Philippe Hortala. (1960, France - 1998 France) Sur le volcan je t'aime tant, 1990. Livre d'artiste. Impression sur papier Arches. Don en 2001.
169
Musée des Abattoirs
170
Musée des Abattoirs
Daniela Ortiz. 1998, Pérou. La rebeliôn de las Raices, 2021. Sous-titre : Mame Combe Beng, Sénégal. Quadrityque : acrylique sur bois.
171
Musée des Abattoirs
Valérie du Chéné
(1974, France)
Lieux-dits, les 45 papiers. 2010-2011 29 dessins à la gouache et 16 dessins au feutre sur papier, encadrés Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse.
172
Musée des Abattoirs
Gil J Wolman
(1929. France - 1995. France)
Prague occupée par les Russes, vers 1968
Papiers collés sur toile, encre
Collection les Abattoirs. Musée - Frac Occitanie Toulouse.
173
Musée des Abattoirs
Isabelle Jarousse (1964, France). (Sans titre), 2001-2006. 9 encres de Chine sur pâte à papier pur chiffon.
Donation de M. Danmeli Cordier au Centre Pompidou, Musée national f'Art moderne. Paris, dépôt aux Abattoirs, Musée -Frac Occitanie Toulouse.
174
Musée des Abattoirs
Raymond Queneau (1903-1976, France) Cent mille milliards de poèmes, 1931. Paris, Gallimard. 2024. Collection Bibliothèque des Abattoirs.
175
Musée des Abattoirs
Joël HUBAUT (France). La Vierge aux lapins sémiotiques. 1988
Encre de Chine sur papier, lapins en papier mâché, poudre de craie Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
176
Musée des Abattoirs
Ramon Parramon
(1963, Espagne)
Lectures, 1991
5 triptyques : photos, verre et métal
Collection les Abattoirs. Musée - Frac Occitanie Toulouse
177
Musée des Abattoirs
178
Musée des Abattoirs
Jean-Luc Parant
11944, Tunisie - 2022, France)
Bibliothèque idéale 1,2006
Œuvre composée de 100 éléments : 2 bibliothèques compartimentées en bois teinté, objets en crayon graphite, pastel et encre sur papier, bois, cire Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
179
Musée des Abattoirs
Les voûtes de la Grande Halle.
180
Musée des Abattoirs
Assemblages Prendre soin des choses.
181
Musée des Abattoirs
Manolo Millares
(1926, Espagne - 1972, Espagne)
Pintura n° 2. 1960
Fragments de toile cousus sur toile de jute, ficelle
Donation de M. Daniel Confier au Centre Pompidou. Musée national d art
moderne/Cci. Paris, dépôt aux Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
182
Musée des Abattoirs
Mimmo Rotella
(1918. Italie - 2006. Italie)
Ewiva
1958
Affiches lacérées, marouflées sur toile
Collection les Abattoirs. Musée - Frac Occitanie Toulouse.
C'est dans un geste de protestation que Mimmo Rotelta décide d'abandonner la peinture pour réaliser, dès 1953. en parallèle des Nouveaux Réalistes, des décollages- collages d'affiches lacérées.
* Arracher les affiches des murs est la seule compensation, l'unique moyen de protester contre une société qui a perdu le goût du changement et des transformations fabuleuses. Moi, je colle des affiches, puis je les arrache : ainsi naissent des formes nouvelles, imprévisibles.» (MR)
Rotella commence par coller sur une toile des fragments d'affiches trouvées sur les murs de la ville. Ensuite, il préfère décoller plus largement l'affiche afin de poursuivre son geste de lacération à l'atelier et travailler à une meilleure composition. L'envers de l'affiche apporte ses nuances blanches. Après sa rencontre avec le critique d'art Pierre Restany, il adhère au Nouveau réalisme en 1961 (sans l'intégrer) et en 1963 participe au courant du Mec Art.
Ewiva - Hourra! en italien - exulte encore d'une abstraction stratifiée où seuls quelques noms transparaissent. Bientôt l'artiste accentue les éléments figuratifs en privilégiant les affiches de cinéma. Sa théâtralisation érotique d'icônes le distingue des affichistes français qui jouent davantage sur les effets du hasard.
183
Musée des Abattoirs
César
(1921, France - 1998, France)
Compression de sacs, 1976
Toile de jute
Collection Centre national des arts plastiques Dépôt aux Abattoirs. Musée - Frac Occitanie, Toulouse
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Musée des Abattoirs
Alberto Burri
(1915, Italie - 1995, France)
Sacco IV, 1954
Sacs d'emballage (toile de jute), toile de coton, peinture, résine Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie, Toulouse.
185
Musée des Abattoirs
Gérard Deschamps
(1937, France)
nouvelle acquisition
Bâche de signalisation de l'armée américaine
1961
Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse. Profondément marqué par son expérience de soldat en Algérie, Gérard Deschamps développe, dès 1961, des séries d’œuvres composées de matériaux liés à l'armée : plaques de blindage criblées de balles, tôles irisées, barrettes militaires ou bâches de signalisation comme ici. L'artiste choisit de porter un regard sensible sur les nuances ocre de cette bâche usée.
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Musée des Abattoirs
Horst Egon Kalinowski
(1924, Allemagne - 2013, Allemagne)
Le Roi des calmars, 24 juin 1958
Chambre à air, fragments de vannerie, perles, fibres, sable sous verre Donation de M. Daniel Cordier au Centre Pompidou, Musée national d'art moderne/Cci, Paris, dépôt aux Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
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Musée des Abattoirs
Marcel Broodthaers
(1924. Belgique - 1976. RFA)
Machine à poèmes. 18 novembre 1965-17 août 1968
Lettre rnanuscrite sous verre, coton mêlé, verres brisés et entiers, plaque de protection et housse de machine à écrire Collection les Abattoirs. Musée - Frac Occitanie. Toulouse
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Musée des Abattoirs
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Musée des Abattoirs
Daniel Dezeuze
(1942, France)
Armes, 1988
Bois, métal, plastique Collection les Abattoirs, Musée Frac Occitanie Toiulouse.
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Musée des Abattoirs
Daniel Spoerri
(1930, Royaume de Roumanie - 2024, Autriche)
Chaîne génétique du marché aux puces
2000
Objets divers de récupération, taxidermie, panneaux de bois Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse.
Daniel Spoerri, né en Roumanie, réfugié en Suisse après la mort de son père pendant la Seconde Guerre mondiale, se consacre d’abord à la poésie et à la danse, avant de s'établir à Paris. Dès 1959, il fonde les éditions MAT, déjouant par la production de multiples d'artistes la notion d'œuvre originale. En 1960, il signe la déclaration de "singularité collective" du Nouveau réalisme. Proche du mouvement Fluxus, il invente les tableaux-pièges, supports sur lesquels il colle "des situations préparées par le hasard", comme les restes d’un repas figé en nature morte. Initiateur du Eat Art, l'action de manger devient avec lui la matière de l'œuvre, dans ses restaurants comme ailleurs. À la fois artiste, galeriste, cuisinier, Spoerri fait du partage et du collectif le ferment de son œuvre.
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Musée des Abattoirs
Daniel Spoerri
(1930, Royaume de Roumanie - 2024, Autriche)
Chaîne génétique du marché aux puces
2000
Objets divers de récupération, taxidermie, panneaux de bois Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse. Daniel Spoerri fixe ici les étals d'un marché aux puces en une sorte de généalogie humaniste. Il collecte des objets de toutes provenances, lointaines et proches, de curiosités ou pas, entre banalité du quotidien, magie et sacré. Ce panoramique "ethnosyncrétipue" (OS) se ramifie en accumulations, multiplications, transformations, détournements, le tout mâtiné d'un certain humour. L’œuvre originelle mesure près de 100 m, mais cette séquence "génétique" est un maillon essentiel de la chaîne.
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Musée des Abattoirs
Daniel Spoerri
(1930, Royaume de Roumanie - 2024, Autriche)
Chaîne génétique du marché aux puces
2000
Objets divers de récupération, taxidermie, panneaux de bois Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse. Daniel Spoerri fixe ici les étals d'un marché aux puces en une sorte de généalogie humaniste. Il collecte des objets de toutes provenances, lointaines et proches, de curiosités ou pas, entre banalité du quotidien, magie et sacré. Ce panoramique "ethnosyncrétipue" (OS) se ramifie en accumulations, multiplications, transformations, détournements, le tout mâtiné d'un certain humour. L’œuvre originelle mesure près de 100 m, mais cette séquence "génétique" est un maillon essentiel de la chaîne.
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Musée des Abattoirs
Pia Camil
(1980. Mexique)
Espectacular Telón V (Rideau spectaculaire VI 2013
Toile brute coton teintée par pigments et cousue à la main Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
L'artiste mexicaine Pia Camil développe dans ces divers travaux une réflexion politique et sensible sur la société de consommation. Dans sa critique de l'individualisme moderniste, elle explore les liens entre la ville et ses habitants, l’impact visuel de l’espace urbain et la confrontation de chacun à ce spectacle. Elle invite le public à entretenir une relation intime avec l’œuvre d'art.
Espectacular Telón ("espectacular" au Mexique désigne les emplacements monumentaux d’affichage publicitaire) pose une frontière ample, colorée, souple et drapée.
Le tissu, à la fois saturé et fragmenté, trouble notre observation. Marquée par le délabrement urbain mexicain, Pia Camil reprend à travers ses séries de grands rideaux la configuration des panneaux d'affichages publicitaires à la périphérie des villes, qui sont abandonnés, illisibles, obsolètes. Ici, le rideau est peint et cousu à la main et ses inserts d’écriture noire semblent plus mystérieux que tragiques. Son exposition dans un musée implique une certaine mise en scène dans laquelle le spectateur se positionne. S’agit-il d’un simple rideau, d’un décor ou d’une entrée vers autre chose ? Doit-on attendre ou franchir la limite, s'approprier cet espace public et être de l'autre côté ? L’art est-il un spectacle ? Ces projections ambivalentes du "spectateur" parachèvent l’œuvre.
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Musée des Abattoirs
Tessilim Adjayi
(1988, Togo)
Blewu II (Doucement !), 2023
de la série Yayra kple n'tifafa (Bénédiction et paix)
Photographie et pièces de monnaies collées. Collection les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie, Toulouse
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Musée des Abattoirs
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Musée des Abattoirs
Tissu de cérémonie pour rois et reines (Ntshak) Vers 1920. Réalisé en République démocratique du Congo. Le vêtement brodé présenté ici est un pagne par l'une des tribus Kuba, celle des Shoowa.
