire et bon nombre d’éléments sont achevés, et la basilique peut être opérationnelle. La construction continue ensuite à un bon rythme dans les deux premières décennies du XIIe siècle, favorisée par l'organisation de Raymond Gayrard, et sans doute la protection de Guillaume IX qui tient la ville de 1097 à 1100 et de 1108 à 1119. L'église prend toute son extension avec l'élévation du mur périphérique de la nef et du massif occidental jusqu'au-dessus des fenêtres. On met en place l'avant-corps de la porte Miègeville. C'est alors que l'on commence à voûter la nef et ses tribunes, en commençant par les deux travées les plus orientales. Le deuxième étage du clocher est achevé.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le rythme des travaux ralentit notablement après les deux premières décennies du XIIe siècle.  la brique devient prédominante dans la construction (mais on conserve l'alternance de blocs de calcaire et de briques dans la nef centrale). Les collatéraux sont voûtés, les deux espaces latéraux du massif occidental (la sacristie et la chapelle Saint-Pierre) couverts. On bâtit le troisième étage du clocher. Le reste des collatéraux et des tribunes est peu à peu voûté et couvert, en finissant par la nef vers 1250-60 et au-delà. Les deux derniers étages du clocher ont dû être bâtis au début de cette période et innovent avec leurs
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Le rythme des travaux ralentit notablement après les deux premières décennies du XIIe siècle. la brique devient prédominante dans la construction (mais on conserve l'alternance de blocs de calcaire et de briques dans la nef centrale). Les collatéraux sont voûtés, les deux espaces latéraux du massif occidental (la sacristie et la chapelle Saint-Pierre) couverts. On bâtit le troisième étage du clocher. Le reste des collatéraux et des tribunes est peu à peu voûté et couvert, en finissant par la nef vers 1250-60 et au-delà. Les deux derniers étages du clocher ont dû être bâtis au début de cette période et innovent avec leurs "arcs en mitre" qui vont ensuite se répandre dans la région. Mais, c’est seulement en 1258 que l’on peut affirmer que les travaux principaux sont terminés, après le réaménagement de la crypte. Le clocher, avec sa balustrade et sa flèche, est achevé au cours du XIVe siècle. La flèche, elle, a connu plusieurs versions dès le XIIIe siècle. À l'intérieur, une importante campagne de peinture permet de recouvrir le chœur et la première partie de la nef, dévolue Le clocher, avec sa balustrade et sa flèche, est achevé au cours du XIVe siècle. La flèche, elle, a connu plusieurs versions dès le XIIIe siècle. À l'intérieur, une importante campagne de peinture permet de recouvrir le chœur et la première partie de la nef, dévolue aux chanoines, d'un décor de pierres colorées, semblable à celui qu'on trouve à la même époque dans l'église des Jacobins.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les toutes premières expérimentations du gothique français eurent lieu dans cette basilique. L'édifice est avant tout une basilique dont la première architecture reste romane et surtout conserve quelques particularités de ce que l'on pourrait définir comme
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les toutes premières expérimentations du gothique français eurent lieu dans cette basilique. L'édifice est avant tout une basilique dont la première architecture reste romane et surtout conserve quelques particularités de ce que l'on pourrait définir comme " style toulousain". Après la Révolution française, et malgré la destruction du cloître et de la plupart des bâtiments abbatiaux entre 1804 et 1808, le caractère exceptionnel de la basilique Saint-Sernin est rapidement reconnu. L'église elle-même est mise au cœur de la nouvelle place que l'architecte Urbain Vitry lui aménage comme un écrin.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Sernin est le fruit de l’évolution du nom Saturnin, le 1er évêque connu de Toulouse. Le clocher de 65 mètres de haut et de forme octogonale. Il est constitué de 5 niveaux : le niveau le plus bas est au niveau de la coupole et est constitué sur chaque face de deux baies aveugles couvertes d'arcs en plein cintre ;
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Sernin est le fruit de l’évolution du nom Saturnin, le 1er évêque connu de Toulouse. Le clocher de 65 mètres de haut et de forme octogonale. Il est constitué de 5 niveaux : le niveau le plus bas est au niveau de la coupole et est constitué sur chaque face de deux baies aveugles couvertes d'arcs en plein cintre ;
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>les deux niveaux suivants, correspondant au beffroi, en léger retrait par rapport au précédent sont constitués de deux baies sur chaque face, également couvertes d'arcs en plein cintre ;
les deux niveaux suivants ont été bâtis dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Ils se caractérisent sur chaque face par deux fenêtres couvertes d'arcs en mitre ;
enfin, en 1478, une flèche fut construite en maçonnerie pour porter un globe terminal couronné par une croix ;
le clocher abrite un carillon composé de 18 cloches au clavier et 6 au banc du sonneur. Le clocher, avec sa balustrade et sa flèche, est achevé au cours du XIVe siècle. La flèche, elle, a connu plusieurs versions dès le XIIIe siècle.
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les deux niveaux suivants, correspondant au beffroi, en léger retrait par rapport au précédent sont constitués de deux baies sur chaque face, également couvertes d'arcs en plein cintre ; les deux niveaux suivants ont été bâtis dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Ils se caractérisent sur chaque face par deux fenêtres couvertes d'arcs en mitre ; enfin, en 1478, une flèche fut construite en maçonnerie pour porter un globe terminal couronné par une croix ; le clocher abrite un carillon composé de 18 cloches au clavier et 6 au banc du sonneur. Le clocher, avec sa balustrade et sa flèche, est achevé au cours du XIVe siècle. La flèche, elle, a connu plusieurs versions dès le XIIIe siècle.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le chevet est du XIe siècle. le coupole illumine le choeur de l'église.
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Le chevet est du XIe siècle. le coupole illumine le choeur de l'église.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La porte des Comtes est la double porte méridionale du transept de la basilique. Édifiée et sculptée aux environs de 1082, elle est la plus ancienne porte de l'église.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
La porte des Comtes est la double porte méridionale du transept de la basilique. Édifiée et sculptée aux environs de 1082, elle est la plus ancienne porte de l'église.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La porte des Comtes est la double porte méridionale du transept de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse; immédiatement accolé : l'enfeu des comtes de Toulouse. Édifiée et sculptée aux environs de 1082, elle est la plus ancienne porte de l'église[40]. Les chapiteaux historiés évoquent le thème du Salut et de la damnation.
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La porte des Comtes est la double porte méridionale du transept de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse; immédiatement accolé : l'enfeu des comtes de Toulouse. Édifiée et sculptée aux environs de 1082, elle est la plus ancienne porte de l'église[40]. Les chapiteaux historiés évoquent le thème du Salut et de la damnation.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La porte des Comtes, est située à l'extrémité du transept Sud de la basilique Saint-Sernin. Elle est composée d'un avant-corps à double porte entourée de doubles colonnes à chapiteaux et surmontée d'une corniche faite de modillons à copeaux et de tuiles tegula et imbrex datant de la restauration de Viollet-le-Duc. Les modillons à copeaux sont un motif développé à la grande mosquée de Cordoue et passé à Toulouse via l'architecture mozarabe. Entre ces modillons sont sculptées des rosaces (motif antique), des billettes et des fleurs à quatre pétales (motifs romans). Les statues se trouvant dans les niches ont été bûchées lors de la Révolution. Seule l'inscription centrale, « SANCTVS SATVRNINVS », est conservée : le personnage central était donc Saturnin de Toulouse, sans doute entouré de ses disciples, Papoul et Honest.
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La porte des Comtes, est située à l'extrémité du transept Sud de la basilique Saint-Sernin. Elle est composée d'un avant-corps à double porte entourée de doubles colonnes à chapiteaux et surmontée d'une corniche faite de modillons à copeaux et de tuiles tegula et imbrex datant de la restauration de Viollet-le-Duc. Les modillons à copeaux sont un motif développé à la grande mosquée de Cordoue et passé à Toulouse via l'architecture mozarabe. Entre ces modillons sont sculptées des rosaces (motif antique), des billettes et des fleurs à quatre pétales (motifs romans). Les statues se trouvant dans les niches ont été bûchées lors de la Révolution. Seule l'inscription centrale, « SANCTVS SATVRNINVS », est conservée : le personnage central était donc Saturnin de Toulouse, sans doute entouré de ses disciples, Papoul et Honest.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Porte de gauche. A droite, chapiteau arrière : Femme nue mordue par deux serpents tenus par deux autres femmes : illustration de la punition qui attend les femmes luxurieuses. Chapiteau avant : Moïse assisté par Aaron et Hour pendant sa prière.
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Porte de gauche. A droite, chapiteau arrière : Femme nue mordue par deux serpents tenus par deux autres femmes : illustration de la punition qui attend les femmes luxurieuses. Chapiteau avant : Moïse assisté par Aaron et Hour pendant sa prière.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapiteau représentant la luxure : homme nu au sexe lacéré par deux démons. Chapiteau arrière : Le châtiment de l'avare, condamné à porter éternellement sa lourde bourse.
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Chapiteau représentant la luxure : homme nu au sexe lacéré par deux démons. Chapiteau arrière : Le châtiment de l'avare, condamné à porter éternellement sa lourde bourse.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>A gauche : Moïse assisté par Aaron et Hour pendant sa prière. Homme attaqué à la tête par deux dragons. A droite : Parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare ; Âme de Lazare enlevée au ciel par deux anges.
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A gauche : Moïse assisté par Aaron et Hour pendant sa prière. Homme attaqué à la tête par deux dragons. A droite : Parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare ; Âme de Lazare enlevée au ciel par deux anges.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>A gauche : Homme attaqué à la tête par deux dragons. A  droite : Âme de Lazare enlevée au ciel par deux anges.
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A gauche : Homme attaqué à la tête par deux dragons. A droite : Âme de Lazare enlevée au ciel par deux anges.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>L'enfeu des comtes de Toulouse. En 1648, les capitouls font restaurer la chapelle qui était auparavant à la place de l'enfeu et la ferment par une grille. L'enfeu tel qu'il existe actuellement date de Viollet-le-Duc. Les quatre sarcophages utilisés aux Xe et XIe siècles pour abriter les restes de plusieurs membres de la famille comtale et qui ont été finalement placés au XIIIe siècle dans l'enfeu des comtes de Toulouse, sont sans doute issus de la nécropole paléochrétienne siyuée à la place du Capitole. Ils sont typiques des « sarcophages d'Aquitaine » : des sarcophages en marbre, richement décorés, dont le principal atelier de production se situait peut-être dans les limites de la nécropole
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
L'enfeu des comtes de Toulouse. En 1648, les capitouls font restaurer la chapelle qui était auparavant à la place de l'enfeu et la ferment par une grille. L'enfeu tel qu'il existe actuellement date de Viollet-le-Duc. Les quatre sarcophages utilisés aux Xe et XIe siècles pour abriter les restes de plusieurs membres de la famille comtale et qui ont été finalement placés au XIIIe siècle dans l'enfeu des comtes de Toulouse, sont sans doute issus de la nécropole paléochrétienne siyuée à la place du Capitole. Ils sont typiques des « sarcophages d'Aquitaine » : des sarcophages en marbre, richement décorés, dont le principal atelier de production se situait peut-être dans les limites de la nécropole
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>En bas, le sarcophage des enfants.
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En bas, le sarcophage des enfants.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Sarcophage paléochrétien, autrefois dit « de Guillaume Taillefer » ou « comte de l'An mil ».
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Sarcophage paléochrétien, autrefois dit « de Guillaume Taillefer » ou « comte de l'An mil ».
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Deux scènes sont sculptées sur une pierre. À gauche, un homme tenant un bâton et conduisant des bœufs,  dessous deux chiens. À droite, un berger et son troupeau de chèvres et son chien.
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Deux scènes sont sculptées sur une pierre. À gauche, un homme tenant un bâton et conduisant des bœufs, dessous deux chiens. À droite, un berger et son troupeau de chèvres et son chien.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Porte Renaissance de l'abbaye, seul vestige de l'ancienne enceinte de la renaissance.
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Porte Renaissance de l'abbaye, seul vestige de l'ancienne enceinte de la renaissance.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Porte Renaissance de l'abbaye.
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Porte Renaissance de l'abbaye.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La porte Miègeville de Saint-Sernin marque une étape importante de l’évolution des portails romans. Elle est en effet le plus ancien portail à linteau et tympan historiés attesté en France (fin du XIe siècle ou premier quart du XIIe siècle). La scène représentée dans le tympan est l’Ascension du Christ. Des reliefs, modillons, chapiteaux et consoles variés enrichissent le décor sculpté. De nombreux éléments de la porte ont été réalisés à partir de sarcophages récupérés dans le cimetière paléochrétien qui précédait la cathédrale.
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La porte Miègeville de Saint-Sernin marque une étape importante de l’évolution des portails romans. Elle est en effet le plus ancien portail à linteau et tympan historiés attesté en France (fin du XIe siècle ou premier quart du XIIe siècle). La scène représentée dans le tympan est l’Ascension du Christ. Des reliefs, modillons, chapiteaux et consoles variés enrichissent le décor sculpté. De nombreux éléments de la porte ont été réalisés à partir de sarcophages récupérés dans le cimetière paléochrétien qui précédait la cathédrale.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Deux personnages placés de chaque côté du tympan ont des dimensions dépassant celle du Christ.La corniche au-dessus du tympan de la porte est composée de huit modillons sculptés. De gauche à droite : Personnage en position d'atlante s'appuyant sur une tête de lion ; Cep de vigne et grappes de raisin ; Fauve posant une patte sur sa tête ; Tête d'un animal avalant les pattes d'un fauve ; Sol émergeant de son voile ; Lune dévoilée ; Tête caprine dont il manque une partie ;a patte.
