TOULOUSE

Église Saint-Pierre des Chartreux, Saint-Pierre des Cuisines, Musée Saint-Raymond, Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, Chapelle des Carmélites, Bords de la Garonne, Basilique Notre-Dame de la Daurade, Hôtel d’Assézat avec Fondation Bemberg.

<center>Toulouse</center>Le cœur de la place Anatole-France est occupé par un platane. Il aurait été planté en 1793, l’année de la Terreur. Ce platane serait le plus vieil arbre de Toulouse en dehors de ceux des parcs.
Toulouse
Le cœur de la place Anatole-France est occupé par un platane. Il aurait été planté en 1793, l’année de la Terreur. Ce platane serait le plus vieil arbre de Toulouse en dehors de ceux des parcs.
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<center>Toulouse</center>Le cœur de la place Anatole-France est occupé par un platane. Il aurait été planté en 1793, l’année de la Terreur. Ce platane serait le plus vieil arbre de Toulouse en dehors de ceux des parcs.
Toulouse
Le cœur de la place Anatole-France est occupé par un platane. Il aurait été planté en 1793, l’année de la Terreur. Ce platane serait le plus vieil arbre de Toulouse en dehors de ceux des parcs.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Plaque pour les eaux pluviales. Sur ces plaques sont gravés les monuments emblématiques de Toulouse.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Plaque pour les eaux pluviales. Sur ces plaques sont gravés les monuments emblématiques de Toulouse.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Construite à partir de 1606, cette église fut consacrée en 1612. Surélevée et voûtée au XVIIIe siècle, elle devint église paroissiale à la Révolution, prenant ainsi la succession de Saint-Pierre-des-Cuisines. La Chartreuse de Toulouse, érigée en partie sur remplacement de l’ancien collège de Moissac, fut transformée en arsenal après 1792.  Le portail a été sculpté en 1613 par Antoine Bachelier, fils de Nicolas Bachelier, modifié par A. Legoust. Il donne non pas directement sur l'église mais sur un grand hall (appelé « atrium »), autrefois espace tampon entre la rue et le couvent.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Construite à partir de 1606, cette église fut consacrée en 1612. Surélevée et voûtée au XVIIIe siècle, elle devint église paroissiale à la Révolution, prenant ainsi la succession de Saint-Pierre-des-Cuisines. La Chartreuse de Toulouse, érigée en partie sur remplacement de l’ancien collège de Moissac, fut transformée en arsenal après 1792. Le portail a été sculpté en 1613 par Antoine Bachelier, fils de Nicolas Bachelier, modifié par A. Legoust. Il donne non pas directement sur l'église mais sur un grand hall (appelé « atrium »), autrefois espace tampon entre la rue et le couvent.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>L'atrium. En septembre 2007, la paroisse Saint-Pierre est englobée dans l'ensemble paroissial de Saint-Sernin, et l'église Saint-Pierre devient le siège de la paroisse étudiante de Toulouse (paroisse personnelle, non territoriale).
L'église Saint-Pierre des Chartreux
L'atrium. En septembre 2007, la paroisse Saint-Pierre est englobée dans l'ensemble paroissial de Saint-Sernin, et l'église Saint-Pierre devient le siège de la paroisse étudiante de Toulouse (paroisse personnelle, non territoriale).
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>L'atrium est le siège du monument aux morts de la paroisse. Aujourd'hui l'atrium accueille des activités de la paroisse : concerts, conférences, expositions, etc.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
L'atrium est le siège du monument aux morts de la paroisse. Aujourd'hui l'atrium accueille des activités de la paroisse : concerts, conférences, expositions, etc.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le Baptême du centenier Corneille, 1658 par Michel Corneille l'Ancien. (Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg).
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le Baptême du centenier Corneille, 1658 par Michel Corneille l'Ancien. (Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg).
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Tableau de 1778, par Antoine Rivalz. Naissance de Jean-Baptiste ?
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Tableau de 1778, par Antoine Rivalz. Naissance de Jean-Baptiste ?
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Saint Pierre.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Saint Pierre.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Entrée de l'église.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Entrée de l'église.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Du fait de l'obligation d'accueillir du public, inhabituelle pour les Chartreux qui forment une communauté retirée du monde, le grand vaisseau central de l'église possède la particularité d'être divisé en deux parties. Elles sont séparées par un maître-autel biface. On trouve d'un côté la nef dite « des fidèles », accessible à tous, et de l'autre côté le chœur, appelé improprement « nef des moines », autrefois réservé aux religieux. L'importance donnée à la nef des fidèles dans l'église pourrait également être un geste de remerciement des Chartreux envers les Toulousains qui auraient soutenu les pères dans une dispute avec le corps de ville sur une question fiscale.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Du fait de l'obligation d'accueillir du public, inhabituelle pour les Chartreux qui forment une communauté retirée du monde, le grand vaisseau central de l'église possède la particularité d'être divisé en deux parties. Elles sont séparées par un maître-autel biface. On trouve d'un côté la nef dite « des fidèles », accessible à tous, et de l'autre côté le chœur, appelé improprement « nef des moines », autrefois réservé aux religieux. L'importance donnée à la nef des fidèles dans l'église pourrait également être un geste de remerciement des Chartreux envers les Toulousains qui auraient soutenu les pères dans une dispute avec le corps de ville sur une question fiscale.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>
L'église Saint-Pierre des Chartreux
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le maître-autel assurant par sa monumentalité la fonction de séparation de l'espace réservé au public et de celui réservé aux moines, il était nécessaire qu'il soit double face pour servir à l'office aussi bien d'un côté que de l'autre. Construit avec diverses espèces de marbres (notamment pyrénéens), le maître-autel est édifié à partir de 1780 d'après les dessins de François Cammas. Il est orné d'une sculpture représentant les anges couronnant le Saint Sacrement réalisée par François Lucas en 1785 et classée au titre des monuments historiques. Les deux anges monumentaux en marbre blanc de Carrare témoignent de la virtuosité de François Lucas, qui s'illustre alors comme le meilleur sculpteur toulousain de son temps. La pose, les drapés, les traits délicats des visages des deux anges (l'un plutôt masculin et l'autre plus féminin) font de cet autel exceptionnel l’œuvre maîtresse de sa carrière de sculpteur.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le maître-autel assurant par sa monumentalité la fonction de séparation de l'espace réservé au public et de celui réservé aux moines, il était nécessaire qu'il soit double face pour servir à l'office aussi bien d'un côté que de l'autre. Construit avec diverses espèces de marbres (notamment pyrénéens), le maître-autel est édifié à partir de 1780 d'après les dessins de François Cammas. Il est orné d'une sculpture représentant les anges couronnant le Saint Sacrement réalisée par François Lucas en 1785 et classée au titre des monuments historiques. Les deux anges monumentaux en marbre blanc de Carrare témoignent de la virtuosité de François Lucas, qui s'illustre alors comme le meilleur sculpteur toulousain de son temps. La pose, les drapés, les traits délicats des visages des deux anges (l'un plutôt masculin et l'autre plus féminin) font de cet autel exceptionnel l’œuvre maîtresse de sa carrière de sculpteur.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Autel couvert d'un placage de marbre jaspé de Sicile. Les teintes variées des marbres constituant les marches menant à l'autel seraient une évocation des étapes du sacrifice du Christ: en rouge nervé de blanc la flagellation et le chemin de croix, en rouge nervé de gris la crucifixion, en noir la mort, en rouge nervé de blanc la mise au sépulcre et le passage aux Enfers, et enfin en blanc la résurrection.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Autel couvert d'un placage de marbre jaspé de Sicile. Les teintes variées des marbres constituant les marches menant à l'autel seraient une évocation des étapes du sacrifice du Christ: en rouge nervé de blanc la flagellation et le chemin de croix, en rouge nervé de gris la crucifixion, en noir la mort, en rouge nervé de blanc la mise au sépulcre et le passage aux Enfers, et enfin en blanc la résurrection.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Chapelle Saint Pierre. Remise des clés à saint Pierre.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Chapelle Saint Pierre. Remise des clés à saint Pierre.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>A droite, la donation du rosaire à saint Dominique de Guzmán.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
A droite, la donation du rosaire à saint Dominique de Guzmán.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>
L'église Saint-Pierre des Chartreux
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>
L'église Saint-Pierre des Chartreux
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le maître-autel vu de l'espace  réservé aux moines.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le maître-autel vu de l'espace réservé aux moines.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le chœur des Chartreux est composé de 62 stalles sculptées datant du XVIIe siècle, et est fermé par une grille de la même époque.
 Au dessus des stalles se déroulent en deux niveaux quatre séries de représentations artistiques.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le chœur des Chartreux est composé de 62 stalles sculptées datant du XVIIe siècle, et est fermé par une grille de la même époque. Au dessus des stalles se déroulent en deux niveaux quatre séries de représentations artistiques.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le premier niveau est partagé alternativement entre d'une part des scènes en noir et blanc de la vie de saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, attribuées à François Fayet, et d'autre part des fresques représentant les grandes figures de l'érémitisme chrétien (saint Paul de Thèbes, saint Antoine du T, etc.). Au second niveau, les fresques représentant des scènes de la vie du Christ alternent avec des bas-reliefs en stuc qui présentent des allégories des vertus cardinales et monacales, réalisés par Pierre Lucas (père du sculpteur des anges du maître-autel).
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le premier niveau est partagé alternativement entre d'une part des scènes en noir et blanc de la vie de saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, attribuées à François Fayet, et d'autre part des fresques représentant les grandes figures de l'érémitisme chrétien (saint Paul de Thèbes, saint Antoine du T, etc.). Au second niveau, les fresques représentant des scènes de la vie du Christ alternent avec des bas-reliefs en stuc qui présentent des allégories des vertus cardinales et monacales, réalisés par Pierre Lucas (père du sculpteur des anges du maître-autel).
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le premier niveau est partagé alternativement entre d'une part des scènes en noir et blanc de la vie de saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, attribuées à François Fayet, et d'autre part des fresques représentant les grandes figures de l'érémitisme chrétien (saint Paul de Thèbes, saint Antoine du T, etc.). Au second niveau, les fresques représentant des scènes de la vie du Christ alternent avec des bas-reliefs en stuc qui présentent des allégories des vertus cardinales et monacales, réalisés par Pierre Lucas (père du sculpteur des anges du maître-autel).
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le premier niveau est partagé alternativement entre d'une part des scènes en noir et blanc de la vie de saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, attribuées à François Fayet, et d'autre part des fresques représentant les grandes figures de l'érémitisme chrétien (saint Paul de Thèbes, saint Antoine du T, etc.). Au second niveau, les fresques représentant des scènes de la vie du Christ alternent avec des bas-reliefs en stuc qui présentent des allégories des vertus cardinales et monacales, réalisés par Pierre Lucas (père du sculpteur des anges du maître-autel).
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>L'orgue de tribune, au magnifique buffet, possède 51 jeux et provient de l'ensemble conventuel des Jacobins d'où il a été transféré en 1792, alors qu'il avait été déposé pour être accordé. Œuvre des facteurs d'orgues Robert Delaunay puis de Jean-Esprit Isnard, il est classé au titre des monuments historiques.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
L'orgue de tribune, au magnifique buffet, possède 51 jeux et provient de l'ensemble conventuel des Jacobins d'où il a été transféré en 1792, alors qu'il avait été déposé pour être accordé. Œuvre des facteurs d'orgues Robert Delaunay puis de Jean-Esprit Isnard, il est classé au titre des monuments historiques.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Grilles du XVIIIe siècle.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Grilles du XVIIIe siècle.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Le dôme. En 1780 le plafond peint du transept est remplacé par un décor de stucs de Jean-Baptiste Julia. Quatre bas-reliefs figurant des anges musiciens prennent place dans les écoinçons de la coupole, attribués à Julia ou à Laurent Montreuil.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Le dôme. En 1780 le plafond peint du transept est remplacé par un décor de stucs de Jean-Baptiste Julia. Quatre bas-reliefs figurant des anges musiciens prennent place dans les écoinçons de la coupole, attribués à Julia ou à Laurent Montreuil.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>L'Adoration des Mages.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
L'Adoration des Mages.
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<center>L'église Saint-Pierre des Chartreux </center>Sainte Germaine de Pibrac. Germaine Cousin naquit à Pibrac, près de Toulouse, en 1579. Fille de modestes paysans, de complexion chétive, elle souffrit beaucoup de son entourage, surtout de sa marâtre. Dès l'âge de neuf ans, la petite Germaine doit, par tous les temps, garder les troupeaux. Soupçonnée de voler le pain de sa famille pour le distribuer, elle ouvre son tablier d'où tombent des fleurs.
L'église Saint-Pierre des Chartreux
Sainte Germaine de Pibrac. Germaine Cousin naquit à Pibrac, près de Toulouse, en 1579. Fille de modestes paysans, de complexion chétive, elle souffrit beaucoup de son entourage, surtout de sa marâtre. Dès l'âge de neuf ans, la petite Germaine doit, par tous les temps, garder les troupeaux. Soupçonnée de voler le pain de sa famille pour le distribuer, elle ouvre son tablier d'où tombent des fleurs.
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<center>Toulouse</center>Pont Saint Pierre.
Toulouse
Pont Saint Pierre.
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<center>L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.</center>Au Xe siècle, le comte Guillaume IV permet aux Bénédictins de l'abbaye de Moissac d'en prendre possession.
Ce n'est qu'un prieuré dont l'abbé de Moissac, Bernard de Montaigut, en fait un collège qui est confié cinq siècles plus tard aux Chartreux de Toulouse. Entre-temps, l'église s'est parée d'une nouvelle nef et d'un nouveau chœur.
L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.
Au Xe siècle, le comte Guillaume IV permet aux Bénédictins de l'abbaye de Moissac d'en prendre possession. Ce n'est qu'un prieuré dont l'abbé de Moissac, Bernard de Montaigut, en fait un collège qui est confié cinq siècles plus tard aux Chartreux de Toulouse. Entre-temps, l'église s'est parée d'une nouvelle nef et d'un nouveau chœur.
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<center>L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.</center>À partir du XIIe siècle, l'église est un haut lieu public. En 1189, le comte Raymond V y reconnaît les privilèges de la commune de Toulouse dirigée par des capitouls. Ce geste est renouvelé par Raymond VI en 1195, et par Raymond VII en 1222.
C'est à cet endroit que Simon de Montfort signe la reddition toulousaine. C'est aussi dans ces murs que les comtes prennent l'habitude de rassembler le peuple toulousain.
En 1286, les Coutumes de la ville y sont officiellement promulguées.
L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.
À partir du XIIe siècle, l'église est un haut lieu public. En 1189, le comte Raymond V y reconnaît les privilèges de la commune de Toulouse dirigée par des capitouls. Ce geste est renouvelé par Raymond VI en 1195, et par Raymond VII en 1222. C'est à cet endroit que Simon de Montfort signe la reddition toulousaine. C'est aussi dans ces murs que les comtes prennent l'habitude de rassembler le peuple toulousain. En 1286, les Coutumes de la ville y sont officiellement promulguées.
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<center>L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.</center>Le nom Saint-Pierre-des-Cuisines provient d'une version francisée de Coquinis, désignant de petits artisans. L'histoire raconte que des pêcheurs de la région avaient jadis honoré saint Pierre en lui dédiant un prieuré. Le nom de ces Coquins de l'époque gallo-romaine a donc été attribué par Guilhem IV à l'édifice lorsqu'il le confia à l'abbaye de Moissac. L'enfeu abrite un sarcophage.
L'église Saint-Pierre-des-Cuisines.
Le nom Saint-Pierre-des-Cuisines provient d'une version francisée de Coquinis, désignant de petits artisans. L'histoire raconte que des pêcheurs de la région avaient jadis honoré saint Pierre en lui dédiant un prieuré. Le nom de ces Coquins de l'époque gallo-romaine a donc été attribué par Guilhem IV à l'édifice lorsqu'il le confia à l'abbaye de Moissac. L'enfeu abrite un sarcophage.
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<center>Musée Saint-Raymond.</center>À l'origine se trouvait à cet emplacement une nécropole chrétienne remontant au IVe siècle qui s'étendait de part et d'autre de la voie romaine autour de la tombe de Saturnin, premier évêque de Toulouse, à proximité de la basilique Saint-SerninAncien hôpital pour les pauvres, fondé en 1075 par Raimon Gairart, chanoine de Saint Sernin et Guilhem IV, comte de Toulouse.
Transformé en collège dès le XIIIe siècle, ce bâtiment servit de presbytère au XIXe s., avant de devenir Musée en 1891.
Musée Saint-Raymond.
À l'origine se trouvait à cet emplacement une nécropole chrétienne remontant au IVe siècle qui s'étendait de part et d'autre de la voie romaine autour de la tombe de Saturnin, premier évêque de Toulouse, à proximité de la basilique Saint-SerninAncien hôpital pour les pauvres, fondé en 1075 par Raimon Gairart, chanoine de Saint Sernin et Guilhem IV, comte de Toulouse. Transformé en collège dès le XIIIe siècle, ce bâtiment servit de presbytère au XIXe s., avant de devenir Musée en 1891.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Le bâtiment actuel, daté de 1523, est l'œuvre du maçon Louis Privat, qui réalisera quelques années plus tard l'hôtel de Jean de Bernuy. Il a été financé en partie par Martin de Saint-André, prieur du collège, et son père, Pierre de Saint-André. Au rez-de chaussée, le tinel, qui comportait une grande cheminée, servait de salle de réception et de réfectoire, et l'étage était consacré aux chambres des étudiants. Entre 1868 et 1871, il est restauré par Eugène Viollet-le-Duc qui supprime les traces de la chapelle démolie et construit une quatrième tourelle d'angle, ajoute deux murs de refend à l'intérieur et de nombreuses cheminées crénelées qui accentuent l'aspect médiéval de l'ensemble.
Musée Saint-Raymond
Le bâtiment actuel, daté de 1523, est l'œuvre du maçon Louis Privat, qui réalisera quelques années plus tard l'hôtel de Jean de Bernuy. Il a été financé en partie par Martin de Saint-André, prieur du collège, et son père, Pierre de Saint-André. Au rez-de chaussée, le tinel, qui comportait une grande cheminée, servait de salle de réception et de réfectoire, et l'étage était consacré aux chambres des étudiants. Entre 1868 et 1871, il est restauré par Eugène Viollet-le-Duc qui supprime les traces de la chapelle démolie et construit une quatrième tourelle d'angle, ajoute deux murs de refend à l'intérieur et de nombreuses cheminées crénelées qui accentuent l'aspect médiéval de l'ensemble.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Une nouvelle étude de réaménagement est menée sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques, Bernard Voinchet, en 1992 et un réaménagement complet est décidé par Dominique Baudis, maire de Toulouse, en 1994. Le musée rouvre ses portes au public le samedi 8 mai 1999, après plus de quatre années de rénovation au cours desquelles le bâtiment a retrouvé son aspect originel de 1523 et une partie de l'ancienne nécropole paléochrétienne datant du IVe et Ve siècles a été mise au jour.