L’art des Shoowa présente un sens du dessin extrêmement aigu et singulier. La géométrisation de ses lignes se décline de manière complexe et variée (nombres, modules élémentaires, rythme…) et jouent sur des phénomènes optiques. Les teintes sont éclaircies pour les arts royaux car le blanc est la couleur de la noblesse.
Les vêtements royaux sont réservés aux danses rituelles et religieuses. Ils sont enroulés à la taille des rois et reines. Ces très grands assemblages de fragments de tissu en raphia sont cousus dans le sens de la longueur ou en quadrilatères de petites dimensions. Comme ils servent longtemps, des reprises d’accrocs apparaissent. Dans cette société où le dessin envahit tout, l’exécution est rapide et en perpétuelle recréation.
“Le sens du dessin est celui de son tracé successif.” (Georges Meurant, Dessin Shoowa : textiles africains du Royaume Kuba, 1986). Daniel Cordier, grande figure de la Résistance française, marchand d’art et historien, a fait une donation importante de sa collection au Centre Pompidou dont une partie est déposée aux Abattoirs.
Cette donation comporte des objets qu’il considère comme « la structure originelle » de son goût pour l’art.
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Place Saint-Cyprien
À partir du 13e siècle, le faubourg Saint-Cyprien est ceint d'un rempart. Démoli en partie à la fin du 18e siècle, on édifie alors un mur d'octroi et des accès pour contrôler les marchandises entrant dans la ville et percevoir l'impôt municipal. C'est alors que la porte et de nombreux aménagements métamorphosent le quartier Saint-Cyprien.
À l’extrémité de la nouvelle Grande Rue Saint-Cyprien, une porte est construite entre deux places: une intérieure aménagée par la ville de Toulouse et une extérieure par les États du Languedoc. Les lices, le long des remparts, sont transformées en allées bordées de platanes : les allées de Garonne (Charles-de-Fitte).
La porte Saint-Cyprien est destinée à magnifier l'entrée de la ville avec deux imposants piliers, réunis à l'origine par une magnifique grille en fer forgé, emportée par l’inondation de 1875.
198
Place Saint-Cyprien
C’est au prélat Etienne-Charles de Loménie de Brienne, fait archevêque de Toulouse en 1763, que l’on doit la création de cette place.
La place Saint-Cyprien, autrefois dénommée place Loménie-Brienne en l’honneur du prélat, fait partie d’un programme d’embellissement du quartier Saint-Cyprien mené par l’ingénieur Joseph-Marie de Saget à la fin du XVIIIe siècle. Les travaux de 1775 voient la destruction des remparts et le percement des allées. Ceci permet d’accéder à la place par une porte nouvellement édifiée.
Aujourd’hui la grille qui fermait la porte entre les deux imposants piliers à refends a disparu, emportée par la grande inondation de 1875. Mais on peut toujours admirer les deux statues du sculpteur François Lucas surmontant les piliers. A gauche l’allégorie de Toulouse porte un motif de remparts crénelés, à droite, l’allégorie du Languedoc arbore quant à elle une couronne royale. La place intérieure est aménagée dans le style classique sur les plans de l'ingénieur Joseph-Marie de Saget. De chaque côté, de nobles immeubles à arcatures de brique dotés de grandes fenêtres rectangulaires se succèdent dans un bel ordonnancement, malheureusement inachevé car la Révolution a interrompu les travaux.
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Place Saint-Cyprien
L’allégorie de Toulouse porte un motif de remparts crénelé
200
Place Saint-Cyprien
L’autre arbore une couronne royale pour évoquer la province du Languedoc.
201
Rue Viguerie
202
La chapelle de La Grave
L'existence d'un hospice Sainte-Marie de la Grave est attestée dès la toute fin du XIIe dans une ordonnance du comte Raymond VI de Toulouse. Accueillant les pauvres et les nécessiteux, il s'installe sur la grava, terme désignant la grève en occitan, près de la Garonne dans le quartier Saint-Cyprien. L'emplacement de l'hospice, à l'extérieur des murs de la ville, montre la volonté d'isoler ses pensionnaires du reste du territoire urbain. En 1508, il est placé sous le vocable de Saint-Sébastien-des-Pestiférés. Traditionnellement, les fidèles s'en remettaient à ce saint pour se prémunir des maladies, particulièrement de la peste. En 1516, la Tour Taillefer qui se trouve près du parc du musée est utilisée à l’accueil des pestiférés, des mendiants et des épileptiques. Au XVIIe siècle, avec la diminution des épidémies de peste, l'hôpital est à nouveau renommé : en 1647, il devient l'Hôpital Général Saint-Joseph de la Grave car Saint-Joseph était le patron des travailleurs et ses attributs sont la pauvreté, la charité et l’humilité. L'objectif est de contrôler la population en y renfermant les marginaux : les pauvres, les mendiants, les insensés ainsi que toutes les personnes de mauvaise vie, comme les prostituées. Le but affiché est de les soigner, de les nourrir et de les instruire, mais aussi de leur inculquer les bonnes valeurs catholiques et de les mettre au travail.
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La chapelle de La Grave
De 1661 à 1684, des travaux d'agrandissement de l’hôpital général Saint-Joseph de La Grave ont lieu avec la construction des grandes cours. Jusqu'à la Révolution, l’hôpital fonctionne sur le mode d’une fondation, en institution autonome, placé sous l’autorité de l’archevêque, des capitouls et des membres du Parlement Royal. En 1760, l'hôpital tombe en faillite et les directeurs démissionnent. En 1765, un arrêt du Conseil ordonne la vente des rentes, des terres et autres biens-fonds de l'hôpital. Le Grand renfermement des pauvres recommence au frais de la ville. En 1778, Alexis Larrey est nommé chirurgien-major de l'hôpital de La Grave. En 1793, la Grave est rebaptisé Hospice de Bienfaisance. En 1797, l'hôpital de la Grave annexe des locaux militaires voisins qui provenaient de l’ancien couvent des Clarisses de Saint-Cyprien. Il devient le plus grand hôpital de la ville. Les sœurs de la Compagnie des Filles de la Charité, fondée part saint Vincent de Paul, arrivent à Toulouse au début du XVIIIe siècle et restent au service des pensionnaires de la Grave jusqu’en 1984. Dès 1901, l'Hôpital de la Grave est doté d'une école d'infirmières, confirmant l'importance progressivement donnée aux soins.Cependant, la croissance démographique de Toulouse pousse à la construction de nouveaux établissements hospitaliers en périphérie de la ville. Les services de La Grave sont alors progressivement transférés vers d'autres pôles médicaux. Aujourd'hui, l'Hôpital de la Grave demeure un hôpital de jour, proposant des consultations en semaine.
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La chapelle de La Grave
Aujourd'hui point culminant de l'hôpital de la Grave, le projet du dôme n'est lancé qu'au XVIIIe siècle, lorsque l'archevêque Henri de Nesmond lègue ses biens pour financer l'érection d'une nouvelle chapelle. Elle débute en 1758 selon les plans de l’architecte Jean Nelli, mais est plusieurs fois ralentie par les crues de la Garonne qui endommagent les fondations. À la Révolution française, le chantier est interrompu et n'est repris qu'en 1835 sous la supervision de Louis Delor de Masbou, architecte des hospices. En 1845, les travaux sont enfin terminés, presque un siècle après la pose de la première pierre ! La chapelle est de style néo-classique. On retrouve ainsi sur la façade des pilastres, des chapiteaux doriques et un fronton.
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La chapelle de La Grave
Le plan centré est également classique : de forme circulaire, de 40 m de diamètre,, il suit le modèle du Panthéon de Rome. Il répond à la nécessité de construire la chapelle entre les bâtiments du carré historique de l'hôpital, afin de permettre aux femmes et aux hommes d'accéder à la chapelle depuis leurs quartiers respectifs.
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La chapelle de La Grave
Ancienne entrée de l'hôpital.
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La chapelle de La Grave
Ancienne entrée de l'hôpital.
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La chapelle de La Grave
Le maître-autel et le sanctuaire. La toile représentant la mort de Saint Joseph. A gauche, la statue du Sacré-coeur, à droite, celle de la Vierge couronnée avec l'Enfant.
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La chapelle de La Grave
La chapelle et l'hôpital sont placés sous le patronage de saint Joseph qui est représenté au-dessus de l'autel, sur son lit de mort, au côté de Jésus et Marie. Cette scène est l'image même de la « bonne mort », c’est-à-dire de la bonne manière de mourir pour préparer son âme au Paradis selon les catholiques. En tant que charpentier, Joseph est le saint patron des travailleurs et nous rappelle ainsi l'importance du travail au sein de l'hôpital. Trois vertus sont associées à saint Joseph, représentées dans les cieux sous les traits de figures féminines et identifiables par leur posture et leurs attributs. La Pauvreté (paupertas, à gauche) détourne le regard des pièces d'or renversées à ses pieds. La Chasteté (castitas au centre) est vêtue de blanc et tient une fleur de lys en symbole de pureté. Enfin, l'Humilité (humilitas à droite) a laissé la couronne des grandeurs à ses pieds et baisse la tête comme aveu de ses défauts.
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La chapelle de La Grave
Saint Joseph sur son lit de mort, au côté de Jésus et Marie. Trois vertus sont associées à saint Joseph, représentées dans les cieux sous les traits de figures féminines et identifiables par leur posture et leurs attributs. La Pauvreté (paupertas, à gauche) détourne le regard des pièces d'or renversées à ses pieds. La Chasteté (castitas au centre) est vêtue de blanc et tient une fleur de lys en symbole de pureté. Enfin, l'Humilité (humilitas à droite) a laissé la couronne des grandeurs à ses pieds et baisse la tête comme aveu de ses défauts.
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La chapelle de La Grave
La coupole.
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La chapelle de La Grave
La coupole.
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La chapelle de La Grave
La coupole.
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La chapelle de La Grave
Les vitraux de la coupole.
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La chapelle de La Grave
Sainte-Elisabeth de Hongrie secourant les pauvres.
Anonyme Huile sur toile XVIIe siècle
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La chapelle de La Grave
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La chapelle de La Grave
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La chapelle de La Grave
La Vierge et Joseph, adoration du Sacré Coeur de Jésus, anonyme, huile sur toile, 1847.
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La chapelle de La Grave
Vie quotidienne à l'hôpital général en 1800.
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La chapelle de La Grave
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La chapelle de La Grave
Saint Vincent de Paul.
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La chapelle de La Grave
Visite des quartiers de l'hôpital général en 1800.
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La chapelle de La Grave
Derrière ces grilles les soeurs pouvaient suivre la messe.
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La chapelle de La Grave
Cour Sainte-Monique.
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La chapelle de La Grave
L'abat voix de la chaire.
