La cour des dépendances avec aujourd'hui le hall d'accueil et son ancien passage charretier vitré devant l'ancienne orangerie. Jean-François Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes, et Jacques-Joseph Champollion-Figeac, son frère aîné, affectionnaient la propriété familiale de Vif, un domaine agricole en pleine campagne au 19e siècle.
À proximité de la maison de maître dans laquelle ils séjournaient, une ferme et deux corps de dépendances accueillaient diverses activités. Le vin, travaillé au tinailler, était entreposé dans les caves, seul témoignage subsistant aujourd’hui de l’aile est des dépendances.
Dans l’aile ouest, Zoé Berriat, belle-sœur de Jean-François Champollion, avait installé une magnanerie pour l’élevage des vers à soie. La grange et le bûcher abritaient les récoltes, la remise les outils, et une écurie quelques bêtes. La cour était alimentée par une fontaine. Une serre, aujourd’hui restituée, protégeait de précieux orangers en pot.
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Musée Champollion
La cour d’honneur.
Depuis la Grand-Rue, l’imposant portail matérialise l’entrée historique du domaine.
La cour d’honneur, pavée d de calades, est alimentée par une fontaine surmontée d’un obélisque. Elle dessert la maison de maître (à gauche) et le jardin d’agrément. Elle est reliée par son passage charretier, aujourd’hui vitré (à droite), à la cour des dépendances. La maison de maître dans laquelle séjournèrent les frères Champollion témoigne des transformations architecturales successives du domaine depuis le 16 e siècle. Le bâtiment d’origine, maison forte flanquée d’une tour a été progressivement agrandi pour devenir l’imposante maison bourgeoise du 19e siècle.
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Musée Champollion
Vue générale du jardin d'agrément avec, dans le fond, le Grand Brion (à droite) et le massif du Taillefer. Derrière la haie, le parc Champollion est une vaste prairie, trace des anciennes terres agricoles qui nourrissaient la maison des champs, clôturé par un mur d'enceinte.
Les grands parents des des deux frères, Barthélémy Champollion et Marie Géréoud sont nés dans le Valbonnaus. Leur père, Jacques Champollion, est expulsé de son hameau natal pour des causes peut-être politiques et doit sillonner la France comme colporteur avant de s'installer à Figeac en 1770. Il ouvre la première librairie de la ville, place de la Halle, lieu très fréquenté par la population cultivée de la ville. Il s’installe dans une maison, rue de la Boudousquerie, actuelle rue de Frères Champollion. En 1773, il épouse Jeanne-Françoise Gualieu, la fille d’un marchand de la ville. Ils auront sept enfants. Après ses études, Jacques- Joseph est, de 1794 à 1797, commis au bureau de la correspondance générale du district de Figeac. En 1798, il s'installe à Grenoble où ses cousins lui ont trouvé une place de commis dans leur affaire Il prend sous son aile son jeune frère Jean-François et le fait venir à Grenoble en 1801.
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L'entrée.
Portraits de Zoé Berriat et son époux Jacques-Joseph Champollion., dit Champollion-Figeac
(Figeac, 1778- Fontainebleau, 1867).
Jacques-Joseph entretient-une relation fusionnelle avec son cadet. L’amitié fraternelle se manifeste particulièrement dans la maison de Vif, point d’attache où ils reviennent régulièrement, depuis Grenoble et Paris.
Pour se distinguer de ses cousins grenoblois, Jacques-Joseph accole à son patronyme le nom de sa ville natale.
Zoé Berriat, épouse Champollion-Figeac
(Grenoble, 1780-Fontainebleau, 1853)
En 1807, Zoé Berriat épouse Jacques-Joseph, le frère aîné du futur égyptologue. Propriétaire de la maison des champs de Vif, celle que Jean-François surnomme affectueusement sa bonne sœur est la joie de vivre et l’âme du lieu.
Dans les dépendances transformées en magnanerie, elle élève des vers à soie. Elle alimente certainement la manufacture créée à Vif par son frère Sébastien.
Artiste peintre née à Grenoble, Madame de Rumilly réalise trois portraits représentant Jacques-Joseph, son épouse et son frère.
Après 1822, huile sur toile
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L'entrée.
Buste de Jean-François Champollion (Figeac, 1790 -Paris, 1832), par Antoine Étex (1808-1880). Jean-François Champollion séjourne régulièrement à Vif à l’invitation de son frère aîné et de sa belle-sœur. Toute sa vie durant, “Cadet” garde de Vif un souvenir fort.
Après son décès en 1832, son frère aîné conserve vivant dans la maison l’esprit de l’égyptologue et s’attache, comme le feront ses descendants, à transmettre son œuvre.
