<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. Eros Par Paul Gervais.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. Eros Par Paul Gervais.
169
<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. L'Innocence Par Paul Gerva
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. L'Innocence Par Paul Gerva
170
<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. La Pureté par Paul Gervais.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. La Pureté par Paul Gervais.
171
<center>Le Capitole.</center>SALLE PAUL GERVAIS. La Fidélité par Paul Gervais.
Le Capitole.
SALLE PAUL GERVAIS. La Fidélité par Paul Gervais.
172
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Cette galerie, bâtie en 1605, compose l'une des parties anciennes du Capitole. Sur ses murs sont exposés les portraits des capitouls jusqu'à la Révolution, Divisée ensuite en bureaux, elle retrouve son éclat quand la Ville décide, en 1899, de faire décorer les salles d'apparat par des artistes toulousains.
Le peintre Henri Martin, qui s'est illustré dans les salons parisiens, est désigné en septembre 1900. II peint rapidement les 13 toiles dans son atelier parisien. Livrées dès 1907, elles ne sont fixées sur les murs qu'en 1914.
L'artiste a choisi d'évoquer dans deux cycles distincts - un à la campagne et un à la ville - le temps qui passe, en y mêlant les symboliques des âges de la vie, des saisons et du défilement des heures du jour.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Cette galerie, bâtie en 1605, compose l'une des parties anciennes du Capitole. Sur ses murs sont exposés les portraits des capitouls jusqu'à la Révolution, Divisée ensuite en bureaux, elle retrouve son éclat quand la Ville décide, en 1899, de faire décorer les salles d'apparat par des artistes toulousains. Le peintre Henri Martin, qui s'est illustré dans les salons parisiens, est désigné en septembre 1900. II peint rapidement les 13 toiles dans son atelier parisien. Livrées dès 1907, elles ne sont fixées sur les murs qu'en 1914. L'artiste a choisi d'évoquer dans deux cycles distincts - un à la campagne et un à la ville - le temps qui passe, en y mêlant les symboliques des âges de la vie, des saisons et du défilement des heures du jour.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN.
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<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Quant au panneau d’après, il suggère la vieillesse et l’automne. Henri Martin a lié l'ensemble des peintures en faisant se poursuivre, de toile en toile, les lignes du ruisseau, des arbres et des collines. Ce paysage représente la campagne autour du village lotois de Labastide-du-Vert où il résidait une partie de l'année.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Quant au panneau d’après, il suggère la vieillesse et l’automne. Henri Martin a lié l'ensemble des peintures en faisant se poursuivre, de toile en toile, les lignes du ruisseau, des arbres et des collines. Ce paysage représente la campagne autour du village lotois de Labastide-du-Vert où il résidait une partie de l'année.
176
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Trois autres tableaux complètent ce cycle Le dernier, « L’hiver » annonce la fin de la vie en évoquant un paysage au crépuscule.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Trois autres tableaux complètent ce cycle Le dernier, « L’hiver » annonce la fin de la vie en évoquant un paysage au crépuscule.
177
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Le second cycle « Les bords de Garonne » met en scène Toulouse, ville natale de l'artiste.
Sur le panneau central qui a pour titre « Les rêveurs », des promeneurs évoluent sur la rive gauche de la Garonne avec, en perspective, le paysage typique des quais. Des hommes marchent tête baissée, plongés dans leur réflexion ou le regard levé vers le ciel, cherchant l'inspiration.
Henri Martin a peint les portraits de sa femme, de ses fils et d'amis proches dont l'homme politique Jean Jaurès, identifiable à son canotier. Ce tableau illustre également le travail intellectuel, répondant ainsi par opposition aux « Faucheurs » figurant le travail manuel.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Le second cycle « Les bords de Garonne » met en scène Toulouse, ville natale de l'artiste. Sur le panneau central qui a pour titre « Les rêveurs », des promeneurs évoluent sur la rive gauche de la Garonne avec, en perspective, le paysage typique des quais. Des hommes marchent tête baissée, plongés dans leur réflexion ou le regard levé vers le ciel, cherchant l'inspiration. Henri Martin a peint les portraits de sa femme, de ses fils et d'amis proches dont l'homme politique Jean Jaurès, identifiable à son canotier. Ce tableau illustre également le travail intellectuel, répondant ainsi par opposition aux « Faucheurs » figurant le travail manuel.
178
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Cette œuvre est encadrée d’un côté par « Les amoureux » dans laquelle un jeune couple, main dans la main, le visage levé vers le soleil levant, marche vers l'avenir.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Cette œuvre est encadrée d’un côté par « Les amoureux » dans laquelle un jeune couple, main dans la main, le visage levé vers le soleil levant, marche vers l'avenir.
179
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. De l'autre, « Le poète » offre la vue d'un homme d'âge mûr de dos, se dirigeant vers la nuit. Les quatre autres toiles complètent le panorama des quais.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. De l'autre, « Le poète » offre la vue d'un homme d'âge mûr de dos, se dirigeant vers la nuit. Les quatre autres toiles complètent le panorama des quais.
180
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Chaque tableau a été peint dans une lumière du jour différente : de la lumière blanche du matin à la lumière colorée du soleil couchant. Le pont Saint Pierre.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Chaque tableau a été peint dans une lumière du jour différente : de la lumière blanche du matin à la lumière colorée du soleil couchant. Le pont Saint Pierre.
181
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Le Pont Neuf, la Dalbada. Au cours de sa carrière Henri Martin s’empare progressivement la de touche libre des impressionnistes pour capter la vibration de la lumière tout en restant longtemps fidèle au sujet classique. Il amène avec sa peinture l'apparence de la modernité dans un lieu, le Capitole, où les œuvres se rattachent avant tout à un savoir-faire académique.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Le Pont Neuf, la Dalbada. Au cours de sa carrière Henri Martin s’empare progressivement la de touche libre des impressionnistes pour capter la vibration de la lumière tout en restant longtemps fidèle au sujet classique. Il amène avec sa peinture l'apparence de la modernité dans un lieu, le Capitole, où les œuvres se rattachent avant tout à un savoir-faire académique.
182
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Encadrant les tableaux, des bustes.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Encadrant les tableaux, des bustes.
183
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. De Bastard, 1er président.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. De Bastard, 1er président.
184
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Ferl*mat, mathématicien.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Ferl*mat, mathématicien.
185
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. Nicolas Bachelier.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. Nicolas Bachelier.
186
<center>Le Capitole.</center>SALLE HENRI-MARTIN. de Furgole, jurisconsulte.
Le Capitole.
SALLE HENRI-MARTIN. de Furgole, jurisconsulte.
187
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Comme pour la peinture, la sculpture fait l’éloge de Toulouse au travers de ses personnages illustres, de son histoire et de son art.
Sept maîtres toulousains sont sollicités en 1892. Trois sculpteurs obtiennent la commande d'un marbre et les autres celle d’un plâtre. Cette distribution, induisant une meilleure rétribution, est due à la renommée des artistes. Une fois la commande obtenue, les sculpteurs ne sont pas tous pressés d'y répondre. Les premières sculptures sont mises en place en 1898 pour l'inauguration de la salle alors que la dernière n'est envoyée à Toulouse qu’en 1912 !
Le Capitole. Salle des Illustres.
Comme pour la peinture, la sculpture fait l’éloge de Toulouse au travers de ses personnages illustres, de son histoire et de son art. Sept maîtres toulousains sont sollicités en 1892. Trois sculpteurs obtiennent la commande d'un marbre et les autres celle d’un plâtre. Cette distribution, induisant une meilleure rétribution, est due à la renommée des artistes. Une fois la commande obtenue, les sculpteurs ne sont pas tous pressés d'y répondre. Les premières sculptures sont mises en place en 1898 pour l'inauguration de la salle alors que la dernière n'est envoyée à Toulouse qu’en 1912 !
188
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Trois groupes sculptés rendent hommage à des Toulousains célèbres : le mathématicien Pierre de Fermât par Théophile Barrau (1848-1913), le poète occitan Pierre Goudouli par Antonin Cariés (1851-1919) et le comte de Toulouse Raymond VI, qui a résisté au roi de France en chassant Simon de Montfort de la ville, par Jacques Labatut (1851-1935).
Trois autres œuvres célèbrent la beauté, le théâtre et la poésie sous la forme de figures féminines :
Le Capitole. Salle des Illustres.
Trois groupes sculptés rendent hommage à des Toulousains célèbres : le mathématicien Pierre de Fermât par Théophile Barrau (1848-1913), le poète occitan Pierre Goudouli par Antonin Cariés (1851-1919) et le comte de Toulouse Raymond VI, qui a résisté au roi de France en chassant Simon de Montfort de la ville, par Jacques Labatut (1851-1935). Trois autres œuvres célèbrent la beauté, le théâtre et la poésie sous la forme de figures féminines : "Aphrodite" de Laurent Marqueste (1848-1920), "La Tragédie" de Théodore Rivière ( 1857-1912) et "La Poésie héroïque" d’Alexandre Falguière (1831-1900) De son côté, Antonin Mercié (1845- 1916) a choisi d'évoquer la richesse agricole locale en représentant "L’abondance ou les fruits de la terre du Midi".
189
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>
Le Capitole. Salle des Illustres.
190
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>L'Entrée à Toulouse du pape Urbain II en 1096, par Benjamin-Constant.
Le Capitole. Salle des Illustres.
L'Entrée à Toulouse du pape Urbain II en 1096, par Benjamin-Constant.
191
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Paul Gervais, La Fontaine de jouvence (1908).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Paul Gervais, La Fontaine de jouvence (1908).
192
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Paul Gervais, Dura lex, sed lex (1905). La Loi, la Justice, la Vérité.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Paul Gervais, Dura lex, sed lex (1905). La Loi, la Justice, la Vérité.
193
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Antonin Mercié, œuvre inachevée (1899).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Antonin Mercié, œuvre inachevée (1899).
194
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Antonin Carlès, Monument à Goudouli.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Antonin Carlès, Monument à Goudouli.
195
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Théophile Barrau, Fermat et sa muse (1898), plâtre.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Théophile Barrau, Fermat et sa muse (1898), plâtre.
196
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Édouard Debat-Ponsan, Une visite au sculpteur (1896).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Édouard Debat-Ponsan, Une visite au sculpteur (1896).
197
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Henri Martin, Les Poëtes du Gay Savoir (1893).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Henri Martin, Les Poëtes du Gay Savoir (1893).
198
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Le plafond.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Le plafond.
199
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Henri Martin, L'Apothéose de Clémence Isaure (1897).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Henri Martin, L'Apothéose de Clémence Isaure (1897).