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La chapelle de La Grave
Le retour de Tobie,
Jules Garripuy, 1846
Ce tableau illustre l'histoire de Tobie, un personnage de l'Ancien Testament.
Accompagné de l'archange Raphaël, il part récupérer une somme d'argent à la demande de son père, Tobith, devenu aveugle à la suite d'un accident. À son retour, Tobie le guérit en lui appliquant du fiel de poisson sur les yeux. Sur cette scène, Raphaël porte une tunique saumon, recouverte d'une cape bleue. Dépourvu d'ailes, il n'a pas encore révélé sa véritable nature. Le chien, qui se trouve aux pieds des personnages, symbolise la loyauté et la confiance en Dieu. Compagnon fidèle de Tobie durant son voyage, il marche devant lui sur le chemin, comme s'il se savait protégé par la grâce divine incarnée par Raphaël. Signé Jules Garripuy, ce tableau est installé dans la chapelle depuis 1846, un an après son ouverture. Il s'agit d'un ex-voto, un objet placé en signe de reconnaissance d’une prière exaucée. Nombreux étaient les pensionnaires de l'hôpital qui venaient prier dans la chapelle, tant pour leur guérison physique que pour le salut de leur âme.
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La chapelle de La Grave
Souvenir d'une vie rigoureuse et religieuse.
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La chapelle de La Grave
Tableau-reliquaire à paperolles. Ce tableau-reliquaire a été réalisé par la Communauté des Sœurs de la Charité, il contient les certificats d’authenticité de ses reliques, placées dans les travées latérales. On y trouve celles de Saint-Vincent, Saint-Marcellin, Sainte-Apolline, Sainte-Marguerite, Saint-Antoine, Saint-Benoît et Sainte- Victoire. Limite XVIIIe - XIXe siècle 90x67x23cm Bois, papier, carton
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La chapelle de La Grave
Tableau-reliquaire à paperolles.
Ce tableau-reliquaire est identique à l’autre présenté à côté. Il contient les reliques de Saint-Théophile, Saint-Félix, Saint-Sévère, Saint-Pie, Sainte- Générosa et Saint-Juste. Limite XVIIIe - XIXe siècle 90x67x23cm Bois, papier, carton.
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La chapelle de La Grave
Tableau-reliquaire à paperolles.
Ce tableau-reliquaire est identique à l’autre présenté à côté. Il contient les reliques de Saint-Théophile, Saint-Félix, Saint-Sévère, Saint-Pie, Sainte- Générosa et Saint-Juste. Limite XVIIIe - XIXe siècle 90x67x23cm Bois, papier, carton.
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La chapelle de La Grave
Tableau-reliquaire avec cadre
Limite XVIIIe - XIXe siècle 80x121x13cm Bois, papier, carton. Ce tableau-reliquaire provient aussi de la communauté des Sœurs de la Charité. Il est en bois doré orné d’un décor de paperolles représentant un retable architecturé et un autel. Une Vierge à l’Enfant orne la niche centrale. Les reliques sont présentes bien que abîmées. Elles sont placées dans les niches latérales.
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La chapelle de La Grave
1. Ostensoir
Fin XIXe siècle
Laiton doré, argent, strass.
Cet ostensoir est l'un des rares à avoir conservé sa lunule, petit récipient destiné à contenir l'hostie exposée dans l'ostensoir. 2. Lunule d’ostensoir.
Non daté. Argent doré, verre.
Cette pièce est intéressante parce qu’elle devait être utilisée comme petite boite de rangement de l'hostie lorsque celle-ci n’était pas exposée sur l'ostensoir. 3. Ostensoir
Entre 1819 et 18380
Argent
Cet ostensoir est richement décoré.. 4. Thabor
Fin XIXe siècle
Cuivre jaune, fil de fer rapporté
Le thabor ou pupitre d'autel est un petit support en métal ou en bol s destiné à surélever l'ostensoir lors de l'exposition du Saint-Sacrement. 5. Plateau à burettes. XXe siècle. Cuivre jaune, laiton poli.
6. Petit bénitier et aspersoir.
Fin XIXe siècle – début XXe siècle.
Laiton, fer blanc
7. Assiette.
Cette assiette de facture trés simple devait servir aux repas des résidents de l’hôpital. .
8. Statue de Vierge à l’Enfant.
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La chapelle de La Grave
1. Patène. 1830. Argent
Cette assiette décorée d'un Agneau Pascal porte un poinçon de garantie d’origine toulousaine Elle a probablement été utilisée pour recevoir l’hostie.
2. Ciboire. Entre 1809 et 1819. Argent
Ce vase sacré en argent partiellement doré est fermé d'un couvercle surmonté d'une croix. Il contenait les hosties consacrées par le prêtre durant la messe.
3. Calice. Entre 1798 et 1809
Argent doré, laiton doré, cuivre.
4. Encensoir. Entre 1809 et 1817. Argent
5. Coupe de communion. XXe siècle. Métal argenté. Cette coupe était destinée à contenir l’hostie lors de cérémonies telles que les communions. 6. Calice. Fin XIXe siècle – début XXe siècle.
Argent. 7. Statue de Louise de Marillac. Elle naît dans une famille aristocratique. A vingt ans, elle fait vœu de servir Dieu. Quelques années plus tard, elle rencontre Vincent-de- Paul, rencontre déterminante dans son engagement. Ell s'investira jusqu'à sa mort dans la Congrégation des Filles de la Charité, qu'il a fondé afin de former des sœurs capables de donner les soins et l’instruction religieuse aux pauvres et malades des hospices.
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La chapelle de La Grave
1. Fille de la Charité Poupée de collection
1ère moitié XXe siècle
Tissu
Elle représente avec exactitude tous les éléments du costume des Sœurs de la Charité, notamment la cornette blanche.
2. Ampoule d’huile sainte de Sœur Thérèse
1ère moitié XXe siècle
Argent (ampoule) et bois (étui)
Cette ampoule d’huile sainte - dans son étui - était destinée au sacrement des malades, elle a vraisemblablement appartenu à Sœur Thérèse.
3. Ampoule d'huile sainte et son étui
XXe siècle
Aluminium et bois
Ampoule d’huile sainte utilisée pour le sacrement des malades ou la bénédiction des cloches.
4. Custode et sa pochette
Non daté
Argent et cuir
Custode et sa pochette de protection en cuir, utilisée pour contenir l'huile sainte qui était délivrée aux malades, et l'hostie, que l'on montrait avant de la donner en communion.
5. Petit étui en bois sculpté.
Fin XIXe siècle – début XXe siècle. Bois et métal.
Petit étui en bois vernis, il devait appartenir à un résident et contenir des objets de prière
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La chapelle de La Grave
1. Petit crucifix de médaillon
Fin XIXe siècle – début XXe siècle
Laiton doré et bois.
Ce petit crucifix était probablement porté en médaillon par un résident de l'hôpital.
2. Petit diptyque en bois
Fin XIXe siècle – début XXe siècle). Bois et métal.
Petit diptyque de la forme d’un livre. Une croix latine est gravée sur la couverture. Il devait contenir une gravure, une peinture ou des images pieuses.
3. Registre de recensement.
Entre 1830 et 1834. Papier, carton, parchemin, lacets.
Ce registre contient la liste des enfants recueillis au Tour de l’Hôtel-Dieu de Toulouse entre 1830 et 1834. Il permet de retracer l’histoire de ces enfants recueillis dans un premier temps à l’hôpital de La Grave, baptisés, puis éduqués et placés dans des familles ou en apprentissage.
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La chapelle de La Grave
Saint- Vincent-de-Paul sauvant des orphelins.
Anonyme Huile sur toile XIXe siècle
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La chapelle de La Grave
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La chapelle de La Grave
La vie quotidienne à l'hôpital général en 1800.
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La chapelle de La Grave
L'apothéose de Saint- Vincent-de-Paul.
Anonyme Huile sur toile XIXe siècle
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La chapelle de La Grave
L'apothéose de Saint- Vincent-de-Paul.
Anonyme Huile sur toile XIXe siècle
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La chapelle de La Grave
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La chapelle de La Grave
IL Y A 150 ANS : LA CRUE DU 23 JUIN 1875. L'inondation a miné le plus beau faubourg de Toulouse et chassé de ses murs ses vingt-cinq mille habitants.
C'est ainsi que Théophile Astrié décrit le faubourg Saint-Cyprien
La première victime de l'inondation, Mlle. Mariteau, trouve la mort dans une maison qui s'écroule à 14h30. C'est le début d'une sinistre série de 1219 maisons effondrées à Toulouse, dont 1002 dans le seul faubourg Saint-Cyprien, et de 209 morts. La crue s'est en effet élevée à la hauteur record de 9,47 mètres au-dessus de l'étiage. Dans la chapelle de La Grave, l'eau s'élève jusqu'à 2,18 mètres comme l'indique ce repère de crue. Sœur Penin, la mère supérieure des sœurs de la Charité, qui dirigeait l'hospice, organise l'évacuation des pensionnaires. Malgré son courage, 8 personnes périssent à l'hospice la nuit du 23 au 24 juin.
Si elle est la plus meurtrière, la crue de 1875 n'est pas la première à inonder le faubourg Saint-Cyprien qui est construit sur la rive gauche. Située 8 mètres en contrebas de la rive droite, cette berge est particulièrement exposée aux inondations.
S'y trouvaient donc les activités indésirables comme les abattoirs, les hôpitaux, les hospices, ainsi que les populations les plus pauvres.
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Musée des Augustins
Dans son emplacement actuel, à l'intérieur des murs de la cité, le couvent des Augustins de Toulouse fut construit à partir de 1310 après l'autorisation du pape Clément V donnée par un rescrit daté du 28 janvier 1310. La construction de la partie orientale du cloître débute dès l'année 1341. Les trois autres parties ne sont commencées qu'en 1396 par le pierrier Jean Maurin. Puis 90 ans plus tard, en 1396, le cloître est achevé. Le couvent fut consacré le 30 juin 1504. Le couvent héberge jusqu'à deux cents moines aux XIVe et XVe siècles. Mais rapidement, ce nombre diminue, et ils ne sont plus que cent quarante en 1518, soixante en 1649 et trente-et-un en 1680 pour être réduits à quelques-uns au moment de la Révolution.