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Deux personnages placés de chaque côté du tympan ont des dimensions dépassant celle du Christ.La corniche au-dessus du tympan de la porte est composée de huit modillons sculptés. De gauche à droite : Personnage en position d'atlante s'appuyant sur une tête de lion ; Cep de vigne et grappes de raisin ; Fauve posant une patte sur sa tête ; Tête d'un animal avalant les pattes d'un fauve ; Sol émergeant de son voile ; Lune dévoilée ; Tête caprine dont il manque une partie ;a patte.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le personnage de gauche est identifié comme étant saint Jacques, possiblement le Majeur, et au-dessous, un groupe constitué par un homme barbu entouré de deux femmes qui montent des lions (Abraham avec Sarah et Agar ?).
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Le personnage de gauche est identifié comme étant saint Jacques, possiblement le Majeur, et au-dessous, un groupe constitué par un homme barbu entouré de deux femmes qui montent des lions (Abraham avec Sarah et Agar ?).
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Délimité par son arc plein-cintre, le tympan représente l’Ascension du Christ, soutenu par six anges. Le linteau nous montre les douze apôtres, y compris saint Pierre et saint Paul qui sont reconnaissables par leurs caractéristiques physiques et un attribut habituels. Les apôtres ont leurs têtes tournées vers le haut, fixant le Christ comme fascinés par l’évènement miraculeux. Le même espace contient aussi, latéralement, deux personnages ailés et coiffés d’un bonnet phrygien, présentant des manuscrits (anges avec les Écritures?). Les consoles qui soutiennent le linteau sont décorées, à gauche par le roi David avec son instrument de musique, et à droite par deux personnages, coiffés comme ceux du linteau par des bonnets phrygiens
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Délimité par son arc plein-cintre, le tympan représente l’Ascension du Christ, soutenu par six anges. Le linteau nous montre les douze apôtres, y compris saint Pierre et saint Paul qui sont reconnaissables par leurs caractéristiques physiques et un attribut habituels. Les apôtres ont leurs têtes tournées vers le haut, fixant le Christ comme fascinés par l’évènement miraculeux. Le même espace contient aussi, latéralement, deux personnages ailés et coiffés d’un bonnet phrygien, présentant des manuscrits (anges avec les Écritures?). Les consoles qui soutiennent le linteau sont décorées, à gauche par le roi David avec son instrument de musique, et à droite par deux personnages, coiffés comme ceux du linteau par des bonnets phrygiens
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>À droite, saint Pierre, identifié comme tel sur son nimbe. Curieusement, il n’a pas de barbe ni de calvitie comme les représentations habituelles, mais il est imberbe et a l’apparence d’un jeune homme. Au-dessus de sa tête, deux anges présentent le sceau de Dieu et apportent une couronne. Ses pieds s’appuient sur deux lions et se trouvent au-dessus d’un relief montrant Simon le Magicien, identifié comme tel par une inscription gravée à côté de sa tête. Il se fait accompagner par deux diables ailés.
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À droite, saint Pierre, identifié comme tel sur son nimbe. Curieusement, il n’a pas de barbe ni de calvitie comme les représentations habituelles, mais il est imberbe et a l’apparence d’un jeune homme. Au-dessus de sa tête, deux anges présentent le sceau de Dieu et apportent une couronne. Ses pieds s’appuient sur deux lions et se trouvent au-dessus d’un relief montrant Simon le Magicien, identifié comme tel par une inscription gravée à côté de sa tête. Il se fait accompagner par deux diables ailés.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les chapiteaux : Le massacre des Innocents ; L'Annonciation.
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Les chapiteaux : Le massacre des Innocents ; L'Annonciation.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les chapiteaux : Le massacre des Innocents ; L'Annonciation. Console au roi David.
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Les chapiteaux : Le massacre des Innocents ; L'Annonciation. Console au roi David.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le Péché originel. Console aux deux personnages orientaux luttant contre des lions, vêtus d'un bonnet phrygien, d'une tunique laissant l'une de leurs jambes nue et d'une sandale unique[C 3]. Cette scène peut être une représentation de la jeunesse du roi David où il luttait contre des lions pour protéger son troupeau et, de manière métaphorique, luttait contre les forces du mal pour protéger le peuple de Dieu..
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Le Péché originel. Console aux deux personnages orientaux luttant contre des lions, vêtus d'un bonnet phrygien, d'une tunique laissant l'une de leurs jambes nue et d'une sandale unique[C 3]. Cette scène peut être une représentation de la jeunesse du roi David où il luttait contre des lions pour protéger son troupeau et, de manière métaphorique, luttait contre les forces du mal pour protéger le peuple de Dieu..
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les lions.
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Les lions.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La nef est longue de 115 mètres. Elle est composée de cinq vaisseaux qui convergent vers un superbe chœur.  Son vaisseau principal est large de 8 mètres. Elle présente des tribunes sur les collatéraux. La hauteur de la voûte en plein cintre est de 21 mètres. Le plan architectural de l'église en fait l'archétype des grandes églises de pèlerinage, où les pèlerins peuvent circuler pour vénérer les reliques sans déranger la messe se tenant dans la nef. La chaire et les lustres forment un ensemble dessiné par Eugène Viollet-le-Duc et réalisé par Eugène Emmanuel.
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La nef est longue de 115 mètres. Elle est composée de cinq vaisseaux qui convergent vers un superbe chœur. Son vaisseau principal est large de 8 mètres. Elle présente des tribunes sur les collatéraux. La hauteur de la voûte en plein cintre est de 21 mètres. Le plan architectural de l'église en fait l'archétype des grandes églises de pèlerinage, où les pèlerins peuvent circuler pour vénérer les reliques sans déranger la messe se tenant dans la nef. La chaire et les lustres forment un ensemble dessiné par Eugène Viollet-le-Duc et réalisé par Eugène Emmanuel.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La nef est totalement voûtée dans les années 1250. Les écus armoriés peints sur les voûtes des premières travées de la nef sont ceux des papes et des cardinaux avignonnais des années 1330 : les papes Jean XXII et Benoît XII, et les cardinaux Jean-Raimond de Comminges et Pierre Roger.
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La nef est totalement voûtée dans les années 1250. Les écus armoriés peints sur les voûtes des premières travées de la nef sont ceux des papes et des cardinaux avignonnais des années 1330 : les papes Jean XXII et Benoît XII, et les cardinaux Jean-Raimond de Comminges et Pierre Roger.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Ensemble du tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759.
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Ensemble du tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Ensemble du tombeau de saint Saturnin. Une importante campagne de peinture permut de recouvrir le chœur et la première partie de la nef, dévolue aux chanoines, d'un décor de pierres colorées, semblable à celui qu'on trouve à la même époque dans l'église des Jacobins.
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Ensemble du tombeau de saint Saturnin. Une importante campagne de peinture permut de recouvrir le chœur et la première partie de la nef, dévolue aux chanoines, d'un décor de pierres colorées, semblable à celui qu'on trouve à la même époque dans l'église des Jacobins.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les tribunes sur les collatéraux. La voûte couvre la nef et le transept grâce à des contrebutées latérales constituées de voûtes en quart-de-cercle disposées au-dessus des tribunes
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Les tribunes sur les collatéraux. La voûte couvre la nef et le transept grâce à des contrebutées latérales constituées de voûtes en quart-de-cercle disposées au-dessus des tribunes
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les tribunes sur les collatéraux.
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Les tribunes sur les collatéraux.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le grand orgue de la basilique est un orgue symphonique de 54 jeux construit par Aristide Cavaillé-Coll entre 1887 et 1889, à partir d’éléments plus anciens, notamment ceux de l’orgue Daublaine et Callinet (1845) et son buffet. Il est considéré comme l’un des instruments majeurs de la dernière période créatrice de Cavaillé-Coll et comme un témoin exceptionnel de la facture d’orgue symphonique française de la fin du XIXᵉ siècle. Entre 1843 et 1845, le buffet de De Launay est considérablement agrandi, surélevé et redécoré pour recevoir un grand instrument de 16 pieds au grand corps et de 8 pieds au positif. Deux œuvres du sculpteur Antoine-Joseph Salamon, le roi David, à gauche, et sainte Cécile à droite, réalisées en 1845, sont réutilisées pour coiffer les tourelles de l'orgu
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Le grand orgue de la basilique est un orgue symphonique de 54 jeux construit par Aristide Cavaillé-Coll entre 1887 et 1889, à partir d’éléments plus anciens, notamment ceux de l’orgue Daublaine et Callinet (1845) et son buffet. Il est considéré comme l’un des instruments majeurs de la dernière période créatrice de Cavaillé-Coll et comme un témoin exceptionnel de la facture d’orgue symphonique française de la fin du XIXᵉ siècle. Entre 1843 et 1845, le buffet de De Launay est considérablement agrandi, surélevé et redécoré pour recevoir un grand instrument de 16 pieds au grand corps et de 8 pieds au positif. Deux œuvres du sculpteur Antoine-Joseph Salamon, le roi David, à gauche, et sainte Cécile à droite, réalisées en 1845, sont réutilisées pour coiffer les tourelles de l'orgu
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>L’artiste Jean-Michel Othoniel a créé le nouveau vitrail qui orne la rosace de la grande entrée de la basilique. Cette oeuvre contemporaine, pleine d’harmonie et de couleurs, illumine la nef par des jeux de reflets et offre un arrière-plan étonnant aux magnifiques sculptures de l’orgue Cavaillé-Coll.
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L’artiste Jean-Michel Othoniel a créé le nouveau vitrail qui orne la rosace de la grande entrée de la basilique. Cette oeuvre contemporaine, pleine d’harmonie et de couleurs, illumine la nef par des jeux de reflets et offre un arrière-plan étonnant aux magnifiques sculptures de l’orgue Cavaillé-Coll.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La chaire et les lustres forment un ensemble dessiné par Eugène Viollet-le-Duc et réalisé par Eugène Emmanuel, et sont classés au titre des monuments historiques.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
La chaire et les lustres forment un ensemble dessiné par Eugène Viollet-le-Duc et réalisé par Eugène Emmanuel, et sont classés au titre des monuments historiques.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Blason de la basilique sur les bancs de la nef : L'ombrellino pontifical est entouré de la mitre et la crosse, symboles de l'épiscopat car saint Saturnin fut le 1er évêque de Toulouse ; La colombe symbolise l'Esprit Saint, qui est en fait le patron de la basilique ; Le taureau fut l'animal qui servit à traîner saint Saturnin pour son martyr public ; Le donjon et le clocher, à gauche et à droite, symbolisent respectivement le château des comtes de Toulouse et l'abbaye de Saint-Sernin qui contribuèrent à l'édification de la basilique.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Blason de la basilique sur les bancs de la nef : L'ombrellino pontifical est entouré de la mitre et la crosse, symboles de l'épiscopat car saint Saturnin fut le 1er évêque de Toulouse ; La colombe symbolise l'Esprit Saint, qui est en fait le patron de la basilique ; Le taureau fut l'animal qui servit à traîner saint Saturnin pour son martyr public ; Le donjon et le clocher, à gauche et à droite, symbolisent respectivement le château des comtes de Toulouse et l'abbaye de Saint-Sernin qui contribuèrent à l'édification de la basilique.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le Martyr de St Saturnin, Jean-Louis Bézard, années 1840/50. L'histoire de la basilique Saint-Sernin est particulièrement liée à celle du martyre éponyme : Saint-Saturnin ou Sernin en occitan. Au milieu du IIIe siècle, il aurait été à la tête de la première communauté chrétienne de la Tolosa antique. On raconte, qu’en l’an 250, le martyre aurait été attaché de force par des païens à un taureau furieux qui traversa la ville du Capitolium, jusqu'à l'emplacement actuel de la basilique, en passant par la rue du Taur. Deux jeunes filles, les saintes Puelles, auraient enterré le saint sur place. En sa mémoire, et à l’initiative des évêques Silve et Exupère au début du Ve siècle, plusieurs sanctuaires successifs s’élevèrent.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Le Martyr de St Saturnin, Jean-Louis Bézard, années 1840/50. L'histoire de la basilique Saint-Sernin est particulièrement liée à celle du martyre éponyme : Saint-Saturnin ou Sernin en occitan. Au milieu du IIIe siècle, il aurait été à la tête de la première communauté chrétienne de la Tolosa antique. On raconte, qu’en l’an 250, le martyre aurait été attaché de force par des païens à un taureau furieux qui traversa la ville du Capitolium, jusqu'à l'emplacement actuel de la basilique, en passant par la rue du Taur. Deux jeunes filles, les saintes Puelles, auraient enterré le saint sur place. En sa mémoire, et à l’initiative des évêques Silve et Exupère au début du Ve siècle, plusieurs sanctuaires successifs s’élevèrent.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La rue du Taur. C'est le rue emprunté par le taureau trainant saint Saturnin. On y voit le clocher de l'église Notre-Dame du Taur. Il y a un débat sur l'emplacement de la sépulture de Saturnin : cette église ou la basilique Saint-Sernin. Le récit de la Passion de saint Saturnin affirme ensuite qu'une nécropole se serait développée autour du premier sanctuaire.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
La rue du Taur. C'est le rue emprunté par le taureau trainant saint Saturnin. On y voit le clocher de l'église Notre-Dame du Taur. Il y a un débat sur l'emplacement de la sépulture de Saturnin : cette église ou la basilique Saint-Sernin. Le récit de la Passion de saint Saturnin affirme ensuite qu'une nécropole se serait développée autour du premier sanctuaire.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le collatéral nord se caractérise par une série de bustes et reliquaires et se termine par une niche où l'on trouve une statue de saint Roch. Ici, celui dédié à saint Benoît Labre. C'est un pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d'Europe. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est canonisé en 1881, et est liturgiquement commémoré le 16 avril.