Musée Saint-Raymond
Une nouvelle étude de réaménagement est menée sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques, Bernard Voinchet, en 1992 et un réaménagement complet est décidé par Dominique Baudis, maire de Toulouse, en 1994. Le musée rouvre ses portes au public le samedi 8 mai 1999, après plus de quatre années de rénovation au cours desquelles le bâtiment a retrouvé son aspect originel de 1523 et une partie de l'ancienne nécropole paléochrétienne datant du IVe et Ve siècles a été mise au jour.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Bustes d'empereurs de la villa romaine de Chiragan au premier étage. Les nombreux bâtiments agricoles et artisanaux étaient associés à une partie résidentielle de 25 000 m² vouée au confort de ses occupants. L'ensemble, ceinturé d'un mur, s'étendait sur une superficie de 16 hectares. Le 23 mai 1826, un très violent orage ravina les bords de Garonne, entraînant des quantités de terres végétales dans le fleuve. Des sculptures apparurent alors.
Entre 1826 et 1899, quatre campagnes de fouilles furent organisées par Alexandre Du Mège, la Société archéologique du Midi de la France (actuelle propriétaire de la majeure partie du site), Albert Lebègue et Léon Joulin. La quantité et la qualité des sculptures extraites sont exceptionnelles. Aucune autre villa en Europe n'a fourni autant d'œuvres en marbre.
Aux représentations mythologiques et aux portraits s'ajoute un décor en marbre de Saint-Béat (Pyrénées centrales), unique, témoignant de la restructuration de la demeure à la fin du IIIe siècle.
Musée Saint-Raymond
Bustes d'empereurs de la villa romaine de Chiragan au premier étage. Les nombreux bâtiments agricoles et artisanaux étaient associés à une partie résidentielle de 25 000 m² vouée au confort de ses occupants. L'ensemble, ceinturé d'un mur, s'étendait sur une superficie de 16 hectares. Le 23 mai 1826, un très violent orage ravina les bords de Garonne, entraînant des quantités de terres végétales dans le fleuve. Des sculptures apparurent alors. Entre 1826 et 1899, quatre campagnes de fouilles furent organisées par Alexandre Du Mège, la Société archéologique du Midi de la France (actuelle propriétaire de la majeure partie du site), Albert Lebègue et Léon Joulin. La quantité et la qualité des sculptures extraites sont exceptionnelles. Aucune autre villa en Europe n'a fourni autant d'œuvres en marbre. Aux représentations mythologiques et aux portraits s'ajoute un décor en marbre de Saint-Béat (Pyrénées centrales), unique, témoignant de la restructuration de la demeure à la fin du IIIe siècle.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Buste fragmentaire de Trajan.
Empereur de 98 a 117 Marbre de Goktepe (Turquie).
Type dit « des Decennalia ». Vers 10
<br> Après Nerva, le pouvoir est concentré entre les mains de six empereurs : Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux. Marc Aurèle (associé un temps à Lucius Verus) et Commode. Ces empereurs, aux règnes particulièrement longs, forment la dynastie des Antonins, du nom d'Antonin le Pieux qui, mieux que tout autre, symbolise la stabilité de l'Empire. Trajan est issu d'une famille de colons italiens installés dans la province de Bétique (actuelle Andalousie) à Italica (actuelle Santiponce. près de Séville). Il accède au pouvoir après avoir été adopté par Nerva et épouse Plotine, originaire de Nîmes. Il conquiert la Dacie (actuelle Roumanie) et entreprend de grandes campagnes en Orient. On lui doit aussi la construction de monuments parmi les plus célèbres de la Rome antique.
Musée Saint-Raymond
Buste fragmentaire de Trajan. Empereur de 98 a 117 Marbre de Goktepe (Turquie). Type dit « des Decennalia ». Vers 10
Après Nerva, le pouvoir est concentré entre les mains de six empereurs : Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux. Marc Aurèle (associé un temps à Lucius Verus) et Commode. Ces empereurs, aux règnes particulièrement longs, forment la dynastie des Antonins, du nom d'Antonin le Pieux qui, mieux que tout autre, symbolise la stabilité de l'Empire. Trajan est issu d'une famille de colons italiens installés dans la province de Bétique (actuelle Andalousie) à Italica (actuelle Santiponce. près de Séville). Il accède au pouvoir après avoir été adopté par Nerva et épouse Plotine, originaire de Nîmes. Il conquiert la Dacie (actuelle Roumanie) et entreprend de grandes campagnes en Orient. On lui doit aussi la construction de monuments parmi les plus célèbres de la Rome antique.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Buste de Trajan (53-117). Empereur de 98 à 117 Marbre blanc de Carrare Type dit « du sacrifice » Entre 108 et 113.  <br>L'évolution des portraits de Trajan est dictée par les grands événements de son règne. Son effigie est connue par quatre types qui se différencient bien souvent par la seule disposition des mèches de cheveux. La chevelure, coupée « au bol » et peignée de l'arrière vers l'avant sur les portraits les plus anciens de Trajan, est ici plus compliquée et annonce celle des effigies de l'époque d'Hadrien, son successeur. La disposition des mèches suit un schéma très spécifique qui apparaît sur des scènes de sacrifice de la Colonne de Trajan, d'où le nom donné à ce type iconographique nouveau. Le torse nu était peut-être, à l'origine, en partie revêtu de l'égide (la cuirasse de la déesse Athéna/Minerve, donnée par Zeus/Jupiter), comme le montrent deux autres bustes, conservés à Copenhague et à Munich.
Musée Saint-Raymond
Buste de Trajan (53-117). Empereur de 98 à 117 Marbre blanc de Carrare Type dit « du sacrifice » Entre 108 et 113.
L'évolution des portraits de Trajan est dictée par les grands événements de son règne. Son effigie est connue par quatre types qui se différencient bien souvent par la seule disposition des mèches de cheveux. La chevelure, coupée « au bol » et peignée de l'arrière vers l'avant sur les portraits les plus anciens de Trajan, est ici plus compliquée et annonce celle des effigies de l'époque d'Hadrien, son successeur. La disposition des mèches suit un schéma très spécifique qui apparaît sur des scènes de sacrifice de la Colonne de Trajan, d'où le nom donné à ce type iconographique nouveau. Le torse nu était peut-être, à l'origine, en partie revêtu de l'égide (la cuirasse de la déesse Athéna/Minerve, donnée par Zeus/Jupiter), comme le montrent deux autres bustes, conservés à Copenhague et à Munich.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Tête d'Auguste.
63 avant notre ère-14 de notre ère. Empereur de 27 avant notre ère à 14 Marbre lychnites (île de Paros).
Type « Prima Porta ».
Première moitié Se r siècle de notre ère.<br>
Petit-neveu de Jules César,  Octave est le véritable fondateur de l'Empire romain et de la dynastie des Julio-Claudiens. Le titre d'Auguste (qui sous- entend qu'il est « plus qu'humain ») lui fut décerné en 27 avant notre ère par le Sénat. Augustus devint rapidement son prénom et celui de tous ses successeurs. Le schéma des mèches frontales est identique au type dit de Prima Porta. La source d'inspiration de cette grande effigie de l'empereur était une sculpture grecque en bronze, le Doryphore (« Porte-lance »), exécutée vers 440 avant notre ère par Polyclète. L'art grec classique est en effet une référence constante dans l'art augustéen. L'idéal grec permet notamment de donner une image immuable de l'empereur, éternellement jeune, reflet de la stabilité de l'Empire.
Musée Saint-Raymond
Tête d'Auguste. 63 avant notre ère-14 de notre ère. Empereur de 27 avant notre ère à 14 Marbre lychnites (île de Paros). Type « Prima Porta ». Première moitié Se r siècle de notre ère.
Petit-neveu de Jules César, Octave est le véritable fondateur de l'Empire romain et de la dynastie des Julio-Claudiens. Le titre d'Auguste (qui sous- entend qu'il est « plus qu'humain ») lui fut décerné en 27 avant notre ère par le Sénat. Augustus devint rapidement son prénom et celui de tous ses successeurs. Le schéma des mèches frontales est identique au type dit de Prima Porta. La source d'inspiration de cette grande effigie de l'empereur était une sculpture grecque en bronze, le Doryphore (« Porte-lance »), exécutée vers 440 avant notre ère par Polyclète. L'art grec classique est en effet une référence constante dans l'art augustéen. L'idéal grec permet notamment de donner une image immuable de l'empereur, éternellement jeune, reflet de la stabilité de l'Empire.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Antonin le Pieux (86-161), empereur de 138 à 161 Béziers.
Sculpté entre 138 et 161. Marbre. <br>
Ce portrait monumental de l’empereur Antonin. le Pieux provient du forum de Boeterroe (Béziers).Sa présence dans la cité pourrait s’expliquer soit par ses origines nimoises de sa famille, soit par la tradition d'ériger une statue de l'empereur lors de son avènement.
La sculpture est toutefois inachevée : seul le visage, déjà poli, a été entièrement travaillé,
Musée Saint-Raymond
Antonin le Pieux (86-161), empereur de 138 à 161 Béziers. Sculpté entre 138 et 161. Marbre.
Ce portrait monumental de l’empereur Antonin. le Pieux provient du forum de Boeterroe (Béziers).Sa présence dans la cité pourrait s’expliquer soit par ses origines nimoises de sa famille, soit par la tradition d'ériger une statue de l'empereur lors de son avènement. La sculpture est toutefois inachevée : seul le visage, déjà poli, a été entièrement travaillé,
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Antonin le Pieux (86-161)
Empereur de 138 à 161 Marbre de Goktepe (Turquie). <br>
Pour exécuter un portrait officiel en plusieurs exemplaires, le sculpteur reproduisait fidèlement un prototype officiel, en plâtre ou en terre, qui servait de référence pour toutes les copies exécutées dans un matériau noble. Un compas et un fil à plomb permettaient de reporter sur le bloc de marbre les points de repère, sélectionnés sur le modèle à copier.
Ce portrait de grande qualité, conçu à Rome, montre encore trois petites « verrues », derrière la tête, oubliées par le sculpteur chargé du polissage final. Ces points de mesure prouvent que sur les meilleurs exemplaires sortis des ateliers de la capitale, l'arrière était copié avec autant de soin que le visage. Ce portrait fut probablement envoyé à Chiragan peu après l’avènement d'Antonin le Pieux afin de compléter la série des effigies impériales de ce domaine.
Musée Saint-Raymond
Antonin le Pieux (86-161) Empereur de 138 à 161 Marbre de Goktepe (Turquie).
Pour exécuter un portrait officiel en plusieurs exemplaires, le sculpteur reproduisait fidèlement un prototype officiel, en plâtre ou en terre, qui servait de référence pour toutes les copies exécutées dans un matériau noble. Un compas et un fil à plomb permettaient de reporter sur le bloc de marbre les points de repère, sélectionnés sur le modèle à copier. Ce portrait de grande qualité, conçu à Rome, montre encore trois petites « verrues », derrière la tête, oubliées par le sculpteur chargé du polissage final. Ces points de mesure prouvent que sur les meilleurs exemplaires sortis des ateliers de la capitale, l'arrière était copié avec autant de soin que le visage. Ce portrait fut probablement envoyé à Chiragan peu après l’avènement d'Antonin le Pieux afin de compléter la série des effigies impériales de ce domaine.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>IIIe siècle : les Sévères et l'anarchie militaire. 
Portrait de Septime Sévère (145 – 211)
Empereur de 193 à 211 Marbre de Goktepe (Turquie)
Type dit « de l'avènement »
Entre 193 et 195. <br> Sénateur d'origine africaine, né à Leptis Magna (en Tripolitaine, actuel Libye), Septime Sévère devient gouverneur de la Province de Pannonie supérieure au cœur de l'Europe. Suite à l'assassinat de l'empereur Commode, puis celui de Partynax, il est fait empereur par les légions du Danube. Il s'appuie sur ses armées et entreprend une marche sur Rome afin d'être légitimé et éliminer ses principaux rivaux. Cette tête de grande qualité, conçue dans un atelier officiel de Rome, date de cette succession au pouvoir, en 193. Septime Sévère avait alors 38 ans. Coiffure et barbe courte, trois mèches rondes sur le front, regard dirigé vers le haut et rotation de la tête vers la droite sont très proches de la tête des musées du Capitole, à Rome. Ce portrait de Chiragan semble provenir du même atelier que celui du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Il rappelle par son style les derniers portraits de commode mais ressemble également à ceux d'Antonin le Pieux. Septime Sévère cherche, en effet, à justifier par l'image une filiation totalement artificielle avec la précédente dynastie des Antonins
Musée Saint-Raymond
IIIe siècle : les Sévères et l'anarchie militaire. Portrait de Septime Sévère (145 – 211) Empereur de 193 à 211 Marbre de Goktepe (Turquie) Type dit « de l'avènement » Entre 193 et 195.
Sénateur d'origine africaine, né à Leptis Magna (en Tripolitaine, actuel Libye), Septime Sévère devient gouverneur de la Province de Pannonie supérieure au cœur de l'Europe. Suite à l'assassinat de l'empereur Commode, puis celui de Partynax, il est fait empereur par les légions du Danube. Il s'appuie sur ses armées et entreprend une marche sur Rome afin d'être légitimé et éliminer ses principaux rivaux. Cette tête de grande qualité, conçue dans un atelier officiel de Rome, date de cette succession au pouvoir, en 193. Septime Sévère avait alors 38 ans. Coiffure et barbe courte, trois mèches rondes sur le front, regard dirigé vers le haut et rotation de la tête vers la droite sont très proches de la tête des musées du Capitole, à Rome. Ce portrait de Chiragan semble provenir du même atelier que celui du musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Il rappelle par son style les derniers portraits de commode mais ressemble également à ceux d'Antonin le Pieux. Septime Sévère cherche, en effet, à justifier par l'image une filiation totalement artificielle avec la précédente dynastie des Antonins
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Portrait de Septime Sévère (145 – 211). Empereur de 193 à 211 Marbre de Goktepe (Turquie)
Type II dit « de l'adoption »
Entre 195 et 200. <br>
Comme pour Trajan, pas moins de quatre portraits de Septime Sévère ont été découverts à Chiragan. C'est tout à fait exceptionnel. L'atelier romain à l'origine de ce buste est peut-être aussi l'auteur de deux autres, de même type, conservés à Copenhague (Ny Carlsberg Glyptotek) et à Rome (Palazzo Massimo aile Terme). Une armure à écailles (lorica squamatfa) porte en son centre la traditionnelle tête de Gorgone, censée pétrifier l'ennemi.
En 195, Septime Sévère se proclame fils de Marc Aurèle et donc frère de Commode. Comme sur les monnaies, le profil du portrait en marbre de Septime trahit le désir de se rapprocher formellement de ces empereurs antonins, dirigeants exemplaires, notamment du type cuirassé de Marc Aurèle, exposé ici-même.
Musée Saint-Raymond
Portrait de Septime Sévère (145 – 211). Empereur de 193 à 211 Marbre de Goktepe (Turquie) Type II dit « de l'adoption » Entre 195 et 200.
Comme pour Trajan, pas moins de quatre portraits de Septime Sévère ont été découverts à Chiragan. C'est tout à fait exceptionnel. L'atelier romain à l'origine de ce buste est peut-être aussi l'auteur de deux autres, de même type, conservés à Copenhague (Ny Carlsberg Glyptotek) et à Rome (Palazzo Massimo aile Terme). Une armure à écailles (lorica squamatfa) porte en son centre la traditionnelle tête de Gorgone, censée pétrifier l'ennemi. En 195, Septime Sévère se proclame fils de Marc Aurèle et donc frère de Commode. Comme sur les monnaies, le profil du portrait en marbre de Septime trahit le désir de se rapprocher formellement de ces empereurs antonins, dirigeants exemplaires, notamment du type cuirassé de Marc Aurèle, exposé ici-même.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Buste cuirassé de Marc Aurèle âgé 121 - 180
Empereur de 161 à 180 Marbre d’Afyon (Turquie)
Type IV (variante A)
170 - 180. <br>
Les portraits des dernières années du règne de Marc Aurèle sont caractérisés par une grosse mèche axiale en flamme autour de laquelle s'organise toute la coiffure, une barbe en pointe et une moustache dont les extrémités s'enroulent vers le haut. C'est probablement la mort subite de Lucius Verus, en 169, mais aussi la célébration des dix ans de règne, en 171, qui ont motivé la création de ce nouveau type de portrait représentant l’empereur philosophe dans les dernières années de son règne. Fait exceptionnel, il fut probablement créé en dehors de Rome, en Pannonie (actuelle Autriche), où Marc Aurèle dut se rendre pour rétablir l'ordre dès 169. Très proche d’un exemplaire conservé à Rome, cette œuvre se distingue cependant par un protège-nuque presque collé au cou qui donne, de profil, l’impression d’une cuirasse trop petite. Tête et buste auraient-ils été conçus par deux sculpteurs différents ?
Musée Saint-Raymond
Buste cuirassé de Marc Aurèle âgé 121 - 180 Empereur de 161 à 180 Marbre d’Afyon (Turquie) Type IV (variante A) 170 - 180.
Les portraits des dernières années du règne de Marc Aurèle sont caractérisés par une grosse mèche axiale en flamme autour de laquelle s'organise toute la coiffure, une barbe en pointe et une moustache dont les extrémités s'enroulent vers le haut. C'est probablement la mort subite de Lucius Verus, en 169, mais aussi la célébration des dix ans de règne, en 171, qui ont motivé la création de ce nouveau type de portrait représentant l’empereur philosophe dans les dernières années de son règne. Fait exceptionnel, il fut probablement créé en dehors de Rome, en Pannonie (actuelle Autriche), où Marc Aurèle dut se rendre pour rétablir l'ordre dès 169. Très proche d’un exemplaire conservé à Rome, cette œuvre se distingue cependant par un protège-nuque presque collé au cou qui donne, de profil, l’impression d’une cuirasse trop petite. Tête et buste auraient-ils été conçus par deux sculpteurs différents ?