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Musée des Augustins
Le 30 décembre 1792, le citoyen François Bertrand, professeur de peinture à l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse et à son école spéciale, a proposé au cours d'une réunion de cette Académie la création d'un musée rassemblant toutes les œuvres les plus précieuses se trouvant dans le département de Haute-Garonne et des départements voisins. C'est l'église des Cordeliers qui est d'abord désignée pour recevoir ces œuvres, mais jugée trop isolée et éloignée, c'est finalement l'église des Augustins qui est choisie. Le musée d'art de Toulouse est ouvert le 27 août 1795, ce qui en fait l'un des plus anciens musées de France, très peu de temps après le Louvre. En 1804, le musée et l’École des arts s'installent dans l'aile Est du petit cloître Renaissance. En 1823, l'architecte Jacques-Pascal Virebent propose de démolir les cloisons séparant la sacristie, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié et la salle capitulaire pour en faire une galerie unique.
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Musée des Augustins
En 1828, l’École des arts fait démolir les murs et les hautes fenêtres afin d'y présenter les antiques. On suspend également une voûte en berceau plein-cintre, qui atténue le caractère religieux du bâtiment. L'architecte Urbain Vitry termine les travaux en 1831 et aménage une galerie de peinture dans l'église, que l'on appelle « temple des Arts ».
L'aile Ouest et le grand réfectoire du XVe siècle, achetés en 1862, sont détruits en 1868. La municipalité confie alors la rénovation du bâtiment à Eugène Viollet-Le-Duc en 1873 pour en faire un vrai musée, l'escalier monumental Viollet-Le-Duc a été créé avec son collaborateur Denis Darcy qui reprendra les travaux à sa mort. De 1880 à 1901, il édifia le bâtiment actuel longeant la rue Alsace-Lorraine. Le nouveaumusée est enfin terminé.
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Musée des Augustins
Le clocher en forme de campanile est construit sur plan carré et à proximité du chœur.
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Musée des Augustins
Le cloître.
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Musée des Augustins
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Musée des Augustins
Voûte de l'escalier.
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Musée des Augustins
Jean-Biaise Villemsens
(Toulouse, 1806 - Toulouse, 1859)
La Belle Paule
Paule the Fair La bella Paule
1842
Huile sur toile
Leg de Théodore Ozenne, 1896.
C’est à François Ier que l’on attribue le surnom sous lequel Paule de Viguier (1518-1610) passe à la postérité. Adolescente, la jeune fille est chargée de remettre les clefs de la ville au souverain lors de son entrée dans Toulouse, en 1533. Coiffée d’une couronne de roses, vêtue d’une robe blanche, elle fait forte impression au monarque qui aurait alors prononcé ces mots : « Oh la Belle Paule », une expression aussitôt adoptée par les Toulousains. Sous le pinceau de Jean-Biaise Villemsens, Paule est devenue une jeune femme dégageant une mélancolie toute romantique.
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Musée des Augustins
Félicie de Fauveau
(Florence, 1799 - Florence, 1886)
Clémence Isaure 1845
Plâtre
Don de l’artiste, 1845.
Cette petite sculpture est une maquette pour un projet de monument à Clémence Isaure. Remis au conseil municipal pour examen en 1845, le projet n'est finalement pas réalisé. Animée d’une profonde religiosité, Félicie de Fauveau réinterprète l’art du Moyen Âge dans nombre de ses œuvres. Elle propose ici une effigie gracieuse et vivante de Clémence Isaure qui s’apprête à accéder au vœu des poètes - les minuscules troubadours accrochés aux plis de sa robe — en créant des jeux poétiques à la gloire de la Vierge : ce seront les Jeux floraux.
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Musée des Augustins
Léo Laporte-Blairsy
(Toulouse, 1865—Pans, 1923)
Clémence \saure
1903
Bronze (foncteur : C. Valsuani)
Don du baron Alphonse de Rothschild, 1903
Léo Laporte-Blairsy livre ici une image modernisée de Clémence Isaure, drapée dans une robe simple et fluide, coiffée d’un hennin spectaculaire de forme géométrique.
C’est une seconde version de cette sculpture qu’il installe au sommet de la fontaine érigée en l’honneur de Clémence Isaure place de la Concorde à Toulouse.
L’artiste prend plus de libertés encore avec le mythe et, devant les nombreuses critiques exprimées par les Toulousains attachés à une image plus traditionnelle de la jeune femme, la fontaine est rebaptisée « Aux jeux floraux » ou « La Poésie romane ».
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Musée des Augustins
Chartes Marte Louis dit Carlo Sarrabezolles
(Toulouse, 1888 - Paris, 1971).
Projet pour le Monument à Raymond IV, comte de Toulouse.
Vers 1940.
Plâtre.
Achat avec l’aide du Fonds régional d’acquisition pour les musées Midi-Pyrénées, 2010.
Originaire de Toulouse, Carlo Sarrabezolles compte parmi les grands sculpteurs monumentaux du 20e siècle ; il participe notamment à de nombreux décors architecturaux en France et à l’étranger durant l’entre-deux-guerres. Spécialisé dans les très grands formats, l’artiste donne à ce projet — qui ne sera jamais réalisé — une monumentalité au service de son héros : figure emblématique de l’histoire toulousaine et de la Chrétienté, Raymond IV est sans doute une référence évocatrice en ces temps troublés de l’Occupation.
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Musée des Augustins
Jean-Paul Laurens
(Fourquevaux, 1838 - Paris, 1921)
L’Agitateur du Languedoc
1887Legs de Paul Bories, 1914. .
Jean-Paul Laurens met ici des visages sur l’une des périodes les plus sombres de i’ histoire de la région. Féru d’histoire et très attaché à ses racines languedociennes, le peintre a représenté plusieurs épisodes de ia vie du frère franciscain Bernard Délicieux, qui mène la contestation contre les inquisiteurs en Languedoc au tout début du 14e siècle. Vêtu de la bure franciscaine, Bernard Délicieux fait ici face au grand inquisiteur et aux représentants de l’Église lors de son procès en 1319, qui lui vaudra torture et prison à perpétuité.
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Musée des Augustins
Louis Duveau
(Saint-Malo, 1818 - Paris, 1867)
L’Abdication du doge Foscari
1850
Huile sur toile
Dépôt de l’État, 18511 transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Élève de Léon Cogniet à l’École des beaux-arts, Louis Duveau puise son sujet dans l’histoire de Venise au 15e siècle : poussé par son rival le sénateur Loredan, le doge Foscari est contraint à l’abdication à l’âge de 94 ans.
Toute la composition du tableau repose sur l’effet dramatique produit par la descente des marches du Palais des Doges. Le caractère théâtral de la scène naît aussi de la palette des émotions exprimées : la dignité blessée du doge déchu, la rage contenue de son frère Marc, la douceur confiante de sa belle-fille qui le soutient, l’indifférence ou l’hostilité des observateurs.
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Musée des Augustins
Auguste Seysses
(Toulouse, 1862-Toulouse. 1946)
Le Retour
1898
Dépôt de l’État, 1902 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Ce groupe sculpté, dont l’on retrouve une reproduction dans le Jardin des Plantes, est l’œuvre d’Auguste Seysses, élève toulousain d’Alexandre Falguière. Plus grande que nature, cette scène de retrouvailles amoureuses séduit par son intensité et sa sensualité. Si l’étreinte des deux amants est représentée de façon naturaliste, l’absence de vêtements confère à ce couple un caractère intemporel.
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Musée des Augustins
Jean-Marie Mengue
(Bagnères-de-Luchon, 1855 – 1949)
Caïn et Abel
1894
Plâtre
Don de l’artiste, 1912.
Dans ce groupe sculpté par l’artiste luchonnais Jean-Marie Mengue, Abel gît par terre tandis que Caïn, le bras levé et le visage partiellement dissimulé, semble prendre la mesure de son crime. La tragique histoire de Caïn et Abel, les deux fils d’Adam et Ève, est fréquemment illustrée par les artistes de la fin du 19e siècle : Abel rejoint la longue liste des jeunes hommes morts exposés aux regards dans une sensuelle vulnérabilité. Couronnée d'un prix au Salon de 1896, la version en marbre est déposée par l’Étal à Luchon.
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Musée des Augustins
JORGE PARDO, UN ARTISTE FACE À LA COLLECTION ROMANE
Jorge Pardo a élaboré un espace unifié, un écrin qui englobe et met en valeur l’ensemble de la collection.
Il a conçu les carreaux du sol, les lampes, la forme arrondie des cimaises et les jeux de perspective des bandes de couleurs. Ces dernières créent une continuité visuelle entre les colonnes des chapiteaux et les cimaises supportant les reliefs. Les perspectives créées diffèrent selon l’entrée choisie par le visiteur. Chacun module et modifie l’œuvre de Pardo en fonction de son propre parcours dans un espace sans cesse réinventé.
L'artiste américain Jorge Pardo, né en 1963 à la Havane, est intervenu dans la salle de sculpture romane des Augustins dans le cadre du Printemps de septembre (festival d’art contemporain de Toulouse), en 2014.
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Musée des Augustins
TAILLOIR ORNÉ D'UN RINCEAU
Calcaire:
HISTOIRE DE SAINT JEAN BAPTISTE ET SALOMÉ
Chapiteau engagé de colonnes jumelles. Calcaire
Danse de Salomé devant Hérode sur son trône.
260
Musée des Augustins
TAILLOIR ORNÉ D'UN RINCEAU
Calcaire:
HISTOIRE DE SAINT JEAN BAPTISTE ET SALOMÉ. De droite à gauche : le bourreau présente la tête de Jean Baptiste à Salomé sur un plateau – Salomé remet la tête de Jean-Baptiste à sa mère Hériodiade.
261
Musée des Augustins
TAILLOIR ORNÉ D'UN RINCEAU
Calcaire:
HISTOIRE DE SAINT JEAN BAPTISTE ET SALOMÉ. Mort de saint Jean Baptiste (décollation). Son âme s'élève au ciel sous la forme d'un enfant nu recueilli par le Christ
262
Musée des Augustins
Tailloir orné de rinceaux fleuris imbriqués. Saint Paul et Saint Pierre. Base ornée de monstres.
12e siècle. Calcaire Toulouse, portail de la salle capitulaire de la cathédrale Saint-Étienne
263
Musée des Augustins
Tailloir avec une frise de grecques sortant d'une gueule de lion. La parabole des vierges sages et des vierges folles. Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire.
Cette parabole est tirée de l'Évangiles de saint Matthieu. Dix vierges munies de lampes pour la nuit attendent la venue de l'Époux. Cinq d'entre elles, les vierges folles, n'ont pas pris assez d'huile pour leurs lampes. Pendant qu'elles partent en chercher, l'Époux apparaît. Il ouvre la porte de la chambre, y fait entrer les vierges sages qui ont su être prévoyantes, puis referme la porte. Lorsque les vierges folles reviennent, l’Époux refuse de leur ouvrir.