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Le collatéral nord se caractérise par une série de bustes et reliquaires et se termine par une niche où l'on trouve une statue de saint Roch. Ici, celui dédié à saint Benoît Labre. C'est un pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d'Europe. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est canonisé en 1881, et est liturgiquement commémoré le 16 avril.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Saint Louis de Toulouse. Louis d'Anjou ou Louis de Toulouse, connu sous le nom de saint Louis d'Anjou ou saint Louis de Toulouse, est né le 9 février 1274 à Brignoles et mort dans cette même ville le 19 août 1297. Il est évêque de Toulouse de 1296 à sa mort. Il est le fils de Charles II, roi de Naples, et de Marie de Hongrie ainsi que le petit-neveu de Louis IX, roi de France.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Saint Louis de Toulouse. Louis d'Anjou ou Louis de Toulouse, connu sous le nom de saint Louis d'Anjou ou saint Louis de Toulouse, est né le 9 février 1274 à Brignoles et mort dans cette même ville le 19 août 1297. Il est évêque de Toulouse de 1296 à sa mort. Il est le fils de Charles II, roi de Naples, et de Marie de Hongrie ainsi que le petit-neveu de Louis IX, roi de France.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Sainte Agathe. Sainte Agathe de Catane ou Agathe de Sicile, née vers 231 et morte en 251, est une sainte chrétienne, vierge et martyre, elle est commémorée le 5 février. Agathe ayant refusé les avances de  Quintien, proconsul de Sicile, ce dernier la fit jeter en prison et  torturer. Parmi les tortures qu'elle endura, le bourreau lui arracha les seins à l'aide de tenailles. L'apôtre Pierre lui apparut en prison et la guérit de ses blessures. D'autres tortures vont lui faire perdre la vie et sa mort fut accompagnée d'un tremblement de terre qui ébranla toute la ville.
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Sainte Agathe. Sainte Agathe de Catane ou Agathe de Sicile, née vers 231 et morte en 251, est une sainte chrétienne, vierge et martyre, elle est commémorée le 5 février. Agathe ayant refusé les avances de Quintien, proconsul de Sicile, ce dernier la fit jeter en prison et torturer. Parmi les tortures qu'elle endura, le bourreau lui arracha les seins à l'aide de tenailles. L'apôtre Pierre lui apparut en prison et la guérit de ses blessures. D'autres tortures vont lui faire perdre la vie et sa mort fut accompagnée d'un tremblement de terre qui ébranla toute la ville.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Saint Vincent de Paul. Il est né le 24 avril 1581 au village de Pouy (Gascogne) près de Dax et mort le 27 septembre 1660 à Paris. C'est un prêtre et une figure du renouveau spirituel, apostolique du catholicisme français du XVIIe siècle. Fondateur de congrégations, il œuvra tout au long de sa vie pour soulager la misère matérielle et morale. Il a été canonisé en 1737 et reconnu comme « patron de toutes les œuvres charitables » en 1885.
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Saint Vincent de Paul. Il est né le 24 avril 1581 au village de Pouy (Gascogne) près de Dax et mort le 27 septembre 1660 à Paris. C'est un prêtre et une figure du renouveau spirituel, apostolique du catholicisme français du XVIIe siècle. Fondateur de congrégations, il œuvra tout au long de sa vie pour soulager la misère matérielle et morale. Il a été canonisé en 1737 et reconnu comme « patron de toutes les œuvres charitables » en 1885.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Transept nord. On remarque un mélange de pierre et de briques. La brique est plus utilisée, car moins coûteuse à acheter et à produire et plus facile à manier que la pierre, elle offre l’orange de sa couleur à la basilique en remplacement du froid blanc de la pierre.
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Transept nord. On remarque un mélange de pierre et de briques. La brique est plus utilisée, car moins coûteuse à acheter et à produire et plus facile à manier que la pierre, elle offre l’orange de sa couleur à la basilique en remplacement du froid blanc de la pierre.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Transept nord.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Transept nord.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Dans la partie nord du transept se trouvent, à l'ouest, plusieurs fresques médiévales datant de 1180. Ces peintures murales furent recouvertes au XVIIe siècle puis au XIXe siècle sous des couches de badigeon blanc. Une représentation du cycle de la Résurrection de Jésus. C'est en 1972 que fut découverte la peinture la plus spectaculaire, dite du « cycle de la Résurrection ». Le décor se développe sur toute la hauteur du mur en cinq registres. En bas, deux boucliers. Second registre : les saintes femmes sont accueillies par un ange qui leur désigne le tombeau vide. Troisième registre : deux prophètes prosternés sont en adoration devant le Christ en majesté tout en haut.
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Dans la partie nord du transept se trouvent, à l'ouest, plusieurs fresques médiévales datant de 1180. Ces peintures murales furent recouvertes au XVIIe siècle puis au XIXe siècle sous des couches de badigeon blanc. Une représentation du cycle de la Résurrection de Jésus. C'est en 1972 que fut découverte la peinture la plus spectaculaire, dite du « cycle de la Résurrection ». Le décor se développe sur toute la hauteur du mur en cinq registres. En bas, deux boucliers. Second registre : les saintes femmes sont accueillies par un ange qui leur désigne le tombeau vide. Troisième registre : deux prophètes prosternés sont en adoration devant le Christ en majesté tout en haut.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Devant le cycle au plafond : le Christ représenté comme l’Agneau de Dieu immolé et victorieux.
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Devant le cycle au plafond : le Christ représenté comme l’Agneau de Dieu immolé et victorieux.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le maître-autel. en marbre (225x130cm) est installé à la croisée du transept. Signé par Bernard Gilduin, il a été consacré en 1096 par le Pape Urbain II. La table est sculptée en cuvette, avec lobes et décor à l’antique. Les 12 demi-sphères représentent les 12 Apôtres, convives du Seigneur. Sur les faces en biseau, on remarquera le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs et 7 paires d’oiseaux face-à-face évoquant l’Arbre aux oiseaux, symbole du Royaume de Dieu. Il a été de nouveau consacré le 17 mai 1953 par Monseigneur Gabriel-Marie Garrone, Archevêque de Toulouse.
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Le maître-autel. en marbre (225x130cm) est installé à la croisée du transept. Signé par Bernard Gilduin, il a été consacré en 1096 par le Pape Urbain II. La table est sculptée en cuvette, avec lobes et décor à l’antique. Les 12 demi-sphères représentent les 12 Apôtres, convives du Seigneur. Sur les faces en biseau, on remarquera le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs et 7 paires d’oiseaux face-à-face évoquant l’Arbre aux oiseaux, symbole du Royaume de Dieu. Il a été de nouveau consacré le 17 mai 1953 par Monseigneur Gabriel-Marie Garrone, Archevêque de Toulouse.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Copie en résine de l'autel original.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Copie en résine de l'autel original.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Copie en résine de l'autel original. Traduction de l’inscription latine de l’autel. Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, les confrères du Saint Martyr Saturnin ont fait établir cet autel sur lequel l’office divin sera célébré pour le salut de leurs âmes et celles de tous les fidèles de Dieu. Amen.
Ô Saturnin, confesseur de Dieu et Martyr insigne, toi qui, pour nom du Christ, es mort, traîné par un taureau, en la ville de Toulouse, puisque tu assumes les actes profanes, porte les prières de ton peuple aux oreilles du Tout puissant, afin que lui soit agréable ce qui est célébré sur cet autel.
Bernard Gilduin m’a fait
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Copie en résine de l'autel original. Traduction de l’inscription latine de l’autel. Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, les confrères du Saint Martyr Saturnin ont fait établir cet autel sur lequel l’office divin sera célébré pour le salut de leurs âmes et celles de tous les fidèles de Dieu. Amen. Ô Saturnin, confesseur de Dieu et Martyr insigne, toi qui, pour nom du Christ, es mort, traîné par un taureau, en la ville de Toulouse, puisque tu assumes les actes profanes, porte les prières de ton peuple aux oreilles du Tout puissant, afin que lui soit agréable ce qui est célébré sur cet autel. Bernard Gilduin m’a fait
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Copie en résine de l'autel original. La table est sculptée en cuvette, avec lobes et décor à l’antique. Les 12 demi-sphères représentent les 12 Apôtres, convives du Seigneur. Sur les faces en biseau, on remarquera le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs
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Copie en résine de l'autel original. La table est sculptée en cuvette, avec lobes et décor à l’antique. Les 12 demi-sphères représentent les 12 Apôtres, convives du Seigneur. Sur les faces en biseau, on remarquera le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Copie en résine de l'autel original.
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Copie en résine de l'autel original.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Copie en résine de l'autel original. Sur cette face en biseau, on voit le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs.
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Copie en résine de l'autel original. Sur cette face en biseau, on voit le Christ en majesté, entourés d'anges adorateurs.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le déambulatoire voûté et étoilé.
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Le déambulatoire voûté et étoilé.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le chœur abrite le tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759[
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Le chœur abrite le tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759[
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le chœur abrite le tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759[
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Le chœur abrite le tombeau de saint Saturnin : un baldaquin de style baroque dans lequel se trouve une statue à la gloire du saint, sa sépulture, ainsi qu'une représentation de son supplice dans un bas-relief de plomb doré. Ce tombeau, auquel participa notamment le sculpteur Marc Arcis a été réalisé entre 1718 et 1759[
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Peinture de l'abside.
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Peinture de l'abside.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Peinture de l'abside.
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Peinture de l'abside.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le transept est suivi d'un chevet à déambulatoire à chapelles rayonnantes. Ces chapelles sont le lieu d'exposition des reliquaires de l'abbaye. Entre les chapelles des armoires à reliquaire sont disposées.
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Le transept est suivi d'un chevet à déambulatoire à chapelles rayonnantes. Ces chapelles sont le lieu d'exposition des reliquaires de l'abbaye. Entre les chapelles des armoires à reliquaire sont disposées.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>A droite, le Christ du comte Raymond IV. C'est un ensemble en bois recouvert de placages de cuivre doré et de diverses pierreries, travail exceptionnel du XIIème siècle.   Vitrail de Noel Lavergne, Assas, Paris, 1887.
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A droite, le Christ du comte Raymond IV. C'est un ensemble en bois recouvert de placages de cuivre doré et de diverses pierreries, travail exceptionnel du XIIème siècle. Vitrail de Noel Lavergne, Assas, Paris, 1887.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Le déambulatoire est un couloir circulaire qui permet au pèlerin de vénérer les reliques. Ce lieu est riche d’armoires-reliquaires du XVIIe siècle dont le décor illustre la vie des saints. Au XVIIe siècle, une partie des reliques est sortie de la crypte et exposée dans de nouvelles châsses. Placées dans des armoires dorées, elles composent le
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Le déambulatoire est un couloir circulaire qui permet au pèlerin de vénérer les reliques. Ce lieu est riche d’armoires-reliquaires du XVIIe siècle dont le décor illustre la vie des saints. Au XVIIe siècle, une partie des reliques est sortie de la crypte et exposée dans de nouvelles châsses. Placées dans des armoires dorées, elles composent le "Tour des Corps Saints" le long du déambulatoire. Chapelle de l'Immaculée Conception. Anciennement chapelle de Sainte-Suzanne dans laquelle sont conservés le chef-reliquaire et la châsse de la sainte.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle de l'Immaculée Conception. 
Anciennement chapelle de Sainte-Suzanne dans laquelle sont conservés le chef-reliquaire et la châsse de la sainte. Saint Grégoirs et saint Augustin.
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Chapelle de l'Immaculée Conception. Anciennement chapelle de Sainte-Suzanne dans laquelle sont conservés le chef-reliquaire et la châsse de la sainte. Saint Grégoirs et saint Augustin.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle de l'Immaculée Conception. 
Anciennement chapelle de Sainte-Suzanne dans laquelle sont conservés le chef-reliquaire et la châsse de la sainte. Saint Hieron et et saint Ambroise
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Chapelle de l'Immaculée Conception. Anciennement chapelle de Sainte-Suzanne dans laquelle sont conservés le chef-reliquaire et la châsse de la sainte. Saint Hieron et et saint Ambroise
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Armoire de la châsse de sainte Victoire et saint Aciscle.
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Armoire de la châsse de sainte Victoire et saint Aciscle.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Sous l'abside se trouve une crypte. Le sol de l'abside est d'ailleurs surélevé par rapport au niveau du déambulatoire où s'ouvrent deux passages permettant d'accéder à la crypte. Ces deux passages étaient utilisés pour la circulation des pèlerins, l'un servant d'entrée et l'autre de sortie.
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Les cryptes. Sous l'abside se trouve une crypte. Le sol de l'abside est d'ailleurs surélevé par rapport au niveau du déambulatoire où s'ouvrent deux passages permettant d'accéder à la crypte. Ces deux passages étaient utilisés pour la circulation des pèlerins, l'un servant d'entrée et l'autre de sortie.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes actuelles, gothiques, sont le résultat des modifications du XIIIe siècle lorsque le tombeau de Saturnin fut placé sur la tribune.
Dans ces cryptes, on observe d’autres reliques ainsi qu’une partie du trésor de Saint-Sernin dans les vitrines. Le déambulatoire est décoré d'éléments liturgiques baroques notamment de bustes reliquaire, ici celui de Aciscle de Cordoue de 1735.
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Les cryptes actuelles, gothiques, sont le résultat des modifications du XIIIe siècle lorsque le tombeau de Saturnin fut placé sur la tribune. Dans ces cryptes, on observe d’autres reliques ainsi qu’une partie du trésor de Saint-Sernin dans les vitrines. Le déambulatoire est décoré d'éléments liturgiques baroques notamment de bustes reliquaire, ici celui de Aciscle de Cordoue de 1735.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. La clé de voûte représente le couronnement de la Vierge.
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Les cryptes. La clé de voûte représente le couronnement de la Vierge.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes.
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Les cryptes.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les cryptes.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Reliquaire de saint Honorat de Toulouse. Le reliquaire est composé de plaques d'argent repoussé sur armature en bois datant de 1517, (65 × 102 cm)[54]. Honorat de Toulouse est un saint de l’Église catholique qui vécut aux IIe et IIIe siècles. Il est présenté comme disciple et successeur du premier évêque de Toulouse, Saturnin de Toulouse (saint Sernin). Il y a dans la crypte un buste reliquaire pour ce personnage.