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Portrait de Caracalla enfant. Fils de Septime Sévère et Julia Domna, frère de Géta 188 - 217
Empereur de 211 à 217 Marbre de Goktepe (Turquie)
Type « de l'arc des Argentara »
198-20A. <br>
Lucius Septimius Bassianus, dit Caracalla, fils de l'Africain Septime Sévère et de la syrienne Julia Domna, est né à Lyon en 188. Ce portrait est très proche de celui que l'on peut voir sur l'arc des Argentiers, à Rome, où il fera effacer les reliefs de son épouse, Plautille, répudiée, ainsi que de son beau-père, Plautien.
La date de création de ce type de portrait doit remonter à 198, alors que Caracalla avait été élevé au rang d'Auguste. Il avait 8 ans. On connaît aujourd'hui une quarantaine d'exemplaires similaires. Celui des musées du Vatican est le plus proche, par son style, du portrait découvert à Chiragan. Le buste n'a été reconnu qu'en 2011 comme la partie manquante de cette œuvre ; sa couleur trahit un contexte d’enfouissement différent.
Musée Saint-Raymond
Portrait de Caracalla enfant. Fils de Septime Sévère et Julia Domna, frère de Géta 188 - 217 Empereur de 211 à 217 Marbre de Goktepe (Turquie) Type « de l'arc des Argentara » 198-20A.
Lucius Septimius Bassianus, dit Caracalla, fils de l'Africain Septime Sévère et de la syrienne Julia Domna, est né à Lyon en 188. Ce portrait est très proche de celui que l'on peut voir sur l'arc des Argentiers, à Rome, où il fera effacer les reliefs de son épouse, Plautille, répudiée, ainsi que de son beau-père, Plautien. La date de création de ce type de portrait doit remonter à 198, alors que Caracalla avait été élevé au rang d'Auguste. Il avait 8 ans. On connaît aujourd'hui une quarantaine d'exemplaires similaires. Celui des musées du Vatican est le plus proche, par son style, du portrait découvert à Chiragan. Le buste n'a été reconnu qu'en 2011 comme la partie manquante de cette œuvre ; sa couleur trahit un contexte d’enfouissement différent.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>La Statuette d'Athéna de type Velletri est une sculpture en marbre de Göktepe (Turquie). C'est une réplique romaine datée du IIe siècle de notre ère d'une statue grecque en bronze d'Athéna, réalisée dans la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C. par le sculpteur Crésilas.  Elle est habillée du péplos et de l'himation (équivalent au pallium romain). Autour de son cou, Athéna porte l'égide, identifiable grâce au gorgonéion. Le style de cette statuette, dit Pallas de Velletri, dérive de la statue colossale de l'Athéna aujourd'hui exposée au musée du Louvre. Grâce aux autres répliques, on peut imaginer que la déesse portait un casque et tenait une lance dans la main droite.
Musée Saint-Raymond
La Statuette d'Athéna de type Velletri est une sculpture en marbre de Göktepe (Turquie). C'est une réplique romaine datée du IIe siècle de notre ère d'une statue grecque en bronze d'Athéna, réalisée dans la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C. par le sculpteur Crésilas. Elle est habillée du péplos et de l'himation (équivalent au pallium romain). Autour de son cou, Athéna porte l'égide, identifiable grâce au gorgonéion. Le style de cette statuette, dit Pallas de Velletri, dérive de la statue colossale de l'Athéna aujourd'hui exposée au musée du Louvre. Grâce aux autres répliques, on peut imaginer que la déesse portait un casque et tenait une lance dans la main droite.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Esculape.
Marbre d'Afyon (Turquie)
IIe siècle ? Esculape (Asclépios en Grèce) est le dieu de la médecine. Très jeune, son père Apollon le confie au centaure Chiron qui lui apprend l'art de la guérison. Un serpent, dont la queue est visible en bas à gauche, nous permet de le reconnaître. Il s'agit ici d'une excellente réplique d'époque romaine d'un original grec du Ve siècle avant notre ère.
Musée Saint-Raymond
Esculape. Marbre d'Afyon (Turquie) IIe siècle ? Esculape (Asclépios en Grèce) est le dieu de la médecine. Très jeune, son père Apollon le confie au centaure Chiron qui lui apprend l'art de la guérison. Un serpent, dont la queue est visible en bas à gauche, nous permet de le reconnaître. Il s'agit ici d'une excellente réplique d'époque romaine d'un original grec du Ve siècle avant notre ère.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Athéna
Moulage en plâtre d'une œuvre originale en marbre blanc prêtée pour l'exposition C'est CANON ! L'art chez les Romains présentée à Lyon (Lugdunum, Musée et théâtres romains), du 24 septembre 2025 au 30 juin 2026. IIe siècle ? <br>
Athéna (Minerve à Rome), déesse de la raison, de l'intelligence et de la guerre, avait inventé la double-flûte. Remarquant qu'en jouer déformait son visage, elle jeta l'instrument de musique et interdit à quiconque de s'en servir.
La suite de cette histoire a été illustrée par le sculpteur grec Myron vers 460 avant notre ère. On y voyait le silène Marsyas jaillissant d'un fourré pour s'emparer de l'instrument de musique. Athéna l'arrêtait d'un geste autoritaire.
La statue de Chiragan n'était donc pas isolée à l'origine. Les répliques romaines conservées au Vatican et à Francfort permettent de la restituer.
Musée Saint-Raymond
Athéna Moulage en plâtre d'une œuvre originale en marbre blanc prêtée pour l'exposition C'est CANON ! L'art chez les Romains présentée à Lyon (Lugdunum, Musée et théâtres romains), du 24 septembre 2025 au 30 juin 2026. IIe siècle ?
Athéna (Minerve à Rome), déesse de la raison, de l'intelligence et de la guerre, avait inventé la double-flûte. Remarquant qu'en jouer déformait son visage, elle jeta l'instrument de musique et interdit à quiconque de s'en servir. La suite de cette histoire a été illustrée par le sculpteur grec Myron vers 460 avant notre ère. On y voyait le silène Marsyas jaillissant d'un fourré pour s'emparer de l'instrument de musique. Athéna l'arrêtait d'un geste autoritaire. La statue de Chiragan n'était donc pas isolée à l'origine. Les répliques romaines conservées au Vatican et à Francfort permettent de la restituer.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Harpocrate.
Marbre blanc. IIe-IIIe siècle. <br>
Harpocrate est assimilé à Horus, fils d'Isis et d'Osiris. Il portune corne d’abondance, symbole de fertilité et de fécondité. Le cou et les jambes ont reconstitués. Le bras droit n'a pas été complété car on ne connait pas la position exacte de la main. Il devait pointer son index devant la bouche. Ce geste symbolise pour les Romains l’appel au silence car les rites liés à Isis étaient réservés aux initiés. Mais à l’origine, un hiéroglyphe égyptien signifiant « enfant (ou celui qui ne parle pas) » montrait le même geste. Cette statue est la plus grande représentation d'Harpocrate découverte en France.
Musée Saint-Raymond
Harpocrate. Marbre blanc. IIe-IIIe siècle.
Harpocrate est assimilé à Horus, fils d'Isis et d'Osiris. Il portune corne d’abondance, symbole de fertilité et de fécondité. Le cou et les jambes ont reconstitués. Le bras droit n'a pas été complété car on ne connait pas la position exacte de la main. Il devait pointer son index devant la bouche. Ce geste symbolise pour les Romains l’appel au silence car les rites liés à Isis étaient réservés aux initiés. Mais à l’origine, un hiéroglyphe égyptien signifiant « enfant (ou celui qui ne parle pas) » montrait le même geste. Cette statue est la plus grande représentation d'Harpocrate découverte en France.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Sarapis-Pluton
Marbre blanc
IIIe-IVe siècle. <br>
Le dieu Osiris-Apis devient Sarapis avec les Grecs installés en Égypte. Il avait pour épouse Isis. Vénéré pour ses capacités de guérison, il est ici assimilé à Pluton (l'Hadès des Grecs), dieu des forces souterraines. Ceci explique la présence de Cerbère, chien à trois têtes, gardien du royaume des morts (les Enfers).
Il est coiffé de la couronne blanche de la Haute-Égypte, portée par les pharaons, et d'un récipient (modius) servant d'unité de mesure pour le grain, symbole d'abondance des récoltes.
Musée Saint-Raymond
Sarapis-Pluton Marbre blanc IIIe-IVe siècle.
Le dieu Osiris-Apis devient Sarapis avec les Grecs installés en Égypte. Il avait pour épouse Isis. Vénéré pour ses capacités de guérison, il est ici assimilé à Pluton (l'Hadès des Grecs), dieu des forces souterraines. Ceci explique la présence de Cerbère, chien à trois têtes, gardien du royaume des morts (les Enfers). Il est coiffé de la couronne blanche de la Haute-Égypte, portée par les pharaons, et d'un récipient (modius) servant d'unité de mesure pour le grain, symbole d'abondance des récoltes.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Isis.
Marbre noir de Saint-Béat (Haute-Garonne)
IIIe-IVe siècle. <br>
Cette déesse égyptienne a acquis un aspect grec depuis la conquête de l'Égypte par Alexandre le Grand. Elle représente la fertilité, les activités humaines mais aussi la justice et les préceptes moraux. L'Égypte et sa culture étaient à la mode dans l'Empire romain. La figure d'Isis est souvent présente sur des objets du quotidien mais à Chiragan, elle apparaît de façon bien plus spectaculaire.
Le marbre noir traduit la couleur de la déesse. Tête, bras et pieds étaient sculptés dans un marbre de couleur différente, probablement blanc. Entre les seins, on distingue le nœud dit isiaque qui rappelait le hiéroglyphe ânkh (symbole de la vie).
Musée Saint-Raymond
Isis. Marbre noir de Saint-Béat (Haute-Garonne) IIIe-IVe siècle.
Cette déesse égyptienne a acquis un aspect grec depuis la conquête de l'Égypte par Alexandre le Grand. Elle représente la fertilité, les activités humaines mais aussi la justice et les préceptes moraux. L'Égypte et sa culture étaient à la mode dans l'Empire romain. La figure d'Isis est souvent présente sur des objets du quotidien mais à Chiragan, elle apparaît de façon bien plus spectaculaire. Le marbre noir traduit la couleur de la déesse. Tête, bras et pieds étaient sculptés dans un marbre de couleur différente, probablement blanc. Entre les seins, on distingue le nœud dit isiaque qui rappelait le hiéroglyphe ânkh (symbole de la vie).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Vénus.
Marbre
IVe siècle-début Ve siècle. <br>
Vénus, ou Aphrodite chez les Grecs, déesse de la séduction, de la fécondité et de la beauté, est très représentée dans le décor des résidences aristocratiques de l'Antiquité tardive. La main gauche de cette statue était dirigée vers les parties génitales, symboles de fécondité. Le modèle est l'Aphrodite de Cnide, œuvre du sculpteur grec Praxitèle (IVe s. avant n. è.). Un dauphin, dont on voit les vestiges au niveau de la hanche gauche, renvoyait à l'épisode de sa naissance : Vénus est en effet née des flots. Le corps est ici plat, indice d'une date tardive et d'un atelier de sculpteurs de Méditerranée orientale.
Musée Saint-Raymond
Vénus. Marbre IVe siècle-début Ve siècle.
Vénus, ou Aphrodite chez les Grecs, déesse de la séduction, de la fécondité et de la beauté, est très représentée dans le décor des résidences aristocratiques de l'Antiquité tardive. La main gauche de cette statue était dirigée vers les parties génitales, symboles de fécondité. Le modèle est l'Aphrodite de Cnide, œuvre du sculpteur grec Praxitèle (IVe s. avant n. è.). Un dauphin, dont on voit les vestiges au niveau de la hanche gauche, renvoyait à l'épisode de sa naissance : Vénus est en effet née des flots. Le corps est ici plat, indice d'une date tardive et d'un atelier de sculpteurs de Méditerranée orientale.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne). Fin du IIIe siècle.
Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
Musée Saint-Raymond
Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne). Fin du IIIe siècle. Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
Musée Saint-Raymond
Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
Musée Saint-Raymond
Cette série de reliefs retrace les douze Travaux du héros grec Héraclès, devenu Hercule chez les Romains.
54
<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et l'Hydre de Lerne. Deuxième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Argos.
L'Hydre de Lerne était un monstre à plusieurs tètes élevé par Junon (l'Héra grecque) pour servir d'épreuve à Hercule (Héraclès). Ses gueules dégageaient un souffle mortel. Même coupées, elles renaissaient sans cesse. Au fur et à mesure qu'Hercule les décapitait, son neveu lolaos cautérisait les plaies avec des charbons ardents pour éviter leur repousse.
Le relief représente la fougue du combat. En haut à droite, beaucoup plus petit que le héros gigantesque, lolabs s'apprête à agir. Derrière la cuisse droite d'Hercule, la tête de griffon est l'une des extrémités décorées de l'arc offert par Apollon.
La manière de traiter le corps d'Hercule, muscles sur-développés et position des jambes, correspond à des schémas mis en place plusieurs siècles auparavant en Grèce orientale (Turquie actuelle) et sans cesse réutilisés dans l'art romain. Observez la posture du héros. Elle est identique sur plusieurs des reliefs de ce cycle.
Musée Saint-Raymond
Hercule et l'Hydre de Lerne. Deuxième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Argos. L'Hydre de Lerne était un monstre à plusieurs tètes élevé par Junon (l'Héra grecque) pour servir d'épreuve à Hercule (Héraclès). Ses gueules dégageaient un souffle mortel. Même coupées, elles renaissaient sans cesse. Au fur et à mesure qu'Hercule les décapitait, son neveu lolaos cautérisait les plaies avec des charbons ardents pour éviter leur repousse. Le relief représente la fougue du combat. En haut à droite, beaucoup plus petit que le héros gigantesque, lolabs s'apprête à agir. Derrière la cuisse droite d'Hercule, la tête de griffon est l'une des extrémités décorées de l'arc offert par Apollon. La manière de traiter le corps d'Hercule, muscles sur-développés et position des jambes, correspond à des schémas mis en place plusieurs siècles auparavant en Grèce orientale (Turquie actuelle) et sans cesse réutilisés dans l'art romain. Observez la posture du héros. Elle est identique sur plusieurs des reliefs de ce cycle.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et le sanglier d'Érymante. Quatrième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Erymante.
Un gigantesque sanglier vivait sur la montagne d'Érymante et dévastait toute la région. Eurysthée fit appel à son cousin Hercule d'Héraclès grec) pour attraper vivante la redoutable bête.
Le héros profita de l'hiver et de la neige pour courser l'animal jusqu'à l'épuisement.
Sur ce relief, Hercule tient vigoureusement contre sa poitrine le sanglier qu'il ramène à Eurysthée. Ce dernier, terrorisé à la vue de l'animal monstrueux, s'est réfugié dans une jarre à grain (dolium), à demi-enterrée dans le sol. Il lève les mains pour implorer la protection des dieux.
Le sculpteur l'a représenté tout petit pour montrer sa frayeur, le ridiculiser mais aussi parce qu'il s'agit d’un personnage secondaire.
Musée Saint-Raymond
Hercule et le sanglier d'Érymante. Quatrième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Erymante. Un gigantesque sanglier vivait sur la montagne d'Érymante et dévastait toute la région. Eurysthée fit appel à son cousin Hercule d'Héraclès grec) pour attraper vivante la redoutable bête. Le héros profita de l'hiver et de la neige pour courser l'animal jusqu'à l'épuisement. Sur ce relief, Hercule tient vigoureusement contre sa poitrine le sanglier qu'il ramène à Eurysthée. Ce dernier, terrorisé à la vue de l'animal monstrueux, s'est réfugié dans une jarre à grain (dolium), à demi-enterrée dans le sol. Il lève les mains pour implorer la protection des dieux. Le sculpteur l'a représenté tout petit pour montrer sa frayeur, le ridiculiser mais aussi parce qu'il s'agit d’un personnage secondaire.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et le roi Augias. Cinquième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse.
Le roi Augias, fils du Soleil (Hélios), possédait d'immenses troupeaux. Mais il négligeait de faire nettoyer ses écuries. L'accumulation du fumier rendait les terres environnantes stériles. Eurysthée voulut humilier Hercule (l'Héraclès grec) en lui confiant cette tâche habituellement réservée aux esclaves. Pour assainir ces écuries, le héros détourna le cours de deux fleuves, l'Alphée et le Pénée, pour qu'ils nettoient tout sur leur passage.
Sur ce relief, le héros, le pied posé sur un panier renversé dont il ne s'est pas servi, regarde les eaux des fleuves nettoyer les écuries. Encore une fois, son attitude rappelle des images de dieux grecs qui ont souvent servi d'exemple dans l'art romain. Comme sur la statue d'Hercule exposée précédemment, la main ramenée dans son dos souligne le repos après l’action. Contrairement aux premiers travaux, la physionomie du héros a changé : sa barbe a poussé, il a vieilli. Au fur et à mesure de ses succès, il acquiert la sagesse et se rapproche donc de sa divinisation et sa représentation devient celle des dieux gréco- romains : Jupiter, Pluton, Esculape.
Musée Saint-Raymond
Hercule et le roi Augias. Cinquième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse. Le roi Augias, fils du Soleil (Hélios), possédait d'immenses troupeaux. Mais il négligeait de faire nettoyer ses écuries. L'accumulation du fumier rendait les terres environnantes stériles. Eurysthée voulut humilier Hercule (l'Héraclès grec) en lui confiant cette tâche habituellement réservée aux esclaves. Pour assainir ces écuries, le héros détourna le cours de deux fleuves, l'Alphée et le Pénée, pour qu'ils nettoient tout sur leur passage. Sur ce relief, le héros, le pied posé sur un panier renversé dont il ne s'est pas servi, regarde les eaux des fleuves nettoyer les écuries. Encore une fois, son attitude rappelle des images de dieux grecs qui ont souvent servi d'exemple dans l'art romain. Comme sur la statue d'Hercule exposée précédemment, la main ramenée dans son dos souligne le repos après l’action. Contrairement aux premiers travaux, la physionomie du héros a changé : sa barbe a poussé, il a vieilli. Au fur et à mesure de ses succès, il acquiert la sagesse et se rapproche donc de sa divinisation et sa représentation devient celle des dieux gréco- romains : Jupiter, Pluton, Esculape.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et les oiseaux du lac Stymphale. Sixième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse.
Ces grands oiseaux carnassiers, aux becs, ailes et pattes de bronze provoquaient des ravages autour du lac Stymphale. Certaines versions du mythe les présentent comme des oiseaux aux plumes métalliques acérées qu'ils lançaient comme des flèches contre leurs ennemis. Ils détruisaient les récoltes et tuaient les hommes. Pour les déloger des arbres sur lesquels ils étaient perchés, Hercule (l'Héraclès grec) utilisa des castagnettes de bronze, cadeau d'Athéna. Le son effraya les oiseaux ; ils s'envolèrent des feuillages et, ainsi exposés aux flèches du héros, furent abattus les uns après les autres.