Cette parabole avait pour but d'exhorter les chrétiens à rester vigilants dans l'attente du Jugement dernier. Les vierges sages représentent ainsi les bons chrétiens et les vierges folles les mauvais. Sur le retour gauche, l'Époux, image du Christ, accompagné de l'Épouse, image de l'Église, accueille les vierges sages au royaume des Cieux. Au revers, les vierges folles inachevées révèlent la manière dont le sculpteur ébauchait son sujet.
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Musée des Augustins
Sagittaire. Sirène-oiseau
4e ou 12 siècle ( ?). Marbre.
Toulouse, basilique Saint-Sernin.
Ces deux bas-reliefs proviennent du décor de la basilique Saint-Sernin. Ils étaient conçus pour former une paire, selon une iconographie fréquente depuis l’Antiquité. La facture de ces pièces est si proche de l’art antique que certains spécialistes préfèrent les dater des années 350 après Jésus-Christ plutôt que de l’époque romane.
265
Musée des Augustins
Frise avec un personnage et des monstres dans des rinceaux.
Le roi David accordant sa harpe.
«Troisième atelier», vers 1160-1180 (?)
Calcaire.
Toulouse, portail de la salle capitulaire du monastère de La Daurade.
De nouveau, les monstres fabuleux de l’Antiquité sont à l’honneur. Sur la face principale, un centaure (mi-homme, mi-cheval) tire à l’arc sur une harpie (corps d’oiseau avec une tête de femme). Sur les petits côtés, un chasseur est pris entre deux oiseaux monstrueux et un basilic (corps de coq avec une queue de serpent) se mord la queue.
Roi d’Israël, David passait au Moyen Âge pour être l’auteur des Psaumes (un livre de l’Ancien Testament). Il était aussi musicien, d’où sa représentation fréquente avec une harpe.
On considérait à cette époque que la musique était à la fois une science mathématique et une voie vers la sagesse. Roi et musicien, David connaît les lois mathématiques qui régissent le monde créé par Dieu. Il ne joue pas ici, mais il accorde sa harpe pour instaurer l’harmonie.
Le psaume 150 conseille aux fidèles de louer le Seigneur par la musique et la danse. Cependant, c’est le plus souvent en tant qu’ancêtre direct du Christ que le roi David est présent sur les premiers portails gothiques d‘Île-de-France, afin d’exalter son origine royale.
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Musée des Augustins
Oiseaux dans les lianes Chapiteau de colonne simple . Calcaire. Toulouse, cloitre de la basilique Saint-Sernin.
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Musée des Augustins
Lions se mordant les pattes. Chapiteau de colonne simple . Calcaire. Toulouse, la basilique Saint-Sernin, premier quart du XIIIe siècle.
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Musée des Augustins
Frise avec des fleurons dans des rinceaux. Reine tenant un phylactère.
« Troisième atelier», vers 1160-1180 (?)
Calcaire.
Toulouse, portail de la salle capitulaire du monastère de La Daurade.
La reine de Saba était fréquemment représentée parmi les statues-colonnes, souvent accompagnée du roi Salomon. Figurés ensemble, ils peuvent être interprétés comme une préfiguration du Christ et de sa fiancée l’Église. Toutefois, la reine de Saba ayant apporté des présents à Salomon, le couple peut aussi faire référence à l’Adoration des mages. Enfin, leur association transmet parfois l’idée d’une mise à l’épreuve de la foi des fidèles, puisque la reine de Saba a testé la sagesse de Salomon par une série d’énigmes.
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Musée des Augustins
Prophète tenant un livre. Base
« Troisième atelier », vers 1160-1180 (?)
Calcaire
Toulouse, portail de la salle capitulaire du monastère
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Musée des Augustins
Rameurs dans un bateau dit "les barques. Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire. Toulouse, monastère de la Daurade.
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Musée des Augustins
Palmettes dans des rinceaux avec des animaux et des personnages dans des médaillons carrés
Tailloir. Calcaire.
Histoire de Job
Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire. Ce chapiteau présente six scènes tirées de l'histoire de Job, personnage légendaire de l’Ancien Testament. Dieu ayant loué les qualités d'intégrité et de piété de Job, Satan le défie et lui propose de mettre la foi de Job à l'épreuve. Toute une série de malheurs s'abat alors sur Job. Les deux premiers médaillons représentent à gauche l'incendie de ses étables et à droite l'anéantissement de ses troupeaux (photo). Sur le côté droit, Satan fart s'écrouler une maison sur ses enfants. Sur l'autre face, Satan accable Job en le frappant de la lèpre. Installé sur un tas de fumier, à demi nu et couvert d'ulcères, Job reçoit la visite de ses trois amis qui se moquent de lui. Dieu finit par le prendre en pitié. Sur le médaillon suivant, il est soigné par un ange et guéri. Sa prospérité lui est rendue. Sur le second côté, sa famille et ses amis consacrent son triomphe. Au Moyen Age, Job était un modèle de piété, celui qui ne doute jamais de Dieu et conserve sa foi intacte malgré les pires épreuves.
Toulouse, monastère de la Daurade. XIIe siècle.
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Musée des Augustins
Frise avec des rinceaux habités. Calcaire. La Vierge à l'enfant. Marbre
« Troisième atelier», vers 1160-1180 (?)
Toulouse, portail de la salle capitulaire du monastère de La Daurade.
Sur les petits côtés, un personnage et un cerf sont pris dans des rinceaux. Sur la face principale, un chasseur tire à l’arc sur un oiseau.
La Vierge assise sur un trône tient l’Enfant Jésus sur ses genoux. Au 12e siècle, le culte de la Vierge était en plein développement. Marie, intercesseur privilégié des fidèles auprès de son fils, le Christ, était presque toujours représentée dans les églises et sur les premiers portails gothiques d’île- de-France (Notre-Dame de Paris, Chartres...).
Le monastère de La Daurade étant dédié à Notre-Dame (la Vierge), il est logique d’y retrouver la Vierge à l’Enfant, à un emplacement certainement privilégié.
273
Musée des Augustins
Tailloir avec un rinceau d'acanthes.
Calcaire.
La descente du Christ aux enfers.
Chapiteau de colonne simple. Calcaire.
Le Christ descend aux Enfers après sa mort sur la croix et avant sa résurrection. Il y trouve les âmes des Justes de l'Ancienne Loi (la loi juive de l'Ancien Testament) et y terrasse Satan. Il le perce de la croix de la Résurrection et le foule aux pieds, tandis qu’en même temps il délivre Adam et Eve. L'Enfer est figuré derrière eux, à droite. Un démon plonge les damnés dans la fournaise (une marmite sur un feu ! photo) à l'aide d'une fourche.
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Musée des Augustins
La descente du Christ aux enfers. Sur l'autre grande face, trois élus sont conduits par un ange vers la Jérusalem céleste dont on aperçoit la tour d'entrée.
Toulouse, cloître du monastère de la Daurade. "Deuxième atelier", vers 1120-1130
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Musée des Augustins
Tailloir avec un rinceau
Calcaire.
L'arrestation du Christ
La comparution devant Pilate. La flagellation - la montée au calvaire
Chapiteau de colonnes triples. Calcaire.
Sur ce triple chapiteau très complexe, le sculpteur a placé plusieurs scènes qui s'enchaînent tout autour des corbeilles, plus ou moins unifiées. Sur la face principale. Judas arrive dans le Jardin des Oliviers suivi des soldats venus pour arrêter le Christ. Il leur désigne Jésus en l'embrassant.
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Musée des Augustins
L'apôtre Pierre pris de colère tranche l’oreille de Malchus, le serviteur du grand prêtre.
277
Musée des Augustins
Après une première comparution devant le Sanhédrin (le tribunal religieux), Jésus est conduit devant 1e gouverneur de Judée, le procurateur romain Ponce Pilate. Celui-ci, assis sur un trône, confirme la sentence de mort prononcée par les autorités religieuses (sur deux corbeilles).
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Musée des Augustins
L’épisode de la Flagellation suit immédiatement. Attaché à une colonne, le Christ est fouetté par deux bourreaux. Selon la loi romaine, il doit ensuite porter sa croix jusqu'au lieu de sa crucifixion (sur la troisième corbeille).
279
Musée des Augustins
Tailloir avec des animaux affrontés.
Calcaire.
Histoire de Saint Jean Baptiste.
Chapiteau de colonne simple. Calcaire.
Saint Jean Baptiste est le dernier des prophètes d'Israël. Il a baptisé Jésus et reconnu en lui le Messie (celui qui sauvera son peuple grâce à son alliance avec Dieu). Il est emprisonné dans une forteresse car il a reproché au gouverneur de Galilée, Hérode-Antipas, son mariage incestueux (interdit par la loi juive) avec Hérodiade, la femme de son frère.
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Musée des Augustins
Au cours d'un festin donné en l'honneur d'Hérode (face principale), Salomé (sur un petit côté, à la fois sa nièce et la fille de sa femme) le séduit en dansant. En récompense. Hérode lui promet tout ce qu'elle voudra. Sa mère, Hérodiade, voulant se venger de Jean Baptiste, demande à sa fille de réclamer la mort du prophète.
281
Musée des Augustins
Jean Baptiste apparaît sous une architecture sur le second petit côté.
282
Musée des Augustins
Il est décapité (on parle de sa décollation) et Salomé apporte sa tête à sa mère sur un plateau, scène figurée sur l'autre face principale.
Tailloir dit de "la toilette du prince"
Calcaire.
Daniel dans la fosse aux lions.
Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire.
Admis à la cour du roi Darius à Babylone où il était en exil le prophète Daniel est victime d'un complot et jeté dans la fosse aux lions pour y être dévoré. Accroupi au centre dans l'attitude traditionnelle de l'orant en prière, Daniel est encadré par deux lions. L'inscription identifie la scène : « Daniel, inter leones ». Dieu ayant sauvé Daniel Darius, saisi par un tel prodige, le fait sortir de la fosse. Les accusateurs du prophète y sont alors précipités à leur tour. Selon le texte biblique; Il « furent dévorés dans l'instant », d'où la deuxième inscription : “SVORATISUNT IN MOMENTO”.
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Musée des Augustins
Tailloir orne de croisillons dans des cercles imbriques. Calcaire
Oiseaux à têtes de monstres. Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire.
Toulouse, cloître du monastère de la Daurade. "Deuxième atelier", vers 1120-1130
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Musée des Augustins
Tailloir orne de croisillons dans des cercles imbriques. Calcaire
Oiseaux à têtes de monstres. Chapiteau de colonnes jumelles. Calcaire.