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Les cryptes. Reliquaire de saint Honorat de Toulouse. Le reliquaire est composé de plaques d'argent repoussé sur armature en bois datant de 1517, (65 × 102 cm)[54]. Honorat de Toulouse est un saint de l’Église catholique qui vécut aux IIe et IIIe siècles. Il est présenté comme disciple et successeur du premier évêque de Toulouse, Saturnin de Toulouse (saint Sernin). Il y a dans la crypte un buste reliquaire pour ce personnage.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Le reliquaire de la Sainte Épine La basilique possède depuis 1251 une épine prélevée sur la Sainte Couronne grâce au don d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis. Elle est conservée dans un reliquaire en bois puis placée au XVIe siècle dans un tube en cristal. Cette ampoule en or et en cristal est conservée depuis 1818 dans un reliquaire de la Sainte Épine en argent (petit temple, encadré par deux anges adolescents portant la lance et l'éponge, réalisé par l'orfèvrerie toulousain Samson en 1765) enfermé lui-même dans un second reliquaire octogonal en cuivre doré, travail de l'atelier d'orfèvre de Placide Poussielgue-Rusand en 1880.
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Les cryptes. Le reliquaire de la Sainte Épine La basilique possède depuis 1251 une épine prélevée sur la Sainte Couronne grâce au don d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis. Elle est conservée dans un reliquaire en bois puis placée au XVIe siècle dans un tube en cristal. Cette ampoule en or et en cristal est conservée depuis 1818 dans un reliquaire de la Sainte Épine en argent (petit temple, encadré par deux anges adolescents portant la lance et l'éponge, réalisé par l'orfèvrerie toulousain Samson en 1765) enfermé lui-même dans un second reliquaire octogonal en cuivre doré, travail de l'atelier d'orfèvre de Placide Poussielgue-Rusand en 1880.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Le reliquaire de la Sainte Épine La basilique possède depuis 1251 une épine prélevée sur la Sainte Couronne grâce au don d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis. Elle est conservée dans un reliquaire en bois puis placée au XVIe siècle dans un tube en cristal. Cette ampoule en or et en cristal est conservée depuis 1818 dans un reliquaire de la Sainte Épine en argent (petit temple, encadré par deux anges adolescents portant la lance et l'éponge, réalisé par l'orfèvrerie toulousain Samson en 1765) enfermé lui-même dans un second reliquaire octogonal en cuivre doré, travail de l'atelier d'orfèvre de Placide Poussielgue-Rusand en 1880.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les cryptes. Le reliquaire de la Sainte Épine La basilique possède depuis 1251 une épine prélevée sur la Sainte Couronne grâce au don d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis. Elle est conservée dans un reliquaire en bois puis placée au XVIe siècle dans un tube en cristal. Cette ampoule en or et en cristal est conservée depuis 1818 dans un reliquaire de la Sainte Épine en argent (petit temple, encadré par deux anges adolescents portant la lance et l'éponge, réalisé par l'orfèvrerie toulousain Samson en 1765) enfermé lui-même dans un second reliquaire octogonal en cuivre doré, travail de l'atelier d'orfèvre de Placide Poussielgue-Rusand en 1880.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Les reliques de saint Jacques le Majeur. La basilique Saint-Sernin conserverait depuis 1354 la tête et le corps de saint Jacques-le-Majeur. Le 15 octobre 1385, le corps de saint Jacques fut transféré dans une luxueuse arche en forme d'église, cadeau du duc de Berry et de Jean de Cardaillac. Il était accompagné d'un buste reliquaire aussi remarquable. C'étaient les plus somptueux reliquaires avec celui de saint Sernin. Ces reliques provenaient de l'église Saint-Jacques qui était située près de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse et qui aurait été bâtie par Charlemagne pour y recevoir les reliques qu'il avait rapportées de Galice lors de son expédition contre les Sarrasins. Toutefois, ces reliques s'y seraient encore trouvées en 1490, selon la transcription en français de 1547 d'un procès-verbal établi par un certain Jean Badet pour vérifier l'authenticité des reliques de l'apôtre Jacques.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les cryptes. Les reliques de saint Jacques le Majeur. La basilique Saint-Sernin conserverait depuis 1354 la tête et le corps de saint Jacques-le-Majeur. Le 15 octobre 1385, le corps de saint Jacques fut transféré dans une luxueuse arche en forme d'église, cadeau du duc de Berry et de Jean de Cardaillac. Il était accompagné d'un buste reliquaire aussi remarquable. C'étaient les plus somptueux reliquaires avec celui de saint Sernin. Ces reliques provenaient de l'église Saint-Jacques qui était située près de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse et qui aurait été bâtie par Charlemagne pour y recevoir les reliques qu'il avait rapportées de Galice lors de son expédition contre les Sarrasins. Toutefois, ces reliques s'y seraient encore trouvées en 1490, selon la transcription en français de 1547 d'un procès-verbal établi par un certain Jean Badet pour vérifier l'authenticité des reliques de l'apôtre Jacques.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les cryptes. Chapelle des saint Simon et Jude.
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Les cryptes. Chapelle des saint Simon et Jude.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Dans ces cryptes, on observe une partie du trésor de Saint-Sernin dans les vitrines.
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Dans ces cryptes, on observe une partie du trésor de Saint-Sernin dans les vitrines.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Ex-voto de la peste 1528. Maquette de l'église de saint Sernin et du donjon de la maison de ville (Actuel donjon du Capitole) ; au dessous les armes de la ville de Toulouse.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Ex-voto de la peste 1528. Maquette de l'église de saint Sernin et du donjon de la maison de ville (Actuel donjon du Capitole) ; au dessous les armes de la ville de Toulouse.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Ex-voto de la peste 1528.
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Ex-voto de la peste 1528.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Ex-voto des pauvres de Toulouse au Sacré Coeur, Juillet 1879.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Ex-voto des pauvres de Toulouse au Sacré Coeur, Juillet 1879.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle du Saint-Esprti. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 1586.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Chapelle du Saint-Esprti. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 1586.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Chapelle Saint-Espri. La chapelle et l'autel sont consacrés au Saint-Esprit, sous l'invocation de saint Exupère, évêque de Toulouse, le corps duquel y repose dans une chasse de vermeil, qui fut donnée par messieurs les Capitouls de la même ville où il fut mis le 13 avril 158
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Face à la chapelle axiale, le bas-relief en marbre du Christ en majesté est contemporain de l’autel roman. Au centre un christ en majesté encadré par un chérubin à gauche, un séraphin à droite. Ils sont l'œuvre de Bernard Gilduin.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Face à la chapelle axiale, le bas-relief en marbre du Christ en majesté est contemporain de l’autel roman. Au centre un christ en majesté encadré par un chérubin à gauche, un séraphin à droite. Ils sont l'œuvre de Bernard Gilduin.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Suspendu, l’ex-voto en bois représentant Toulouse a été offert en 1528 par les Capitouls pour rendre grâce pour l’intercession de saint Saturnin et pour sa protection lors d’une épidémie de peste.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Suspendu, l’ex-voto en bois représentant Toulouse a été offert en 1528 par les Capitouls pour rendre grâce pour l’intercession de saint Saturnin et pour sa protection lors d’une épidémie de peste.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>L'ombrellino pontifical, appelé pavillon ou gonfalon, est une sorte de parasol à demi ouvert, disposé en forme de tente, dont l'armature de bois est recouverte de bandes de soie, alternativement rouge et jaune.  Sa partie supérieure se termine par un globe surmonté d'une croix, en cuivre doré. Primitivement, il était la tente qui abritait le patriarche et la royauté dès l'Ancien Testament. Il constitue, avec le tintinnabule ou sonnette, l'un des emblèmes réservés aux basiliques. L'ombrellino est conservé dans les basiliques, près de l'autel.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
L'ombrellino pontifical, appelé pavillon ou gonfalon, est une sorte de parasol à demi ouvert, disposé en forme de tente, dont l'armature de bois est recouverte de bandes de soie, alternativement rouge et jaune. Sa partie supérieure se termine par un globe surmonté d'une croix, en cuivre doré. Primitivement, il était la tente qui abritait le patriarche et la royauté dès l'Ancien Testament. Il constitue, avec le tintinnabule ou sonnette, l'un des emblèmes réservés aux basiliques. L'ombrellino est conservé dans les basiliques, près de l'autel.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Peinture de l'abside.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Peinture de l'abside.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>En face de la porte des comtes se trouvent, sur un des piliers, les pieds de saint Christophe sculptés.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
En face de la porte des comtes se trouvent, sur un des piliers, les pieds de saint Christophe sculptés.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Croisée du transept vue depuis le sud : un faux appareil de pierres polychromes est encore visible sur les piliers ouest.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Croisée du transept vue depuis le sud : un faux appareil de pierres polychromes est encore visible sur les piliers ouest.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Partie sud du transept. La chapelle des fonts baptismaux.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Partie sud du transept. La chapelle des fonts baptismaux.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Présentation de Jésus au temple.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Présentation de Jésus au temple.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Les fonts baptismaux.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Les fonts baptismaux.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>La Sainte Famille avec Saint Jean Baptiste. (tableau du Corrège)
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
La Sainte Famille avec Saint Jean Baptiste. (tableau du Corrège)
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>Après la Révolution et avec l'abandon des bâtiments de l'abbaye, il est décidé de dégager la basilique et de rendre accessibles son parvis et ses différentes portes. Ce projet sera mis à exécution au début du XIXe siècle. De 1804 à 1808, le cloître de l'ancienne abbaye fut démantelé et quelques chapiteaux furent conservés et exposés au musée des Augustins. Puis, par expropriation et rachats, les bâtiments et édifices sont détruits tout autour de l'église sous l'impulsion de Jacques-Pascal Virebent, architecte en chef de la ville, afin de former une place elliptique.
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Après la Révolution et avec l'abandon des bâtiments de l'abbaye, il est décidé de dégager la basilique et de rendre accessibles son parvis et ses différentes portes. Ce projet sera mis à exécution au début du XIXe siècle. De 1804 à 1808, le cloître de l'ancienne abbaye fut démantelé et quelques chapiteaux furent conservés et exposés au musée des Augustins. Puis, par expropriation et rachats, les bâtiments et édifices sont détruits tout autour de l'église sous l'impulsion de Jacques-Pascal Virebent, architecte en chef de la ville, afin de former une place elliptique.
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<center>Basilique Saint-Sernin de Toulouse</center>
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
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<center>Bâtiment du musée Saint-Raymond.</center>Le musée Saint-Raymond, ancien collège du même nom, primitivement un hôpital géré par l'abbaye, est le seul ancien bâtiment subsistant du complexe abbatial.
Bâtiment du musée Saint-Raymond.
Le musée Saint-Raymond, ancien collège du même nom, primitivement un hôpital géré par l'abbaye, est le seul ancien bâtiment subsistant du complexe abbatial.
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<center>Toulouse</center>Rue du Taur.
Toulouse
Rue du Taur.
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<center>Toulouse</center>Rue Bellegarde.
Toulouse
Rue Bellegarde.
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<center>Toulouse</center>Rue Bellegarde au croisement avec la rue Beraldi.
Toulouse
Rue Bellegarde au croisement avec la rue Beraldi.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. Elle est également, avec la rue de Metz et la rue Théodore-Ozenne, une des principales artères haussmanniennes de la Ville Rose. Sous le mandat du maire Jean Patras de Campaigno, en 1864, différents projets urbanistiques ont été proposés dans le but de restructurer le centre-ville, principalement par la création de nouvelles voies de circulation. Le 24 mars 1864, le projet de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Urbain Maguès, fut le dernier retenu par le Conseil Municipal. Ce dernier se basait sur les idées déjà proposées par les Capitouls en 1776. Il prévoyait la création de deux grandes rues larges de 15 mètres avec des immeubles ne dépassant pas 17,5 mètres de hauteur et 8 mètres pour le prolongement dans les rues adjacentes. Ces deux axes devaient constituer les nouveaux axes de circulation principaux de la ville. La première grande rue, d'abord connue sous la dénomination de rue Transversale, prendra ensuite le nom de rue de Metz. La deuxième rue qui lui est perpendiculaire, la rue Longitudinale, prendra par la suite le nom de rue Alsace-Lorraine le 26 novembre 1872 par décision du Conseil Municipal.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. Elle est également, avec la rue de Metz et la rue Théodore-Ozenne, une des principales artères haussmanniennes de la Ville Rose. Sous le mandat du maire Jean Patras de Campaigno, en 1864, différents projets urbanistiques ont été proposés dans le but de restructurer le centre-ville, principalement par la création de nouvelles voies de circulation. Le 24 mars 1864, le projet de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Urbain Maguès, fut le dernier retenu par le Conseil Municipal. Ce dernier se basait sur les idées déjà proposées par les Capitouls en 1776. Il prévoyait la création de deux grandes rues larges de 15 mètres avec des immeubles ne dépassant pas 17,5 mètres de hauteur et 8 mètres pour le prolongement dans les rues adjacentes. Ces deux axes devaient constituer les nouveaux axes de circulation principaux de la ville. La première grande rue, d'abord connue sous la dénomination de rue Transversale, prendra ensuite le nom de rue de Metz. La deuxième rue qui lui est perpendiculaire, la rue Longitudinale, prendra par la suite le nom de rue Alsace-Lorraine le 26 novembre 1872 par décision du Conseil Municipal.