Ici, Hercule, un carquois rempli de flèches dans le dos, regarde les oiseaux tomber. En haut à droite : un oiseau, transpercé d'une flèche, chute d'un arbre ; un second est à terre.
Musée Saint-Raymond
Hercule et les oiseaux du lac Stymphale. Sixième des douze travaux. Grèce, Péloponnèse. Ces grands oiseaux carnassiers, aux becs, ailes et pattes de bronze provoquaient des ravages autour du lac Stymphale. Certaines versions du mythe les présentent comme des oiseaux aux plumes métalliques acérées qu'ils lançaient comme des flèches contre leurs ennemis. Ils détruisaient les récoltes et tuaient les hommes. Pour les déloger des arbres sur lesquels ils étaient perchés, Hercule (l'Héraclès grec) utilisa des castagnettes de bronze, cadeau d'Athéna. Le son effraya les oiseaux ; ils s'envolèrent des feuillages et, ainsi exposés aux flèches du héros, furent abattus les uns après les autres. Ici, Hercule, un carquois rempli de flèches dans le dos, regarde les oiseaux tomber. En haut à droite : un oiseau, transpercé d'une flèche, chute d'un arbre ; un second est à terre.
58
<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et les bœufs de Géryon. Dixième des douze travaux. Híspame.
Géryon était un géant à trois têtes qui possédait un immense troupeau de bœufs. Eurysthée ordonna à Hercule (l'Héraclès grec) de lui ramener ce troupeau. Lorsque le géant accourut pour défendre ses bêtes, Hercule le tua.
Ce relief représente l'agonie du géant qui, revêtu d'une cuirasse identique à celle des généraux romains, un genou à terre, agonise. Observez de près ses trois têtes : l'une est déjà morte (elle repose sur son épaule) ; la deuxième rend l'âme (elle s'affaisse sur le côté) ; Hercule s'apprête à frapper la dernière.
Ce relief est le plus grand de tous. On pourrait y voir une allusion aux victoires militaires de l'empereur Maximien Hercule en Espagne. A cette occasion, peut-être a-t-il séjourné à Chiragan, ce qui expliquerait la conception de tout le grand décor sculpté présenté dans cette section.
Musée Saint-Raymond
Hercule et les bœufs de Géryon. Dixième des douze travaux. Híspame. Géryon était un géant à trois têtes qui possédait un immense troupeau de bœufs. Eurysthée ordonna à Hercule (l'Héraclès grec) de lui ramener ce troupeau. Lorsque le géant accourut pour défendre ses bêtes, Hercule le tua. Ce relief représente l'agonie du géant qui, revêtu d'une cuirasse identique à celle des généraux romains, un genou à terre, agonise. Observez de près ses trois têtes : l'une est déjà morte (elle repose sur son épaule) ; la deuxième rend l'âme (elle s'affaisse sur le côté) ; Hercule s'apprête à frapper la dernière. Ce relief est le plus grand de tous. On pourrait y voir une allusion aux victoires militaires de l'empereur Maximien Hercule en Espagne. A cette occasion, peut-être a-t-il séjourné à Chiragan, ce qui expliquerait la conception de tout le grand décor sculpté présenté dans cette section.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et le roi Diomède. Fin du IIIe siècle. Huitième des douze travaux. Thrace.
Le roi Diomède possédait quatre juments qu'il nourrissait de chair humaine. Hercule (l'Héraclès grec) fut chargé par Eurysthée de capturer ces bêtes.
Il commença par tuer le roi pour le donner en pâture à ses juments et les dompter. Il put ainsi les emmener docilement.
Sur ce relief, le héros maintient fermement le roi par la chevelure, tandis que Diomède, se débattant, saisit Hercule à la cuisse. Seule une tête des juments de Diomède a été retrouvée.
Observez les poils de la léonté dont la crinière se répand sur la tête et les épaules d'Hercule.
Musée Saint-Raymond
Hercule et le roi Diomède. Fin du IIIe siècle. Huitième des douze travaux. Thrace. Le roi Diomède possédait quatre juments qu'il nourrissait de chair humaine. Hercule (l'Héraclès grec) fut chargé par Eurysthée de capturer ces bêtes. Il commença par tuer le roi pour le donner en pâture à ses juments et les dompter. Il put ainsi les emmener docilement. Sur ce relief, le héros maintient fermement le roi par la chevelure, tandis que Diomède, se débattant, saisit Hercule à la cuisse. Seule une tête des juments de Diomède a été retrouvée. Observez les poils de la léonté dont la crinière se répand sur la tête et les épaules d'Hercule.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et la ceinture de la reine des Amazones. Neuvième des douze travaux. Asie Mineure, Cappadoce.
Hippolyté était la reine des Amazones, un peuple de guerrières. Elle possédait une ceinture en or convoitée par la fille d'Eurysthée. Hercule (l'Héraclès grec) réussit à convaincre la reine de lui céder sa ceinture. Mais Junon (l'Héra grecque) fit courir le bruit qu'Hercule voulait enlever Hippolyté. Furieuses, les Amazones engagèrent le combat contre le héros qui se termina par la mort de la reine.
La scène représente l'affrontement entre Hercule, dont il ne reste qu'un pied, et Hippolyté sur son cheval. Elle Grandit sa double hache de la main droite ; à ses pieds, se trouve le petit bouclier en forme de croissant de lune des Amazones. Hippolyté est coiffée du bonnet phrygien, typique de la région dans laquelle se situe l'action. Sa tête ressemble beaucoup a celle d'Attis sculptée sur un médaillon voisin.
Sur tous ces reliefs, le dynamisme des scènes est rendu par le débordement des personnages et des objets sur le cadre. De plus, ici, le mouvement est donné par la position du cheval, vu en perspective depuis l'arrière.
Musée Saint-Raymond
Hercule et la ceinture de la reine des Amazones. Neuvième des douze travaux. Asie Mineure, Cappadoce. Hippolyté était la reine des Amazones, un peuple de guerrières. Elle possédait une ceinture en or convoitée par la fille d'Eurysthée. Hercule (l'Héraclès grec) réussit à convaincre la reine de lui céder sa ceinture. Mais Junon (l'Héra grecque) fit courir le bruit qu'Hercule voulait enlever Hippolyté. Furieuses, les Amazones engagèrent le combat contre le héros qui se termina par la mort de la reine. La scène représente l'affrontement entre Hercule, dont il ne reste qu'un pied, et Hippolyté sur son cheval. Elle Grandit sa double hache de la main droite ; à ses pieds, se trouve le petit bouclier en forme de croissant de lune des Amazones. Hippolyté est coiffée du bonnet phrygien, typique de la région dans laquelle se situe l'action. Sa tête ressemble beaucoup a celle d'Attis sculptée sur un médaillon voisin. Sur tous ces reliefs, le dynamisme des scènes est rendu par le débordement des personnages et des objets sur le cadre. De plus, ici, le mouvement est donné par la position du cheval, vu en perspective depuis l'arrière.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et les Pommes d'Or des Hespérides 
Saint-Béat (Haute-Garonne)
Fin du IIIe siècle. 
Onzième des douze travaux. Mont Atlas. <br>
Junon (l'Héra grecque) avait reçu en cadeau de mariage de Gaïa (déesse de la terre) des pommes d'or. Elle les fit garder, là où le soleil se couche, par un serpent immortel et trois nymphes du soir : les Hespérides.
Pour cueillir ces pommes d'or, le héros demanda l'aide du géant Atlas. Mais selon d’autres versions, Hercule (l’Héraclès grec) tua le serpent d'une flèche et cueillit lui-même les pommes. Eurysthée, ne sachant que faire des fruits	d'or, les rendit à Hercule qui les offrit à Minerve (l'Athéna grecque). Celle-ci les rapporta dans le jardin, car la loi	divine interdisait de les sortir du jardin des dieux.
Ici, le travail est achevé. Hercule tient les fruits dans sa main gauche, la lanière du carquois en travers du corps. Observez, en haut à droite, parmi les feuilles, le reste d'une flèche : celle qui a tué le serpent.
La composition de ce relief est très similaire à celui qui représente Hercule et les oiseaux du lac Stymphale.
Musée Saint-Raymond
Hercule et les Pommes d'Or des Hespérides Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin du IIIe siècle. Onzième des douze travaux. Mont Atlas.
Junon (l'Héra grecque) avait reçu en cadeau de mariage de Gaïa (déesse de la terre) des pommes d'or. Elle les fit garder, là où le soleil se couche, par un serpent immortel et trois nymphes du soir : les Hespérides. Pour cueillir ces pommes d'or, le héros demanda l'aide du géant Atlas. Mais selon d’autres versions, Hercule (l’Héraclès grec) tua le serpent d'une flèche et cueillit lui-même les pommes. Eurysthée, ne sachant que faire des fruits d'or, les rendit à Hercule qui les offrit à Minerve (l'Athéna grecque). Celle-ci les rapporta dans le jardin, car la loi divine interdisait de les sortir du jardin des dieux. Ici, le travail est achevé. Hercule tient les fruits dans sa main gauche, la lanière du carquois en travers du corps. Observez, en haut à droite, parmi les feuilles, le reste d'une flèche : celle qui a tué le serpent. La composition de ce relief est très similaire à celui qui représente Hercule et les oiseaux du lac Stymphale.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et Cerbère. Douzième des douze travaux. Enfers.
Hercule (l'Héraclès grec) dut ramener vivant Cerbère. Ce chien à trois têtes était le gardien des Enfers : le monde des morts dont nul humain ne pouvait revenir.
Pluton (l'Hadès grec), le dieu de ce royaume infernal, autorisa Hercule à capturer Cerbère, à condition qu'il le fasse sans armes. Le héros empoigna le chien par le cou puis l'apporta à Eurysthée qui, terrifié, ordonna à Hercule de ramener ce monstre là où il l'avait trouvé.
Sur le relief, le mouvement de la léonté, qui flotte dans le dos d'Hercule, prouve la grande agitation de la scène. Cerbère était sans doute représenté à droite du héros.
Cette épreuve a été identifiée par comparaison avec des images, sur des sarcophages ou des mosaïques, qui illustraient ce thème.
Musée Saint-Raymond
Hercule et Cerbère. Douzième des douze travaux. Enfers. Hercule (l'Héraclès grec) dut ramener vivant Cerbère. Ce chien à trois têtes était le gardien des Enfers : le monde des morts dont nul humain ne pouvait revenir. Pluton (l'Hadès grec), le dieu de ce royaume infernal, autorisa Hercule à capturer Cerbère, à condition qu'il le fasse sans armes. Le héros empoigna le chien par le cou puis l'apporta à Eurysthée qui, terrifié, ordonna à Hercule de ramener ce monstre là où il l'avait trouvé. Sur le relief, le mouvement de la léonté, qui flotte dans le dos d'Hercule, prouve la grande agitation de la scène. Cerbère était sans doute représenté à droite du héros. Cette épreuve a été identifiée par comparaison avec des images, sur des sarcophages ou des mosaïques, qui illustraient ce thème.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et le lion de Némée
Premier des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Némée.
Aucune arme ne pouvait pénétrer la peau de ce lion. Hercule étouffa le félin et déchira sa fourrure avec les propres griffes du lion. Cette peau, la léontê, devint ensuite la cuirasse qui le protégeait. Le héros est imberbe car il est jeune et ne porte pas encore la léonté. C’est cet indice qui permet de le rattacher à ce premier travail. Les arcades sourcilières tombantes sont caractéristiques du style des Travaux d’Hercule.
Musée Saint-Raymond
Hercule et le lion de Némée Premier des douze travaux. Grèce, Péloponnèse, Némée. Aucune arme ne pouvait pénétrer la peau de ce lion. Hercule étouffa le félin et déchira sa fourrure avec les propres griffes du lion. Cette peau, la léontê, devint ensuite la cuirasse qui le protégeait. Le héros est imberbe car il est jeune et ne porte pas encore la léonté. C’est cet indice qui permet de le rattacher à ce premier travail. Les arcades sourcilières tombantes sont caractéristiques du style des Travaux d’Hercule.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hercule et le taureau de Crète
Septième des douze travaux. Crète.
Un taureau furieux répandait la terreur sur l'île de Crète. Grâce à sa force surhumaine, Hercule parvint à le maîtriser par les cornes et à la ramener à son cousin Eurysthée. De ce relief ne subsiste qu'un fragment identifiable de très grande qualité. Observez la main d'Hercule qui empoigne l'une des cornes et son bras qui lui enserre le cou.
Musée Saint-Raymond
Hercule et le taureau de Crète Septième des douze travaux. Crète. Un taureau furieux répandait la terreur sur l'île de Crète. Grâce à sa force surhumaine, Hercule parvint à le maîtriser par les cornes et à la ramener à son cousin Eurysthée. De ce relief ne subsiste qu'un fragment identifiable de très grande qualité. Observez la main d'Hercule qui empoigne l'une des cornes et son bras qui lui enserre le cou.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Minerve (l'Athéna grecque)
Cette déesse a aidé Hercule pour certains de ses travaux. La mouluration qui passe sous le bouclier indique que ce fragment devait se trouver sur la bordure droite d'un des reliefs des Travaux d'Hercule. Il pourrait donc s'agir de la scène du jardin des Hespérides ou de celle figurant sur l'un des travaux qui n'ont pas été retrouvés.
Musée Saint-Raymond
Minerve (l'Athéna grecque) Cette déesse a aidé Hercule pour certains de ses travaux. La mouluration qui passe sous le bouclier indique que ce fragment devait se trouver sur la bordure droite d'un des reliefs des Travaux d'Hercule. Il pourrait donc s'agir de la scène du jardin des Hespérides ou de celle figurant sur l'un des travaux qui n'ont pas été retrouvés.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Hygie
Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne)
Fin du IIIe siècle
Hygie était une personnification de la santé, de la propreté et de l'hygiène. Comme son père Esculape, elle est associée à un serpent qui, souvent, boit dans une coupe. La coupe au serpent est devenue l'emblème des pharmaciens. Ici, l'animal ondule entre les épaules de la déesse.
<br>
Esculape
Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin du IIIe siècle.
Esculape (l'Asclépios grec) était considéré comme le dieu de la médecine. Il soulageait la souffrance et ressuscitait les morts.
Le serpent sculpté au-dessus de son épaule droite nous permet de le reconnaître. Le reptile fait référence à des forces bénéfiques ; sa mue étant le symbole de sa renaissance permanente. Il s'enroule parfois autour d'un bâton ; ce symbole est aujourd'hui l'emblème des professions médicales. Remarquez le traitement des yeux d'Esculape (d'aspect globuleux et aux larges paupières tombantes) ; les sculptures voisines ont reçu un traitement similaire. C'est une caractéristique du travail de l'atelier de sculpteurs qui a exercé à Chiragan à cette époque. Une autre figuration de cette divinité était présente à Chiragan, sous forme de statue ; elle
Musée Saint-Raymond
Hygie Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin du IIIe siècle Hygie était une personnification de la santé, de la propreté et de l'hygiène. Comme son père Esculape, elle est associée à un serpent qui, souvent, boit dans une coupe. La coupe au serpent est devenue l'emblème des pharmaciens. Ici, l'animal ondule entre les épaules de la déesse.
Esculape Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin du IIIe siècle. Esculape (l'Asclépios grec) était considéré comme le dieu de la médecine. Il soulageait la souffrance et ressuscitait les morts. Le serpent sculpté au-dessus de son épaule droite nous permet de le reconnaître. Le reptile fait référence à des forces bénéfiques ; sa mue étant le symbole de sa renaissance permanente. Il s'enroule parfois autour d'un bâton ; ce symbole est aujourd'hui l'emblème des professions médicales. Remarquez le traitement des yeux d'Esculape (d'aspect globuleux et aux larges paupières tombantes) ; les sculptures voisines ont reçu un traitement similaire. C'est une caractéristique du travail de l'atelier de sculpteurs qui a exercé à Chiragan à cette époque. Une autre figuration de cette divinité était présente à Chiragan, sous forme de statue ; elle
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Attis
Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne).
Attis était le gardien du temple de la déesse Cybèle. Cette dernière en était très amoureuse. Dans un accès de jalousie, elle la rendit fou, le poussa à s'émasculer et le transforma ensuite en pin.
À Rome, tous les 22 mars, la procession de 1'« entrée de l'arbre » célébrait la mort d'Attis. Un pin coupé, décoré de bandes de laine rouge et d'instruments de musique, était porté jusqu'au temple de Cybèle. Observez attentivement le visage du jeune dieu et comparez-le à celui de la reine des Amazones Hippolyté représentée dans l’un des reliefs des Travaux d'Hercule. Ils se ressemblent beaucoup : mêmes bonnet phrygien et cheveux bouclés. Sans doute ont-ils été réalisés par le même atelier de sculpteurs.
<br>
Cybèle
Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne)
Fin du llie siècle. Inv. Ra 3U i
Souvent nommée « Grande Mère des dieux », Cybèle était (a patronne de (a nature sauvage et de la fertilité.
On la reconnaît grâce à sa couronne (ici très endommagée) qui a la forme d'un rempart avec ses tours, recouverte d'un voile. La couronne symbolise la protection de la déesse en période de conflit. Le lile siècle est justement une période de guerres.
Le culte de Cybèle a commencé dans l'actuelle Turquie (en Phrygie) et s'est peu à peu répandu à l'ensemble du bassin méditerranéen.
En 204 avant notre ère, il est introduit à Rome où un temple lui est dédié sur la colline des origines de Rome : le Palatin.
Musée Saint-Raymond
Attis Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne). Attis était le gardien du temple de la déesse Cybèle. Cette dernière en était très amoureuse. Dans un accès de jalousie, elle la rendit fou, le poussa à s'émasculer et le transforma ensuite en pin. À Rome, tous les 22 mars, la procession de 1'« entrée de l'arbre » célébrait la mort d'Attis. Un pin coupé, décoré de bandes de laine rouge et d'instruments de musique, était porté jusqu'au temple de Cybèle. Observez attentivement le visage du jeune dieu et comparez-le à celui de la reine des Amazones Hippolyté représentée dans l’un des reliefs des Travaux d'Hercule. Ils se ressemblent beaucoup : mêmes bonnet phrygien et cheveux bouclés. Sans doute ont-ils été réalisés par le même atelier de sculpteurs.