Toulouse, cloître du monastère de la Daurade. "Deuxième atelier", vers 1120-1130
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Musée des Augustins
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Musée des Augustins
Escalier Spectral
2025
Installation lumineuse et sonore : ligne lumineuse verticale, système audio spatialisé, architecture, enregistrements sonores, programme de contrôle sur mesure
Au croisement entre art et technologie, l’installation de Pablo Valbuena, conçue spécialement pour l’escalier dessiné par Viollet-le-Duc à la fin du 19e siècle, est une ligne verticale où se déplacent des points lumineux à différentes hauteurs, en synchronisation avec des sons captés et diffusés instantanément en plusieurs endroits de l’escalier. Les bruits de nos propres pas, de nos propres conversations... sans nous, ce dispositif spatio-temporel et synesthésique n’existe donc pas.
288
Musée des Augustins
À nous de créer l’image d’un escalier spectral, où se devine l’ancien, fait de briques, de pierre et de fer forgé, et où se superpose le nouveau, en partie intangible. La ligne est légère, aérienne, spirituelle. Réinterprétation subtile et contemporaine du passé religieux du musée, elle rappelle les rayons lumineux symbolisant la transcendance divine dans la peinture sacrée occidentale : ici néanmoins, c’est nous qui faisons jaillir la lumière. C’est nous également qui créons un effet d’écho comme on en trouve dans les églises. L’escalier devient ainsi le lieu d’un rituel propice à l’introspection et à une expérience plus profonde de la réalité : il structure le temps, le ralentit.
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Musée des Augustins
Pierre-Henri de Valenciennes
Toulouse, 1750-Paris, 1819)
Campagne romaine Entre 1786 et 1819
Peinture sur papier collé sur toile. Don d’Émile Labeyrie, 1959. <br
Pierre-Henri de Valenciennes commence sa formation à l’Académie royale de peinture, de sculpture et d’architecture de Toulouse, sa ville natale. Il effectue ensuite plusieurs voyages en Italie avant d’être admis à l’Académie de peinture de Paris en 1787. Spécialisé dans la peinture de paysage, il défend le « paysage historique », variante de la peinture d’histoire plaçant l’anecdote historique au sein d’un paysage imaginaire, inspiré de croquis pris sur le vif. L’aqueduc lointain comme l’interprétation libre des ruines des thermes de Trajan sont ici des signes d’un goût renouvelé pour l’antique, suite aux découvertes archéologiques du 17e siècle. Conformément au style néoclassique, les lignes d’horizon sont basses, laissant une grande place à des ciels limpides, peints dans des dégradés chromatiques subtils allant du jaune au bleu. L’artiste est un admirateur des cieux baignés de lumière de Claude Lorrain.
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Musée des Augustins
François-Valentin Gazard
(Toulouse, 1750 — Versailles, 1817)
Une tempête
Huile sur toile
Don de l'artiste, 1301.
La composition présente de grandes similitudes avec la gravure de Jean-Joseph Balechou : François-Valentin Gazard, conservateur du musée de Versailles et peintre de marines, peint une tempête en mer selon les codes et le goût de l’époque, friande de sublime, de funèbre et de pathétique. La puissance des éléments, déchainés dans la mer comme dans le ciel, contraste avec la faiblesse des naufragés : Dieu seul est capable de calmer la tempête et de changer les nuages d'orage en ciel bleu.
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Musée des Augustins
Camille Corot
(Paris. 1796 - Vie-d'Avray. 1875)
L’Etoile du berger
1864
Huile sur toile
Achat au saton. 1864.
Camille Corot est l’un des premiers peintres à venir dans le village de Barbizon pour travailler en plein air et d'après nature. Ce tableau est composé à partir de ses observations : la Glane, rivière coulant dans le Limousin, la lumière de l'aube ou du crépuscule. Il est enrichi d’images inventées par le peintre : cette femme drapée à l’antique tente-t-elle, en vain, d’empêcher la disparition des étoiles ou bien salue-t-elle la première d’entre elles au petit matin ? Cette scène romantique, entre solitude et sérénité, reprend le poème « Le Saule » d'Alfred de Musset
292
Musée des Augustins
Jean Dubuffet
(Le Havre, 1901 - Paris, 1985)
Paysage au ciel tavelé.
1952
Huile sur toile
Coll. Les Abattoirs, Musée — FRAC Occitanie Toulouse.
Jean Dubuffet est l’inventeur du concept d'art brut art créé par des autodidactes en particulier par les exclus de la société - délinquants, malades mentaux, enfant… Selon lui, l’art occidental est contraint par un trop q ranci nombre de références académies : iconoclaste, il préféré les formes simples et les matériaux pauvres Ce tableau appartient à la série Paysages du mental et est inspiré du désert algérien La partie supérieure est un ciel « tavelé », c’est-à-dire constellé de petites taches.
293
Musée des Augustins
Jean Valentin dit Valentin de Boulogne
(Coulommiers, 1591 - Rome, 1632)
Judith Vers 1625
Huüe sur toile
Collection de Louis XIV : envoi du Gouvernement Impérial, 1812 : transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
L’héroïne biblique Judith est souvent figurée comme une incarnation de la Justice divine. Résolue à sauver son peuple, cette jeune veuve séduit et tue le général babylonien Holopheme qui s’apprête alors à faire tomber la ville de Béthulie, en Palestine.
Gravité et détermination se lisent sur le visage de cette Judith victorieuse, appuyée sur l’épée avec laquelle elle a tranché la tête du chef ennemi. Autrefois exposé dans la chambre de Louis XIV à Versailles, ce tableau appartient à la période de maturité de Valentin de Boulogne, brillant émule du Caravage.
294
Musée des Augustins
Philippe de Champaigne
(Bruxelles, 1602 - Paris, 1674)
Réception d’Henri d’Orléans, duc de Longueville, dans l’ordre du Saint-Esprit par le roi Louis XIII, le 15 mai 1633
1634
Huile sur toile
Envoi du Gouvernement Impérial, 1812 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Confronté à l’opposition des nobles au début de son règne, Louis XIII remet au goût du jour l’ordre de chevalerie du Saint-Esprit, fondé en 1578 pour regrouper autour du roi des compagnons fidèles. Peintre de cour d’origine flamande, Philippe de Champaigne réalise un grand portrait collectif dans la tradition des peintres du Nord, la richesse des décors et des costumes participe à la solennité de la scène. Aucun prétexte mythologique ici, le tableau est pleinement contemporain. Le message politique est clair : la noblesse vient faire allégeance au roi, souverain absolu de droit divin.
295
Musée des Augustins
Nicolas de Largillière
(Paris, 1656-Paris, 1746)
Autoportrait
1720
Huile sur toile
Envoi du Gouvernement Impérial, 1812 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Cet autoportrait d’une grande virtuosité est une des nombreuses représentations que Nicolas de Largillière, l’un des portraitistes les plus réputés des 17e et 18e siècles, réalise de lui-même. Il s’est peint le porte mine à la main mais enveloppé d’une riche étoffe et portant la perruque : il affirme son statut d’artiste tout en faisant valoir la haute position sociale qu’il a acquise. Largillière ne s’adresse pas à lui-même dans un acte d’introspection mais bien à son public habituel.
296
Musée des Augustins
Francesco Guardi. Le pont du Rialto à Venise. Fin des années 1770. Huile sur toile.
297
Musée des Augustins
Atelier de Frans Francken III
(Anvers 1607-1667) ?
Les Noces de Cana. Vers 1650. Huile sur toile. Le premier miracle du Christ consiste à transformer l'eau en vin lors d'un banquet de mariage à Cana, en Galilée. La fête met en scène des personnages richement vêtus, tantôt à l'orientale tantôt à la flamande. Le contexte est mixte lui aussi : le banquet se déroule à l'ombre de monuments antiques mais l'on devine un paysage flamand en arrière-plan. Au sein du vaste atelier de Francken implanté à Anvers, de nombreux collaborateurs œuvraient à rendre les scènes de la Bible accessibles à toutes et tous.
298
Musée des Augustins
Hyacinthe Rigaud
(Perpignan, 1659 - Paris, 1743)
Portrait de Michel Robert Le Peletier des Forts
1727
Huile sur toile
Achat, 1832.
Originaire de Perpignan, Hyacinthe Rigaud fit une grande carrière de portraitiste à la cour de Louis XIV puis de Louis XV. À ses talents de peintre il combinait un sens aigu de la représentation, mettant ses modèles en scène de façon avantageuse. Ici, Michel Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau (1675-1740) est portraituré après avoir été nommé contrôleur général des finances par Louis XV en 1726 : le billet adressé « Au Roy » signifie sa proximité avec le souverain, tandis que le vêtement noir est cohérent avec cette haute fonction.
299
Musée des Augustins
François de Troy
(Toulouse, 1645 - Paris, 1730). Portrait d’Henri Bachelier, seigneur de Montcel, lieutenant criminel au châtelet de Paris
1710-1725
Huile sur toile
Achat avec raide de la Direction des musées de France, 1976.
Le lieutenant criminel du Châtelet était une figure centrale de la justice pénale à Paris, chargé de faire respecter la loi dans un contexte urbain complexe, avec une organisation structurée pour assurer la sécurité et la répression des délits. Henri Bachelier, seigneur de Montcel, occupe cette charge au début du 18e siècle. On retrouve dans ce portrait la finesse d’observation qui caractérise le travail de portraitiste de François de Troy.
300
Musée des Augustins
François de Troy
(Toulouse, 1645 - Paris, 1730).
Portrait de Monsieur Le Prestre.
1722
Huile sur toile
Achats, 1955.
François de Troy appartient à une fameuse famille d’artistes toulousains. Envoyé à Paris à l’âge de 17 ans, il est reçu en 1674 comme peintre d'histoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture, mais s’impose surtout pour ses talents de portraitiste.
Il travaille ainsi auprès de la bourgeoisie et de la noblesse de cour, qui apprécient notamment sa capacité à offrir de ses modèles une image réaliste quoique subtilement idéalisée. Il brosse ici pour le couple Le Prestre - un conseiller au parlement et sa femme - un double portrait finement senti.
301
Musée des Augustins
François de Troy
(Toulouse, 1645 - Paris, 1730).
Portrait de Madame Le Prestre
1722
Huile sur toile
Achats, 1955.
François de Troy appartient à une fameuse famille d’artistes toulousains. Envoyé à Paris à l’âge de 17 ans, il est reçu en 1674 comme peintre d'histoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture, mais s’impose surtout pour ses talents de portraitiste.
Il travaille ainsi auprès de la bourgeoisie et de la noblesse de cour, qui apprécient notamment sa capacité à offrir de ses modèles une image réaliste quoique subtilement idéalisée. Il brosse ici pour le couple Le Prestre - un conseiller au parlement et sa femme - un double portrait finement senti.