200
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>
Le Capitole. Salle des Illustres.
201
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Édouard Debat-Ponsan, La Couronne de Toulouse (1894).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Édouard Debat-Ponsan, La Couronne de Toulouse (1894).
202
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Édouard Debat-Ponsan, La Couronne de Toulouse (1894).
Le Capitole. Salle des Illustres.
Édouard Debat-Ponsan, La Couronne de Toulouse (1894).
203
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Paul Gervais, Apollon et les Arts (1897)
Le Capitole. Salle des Illustres.
Paul Gervais, Apollon et les Arts (1897)
204
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Toulouse dans sa gloire (1892), Toulouse, salle des Illustres par Alexandre Laporte.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Toulouse dans sa gloire (1892), Toulouse, salle des Illustres par Alexandre Laporte.
205
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>
Le Capitole. Salle des Illustres.
206
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>
Le Capitole. Salle des Illustres.
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<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>Jean-Paul Laurens, La Défense de Toulouse.
Le Capitole. Salle des Illustres.
Jean-Paul Laurens, La Défense de Toulouse.
208
<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>L'apothéose peinte au plafond de la salle des Illustres est dédiée à la femme qui tua Simon de Montfort par un jet de pierres, en 1218, et à travers elle, au courage des toulousains. Devant les remparts de la ville, des figures volantes portent en triomphe l'héroïne. Muni d'une lance surmontée d'une croix du Languedoc, l'agneau toulousain transperce le lion, symbole du pays d'oïl et de Simon de Montfort. Dans le ciel, des anges assistent à la scène. On peut lire l'inscription
Le Capitole. Salle des Illustres.
L'apothéose peinte au plafond de la salle des Illustres est dédiée à la femme qui tua Simon de Montfort par un jet de pierres, en 1218, et à travers elle, au courage des toulousains. Devant les remparts de la ville, des figures volantes portent en triomphe l'héroïne. Muni d'une lance surmontée d'une croix du Languedoc, l'agneau toulousain transperce le lion, symbole du pays d'oïl et de Simon de Montfort. Dans le ciel, des anges assistent à la scène. On peut lire l'inscription " Montfort es mort viva Tolosa " .
209
<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>Le programme artistique de cette salle s'inscrit dans la continuité du décor de la salle des Illustres,
Deux peintres évoquent un épisode de l'histoire toulousaine. D'un côté, Édouard Debat-Ponsan (1847-1913) illustre la rencontre - pour certains Légendaire - entre le poète occitan Pierre Goudouli et le jeune Molière lors de son passage à Toulouse en 1647. De l'autre, Antoine-Marie Roucole (1848-1918) met en scène l'entrée de Louis XI à Toulouse en 1463, au moment où le roi de France jure, devant les capitouls, de préserver les privilèges de la cité. L'artiste a mêlé passé et présent en prêtant aux personnages les visages d'hommes politiques de son époque : Camille Ournac, Honoré
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
Le programme artistique de cette salle s'inscrit dans la continuité du décor de la salle des Illustres, Deux peintres évoquent un épisode de l'histoire toulousaine. D'un côté, Édouard Debat-Ponsan (1847-1913) illustre la rencontre - pour certains Légendaire - entre le poète occitan Pierre Goudouli et le jeune Molière lors de son passage à Toulouse en 1647. De l'autre, Antoine-Marie Roucole (1848-1918) met en scène l'entrée de Louis XI à Toulouse en 1463, au moment où le roi de France jure, devant les capitouls, de préserver les privilèges de la cité. L'artiste a mêlé passé et présent en prêtant aux personnages les visages d'hommes politiques de son époque : Camille Ournac, Honoré
210
<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>Édouard Debat-Ponsan, Molière et Goudouli.Ponsan, Molière et Goudouli.
André Roucolle, Entrée de Louis XI à Toulouse. Henri Bonis, Les Vendanges. Henri Bonis, La Moisson.
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
Édouard Debat-Ponsan, Molière et Goudouli.Ponsan, Molière et Goudouli. André Roucolle, Entrée de Louis XI à Toulouse. Henri Bonis, Les Vendanges. Henri Bonis, La Moisson.
211
<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>Les autres œuvres proposent une représentation de la ville ou d'un élément constitutif de son identité La Garonne, fleuve impétueux étroitement lié à la vie de la cité, est célébrée dans les deux paysages d'Edmond Yarz (1846-1920) André Lupiac (1873-1956) évoque pour sa part le vent d’Autan faisant tourner les têtes et révèle des panoramas de la ville saisis depuis les coteaux alentour. Chez Constantin Font (1890 - 1954), c'est la violette, fleur emblématique de la ville depuis le milieu du XIXe siècle, qui est fêtée.
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
Les autres œuvres proposent une représentation de la ville ou d'un élément constitutif de son identité La Garonne, fleuve impétueux étroitement lié à la vie de la cité, est célébrée dans les deux paysages d'Edmond Yarz (1846-1920) André Lupiac (1873-1956) évoque pour sa part le vent d’Autan faisant tourner les têtes et révèle des panoramas de la ville saisis depuis les coteaux alentour. Chez Constantin Font (1890 - 1954), c'est la violette, fleur emblématique de la ville depuis le milieu du XIXe siècle, qui est fêtée.
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<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>Ida Tursic et Wilfried Mille, le duo d’artiste installé en Bourgogne est déjà intervenu à plusieurs reprises dans la région. Son intervention la plus importante a eu lieu  en 2015 lors de la restauration du salon de musique de la Villa Laurens à Agde. Un poète regardant les étoiles. Dans le ciel, des éléments contemporains qui font référence à Toulouse, capitale de l’aéronautique : des lignes blanches et même un avion. Le tout dans un style qui créé l’harmonie avec le reste des décors.
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
Ida Tursic et Wilfried Mille, le duo d’artiste installé en Bourgogne est déjà intervenu à plusieurs reprises dans la région. Son intervention la plus importante a eu lieu en 2015 lors de la restauration du salon de musique de la Villa Laurens à Agde. Un poète regardant les étoiles. Dans le ciel, des éléments contemporains qui font référence à Toulouse, capitale de l’aéronautique : des lignes blanches et même un avion. Le tout dans un style qui créé l’harmonie avec le reste des décors.
213
<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
214
<center>Le Capitole. Salle du conseil municipal.</center>Au fond, « le pouvoir partagé et éclairé » de Ida Tursic et Wilfried Mille. Au premier plan, une oeuvre d'Édouard Debat-Ponsan.
Le Capitole. Salle du conseil municipal.
Au fond, « le pouvoir partagé et éclairé » de Ida Tursic et Wilfried Mille. Au premier plan, une oeuvre d'Édouard Debat-Ponsan.
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<center>Le Capitole. Salle des Illustres.</center>
Le Capitole. Salle des Illustres.
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<center>Le Donjon du Capitole.</center>Construit entre 1525 et 1529 pour abriter la poudr et les archives de la ville garantissant la liberté municipale, l'édifice présente une allure défensive qui lui vaut d'être communément appelé le Donjon par les Toulousai. Il fut restauré à partir de 1872 par Viollet-le-Duc qui lui donna un aspect de beffroi, et est le siège de l'office de tourisme de Toulouse depuis 1948.
Le Donjon du Capitole.
Construit entre 1525 et 1529 pour abriter la poudr et les archives de la ville garantissant la liberté municipale, l'édifice présente une allure défensive qui lui vaut d'être communément appelé le Donjon par les Toulousai. Il fut restauré à partir de 1872 par Viollet-le-Duc qui lui donna un aspect de beffroi, et est le siège de l'office de tourisme de Toulouse depuis 1948.
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<center>Le Donjon du Capitole.</center>
Le Donjon du Capitole.
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Le Donjon du Capitole.
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<center>Statue de Claude Nougaro</center>Cette sculpture en bronze représentant le chanteur toulousain Claude Nougaro se trouve dans le square Charles-de-Gaulle, au pied du donjon du Capitole. Réalisée par le sculpteur Sébastien Langloÿs en 2014, elle résulte d'un projet participatif : plus de mille personnes ont pu participer au modelage de la maquette en terre.
Statue de Claude Nougaro
Cette sculpture en bronze représentant le chanteur toulousain Claude Nougaro se trouve dans le square Charles-de-Gaulle, au pied du donjon du Capitole. Réalisée par le sculpteur Sébastien Langloÿs en 2014, elle résulte d'un projet participatif : plus de mille personnes ont pu participer au modelage de la maquette en terre.
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<center>La Galerue des arcades</center>Réalisée en 1997 par l'artiste et affichiste niçois Raymond Moretti (1931-2005), la Galerue des arcades est composée de 29 tableaux sérigraphiés aux dimensions monumentales. Ces 29 tableaux racontent l'histoire de Toulouse, à travers les grands évènements de la ville et ses personnages historiques, de la Préhistoire à l'époque actuelle.  La brique/ Crue ou cuite, crépie ou nue,/ c'est, depuis l'Antiquité, le matériau favori/ des bâtisseurs toulousains./ Reflétant chaleur et lumière,/ elle donne sa couleur à la ville ; Le 10 mars 1762, / le marchand protestant/ Jean Calas/ fut supplicié et exécuté,/ accusé, sans preuve, d'avoir tué son fils./ Victime de l'intolérance religieuse,/ il fut réhabilité le 9 mars 1765, / grâce à l'action de Voltaire. ;Riquet et le Canal du Midi/ De Toulouse à Sète, avec ses écluses,/ ses ponts, ses déversoirs,/ le Canal royal du Languedoc,/ conçu par Pierre-Paul Riquet, est inauguré en 1681./ Le Canal est classé/ Patrimoine Mondiale de l'Unesco.;
La Galerue des arcades
Réalisée en 1997 par l'artiste et affichiste niçois Raymond Moretti (1931-2005), la Galerue des arcades est composée de 29 tableaux sérigraphiés aux dimensions monumentales. Ces 29 tableaux racontent l'histoire de Toulouse, à travers les grands évènements de la ville et ses personnages historiques, de la Préhistoire à l'époque actuelle. La brique/ Crue ou cuite, crépie ou nue,/ c'est, depuis l'Antiquité, le matériau favori/ des bâtisseurs toulousains./ Reflétant chaleur et lumière,/ elle donne sa couleur à la ville ; Le 10 mars 1762, / le marchand protestant/ Jean Calas/ fut supplicié et exécuté,/ accusé, sans preuve, d'avoir tué son fils./ Victime de l'intolérance religieuse,/ il fut réhabilité le 9 mars 1765, / grâce à l'action de Voltaire. ;Riquet et le Canal du Midi/ De Toulouse à Sète, avec ses écluses,/ ses ponts, ses déversoirs,/ le Canal royal du Languedoc,/ conçu par Pierre-Paul Riquet, est inauguré en 1681./ Le Canal est classé/ Patrimoine Mondiale de l'Unesco.;
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<center>La Galerue des arcades</center>
La Galerue des arcades
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<center>La Galerue des arcades</center>Jean Jaurès/
La Galerue des arcades
Jean Jaurès/ "L'Apôtre de la paix" est assassiné / le 31 juillet 1914./ Professeur à la faculté des lettres,/ et adjoint au maire de Toulouse, / il fut l'éloquent défenseur/ du monde ouvrier. ; Carlos Gardel/ Né à Toulouse, en 1890, Charles Gardes/ deviendra Carlos Gardel à Buenos-Aires./ A 25 ans, il découvre le tango./ Il en composera plus de 900.