Cybèle Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin du llie siècle. Inv. Ra 3U i Souvent nommée « Grande Mère des dieux », Cybèle était (a patronne de (a nature sauvage et de la fertilité. On la reconnaît grâce à sa couronne (ici très endommagée) qui a la forme d'un rempart avec ses tours, recouverte d'un voile. La couronne symbolise la protection de la déesse en période de conflit. Le lile siècle est justement une période de guerres. Le culte de Cybèle a commencé dans l'actuelle Turquie (en Phrygie) et s'est peu à peu répandu à l'ensemble du bassin méditerranéen. En 204 avant notre ère, il est introduit à Rome où un temple lui est dédié sur la colline des origines de Rome : le Palatin.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Masques de théâtre. Marbre blanc.
Époque romaine. <br>
Ces reliefs évoquent les masques en cuir portés par les acteurs et représentent les principaux genres du théâtre antique : la tragédie, la comédie et le drame satirique.
Le nombre des acteurs présents sur la scène était réduit et un même individu pouvait incarner, grâce au masque, plusieurs rôles dans une même pièce : femme, esclave, vieillard...
Le masque identifiait le personnage dès son entrée en scène et servait également de porte-voix.
Cet ensemble est proche de petits tableaux (pinakes) ou de frises, en marbre, qui évoquaient plus ou	 moins 	directement le dieu du théâtre, Dionysos (le Bacchus des Romains). Celui-ci a souvent été figuré sous la forme d'un simple masque barbu accroché à un pilier habillé. Il est donc le dieu-masque et l'une des rares divinités dont le culte promet l'éternité. Les masques représentés dans les décors peuvent se lire comme une allégorie de la transformation, celle de l'acteur comme du fidèle qui recherche un au-delà radieux.
Musée Saint-Raymond
Masques de théâtre. Marbre blanc. Époque romaine.
Ces reliefs évoquent les masques en cuir portés par les acteurs et représentent les principaux genres du théâtre antique : la tragédie, la comédie et le drame satirique. Le nombre des acteurs présents sur la scène était réduit et un même individu pouvait incarner, grâce au masque, plusieurs rôles dans une même pièce : femme, esclave, vieillard... Le masque identifiait le personnage dès son entrée en scène et servait également de porte-voix. Cet ensemble est proche de petits tableaux (pinakes) ou de frises, en marbre, qui évoquaient plus ou moins directement le dieu du théâtre, Dionysos (le Bacchus des Romains). Celui-ci a souvent été figuré sous la forme d'un simple masque barbu accroché à un pilier habillé. Il est donc le dieu-masque et l'une des rares divinités dont le culte promet l'éternité. Les masques représentés dans les décors peuvent se lire comme une allégorie de la transformation, celle de l'acteur comme du fidèle qui recherche un au-delà radieux.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Portrait de Galeria Valeria Eutropia (?)
Epouse de Maximien Hercule, mère de Maxence et de Fausta Années cinquante du IIIe siècle - 330 Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne)
Fin IIIe - premières années du IVe siècle. <br>
La coiffure rappelle celle d'Hélène, épouse de l’empereur Constantin. Cette mode est apparue à la fin du IIIe siècle. Sur certains sarcophages de la première moitié du IVe siècle, des femmes de très haut rang sont également coiffées de la sorte. Un rouleau de cheveux encadre le visage, une grande tresse forme un « turban » qui, depuis l'arrière, remonte en bandeaux aplatis se glissant sous les enroulements du dessus et s'achevant au milieu du front en huit mèches frisées au fer. Ce portrait peut être relié aux trois autres têtes présentées ici. Il s'agit donc d'un très rare groupe dynastique.
Musée Saint-Raymond
Portrait de Galeria Valeria Eutropia (?) Epouse de Maximien Hercule, mère de Maxence et de Fausta Années cinquante du IIIe siècle - 330 Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne) Fin IIIe - premières années du IVe siècle.
La coiffure rappelle celle d'Hélène, épouse de l’empereur Constantin. Cette mode est apparue à la fin du IIIe siècle. Sur certains sarcophages de la première moitié du IVe siècle, des femmes de très haut rang sont également coiffées de la sorte. Un rouleau de cheveux encadre le visage, une grande tresse forme un « turban » qui, depuis l'arrière, remonte en bandeaux aplatis se glissant sous les enroulements du dessus et s'achevant au milieu du front en huit mèches frisées au fer. Ce portrait peut être relié aux trois autres têtes présentées ici. Il s'agit donc d'un très rare groupe dynastique.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Tête quasi colossale de Maximien Hercule (?)
Vers 250-310
Empereur de 286 à 305
Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne) après 293. <br>
En 293, Dioclétien instaure un mode de gouvernement nouveau : la Tétrarchie (pouvoir à quatre têtes). Maximien, Auguste d'Occident, était épaulé par un César, Constance Chlore, et Dioclétien, Auguste d'Orient, par un autre César, Galère. L'ensemble de la décoration présentée dans cet espace, ainsi que ces quatre portraits, dépendent certainement de cette période et témoigneraient d'une restauration fastueuse de la villa de Chiragan sous Maximien, dit Hercule. Sur ce portrait, les mèches de la frange, des tempes et de la barbe rappellent la tête de l'Hercule combattant Diomède du grand cycle sculpté exposé ici-même. La statue dont dépendait cette tête devait atteindre 2,75 m de hauteur ; elle était donc plus grande que la seconde représentation de cet empereur dans la villa : un relief, restitué au centre de cet espace
Musée Saint-Raymond
Tête quasi colossale de Maximien Hercule (?) Vers 250-310 Empereur de 286 à 305 Marbre de Saint-Béat (Haute-Garonne) après 293.
En 293, Dioclétien instaure un mode de gouvernement nouveau : la Tétrarchie (pouvoir à quatre têtes). Maximien, Auguste d'Occident, était épaulé par un César, Constance Chlore, et Dioclétien, Auguste d'Orient, par un autre César, Galère. L'ensemble de la décoration présentée dans cet espace, ainsi que ces quatre portraits, dépendent certainement de cette période et témoigneraient d'une restauration fastueuse de la villa de Chiragan sous Maximien, dit Hercule. Sur ce portrait, les mèches de la frange, des tempes et de la barbe rappellent la tête de l'Hercule combattant Diomède du grand cycle sculpté exposé ici-même. La statue dont dépendait cette tête devait atteindre 2,75 m de hauteur ; elle était donc plus grande que la seconde représentation de cet empereur dans la villa : un relief, restitué au centre de cet espace
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Mosaïque
Tesselles de marbre, pierre, terre cuite. Époque romaine.
Deux panneaux de mosaïque ont été exhumés du site de Chirgan avant 1835. Seul celui-ci a été conservé.
A l'époque romaine, les mosaïques décoraient les sols des thermes, des salles de réception, des salles à manger ou encore des chambres. En l'absence de contexte archéologique connu, il est impossible de savoir dans quelle pièce de la villa cette mosaïque avait été placée.
Musée Saint-Raymond
Mosaïque Tesselles de marbre, pierre, terre cuite. Époque romaine. Deux panneaux de mosaïque ont été exhumés du site de Chirgan avant 1835. Seul celui-ci a été conservé. A l'époque romaine, les mosaïques décoraient les sols des thermes, des salles de réception, des salles à manger ou encore des chambres. En l'absence de contexte archéologique connu, il est impossible de savoir dans quelle pièce de la villa cette mosaïque avait été placée.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Agrippa Postumus
12 av. n. è. -11 de n. è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è.
Son nom signifie qu'il vit le jour après le décès de son père, Agrippa. La frange évoque celle d’Auguste et indique qu’il était désigné comme l’un de ses successeurs.
<br> Agrippine l’Ancienne 14 av. n. è. - 33 de n. è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è.
Âgée d'environ trois ans, Agrippine a des traits proches de ceux de son frère, Agrippa Postumus. Comme sa mère, elle est coiffée à la mode de la fin du Ier siècle avant notre ère.
Musée Saint-Raymond
Agrippa Postumus 12 av. n. è. -11 de n. è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è. Son nom signifie qu'il vit le jour après le décès de son père, Agrippa. La frange évoque celle d’Auguste et indique qu’il était désigné comme l’un de ses successeurs.
Agrippine l’Ancienne 14 av. n. è. - 33 de n. è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è. Âgée d'environ trois ans, Agrippine a des traits proches de ceux de son frère, Agrippa Postumus. Comme sa mère, elle est coiffée à la mode de la fin du Ier siècle avant notre ère.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Marcus Vipsanius Agrippa
64-63 av. n. è. -12 av. n. è
Général et amiral de génie, Agrippa épouse Julie sur décision de l’empereur. L'objectif était d'assurer la succession dynastique d’Auguste.
<br>Julie
39 av. n. è. -14 de n. è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è.
Ce portrait, celui d’Agrippa et ceux de leurs enfants, Agrippa Postumus et Agrippine l’Ancienne, auraient été conçus par le même atelier de sculpteurs. <br> Octave-Auguste
63 av. n. è. -14 de n. è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 35-36 av. n. è. Empereur de 27 av. n. è. à 14 de n. è.
Il s’agit de l'un des plus anciens portraits conservés d’Octave. Sa statue, d’abord présentée seule, fut rejointe vingt ans plus tard par celles d’Agrippa, Julie et leurs enfants<br> Livie
58 av. n. è. - 29 de n.è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23
Livie, âgée, aurait été rajoutée au groupe dynastique sous le règne de son fils, Tibère. Veuve, elle est alors prêtresse du culte d’Auguste, son mari divinisé.
<br> Tibère
42 av. n. è. - 37 de n. è.
Béziers (Hérault) Marbre, vers 14-23 Empereur de 14 à 37
Les portraits de Tibère créés lors de son avènement au pouvoir sont marqués par le réalisme et s’opposent à l'idéalisation classique de ceux d’Auguste. <br> Antonia la jeune
36 av. n. è. - 37 de n. è.
Fille de Marc Antoine et d’Octavie (sœur d’Octave)
Béziers (Hérault). Marbre, vers 29-37
Un ressaut au sommet du crâne correspondrait au rebord du voile que portait la prêtresse du culte impérial, charge dont elle hérita en 29 à la mort de Livie.
Musée Saint-Raymond
Marcus Vipsanius Agrippa 64-63 av. n. è. -12 av. n. è Général et amiral de génie, Agrippa épouse Julie sur décision de l’empereur. L'objectif était d'assurer la succession dynastique d’Auguste.
Julie 39 av. n. è. -14 de n. è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 12-11 av. n. è. Ce portrait, celui d’Agrippa et ceux de leurs enfants, Agrippa Postumus et Agrippine l’Ancienne, auraient été conçus par le même atelier de sculpteurs.
Octave-Auguste 63 av. n. è. -14 de n. è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 35-36 av. n. è. Empereur de 27 av. n. è. à 14 de n. è. Il s’agit de l'un des plus anciens portraits conservés d’Octave. Sa statue, d’abord présentée seule, fut rejointe vingt ans plus tard par celles d’Agrippa, Julie et leurs enfants
Livie 58 av. n. è. - 29 de n.è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23 Livie, âgée, aurait été rajoutée au groupe dynastique sous le règne de son fils, Tibère. Veuve, elle est alors prêtresse du culte d’Auguste, son mari divinisé.
Tibère 42 av. n. è. - 37 de n. è. Béziers (Hérault) Marbre, vers 14-23 Empereur de 14 à 37 Les portraits de Tibère créés lors de son avènement au pouvoir sont marqués par le réalisme et s’opposent à l'idéalisation classique de ceux d’Auguste.
Antonia la jeune 36 av. n. è. - 37 de n. è. Fille de Marc Antoine et d’Octavie (sœur d’Octave) Béziers (Hérault). Marbre, vers 29-37 Un ressaut au sommet du crâne correspondrait au rebord du voile que portait la prêtresse du culte impérial, charge dont elle hérita en 29 à la mort de Livie.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Drusus le Jeune
15 ou 12 av. n. è. - 23 de n.è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23
Comme pour Germanicus, cette tête est l’exemplaire de référence pour les portraits de Drusus. Les deux portraits ont apparemment été conçus par un même sculpteur.
<br> Germanicus
15 av. n. è. - 23 de n.è.
Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23
Le dessin des mèches de la frange reprend celui de son oncle Tibère, mais inversé. Ainsi est désigné ce successeur que Tibère dut adopter sur l’ordre d’Augus
Musée Saint-Raymond
Drusus le Jeune 15 ou 12 av. n. è. - 23 de n.è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23 Comme pour Germanicus, cette tête est l’exemplaire de référence pour les portraits de Drusus. Les deux portraits ont apparemment été conçus par un même sculpteur.
Germanicus 15 av. n. è. - 23 de n.è. Béziers (Hérault). Marbre, vers 14-23 Le dessin des mèches de la frange reprend celui de son oncle Tibère, mais inversé. Ainsi est désigné ce successeur que Tibère dut adopter sur l’ordre d’Augus
75
<center>Musée Saint-Raymond</center>Tolosa, version romaine
Sous l’empereur Auguste, Rome fonde la nouvelle Tolosa sur la rive droite de la Garonne.
La cité adopte un plan en damier, typique de l’urbanisme romain, comprenant un réseau de voies rectilignes reliées à un grand égout. Prestige accordé par l’empereur, un rempart de briques, percé de trois portes et jalonné de 48 tours, ceinture la ville sur près de 90 hectares.
Au centre se trouve le forum, vaste esplanade politique, économique et religieuse, avec des bâtiments publics et un grand temple (Capitolium).
Une autre place monumentale se situe probablement à l’est. À l’ouest, un théâtre accueille des spectacles, tandis qu’un aqueduc en partie aérien achemine l’eau jusqu’au cœur de la cité.
Enfin, plus au nord, dans l’actuel quartier de Purpan-Ancely, se développe une agglomération secondaire avec amphithéâtre et thermes.
Musée Saint-Raymond
Tolosa, version romaine Sous l’empereur Auguste, Rome fonde la nouvelle Tolosa sur la rive droite de la Garonne. La cité adopte un plan en damier, typique de l’urbanisme romain, comprenant un réseau de voies rectilignes reliées à un grand égout. Prestige accordé par l’empereur, un rempart de briques, percé de trois portes et jalonné de 48 tours, ceinture la ville sur près de 90 hectares. Au centre se trouve le forum, vaste esplanade politique, économique et religieuse, avec des bâtiments publics et un grand temple (Capitolium). Une autre place monumentale se situe probablement à l’est. À l’ouest, un théâtre accueille des spectacles, tandis qu’un aqueduc en partie aérien achemine l’eau jusqu’au cœur de la cité. Enfin, plus au nord, dans l’actuel quartier de Purpan-Ancely, se développe une agglomération secondaire avec amphithéâtre et thermes.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>MERCURE, LE DIEU À TOUT FAIRE
Muret; Pouy-de-Touges; Cazères, Saint-Cizy (Haute-Garonne). Bronze. Époque romaine. 
Dieu des voyageurs, des commerçants et même des voleurs, Mercure était aussi messager des dieux et guide des âmes des morts. Il était très populaire à l’époque romaine.
En Gaule, il fut parfois représenté à la mode celtique: assis en tailleur et vêtu d’une tunique et de braies (pantalons).
Musée Saint-Raymond
MERCURE, LE DIEU À TOUT FAIRE Muret; Pouy-de-Touges; Cazères, Saint-Cizy (Haute-Garonne). Bronze. Époque romaine. Dieu des voyageurs, des commerçants et même des voleurs, Mercure était aussi messager des dieux et guide des âmes des morts. Il était très populaire à l’époque romaine. En Gaule, il fut parfois représenté à la mode celtique: assis en tailleur et vêtu d’une tunique et de braies (pantalons).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Jupiter au foudre, Arles (Bouches-du-Rhône) ; Jupiter à l’aigle, Caraman (Haute-Garonne) et Nîmes (Gard) ; applique, Bas-Languedoc. Bronze. Époque romaine. 
Roi de l'Olympe, dieu du ciel et de la foudre, Jupiter est fréquemment représenté en Gaule. Il est souvent accompagné d’un aigle, oiseau maître des cieux. <br>
Jupiter
Bouillac (Tarn-et-Garonne). Bronze. Fin du Ier s. avant notre ère - Ier s.
Acquis avec la générosité de l’association des Amis du MSP et l’aide du FRAM.
Le foudre (éclair, tonnerre et foudre réunis) permet de reconnaître Jupiter. Sa tête rappelle les sculptures grecques représentées en Gaule. Il est souvent accompagné d’un aigle, oiseau maître des cieux.
Musée Saint-Raymond
Jupiter au foudre, Arles (Bouches-du-Rhône) ; Jupiter à l’aigle, Caraman (Haute-Garonne) et Nîmes (Gard) ; applique, Bas-Languedoc. Bronze. Époque romaine. Roi de l'Olympe, dieu du ciel et de la foudre, Jupiter est fréquemment représenté en Gaule. Il est souvent accompagné d’un aigle, oiseau maître des cieux.
Jupiter Bouillac (Tarn-et-Garonne). Bronze. Fin du Ier s. avant notre ère - Ier s. Acquis avec la générosité de l’association des Amis du MSP et l’aide du FRAM. Le foudre (éclair, tonnerre et foudre réunis) permet de reconnaître Jupiter. Sa tête rappelle les sculptures grecques représentées en Gaule. Il est souvent accompagné d’un aigle, oiseau maître des cieux.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Mars, Esculape, Fortune, Amour.
Vallée de l’Aude; Muret (Haute-Garonne); L’Isle-sur-Tarn (Tarn); Caraman (Haute-Garonne). Bronze. Époque romaine.
Ces petits bronzes étaient offerts dans les temples ou placés dans les laraires des maisons qui abritaient les statuettes devant lesquelles on honorait les dieux protecteurs de la famille.
Musée Saint-Raymond
Mars, Esculape, Fortune, Amour. Vallée de l’Aude; Muret (Haute-Garonne); L’Isle-sur-Tarn (Tarn); Caraman (Haute-Garonne). Bronze. Époque romaine. Ces petits bronzes étaient offerts dans les temples ou placés dans les laraires des maisons qui abritaient les statuettes devant lesquelles on honorait les dieux protecteurs de la famille.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Toulouse. Terre cuite moulée. Époque romaine. 
Vénus, accompagnée d'un enfant (sans doute un Amour), apparaît ici dans son rôle de protectrice des maternités. Ce type de statuette, très répandu à l’époque romaine, était produit en série dans les ateliers de potiers.
Musée Saint-Raymond
Toulouse. Terre cuite moulée. Époque romaine. Vénus, accompagnée d'un enfant (sans doute un Amour), apparaît ici dans son rôle de protectrice des maternités. Ce type de statuette, très répandu à l’époque romaine, était produit en série dans les ateliers de potiers.