302
Musée des Augustins
François de Troy
(Toulouse, 1645 - Paris, 1730).
Portrait de Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti (1666-1737)
Vers 1690
Huile sur toile
Coll. Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse ; saisie révolutionnaire, 1794 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Née en 1666, Mademoiselle de Blois est la fille de Louis XIV et de Louise de La Vallière, première favorite du roi. Parfois décrite comme la fille préférée du souverain,
Marie-Anne de Bourbon devient princesse de Conti par son mariage avec Louis-Armand de Bourbon-Conti. Sensuel et délicat, ce portrait peint par François de Troy immortalise la beauté de cette princesse veuve à 21 ans, auréolée sa vie durant d’une réputation de droiture et d’élégance. Elle cueille et tresse une couronne de jasmin, fleur comparée à un petit lys, souvent associée à la beauté féminine.
303
Musée des Augustins
Antoine Rivalz
(Toulouse, 1667 -Toulouse, 1735)
La Mort de Cléopâtre.
1700-1715
Huie sur toile
Achat avec l’aide du Fonds Régional d*Acquisition pour les Musées de France Midi-Pyrénées, 1988.
Le tableau peint par Antoine Rivalz apparaît comme particulièrement fin et savant : le noircissement progressif des mains de la reine d’Égypte signifie le triomphe de la mort sur la vie, dans une représentation nourrie par de subtiles références antiques. D’une beauté intense et poignante, ce portrait est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du peintre. Il n’adopte pourtant pas un point de vue original sur Cléopâtre, sensuelle et désirable jusque dans la mort.
304
Musée des Augustins
Hortense Haudebourt-Lescot
(Paris, 1784-Paris, 1845)
Deux Merveilleuses
Vers 1810
Huile sur toile
Don de la famille Larrey, 1890.
Ces deux femmes partageant uns collation s’inscrivent dans la lignée des Incroyables et des Merveilleuses, ces jeunes gens qui recherchent la frivolité après les excès de la Terreur. Portant des robes fluides Inspirées de l'Antiquité, les Merveilleuses influencent la mode du Premier Empire. Distinguée à de nombreuses reprises au Salon, Hortense Haudebourt-Lescot s'inspire autant de la peinture hollandaise du 17* siècle que de l’imagerie pittoresque italienne. Au-delà de ces scènes de genre anecdotiques, elle joue un rôle déterminant en dirigeant un atelier réservé aux femmes peintres.
305
Musée des Augustins
Joseph Roques
(Toulouse, 1754 - Toulouse, 1847)
La Mort de Marat
1793
Huile sur toile
Don de Madame Castelbou, 1888.
Journaliste, député montagnard à la Convention, Jean-Paul Marat joue un rôle de premier plan dans les premières années de la Révolution française. Fréquemment accusé d’inciter à la violence, il est tué par Charlotte Corday en juillet 1793.
De nombreux hommages furent rendus à la victime, le tableau le plus célèbre étant celui de Jacques-Louis David. Connu pour avoir été le maître d’Ingres à Toulouse, Joseph Roques représente bien le corps idéalisé d’un héros mort en martyr, conformément aux canons classiques.
306
Musée des Augustins
Ambroise Croizat
(Rodez, vers 1695 - après 1744)
Vision de Zacharie
Vers 1720
Huile sur toile
Église des Pénitents blancs ; saisie révolutionnaire, 1794 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Cette toile appartient à un ensemble de tableaux réalisés pour le plafond de la chapelle des Pénitents Blancs à Toulouse par Ambroise Croizat, l’un des élèves d’Antoine Rivalz. Le prophète Zacharie reçoit en songe la parole de Dieu : Zorobabel, le personnage du tableau, ancêtre de Jésus et gouverneur de Judée, découvre la pierre aux sept yeux, qui représente l’omniscience de Dieu. La scène se déroule dans un cadre oriental lointain et idéalisé ; le personnage est quant à lui conforme au type du prophète, barbu, digne, éloquent.
307
Musée des Augustins
Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix
(Charenton-Saint-Maurice, 1798 -Paris, 1863)
Moulay Abd-er-Rahman, sultan du Maroc,
sortant de son palais de Meknès, entouré de sa garde et de ses principaux officiers
1845
Huile sur toile. Dépôt de l’État, 1845 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004 Cadre restauré en 2016 avec le soutien de la Fondation Crédit Agricole Pays de France et de la Fondation d'entreprise Crédit Agrioole 31.
Delacroix découvre le Maroc en accompagnant la mission diplomatique du comte de Momay en 1832. La rencontre avec le sultan à Meknès constitue un moment-dé de son voyage. Pourtant, lorsque le peintre finit son tableau en 1845, la France et le Maroc ont rompu leurs liens diplomatiques et l'artiste a fait le choix de supprimer les diplomates français pour ne conserver que le contexte local, restitué avec une fastueuse simplicité. Lumière vibrante et harmonies de couleurs plongent le spectateur au cœur d’un univers à la fois mystérieux et réel.
308
Musée des Augustins
Eugène Thivíer
(París, 1845 - París, 1920)
Cauchemar
1894
Marbre
Modo d'acquisition Inconnu, 1931.
La femme alanguie, offerte aux regards sans pudeur, est un motif récurrent dans la sculpture du 19* siècle, auquel l’utilisation du marbre donne une volupté particulièrement désirable. Cette sculpture se singularise par l’association de la jeune femme à une créature monstrueuse, qui personnifie ses terreurs nocturnes. Le thème du rêve est surtout prétexte à mettre en scène un abandon sensuel et ambigu, dans la veine d’un érotisme morbide particulièrement prisé par les artistes symbolistes de la fin de siècle. Henri Martin
(Toulouse, 1860 - Labastkje-du-Vert, 1943)
La Course à l’abîme
1882
Huile sur toile
Achat avec l’aide du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées de France Occitanie, 2024.
Ce tableau est une découverte majeure pour comprendre les premières ambitions d’Henri Martin, la puissance de ses recherches esthétiques et de ses questionnements intimes. Jeune artiste encore en devenir, il se représente au cœur de cette scène tempétueuse aux accents symbolistes. Restée dans son atelier, l’œuvre révèle aussi ses premières expériences divisionnistes, comme en attestent les touches courtes et lumineuses de l’arrière-plan. Henri Martin garde toute sa vie cette grande toile ambitieuse et intime, qui nous livre de lui une image inédite, intrigante et profondément émouvante.
309
Musée des Augustins
Jean Joseph Benjamin Constant dit Benjamin-Constant
(Paris, 1845 - Paris, 1902)
Entrée du sultan Mehmet II à Constantinople le vingt-neuf mai 1453
1876
Huile sur toile
Dépôt de l’État, 1876 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004
La conquête de Constantinople par le sultan ottoman en 1453 est un évènement historique majeur : c’est la fin violente d’un conflit ancestral entre les Byzantins et les Turcs, la chute de l’Empire Romain d’Orient. De retour d’un séjour de dix-huit mois au Maroc, le jeune Benjamin-Constant s’empare de ce sujet rarement traité dans la peinture et réalise un tour de force technique.
Dans un format monumental, par une composition vigoureuse et avec des couleurs éblouissantes, il donne à vok un Orient de fantaisie, lascif et cruel, conforme aux clichés de la fin du 19e siècle
310
Musée des Augustins
Laurent-Honoré Marqueste
(Toulouse, 1848-Paris, 1920)
Velléda
1877
Plâtre (modèle original)
Don de l’artiste, 1912.
Dans Les Martyrs, roman écrit en 1809 par Châteaubriand, Velléda est une jeune druidesse qui tente de soulever son peuple contre les Romains. Puissante et mystérieuse, cette héroïne gauloise inspire les artistes du 19e siècle en quête de nouveaux sujets. L’engouement pour les thèmes nationaux est particulièrement marqué après la guerre de 1870 perdue contre la Prusse. Si elle se distingue par son air farouche, la Velléda du Toulousain Laurent Marqueste, prix de Rome en 1871, est dénudée, voluptueuse : comme la plupart des héroïnes sculptées, elle incarne une beauté féminine idéalisée et désirable.
311
Musée des Augustins
Édouard Debat-Ponsan
JOUM. 1847 - Pato. 1913)
Le Massage. Scène de hammam
1883
Huile sur toile Achat 1885.
Emblématique de V'orientalisme de ia fin du 19e siècle, cette toile a été peinte un an après un voyage effectué en Orient par Édouard Debat-Ponsan, qui restitue avec minutie le décor du hammam. La composition est une mise en scène voyeuriste et érotisée d’un moment d’intimité. Élève d' Alexandre Cabanel, célèbre pour ses Vénus dénudées, Debat-Ponsan insiste sur le contraste entre les deux corps féminins, réduits à deux archétypes : le corps du modèle noir au travail est en tension quand le corps laiteux de la baigneuse alanguie est d’un modelé doux et rond.
312
Musée des Augustins
Jean-Jacques Pradier I dit James Pradier
(Genève 1700 - Rueil, 1862)
Chloris caressée par Zéphyr
1849
Marbre
Dépôt de l’État, 1840 ; transfert de propriété de l’État à la Ville de Toulouse, 2004.
Prix de Rome en 1812, James Pradier est de son temps considéré comme l’un des grands artistes capables de rivaliser avec la sculpture antique. Sa Chloris détourne le modèle d’une Vénus pudique : déshabillée par le dieu du vent, la jeune femme retient avec difficulté son vêtement et les gerbes de fleurs qu’elle tenait dans les bras. Elle est pourtant plus sensuelle que surprise : la référence mythologique est un prétexte permettant au sculpteur de justifier la nudité voluptueuse de son héroïne, symbole du printemps et de la jeunesse.
313
Musée des Augustins
Alexandre Falguière
(Toulouse, 1831 - Paris, 1900)
Nymphe chasseresse
1888
Marbre. Don de Charles Goddard Weld, 1906.
Cette Nymphe chasseresse d’Alexandre Falguière, le plus fameux sculpteur toulousain de la fin du 19e siècle, ne reprend pas les canons antiques. Il s’agit au contraire d’une femme de son temps, une beauté épanouie, souriante, arborant une coiffure à la mode. La nymphe est saisie par le sculpteur alors qu’elle s’apprête à décocher une flèche : l’œuvre est emblématique des recherches de mouvement et d’équilibre de Falguière, par ailleurs passionné par le nu féminin.
314
Musée des Augustins
Jean-Paul Laurens
(Fourquevaux, 1838 -Paris, 1921)
Saint Jean Chrysostome et l’Impératrice Eudoxie
Eudoxia
1893
Huile sur toile
Dépôt de l’État, 1894 ; transfert de propriété de l’État à la ville de Toulouse, 2004.