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<center>La Galerue des arcades</center>La Garonne. Le métro/ Sans Garonne, pas de Toulouse./ Sur ses bords, on a installé des moulins,/ puis une usine électrique./ Pour la traverser, on passe sur un des six ponts. / Ou bien, on prend le métro. ; Les Toulousains/ Uniques, chacun se forge/ une identité commune/ dans le creuset de la ville./ Ils sont la mémoire/ et l'avenir de Toulouse.
La Galerue des arcades
La Garonne. Le métro/ Sans Garonne, pas de Toulouse./ Sur ses bords, on a installé des moulins,/ puis une usine électrique./ Pour la traverser, on passe sur un des six ponts. / Ou bien, on prend le métro. ; Les Toulousains/ Uniques, chacun se forge/ une identité commune/ dans le creuset de la ville./ Ils sont la mémoire/ et l'avenir de Toulouse.
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<center>La Galerue des arcades</center>Clémence Isaure./ La belle Paule/
La Galerue des arcades
Clémence Isaure./ La belle Paule/ "Dame Clémence", femme mythique, / protège les jeux floraux depuis le XIVe siècle./ La beauté de Paule, au XVIe siècle, est réelle./ Les Toulousains aiment la voir paraître/ à son balcon. ; Le pastel/ Cette plante produit une teinture bleue./ Au XVIe siècle, son commerce/ fait de Toulouse " le pays de Cocagne". / Les riches marchands font bâtir/ de splendides hôtels particuliers par/ de grands architectes de la renaissance.
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<center>La Galerue des arcades</center>Le duc de Montmorency/ Gouverneur du Languedoc,/ il entre en rébellion contre la politique centralisatrice de Richelieu./ Il est décapité le 30 octobre 1632/ dans la cour du capitole
La Galerue des arcades
Le duc de Montmorency/ Gouverneur du Languedoc,/ il entre en rébellion contre la politique centralisatrice de Richelieu./ Il est décapité le 30 octobre 1632/ dans la cour du capitole
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<center>La Galerue des arcades</center>La croisade contre les cathares/ Elle est proclamée en 1209./ Elle devient une guerre de conquête./ En 1271, les provinces toulousaines/ sont rattachées à la couronne de France. ; Saint Dominique/ Ce castillan s'installe à Toulouse en 1215/ où il fonde l'ordre des dominicains. / Il combat le catharisme par la parole, la charité et l'exemple d'une vie pauvre.
La Galerue des arcades
La croisade contre les cathares/ Elle est proclamée en 1209./ Elle devient une guerre de conquête./ En 1271, les provinces toulousaines/ sont rattachées à la couronne de France. ; Saint Dominique/ Ce castillan s'installe à Toulouse en 1215/ où il fonde l'ordre des dominicains. / Il combat le catharisme par la parole, la charité et l'exemple d'une vie pauvre.
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<center>La Galerue des arcades</center>Raymond IV et la croisade/ En 1096, Raymond de Saint-Gilles,/ Comte de Toulouse, est l'un des chefs/ de la première croisade./ Il meurt en terre sainte./ Ses descendants règneront près d'un siècle/ sur le comté de Tripoli. ; Les capitouls/ Au XIIe siècle, un
La Galerue des arcades
Raymond IV et la croisade/ En 1096, Raymond de Saint-Gilles,/ Comte de Toulouse, est l'un des chefs/ de la première croisade./ Il meurt en terre sainte./ Ses descendants règneront près d'un siècle/ sur le comté de Tripoli. ; Les capitouls/ Au XIIe siècle, un "commun conseil"/ prend en charge les affaires de la ville./ Il préfigure le conseil municipal./ La tenue des capitouls était rouge et noire.
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<center>La Galerue des arcades</center>La vénus de Lespugue/ Elle a vingt mille ans./ Cette sculpture fut découverte / dans une grotte du village/ De Lespugue, au pied des Pyrénées ; Saint-Sernin/ Au IIIe siècle, Saint Saturnin/ était évêque de Toulouse/ Le taureau a trainé son corps dans la ville./
La Galerue des arcades
La vénus de Lespugue/ Elle a vingt mille ans./ Cette sculpture fut découverte / dans une grotte du village/ De Lespugue, au pied des Pyrénées ; Saint-Sernin/ Au IIIe siècle, Saint Saturnin/ était évêque de Toulouse/ Le taureau a trainé son corps dans la ville./
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<center>Toulouse</center>
Toulouse
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le couvent a été construit en quatre fois sur des terrains acquis en 1229 sur la partie nord du vieux rempart romain, avec de l'argent donné par un riche capitoul, Pons de Capdenier. Il est constitué d'une église dite « église des Jacobins », d'un cloître, d'une salle capitulaire, d'un réfectoire et d'une chapelle, la chapelle Saint-Antonin.
Couvent de Jacobins.
Le couvent a été construit en quatre fois sur des terrains acquis en 1229 sur la partie nord du vieux rempart romain, avec de l'argent donné par un riche capitoul, Pons de Capdenier. Il est constitué d'une église dite « église des Jacobins », d'un cloître, d'une salle capitulaire, d'un réfectoire et d'une chapelle, la chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Il a été construit par l'ordre des Prêcheurs, un ordre mendiant dont la branche masculine a été fondée en 1215 à Toulouse par Dominique de Guzmán, futur saint Dominique, afin de promouvoir la prédication de l'Évangile et lutter contre l'hérésie cathare. Dès le deuxième quart du XIIIe siècle, les Frères prêcheurs ont été appelés Dominicains et aussi Jacobins, en référence à l'église dédiée à saint Jacques donnée aux dominicains lors de leur installation à Paris en 1217 à l'emplacement du couvent du même nom, au haut de la rue Saint-Jacques (détruit au XIXe siècle).
Couvent de Jacobins.
Il a été construit par l'ordre des Prêcheurs, un ordre mendiant dont la branche masculine a été fondée en 1215 à Toulouse par Dominique de Guzmán, futur saint Dominique, afin de promouvoir la prédication de l'Évangile et lutter contre l'hérésie cathare. Dès le deuxième quart du XIIIe siècle, les Frères prêcheurs ont été appelés Dominicains et aussi Jacobins, en référence à l'église dédiée à saint Jacques donnée aux dominicains lors de leur installation à Paris en 1217 à l'emplacement du couvent du même nom, au haut de la rue Saint-Jacques (détruit au XIXe siècle).
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La première campagne de construction a débuté en 1230 et consistait à construire une église de plan rectangulaire, aux murs de briques, au chevet plat et couverte d'une charpente.
Couvent de Jacobins.
La première campagne de construction a débuté en 1230 et consistait à construire une église de plan rectangulaire, aux murs de briques, au chevet plat et couverte d'une charpente.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La nef des Jacobins est déjà divisée en deux par une ligne de cinq piliers avec soubassements carrés. Ainsi, la partie nord était destinée aux religieux tandis que la partie sud était destinée aux laïcs assistant aux offices.
Couvent de Jacobins.
La nef des Jacobins est déjà divisée en deux par une ligne de cinq piliers avec soubassements carrés. Ainsi, la partie nord était destinée aux religieux tandis que la partie sud était destinée aux laïcs assistant aux offices.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La deuxième campagne d'agrandissement a duré de 1245 à 1252 et a permis d'allonger l'église vers l'est, où un nouveau chœur est aménagé avec des chapelles funéraires.
Couvent de Jacobins.
La deuxième campagne d'agrandissement a duré de 1245 à 1252 et a permis d'allonger l'église vers l'est, où un nouveau chœur est aménagé avec des chapelles funéraires.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La troisième campagne (de 1275 à 1292 essentiellement, jusqu'à 1315 marginalement) a été particulièrement importante, dotant l'église d'une abside dont les voûtes gothiques à croisées d'ogives culminant à 28 mètres sont soutenues par trois colonnes élevées dans l'axe est-ouest des piliers existants.
Couvent de Jacobins.
La troisième campagne (de 1275 à 1292 essentiellement, jusqu'à 1315 marginalement) a été particulièrement importante, dotant l'église d'une abside dont les voûtes gothiques à croisées d'ogives culminant à 28 mètres sont soutenues par trois colonnes élevées dans l'axe est-ouest des piliers existants.
237
<center>Couvent de Jacobins.</center>Jaillissant du sommet de la colonne orientale, 22 nervures composent un gigantesque palmier minéral à la ramure géométrique.
Couvent de Jacobins.
Jaillissant du sommet de la colonne orientale, 22 nervures composent un gigantesque palmier minéral à la ramure géométrique.
238
<center>Couvent de Jacobins.</center>L'église fut considérée comme la plus belle église dominicaine de l'Europe chrétienne. Elle mesure 80 mètres de long sur 20 mètres de largeur créant un volume intérieur impressionnant.
Couvent de Jacobins.
L'église fut considérée comme la plus belle église dominicaine de l'Europe chrétienne. Elle mesure 80 mètres de long sur 20 mètres de largeur créant un volume intérieur impressionnant.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Les piles en pierre de moulin sont hautes de 22 mètres.
Couvent de Jacobins.
Les piles en pierre de moulin sont hautes de 22 mètres.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Des vitraux inspirés des roses occidentales du XIVe siècle ont été réalisés par Max Ingrand en 1955.
Couvent de Jacobins.
Des vitraux inspirés des roses occidentales du XIVe siècle ont été réalisés par Max Ingrand en 1955.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Depuis 1369, on y vénère les reliques de saint Thomas d'Aquin attribuées par le pape Urbain V. En 1385, l'église est enfin terminée et consacrée sous le nom d'église Saint-Thomas-d'Aquin.
Couvent de Jacobins.