Sculpteur renommé, Antoine Étex, ancien élève de Pradier et d’Ingres, célèbre par ce buste posthume un homme illustre de son temps.
1841, marbre
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Le salon.
Jacques-Joseph Champollion-Figeac, frère aîné du futur déchiffreur, est autodidacte de formation. Il connaît une ascension fulgurante. Bibliothécaire, professeur de littérature grecque et doyen de la Faculté des lettres de Grenoble, conservateur à la Bibliothèque royale à Paris et professeur à l’École des Chartes, il achève sa carrière au Palais de Fontainebleau. La famille qu’il fonde avec Zoé Berriat se partage, dans ses premières années, entre Grenoble et Vif. Jacques Joseph Champollion-Figeac (1778-1867)
Zoé Berriat (1780- 1863)
Vers 1600, huiles sur toile.
A droite : Ali Champollion-Figeac (1808 - 1840)
Ali 1e bien aimé doit son prénom oriental à son oncle Jean François. Admis à l’École Royale des Mènes en 1829,1 est ensuite nommé Garde à cheval des Eaux et Forêts.
Paul Champollion-Figeac (1820 - 1863)
Fils cadet Paul entre dans la magistrature et est nommé substitut du procureur à Fontainebleau en 1848. Son père l'y rejoint après la Révolution de 1848.
Aimé Champollion-Figeac (1812 - 1894)
Chartiste et bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, maire de Vif de 1871 à 1877, Aimé publie le premier ouvrage dédié à l'œuvre conjointe de son père et de son onde.
Non visibles : Jules Champollion-Figeac (1811 - 1864).
Deuxième fils du couple, Jules est reçu à l’École Polytechnique en 1831.Il embrasse ensuite la carrière des armes et devient colonel d’artillerie
Zoé Champollion - Figeac (1815 - 1903).
Cinquième enfant, Zoé vit assez longtemps pour être Interrogée de vive voix par Hermine Hartleben, première biographe de Jean François Champollion.
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Le salon.
Les frères Champollion aiment séjourner à Vif, loin de l’effervescence grenobloise. La maison des champs au pied du Vercors favorise le repos et le travail au calme. Acquise en 1778 par le beau-père de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Pierre Berriat, elle devient le lieu des réunions familiales. Jean-François Champollion goûte la quiétude du domaine vifois entre 1807 et 1826. Dans le salon, il retrouve son frère, sa belle-sœur Zoé et ses cinq neveux et nièce, sous le regard des anciens et illustres propriétaires comme Étienne Bonnot de Latour, proche parent des philosophes Mably et Condillac. La famille apprécie l’ancienneté du domaine agricole remontant au 16e siècle, l’agréable résidence aux décors intérieurs raffinés et la fraîcheur des jardins.
Dans le coin, à droite : Michel Grau de Saint-Vincent est le gendre de Jean-Baptiste Lutton et le grand-père de Claire et Élise Grau de Saint-Vincent. Fin 18e siècle, huile sur toile.
Beau-père d’Aimé et Jules Champollion-Figeac, Antoine Grau de Saint-Vincent est directeur Jusqu'en 1848 de la Manufacture de tapisserie de Beauvais.
1846, huile sur toile,
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Le salon.
Les Champollion-Figeac se rattachent volontiers aux précédents propriétaires du domaine et à d’illustres parentèles. De gauche à droite :
Étienne Bonnot de La Tour
Parlementaire grenoblois, il achète en 1710 la propriété de Vif qu’il transforme en résidence de plaisance. Il y reçoit sans doute ses neveux, les futurs philosophes Mably et Condillac.
1714, huile sur toile.
Madame de Bérenger du Gua (?)
Les Champollion s’apparentent, par un jeu généalogique, à l’importante famille dauphinoise des Bérenger du Gua et par là-même au célèbre connétable de Lesdiguières et à la famille de Sassenage. 18e siècle, huile sur toile.
Jean Baptiste Lutton. Cet avocat au Parlement de Paris est l'ancêtre des deux sœurs Claire et Élise Grau de Saint-Vincent, qui épousent respectivement les frères Aimé et Jules Champollion-Figeac. 1789, huile sur toile.
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Le salon.
Pierre Berriat (1740 – 1825) et Françoise Trusset (1739 – 1809)
Les Berriat sont implantés depuis le Moyen Âge autour de Grenoble et de Vif. Pierre Berriat, procureur au baillage de Grésivaudan, est aussi juge seigneurial avant la Révolution. En 1778, il achète à Étienne Bonnot de La Tour la propriété de Vif. De son mariage avec Françoise Trousset naissent dix enfants, dont Zoé, qui épouse en 1807 l’aîné des Champollion.