80
<center>Musée Saint-Raymond</center>Manche sculpté au centaure
Toulouse, découvert en 1989, à l'angle des rues Sainte-Anne/Saint-Jacques. Ivoire d’éléphant. Fin du Ier ou IIe siècle. 
Ce manche d'ustensile (peut-être une cuillère à encens) est une découverte rare.
Au sommet, le centaure Chiron joue de la lyre, assis sur un rocher posé sur un bassin à trois pieds en forme de pilastres cannelés. Chaque pilastre est surmonté d'un chapiteau gravé d'un personnage. Le trépied repose sur une frise de masques de théâtre avec un canthare. Ce décor évoque l’univers de Bacchus/Dionysos.
Musée Saint-Raymond
Manche sculpté au centaure Toulouse, découvert en 1989, à l'angle des rues Sainte-Anne/Saint-Jacques. Ivoire d’éléphant. Fin du Ier ou IIe siècle. Ce manche d'ustensile (peut-être une cuillère à encens) est une découverte rare. Au sommet, le centaure Chiron joue de la lyre, assis sur un rocher posé sur un bassin à trois pieds en forme de pilastres cannelés. Chaque pilastre est surmonté d'un chapiteau gravé d'un personnage. Le trépied repose sur une frise de masques de théâtre avec un canthare. Ce décor évoque l’univers de Bacchus/Dionysos.
81
<center>Musée Saint-Raymond</center>Deux Tolosa valent mieux qu’une.
Musée Saint-Raymond
Deux Tolosa valent mieux qu’une.
82
<center>Musée Saint-Raymond</center>Les artisans gaulois formaient de véritables corps de métiers, exploitant les ressources naturelles avec un savoir-faire remarquable. Maréchaux, charrons, fondeurs, tanneurs, maroquiniers, boisseliers...
À Toulouse comme ailleurs, ces spécialistes fabriquaient objets du quotidien, biens de prestige et offrandes destinées aux divinités.
Les artefacts en matériaux organiques sont rarement conservés, à moins qu'ils n’aient séjourné longtemps dans de l’eau, par exemple au fond d’un puits, à l’abri de l'oxygène qui provoque la décomposition. Une fois à l’air libre, ils se dégradent rapidement et nécessitent une restauration complexe.
Les découvertes de vêtements ou de métiers à tisser en bois sont très rares. L’activité du tissage est donc essentiellement connue par les instruments en terre cuite (10-11). <br>
Maillet. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bois. 
Bouchon. Toulouse, ancienne caserne Niel. Liège. 
Sifflet. Vieille-Toulouse. Buis.
Semelle de chaussure, taille 35 ! Toulouse, ancienne caserne Niel. Cuir
Paroir ; herminette ; ciseau ; burin. Toulouse, ancienne caserne Niel. Fer.
Travail du métal : pelle à feu ; marteau ; creuset ; moule à anneaux. Fer, terre cuite. 
Couteau de boucherie. Vieille- Toulouse. Fer. 
Faucille. Vieille-Toulouse. Fer et bois. 
Travail du métal : pelle à feu ; marteau ; creuset ; moule à anneaux. Fer, terre cuite. 
Couteau de boucherie. Vieille- Toulouse. Fer. 
Faucille. Vieille-Toulouse. Fer et bois. 
Peson. 
Dévidoir. Fusaïoles. Toulouse, ancienne caserne Niel Terre cuite.
Musée Saint-Raymond
Les artisans gaulois formaient de véritables corps de métiers, exploitant les ressources naturelles avec un savoir-faire remarquable. Maréchaux, charrons, fondeurs, tanneurs, maroquiniers, boisseliers... À Toulouse comme ailleurs, ces spécialistes fabriquaient objets du quotidien, biens de prestige et offrandes destinées aux divinités. Les artefacts en matériaux organiques sont rarement conservés, à moins qu'ils n’aient séjourné longtemps dans de l’eau, par exemple au fond d’un puits, à l’abri de l'oxygène qui provoque la décomposition. Une fois à l’air libre, ils se dégradent rapidement et nécessitent une restauration complexe. Les découvertes de vêtements ou de métiers à tisser en bois sont très rares. L’activité du tissage est donc essentiellement connue par les instruments en terre cuite (10-11).
Maillet. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bois. Bouchon. Toulouse, ancienne caserne Niel. Liège. Sifflet. Vieille-Toulouse. Buis. Semelle de chaussure, taille 35 ! Toulouse, ancienne caserne Niel. Cuir Paroir ; herminette ; ciseau ; burin. Toulouse, ancienne caserne Niel. Fer. Travail du métal : pelle à feu ; marteau ; creuset ; moule à anneaux. Fer, terre cuite. Couteau de boucherie. Vieille- Toulouse. Fer. Faucille. Vieille-Toulouse. Fer et bois. Travail du métal : pelle à feu ; marteau ; creuset ; moule à anneaux. Fer, terre cuite. Couteau de boucherie. Vieille- Toulouse. Fer. Faucille. Vieille-Toulouse. Fer et bois. Peson. Dévidoir. Fusaïoles. Toulouse, ancienne caserne Niel Terre cuite.
83
<center>Musée Saint-Raymond</center>Dans l’Antiquité, le vin revêtait une forte dimension symbolique.
Son commerce constitua l’un des principaux vecteurs des mutations sociales et culturelles qui touchèrent les sociétés celtes, en les ouvrant aux civilisations de la Méditerranée. Importé massivement en Gaule, le vin s’imposa comme un élément central du banquet, une tradition aristocratique d’origine grecque. Cette fête, organisée par un chef de clan, visait à souder sa communauté autour de lui et à fédérer sa clientèle. Cette pratique fut peut-être mise en œuvre à Tolosa grâce à une vaisselle en bronze et en terre cuite d'importation.
Situle. Vieille-Toulouse. Bronze. 
Simpulum (louche). Vieille-Toulouse. Bronze.
Chaudron. Vieille-Toulouse. Bronze. 
Seau. Vieille-Toulouse. Bois (if) et bronze. 
Gobelet. Vieille-Toulouse. Terre cuite à paroi fine.
Pot. Vieille-Toulouse. Terre cuite campanienne (Italie).
Couvercle de cruche. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bronze. 
Assiettes. Vieille-Toulouse. Terre cuite campanienne (Italie).
Musée Saint-Raymond
Dans l’Antiquité, le vin revêtait une forte dimension symbolique. Son commerce constitua l’un des principaux vecteurs des mutations sociales et culturelles qui touchèrent les sociétés celtes, en les ouvrant aux civilisations de la Méditerranée. Importé massivement en Gaule, le vin s’imposa comme un élément central du banquet, une tradition aristocratique d’origine grecque. Cette fête, organisée par un chef de clan, visait à souder sa communauté autour de lui et à fédérer sa clientèle. Cette pratique fut peut-être mise en œuvre à Tolosa grâce à une vaisselle en bronze et en terre cuite d'importation. Situle. Vieille-Toulouse. Bronze. Simpulum (louche). Vieille-Toulouse. Bronze. Chaudron. Vieille-Toulouse. Bronze. Seau. Vieille-Toulouse. Bois (if) et bronze. Gobelet. Vieille-Toulouse. Terre cuite à paroi fine. Pot. Vieille-Toulouse. Terre cuite campanienne (Italie). Couvercle de cruche. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bronze. Assiettes. Vieille-Toulouse. Terre cuite campanienne (Italie).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Ancêtre d'Excalibur 1. Épée
Toulouse, chaussée du Bazacle (Garonne).
Vers 900-800 avant notre ère. 
Arme à double tranchant, l'épée est une innovation de l’âge du Bronze : cet alliage permet la production de longues lames impossibles à obtenir avec d’autres matériaux. D’autres armes (poignards, pointes de lance) ont été découvertes dans la Garonne, au niveau de gués permettant de traverser le fleuve
Bronze attitude.
2. Poignard, rasoir, épingle et instrument de toilette. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bronze. Vers 800-600 avant notre ère. (n°3 à 6)
Les objets accompagnaient la sépulture d’un adolescent inhumé en pleine terre dans la zone funéraire qui se développe à Toulouse à la fin de l'âge du Bronze (quartier Saint-Roch/Empalot). La richesse de ce dépôt suggère que cet individu occupait une place particulière au sein de sa communauté.
Musée Saint-Raymond
Ancêtre d'Excalibur 1. Épée Toulouse, chaussée du Bazacle (Garonne). Vers 900-800 avant notre ère. Arme à double tranchant, l'épée est une innovation de l’âge du Bronze : cet alliage permet la production de longues lames impossibles à obtenir avec d’autres matériaux. D’autres armes (poignards, pointes de lance) ont été découvertes dans la Garonne, au niveau de gués permettant de traverser le fleuve Bronze attitude. 2. Poignard, rasoir, épingle et instrument de toilette. Toulouse, ancienne caserne Niel. Bronze. Vers 800-600 avant notre ère. (n°3 à 6) Les objets accompagnaient la sépulture d’un adolescent inhumé en pleine terre dans la zone funéraire qui se développe à Toulouse à la fin de l'âge du Bronze (quartier Saint-Roch/Empalot). La richesse de ce dépôt suggère que cet individu occupait une place particulière au sein de sa communauté.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Le chef-d’œuvre du musée.
Statue de personnage assis Vieille-Toulouse. Gneiss. Ier siècle avant notre ère.
Cette sculpture n’a peut-être rien d’impressionnant au premier regard, mais elle fait partie du cercle très fermé de la statuaire gauloise, dont il subsiste peu d’exemplaires. Elle a été mise au jour, fragmentée, dans une fosse creusée contre la paroi d’un temple à Vieille-Toulouse.
Le bras gauche repose sur la poitrine, tandis que le droit semble être tendu. La tête, très sommaire, se prolonge à l’arrière par une coiffe protubérante descendant jusqu’au socle. Elle pourrait figurer un guerrier accroupi.
Musée Saint-Raymond
Le chef-d’œuvre du musée. Statue de personnage assis Vieille-Toulouse. Gneiss. Ier siècle avant notre ère. Cette sculpture n’a peut-être rien d’impressionnant au premier regard, mais elle fait partie du cercle très fermé de la statuaire gauloise, dont il subsiste peu d’exemplaires. Elle a été mise au jour, fragmentée, dans une fosse creusée contre la paroi d’un temple à Vieille-Toulouse. Le bras gauche repose sur la poitrine, tandis que le droit semble être tendu. La tête, très sommaire, se prolonge à l’arrière par une coiffe protubérante descendant jusqu’au socle. Elle pourrait figurer un guerrier accroupi.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Tolosa, ville rose depuis 2000 ans.
Musée Saint-Raymond
Tolosa, ville rose depuis 2000 ans.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Vieille-Toulouse (Haute-Garonne). Marbre.
47 av. notre ère (consulat de Quintus Fufius).
C’est l’une des plus anciennes inscriptions latines retrouvées en Gaule. Elle mentionne la construction d'un temple. L’inscription indique que ce monument avait été financé par un groupe d'hommes libres, romains ou italiens, et d’esclaves aux noms grecs provenant peut-être de Grande Grèce (Italie du Sud).
Musée Saint-Raymond
Vieille-Toulouse (Haute-Garonne). Marbre. 47 av. notre ère (consulat de Quintus Fufius). C’est l’une des plus anciennes inscriptions latines retrouvées en Gaule. Elle mentionne la construction d'un temple. L’inscription indique que ce monument avait été financé par un groupe d'hommes libres, romains ou italiens, et d’esclaves aux noms grecs provenant peut-être de Grande Grèce (Italie du Sud).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Thétis et Triton
Saint-Rustice (Haute-Garonne), mosaïque découverte en 1833. Marbre, brique, mortier Ive - Ve siècle.
Dépôt du musée d'Archéologie nationale.
Les noms des personnages, Thétis et Triton, sont inscrits en grec et non en latin. Faut-il y voir la volonté du propriétaire d'afficher son érudition ? Ou la persistance de cette langue au sein de l'élite ? Ce panneau, le plus complet de l'ensemble dSaint-Rustice, ornait une abside. Il met en scène Thétis, la mère du héros grec Achille, et un dieu marin, Triton. Thétis est richement parée d’un collier et de perles dans sa chevelure.
Musée Saint-Raymond
Thétis et Triton Saint-Rustice (Haute-Garonne), mosaïque découverte en 1833. Marbre, brique, mortier Ive - Ve siècle. Dépôt du musée d'Archéologie nationale. Les noms des personnages, Thétis et Triton, sont inscrits en grec et non en latin. Faut-il y voir la volonté du propriétaire d'afficher son érudition ? Ou la persistance de cette langue au sein de l'élite ? Ce panneau, le plus complet de l'ensemble dSaint-Rustice, ornait une abside. Il met en scène Thétis, la mère du héros grec Achille, et un dieu marin, Triton. Thétis est richement parée d’un collier et de perles dans sa chevelure.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Le dieu Océan
Saint-Rustice (Haute-Garonne), mosaïque découverte en 1833. Marbre, brique, mortier.
IVe-Ve siècle.
Ces mosaïques décoraient vraisemblablement le sol d’une salle des thermes (vestiaire?) d’une vaste demeure.
La figure centrale, le dieu Océan, était cernée de divinités marines représentées sur les sols de six absides. L’ensemble mesurait 13 m de long pour 2,80 m de large.
Océan, la bouche ouverte, laisse s’écouler les flots.
De ses oreilles en cornet s’échappent des serpents, et des ondulations de sa barbe, deux dauphins. 
Derrière lui, des amours déploient une tenture luxueuse.
Musée Saint-Raymond
Le dieu Océan Saint-Rustice (Haute-Garonne), mosaïque découverte en 1833. Marbre, brique, mortier. IVe-Ve siècle. Ces mosaïques décoraient vraisemblablement le sol d’une salle des thermes (vestiaire?) d’une vaste demeure. La figure centrale, le dieu Océan, était cernée de divinités marines représentées sur les sols de six absides. L’ensemble mesurait 13 m de long pour 2,80 m de large. Océan, la bouche ouverte, laisse s’écouler les flots. De ses oreilles en cornet s’échappent des serpents, et des ondulations de sa barbe, deux dauphins. Derrière lui, des amours déploient une tenture luxueuse.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>
Musée Saint-Raymond
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<center>Musée Saint-Raymond</center>
Musée Saint-Raymond
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Pour s’éclairer la nuit, on utilisait, aussi bien en intérieur qu’en extérieur, toutes sortes de luminaires portatifs : lanternes, chandeliers mais aussi des lampes en terre cuite ou en bronze.
Pour ces dernières, le combustible était de l’huile végétale (olive, ricin, noix, noisette, lin).
La lampe était fermée par un médaillon, qui protégeait l’huile, précieuse, et empêchait les rongeurs de venir la laper. Ce médaillon était orné de décors variés: motifs végétaux, animaliers, représentations humaines, scènes mythologiques ou érotiques.
Musée Saint-Raymond
Pour s’éclairer la nuit, on utilisait, aussi bien en intérieur qu’en extérieur, toutes sortes de luminaires portatifs : lanternes, chandeliers mais aussi des lampes en terre cuite ou en bronze. Pour ces dernières, le combustible était de l’huile végétale (olive, ricin, noix, noisette, lin). La lampe était fermée par un médaillon, qui protégeait l’huile, précieuse, et empêchait les rongeurs de venir la laper. Ce médaillon était orné de décors variés: motifs végétaux, animaliers, représentations humaines, scènes mythologiques ou érotiques.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Lampe en forme de canard.
Midi de la France. Bronze.
Médaillons de lampes : enlèvement d’Europe et monstre marin. Toulouse.
Terre cuite. 
Lampes à motifs végétaux. Toulouse. Terre cuite.
 Lampes en bronze. Vieille-Toulouse, Orange (Vauclu
Lampes ornées de scènes de chasse et d’un ours (au centre). Hôtel d'Assézat et place du Capitole. Terre cuite. 
Lampe à bec en enclume. Toulouse. Terre cuite.
Lampe ornée d’une scène érotique. Toulouse.
Terre cuite. 
Lampes illustrées de scènes de spectacles.
Musée Saint-Raymond
Lampe en forme de canard. Midi de la France. Bronze. Médaillons de lampes : enlèvement d’Europe et monstre marin. Toulouse. Terre cuite. Lampes à motifs végétaux. Toulouse. Terre cuite. Lampes en bronze. Vieille-Toulouse, Orange (Vauclu Lampes ornées de scènes de chasse et d’un ours (au centre). Hôtel d'Assézat et place du Capitole. Terre cuite. Lampe à bec en enclume. Toulouse. Terre cuite. Lampe ornée d’une scène érotique. Toulouse. Terre cuite. Lampes illustrées de scènes de spectacles.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Cette grande pièce en bronze  représente une chasse au fauve. Elle décorait peut-être un meuble ou la caisse d’un char.
Le thème de la chasse, à cheval ou à pied, était souvent employé comme élément de décor dans les demeures des élites grecques puis romaines.
En plus de la chasse, les chevaux étaient utilisés pour le transport des marchandises et des personnes, la guerre et les courses de chars dans les cirques (5-6).
Les équidés (chevaux, ânes, mules) faisaient donc partie de la vie quotidienne des Romains.
Musée Saint-Raymond
Cette grande pièce en bronze représente une chasse au fauve. Elle décorait peut-être un meuble ou la caisse d’un char. Le thème de la chasse, à cheval ou à pied, était souvent employé comme élément de décor dans les demeures des élites grecques puis romaines. En plus de la chasse, les chevaux étaient utilisés pour le transport des marchandises et des personnes, la guerre et les courses de chars dans les cirques (5-6). Les équidés (chevaux, ânes, mules) faisaient donc partie de la vie quotidienne des Romains.
95
<center>Musée Saint-Raymond</center>Tête de cheval (raté de fonte). Nîmes (Gard). Bronze. <br>
Tête de cheval. Provenance inconnue. Terre cuite peut- être fabriquée dans un atelier d’Autun (Saône-et-Loire).
Musée Saint-Raymond
Tête de cheval (raté de fonte). Nîmes (Gard). Bronze.
Tête de cheval. Provenance inconnue. Terre cuite peut- être fabriquée dans un atelier d’Autun (Saône-et-Loire).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>2. Élément de harnachement. Martres-Tolosane (Chiragan). Bronze.
Musée Saint-Raymond
2. Élément de harnachement. Martres-Tolosane (Chiragan). Bronze.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>« La Dame de Seysses »
Fouilles Bureau d'investigations archéologiques Hadès (2018).
Boutbènes des Vitarelles (Seysses, Haute-Garonne)
Tombe dite « de la Dame de Seysses » Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle.