Depuis 1369, on y vénère les reliques de saint Thomas d'Aquin attribuées par le pape Urbain V. En 1385, l'église est enfin terminée et consacrée sous le nom d'église Saint-Thomas-d'Aquin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La deuxième campagne d'agrandissement a duré de 1245 à 1252 et a permis d'allonger l'église vers l'est, où un nouveau chœur est aménagé avec des chapelles funéraires.
Couvent de Jacobins.
La deuxième campagne d'agrandissement a duré de 1245 à 1252 et a permis d'allonger l'église vers l'est, où un nouveau chœur est aménagé avec des chapelles funéraires.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître est formé de quatre galeries construites entre 1306 et 1309. Les colonnades sont en marbre gris de Saint-Béat et les chapiteaux sont ornés de sculptures végétales. Elles soutiennent un toit en appentis reposant sur des arcs de briques, eux-mêmes reposant sur les chapiteaux.
Couvent de Jacobins.
Le cloître est formé de quatre galeries construites entre 1306 et 1309. Les colonnades sont en marbre gris de Saint-Béat et les chapiteaux sont ornés de sculptures végétales. Elles soutiennent un toit en appentis reposant sur des arcs de briques, eux-mêmes reposant sur les chapiteaux.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître. Le couvent des Jacobins a été fondé au début du XIIIe siècle en plein cœur de la ville de Toulouse. Les frères dominicains qui y vivent ont de multiples activités : prière, étude, prédication. Tout comme un monastère ou une abbaye, le couvent est organisé autour d’un cloître mais contrairement aux moines, les frères dominicains sortent du couvent et les fidèles entrent dans l’église. Le couvent est situé au cœur de la ville pour que les frères soient perpétuellement en contact avec les habitants.
Couvent de Jacobins.
Le cloître. Le couvent des Jacobins a été fondé au début du XIIIe siècle en plein cœur de la ville de Toulouse. Les frères dominicains qui y vivent ont de multiples activités : prière, étude, prédication. Tout comme un monastère ou une abbaye, le couvent est organisé autour d’un cloître mais contrairement aux moines, les frères dominicains sortent du couvent et les fidèles entrent dans l’église. Le couvent est situé au cœur de la ville pour que les frères soient perpétuellement en contact avec les habitants.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître. Placée sous l’autorité du Prieur, la centaine de membres qui compose cette communauté religieuse nécessite une organisation particulière. Les choix architecturaux répondent aux besoins concrets issus de la vocation des frères : prier, étudier et prêcher mais aussi à toutes les fonctions vitales telles que manger, dormir, s’habiller ou se laver.
Couvent de Jacobins.
Le cloître. Placée sous l’autorité du Prieur, la centaine de membres qui compose cette communauté religieuse nécessite une organisation particulière. Les choix architecturaux répondent aux besoins concrets issus de la vocation des frères : prier, étudier et prêcher mais aussi à toutes les fonctions vitales telles que manger, dormir, s’habiller ou se laver.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître.
Couvent de Jacobins.
Le cloître.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître.
Couvent de Jacobins.
Le cloître.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Le cloître.
Couvent de Jacobins.
Le cloître.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire datant d'entre 1299 et 1301 est située dans la galerie occidentale du cloître. C'est une vaste salle dont la voûte repose sur deux fines colonnes prismatiques en marbre.
Couvent de Jacobins.
La salle capitulaire datant d'entre 1299 et 1301 est située dans la galerie occidentale du cloître. C'est une vaste salle dont la voûte repose sur deux fines colonnes prismatiques en marbre.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire.
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La salle capitulaire.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire.
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La salle capitulaire.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire.
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La salle capitulaire.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire.
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La salle capitulaire.
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La salle capitulaire.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La salle capitulaire.
Couvent de Jacobins.
La salle capitulaire.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin est située entre le réfectoire et la salle capitulaire. Elle est construite et décorée entre 1335 et 1341 aux frais de Dominique Grima, frère prêcheur et évêque de Pamiers. Elle est destinée à recevoir les tombes des chanoines et la dépouille de son fondateur.
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin est située entre le réfectoire et la salle capitulaire. Elle est construite et décorée entre 1335 et 1341 aux frais de Dominique Grima, frère prêcheur et évêque de Pamiers. Elle est destinée à recevoir les tombes des chanoines et la dépouille de son fondateur.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin. Son décor est peint à la détrempe et représente la deuxième vision de l'Apocalypse. Près des fausses fenêtres à fleurs de lis blanches sur fond bleu, on retrouve des anges avec une série d'instruments, parmi lesquels une viole, une cornemuse, une harpe, un orgue portatif, un double bourdon et un psaltério
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin. Son décor est peint à la détrempe et représente la deuxième vision de l'Apocalypse. Près des fausses fenêtres à fleurs de lis blanches sur fond bleu, on retrouve des anges avec une série d'instruments, parmi lesquels une viole, une cornemuse, une harpe, un orgue portatif, un double bourdon et un psaltério
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
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La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin. Les murs présentent des peintures de la vie de saint Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
Couvent de Jacobins.
La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
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La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
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La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
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La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>La chapelle Saint-Antonin.
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La chapelle Saint-Antonin.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>
Couvent de Jacobins.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Plaques funéraires.
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Plaques funéraires.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Plaques funéraires.
Couvent de Jacobins.
Plaques funéraires.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Plaques funéraires.
Couvent de Jacobins.
Plaques funéraires.
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<center>Couvent de Jacobins.</center>Plaques funéraires.
Couvent de Jacobins.
Plaques funéraires.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>La façade principale, sur la rue Léon-Gambetta, est d'un style gothique de transition vers la Renaissance. Bâtie en brique, elle se développe sur quatre travées et s'élève sur deux étages.
Hôtel de Bernuy
La façade principale, sur la rue Léon-Gambetta, est d'un style gothique de transition vers la Renaissance. Bâtie en brique, elle se développe sur quatre travées et s'élève sur deux étages.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>
Hôtel de Bernuy
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<center>Hôtel de Bernuy</center>Le décor, en pierre, se concentre autour de la porte principale. Elle est mise en valeur par les piédroits et les voussures moulurées. Deux culots, figurant des putti, soutiennent deux hauts pinacles ornés de feuillages qui montent jusqu'au 1er étage : c'est dans l'espace délimité par ces deux pinacles, au-dessus de la porte, que se déploie le décor sculpté. Une grande accolade en ogive, ornée de choux frisés, est surmontée d'un imposant fleuron[
Hôtel de Bernuy
Le décor, en pierre, se concentre autour de la porte principale. Elle est mise en valeur par les piédroits et les voussures moulurées. Deux culots, figurant des putti, soutiennent deux hauts pinacles ornés de feuillages qui montent jusqu'au 1er étage : c'est dans l'espace délimité par ces deux pinacles, au-dessus de la porte, que se déploie le décor sculpté. Une grande accolade en ogive, ornée de choux frisés, est surmontée d'un imposant fleuron[
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<center>Hôtel de Bernuy</center>À l'intérieur de l'accolade, au-dessus de la porte, le médaillon central figure une tête d'Apollon, inscrit dans un soleil rayonnant. Il a remplacé, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le monogramme du Christ que les Jésuites avaient substitué au blason de la famille de Bernuy au XVIIe siècle. Le médaillon est entouré d'une couronne de fleurs tenue par deux putti porteurs de lances. Au-dessus, un troisième putto tient un phylactère où se lit la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis (« Si Dieu est avec nous [, qui sera contre nous ?] » en latin). À l'extérieur de l'accolade sont disposés quatre médaillons ornés de bustes de personnages
Hôtel de Bernuy
À l'intérieur de l'accolade, au-dessus de la porte, le médaillon central figure une tête d'Apollon, inscrit dans un soleil rayonnant. Il a remplacé, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le monogramme du Christ que les Jésuites avaient substitué au blason de la famille de Bernuy au XVIIe siècle. Le médaillon est entouré d'une couronne de fleurs tenue par deux putti porteurs de lances. Au-dessus, un troisième putto tient un phylactère où se lit la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis (« Si Dieu est avec nous [, qui sera contre nous ?] » en latin). À l'extérieur de l'accolade sont disposés quatre médaillons ornés de bustes de personnages
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<center>Hôtel de Bernuy</center>Au 1er étage, les travées sont éclairées par des fenêtres à croisée en pierre. Elles ont des chambranles moulurés de nervures et sont surmontées de corniches qui s'appuient sur des corbeaux dont les culots, jusqu'alors en attente, furent sculptés en forme de bustes ou de choux frisés lors du ravalement de 2023. Le 2e étage est percé de simples fenêtres carrées, plus petites, dont le chambranle est également mouluré. La façade était surmontée de faux mâchicoulis et couronnée de créneaux, détruits entre 1838 et 1846, qui rappelaient la noblesse de la famille de Bernu
Hôtel de Bernuy
Au 1er étage, les travées sont éclairées par des fenêtres à croisée en pierre. Elles ont des chambranles moulurés de nervures et sont surmontées de corniches qui s'appuient sur des corbeaux dont les culots, jusqu'alors en attente, furent sculptés en forme de bustes ou de choux frisés lors du ravalement de 2023. Le 2e étage est percé de simples fenêtres carrées, plus petites, dont le chambranle est également mouluré. La façade était surmontée de faux mâchicoulis et couronnée de créneaux, détruits entre 1838 et 1846, qui rappelaient la noblesse de la famille de Bernu
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<center>Hôtel de Bernuy</center>Jean de Bernuy naît vers 1475, probablement à Burgos, ville de la couronne de Castille où son père, Juan de Bernuy (ou Bernui), est marchand. Il appartient à une famille de juifs convertis originaires d'Ávila, engagés dans le commerce régional, mais aussi dans le commerce international. Jean de Bernuy s'établit à Toulouse à la fin du XVe siècle, avant 1499. Il se consacre en particulier au commerce du pastel, dont une partie est vendue en Castille, et il en tire une fortune considérable. Il devient un précurseur dans l'organisation de ses chaînes d'approvisionnement, en créant un système complet. Il contrôle par ce moyen toute la chaîne du pastel, de la production sur ses terres comme Lasbordes à l'exportation principalement par voies fluviales, de Garonne puis en bateau jusqu'en Angleterre et en Flandres, mais surtout en Castille.

ry.