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Le salon.
Pauline Berriat (1784 - 1813)
Pauline est la cadette des enfants de Pierre et Françoise Berriat. De six ans plus âgée que Jean François, elle inspire à l'adolescent un premier amour de jeunesse, qu’il lui déclare dans une lettre.
L’amourette non partagée est raillée par l’aîné des Champollion, qui la désapprouve. Jean François, éconduit, connait à seize ans sa première peine de cœur.
Vers 1800, huile sur toile.
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Le salon.
Hugues Berriat (1778-1854)
Hugues côtoie Jean-François sur les bancs du lycée. Maire de Grenoble entre 1835 et 1842, il modernise la ville par de nombreux travaux d’aménagements: éclairage au gaz, construction des quais de l’Isère, pavage des rues, percée des remparts et de l’actuel “cours Berriat".
Un autre frère, Jacques Berriat-Saint-Prix, s’illustre par sa carrière universitaire. Membre de l’Institut de France, il situe à Vif plusieurs scènes de son roman L'Amour et la Philosophie.
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La salle à manger.
La salle à manger est créée au début du 19e siècle. Par son passe-plat, elle communique avec la cuisine où subsistent un potager, ancien fourneau, et une pierre d’évier. Table à allonges style Louis Philippe. 2e moitié du 19e siècle Acajou. Chaises style Louis XIII. 19e siècle Bois. Fauteuil style Louis XII 19e siècle Bois. Lustre hollandais 19e siècle Laiton. Dépôt du Musée Hébert que l'on a visité.peintes.
La famille y installe une série de toiles peintes mettant en scène l’Histoire de don Quichotte. Le mémorable jugement de Sancho.
Cycle de Don Quichotte, 18e siècle, Toiles de lin
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La salle à manger.
Boiseries et passe-plat 17e siècle, 1er quart du 18e siècle Bois.
Entrée des bergères aux noces de Gamache.
Ce cycle de Don Quichotte est offert en cadeau de mariage à Claire et Élise, belles-filles de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, par leur père Antoine Grau de Saint-Vincent.
Ce dernier, un temps directeur de la manufacture de tapisserie de Beauvais, voit forcément tisser à de nombreuses reprises ce décor inspiré de l’œuvre de Cervantès. Très à la mode au 18e siècle, les aventures rocambolesques du chevalier errant et de son écuyer sont popularisées par les cartons de tapisseries peints par Charles-Antoine Coypel.
Trois scènes de ce cycle sont découpées à dimension par la famille et installées entre les menuiseries.
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Entrée des bergères aux noces de Gamache. .
En 1798, à l’âge de 20 ans, Jacques-Joseph revient sur la terre de ses aïeux en Dauphiné. À Figeac, où son père colporteur s’est établi et a fondé une librairie, il laisse frère et soeurs. Il est le parrain très attentif du benjamin, Jean-François, né le 23 décembre 1790, de 12 ans son cadet.
Jacques-Joseph s’installe comme commis de commerce chez ses cousins grenoblois, les négociants “Champollion, Chatel et Rif”, établis Grand-Rue. Son érudition dévorante favorise son ascension sociale et sa rencontre avec Zoé Berriat. À Figeac, le petit Champollion “bouillonnant et tracassier” ne s’habitue pas à l’école. C’est pourquoi son aîné dirige son éducation par correspondance, avant de le faire venir à Grenoble, qui devient sa terre d’adoption.
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La salle à manger.
Don Quichotte prenant des marionnettes pour des Maures croit en les combattant secourir deux amants fugitifs..
C’est par l’intermédiaire de Jacques-Joseph Champollion-Figeac, son frère aîné et parrain, que le futur égyptologue découvre les frais ombrages de Vif. En Dauphiné, où il arrive à l’âge de 11 ans, Jean-François Champollion trouve sa vocation, l’étude des langues anciennes et prend goût à l’antiquité égyptienne. C’est là que s’épanouit son talent et que s’enracine sa gloire de savant. Sous la houlette d’un frère toujours présent, accompagnant ses recherches et ses rencontres, il progresse jusqu’au déchiffrement des hiéroglyphes en septembre 1822. Cet événement fondateur, aux origines de l’égyptologie, ouvre la voie à la redécouverte d’une civilisation muette depuis 15 siècles.
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Déodat Gratet de Dolomieu (1790-1801).
Géologue membre de la noblesse dauphinoise, Dolomieu est l’un des fondateurs de la géologie et minéralogie alpines. Il identifie une roche qu’on baptise “dolomie” en hommage à sa découverte, de même qu’une partie des Alpes italiennes : les Dolomites. Devenu membre de l’Académie des sciences, il enseigne à l’École des mines et participe à l’expédition menée par Bonaparte en Égypte. LOUIS-FIRMIN LE CAMUS (1762 -1808). Vers 1795, huile sur toile. .