Situé un peu à l'écart des autres tombes, un sarcophage en calcaire contenait la dépouille d'une femme d'une vingtaine d'années dont l'identité reste inconnue. Elle appartenait certainement à une famille germanique importante: de riches objets de parure ont été découverts dans sa tombe. <br> 
1. Boucle de ceinture en fer, argent, grenats.. Objet découvert au Vernet (31), similaire à celui de Seysses (en restauration).
2. Ensemble de petites perles en verre. .
3. Monnaie en bronze (nummus). IVe siècle. 
Objets provenant de la tombe d'un enfant (Seysses).
Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle
4. Paire de fibules (broches). 
5.  Boucle de ceinture en fer, tôle d'argent, pierres et verroteries. 
 6. Perles en ambre, verre et petites perles vertes
Objets provenant d'autres tombes du site funéraire de Seysses.
Ve siècle - début du VIe siècle.
7. Perles en pâte de verre. .
8. 200 perles en pâte de verre. 
9. Boucle de ceinture en fer.
10. Bague en bronze gravée d'une croix..
11. Perles doubles en verre et poudre d'or. 
12. Épingles. Or. Poids : 3,44 g et 3,56 g. Première moitié du Ve siècle.
Musée Saint-Raymond
« La Dame de Seysses » Fouilles Bureau d'investigations archéologiques Hadès (2018). Boutbènes des Vitarelles (Seysses, Haute-Garonne) Tombe dite « de la Dame de Seysses » Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle. Situé un peu à l'écart des autres tombes, un sarcophage en calcaire contenait la dépouille d'une femme d'une vingtaine d'années dont l'identité reste inconnue. Elle appartenait certainement à une famille germanique importante: de riches objets de parure ont été découverts dans sa tombe.
1. Boucle de ceinture en fer, argent, grenats.. Objet découvert au Vernet (31), similaire à celui de Seysses (en restauration). 2. Ensemble de petites perles en verre. . 3. Monnaie en bronze (nummus). IVe siècle. Objets provenant de la tombe d'un enfant (Seysses). Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle 4. Paire de fibules (broches). 5. Boucle de ceinture en fer, tôle d'argent, pierres et verroteries. 6. Perles en ambre, verre et petites perles vertes Objets provenant d'autres tombes du site funéraire de Seysses. Ve siècle - début du VIe siècle. 7. Perles en pâte de verre. . 8. 200 perles en pâte de verre. 9. Boucle de ceinture en fer. 10. Bague en bronze gravée d'une croix.. 11. Perles doubles en verre et poudre d'or. 12. Épingles. Or. Poids : 3,44 g et 3,56 g. Première moitié du Ve siècle.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Bague en or, grenat ou verroterie, pâte de verre. Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle. Fouille Bureau d'investigations archéologiques Hadès (2018). Boulbènes des Vitarelles (Seysses). Tombe dite de la « Dame de Seysses ». <br>
Cette bague exceptionnelle présente un décor cloisonné de grenats sur paillon (fond d'or) et de pâte de verre. Le motif décrit un svastika dont les quatre branches forment des têtes d'aigle. Observez la surface extérieure de l'anneau : elle est composée de plusieurs fils parallèles soudés. Cette bague est unique mais elle peut être rapprochée des parures caractéristiques de la culture germanique orientale (dont les Wisigoths) où l'on trouve de nombreux motifs à têtes de rapace.
Musée Saint-Raymond
Bague en or, grenat ou verroterie, pâte de verre. Deuxième moitié du Ve siècle - début du VIe siècle. Fouille Bureau d'investigations archéologiques Hadès (2018). Boulbènes des Vitarelles (Seysses). Tombe dite de la « Dame de Seysses ».
Cette bague exceptionnelle présente un décor cloisonné de grenats sur paillon (fond d'or) et de pâte de verre. Le motif décrit un svastika dont les quatre branches forment des têtes d'aigle. Observez la surface extérieure de l'anneau : elle est composée de plusieurs fils parallèles soudés. Cette bague est unique mais elle peut être rapprochée des parures caractéristiques de la culture germanique orientale (dont les Wisigoths) où l'on trouve de nombreux motifs à têtes de rapace.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Paire de fibules en alliage de cuivre doré, grenat ou verre. Fin du Ve - début du VIe siècle.
Monteils (Tarn-et-Garonne).
Musée Saint-Raymond
Paire de fibules en alliage de cuivre doré, grenat ou verre. Fin du Ve - début du VIe siècle. Monteils (Tarn-et-Garonne).
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Paire de fibules en alliage de cuivre. Seconde moitié du e siècle <br>
Boucle de ceinture en fer, placage en argent. Seconde moitié du Ve siècle.
Musée Saint-Raymond
Paire de fibules en alliage de cuivre. Seconde moitié du e siècle
Boucle de ceinture en fer, placage en argent. Seconde moitié du Ve siècle.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Four à chaux. C'est à l' occasion du réaménagement de 1994 qu'est découvert le four à chaux datant du Ve ou VIe siècle et aujourd'hui visible in situ.
Musée Saint-Raymond
Four à chaux. C'est à l' occasion du réaménagement de 1994 qu'est découvert le four à chaux datant du Ve ou VIe siècle et aujourd'hui visible in situ.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Four à chaux.
Musée Saint-Raymond
Four à chaux.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Four à chaux.
Musée Saint-Raymond
Four à chaux.
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<center>Musée Saint-Raymond</center>Sarcophages paléochrétiens et inscriptions funéraires
Musée Saint-Raymond
Sarcophages paléochrétiens et inscriptions funéraires
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<center>Toulouse</center>La tour Maurand est un des plus importants édifices civils médiévaux de Toulouse. Conservée, malgré les transformations et les arasements successifs, elle est un rare exemple d'architecture romane civile dans la ville.
Construite au 12e siècle, cette tour, aujourd'hui partiellement arasée, formait l'angle d'un
Toulouse
La tour Maurand est un des plus importants édifices civils médiévaux de Toulouse. Conservée, malgré les transformations et les arasements successifs, elle est un rare exemple d'architecture romane civile dans la ville. Construite au 12e siècle, cette tour, aujourd'hui partiellement arasée, formait l'angle d'un "ostal", vaste maison forte. Cet ensemble était la résidence de Pierre Maurand, membre d'une puissante famille toulousaine. Notable toulousain et cathare notoire, condamné pour hérésie par le légat du pape, Pierre Maurand est contraint d'abaisser la tour de son imposant hôtel toulousain. Au 14e siècle, l'ensemble est acheté par le cardinal de Talleyrand-Périgord pour y fonder un des nombreux collèges universitaires du bourg Saint-Sernin. Hormis la tour, les constructions existantes sont remodelées pour construire quatre corps de bâtiments à galerie dont une rarissime galerie en bois du 14e siècle.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Construite entre 1932 et 1935 par l’architecte Jean Montariol, la bibliothèque fait partie du vaste programme de grands travaux lancé à Toulouse en 1925 par la municipalité socialiste d’Étienne Billières. Elle constitue l'une des très rares - et la plus importante - bibliothèque publique édifiée en France durant l’Entre-deux-guerres. Elle se distingue par son modernisme : béton armé, toits-terrasses et organisation fonctionnelle des espaces en trois bâtiments dédiés aux services internes, au public et à la conservation.
La bibliothèque est un édifice emblématique du style Art déco, reconnaissable à ses lignes géométriques, ces angles droits et ses ornements raffinés. À cette architecture déjà impressionnante, l'architecte Jean Montariol a accordé une attention particulière au décor avec la volonté de réunir tous les arts : la sculpture, la ferronnerie, la peinture, la fresque, le vitrail et la mosaïque. L'ensemble du décor et de l’ornement, témoigne de l'importance accordée aux livres considérés comme la source essentielle du savoir. Au-dessus de la porte d’entrée, un cartouche de Georges Vivent, président de la Société des Artistes Méridionaux représentant deux putti, encadrent les armes de la ville.
Bibliothèque Municipale
Construite entre 1932 et 1935 par l’architecte Jean Montariol, la bibliothèque fait partie du vaste programme de grands travaux lancé à Toulouse en 1925 par la municipalité socialiste d’Étienne Billières. Elle constitue l'une des très rares - et la plus importante - bibliothèque publique édifiée en France durant l’Entre-deux-guerres. Elle se distingue par son modernisme : béton armé, toits-terrasses et organisation fonctionnelle des espaces en trois bâtiments dédiés aux services internes, au public et à la conservation. La bibliothèque est un édifice emblématique du style Art déco, reconnaissable à ses lignes géométriques, ces angles droits et ses ornements raffinés. À cette architecture déjà impressionnante, l'architecte Jean Montariol a accordé une attention particulière au décor avec la volonté de réunir tous les arts : la sculpture, la ferronnerie, la peinture, la fresque, le vitrail et la mosaïque. L'ensemble du décor et de l’ornement, témoigne de l'importance accordée aux livres considérés comme la source essentielle du savoir. Au-dessus de la porte d’entrée, un cartouche de Georges Vivent, président de la Société des Artistes Méridionaux représentant deux putti, encadrent les armes de la ville.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Dans la cour, de part et d’autre de la porte d'entrée de la bibliothèque, se trouvent deux belles fontaines conçues par Henry Parayre, alors sous-directeur de l'École des Beaux-Arts de Toulouse. Elles prennent la forme de deux statues féminines représentant « la Jeune Littérature » et « la Littérature Classique » (ici). Ces œuvres symbolisent l’éclectisme des collections de la bibliothèque, tournées à la fois vers la tradition et vers la modernité. La Frise : l’histoire des arts et des lettres
Bibliothèque Municipale
Dans la cour, de part et d’autre de la porte d'entrée de la bibliothèque, se trouvent deux belles fontaines conçues par Henry Parayre, alors sous-directeur de l'École des Beaux-Arts de Toulouse. Elles prennent la forme de deux statues féminines représentant « la Jeune Littérature » et « la Littérature Classique » (ici). Ces œuvres symbolisent l’éclectisme des collections de la bibliothèque, tournées à la fois vers la tradition et vers la modernité. La Frise : l’histoire des arts et des lettres
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<center>Bibliothèque Municipale</center>« la Jeune Littérature ». Façade, frise décorative - bas-reliefs Sylvestre CLERC (1892-1958). Sculpteur.
L’œuvre monumentale s’étend sur plus de soixante mètres et retrace l’ensemble des âges de l’humanité, depuis la Préhistoire jusqu’aux découvertes scientifiques les plus contemporaines. Le décor propose une succession de thèmes universels : les légendes antiques, (latérales) ; l’histoire des arts et des lettres (à gauche de l’entrée) ; et l’histoire des sciences (à droite de l’entrée). À ces évocations majeures s’ajoutent des références régionales, comme les compagnons du Gai Savoir ou encore la ville de Toulouse, dévoilée par Cupidon (façades des latérales).
Bibliothèque Municipale
« la Jeune Littérature ». Façade, frise décorative - bas-reliefs Sylvestre CLERC (1892-1958). Sculpteur. L’œuvre monumentale s’étend sur plus de soixante mètres et retrace l’ensemble des âges de l’humanité, depuis la Préhistoire jusqu’aux découvertes scientifiques les plus contemporaines. Le décor propose une succession de thèmes universels : les légendes antiques, (latérales) ; l’histoire des arts et des lettres (à gauche de l’entrée) ; et l’histoire des sciences (à droite de l’entrée). À ces évocations majeures s’ajoutent des références régionales, comme les compagnons du Gai Savoir ou encore la ville de Toulouse, dévoilée par Cupidon (façades des latérales).
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La Préhistoire
Bibliothèque Municipale
La Préhistoire
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La Préhistoire
Bibliothèque Municipale
La Préhistoire
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<center>Bibliothèque Municipale</center>
Bibliothèque Municipale
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<center>Bibliothèque Municipale</center>
Bibliothèque Municipale
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Les pavillons constituant la bibliothèque.
Bibliothèque Municipale
Les pavillons constituant la bibliothèque.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Espace entre deux pavillons.
Bibliothèque Municipale
Espace entre deux pavillons.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Porte d’entrée.
Conçue et réalisée par Jean MONTARIOL Entreprise Borderel et Robert, directeur artistique Raymond SUBES (1893- 1970). Ferronnier d’art.
Cette porte monumentale est ornée de dix médaillons en bronze qui illustrent les grandes étapes de l’histoire de l’imprimerie. Chaque médaillon met en lumière les différentes presses ainsi que les portraits et les marques d’imprimeurs les plus emblématiques  : la presse en blanc,  Étienne Dolet,la presse Stanhope, Johannes Gutenberg, la presse à graver.
Bibliothèque Municipale
Porte d’entrée. Conçue et réalisée par Jean MONTARIOL Entreprise Borderel et Robert, directeur artistique Raymond SUBES (1893- 1970). Ferronnier d’art. Cette porte monumentale est ornée de dix médaillons en bronze qui illustrent les grandes étapes de l’histoire de l’imprimerie. Chaque médaillon met en lumière les différentes presses ainsi que les portraits et les marques d’imprimeurs les plus emblématiques : la presse en blanc, Étienne Dolet,la presse Stanhope, Johannes Gutenberg, la presse à graver.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Porte d’entrée.
Conçue et réalisée par Jean MONTARIOL Entreprise Borderel et Robert, directeur artistique Raymond SUBES (1893- 1970). Ferronnier d’art.
Cette porte monumentale est ornée de dix médaillons en bronze qui illustrent les grandes étapes de l’histoire de l’imprimerie. Chaque médaillon met en lumière les différentes presses ainsi que les portraits et les marques d’imprimeurs les plus emblématiques : la rotative, Christophe Plantin, la presse taille douce, Robert Estienne, la presse.
Bibliothèque Municipale
Porte d’entrée. Conçue et réalisée par Jean MONTARIOL Entreprise Borderel et Robert, directeur artistique Raymond SUBES (1893- 1970). Ferronnier d’art. Cette porte monumentale est ornée de dix médaillons en bronze qui illustrent les grandes étapes de l’histoire de l’imprimerie. Chaque médaillon met en lumière les différentes presses ainsi que les portraits et les marques d’imprimeurs les plus emblématiques : la rotative, Christophe Plantin, la presse taille douce, Robert Estienne, la presse.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Édouard BOUILLIÈRE (1900-1967). Peintre.
Le tableau «La Lecture» montre une scène intime : une femme lit à une fillette assise tout près d’elle. L’artiste place ce moment de tendresse et d’apprentissage dans un paysage méridional, suggéré par une palette de tons chauds et une lumière dorée enveloppant les personnages. À l’arrière-plan, l’architecture et les essences d’arbres typiques du Midi renforcent l’impression de douceur propre aux paysages du Sud.
Bibliothèque Municipale
Édouard BOUILLIÈRE (1900-1967). Peintre. Le tableau «La Lecture» montre une scène intime : une femme lit à une fillette assise tout près d’elle. L’artiste place ce moment de tendresse et d’apprentissage dans un paysage méridional, suggéré par une palette de tons chauds et une lumière dorée enveloppant les personnages. À l’arrière-plan, l’architecture et les essences d’arbres typiques du Midi renforcent l’impression de douceur propre aux paysages du Sud.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Le vitrail.
André RAPP (1903-1979). Maître verrier D'après un dessin d'Édouard Bouillière.
Le vitrail intitulé «L'Éducation de l’Enfance» (1934) montre une femme et un enfant lisant devant la basilique Saint-Sernin. Autour d‘eux figurent les symboles des disciplines à apprendre : palette pour les arts, bateau pour les voyages, roue dentée pour la mécanique, panthère pour la faune, pyramides pour l’histoire et l’architecture, soleil et lune pour l’astronomie, sirène pour la mythologie, lotus pour la flore, mappemonde pour la géographie- L’ensemble est surmonté des armoiries de Toulouse..
Bibliothèque Municipale
Le vitrail. André RAPP (1903-1979). Maître verrier D'après un dessin d'Édouard Bouillière. Le vitrail intitulé «L'Éducation de l’Enfance» (1934) montre une femme et un enfant lisant devant la basilique Saint-Sernin. Autour d‘eux figurent les symboles des disciplines à apprendre : palette pour les arts, bateau pour les voyages, roue dentée pour la mécanique, panthère pour la faune, pyramides pour l’histoire et l’architecture, soleil et lune pour l’astronomie, sirène pour la mythologie, lotus pour la flore, mappemonde pour la géographie- L’ensemble est surmonté des armoiries de Toulouse..
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Le vitrail. (Envers)
André RAPP (1903-1979). Maître verrier D'après un dessin d'Édouard Bouillière.
Le vitrail intitulé «L'Éducation de l’Enfance» montre une femme et un enfant lisant devant la basilique Saint-Sernin. Autour d‘eux figurent les symboles des disciplines à apprendre : palette pour les arts, bateau pour les voyages, roue dentée pour la mécanique, panthère pour la faune, pyramides pour l’histoire et l’architecture, soleil et lune pour l’astronomie, sirène pour la mythologie, lotus pour la flore, mappemonde pour la géographie- L’ensemble est surmonté des armoiries de Toulouse.
Bibliothèque Municipale
Le vitrail. (Envers) André RAPP (1903-1979). Maître verrier D'après un dessin d'Édouard Bouillière. Le vitrail intitulé «L'Éducation de l’Enfance» montre une femme et un enfant lisant devant la basilique Saint-Sernin. Autour d‘eux figurent les symboles des disciplines à apprendre : palette pour les arts, bateau pour les voyages, roue dentée pour la mécanique, panthère pour la faune, pyramides pour l’histoire et l’architecture, soleil et lune pour l’astronomie, sirène pour la mythologie, lotus pour la flore, mappemonde pour la géographie- L’ensemble est surmonté des armoiries de Toulouse.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>On peut admirer au sol un parterre en mosaïque tout à fait admirable et témoin du style Art Déco.
Bibliothèque Municipale
On peut admirer au sol un parterre en mosaïque tout à fait admirable et témoin du style Art Déco.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>
Bibliothèque Municipale
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<center>Bibliothèque Municipale</center>
Bibliothèque Municipale
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<center>Bibliothèque Municipale</center>
Bibliothèque Municipale
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La grande salle de lecture est le bâtiment le plus haut et le plus vaste (1000m2) surmontée d’une coupole en béton ornée de pavés de verre colorés dessinant une rosace et éclairée par des lanterneaux. Rénovée en 2003, elle possède désormais un plancher à la française, qui dessine au centre de la salle, une rose des vents dont les motifs géométriques sont le parfait contrepoint de la rosace de la coupole. Sa réalisation a nécessité l’emploi de trois essences d’arbres différentes : le frêne, le noyer et le buis.