Hôtel de Bernuy
Jean de Bernuy naît vers 1475, probablement à Burgos, ville de la couronne de Castille où son père, Juan de Bernuy (ou Bernui), est marchand. Il appartient à une famille de juifs convertis originaires d'Ávila, engagés dans le commerce régional, mais aussi dans le commerce international. Jean de Bernuy s'établit à Toulouse à la fin du XVe siècle, avant 1499. Il se consacre en particulier au commerce du pastel, dont une partie est vendue en Castille, et il en tire une fortune considérable. Il devient un précurseur dans l'organisation de ses chaînes d'approvisionnement, en créant un système complet. Il contrôle par ce moyen toute la chaîne du pastel, de la production sur ses terres comme Lasbordes à l'exportation principalement par voies fluviales, de Garonne puis en bateau jusqu'en Angleterre et en Flandres, mais surtout en Castille. ry.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>En 1501, il obtient des lettres de naturalité et de bourgeoisie. Signe de son insertion dans les réseaux de l'élite urbaine toulousaine, il épouse Marguerite Du Faur, fille d'Arnaud Du Faur (1460-1509), procureur général au parlement et seigneur de Saint-Jory. À partir de cette date, la position de Jean de Bernuy dans la société toulousaine s'élève rapidement. Ses lettres de naturalité et de bourgeoisie sont d'ailleurs renouvelées en 1509. Dans les années suivantes, il achète plusieurs terres nobles et, quoiqu'il n'ait pas été anobli, il devient seigneur de Paléficat en 1508, de Villeneuve-la-Comptal en 1515, et de Lasbordes en 1520.
Hôtel de Bernuy
En 1501, il obtient des lettres de naturalité et de bourgeoisie. Signe de son insertion dans les réseaux de l'élite urbaine toulousaine, il épouse Marguerite Du Faur, fille d'Arnaud Du Faur (1460-1509), procureur général au parlement et seigneur de Saint-Jory. À partir de cette date, la position de Jean de Bernuy dans la société toulousaine s'élève rapidement. Ses lettres de naturalité et de bourgeoisie sont d'ailleurs renouvelées en 1509. Dans les années suivantes, il achète plusieurs terres nobles et, quoiqu'il n'ait pas été anobli, il devient seigneur de Paléficat en 1508, de Villeneuve-la-Comptal en 1515, et de Lasbordes en 1520.
290
<center>Hôtel de Bernuy</center>En 1525, le roi François Ier est capturé durant la bataille de Pavie, contre Charles Quint, son grand rival en Europe. Jean de Bernuy se serait porté garant du paiement de sa rançon, et en 1533, alors qu'il vient d'être élu capitoul pour la partie de la Daurade, il aurait reçu à dîner la cour du roi François Ier en voyage de dévotion à Notre-Dame du Puy-en-Velay et à Saint-Sernin (il en avait exprimé le vœu durant sa captivité à Madrid). Jean de Bernuy meurt en 1540, entre le 27 avril et du 28 juillet. Pourtant, d'après la tradition, il ne serait mort qu'en 1556 : lors de la visite de son neveu, Diego de Bernuy, il aurait donné en spectacle le combat d'un taureau avec des chiens dans la basse-cour de l'hôtel. Mais, le taureau s'étant échappé, l'aurait tué en l'empalant sur ses cornes. Il est enterré dans la chapelle Saint-Jacques du cloître des Jacobins.
Hôtel de Bernuy
En 1525, le roi François Ier est capturé durant la bataille de Pavie, contre Charles Quint, son grand rival en Europe. Jean de Bernuy se serait porté garant du paiement de sa rançon, et en 1533, alors qu'il vient d'être élu capitoul pour la partie de la Daurade, il aurait reçu à dîner la cour du roi François Ier en voyage de dévotion à Notre-Dame du Puy-en-Velay et à Saint-Sernin (il en avait exprimé le vœu durant sa captivité à Madrid). Jean de Bernuy meurt en 1540, entre le 27 avril et du 28 juillet. Pourtant, d'après la tradition, il ne serait mort qu'en 1556 : lors de la visite de son neveu, Diego de Bernuy, il aurait donné en spectacle le combat d'un taureau avec des chiens dans la basse-cour de l'hôtel. Mais, le taureau s'étant échappé, l'aurait tué en l'empalant sur ses cornes. Il est enterré dans la chapelle Saint-Jacques du cloître des Jacobins.
291
<center>Hôtel de Bernuy</center>Seulement 3 ans après son arrivée à Toulouse, il commence un projet de construction d'un hôtel particulier dans la rue des Argentiers (aujourd'hui rue Gambetta). Cet édifice était d'abord dévolu à montrer son statut en tant que marchand très prospère, richissime et influent. L'hôtel de Bernuy demandera des sommes très importantes d'argent, de par sa taille et la qualité du mobilier et des intérieurs. Les travaux prendront plus de 30 ans, et ne se termineront qu'en 1536. Durant cette époque, l'hôtel sera très souvent remanié au gré des envies de Jean de Bernuy et des nouvelles modes architecturales. Les ornementations très importantes de l'hôtel prennent leurs sources dans plusieurs courants architecturaux. Tout d'abord des inspirations castillanes, avec par exemple des colonnes telles que décrites dans le livre Medidas del Romano de Diego de Sagredo, mais aussi des inspirations typiquement toulousaines, avec par exemple une tour capitulaire (alors la plus haute de Toulouse) et l'emploi de la brique, symbole de la ville.
Hôtel de Bernuy
Seulement 3 ans après son arrivée à Toulouse, il commence un projet de construction d'un hôtel particulier dans la rue des Argentiers (aujourd'hui rue Gambetta). Cet édifice était d'abord dévolu à montrer son statut en tant que marchand très prospère, richissime et influent. L'hôtel de Bernuy demandera des sommes très importantes d'argent, de par sa taille et la qualité du mobilier et des intérieurs. Les travaux prendront plus de 30 ans, et ne se termineront qu'en 1536. Durant cette époque, l'hôtel sera très souvent remanié au gré des envies de Jean de Bernuy et des nouvelles modes architecturales. Les ornementations très importantes de l'hôtel prennent leurs sources dans plusieurs courants architecturaux. Tout d'abord des inspirations castillanes, avec par exemple des colonnes telles que décrites dans le livre Medidas del Romano de Diego de Sagredo, mais aussi des inspirations typiquement toulousaines, avec par exemple une tour capitulaire (alors la plus haute de Toulouse) et l'emploi de la brique, symbole de la ville.
292
<center>Hôtel de Bernuy</center>La première cour de l'hôtel, aménagée en 1530, est l'œuvre du maître-maçon toulousain Louis Privat. Elle forme un carré presque régulier de 9 mètres de côté environ et d'une superficie totale de 88 m2.
Hôtel de Bernuy
La première cour de l'hôtel, aménagée en 1530, est l'œuvre du maître-maçon toulousain Louis Privat. Elle forme un carré presque régulier de 9 mètres de côté environ et d'une superficie totale de 88 m2.
293
<center>Hôtel de Bernuy</center>Les façades, sur les côtés nord (ici) et est s'élèvent sur deux étages. La richesse du décor et l'emploi abondant de la pierre, matériau luxueux à Toulouse par sa rareté et son prix sur le marché local, affichent la richesse du propriétaire. L'utilisation de l'ordre corinthien, véritable nouveauté dans la ville et dont le dessin est largement tiré du traité d'architecte Medidas del Romano de l'architecte castillan Diego de Sagredo, sert à mettre en scène la puissance de Jean de Bernuy. La façade nord est remarquable pour le grand arc surbaissé qui, en libérant l'espace au sol, supporte la galerie du 1er étage. Il est soutenu, du côté de la cour, par deux groupes de colonnes-candélabres. La clef est ornée du monogramme du Christ et de Marie.
Hôtel de Bernuy
Les façades, sur les côtés nord (ici) et est s'élèvent sur deux étages. La richesse du décor et l'emploi abondant de la pierre, matériau luxueux à Toulouse par sa rareté et son prix sur le marché local, affichent la richesse du propriétaire. L'utilisation de l'ordre corinthien, véritable nouveauté dans la ville et dont le dessin est largement tiré du traité d'architecte Medidas del Romano de l'architecte castillan Diego de Sagredo, sert à mettre en scène la puissance de Jean de Bernuy. La façade nord est remarquable pour le grand arc surbaissé qui, en libérant l'espace au sol, supporte la galerie du 1er étage. Il est soutenu, du côté de la cour, par deux groupes de colonnes-candélabres. La clef est ornée du monogramme du Christ et de Marie.
294
<center>Hôtel de Bernuy</center>Le 1er étage est réuni par une galerie, ouverte du côté est, au revers de la rue, et fermée du côté nord, au-dessus du grand arc. Un garde-corps à balustres, dont la rampe est décorée de modillons, court le long des deux côtés. Les travées sont rythmées par des colonnes à demi-cannelées à chapiteaux corinthiens, qui soutiennent une fine corniche moulurée surmontée d'un entablement percé d'œils-de-bœuf et d'une large corniche à modillons. Le 2e étage est une simple galerie de bois, dont les colonnes soutiennent la charpente du toit
Hôtel de Bernuy
Le 1er étage est réuni par une galerie, ouverte du côté est, au revers de la rue, et fermée du côté nord, au-dessus du grand arc. Un garde-corps à balustres, dont la rampe est décorée de modillons, court le long des deux côtés. Les travées sont rythmées par des colonnes à demi-cannelées à chapiteaux corinthiens, qui soutiennent une fine corniche moulurée surmontée d'un entablement percé d'œils-de-bœuf et d'une large corniche à modillons. Le 2e étage est une simple galerie de bois, dont les colonnes soutiennent la charpente du toit
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<center>Hôtel de Bernuy</center>La façade est, au revers de la façade sur rue, compte trois travées. Elle s'organise autour du passage de la porte principale.
Hôtel de Bernuy
La façade est, au revers de la façade sur rue, compte trois travées. Elle s'organise autour du passage de la porte principale.
296
<center>Hôtel de Bernuy</center>La porte principale, dans la travée centrale, est encadrée par deux fines colonnes-candélabres qui reposent sur de hauts piédestaux et ornées de feuillages, couronnées par des chapiteaux corinthiens. La clef possède une volute de feuillages, tandis que les écoinçons conservent deux médaillons laissés vides. La travée de droite cache un escalier tournant qui donne accès à la galerie du 1er étage. La porte et les trois fenêtres qui l'éclairent sont encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens qui soutiennent un entablement surmonté d'une corniche à modillons. De plus, l'appui des fenêtres repose sur des culots sculptés de têtes de putti.