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<center>Toulouse</center>Ancien magasin
Toulouse
Ancien magasin "Au Capitole". Le groupe des Galeries Lafayettes s'était installé en 1984 dans l'immeuble classé que l'on connaît aussi sous le nom "Au Capitole" des Dames de France. Construit en 1905, le bâtiment faisait parti de la révolution commerciale des années 1900, avec ses premières grandes surfaces de produits chics (vêtements, maroquinerie, bijoux, décorations) accessibles aux classes aisées comme aux classes moyennes et qui ont réveillé la fièvre acheteuse de beaucoup de femmes de l'époque. Ces magasins des Dames de France ont fleurit dans presque toutes les grandes villes de France et ont inspiré le célèbre "Au Bonheur des Dames" d'Emile Zola.
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<center>Toulouse</center>Ancien magasin
Toulouse
Ancien magasin "Au Capitole". Le groupe des Galeries Lafayettes s'était installé en 1984 dans l'immeuble classé que l'on connaît aussi sous le nom "Au Capitole" des Dames de France. Le bâtiment de la rue Alsace Lorraine reflète l'Elégance avec sa façade en briques claires, se rapprochant de la couleur de la pierre, rythmée par trois arches, sa structure métallique fine, ses motifs floraux Art Nouveau et surtout ses 3 niveaux intérieurs desservis par un escalier monumental en bois et éclairés par une coupole centrale. Georges Debrie, architecte parisien et Grand Prix de Rome, est à l'origine du projet.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien magasin Félix Potin, le Gaspy en 1926. L’immeuble a été construit par l’architecte Georges Masquet en 1877 qui, majestueux, ne passe pas inaperçu avec ses balcons à balustres et ses statues allégoriques, surplombé par un dôme en ardoise.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien magasin Félix Potin, le Gaspy en 1926. L’immeuble a été construit par l’architecte Georges Masquet en 1877 qui, majestueux, ne passe pas inaperçu avec ses balcons à balustres et ses statues allégoriques, surplombé par un dôme en ardoise.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. En 1924, Arthur Huc et Maurice Sarraut, co-directeurs de la Dépêche de Toulouse, prennent la décision de la construction d'un nouveau siège pour le journal. L'architecture, de style Art déco, est un manifeste de la modernité au cœur de la rue d'Alsace-Lorraine, venant rompre avec les façades haussmanniennes. Les premiers plans de l'architecte, Léon Jaussely, datent de 1926, mais l'immeuble n'est achevé qu'en 1932. Il comprend au rez-de-chaussée un hall de promotion et de commercialisation du journal, et à l'étage des bureaux et un logement de fonction. La façade, large de trois travées, est symétrique et présente un pignon à redents. Elle est entièrement couverte d'une mosaïque à dominante bleue, due à Alphonse Gentil et François Bourdet. Sur les côtés sont figurés des pilastres cannelés, surmontés de deux oculi dans lesquels prend place le monogramme de la Dépêche, deux D enlacés. Le rez-de-chaussée est ryhtmé par trois grandes ouvertures rectangulaires, séparées par deux colonnes. L'entresol est éclairé par trois larges fenêtres au cadre à pans coupés. Il est couvert de mosaïques figurant des anneaux enlacés.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. En 1924, Arthur Huc et Maurice Sarraut, co-directeurs de la Dépêche de Toulouse, prennent la décision de la construction d'un nouveau siège pour le journal. L'architecture, de style Art déco, est un manifeste de la modernité au cœur de la rue d'Alsace-Lorraine, venant rompre avec les façades haussmanniennes. Les premiers plans de l'architecte, Léon Jaussely, datent de 1926, mais l'immeuble n'est achevé qu'en 1932. Il comprend au rez-de-chaussée un hall de promotion et de commercialisation du journal, et à l'étage des bureaux et un logement de fonction. La façade, large de trois travées, est symétrique et présente un pignon à redents. Elle est entièrement couverte d'une mosaïque à dominante bleue, due à Alphonse Gentil et François Bourdet. Sur les côtés sont figurés des pilastres cannelés, surmontés de deux oculi dans lesquels prend place le monogramme de la Dépêche, deux D enlacés. Le rez-de-chaussée est ryhtmé par trois grandes ouvertures rectangulaires, séparées par deux colonnes. L'entresol est éclairé par trois larges fenêtres au cadre à pans coupés. Il est couvert de mosaïques figurant des anneaux enlacés.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. L'étage, où se trouvaient les bureaux du journal, est percé de grandes fenêtres qui ont des balconnets dotés de garde-corps en fer forgé à motifs géométriques. Elles sont surmontées par toute la hauteur du pignon, couvert de la partie principale de la mosaïque, une figure de femme drapée, le visage entouré de rayons lumineux dans lesquels s'inscrivent les différentes rubriques du journal, et surmontée d'un soleil et de nuages.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. L'étage, où se trouvaient les bureaux du journal, est percé de grandes fenêtres qui ont des balconnets dotés de garde-corps en fer forgé à motifs géométriques. Elles sont surmontées par toute la hauteur du pignon, couvert de la partie principale de la mosaïque, une figure de femme drapée, le visage entouré de rayons lumineux dans lesquels s'inscrivent les différentes rubriques du journal, et surmontée d'un soleil et de nuages.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. Une figure de femme drapée, le visage entouré de rayons lumineux dans lesquels s'inscrivent les différentes rubriques du journal, et surmontée d'un soleil et de nuages. Rubriques, à gauche, de haut en bas : Echos ; Modes ; Politique ; Littérature ; Tourisme ; Imprimerie ; TSF TPSF. A droite : Sports ; Commerce ; Industrie ;Agriculture ; Informations ; Sciences.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. Une figure de femme drapée, le visage entouré de rayons lumineux dans lesquels s'inscrivent les différentes rubriques du journal, et surmontée d'un soleil et de nuages. Rubriques, à gauche, de haut en bas : Echos ; Modes ; Politique ; Littérature ; Tourisme ; Imprimerie ; TSF TPSF. A droite : Sports ; Commerce ; Industrie ;Agriculture ; Informations ; Sciences.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien Grand hôtel Tivollier. Un hôtel de voyageurs est construit entre 1872 et 1873 sur les plans d'Isidore Villamur pour le compte d'Auguste Tivollier. Au carrefour de la rue Baour-Lormian, l'angle coupé concentre l'essentiel de l'ornementation. Le rez-de-chaussée et l'entresol sont réunis par une arcade de boutique en plein cintre. Elle a conservé son chambranle mouluré et une agrafe qui porte un cadre, soutenu de branches de laurier et encadré de deux nymphes tenant un sceptre à pignon et une grappe de raisin. Au 1er étage, la fenêtre a un chambranle mouluré, un garde-corps à balustres en pierre et une agrafe sculptée.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien Grand hôtel Tivollier. Un hôtel de voyageurs est construit entre 1872 et 1873 sur les plans d'Isidore Villamur pour le compte d'Auguste Tivollier. Au carrefour de la rue Baour-Lormian, l'angle coupé concentre l'essentiel de l'ornementation. Le rez-de-chaussée et l'entresol sont réunis par une arcade de boutique en plein cintre. Elle a conservé son chambranle mouluré et une agrafe qui porte un cadre, soutenu de branches de laurier et encadré de deux nymphes tenant un sceptre à pignon et une grappe de raisin. Au 1er étage, la fenêtre a un chambranle mouluré, un garde-corps à balustres en pierre et une agrafe sculptée.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien siège de BNP Paribas. L'immeuble est construit en 1895 pour abriter le siège régional du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP), fusionné en 1966 avec la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI) pour donner naissance à la Banque nationale de Paris (BNP), devenue BNP Paribas en 2000, et qu'elle quitte finalement en 2020. Le bâtiment s'élève sur un site privilégié, à l'angle de la rue Rivals (actuel no 11). Il est remarquable pour son architecture éclectique et son décor exubérant, particulièrement la rotonde qui fait l'angle. Le 1er étage est mis en valeur par un balcon, soutenu par de larges consoles feuillagées et orné d'un garde-corps en fonte à motifs géométriques. Les fenêtres sont séparées par des pilastres à chapiteaux ioniques d'où retombent des guirlandes, portant un entablement orné de plaques de marbre sous une corniche à modillons. La rotonde est couronnée d'un garde-corps à balustres en pierre et surmontée d'un dôme couvert d'ardoises, en partie caché par une horloge à 24 chiffres, inscrite dans une lucarne. La date d'achèvement des travaux se lit dans un cartouche, encadré par de petits pilastres qui soutiennent un fronton brisé, dont les volutes encadrent une tête de femme.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. Ancien siège de BNP Paribas. L'immeuble est construit en 1895 pour abriter le siège régional du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP), fusionné en 1966 avec la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI) pour donner naissance à la Banque nationale de Paris (BNP), devenue BNP Paribas en 2000, et qu'elle quitte finalement en 2020. Le bâtiment s'élève sur un site privilégié, à l'angle de la rue Rivals (actuel no 11). Il est remarquable pour son architecture éclectique et son décor exubérant, particulièrement la rotonde qui fait l'angle. Le 1er étage est mis en valeur par un balcon, soutenu par de larges consoles feuillagées et orné d'un garde-corps en fonte à motifs géométriques. Les fenêtres sont séparées par des pilastres à chapiteaux ioniques d'où retombent des guirlandes, portant un entablement orné de plaques de marbre sous une corniche à modillons. La rotonde est couronnée d'un garde-corps à balustres en pierre et surmontée d'un dôme couvert d'ardoises, en partie caché par une horloge à 24 chiffres, inscrite dans une lucarne. La date d'achèvement des travaux se lit dans un cartouche, encadré par de petits pilastres qui soutiennent un fronton brisé, dont les volutes encadrent une tête de femme.
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<center>Toulouse</center>Rue d'Alsace-Lorraine.  La rotonde est couronnée d'un garde-corps à balustres en pierre et surmontée d'un dôme couvert d'ardoises, en partie caché par une horloge à 24 chiffres, inscrite dans une lucarne. La date d'achèvement des travaux se lit dans un cartouche, encadré par de petits pilastres qui soutiennent un fronton brisé, dont les volutes encadrent une tête de femme. Sur le cercle de taule émaillé, figure une inscription “H. Laumaillé”, du nom de l’entreprise qui a rénové l’horloge en 1985. Vincent Laumaillé a remplacé son père à la tête de l’horlogerie.
Toulouse
Rue d'Alsace-Lorraine. La rotonde est couronnée d'un garde-corps à balustres en pierre et surmontée d'un dôme couvert d'ardoises, en partie caché par une horloge à 24 chiffres, inscrite dans une lucarne. La date d'achèvement des travaux se lit dans un cartouche, encadré par de petits pilastres qui soutiennent un fronton brisé, dont les volutes encadrent une tête de femme. Sur le cercle de taule émaillé, figure une inscription “H. Laumaillé”, du nom de l’entreprise qui a rénové l’horloge en 1985. Vincent Laumaillé a remplacé son père à la tête de l’horlogerie.
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<center>Toulouse</center>16 rue Rivals.
Toulouse
16 rue Rivals.
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<center>Toulouse</center>Le marché-parking Victor Hugo.  En 1827, lors de la démolition des remparts qui entourent le cœur de la ville depuis le Moyen Âge, il est décidé de créer un marché au bois dans une place publique au nord de la ville qui commence à s'urbaniser. La place est achevée en 1832. Elle reçoit le nom de Victor Hugo en 1885, à l'occasion d'un couronnement du poète par les Jeux Floraux. Au même moment débute la réflexion sur l'installation d'un marché couvert. Cette réflexion traverse tout le XIXe siècle et atteint une première phase de réalisation en 1860. L'architecte de ville, Joseph Galinier dresse les plans du marché en 1888-1889. Le marché Victor-Hugo est inauguré le 20 mars 1892. Cest un grand édifice rectangulaire, il se compose d'une nef centrale, il repose sur des piliers en fonte et il est recouvert d'une charpente métallique.
Toulouse
Le marché-parking Victor Hugo. En 1827, lors de la démolition des remparts qui entourent le cœur de la ville depuis le Moyen Âge, il est décidé de créer un marché au bois dans une place publique au nord de la ville qui commence à s'urbaniser. La place est achevée en 1832. Elle reçoit le nom de Victor Hugo en 1885, à l'occasion d'un couronnement du poète par les Jeux Floraux. Au même moment débute la réflexion sur l'installation d'un marché couvert. Cette réflexion traverse tout le XIXe siècle et atteint une première phase de réalisation en 1860. L'architecte de ville, Joseph Galinier dresse les plans du marché en 1888-1889. Le marché Victor-Hugo est inauguré le 20 mars 1892. Cest un grand édifice rectangulaire, il se compose d'une nef centrale, il repose sur des piliers en fonte et il est recouvert d'une charpente métallique.
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<center>Toulouse</center>Le marché-parking Victor Hugo.  Au milieu du XXe siècle, la municipalité toulousaine veut moderniser la ville et l'adapter à la voiture. La vieille halle métallique est détruite et remplacée par le marché-parking actuel, inauguré le 17 octobre 1959. C'est alors le premier marché-parking de la ville. L'architecture, caractéristique du mouvement moderne influencée par le brutalisme, est due aux architectes Joachim et Pierre Génard, assistés de Pierre Lafitte. Il est construit en béton.
Toulouse
Le marché-parking Victor Hugo. Au milieu du XXe siècle, la municipalité toulousaine veut moderniser la ville et l'adapter à la voiture. La vieille halle métallique est détruite et remplacée par le marché-parking actuel, inauguré le 17 octobre 1959. C'est alors le premier marché-parking de la ville. L'architecture, caractéristique du mouvement moderne influencée par le brutalisme, est due aux architectes Joachim et Pierre Génard, assistés de Pierre Lafitte. Il est construit en béton.
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<center>Toulouse</center>Les vélos à Toulouse.
Toulouse
Les vélos à Toulouse.