Ce tableau intègre le musée des Augustins en 1894, lorsque Jean-Paul Laurens est nommé directeur de l’École des beaux-arts de Toulouse. Intéressé par les épisodes méconnus de l’histoire ancienne, le peintre représente saint Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople en 398, condamnant vigoureusement les mœurs dissolues de l’Impératrice Eudoxie. Réputée cruelle, avide d’argent et d’honneurs, celle-ci domine la scène du haut de sa luxueuse tribune : la composition accentue la tension entre les personnages, mettant en scène la confrontation entre pouvoir temporel et pouvoir religieux.
315
Musée des Augustins
Henri Martin
(Toulouse, 1860 - La Bastide-du-Vert, 1943)
Études pour Les Bords de la Garonne
1906
Huile sur toile
Achat avec le concours du Fonds Régional d’acquisitions des musées de Midi-Pyrénées, 1982
Don du Cercle des Mécènes du musée des Augustins, 2025.
À partir de 1888, le Capitole devient la vitrine de l’école toulousaine de peinture et de sculpture : tous les grands artistes du Sud-Ouest sont alors invités à participer aux nouveaux décors de l’Hôtel de Ville de Toulouse. Enfant prodige du pays, Henri Martin se voit confier la décoration d’une salle entière qui porte aujourd’hui son nom.
Il y réalise des scènes de la vie quotidienne à la campagne ou sur les berges de la Garonne. Cette petite toile permet d’appréhender le long et complexe travail préparatoire nécessaire à la réalisation de ce vaste décor, en dépit d’un style pointilliste coloré pouvant donner un sentiment de spontanéité et de légèreté.
316
Musée des Augustins
Henri Martin
(Toulouse, 1860 - La Bastide-du-Vert, 1943)
Études pour Les Bords de la Garonne
1906
Huile sur toile
Achat avec le concours du Fonds Régional d’acquisitions des musées de Midi-Pyrénées, 1982
Don du Cercle des Mécènes du musée des Augustins, 2025.
À partir de 1888, le Capitole devient la vitrine de l’école toulousaine de peinture et de sculpture : tous les grands artistes du Sud-Ouest sont alors invités à participer aux nouveaux décors de l’Hôtel de Ville de Toulouse. Enfant prodige du pays, Henri Martin se voit confier la décoration d’une salle entière qui porte aujourd’hui son nom.
Il y réalise des scènes de la vie quotidienne à la campagne ou sur les berges de la Garonne. Cette petite toile permet d’appréhender le long et complexe travail préparatoire nécessaire à la réalisation de ce vaste décor, en dépit d’un style pointilliste coloré pouvant donner un sentiment de spontanéité et de légèreté.
317
Musée des Augustins
Henri de Toulouse-Lautrec
(AJbi, 1864 - Château de Mafromé, 1901)
Portrait de François Gauzi
888
Huile et essence sur toile. Legs de François Gauzi, 1933.
C’est une histoire d’amitié que nous raconte ce petit tableau.
Tous deux originaires du Sud-Ouest, François Gauzi (Fronton, 1862 - Toulouse, 1933) et Henri de Toulouse-Lautrec se rencontrent en 1885 à Paris, au sein de l’atelier de Fernand Cormon. Très amis, vivant l’un près de l’autre entre 1886 et 1891, ils passent fréquemment leurs soirées ensemble dans les cabarets de l’Élysée-Montmartre, du Mirliton ou du Moulin-Rouge. Toulouse-Lautrec prend souvent Gauzi comme modèle. Dans ce portrait en pied, il s’inspire des portraits d’Edgar Degas pour lesquels il éprouve une vive admiration.
318
Musée des Augustins
Henri de Toulouse-Lautrec
(Albi, 1864 - Château de Malromé, 1901)
Femme se frisant
Vers 1891
Huile sur carton Don de la comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec, 1904.
En 1904, la comtesse de Toulouse-Lautrec fait don au musée de deux œuvres de son fils. Né à Albi en 1864, mort précocement à l’âge de 36 ans, l’artiste porte sur les danseuses, prostituées et autres femmes de la nuit une curiosité sincère, dénuée de jugement. Il parvient souvent à suggérer sans montrer, avec une délicatesse rare et un sens aigu de la composition et du détail. Dans cette œuvre extraite de la série « Elle », on ne voit pas les traits de Carmen Gaudin, son modèle préféré : la main qui tient un fer à friser se trouve exactement au niveau du reflet de son visage.
319
Musée des Augustins
Amélie Beaury-Saurel
(Barcelone. 1848-Paris, 1924)
Dans le bleu
1894
Pastel sur carton
don du baron Alphonse de FlothsehSd. 1894.
Responsable de la classe de l’académie Julian ouverte aux femmes Amélie Beaury-Saurel est l’une des pionnières de le peinture féminine. Elle s’impose ici comme une chroniqueuse engagée de la vie moderne, revendiquant le droit à la solitude oisive et au plaisir du café et de la cigarette pour une femme – l’un comme l’autre étaient alors jugés inconvenants. Le frite Dans le bleu évoque un état d’âme fugitif, entre symbolisme et réalisme A la fois moelleuse et indistincte, la technique du pastel contribue au mystère de le scène, possible mise en abime des pensées de l’artiste.
320
Musée des Augustins
Berthe Morisot
Jeune fille dans un parc
1888-1893
Huile sur toile
Don de la famille Ernest Rouart 1905.
Le thème de la jeune fille assise sur un banc se retrouve à plusieurs reprises dans l’œuvre de Berthe Morisot Associée au mouvement impressionniste, l’artiste se singularise par une touche ample et vive qui dissout les formes pour faire du modèle représenté un prolongement de la nature. C’est ici l’attitude de la jeune fille et l’impression qu’elle dégage qui l’intéressent plus que les traits précis de son visage. Le tableau n’est d’ailleurs pas un portrait : Berthe Morisot le commença avec Jeanne-Marie, qui posa régulièrement pour elle, et le termina avec sa fille Julie.
321
Musée des Augustins
Édouard Vuillard
Sous les arbres du pavillon rouge
1907
Peinture à la colle rehaussée de pastel sur papier marouflé sur toile. Dépôt du musée national d’art moderne. 1946
Assise de dos et à contre-jour, la silhouette féminine sa détache à peine du fond de la toile : ce choix radical dit beaucoup de l’art d'Édouard Vuillard, artiste important au tournant du 20e siècle. Lié à Maurice Denis et Pierre Bonnard, il est à rapprocher du mouvement nabi, ce groupe d’artistes cherchant à libérer la peinture des exigences du réalisme entre 1888 et 1900. Plus tardive, cette œuvre de Vuillard marque une évolution dans sa conception de l’espace, de la lumière et des couleurs en écho notamment aux ecpériences colorées du fauvisme en 1905.
322
Musée des Augustins
Fruits et moustiers
1907
Huile sur toile
Achat, 1979.
Henri Manguin a dix-huit ans lorsqu’il se lie d’amitié avec Albert Marquet et Henri Matisse. À leurs côtés, il devient bientôt l’un des pionniers de la libération de la couleur : au Salon d’Automne de 1905, il est désigné comme l’un des « fauves » par le critique Louis Vauxcelles. Manguin se distingue au sein du groupe par son sens inné de l’équilibre, de l’harmonie et de la couleur, comme en témoigne cette audacieuse nature morte : elle illustre l’évolution des modernes vers le cubisme.
323
Musée des Augustins
Sylvestre Clerc
(Toulouse, 1892 - Toulouse, 1965)
Légendes antiques I
1932
Plâtre
Achat avec l’aide du Fonds régional d’acquisitions pour les musées Midi-Pyrénées, 1996.
Ces bas-reliefs sont des maquettes pour le décor sculpté qui ome la façade de la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, rue de Périgord : construit entre 1932 et 1935 par Jean Montariol, ce bâtiment est l’un des fleurons de l’Art déco toulousain, inscrit au titre des Monuments Historiques en 1994. Le programme de la frise décorative qui se déploie sur plus de 60 mètres s’inscrit dans l’idéal humaniste de l’époque, souvent désigné sous le nom de « Temple de la pensée ». Les Légendes antiques viennent ainsi illustrer les grands mythes fondateurs de la pensée moderne, en juxtaposant des récits structurants pour l’histoire de l’Égypte, la Perse, la Grèce et les Indes. Les scènes s’enchaînent harmonieusement, peuplées d’hommes, de monstres et d’animaux qui s’entremêlent. Prix de Rome en 1926, Sylvestre Clerc adopte un style épuré, sec, parfois anguleux, conforme à l’esthétique de l’époque.
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Musée des Augustins
Sylvestre Clerc
(Toulouse, 1892 - Toulouse, 1965)
Légendes antiques I
1932
Plâtre
Achat avec l’aide du Fonds régional d’acquisitions pour les musées Midi-Pyrénées, 1996.
Ces bas-reliefs sont des maquettes pour le décor sculpté qui ome la façade de la Bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, rue de Périgord : construit entre 1932 et 1935 par Jean Montariol, ce bâtiment est l’un des fleurons de l’Art déco toulousain, inscrit au titre des Monuments Historiques en 1994. Le programme de la frise décorative qui se déploie sur plus de 60 mètres s’inscrit dans l’idéal humaniste de l’époque, souvent désigné sous le nom de « Temple de la pensée ». Les Légendes antiques viennent ainsi illustrer les grands mythes fondateurs de la pensée moderne, en juxtaposant des récits structurants pour l’histoire de l’Égypte, la Perse, la Grèce et les Indes. Les scènes s’enchaînent harmonieusement, peuplées d’hommes, de monstres et d’animaux qui s’entremêlent. Prix de Rome en 1926, Sylvestre Clerc adopte un style épuré, sec, parfois anguleux, conforme à l’esthétique de l’époque.
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Musée des Augustins
Sylvestre Clerc
Hercule enfant
1928
Plâtre
Achat avec l’aide du Fonds régional d'acquisitions pour les musées Midi-Pyrénées, 1996.
Fils de Jupiter et de la belle mortelle Alcmène, Hercule est doté dès son enfance d’une force prodigieuse. Il aurait ainsi étouffé les serpents envoyés pour le tuer dans son berceau par la déesse Junon, épouse de Jupiter et jalouse du fruit des amours illégitimes de son mari. Ce sont moins les entrelacs réalisés par le corps lourd des serpents déjà morts qui intéressent le sculpteur que la puissance de l’enfant, visage poupin, air renfrogné et corps trapu. Cette œuvre est le plâtre original du groupe visible sur les allées Frédéric-Mistral, couronné d’une médaille d’argent au Salon des artistes français de 1928.