Hôtel de Bernuy
La porte principale, dans la travée centrale, est encadrée par deux fines colonnes-candélabres qui reposent sur de hauts piédestaux et ornées de feuillages, couronnées par des chapiteaux corinthiens. La clef possède une volute de feuillages, tandis que les écoinçons conservent deux médaillons laissés vides. La travée de droite cache un escalier tournant qui donne accès à la galerie du 1er étage. La porte et les trois fenêtres qui l'éclairent sont encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens qui soutiennent un entablement surmonté d'une corniche à modillons. De plus, l'appui des fenêtres repose sur des culots sculptés de têtes de putti.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>La porte principale, dans la travée centrale, est encadrée par deux fines colonnes-candélabres qui reposent sur de hauts piédestaux et ornées de feuillages, couronnées par des chapiteaux corinthiens. La clef possède une volute de feuillages, tandis que les écoinçons conservent deux médaillons laissés vides.
Hôtel de Bernuy
La porte principale, dans la travée centrale, est encadrée par deux fines colonnes-candélabres qui reposent sur de hauts piédestaux et ornées de feuillages, couronnées par des chapiteaux corinthiens. La clef possède une volute de feuillages, tandis que les écoinçons conservent deux médaillons laissés vides.
298
<center>Hôtel de Bernuy</center>Les écoinçons sont ornés de médaillons où un personnage en buste – un homme barbu à gauche, une femme à droite – tiennent chacun un phylactère.
Hôtel de Bernuy
Les écoinçons sont ornés de médaillons où un personnage en buste – un homme barbu à gauche, une femme à droite – tiennent chacun un phylactère.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>Les écoinçons sont ornés de médaillons où un personnage en buste – un homme barbu à gauche, une femme à droite – tiennent chacun un phylactère.
Hôtel de Bernuy
Les écoinçons sont ornés de médaillons où un personnage en buste – un homme barbu à gauche, une femme à droite – tiennent chacun un phylactère.
300
<center>Hôtel de Bernuy</center>ous l'arc, la voûte est constituée de caissons chargés de roses à l'antique pendantes, sur le modèle de l'intrados des arcs de triomphe antiques[8]. Les cloisons des caissons, comme les roses, ne suivent cependant pas la courbure de la voûte mais sont strictement verticales, ce qui a compliqué le travail du tailleur de pierre.
Hôtel de Bernuy
ous l'arc, la voûte est constituée de caissons chargés de roses à l'antique pendantes, sur le modèle de l'intrados des arcs de triomphe antiques[8]. Les cloisons des caissons, comme les roses, ne suivent cependant pas la courbure de la voûte mais sont strictement verticales, ce qui a compliqué le travail du tailleur de pierre.
301
<center>Hôtel de Bernuy</center>Une des deux colonnes-candélabres qui soutiennent le grand arc surbaissé.
Hôtel de Bernuy
Une des deux colonnes-candélabres qui soutiennent le grand arc surbaissé.
302
<center>Hôtel de Bernuy</center>A gauche, sous le grand arc, un passage voûté conduit à la deuxième cour.
Hôtel de Bernuy
A gauche, sous le grand arc, un passage voûté conduit à la deuxième cour.
303
<center>Hôtel de Bernuy</center>A gauche, sous le grand arc, un passage voûté conduit à la deuxième cour.
Hôtel de Bernuy
A gauche, sous le grand arc, un passage voûté conduit à la deuxième cour.
304
<center>Hôtel de Bernuy</center>a tour d'escalier hexagonale est également édifiée par Aimeric Cayla[29]. Jean de Bernuy la veut « aussi haute que celle de Monsieur le procureur du roi », son beau-père, Arnaud Du Faur de Saint-Jory, qui possède un hôtel particulier dans la rue Croix-Baragnon. Elle atteint 26,5 mètres de hauteur, n'étant dépassée que par la tour de l'hôtel d'Assézat, élevée en 1555, et la tour de l'hôtel de Mansencal, haute de 30 mètres et construite vers 1545.
Hôtel de Bernuy
a tour d'escalier hexagonale est également édifiée par Aimeric Cayla[29]. Jean de Bernuy la veut « aussi haute que celle de Monsieur le procureur du roi », son beau-père, Arnaud Du Faur de Saint-Jory, qui possède un hôtel particulier dans la rue Croix-Baragnon. Elle atteint 26,5 mètres de hauteur, n'étant dépassée que par la tour de l'hôtel d'Assézat, élevée en 1555, et la tour de l'hôtel de Mansencal, haute de 30 mètres et construite vers 1545.
305
<center>Hôtel de Bernuy</center>La tour d'escalier est éclairée de sept fenêtres placées en angle. Elles ont des arcs en plein cintre entourés de larmiers à modillons gothiques, et sont surmontées de bustes.
Hôtel de Bernuy
La tour d'escalier est éclairée de sept fenêtres placées en angle. Elles ont des arcs en plein cintre entourés de larmiers à modillons gothiques, et sont surmontées de bustes.
306
<center>Hôtel de Bernuy</center>À l'intérieur, l'escalier à vis, bâti en pierre, est inachevé : il monte jusqu'à la porte de la tourelle d'angle, dans lequel un deuxième escalier à vis donne accès à la terrasse, au sommet de la tour. Celle-ci est entourée d'une balustrade sculptée, soutenue par des mâchicoulis aveugles[31].
N
Hôtel de Bernuy
À l'intérieur, l'escalier à vis, bâti en pierre, est inachevé : il monte jusqu'à la porte de la tourelle d'angle, dans lequel un deuxième escalier à vis donne accès à la terrasse, au sommet de la tour. Celle-ci est entourée d'une balustrade sculptée, soutenue par des mâchicoulis aveugles[31]. N
307
<center>Hôtel de Bernuy</center>Jean de Bernuy naît vers 1475, probablement à Burgos, ville de la couronne de Castille où son père, Juan de Bernuy (ou Bernui), est marchand. Il appartient à une famille de juifs convertis originaires d'Ávila, engagés dans le commerce régional, mais aussi dans le commerce international. Jean de Bernuy s'établit à Toulouse à la fin du XVe siècle, avant 1499. Il se consacre en particulier au commerce du pastel, dont une partie est vendue en Castille, et il en tire une fortune considérable. Signe de son insertion dans les réseaux de l'élite urbaine toulousaine, il épouse Marguerite Du Faur, fille d'Arnaud Du Faur (1460-1509), procureur général au parlement et seigneur de Saint-Jory
Hôtel de Bernuy
Jean de Bernuy naît vers 1475, probablement à Burgos, ville de la couronne de Castille où son père, Juan de Bernuy (ou Bernui), est marchand. Il appartient à une famille de juifs convertis originaires d'Ávila, engagés dans le commerce régional, mais aussi dans le commerce international. Jean de Bernuy s'établit à Toulouse à la fin du XVe siècle, avant 1499. Il se consacre en particulier au commerce du pastel, dont une partie est vendue en Castille, et il en tire une fortune considérable. Signe de son insertion dans les réseaux de l'élite urbaine toulousaine, il épouse Marguerite Du Faur, fille d'Arnaud Du Faur (1460-1509), procureur général au parlement et seigneur de Saint-Jory
308
<center>Hôtel de Bernuy</center>À partir de cette date, la position de Jean de Bernuy dans la société toulousaine s'élève rapidement. Ses lettres de naturalité et de bourgeoisie sont d'ailleurs renouvelées en 1509. Dans les années suivantes, il achète plusieurs terres nobles et, quoiqu'il n'ait pas été anobli, il devient seigneur de Paléficat en 1508, de Villeneuve-la-Comptal en 1515[3], et de Lasbordes en 1520. En 1525, le roi François Ier est capturé durant la bataille de Pavie, contre Charles Quint, son grand rival en Europe. Jean de Bernuy se serait porté garant du paiement de sa rançon, et en 1533, alors qu'il vient d'être élu capitoul pour la partie de la Daurade, il aurait reçu à dîner la cour du roi François Ier en voyage de dévotion à Notre-Dame du Puy-en-Velay et à Saint-Sernin (il en avait exprimé le vœu durant sa captivité à Madrid).
Hôtel de Bernuy
À partir de cette date, la position de Jean de Bernuy dans la société toulousaine s'élève rapidement. Ses lettres de naturalité et de bourgeoisie sont d'ailleurs renouvelées en 1509. Dans les années suivantes, il achète plusieurs terres nobles et, quoiqu'il n'ait pas été anobli, il devient seigneur de Paléficat en 1508, de Villeneuve-la-Comptal en 1515[3], et de Lasbordes en 1520. En 1525, le roi François Ier est capturé durant la bataille de Pavie, contre Charles Quint, son grand rival en Europe. Jean de Bernuy se serait porté garant du paiement de sa rançon, et en 1533, alors qu'il vient d'être élu capitoul pour la partie de la Daurade, il aurait reçu à dîner la cour du roi François Ier en voyage de dévotion à Notre-Dame du Puy-en-Velay et à Saint-Sernin (il en avait exprimé le vœu durant sa captivité à Madrid).
309
<center>Hôtel de Bernuy</center>La façade est, qui s'élève sur deux niveaux, séparés par une corniche en pierre, a conservé son couronnement de faux mâchicoulis. Elle est percée, au rez-de-chaussée, d'une fenêtre à croisée, de style gothique, et, à l'étage, de deux fenêtres du même style. Elles alternent avec deux petites fenêtres de style Renaissance, encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens supportant un entablement mouluré surmonté de petits modillons. À droite, la grande porte charretière donnait accès à la basse-cour de l'hôtel. Elle est voûtée en plein cintre et mise en valeur par des voussures ornées de torsades et d'un arbre écoté. Elle est surmontée d'un lion héraldique qui tient dans ses griffes un phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
Hôtel de Bernuy
La façade est, qui s'élève sur deux niveaux, séparés par une corniche en pierre, a conservé son couronnement de faux mâchicoulis. Elle est percée, au rez-de-chaussée, d'une fenêtre à croisée, de style gothique, et, à l'étage, de deux fenêtres du même style. Elles alternent avec deux petites fenêtres de style Renaissance, encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens supportant un entablement mouluré surmonté de petits modillons. À droite, la grande porte charretière donnait accès à la basse-cour de l'hôtel. Elle est voûtée en plein cintre et mise en valeur par des voussures ornées de torsades et d'un arbre écoté. Elle est surmontée d'un lion héraldique qui tient dans ses griffes un phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
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<center>Hôtel de Bernuy</center>
Hôtel de Bernuy
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<center>Hôtel de Bernuy</center>À droite, la grande porte charretière donnait accès à la basse-cour de l'hôtel. Elle est voûtée en plein cintre et mise en valeur par des voussures ornées de torsades et d'un arbre écoté. Elle est surmontée d'un lion héraldique qui tient dans ses griffes un phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
Hôtel de Bernuy
À droite, la grande porte charretière donnait accès à la basse-cour de l'hôtel. Elle est voûtée en plein cintre et mise en valeur par des voussures ornées de torsades et d'un arbre écoté. Elle est surmontée d'un lion héraldique qui tient dans ses griffes un phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
312
<center>Hôtel de Bernuy</center>Le phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
Hôtel de Bernuy
Le phylactère gravé de la devise de Jean de Bernuy : Si Deus pro nobis.