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<center>Toulouse</center>Rue du Rempart-Villeneuve. Ce nom rappelle le tracé ancien des « escoussières » (escorsièras, « chemin de ronde » en occitan), c'est-à-dire les chemins qui longeaient, du côté de la ville, le rempart de Toulouse, et servaient de chemin de ronde. L'immeuble est construit en 1940 dans le goût Art Déco, et particulièrement dans le style « paquebot », sur les plans de l'architecte Michel Munvez. Il s'élève à l'angle de la rue Caussette (actuel no 2), l'angle aigu de la rue étant mis en valeur par l'arrondi du bâtiment. Au 1er étage, le mur sans ouverture est formé de cinq arrondis. Aux niveaux supérieurs, l'angle est adouci par les balcons arrondis, dotés de garde-corps qui évoquent la rambarde d'un paquebot.
Toulouse
Rue du Rempart-Villeneuve. Ce nom rappelle le tracé ancien des « escoussières » (escorsièras, « chemin de ronde » en occitan), c'est-à-dire les chemins qui longeaient, du côté de la ville, le rempart de Toulouse, et servaient de chemin de ronde. L'immeuble est construit en 1940 dans le goût Art Déco, et particulièrement dans le style « paquebot », sur les plans de l'architecte Michel Munvez. Il s'élève à l'angle de la rue Caussette (actuel no 2), l'angle aigu de la rue étant mis en valeur par l'arrondi du bâtiment. Au 1er étage, le mur sans ouverture est formé de cinq arrondis. Aux niveaux supérieurs, l'angle est adouci par les balcons arrondis, dotés de garde-corps qui évoquent la rambarde d'un paquebot.
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<center>Toulouse</center>La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. La place dessinée par Jacques-Pascal Virebent présente une architecture ordonnancée. Elle fait l'objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 août 1974. Tous les immeubles la bordant sont également inscrits. En 1783, Jacques-Pascal Virebent, tout juste nommé architecte de la ville,  dessine un projet de double place « intérieure » et « extérieure » (comme celle que Saget venait de réaliser à Saint-Cyprien) avec une porte monumentale au milieu. Mais rien n'est fait jusqu'en 1788. Les travaux s'interrompent au début de la Révolution et ne reprendront, sur l'insistance de Virebent, qu'en 1806 : près de 300 m de murailles sont détruits pour bâtir le côté « intérieur » (vers la ville) de la place et les immeubles qui la bordent. Le côté extérieur est bâti entre 1817 et 1834.
Toulouse
La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. La place dessinée par Jacques-Pascal Virebent présente une architecture ordonnancée. Elle fait l'objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 août 1974. Tous les immeubles la bordant sont également inscrits. En 1783, Jacques-Pascal Virebent, tout juste nommé architecte de la ville, dessine un projet de double place « intérieure » et « extérieure » (comme celle que Saget venait de réaliser à Saint-Cyprien) avec une porte monumentale au milieu. Mais rien n'est fait jusqu'en 1788. Les travaux s'interrompent au début de la Révolution et ne reprendront, sur l'insistance de Virebent, qu'en 1806 : près de 300 m de murailles sont détruits pour bâtir le côté « intérieur » (vers la ville) de la place et les immeubles qui la bordent. Le côté extérieur est bâti entre 1817 et 1834.
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<center>Toulouse</center>La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. Le monument à Goudouli est inauguré en 1908. Il était initialement prévu ailleurs. Il est dû aux sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié et à l'architecte Paul Pujol.
Toulouse
La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. Le monument à Goudouli est inauguré en 1908. Il était initialement prévu ailleurs. Il est dû aux sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié et à l'architecte Paul Pujol.
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<center>Toulouse</center>La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. Le Monument à Goudouli est érigé en l'honneur du poète toulousain Pèire Godolin (1580-1649), auteur du Ramelet Moundi. Le projet, initié en 1884 par la municipalité, est confié, dix ans plus tard, aux sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié, et à l'architecte Paul Pujol. Il est inauguré le 23 mai 1908. Le groupe sculpté, en marbre clair, prend place au centre du bassin circulaire d'une fontaine qui compte des jets verticaux. Il est placé sur un piédestal qui a permis de le surélever. Il figure le poète se reposant près de l'eau : Pèire Godolin, l'air souriant, en habit du XVIIe siècle, est assis sur un tertre rocheux où il a déposé son chapeau, tenant un livre et quelques feuillets dans la main gauche. Une femme nue, allongée à ses pieds et appuyée sur une urne qui déverse de l'eau, figure la Garonne
Toulouse
La place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson. Le Monument à Goudouli est érigé en l'honneur du poète toulousain Pèire Godolin (1580-1649), auteur du Ramelet Moundi. Le projet, initié en 1884 par la municipalité, est confié, dix ans plus tard, aux sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié, et à l'architecte Paul Pujol. Il est inauguré le 23 mai 1908. Le groupe sculpté, en marbre clair, prend place au centre du bassin circulaire d'une fontaine qui compte des jets verticaux. Il est placé sur un piédestal qui a permis de le surélever. Il figure le poète se reposant près de l'eau : Pèire Godolin, l'air souriant, en habit du XVIIe siècle, est assis sur un tertre rocheux où il a déposé son chapeau, tenant un livre et quelques feuillets dans la main gauche. Une femme nue, allongée à ses pieds et appuyée sur une urne qui déverse de l'eau, figure la Garonne
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<center>Toulouse</center>James Colomina, sculpteur toulousain, crée des sculptures emblématiques rouge qui dénoncent les injustices et interpellent dans l’espace public à travers le monde. Le pêcheur d'anneaux. L’anneau olympique subtilisé par « Le pêcheur aux anneaux » rend hommage aux athlètes sans drapeaux et interroge sur l’exploitation commerciale des JO. Cette statue a été posé par James Colomina sur le toit d'un immeuble situé rue Saint-Jérôme, entre le quartier Saint-Georges et Capitole.
Toulouse
James Colomina, sculpteur toulousain, crée des sculptures emblématiques rouge qui dénoncent les injustices et interpellent dans l’espace public à travers le monde. Le pêcheur d'anneaux. L’anneau olympique subtilisé par « Le pêcheur aux anneaux » rend hommage aux athlètes sans drapeaux et interroge sur l’exploitation commerciale des JO. Cette statue a été posé par James Colomina sur le toit d'un immeuble situé rue Saint-Jérôme, entre le quartier Saint-Georges et Capitole.
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<center>Toulouse</center>James Colomina, sculpteur toulousain, crée des sculptures emblématiques rouge qui dénoncent les injustices et interpellent dans l’espace public à travers le monde. Le pêcheur d'anneaux. L’anneau olympique subtilisé par « Le pêcheur aux anneaux » rend hommage aux athlètes sans drapeaux et interroge sur l’exploitation commerciale des JO. Cette statue a été posé par James Colomina sur le toit d'un immeuble situé rue Saint-Jérôme, entre le quartier Saint-Georges et Capitole.
Toulouse
James Colomina, sculpteur toulousain, crée des sculptures emblématiques rouge qui dénoncent les injustices et interpellent dans l’espace public à travers le monde. Le pêcheur d'anneaux. L’anneau olympique subtilisé par « Le pêcheur aux anneaux » rend hommage aux athlètes sans drapeaux et interroge sur l’exploitation commerciale des JO. Cette statue a été posé par James Colomina sur le toit d'un immeuble situé rue Saint-Jérôme, entre le quartier Saint-Georges et Capitole.
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<center>Toulouse</center>L'enfant à la fleur. Avec sa fleur qui pousse à la pointe de son fusil, « L’enfant à la fleur » nous rappelle que les enfants sont les premières victimes des guerres.  L'artiste l'a habilement disposé sur un socle de statue vide, démarche que l'artiste a réitéré avec plusieurs œuvres. Elle est visible rue Montardy, au-dessus du cinéma American Cosmograph.
Toulouse
L'enfant à la fleur. Avec sa fleur qui pousse à la pointe de son fusil, « L’enfant à la fleur » nous rappelle que les enfants sont les premières victimes des guerres. L'artiste l'a habilement disposé sur un socle de statue vide, démarche que l'artiste a réitéré avec plusieurs œuvres. Elle est visible rue Montardy, au-dessus du cinéma American Cosmograph.
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<center>Toulouse</center>L'enfant à la fleur. Avec sa fleur qui pousse à la pointe de son fusil, « L’enfant à la fleur » nous rappelle que les enfants sont les premières victimes des guerres.  L'artiste l'a habilement disposé sur un socle de statue vide, démarche que l'artiste a réitéré avec plusieurs œuvres. Elle est visible rue Montardy, au-dessus du cinéma American Cosmograph.
Toulouse
L'enfant à la fleur. Avec sa fleur qui pousse à la pointe de son fusil, « L’enfant à la fleur » nous rappelle que les enfants sont les premières victimes des guerres. L'artiste l'a habilement disposé sur un socle de statue vide, démarche que l'artiste a réitéré avec plusieurs œuvres. Elle est visible rue Montardy, au-dessus du cinéma American Cosmograph.
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<center>Place du Capitole.</center>Fruit de l'urbanisme classique et de la volonté de doter la ville d'une vaste place, les premiers projets de « place royale » voient le jour à la fin du XVIIe siècle. Le dégagement progressif de la place ne commence cependant qu'au début du XVIIIe siècle. Il s'agit également pour les consuls de la ville, les capitouls, de magnifier leur pouvoir par la mise en valeur de leur « Maison commune », le Capitole, dont la façade monumentale, qui fait intervenir les meilleurs artistes toulousains de l'époque, est élevée au même moment.
Place du Capitole.
Fruit de l'urbanisme classique et de la volonté de doter la ville d'une vaste place, les premiers projets de « place royale » voient le jour à la fin du XVIIe siècle. Le dégagement progressif de la place ne commence cependant qu'au début du XVIIIe siècle. Il s'agit également pour les consuls de la ville, les capitouls, de magnifier leur pouvoir par la mise en valeur de leur « Maison commune », le Capitole, dont la façade monumentale, qui fait intervenir les meilleurs artistes toulousains de l'époque, est élevée au même moment.
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<center>Place du Capitole.</center>C'est dans la première moitié du XIXe siècle que la place prend enfin son aspect actuel : les côtés sud, nord et ouest sont successivement construits dans le style néo-classique entre 1809 et 1852 sur les plans de l'architecte de la ville, Jacques-Pascal Virebent. Elle forme un rectangle régulier, de 126 mètres de long, du nord au sud, sur 92 mètres de large, d'est en ouest, pour une superficie d'environ 12 000 m².
Place du Capitole.
C'est dans la première moitié du XIXe siècle que la place prend enfin son aspect actuel : les côtés sud, nord et ouest sont successivement construits dans le style néo-classique entre 1809 et 1852 sur les plans de l'architecte de la ville, Jacques-Pascal Virebent. Elle forme un rectangle régulier, de 126 mètres de long, du nord au sud, sur 92 mètres de large, d'est en ouest, pour une superficie d'environ 12 000 m².
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<center>Place du Capitole.</center>La place, pavée de granit rose, est ornée en 1995 d'une grande croix de Toulouse par l'artiste Raymond Moretti. Il complète deux ans plus tard la série des tableaux qui décorent les arcades. La Croix de Toulouse se présente comme un grand bas-relief en bronze, d'une largeur de 18 mètres et d'un poids de 20 tonnes environ. Elle est constituée de plusieurs pièces de bronze, dont la finition, lisse ou au contraire plus brute, donne du relief à l'ensemble. Les douze signes du zodiaque prennent place dans les pommettes.
Place du Capitole.
La place, pavée de granit rose, est ornée en 1995 d'une grande croix de Toulouse par l'artiste Raymond Moretti. Il complète deux ans plus tard la série des tableaux qui décorent les arcades. La Croix de Toulouse se présente comme un grand bas-relief en bronze, d'une largeur de 18 mètres et d'un poids de 20 tonnes environ. Elle est constituée de plusieurs pièces de bronze, dont la finition, lisse ou au contraire plus brute, donne du relief à l'ensemble. Les douze signes du zodiaque prennent place dans les pommettes.
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<center>Place du Capitole.</center>Ce vaste ensemble à l'architecture ordonnancée est bordé à l'est par la façade monumentale du Capitole, dans lequel se trouve la mairie de la ville et le Théâtre du Capitole. La façade principale, de style néo-classique, est animée par la polychromie de la brique et de la pierre. Au rez-de-chaussée l'alternance de bossages continus en brique et en pierre souligne les lignes horizontales de la façade. Les travées sont rythmées par de hautes arcades en plein cintre, percées de fenêtres et ornées de mascarons à la clé. Aux étages, la façade en brique est rythmée par les pilastres colossaux en pierre qui séparent les travées. Les fenêtres ont un cadre en pierre et une agrafe à motif de console. Celles du 1er étage ont de plus des garde-corps en fer forgé qui portent les blasons des capitouls. L'élévation est couronnée par une balustrade et des groupes sculptés en pierre.
Place du Capitole.
Ce vaste ensemble à l'architecture ordonnancée est bordé à l'est par la façade monumentale du Capitole, dans lequel se trouve la mairie de la ville et le Théâtre du Capitole. La façade principale, de style néo-classique, est animée par la polychromie de la brique et de la pierre. Au rez-de-chaussée l'alternance de bossages continus en brique et en pierre souligne les lignes horizontales de la façade. Les travées sont rythmées par de hautes arcades en plein cintre, percées de fenêtres et ornées de mascarons à la clé. Aux étages, la façade en brique est rythmée par les pilastres colossaux en pierre qui séparent les travées. Les fenêtres ont un cadre en pierre et une agrafe à motif de console. Celles du 1er étage ont de plus des garde-corps en fer forgé qui portent les blasons des capitouls. L'élévation est couronnée par une balustrade et des groupes sculptés en pierre.