Bibliothèque Municipale
La grande salle de lecture est le bâtiment le plus haut et le plus vaste (1000m2) surmontée d’une coupole en béton ornée de pavés de verre colorés dessinant une rosace et éclairée par des lanterneaux. Rénovée en 2003, elle possède désormais un plancher à la française, qui dessine au centre de la salle, une rose des vents dont les motifs géométriques sont le parfait contrepoint de la rosace de la coupole. Sa réalisation a nécessité l’emploi de trois essences d’arbres différentes : le frêne, le noyer et le buis.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Les fenêtres, typiques des années 1930 avec leurs huisseries métalliques, sont surmontées montées de couronnes de laurier. Représentant le couronnement d’Apollon, elles sont le symbole de l’excellence
Bibliothèque Municipale
Les fenêtres, typiques des années 1930 avec leurs huisseries métalliques, sont surmontées montées de couronnes de laurier. Représentant le couronnement d’Apollon, elles sont le symbole de l’excellence
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La fresque, Intitulée «Le Parnasse occitan» de Marc Saint-Saëns, compose une vaste scène hommage de soixante personnages. Son titre renvoie au Parnasse de la mythologie grecque: un massif montagneux consacré à Apollon et aux neuf Muses, lieu sacré où poètes, musiciens et artistes venaient puiser l’inspiration. Dans ce «Parnasse occitan», l’artiste célèbre les sculpteurs, écrivains, musiciens, peintres et poètes méridionaux de son époque, dont il admire profondément les œuvres. La fresque constitue également un hommage intime: Saint-Saëns y inclut des amis, des proches, ainsi que des figures attachées à sa ville natale, Toulou
Bibliothèque Municipale
La fresque, Intitulée «Le Parnasse occitan» de Marc Saint-Saëns, compose une vaste scène hommage de soixante personnages. Son titre renvoie au Parnasse de la mythologie grecque: un massif montagneux consacré à Apollon et aux neuf Muses, lieu sacré où poètes, musiciens et artistes venaient puiser l’inspiration. Dans ce «Parnasse occitan», l’artiste célèbre les sculpteurs, écrivains, musiciens, peintres et poètes méridionaux de son époque, dont il admire profondément les œuvres. La fresque constitue également un hommage intime: Saint-Saëns y inclut des amis, des proches, ainsi que des figures attachées à sa ville natale, Toulou
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Les amis de la famille. En haut, Arbus et Ducuing, puis les muses et en bas à droite, Vaudoyer et Soula.
Bibliothèque Municipale
Les amis de la famille. En haut, Arbus et Ducuing, puis les muses et en bas à droite, Vaudoyer et Soula.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>Apollon et les poètes. A gauhe Saint-Saëns, agenouillé Goraudoux. Au centre Frayssinet et Neveu.
Bibliothèque Municipale
Apollon et les poètes. A gauhe Saint-Saëns, agenouillé Goraudoux. Au centre Frayssinet et Neveu.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La musique et la sculpture. En haut, Bernardot et Déodat de Séverac Au centre, Parayre, Bernard, Maillol, Bourdelle, Monin. Assis sur les escaliers Violet.
Bibliothèque Municipale
La musique et la sculpture. En haut, Bernardot et Déodat de Séverac Au centre, Parayre, Bernard, Maillol, Bourdelle, Monin. Assis sur les escaliers Violet.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La rosace, composée de centaines de cabochons de verre bleu et orange.
Bibliothèque Municipale
La rosace, composée de centaines de cabochons de verre bleu et orange.
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<center>Bibliothèque Municipale</center>La rosace, composée de centaines de cabochons de verre bleu et orange.
Bibliothèque Municipale
La rosace, composée de centaines de cabochons de verre bleu et orange.
135
<center>Chapelle des Carmélites</center>Sous l’effet de la réforme engagée par Thérèse d'Avila, un groupe de moniales toulousaines se convertit en 1616 au Carmel et fait bâtir un couvent. Le 1er juillet 1622, année de la canonisation de sainte Thérèse d'Ávila, le roi Louis XIII, accompagnée de son épouse Anne d'Autriche, posa la première pierre de la chapelle. Didier Sansonnet est l'architecte de la Chapelle des Carmélites et du Couvent des Carmélites. L'ensemble est terminé en 1625.
Chapelle des Carmélites
Sous l’effet de la réforme engagée par Thérèse d'Avila, un groupe de moniales toulousaines se convertit en 1616 au Carmel et fait bâtir un couvent. Le 1er juillet 1622, année de la canonisation de sainte Thérèse d'Ávila, le roi Louis XIII, accompagnée de son épouse Anne d'Autriche, posa la première pierre de la chapelle. Didier Sansonnet est l'architecte de la Chapelle des Carmélites et du Couvent des Carmélites. L'ensemble est terminé en 1625.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La façade du pignon sud est décorée d'assises alternées de briques et de pierres. Le centre de cette façade est occupé par une niche où se trouve une Vierge, surmontée d'un petit fronton arrondi, avec acrotères. La partie supérieure de la façade est couronnée par un fronton triangulaire. Une rose avait été installée entre les deux frontons, puis fermée au 18e siècle lorsqu’a été peint l'apothéose de Sainte-Thérèse. La statue de la Vierge à l'Enfant se trouvant dans la niche centrale date de 1881 et remplace celle offerte en 1667 par un chanoine de Saint-Sernin, Jean de Cambolas. L'oculus a été fermé quand la décoration intérieure a été réalisée.
Chapelle des Carmélites
La façade du pignon sud est décorée d'assises alternées de briques et de pierres. Le centre de cette façade est occupé par une niche où se trouve une Vierge, surmontée d'un petit fronton arrondi, avec acrotères. La partie supérieure de la façade est couronnée par un fronton triangulaire. Une rose avait été installée entre les deux frontons, puis fermée au 18e siècle lorsqu’a été peint l'apothéose de Sainte-Thérèse. La statue de la Vierge à l'Enfant se trouvant dans la niche centrale date de 1881 et remplace celle offerte en 1667 par un chanoine de Saint-Sernin, Jean de Cambolas. L'oculus a été fermé quand la décoration intérieure a été réalisée.
137
<center>Chapelle des Carmélites</center>Son plan est très simple : nef unique, caractéristique de la région depuis la période gothique, à quatre travées et une abside à trois pans.

    Longueur : 29 m
    Largeur : 10,80 m
    Hauteur : 11,80 m

Le chœur liturgique comprend la quatrième travée et l'abside. À droite, dans la quatrième travée, se trouvait le chœur des moniales isolé par des grilles et un rideau selon la règle du Carmel. À gauche se trouvait la chapelle dédiée à saint Joseph. Deux autres chapelles se trouvaient de part et d'autre de la troisième travée, celle de droite est consacrée à sainte Thérèse, celle de gauche à saint Jean de la Croix.

La chapelle est éclairée par huit fenêtres hautes.
Chapelle des Carmélites
Son plan est très simple : nef unique, caractéristique de la région depuis la période gothique, à quatre travées et une abside à trois pans. Longueur : 29 m Largeur : 10,80 m Hauteur : 11,80 m Le chœur liturgique comprend la quatrième travée et l'abside. À droite, dans la quatrième travée, se trouvait le chœur des moniales isolé par des grilles et un rideau selon la règle du Carmel. À gauche se trouvait la chapelle dédiée à saint Joseph. Deux autres chapelles se trouvaient de part et d'autre de la troisième travée, celle de droite est consacrée à sainte Thérèse, celle de gauche à saint Jean de la Croix. La chapelle est éclairée par huit fenêtres hautes.
138
<center>Chapelle des Carmélites</center>L’église reçoit en 1682 un premier décor du peintre et architecte Jean-Pierre Rivalz (connu pour son aménagement de la Salle des Illustres de Toulouse) dont subsistent quatre Vertus. Le chantier reste inachevé de la mort du peintre en 1706 à celle de son fils Antoine en 1737. Jean-Baptiste Despax, élève et gendre d'Antoine Rivalz, définit alors un nouveau programme avec la sœur Marie-Louise de la Miséricorde et en réalise les esquisses préparatoires.
Il complète ensuite sa formation à Paris auprès du peintre Jean Restout (1742-1746).
Il achève en 1751 des œuvres alliant les contrastes expressifs des Rivalz et la fraîcheur de coloris de Restout.
Chapelle des Carmélites
L’église reçoit en 1682 un premier décor du peintre et architecte Jean-Pierre Rivalz (connu pour son aménagement de la Salle des Illustres de Toulouse) dont subsistent quatre Vertus. Le chantier reste inachevé de la mort du peintre en 1706 à celle de son fils Antoine en 1737. Jean-Baptiste Despax, élève et gendre d'Antoine Rivalz, définit alors un nouveau programme avec la sœur Marie-Louise de la Miséricorde et en réalise les esquisses préparatoires. Il complète ensuite sa formation à Paris auprès du peintre Jean Restout (1742-1746). Il achève en 1751 des œuvres alliant les contrastes expressifs des Rivalz et la fraîcheur de coloris de Restout.
139
<center>Chapelle des Carmélites</center>L'Annonce de la Rédemption. Despax a peint, à l'huile sur enduit, autour d'un triangle d'où partent des rayons de lumière qui représente Dieu, des personnages représentant les prophètes et les Justes de l'Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Christ et sa Passion : Abraham, Samson, Noé, Adam et Ève, Daniel, Job, Caïn et Abel, Salomon, Isaïe, Josué, Moïse, Jérémie et David.
Chapelle des Carmélites
L'Annonce de la Rédemption. Despax a peint, à l'huile sur enduit, autour d'un triangle d'où partent des rayons de lumière qui représente Dieu, des personnages représentant les prophètes et les Justes de l'Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Christ et sa Passion : Abraham, Samson, Noé, Adam et Ève, Daniel, Job, Caïn et Abel, Salomon, Isaïe, Josué, Moïse, Jérémie et David.
140
<center>Chapelle des Carmélites</center>Son originalité réside dans sa voûte en lambris de chêne en berceau surbaissé, parcourue de nervures dorées. Les retombées des arcs et des ogives sont supportées par des culots dont le dessin a dû être donné en 1676 par Jean-Pierre Rivalz (1625-1707).
Chapelle des Carmélites
Son originalité réside dans sa voûte en lambris de chêne en berceau surbaissé, parcourue de nervures dorées. Les retombées des arcs et des ogives sont supportées par des culots dont le dessin a dû être donné en 1676 par Jean-Pierre Rivalz (1625-1707).
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Sur la voûte est peint un ciel et des ornements en trompe-l'œil.
Chapelle des Carmélites
Sur la voûte est peint un ciel et des ornements en trompe-l'œil.
142
<center>Chapelle des Carmélites</center>Des Esprits dotés d'une grâce aérienne et de guirlandes de fleurs précèdent les fidèles dans leur élévation spirituelle.
Ces images sacrées devaient guider leur imagination vers Dieu. La virtuosité illusionniste de Despax et son atelier est sensible dans l'architecture en trompe-l’œil .
Chapelle des Carmélites
Des Esprits dotés d'une grâce aérienne et de guirlandes de fleurs précèdent les fidèles dans leur élévation spirituelle. Ces images sacrées devaient guider leur imagination vers Dieu. La virtuosité illusionniste de Despax et son atelier est sensible dans l'architecture en trompe-l’œil .
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
Chapelle des Carmélites
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Glorification de sainte Thérèse d'Ávila. La sainte s’élève vers Dieu en atteignant l'extase. Elle est accueillie au Paradis par le Christ, le Saint-Esprit et Dieu le Père. Sainte-Cécile et le roi David l’accompagnent de leur musique. Autour, des concerts d’ange et une assemblée composée de martyrs, papes et autres Pères de l’Église complètent le décor. A la gauche de Sainte-Thérèse, docteur de l'Église et fondateur d'ordre contemplatif et à sa droite, martyrs, évêques et pape (dont Grégoire 15 qu'il a canonisé) assistent à son ascension. En écho au concile de Trente, cette scène s'inscrit dans la défense catholique du culte des saints et de la papauté.
Chapelle des Carmélites
La Glorification de sainte Thérèse d'Ávila. La sainte s’élève vers Dieu en atteignant l'extase. Elle est accueillie au Paradis par le Christ, le Saint-Esprit et Dieu le Père. Sainte-Cécile et le roi David l’accompagnent de leur musique. Autour, des concerts d’ange et une assemblée composée de martyrs, papes et autres Pères de l’Église complètent le décor. A la gauche de Sainte-Thérèse, docteur de l'Église et fondateur d'ordre contemplatif et à sa droite, martyrs, évêques et pape (dont Grégoire 15 qu'il a canonisé) assistent à son ascension. En écho au concile de Trente, cette scène s'inscrit dans la défense catholique du culte des saints et de la papauté.
145
<center>Chapelle des Carmélites</center>Dans l'abside se trouvent trois tableaux représentant l'Incarnation :  l'Annonciation,
Chapelle des Carmélites
Dans l'abside se trouvent trois tableaux représentant l'Incarnation : l'Annonciation,
146
<center>Chapelle des Carmélites</center>l'Adoration des mages (l'Adoration des bergers se trouve de l'autre côté).
Chapelle des Carmélites
l'Adoration des mages (l'Adoration des bergers se trouve de l'autre côté).
147
<center>Chapelle des Carmélites</center>La vie des fondateurs de la vie de prière sur le mont Carmel est racontée sur plusieurs tableaux . Élie nourri par un ange dans le désert.
Chapelle des Carmélites
La vie des fondateurs de la vie de prière sur le mont Carmel est racontée sur plusieurs tableaux . Élie nourri par un ange dans le désert.
148
<center>Chapelle des Carmélites</center>Les deux chapelles de la troisième travée ayant été supprimées, on y a disposé deux grands tableaux de Félix Saurines, copies de toiles de Jean-Baptiste Despax, qu'il avait lui-même copiées d'après Restout, se trouvant dans les églises de Toulouse de la Daurade et de Saint-Nicolas : l'Assomption (en face, la Nativité de la Vierge)
Chapelle des Carmélites
Les deux chapelles de la troisième travée ayant été supprimées, on y a disposé deux grands tableaux de Félix Saurines, copies de toiles de Jean-Baptiste Despax, qu'il avait lui-même copiées d'après Restout, se trouvant dans les églises de Toulouse de la Daurade et de Saint-Nicolas : l'Assomption (en face, la Nativité de la Vierge)
149
<center>Chapelle des Carmélites</center>Élie rencontrant le roi Achab.
Chapelle des Carmélites
Élie rencontrant le roi Achab.
150
<center>Chapelle des Carmélites</center>Élisée prêchant à ses disciples.
Chapelle des Carmélites
Élisée prêchant à ses disciples.
151
<center>Chapelle des Carmélites</center>Élisée multiplie l'huile d'une veuve
Chapelle des Carmélites
Élisée multiplie l'huile d'une veuve
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Élisée divisant les eaux du Jourdain avec le manteau d'Élie.
Chapelle des Carmélites
Élisée divisant les eaux du Jourdain avec le manteau d'Élie.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Élie faisant descendre le feu du ciel sur l'holocauste.
Chapelle des Carmélites
Élie faisant descendre le feu du ciel sur l'holocauste.
154
<center>Chapelle des Carmélites</center>La Nativité de la Vierge.
Chapelle des Carmélites
La Nativité de la Vierge.
155
<center>Chapelle des Carmélites</center>Elie remet son manteau à Elisée. Origine millénaire de l'ordre des Carmes avec la filiation au prophète Élie et à son disciple Élisée.
Chapelle des Carmélites
Elie remet son manteau à Elisée. Origine millénaire de l'ordre des Carmes avec la filiation au prophète Élie et à son disciple Élisée.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>L'Adoration des bergers.
Chapelle des Carmélites
L'Adoration des bergers.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Seize Vertus conduisant à la perfection recherchée par Thérèse d’Avila et au Ciel encadrent les baies. Cesont les vertus théologales et contemplatives recommandées par l'Ordre. Ces peintures apparaissent déjà sur un dessin de Jean-Pierre Rivalz ou de son fils. Jean-Baptiste Despax les a reprises sauf les quatre plus proches de l'abside qui sont de Rivalz. La Contemplation et Le Silence. L'Humilité et La Science des Saints.
Chapelle des Carmélites
Seize Vertus conduisant à la perfection recherchée par Thérèse d’Avila et au Ciel encadrent les baies. Cesont les vertus théologales et contemplatives recommandées par l'Ordre. Ces peintures apparaissent déjà sur un dessin de Jean-Pierre Rivalz ou de son fils. Jean-Baptiste Despax les a reprises sauf les quatre plus proches de l'abside qui sont de Rivalz. La Contemplation et Le Silence. L'Humilité et La Science des Saints.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Science des Saints et La Soumission
Chapelle des Carmélites
La Science des Saints et La Soumission
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Science des Saints. La Soumission. La Pauvreté. Le zèle. La Prudence.
Chapelle des Carmélites
La Science des Saints. La Soumission. La Pauvreté. Le zèle. La Prudence.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Pauvreté. Le Zèle
Chapelle des Carmélites
La Pauvreté. Le Zèle
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Prudence
Chapelle des Carmélites
La Prudence
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Vigilance
Chapelle des Carmélites
La Vigilance
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Le Travail. L'Obéissance.
Chapelle des Carmélites
Le Travail. L'Obéissance.
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Pureté. La Pénitence
Chapelle des Carmélites
La Pureté. La Pénitence
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<center>Chapelle des Carmélites</center>L'Espérance. La Foi
Chapelle des Carmélites
L'Espérance. La Foi
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<center>Chapelle des Carmélites</center>La Charité
Chapelle des Carmélites
La Charité
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
Chapelle des Carmélites
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<center>Chapelle des Carmélites</center>Vieillard de l'Apocalypse
Moulage d'un des vieillards du Portail royal de la cathédrale de Chartres (édifié vers 1I45-1I50). Les vieillards de l'apocalypse sont reconnaissables aux éléments qu'ils portent : couronnes, pots de parfum et instruments de musique (ici c'est une vièle à 3 cordes).
Chapelle des Carmélites
Vieillard de l'Apocalypse Moulage d'un des vieillards du Portail royal de la cathédrale de Chartres (édifié vers 1I45-1I50). Les vieillards de l'apocalypse sont reconnaissables aux éléments qu'ils portent : couronnes, pots de parfum et instruments de musique (ici c'est une vièle à 3 cordes).
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
Chapelle des Carmélites
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
Chapelle des Carmélites
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
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<center>Chapelle des Carmélites</center>
Chapelle des Carmélites
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<center>Toulouse</center>Rue du Taur, avec le clocher de Notre-Dame du Taur.
Toulouse
Rue du Taur, avec le clocher de Notre-Dame du Taur.
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