313
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Insérée dans la trame urbaine du quartier, l'église Notre Dame-du-Taur surprend avec sa façade de briques, couronnée d'un imposant clocher-mur. Selon la tradition paléochrétienne, l'église aurait été édifiée à l'endroit où le corps martyrisé de l'évêque Saturnin se serait détaché du taureau qui le traînait derrière lui : elle tient son nom – du Taur, « taureau » en occitan – de cet événement. Un martyrium y aurait été construit par les évêques Hilaire et Silve, à la fin du IVe siècle. Cependant, des fouilles archéologiques réalisées dans le sanctuaire de l'église en 1969-1970 n'ont pas permis de mettre au jour de construction d'époque paléochrétienne : on ne peut donc localiser précisément ni le premier emplacement de la tombe, ni celui du monument de Saint Hilaire. En revanche il est possible que l'église se situe sur l'emplacement où le corps de Saturnin fut lâché par le taureau.
L'église Notre Dame-du-Taur
Insérée dans la trame urbaine du quartier, l'église Notre Dame-du-Taur surprend avec sa façade de briques, couronnée d'un imposant clocher-mur. Selon la tradition paléochrétienne, l'église aurait été édifiée à l'endroit où le corps martyrisé de l'évêque Saturnin se serait détaché du taureau qui le traînait derrière lui : elle tient son nom – du Taur, « taureau » en occitan – de cet événement. Un martyrium y aurait été construit par les évêques Hilaire et Silve, à la fin du IVe siècle. Cependant, des fouilles archéologiques réalisées dans le sanctuaire de l'église en 1969-1970 n'ont pas permis de mettre au jour de construction d'époque paléochrétienne : on ne peut donc localiser précisément ni le premier emplacement de la tombe, ni celui du monument de Saint Hilaire. En revanche il est possible que l'église se situe sur l'emplacement où le corps de Saturnin fut lâché par le taureau.
314
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>L'église que nous connaissons s'appelait jusqu'au XIe siècle église du Taur, sans doute car elle se trouvait dans le secteur qui conservait la mémoire de la course du taureau lié à saint Saturnin. Au XIIe siècle, elle est nommée Saint-Sernin-du-Taur. Enfin, il faut attendre 1534 pour qu'elle prenne le nom actuel au profit de la Vierge Marie. 
L'église que nous pouvons admirer aujourd'hui, et dont le clocher-mur caractéristique est nettement visible depuis les hauteurs du centre-ville, a été construite au XIVe siècle.
L'église Notre Dame-du-Taur
L'église que nous connaissons s'appelait jusqu'au XIe siècle église du Taur, sans doute car elle se trouvait dans le secteur qui conservait la mémoire de la course du taureau lié à saint Saturnin. Au XIIe siècle, elle est nommée Saint-Sernin-du-Taur. Enfin, il faut attendre 1534 pour qu'elle prenne le nom actuel au profit de la Vierge Marie. L'église que nous pouvons admirer aujourd'hui, et dont le clocher-mur caractéristique est nettement visible depuis les hauteurs du centre-ville, a été construite au XIVe siècle.
315
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>La façade occidentale de l’église, dans laquelle s'ouvre le portail, est enchâssée dans l'alignement des maisons. Elle se présente comme un grand mur de briques, monumental clocher-mur. S'il n’est pas le plus ancien de la région – le clocher-mur de l’église Saint-Étienne, à Montaudran, date du XIIe siècle –, il est l’un des plus élevés, puisqu’il culmine à 42 mètres.
L'église Notre Dame-du-Taur
La façade occidentale de l’église, dans laquelle s'ouvre le portail, est enchâssée dans l'alignement des maisons. Elle se présente comme un grand mur de briques, monumental clocher-mur. S'il n’est pas le plus ancien de la région – le clocher-mur de l’église Saint-Étienne, à Montaudran, date du XIIe siècle –, il est l’un des plus élevés, puisqu’il culmine à 42 mètres.
316
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Le clocher comprend deux niveaux encadrés de tourelles et surmontés d’un fronton triangulaire, qui s’élèvent au-dessus du niveau de l’église, marqué par le retrait du mur. Chaque niveau est percé de trois ouvertures, appelées « ouilles », dont les arcs en mitre rappellent ceux du clocher de l'église Saint-Sernin, et surmonté de créneaux. Le carillon comprend treize cloches, une vraisemblablement du XVe siècle, les autres fondues en 1893 par l'entreprise toulousaine Lévêque-Amans.
L'église Notre Dame-du-Taur
Le clocher comprend deux niveaux encadrés de tourelles et surmontés d’un fronton triangulaire, qui s’élèvent au-dessus du niveau de l’église, marqué par le retrait du mur. Chaque niveau est percé de trois ouvertures, appelées « ouilles », dont les arcs en mitre rappellent ceux du clocher de l'église Saint-Sernin, et surmonté de créneaux. Le carillon comprend treize cloches, une vraisemblablement du XVe siècle, les autres fondues en 1893 par l'entreprise toulousaine Lévêque-Amans.
317
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Les dents d'engrenage et les créneaux forment un décor particulièrement adapté à la brique.
L'église Notre Dame-du-Taur
Les dents d'engrenage et les créneaux forment un décor particulièrement adapté à la brique.
318
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Le portail, de style gothique, a la forme du portail de l’église du couvent voisin des Cordeliers, élevée également au début du XIVe siècle. Il est encadré de deux grandes niches, qui abritent des statues sous une arcature trilobée. Les statues primitives, disparues à la Révolution française, ont été remplacées par deux statues de la chapelle de Rieux, démolie en 1846, représentant François d'Assise et un apôtre.
L'église Notre Dame-du-Taur
Le portail, de style gothique, a la forme du portail de l’église du couvent voisin des Cordeliers, élevée également au début du XIVe siècle. Il est encadré de deux grandes niches, qui abritent des statues sous une arcature trilobée. Les statues primitives, disparues à la Révolution française, ont été remplacées par deux statues de la chapelle de Rieux, démolie en 1846, représentant François d'Assise et un apôtre.
319
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Les deux statues de la chapelle de Rieux, démolie en 1846, représentent François d'Assise et un apôtre. Les voussures des six archivoltes reposent sur de fines colonnes surmontées de chapiteaux à feuillage. Un gâble fleuronné surmonte les archivoltes et abrite une niche percée dans le triangle, qui abrite une statue de la Vierge du XVIIIe siècle.
L'église Notre Dame-du-Taur
Les deux statues de la chapelle de Rieux, démolie en 1846, représentent François d'Assise et un apôtre. Les voussures des six archivoltes reposent sur de fines colonnes surmontées de chapiteaux à feuillage. Un gâble fleuronné surmonte les archivoltes et abrite une niche percée dans le triangle, qui abrite une statue de la Vierge du XVIIIe siècle.
320
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>La nef unique, voûtée d'ogives, est caractéristique du gothique méridional. Elle a 12 mètres de largeur, 40 mètres de longueur et 16 mètres de hauteur. Elle n’était longue, au XIVe siècle, que de trois travées et ne mesurait que 25 mètres, se terminant probablement par une grande abside au-dessus de la crypte qui rappelait l'emplacement présumé du premier tombeau de l’évêque Saturnin. La nef fut agrandie vers l’est à la fin du XVe siècle, au moment de l'arrvée à Toulouse du Saint-Suaire de Cadouin. Les deux dernières travées sont élargies par des chapelles latérales rectangulaires
L'église Notre Dame-du-Taur
La nef unique, voûtée d'ogives, est caractéristique du gothique méridional. Elle a 12 mètres de largeur, 40 mètres de longueur et 16 mètres de hauteur. Elle n’était longue, au XIVe siècle, que de trois travées et ne mesurait que 25 mètres, se terminant probablement par une grande abside au-dessus de la crypte qui rappelait l'emplacement présumé du premier tombeau de l’évêque Saturnin. La nef fut agrandie vers l’est à la fin du XVe siècle, au moment de l'arrvée à Toulouse du Saint-Suaire de Cadouin. Les deux dernières travées sont élargies par des chapelles latérales rectangulaires
321
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Au XVIIe siècle, les murs de la nef sont recouverts de boiseries et on installe un banc d'œuvre monumental de part et d'autre de la nef. Le chevet se compose d’une petite chapelle centrale carrée, flanquée de deux chapelles pentagonales plus vastes. Dans la chapelle axiale, la clef de voûte porte les armes de l'abbé de Cadouin – d'azur à trois fleurs de lis d'argent, timbré de la crosse abbatiale. La chapelle de gauche est décorée de peintures exécutées vers 1890 par Bernard Bénézet, représentant la mort de Joseph. La chapelle de droite conserve un groupe sculpté en bois doré, représentant l'Éducation de la Vierge par sainte Anne.
L'église Notre Dame-du-Taur
Au XVIIe siècle, les murs de la nef sont recouverts de boiseries et on installe un banc d'œuvre monumental de part et d'autre de la nef. Le chevet se compose d’une petite chapelle centrale carrée, flanquée de deux chapelles pentagonales plus vastes. Dans la chapelle axiale, la clef de voûte porte les armes de l'abbé de Cadouin – d'azur à trois fleurs de lis d'argent, timbré de la crosse abbatiale. La chapelle de gauche est décorée de peintures exécutées vers 1890 par Bernard Bénézet, représentant la mort de Joseph. La chapelle de droite conserve un groupe sculpté en bois doré, représentant l'Éducation de la Vierge par sainte Anne.
322
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Dans la chapelle de droite, la peinture de Bernard Bénézet représentant la mort de saint Joseph datant du XIXe siècl
L'église Notre Dame-du-Taur
Dans la chapelle de droite, la peinture de Bernard Bénézet représentant la mort de saint Joseph datant du XIXe siècl
323
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Au XVIe siècle, une sculpture de la Vierge à l’Enfant en bois polychromé et doré fut placée à proximité des anciens remparts de Toulouse pour protéger la ville de ses ennemis. Connue sous le nom de Notre-Dame du Rempart, elle fut installée dans un oratoire construit en 1562 durant les guerres de religion et fit l’objet d’une fervente dévotion populaire.