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<center>Le Capitole.</center>Le projet d'édification d'une façade monumentale sur la place du Capitole émerge en même temps que celui d'aménagement de la place-même. Les capitouls confient la direction des travaux à l'architecte Guillaume Cammas. Le chantier, qui s'étale entre 1750 et 1760, fait appel aux plus grands artistes toulousains de l'époque, comme Bernard Ortet qui réalise les ferronneries des balcons ou le sculpteur Marc Arcis chargé de la décoration. Après la Révolution française, le Capitole continue à abriter les autorités municipales. Le théâtre du Capitole est aménagé dans l'aile sud en 1818 par l'architecte de la ville, Jacques-Pascal Virebent. Les travaux reprennent dans les années 1880 : le théâtre est reconstruit en 1880 par Dieulafoy, la nouvelle salle des Illustres est confiée aux architectes Paul Pujol et Pierre Esquié.
Le Capitole.
Le projet d'édification d'une façade monumentale sur la place du Capitole émerge en même temps que celui d'aménagement de la place-même. Les capitouls confient la direction des travaux à l'architecte Guillaume Cammas. Le chantier, qui s'étale entre 1750 et 1760, fait appel aux plus grands artistes toulousains de l'époque, comme Bernard Ortet qui réalise les ferronneries des balcons ou le sculpteur Marc Arcis chargé de la décoration. Après la Révolution française, le Capitole continue à abriter les autorités municipales. Le théâtre du Capitole est aménagé dans l'aile sud en 1818 par l'architecte de la ville, Jacques-Pascal Virebent. Les travaux reprennent dans les années 1880 : le théâtre est reconstruit en 1880 par Dieulafoy, la nouvelle salle des Illustres est confiée aux architectes Paul Pujol et Pierre Esquié.
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<center>Le Capitole.</center>Les fenêtres ont un cadre en pierre et une agrafe à motif de console. Celles du 1er étage ont de plus des garde-corps en fer forgé qui portent les blasons des capitoulz. Les balcons avec les blasons capitulaires ont été réalisés par Bernard Ortet, ferronnier toulousain qui a vécu au XVIIIe siècle.
Le Capitole.
Les fenêtres ont un cadre en pierre et une agrafe à motif de console. Celles du 1er étage ont de plus des garde-corps en fer forgé qui portent les blasons des capitoulz. Les balcons avec les blasons capitulaires ont été réalisés par Bernard Ortet, ferronnier toulousain qui a vécu au XVIIIe siècle.
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<center>Le Capitole.</center>Au centre, l'avant-corps, large de trois travées, est ouvert par une grande porte cochère dont l'agrafe porte les armoiries sculptées de la ville, surmontées d'une corniche curviligne. Aux étages, les huit colonnes symbolisent les huit capitoulats de la ville. D'ordre colossal, embrassant les deux étages, en marbre rose, elles ont des chapiteaux ioniques qui soutiennent un entablement gravé de l'inscription « CAPITOLIUM », surmonté d'un fronton rectangulaire où prennent place les armoiries de la République française[
Le Capitole.
Au centre, l'avant-corps, large de trois travées, est ouvert par une grande porte cochère dont l'agrafe porte les armoiries sculptées de la ville, surmontées d'une corniche curviligne. Aux étages, les huit colonnes symbolisent les huit capitoulats de la ville. D'ordre colossal, embrassant les deux étages, en marbre rose, elles ont des chapiteaux ioniques qui soutiennent un entablement gravé de l'inscription « CAPITOLIUM », surmonté d'un fronton rectangulaire où prennent place les armoiries de la République française[
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<center>Le Capitole.</center>Aile centrale. Au centre, sur les angles latéraux, la Force et la Justice encadrent fièrement « deux anges couchés sur les rampants qui tiennent les armes de France ».
Le Capitole.
Aile centrale. Au centre, sur les angles latéraux, la Force et la Justice encadrent fièrement « deux anges couchés sur les rampants qui tiennent les armes de France ».
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<center>Le Capitole.</center>Aile nord. Sur l’aile gauche, on devine les statues de Clémence Isaure et de Pallas Athéna (qui était associée à Minerve chez les Romains), encadrant les attributs des arts et des sciences. Muse et mécène toulousaine, c’est à Clémence Isaure, jeune femme noble amoureuse des arts et de la poésie, que l’on doit la restauration des Jeux Floraux
Le Capitole.
Aile nord. Sur l’aile gauche, on devine les statues de Clémence Isaure et de Pallas Athéna (qui était associée à Minerve chez les Romains), encadrant les attributs des arts et des sciences. Muse et mécène toulousaine, c’est à Clémence Isaure, jeune femme noble amoureuse des arts et de la poésie, que l’on doit la restauration des Jeux Floraux
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<center>Le Capitole.</center>Aile sud. Sur le fronton de droite, la Tragédie et la Comédie encadrent les attributs de la musique. Il était donc logique que le Théâtre du Capitole, fort de ses plus de 1100 places et inauguré en octobre 1818 à l’emplacement du théâtre érigé par les Capitouls en 1736, prenne place dans cette partie artistique du Capitole.
Le Capitole.
Aile sud. Sur le fronton de droite, la Tragédie et la Comédie encadrent les attributs de la musique. Il était donc logique que le Théâtre du Capitole, fort de ses plus de 1100 places et inauguré en octobre 1818 à l’emplacement du théâtre érigé par les Capitouls en 1736, prenne place dans cette partie artistique du Capitole.
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<center>Le Capitole.</center>Le nom du roi Henri IV  a été donné dans les premières années du 17e siècle par les capitouls à la cour d’honneur du Capitole. La cour, aménagée entre 1601 et 1611, est bordée par deux élégantes galeries à arcades alternant les assises de brique et de pierre. Celle située au nord porte les armes du souverain et côté sud, ce sont les armoiries du Dauphin, le futur Louis XIII, qui ornent le centre de la façade.
Le Capitole.
Le nom du roi Henri IV a été donné dans les premières années du 17e siècle par les capitouls à la cour d’honneur du Capitole. La cour, aménagée entre 1601 et 1611, est bordée par deux élégantes galeries à arcades alternant les assises de brique et de pierre. Celle située au nord porte les armes du souverain et côté sud, ce sont les armoiries du Dauphin, le futur Louis XIII, qui ornent le centre de la façade.
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<center>Le Capitole.</center>Deux portails monumentaux permettent l’accès à la cour. Celle située au nord porte les armes du souverain. La cour intérieure, appelée Cour Henri IV, conserve une des rares statues du roi réalisée de son vivant. C'est l’œuvre de Thomas Heurtematte et date de 1607. Vêtu de son armure de combat, portant originellement l’écharpe blanche des protestants et la croix du Saint-Esprit des catholiques, dans un esprit de réconciliation, son attitude reprend celle des portraits officiels du souverain vainqueur et pacificateur.
Le Capitole.
Deux portails monumentaux permettent l’accès à la cour. Celle située au nord porte les armes du souverain. La cour intérieure, appelée Cour Henri IV, conserve une des rares statues du roi réalisée de son vivant. C'est l’œuvre de Thomas Heurtematte et date de 1607. Vêtu de son armure de combat, portant originellement l’écharpe blanche des protestants et la croix du Saint-Esprit des catholiques, dans un esprit de réconciliation, son attitude reprend celle des portraits officiels du souverain vainqueur et pacificateur.
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<center>Le Capitole.</center>La porte d'entrée sud porte les armoiries du Dauphin, le futur Louis XIII.
Le Capitole.
La porte d'entrée sud porte les armoiries du Dauphin, le futur Louis XIII.
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<center>Le Capitole.</center>Sur la dédicace capitulaire : Par ton pouvoir, l'éclat du Capitole se transmettra à tous ses membres. Année 1601 finissant 1602.99
Les Capitouls font ici référence à Henri IV à qui ils ont dédié l’aménagement de la cour. Arrêtés par le Parlement car trop onéreux, les travaux reprennent par mandement royal du 5 août 1606. Le roi autorise également les magistrats de la Ville à nommer les nouvelles constructions « galeries du Roi Henri quatrième, roi de France et de Navarre » et à y placer son effigie.
Pour marquer leur reconnaissance, les Capitouls commandent alors un buste en marbre blanc d’Henri IV pour être exposé dans la maison commune ainsi que la statue en marbre polychrome installée dans la cour.
Le Capitole.
Sur la dédicace capitulaire : Par ton pouvoir, l'éclat du Capitole se transmettra à tous ses membres. Année 1601 finissant 1602.99 Les Capitouls font ici référence à Henri IV à qui ils ont dédié l’aménagement de la cour. Arrêtés par le Parlement car trop onéreux, les travaux reprennent par mandement royal du 5 août 1606. Le roi autorise également les magistrats de la Ville à nommer les nouvelles constructions « galeries du Roi Henri quatrième, roi de France et de Navarre » et à y placer son effigie. Pour marquer leur reconnaissance, les Capitouls commandent alors un buste en marbre blanc d’Henri IV pour être exposé dans la maison commune ainsi que la statue en marbre polychrome installée dans la cour.
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<center>Le Capitole.</center>Aile Est. De part et d’autre ont été également apposées des plaques de marbre noir sur lesquelles les Capitouls ont fait graver, en lettres d’or, des textes en latin en l’honneur d’Henri IV et de son fils. En haut, les armes d'Henri IV. Sur la dédicace du haut : La supériorité de la paix sur la guerre, de la toge sur le sayon et les armes apparaît en ce noble ouvrage d'une paix bienfaisante.
Calendes de Septembre Année 1604.
En mentionnant le sayon, étoffe rectangulaire fermée par une agrafe, portée sur l’armure dans l’Antiquité, les Capitouls opposent l’habit militaire à la toge portée par les magistrats romains. Cette dédicace évoque la sérénité et la prospérité revenues dans le royaume depuis 1598, grâce à l’Édit de Nantes et à la fin de la Guerre d’Espagne amenant la paix religieuse.
Comme dans tout le royaume, Toulouse a connu des événements dramatiques opposant les catholiques aux protestants, menant notamment à l’expulsion des huguenots de Toulouse le 17 mai 1562.
Le Capitole.
Aile Est. De part et d’autre ont été également apposées des plaques de marbre noir sur lesquelles les Capitouls ont fait graver, en lettres d’or, des textes en latin en l’honneur d’Henri IV et de son fils. En haut, les armes d'Henri IV. Sur la dédicace du haut : La supériorité de la paix sur la guerre, de la toge sur le sayon et les armes apparaît en ce noble ouvrage d'une paix bienfaisante. Calendes de Septembre Année 1604. En mentionnant le sayon, étoffe rectangulaire fermée par une agrafe, portée sur l’armure dans l’Antiquité, les Capitouls opposent l’habit militaire à la toge portée par les magistrats romains. Cette dédicace évoque la sérénité et la prospérité revenues dans le royaume depuis 1598, grâce à l’Édit de Nantes et à la fin de la Guerre d’Espagne amenant la paix religieuse. Comme dans tout le royaume, Toulouse a connu des événements dramatiques opposant les catholiques aux protestants, menant notamment à l’expulsion des huguenots de Toulouse le 17 mai 1562.
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<center>Le Capitole.</center>Aile Est. Dédicace : II convient que les magistrats entretiennent les anciens bâtiments dans leu réclat primitif et en élèvent de nouveaux dignes d’une pareille antiquité.
Année 1601 finissant 1602.
Le terme antiquité évoque, depuis la Renaissance, le goût pour la culture gréco-romaine, transposé ici dans l’architecture classique des galeries bordant la cour (arcades, pilastres et chapiteaux). Par ailleurs, ce texte rappelle une des quatre fonctions assurées par les Capitouls : entretenir les constructions publiques (fortifications, ponts, hôpitaux, fontaines, marchés…)
Le Capitole.
Aile Est. Dédicace : II convient que les magistrats entretiennent les anciens bâtiments dans leu réclat primitif et en élèvent de nouveaux dignes d’une pareille antiquité. Année 1601 finissant 1602. Le terme antiquité évoque, depuis la Renaissance, le goût pour la culture gréco-romaine, transposé ici dans l’architecture classique des galeries bordant la cour (arcades, pilastres et chapiteaux). Par ailleurs, ce texte rappelle une des quatre fonctions assurées par les Capitouls : entretenir les constructions publiques (fortifications, ponts, hôpitaux, fontaines, marchés…)
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<center>Le Capitole.</center>Aile Ouest. Dédicace : Soit l'œuvre bien faite: Régnant en France et en Navarre Henri IV, Roi très chrétien et invincible ; le dauphin Auguste croissant avec l’espérance du royaume, les capitouls heureusement parvenus au terme de leur charge ont consacré ce monument en souvenir de leur administration honorable et digne. Année 1602 finissant 1603.
Cette dédicace, ainsi que la suivante, est en l'honneur du Dauphin Louis né en 1601, premier fils d'Henri IV et futur Louis XIII, roi de France et de Navarre de 1610 à 1643. Sur celle du haut : À Louis, Dauphin des Gaules, très vaillant, Père de la Patrie, très clément, désigné de France, ornement royal de l’Europe et de l’Univers entier, Toulouse fidèle, en mémoire de on illustre vertu, consacre à bon droit ce monument au nom des Capitouls.
Calendes de Janvier Année 1606.
Cette dédicace rappelle l’hommage rendu au Dauphin Louis par les Capitouls qui lui ont dédié cette galerie en y faisant-sculpter ses armoiries couronnées au centre de la façade.
Le Capitole.
Aile Ouest. Dédicace : Soit l'œuvre bien faite: Régnant en France et en Navarre Henri IV, Roi très chrétien et invincible ; le dauphin Auguste croissant avec l’espérance du royaume, les capitouls heureusement parvenus au terme de leur charge ont consacré ce monument en souvenir de leur administration honorable et digne. Année 1602 finissant 1603. Cette dédicace, ainsi que la suivante, est en l'honneur du Dauphin Louis né en 1601, premier fils d'Henri IV et futur Louis XIII, roi de France et de Navarre de 1610 à 1643. Sur celle du haut : À Louis, Dauphin des Gaules, très vaillant, Père de la Patrie, très clément, désigné de France, ornement royal de l’Europe et de l’Univers entier, Toulouse fidèle, en mémoire de on illustre vertu, consacre à bon droit ce monument au nom des Capitouls. Calendes de Janvier Année 1606. Cette dédicace rappelle l’hommage rendu au Dauphin Louis par les Capitouls qui lui ont dédié cette galerie en y faisant-sculpter ses armoiries couronnées au centre de la façade.