À son arrivée en Dauphiné, le jeune Jean-François découvre le foisonnement de la vie intellectuelle grenobloise, que la Révolution française n’a pas éteint.
La Bibliothèque publique est en pleine expansion. Le Musée des beaux-arts, fondé par Louis-Joseph Jay, expose peintures et collections d’antiques. Sous l’impulsion du médecin botaniste Dominique Villars, la Société des sciences et arts accueille débats et communications. Jacques-Joseph y est reçu grâce à ses recherches sur le site archéologique de l’église Saint-Laurent. Ces foyers culturels doivent beaucoup au docteur Gagnon, grand-père de Stendhal. Ils sont encouragés par le nouveau préfet de l’Isère, Joseph Fourier, fraîchement revenu d’Égypte.
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Joseph Fourier (1768-1830)
Mathématicien et physicien, Fourier est un membre important de l’expédition de Bonaparte en Égypte. En 1802, il est nommé préfet de l’Isère et mène de grands travaux : assèchement de marais, aménagement d’une route jusqu’à Turin, instauration d’un éclairage public et création des facultés impériales de lettres, de sciences et de droit grenobloises. Au cœur de la vie politique et intellectuel iséroise, Fourier devient un protecteur influent des frères Champollion. Il bâtit à Grenoble ses théories les plus célèbres qui lui ouvrent les portes de l’Académie des sciences. Étudiant la propagation de la chaleur, il en déduit ses ‘‘séries’' et sa "transformée", toujours utilisées aujourd’hui.
PIERRE ALPHONSE FESSARD (1798-1844). 1839, marbre.
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Dominique Villars (I745-1814)
Médecin, botaniste responsable du Jardin des Plantes, Dominique Villars est un pilier de la Société des sciences et arts de Grenoble, ancienne Académie delphinale. Son enseignement suscite chez le Jeune Jean-François une passion pour la botanique et un goût pour la classification.
PHILIPPE GRASS (1801-1876). 1855, plâtre.
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Dessins de Jean-François Champollion.
Élève indiscipliné à Figeac, Jean-François trouve à Grenoble un cadre favorable. Son frère, précepteur attentif, le loge dans son appartement débordant de livres. Il l’inscrit aux cours privés de l’abbé Dussert et à l’École centrale. À l’enseignement classique du latin et du grec s’ajoutent les cours de botanique et de dessin. À 11 ans, Jean-François est exceptionnellement autorisé à étudier l’hébreu, puis l’arabe, le syriaque et l’araméen. En 1804, il intègre sa « prison » : le Lycée impérial, ancienne École centrale. Pour échapper au « séjour infernal », il recherche dans la mythologie, la philosophie et l’étymologie orientales de quoi satisfaire sa passion.
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Carnet de notes manuscrites de Jean-François Champollion qunad il s'initie à l'hébreun.
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La Campagne d’Égypte. 1798-1801
La Campagne d’Égypte menée par Bonaparte est un maillon essentiel dans la redécouverte de ce territoire. Si l’expédition militaire s’achève au bout de trois ans par une débâcle au profit des Britanniques, l'expédition scientifique est quant à elle une brillante réussite. Les 167 savants qui suivent les troupes découvrent la géographie, la faune, la flore, les monuments, les antiquités et la vie quotidienne de l’Égypte. Chaque domaine est l’objet d’un travail approfondi de collecte, d’étude, de classification et de théorisation qui aboutit à la publication de la Description de l'Égypte. Marquée par la découverte de la pierre de Rosette, l’expédition française fournit à l’égyptologie ses bases et outils fondamentaux.
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Statuette de faucon akhem. Basse Époque Bois peint
Dépôt du Musée Savoisien, Chambéry.
Statuette de faucon akhem. Basse Époque Bois peint
Dépôt du Musée Savoisien, Chambéry.
Fragments de cercueil. Basse Époque Bois peint
Dépôt du Musée Savoisien, Chambéry.
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Les scientifiques de la campagne d'Égypte devant le temple de Dendéra.
Rares sont les représentations peintes des savants de l’expédition à l’étude des monuments égyptiens. Partant d’une estampe de la Description de l’Égypte, l’artiste entoure le temple d’un paysage imaginaire. Il l’anime d’Égyptiens et Français, ingénieurs, géomètres étudiant le monument et transforme le relevé architectural en objet admiration. Cette étonnante illustration popularise les découvertes scientifiques de la campagne d’Égypte au salon du Louvre en 1819.