En 1783, la destruction d’une partie des anciens remparts de la ville et de la porte Villeneuve (actuel quartier Saint-Georges) amena à déplacer cette sculpture pour la mettre en sécurité dans l’église du Taur toute proche. Depuis 1534, l’église Saint-Sernin du Taur avait en effet été placée sous le vocable de Notre-Dame de la Purification et consacrée à la Vierge Marie. L’appellation du Taur resta toutefois en usage, si bien que le clergé et les gens lettrés finirent par la désigner sous le nom de Notre-Dame du Taur.
La sculpture de Notre-Dame du Rempart a pour particularité d’avoir connu, au cours des siècles, de nombreuses interventions et modifications jusqu’à une époque récente, ce qui témoigne de l’attachement et de la dévotion durable à Notre-Dame du Rempart, qui était traditionnellement invoquée par les futures mères.
L'église Notre Dame-du-Taur
Au XVIe siècle, une sculpture de la Vierge à l’Enfant en bois polychromé et doré fut placée à proximité des anciens remparts de Toulouse pour protéger la ville de ses ennemis. Connue sous le nom de Notre-Dame du Rempart, elle fut installée dans un oratoire construit en 1562 durant les guerres de religion et fit l’objet d’une fervente dévotion populaire. En 1783, la destruction d’une partie des anciens remparts de la ville et de la porte Villeneuve (actuel quartier Saint-Georges) amena à déplacer cette sculpture pour la mettre en sécurité dans l’église du Taur toute proche. Depuis 1534, l’église Saint-Sernin du Taur avait en effet été placée sous le vocable de Notre-Dame de la Purification et consacrée à la Vierge Marie. L’appellation du Taur resta toutefois en usage, si bien que le clergé et les gens lettrés finirent par la désigner sous le nom de Notre-Dame du Taur. La sculpture de Notre-Dame du Rempart a pour particularité d’avoir connu, au cours des siècles, de nombreuses interventions et modifications jusqu’à une époque récente, ce qui témoigne de l’attachement et de la dévotion durable à Notre-Dame du Rempart, qui était traditionnellement invoquée par les futures mères.
324
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>La chapelle axiale, depuis 1964, abrite la statue en bois figurant Notre-Dame du Rempart (ou de la Délivrance). Elle est revêtue de différentes robes de brocart suivant les couleurs du calendrier liturgique. Datée du XVIe siècle, elle appartenait à un oratoire qui se trouvait près de la porte Villeneuve (emplacement de l'actuelle rue Lafayette), élevé en souvenir de la « Délivrance » de la ville en 1562, lorsque le parti catholique avait réussi à expulser la population protestante après une semaine de combats. La porte et l’oratoire ayant été démolis en 1783, la statue avait été déposée dans l’église du Taur. La récente restauration de l’église a mis au jour son décor peint d’origine: le monogramme de la Vierge et le motif de tour crénelé.
L'église Notre Dame-du-Taur
La chapelle axiale, depuis 1964, abrite la statue en bois figurant Notre-Dame du Rempart (ou de la Délivrance). Elle est revêtue de différentes robes de brocart suivant les couleurs du calendrier liturgique. Datée du XVIe siècle, elle appartenait à un oratoire qui se trouvait près de la porte Villeneuve (emplacement de l'actuelle rue Lafayette), élevé en souvenir de la « Délivrance » de la ville en 1562, lorsque le parti catholique avait réussi à expulser la population protestante après une semaine de combats. La porte et l’oratoire ayant été démolis en 1783, la statue avait été déposée dans l’église du Taur. La récente restauration de l’église a mis au jour son décor peint d’origine: le monogramme de la Vierge et le motif de tour crénelé.
325
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>La chapelle de droite conserve un groupe sculpté en bois doré, représentant l'Éducation de la Vierge par sainte Anne. Il s’agit peut-être d’un vestige d’un retable baroque sculpté en 1627 par Arthur Legoust pour la confrérie de Sainte-Anne.
L'église Notre Dame-du-Taur
La chapelle de droite conserve un groupe sculpté en bois doré, représentant l'Éducation de la Vierge par sainte Anne. Il s’agit peut-être d’un vestige d’un retable baroque sculpté en 1627 par Arthur Legoust pour la confrérie de Sainte-Anne.
326
<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Au-dessus du chœur de l’église. L’Apothéose et le Martyre de saint Saturnin, achevé en 1882 par Benezet. Au registre inférieur est figuré saint Saturnin à terre attaché à un taureau. Les saintes Puelles, jeunes filles qui auraient enseveli Saturnin après sa mort.
Au registre supérieur« saint Saturnin présente à Notre-Dame du Taur les saints de l’église de Toulouse, confesseurs et martyrs. A partir de la Vierge, àgauche : - Saint Honorât, évêque de Toulouse (IIIe siècle)
- Saint Hilaire, évêque de Toulouse (IVe siècle)
- Les évêques saint Sylve et saint Exupère, à l’origine de la construction de la basilique Saint- Sernin (IVe et Ve siècles). A droite : 
- L'évêque saint Louis de Toulouse (XIIIe siècle)
- Sainte Germaine de Pibrac (XVIe siècle)
- Saint Papoul, prêtre martyr disciple de saint Saturnin (IIIe siècle)
- Les saintes Puelles
- Saint Aventin, martyr originaire des Pyrénées (VIIIe siècle)
- Saint Gaudens, martyr de la région toulousaine (Ve siècle)
1S-Guillaume de Gellone, comte de Toulouse (VIIIe- début IXe siècle)
16 - Raymond W de Saint-Gilles, comte de Toulouse (XIe-début XIIe siècle) 17-Saint Antoine de Padoue
18 - Saint Dominique, fondateur de l’Ordre des Dominicains à Toulouse au XIIIe siècle.
L'église Notre Dame-du-Taur
Au-dessus du chœur de l’église. L’Apothéose et le Martyre de saint Saturnin, achevé en 1882 par Benezet. Au registre inférieur est figuré saint Saturnin à terre attaché à un taureau. Les saintes Puelles, jeunes filles qui auraient enseveli Saturnin après sa mort. Au registre supérieur« saint Saturnin présente à Notre-Dame du Taur les saints de l’église de Toulouse, confesseurs et martyrs. A partir de la Vierge, àgauche : - Saint Honorât, évêque de Toulouse (IIIe siècle) - Saint Hilaire, évêque de Toulouse (IVe siècle) - Les évêques saint Sylve et saint Exupère, à l’origine de la construction de la basilique Saint- Sernin (IVe et Ve siècles). A droite : - L'évêque saint Louis de Toulouse (XIIIe siècle) - Sainte Germaine de Pibrac (XVIe siècle) - Saint Papoul, prêtre martyr disciple de saint Saturnin (IIIe siècle) - Les saintes Puelles - Saint Aventin, martyr originaire des Pyrénées (VIIIe siècle) - Saint Gaudens, martyr de la région toulousaine (Ve siècle) 1S-Guillaume de Gellone, comte de Toulouse (VIIIe- début IXe siècle) 16 - Raymond W de Saint-Gilles, comte de Toulouse (XIe-début XIIe siècle) 17-Saint Antoine de Padoue 18 - Saint Dominique, fondateur de l’Ordre des Dominicains à Toulouse au XIIIe siècle.
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<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>En 1872, à cause des dégâts causés par l'humidité, les boiseries sont arrachées et dévoilent sur le mur sud les restes d'une peinture du XIVe siècle, représentant la généalogie de Jacob aboutissant à Jésus-Christ. Représentant trente-huit figures de l'Ancien Testament disposées en deux registres et tenant chacune un phylactère, elle illustre la généalogie du Christ décrite au début de l'Évangile de Matthieu, d’Abraham jusqu'à Matthan. Y figurent notamment les patriarches bibliques Abraham, Isaac et Jacob ainsi que les rois David et Salomon. Chaque phylactère indique le nom du personnage qui le tient et de son descendant.
Le thème de la relation entre l'Ancien et le Nouveau Testament qu’illustre cette peinture se développe dans l'iconographie médiévale dès le XIIe siècle. L'œuvre du Taur constitue néanmoins le seul exemple connu dans la peinture du Moyen Âge de représentation fidèle de la généalogie du Christ d'après le premier chapitre de l'Évangile de Matthieu. L'œuvre témoigne ainsi du dynamisme artistique que connaît Toulouse au XIVe siècle et de l'itinérance de ses artistes.
L'église Notre Dame-du-Taur
En 1872, à cause des dégâts causés par l'humidité, les boiseries sont arrachées et dévoilent sur le mur sud les restes d'une peinture du XIVe siècle, représentant la généalogie de Jacob aboutissant à Jésus-Christ. Représentant trente-huit figures de l'Ancien Testament disposées en deux registres et tenant chacune un phylactère, elle illustre la généalogie du Christ décrite au début de l'Évangile de Matthieu, d’Abraham jusqu'à Matthan. Y figurent notamment les patriarches bibliques Abraham, Isaac et Jacob ainsi que les rois David et Salomon. Chaque phylactère indique le nom du personnage qui le tient et de son descendant. Le thème de la relation entre l'Ancien et le Nouveau Testament qu’illustre cette peinture se développe dans l'iconographie médiévale dès le XIIe siècle. L'œuvre du Taur constitue néanmoins le seul exemple connu dans la peinture du Moyen Âge de représentation fidèle de la généalogie du Christ d'après le premier chapitre de l'Évangile de Matthieu. L'œuvre témoigne ainsi du dynamisme artistique que connaît Toulouse au XIVe siècle et de l'itinérance de ses artistes.
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<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>Sur le mur de la façade a été placé l'orgue, fondue par l'entreprise toulousaine Puget entre 1878 et 1880. Il a été rénové en 1992 et en 2017.
L'église Notre Dame-du-Taur
Sur le mur de la façade a été placé l'orgue, fondue par l'entreprise toulousaine Puget entre 1878 et 1880. Il a été rénové en 1992 et en 2017.
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<center>L'église Notre Dame-du-Taur </center>A la fin du XIX siécle Jean-Pierre Lavilledieu réalisa de riches décors peints néogothiques. Il a employé la technique du poncif, représentant souvent des motifs floraux (symbolisant les jardins du Paradis) et répétitifs (le divin et l'infini). Ils se retrouvent sur les murs, les frises et les vitraux, créant une harmonie visuelle coloriée lient entre eux tous les éléments de l'église
L'église Notre Dame-du-Taur
A la fin du XIX siécle Jean-Pierre Lavilledieu réalisa de riches décors peints néogothiques. Il a employé la technique du poncif, représentant souvent des motifs floraux (symbolisant les jardins du Paradis) et répétitifs (le divin et l'infini). Ils se retrouvent sur les murs, les frises et les vitraux, créant une harmonie visuelle coloriée lient entre eux tous les éléments de l'église
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L'église Notre Dame-du-Taur
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