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<center>Le Capitole.</center>Plaque indiquant le lieu où le 30 octobre 1632, le duc Henri II de Montmorency (37 ans), filleul du précédent roi Henri IV, fut décapité. Henri II a été nommé gouverneur du Languedoc vingt ans plus tôt, comme les précédents ducs de sa famille, à commencer par son aïeul, le connétable Anne de Montmorency. Nommé Maréchal de France mais s'étant vu refuser le titre de connétable, il s'associe à Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, dans un complot contre Richelieu. Il est capturé à Castelnaudary le 1er septembre 1632, par le maréchal Henri de Schomberg, qui lui succèdera brièvement comme gouverneur du Languedoc. Son exécution est un avertissement à l'adresse des grands féodaux.
Le Capitole.
Plaque indiquant le lieu où le 30 octobre 1632, le duc Henri II de Montmorency (37 ans), filleul du précédent roi Henri IV, fut décapité. Henri II a été nommé gouverneur du Languedoc vingt ans plus tôt, comme les précédents ducs de sa famille, à commencer par son aïeul, le connétable Anne de Montmorency. Nommé Maréchal de France mais s'étant vu refuser le titre de connétable, il s'associe à Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, dans un complot contre Richelieu. Il est capturé à Castelnaudary le 1er septembre 1632, par le maréchal Henri de Schomberg, qui lui succèdera brièvement comme gouverneur du Languedoc. Son exécution est un avertissement à l'adresse des grands féodaux.
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<center>Le Capitole.</center>Le grand escalier d'honneur est  placé sous l'égide de Clémence Isaure, figure protectrice de la poésie toulousaine. Sa décoration est à l'origine entièrement dévolue à Jean-Paul Laurens (1838-1921), qui en confie ensuite une partie à ses fils (palier supérieur et plafond).
Le Capitole.
Le grand escalier d'honneur est placé sous l'égide de Clémence Isaure, figure protectrice de la poésie toulousaine. Sa décoration est à l'origine entièrement dévolue à Jean-Paul Laurens (1838-1921), qui en confie ensuite une partie à ses fils (palier supérieur et plafond).
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<center>Le Capitole.</center>Rampe du Grand escalier.
Le Capitole.
Rampe du Grand escalier.
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<center>Le Capitole.</center>La pièce maîtresse du grand escalier, est « La fête des Jeux floraux ». Grand peintre d'histoire, auteur de nombreux décors pour des édifices publics mais aussi d'illustrations d'ouvrages historiques, Jean-Paul Laurens recrée ici la première cérémonie des Jeux Floraux en 1324. Les sept troubadours qui ont fondé le concours de poésie écoutent Arnaud Vidal qui, le premier, reçut la récompense de la Violette d'Or. Son fils, Paul-Albert Laurens, réalise le « Couronnement de Clémence Isaure » au plafond
Le Capitole.
La pièce maîtresse du grand escalier, est « La fête des Jeux floraux ». Grand peintre d'histoire, auteur de nombreux décors pour des édifices publics mais aussi d'illustrations d'ouvrages historiques, Jean-Paul Laurens recrée ici la première cérémonie des Jeux Floraux en 1324. Les sept troubadours qui ont fondé le concours de poésie écoutent Arnaud Vidal qui, le premier, reçut la récompense de la Violette d'Or. Son fils, Paul-Albert Laurens, réalise le « Couronnement de Clémence Isaure » au plafond
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<center>Le Capitole.</center>La montée des marches est accompagnée par deux panneaux servant d'introduction à la pièce maîtresse du grand escalier.
Le Capitole.
La montée des marches est accompagnée par deux panneaux servant d'introduction à la pièce maîtresse du grand escalier.
150
<center>Le Capitole.</center>Le Moyen Âge est encore représenté dans la « Scène de Tournoi au XIVe siècle », carton préparatoire à la réalisation d'une tapisserie, située dans le palier intermédiaire.
Le Capitole.
Le Moyen Âge est encore représenté dans la « Scène de Tournoi au XIVe siècle », carton préparatoire à la réalisation d'une tapisserie, située dans le palier intermédiaire.
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<center>Le Capitole.</center>Raimond VI comte de Toulouse, l'excommunié 1156-1222, paryRené-Henri Ravaut, 1889.
Le Capitole.
Raimond VI comte de Toulouse, l'excommunié 1156-1222, paryRené-Henri Ravaut, 1889.
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<center>Le Capitole.</center>La Violette de Toulouse.
XIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA VIOLETTE du Jeudi 31 janvier au Samedi 2 février 2019.
Organisé par la Mairie de Toulouse et l'Association les Amis de la Violette. PROJET : Marie-Pierre Chaumette, Adjointe au Maire de Toulouse, Jardins et Espaces Verts DESSIN : Hélène Vié, Directrice de La Maison de la Violette REALISATION : Pôle Formation UIMM Occitanie.
Le Capitole.
La Violette de Toulouse. XIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA VIOLETTE du Jeudi 31 janvier au Samedi 2 février 2019. Organisé par la Mairie de Toulouse et l'Association les Amis de la Violette. PROJET : Marie-Pierre Chaumette, Adjointe au Maire de Toulouse, Jardins et Espaces Verts DESSIN : Hélène Vié, Directrice de La Maison de la Violette REALISATION : Pôle Formation UIMM Occitanie.
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<center>Le Capitole.</center>« La fête des Jeux floraux » de Jean-Paul Laurens (1838-1921). Arnaud Vidal, le vainqueur de cette première joute poétique, debout sur une estrade, déclame ses vers devant les 7 troubadours créateurs du concours. Des tribunes débordant de spectateurs ont été installées dans le verger des Augustines, dont le couvent se situait hors la ville comme le dévoile la présence des hauts murs de l’enceinte. Sur la première volée de marches, les deux panneaux latéraux, de format réduit, servent d'introduction à la peinture principale.
Le Capitole.
« La fête des Jeux floraux » de Jean-Paul Laurens (1838-1921). Arnaud Vidal, le vainqueur de cette première joute poétique, debout sur une estrade, déclame ses vers devant les 7 troubadours créateurs du concours. Des tribunes débordant de spectateurs ont été installées dans le verger des Augustines, dont le couvent se situait hors la ville comme le dévoile la présence des hauts murs de l’enceinte. Sur la première volée de marches, les deux panneaux latéraux, de format réduit, servent d'introduction à la peinture principale.
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<center>Le Capitole.</center>Son fils, Paul-Albert Laurens, réalise le « Couronnement de Clémence Isaure » au plafond, ainsi que le tableau au-dessus de la porte. Au début du 16e siècle, la figure de Clémence Isaure symbolisant la « fin’amor » et la tradition courtoise, apparaît. Cette femme qui aurait légué sa fortune à la ville pour l’organisation des Jeux Floraux, devient la muse de cette cérémonie.
Le Capitole.
Son fils, Paul-Albert Laurens, réalise le « Couronnement de Clémence Isaure » au plafond, ainsi que le tableau au-dessus de la porte. Au début du 16e siècle, la figure de Clémence Isaure symbolisant la « fin’amor » et la tradition courtoise, apparaît. Cette femme qui aurait légué sa fortune à la ville pour l’organisation des Jeux Floraux, devient la muse de cette cérémonie.
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<center>Le Capitole.</center>Paul-Albert Laurens, « La Poésie ».
Le Capitole.
Paul-Albert Laurens, « La Poésie ».
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<center>Le Capitole.</center>Paul-Albert Laurens, la Musique. Ces deux toiles sont plus tardives que celle du plafond, placées dans les années 1930.
Le Capitole.
Paul-Albert Laurens, la Musique. Ces deux toiles sont plus tardives que celle du plafond, placées dans les années 1930.
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<center>Le Capitole.</center>Inachevé, le dernier tableau du palier, « Les bergers », est peint par son autre fils, Jean-Pierre, et installé en 1963.
Le Capitole.
Inachevé, le dernier tableau du palier, « Les bergers », est peint par son autre fils, Jean-Pierre, et installé en 1963.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. Cette salle datant de 1606, vestige de l'ancien Capitole, servait à l'origine à entreposer des armes de l'arsenal de la ville avant d'abriter, entre 1625 et 1681, l'atelier du peintre chargé de réaliser les portraits des capitouls. Transformée en galerie de peintures, ses murs sont alors ornés de grands tableaux relatant l'histoire légendaire de Toulouse dont seules quelques œuvres subsistent aujourd'hui dans les fonds des musées de la ville. Désaffectée à la Révolution, elle est ensuite divisée en bureaux. Des travaux de restauration sont entrepris en 1896 au moment où la salle est dédiée aux réunions du conseil municipal.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. Cette salle datant de 1606, vestige de l'ancien Capitole, servait à l'origine à entreposer des armes de l'arsenal de la ville avant d'abriter, entre 1625 et 1681, l'atelier du peintre chargé de réaliser les portraits des capitouls. Transformée en galerie de peintures, ses murs sont alors ornés de grands tableaux relatant l'histoire légendaire de Toulouse dont seules quelques œuvres subsistent aujourd'hui dans les fonds des musées de la ville. Désaffectée à la Révolution, elle est ensuite divisée en bureaux. Des travaux de restauration sont entrepris en 1896 au moment où la salle est dédiée aux réunions du conseil municipal.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. La commande de peintures ornementales est passée auprès de peintres toulousains en 1900. Deux d'entre eux se désistent, mécontents de leur emplacement, situé dans un très fâcheux contre-jour. En effet, n'ayant pas reçu d'éclairage zénithal comme la salle Henri-Martin, la pièce reste très sombre, alors que les fenêtres latérales amènent une lumière trop franche gênant la lecture des œuvres.
La différence de style est également très saisissante. Elle s'explique par deux temps d'exécution : le début du XXe siècle pour les premières œuvres et les années 1930 pour les dernières, telle la toile d'André Lupiac (1873- 1956), « L’Autan », figurant des femmes vêtues et coiffées dans le style des années folles.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. La commande de peintures ornementales est passée auprès de peintres toulousains en 1900. Deux d'entre eux se désistent, mécontents de leur emplacement, situé dans un très fâcheux contre-jour. En effet, n'ayant pas reçu d'éclairage zénithal comme la salle Henri-Martin, la pièce reste très sombre, alors que les fenêtres latérales amènent une lumière trop franche gênant la lecture des œuvres. La différence de style est également très saisissante. Elle s'explique par deux temps d'exécution : le début du XXe siècle pour les premières œuvres et les années 1930 pour les dernières, telle la toile d'André Lupiac (1873- 1956), « L’Autan », figurant des femmes vêtues et coiffées dans le style des années folles.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL-GERVAIS. Les peintures de cette pièce, ancienne salle des mariages, sont confiées au peintre Paul Gervais (1859-1944). Achevée en 1916, elle a pour thème l'amour, source heureuse de vie, en ses différents âges. Au plafond, Éros est figuré dans l'octogone central, entouré des allégories de la Grâce, la Pureté, l'Innocence et la Fidélité.
Paul Gervais célèbre dans ses compositions le corps de la femme : nymphes aux formes opulentes, baigneuses voluptueuses, coiffées à la mode « Belle Époque » En arrière-plan s'épanouit un décor de jardin à la nature ordonnée, orné de statues, bassins, pergolas croulant sous une avalanche de roses Les personnages masculins sont parés de costumes médiévaux, Renaissance ou du XVIIIe siècle
Ces peintures évoquant l'univers des fêtes galantes, très éloigné du répertoire décoratif habituel des salles des mariages de l'époque, exaltant le mariage civil, les vertus de la famille ou l’éducation des enfants qui en découle L'érotisme un peu suranné qui se dégage de ses compositions est compensé par une utilisation de la couleur très maîtrisée, vive, jouant sur les ombres et les lumières.
Le Capitole.
SALLE PAUL-GERVAIS. Les peintures de cette pièce, ancienne salle des mariages, sont confiées au peintre Paul Gervais (1859-1944). Achevée en 1916, elle a pour thème l'amour, source heureuse de vie, en ses différents âges. Au plafond, Éros est figuré dans l'octogone central, entouré des allégories de la Grâce, la Pureté, l'Innocence et la Fidélité. Paul Gervais célèbre dans ses compositions le corps de la femme : nymphes aux formes opulentes, baigneuses voluptueuses, coiffées à la mode « Belle Époque » En arrière-plan s'épanouit un décor de jardin à la nature ordonnée, orné de statues, bassins, pergolas croulant sous une avalanche de roses Les personnages masculins sont parés de costumes médiévaux, Renaissance ou du XVIIIe siècle Ces peintures évoquant l'univers des fêtes galantes, très éloigné du répertoire décoratif habituel des salles des mariages de l'époque, exaltant le mariage civil, les vertus de la famille ou l’éducation des enfants qui en découle L'érotisme un peu suranné qui se dégage de ses compositions est compensé par une utilisation de la couleur très maîtrisée, vive, jouant sur les ombres et les lumières.
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<center>Le Capitole.</center>Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à vingt ans.
Le Capitole.
Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à vingt ans.
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<center>Le Capitole.</center>Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à quarante ans.
Le Capitole.
Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à quarante ans.
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<center>Le Capitole.</center>Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à soixante ans.
Le Capitole.
Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie à soixante ans.
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<center>Le Capitole.</center>Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie. Cythère.
Le Capitole.
Paul Gervais. Amour Source Heureuse de Vie. Cythère.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. Le plafond. La Grâce par Paul Gervais
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. Le plafond. La Grâce par Paul Gervais
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