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Le général Bonaparte préside le divan du Caire
Bonaparte crée au Caire une administration française. Il instaure un divan, assemblée de notables égyptiens consultés sur les questions d’intendance et de ravitaillement de la ville. Il fonde également l’Institut d'Égypte et ses quatre sections (mathématiques, physique, économie, littérature et arts). Celui-ci comprend bibliothèque, observatoire, laboratoires, ateliers de mécanique, ménagerie, jardin botanique et musée archéologique. Ses membres savants sont chargés d’étudier le pays et de servir le gouvernement.
Après 1798, huile sur toile.
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La Description de l’Égypte
Fruit de l’expédition, c'est une des plus grandes entreprises éditoriales connues.
Entre 1802 et 1829, l’ingénieur Jomard assume la plus grande partie du travail éditorial. 43 anciens membres de l’expédition livrent 157 mémoires, les meilleurs graveurs produisent 930 planches d’illustration. Sont sollicités imprimeurs, papetiers, relieurs, libraires.
La première édition, dite “impériale”, est tirée entre 1809 et 1829 à 1000 exemplaires par l’Imprimerie impériale puis royale. Les 19 volumes de textes et de planches se répartissent en trois thématiques : Antiquités, Histoire naturelle et État moderne auxquelles s’ajoutera un Atlas.
L’introduction historique est confiée à Joseph Fourier, préfet du département de l’Isère et ancien secrétaire perpétuel de l’Institut d’Égypte. Il s’adjoint l’aide de Jacques-Joseph Champollion-Figeac. La seconde édition, tirée à 1000 exemplaires en 1820, par l’imprimeur Panckoucke, remporte un grand succès commercial.
La Description participe à la fascination qu’exerce la civilisation égyptienne sous l’Empire.
1821-1830 Édition Panckoucke
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Jean-François Champollion tient en main le Tableau des Signes phonétiques emblématique de sa découverte de 1822. Ce tableau, annexé à la célèbre Lettre à M. Dacier, présente la correspondance établie entre grec, démotique et hiéroglyphes.
VICTORINE-ANGÉLIQUE-AMLIE DE RUMILLY (1789-1849)
Après 1822, huile sur toile
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La pierre de Rosette
En 1799, lors de travaux de terrassement, le capitaine d’artillerie Bouchard découvre à Rosette une stèle fragmentaire d’un mètre vingt de haut. Elle présente un décret pris en 196 av. J.-C. sous Ptolémée V Épiphane, rédigé en égyptien ancien (hiéroglyphes, démotique) et en grec. Il s’agit du premier document bilingue associant l’égyptien et une langue connue : le grec. Les savants prennent vite conscience de l’importance de la découverte et le Courrier de l’Égypte s’en fait aussitôt l’écho. Envoyée au British Muséum à Londres comme prise de guerre après la victoire anglaise, la pierre fournit une base rationnelle au déchiffrement des hiéroglyphes.
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Bureau de Jean François Champollion.
C’est sur ce bureau à gradin en acajou que travaille Champollion à Paris, dans son appartement de la rue Mazarine, lorsqu’il découvre la clé des hiéroglyphes en septembre 1822.
Époque Directoire, acajou, cuir et bronze doré
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Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens
Champollion reconnaît trois écritures: hiéroglyphique, hiératique et démotique. Il démontre que récriture égyptienne emploie des signes à valeur phonétique et symbolique. Deux ans après sa découverte, il propose une théorisation entière du fonctionnement des hiéroglyphes. 1824.
Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques.
Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion lit sa Lettre à M. Dacier devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Champollion démontre dans ce texte fondateur la première étape de son déchiffrement : les signes hiéroglyphiques ont une valeur phonétique pour transcrire les cartouches des rois gréco-romains ayant régné sur l'Égypte. Il découvre que c'est aussi le cas pour les rois égyptiens (Ramsès et Thoutmosis), ce qu'il publiera ultérieurement.
1822, Don de Christine at Gérard Cardin
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Bibliophile assoiffé de savoir et de réussite, Jacques-Joseph est un membre éminent de la société grenobloise. Bibliothécaire, professeur de littérature grecque, conservateur de la Bibliothèque de Grenoble, puis doyen de la faculté des lettres, il devient à Paris le collaborateur de Bon-Joseph Dacier, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Tout en menant sa propre carrière, il s’implique dans les recherches de son cadet, qu’il introduit partout. De formateur, il devient collaborateur et bientôt disciple : « son père, son maître, son élève ». Les deux frères s’engagent dans la vie publique mouvementée de leur temps. Favorables à Napoléon, ils sont assignés à résidence à Figeac à la chute de l’Empire. Les deux professeurs s’intéressent alors aux expérimentations pédagogiques. Ils ouvrent à Figeac, Vif, Grenoble et Montfleury des « écoles mutuelles » destinées aux plus démunis.
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Le nom Champollion en hiéroglyphe.
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Moulage du “Caillou” Michaux.
Le kudurru ou stèle de donation est rapporté en 1786 par le botaniste Michaux. Il porte la première inscription cunéiforme complète à parvenir en Europe, clé dans le déchiffrement de cette écriture mésopotamienne. La traduction complète est établie en 1895 par l'orientaliste Jules Oppert. L’objet témoigne de l’intérêt des frères Champollion pour d’autres langues orientales.
19e siècle, plâtre. Original en diorite (12e siècle av. J.-C.) conservé au Cabinet des médailles et des antiquités, BnF
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Salle funéraire égyptienne du Musée Charles X
Une approche savante et dans le détail des objets n’empêche pas leur mise en scène esthétique. Dans la salle funéraire, les vases canopes destinés à conserver les viscères du mort et des figurines à papyrus rythment la présentation.
AUGUSTIN RÉGIS
Gravure extraite du guide d’Adolphe Joanne,
Paris illustré. Nouveau guide de l’étranger et du Parisien Paris, 1663 BnF
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Nommé conservateur au Musée du Louvre en 1826, Champollion obtient du roi Charles X d’acquérir la seconde collection Sait et quatre nouvelles salles du Louvre. Elles ouvrent un an plus tard. Le savant y fait la démonstration de son génie par la compréhension inédite de la civilisation égyptienne qu’il offre au public. Il distribue les collections en trois ensembles : la salle des dieux, la salle civile et deux salles funéraires. Il en donne les clés de compréhension dans un guide des collections. Son souhait de pédagogie transparaît dans son choix judicieux de socles et dans l’énergie qu’il déploie, en vain, à condamner les décors classiques des galeries.
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Salles funéraires. 1re et 3e salles du Murée Charles X
À la fin de sa Notice descriptive des monuments égyptiens du musée Charles X, Jean-François Champollion rassemble les objets “relatifs à l’embaumement des corps humains”. Dans cette section, il présente le mobilier strictement lié à la transformation et à la destinée des défunts. En revanche, les objets découverts dans les tombes mais aussi en usage dans la vie sont réunis dans la section “civile”. Les collections présentées dans les salles funéraires se déclinent de la lettre N à la lettre Z comme suit : les momies, cercueils, masques, amulettes, figurines funéraires, coffrets, vases canopes, papyrus ou stèles.
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Salle civile. 2e salle du Musée Charles X
Cette section montre l’appréhension toute moderne de l’Histoire par Jean-François Champollion. Il présente d’abord les rois égyptiens avec des statues, puis les scarabées gravés de cartouches royaux (lettres D et E de la Notice). Sa connaissance de la langue égyptienne lui permet surtout d’offrir une vision nouvelle de la société pharaonique, grâce à des papyrus juridiques et des statues de personnages, dont il traduit les noms et les titres (lettres F et G). Suivant une approche presque anthropologique, il détaille ensuite les objets de culte public et privé, d’habillement, de toilette, les bijoux, les ustensiles domestiques et les instruments des arts et métiers (lettres H à M).
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Salle des dieux. 4e salle du Murée Chartes X
Dans cette salle, l'égyptologue décrit des dieux inconnus du public. Il expose surtout dans un ordre savant le fonctionnement de la théologie égyptienne, telle qu’il l'avait comprise au fil de ses traductions. Il donne le ton en présentant cette partie en deux types d'objets: d'abord “les images de divinités égyptiennes classées selon le rang que tenait chacune d’elles dans le système théologique", ensuite les “emblèmes de divinités, animaux symboliques et animaux sacrés" (lettres A et B). De bien subtiles différences déjà introduites dans un ouvrage conçu comme un guide pour les visiteurs.
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Temple de Kom Ombo
Jean-François Champollion apprécie la très belle architecture ptolémaïque du temple de Kom Ombo, qu’il découvre le 1er décembre 1828. De retour sur le site le 12 février 1829, il se glisse dans les ruines à la recherche de témoignages plus anciens.
Le peintre Werner réalise deux voyages en Égypte en 1862 et 1864. Il reproduit très fidèlement les monuments, guidé par sa formation en architecture.
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L’expédition franco-toscane. 1828-1829
Afin d’offrir à l’égyptologie naissante des sources fiables, le roi Charles X et le Grand-duc de Toscane acceptent de financer une ambitieuse expédition en Égypte. Trente ans après la campagne de Bonaparte, les objectifs de Jean-François Champollion et du toscan Ippolito Rosellini sont clairs : recopier avec soin textes et représentations afin de constituer un solide corpus, tester la méthode du déchiffrement et rapporter des antiquités pour Paris et Florence.
Le 18 août 1828, Jean-François Champollion, âgé de 37 ans, foule enfin le sol égyptien. Pendant 18 mois, les 14 membres de l’expédition, architectes, peintres et dessinateurs remontent puis redescendent le Nil et étudient soigneusement toutes les inscriptions rencontrées.
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Diorama
Une des vues.
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La reconnaissance d’une discipline
À son retour d’Égypte en 1829, Jean-François Champollion a « amassé du travail pour une vie entière ». Les relevés monumentaux et épigraphiques rassemblés pendant l’expédition nourrissent ses projets de publications. Son travail de précurseur et la nouvelle discipline qu’il fonde, l’égyptologie, sont reconnus par les institutions françaises. En 1830, il est enfin élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Un an plus tard, il est nommé titulaire de la nouvelle chaire d’archéologie au Collège de France. Malheureusement, sa santé fragile se dégrade terriblement. Il décède prématurément le 4 mars 1832 et est enterré selon sa volonté au cimetière du Père Lachaise, aux côtés de Joseph Fourier.
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La chambre de Jean-François Champollion
Profondément affecté, Jacques-Joseph poursuit l’œuvre immense de l’égyptologue, interrompue par une mort précoce. Il publie les manuscrits et défend la réputation de son frère jusqu’à son décès en 1867. Après lui, son fils Aimé conserve les archives familiales et rédige la première biographie des Deux Champollion. Les lieux baptisés du nom célèbre révèlent peu à peu l’extraordinaire notoriété : à Grenoble en 1886, on inaugure un lycée Champollion. Alors que legyptologie s’épanouit comme discipline, à Vif, dans la maison familiale, les descendants préservent la mémoire des deux frères. 1836 ; publication posthume de la Grammaire égyptienne par Jacques-Joseph.
1846 : publication posthume du Dictionnaire égyptien par Jacques-Joseph.
1852 : Jacques-Joseph est nommé conservateur de la bibliothèque du Palais impérial de Fontainebleau
1867 : Jacques-Joseph Champollion-Figeac s’éteint à l’âge de 89 ans.
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La chambre de Jean-François Champollion
Le lit de Jean-François Champollion dans sa chambre au dernier étage. La chambre de Jean-François Champollion témoigne des heures de travail comme de repos du savant. Vers 1820, le jeune égyptologue dessine trois cartouches sur la poutre de sa chambre. Ces précieux témoignages attestent de son enthousiasme et montrent sa connaissance de l’écriture hiéroglyphique quelques années avant le déchiffrement.
Si sa compréhension des hiéroglyphes est fondamentalement juste, les signes, au tracé peu assuré et parfois inversé, révèlent une production du début de sa carrière.
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La chambre de Jean-François Champollion
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La chambre de Jean-François Champollion
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Reflets du Nil
Statuette d’ibis
Basse Époque – Période ptolémaïque (7e – 1er siècle av. notre ère) Bois, bronze
GENÈVE, FONDATION GANDUR POUR L’ART.
L’ibis est vénéré et momifié dans l’Antiquité comme la forme animale du dieu Thot, lié au savoir, à la sagesse et à l’écriture. Il se nourrit de grenouilles et de poissons. Il disparait d'Égypte dans les années 1850 pour migrer vers le sud de l’Afrique. Pourtant dans l'Antiquité, il faisait partie de la faune commune des rives du fleuve.
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Reflets du Nil
Situle à fond floral
25e - 26e dynasties (715-526 av. notre ère) Alliage cuivreux
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE, DÉPARTEMENT DES ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES, DON HENRI LOUIS MARIE MARTIN DE BOISGELIN.
La situle est un récipient cultuel dont le décor sacralise l’eau qu’elle contient.
Au centre, un dédicant offre la déesse Maât au dieu Amon-Min, suivi d’Isis et d’autres divinités. Au-dessus et en dessous, le décor évoque le cycle solaire. Le lotus bleu émerge au lever du jour, révélant le dôme jaune d’or de ses étamines que les Égyptiens interprétèrent comme le soleil, Rê enfant, naissant le matin entre ses pétales.
De part et d’autre, deux vaches divines nourricières veillent sur lui, au sein des papyrus, plantes emblématiques de l’Égypte exprimant la verdeur et la prospérité.
Sur le registre supérieur se trouve la barque dans laquelle le dieu accomplit son voyage. Lorsque le soleil disparaît à l’Occident, poursuivant sa navigation dans le monde souterrain, le lotus se referme et s’enfonce dans l’eau. Le cycle de la plante associé à celui de l’astre est le symbole constant et puissant de renaissance, donc de la vie renouvelée après la mort.
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Reflets du Nil
De haut en bas. De gauche à droite
Palette à fard stylisée en forme de tortue
Nagada I (3800-3500 av. notre ère)
Schiste
LYON, MUSÉE DES CONFLUENCES.
Durant les périodes prédynastiques, les tortues sont consommées puis deviennent taboues : elles sont associées aux forces du mal en raison de leur attrait pour l’obscurité. Cette espèce de tortue Trionyx triunguis, animal aquatique de grande taille, a un nez très reconnaissable en forme de trompe tubulaire. Elle est représentée dans l’Antiquité sur des palettes à fard rondes avec une petite tête ou sur des figurines.
Figurine de poisson muge
Nouvel Empire, 18e-19e dynasties (1550-1186 av. notre ère) Faïence égyptienne bleue et noire LYON, MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Le poisson muge aussi appelé mugil cephalus est reconnaissable par ses écailles bleues grisâtres. Ici sous la forme d’une amulette, ce poisson pouvait atteindre 56 centimètres. Il était présent en mer Méditerranée mais remontait le long du fleuve pour vivre en eau douce. D’autres poissons, comme le barbeau, le tilapia ou la perche étaient communément consommés.
Figurine d’Harpocrate à l’oie
Époque romaine (30 av. notre ère - 395)
Terre cuite
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
L'oie, représentée dans des scènes nilotiques à l'époque pharaonique, est, dans le monde grec, un symbole de vigilance, de fécondité et de protection domestique. À l'époque où l'Égypte est sous domination grecque, associée à Harpocrate, forme hellénisée de Hor-pa-khered., « Horus l'enfant », fils d'Osiris et d'Isis, elle renforce l'idée de soin porté aux enfants. Ce dieu est représenté nu, avec la mèche de l’enfance et le doigt porté à la bouche. L'ensemble de la composition exprime ainsi le souhait d’une croissance heureuse, ainsi que la fécondité et la prospérité du foyer.
Statuette de batracien, crapaud ou grenouille Époque romaine (30 av. notre ère - 395)
Serpentinite
GENÈVE, FONDATION GANDUR POUR L’ART.
Les grenouilles sortent en grand nombre de l’eau lorsque le Nil est au plus bas. Leurs croassements semblent annoncer l’arrivée prochaine de la crue. Ils sont évoqués dans l’Hymne à Hâpy, destiné à. favoriser la crue. Le hiéroglyphe de la grenouille signifie « qui renouvelle la vie». Les bonds prodigieux des grenouilles expriment le dynamisme, dont celui de la création, et leur étonnant pullulement, son renouvellement. Ainsi la nouvelle crue doit être puissante et dynamique mais non dévastatrice.
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Reflets du Nil
De droite a gauche :
Vase
Nagada II (3650-3350 av. notre ère)
Terre cuite peinte
LYON, MUSÉE DES CONFLUENCES.
Les anciens Égyptiens utilisaient des gobelets en terre cuite, rarement conservés, pour boire l’eau au quotidien. Les vases destinés au stockage nous sont en revanche parvenus. Des décors figurés ou géométriques à caractère nilotiques y étaient représentés.
Ce vase prédynastique présente un décor rouge caractéristique de la période Nagada. Les lignes ondulées parcourant la panse de l'objet correspondent à la forme pré-épigraphique du signe hiéroglyphique de l'eau, représenté comme une vaguelette.
Gargoulette
Époque byzantine - début époque islamique (600-800)
Terre cuite peinte
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
Les gargoulettes permettent de conserver la fraîcheur de l'eau tout en décorant la table. Cette gargoulette byzantine, modelée et tournée en terre jaunâtre recouverte d’un engobe blanc, présente des décors aux traits bruns. Des motifs de poissons et de végétations ornent la panse du vase. Des spirales et hachures évoquent les vibrations de l’eau et la fonction du récipient.
Vase à décor épigraphique
14e siècle
Céramique
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
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Reflets du Nil
Vase à décor épigraphique
14e siècle
Céramique
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
Durant la période médiévale islamique, de nombreux Égyptiens ont accès à des puits ou des citernes contenant une eau plus pure. Cependant, les habitants de petits villages continuent à récupérer et à consommer l’eau du Nil. Ils
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Reflets du Nil
Statuette d’hippopotame.
Deuxième Période intermédiaire, 17e dynastie (1650-1550 av. notre ère) Faïence bleue, bleu-vert et noire GENÈVE, FONDATION GANDUR POUR L’ART.
Herbivore d’ordinaire paisible, l’hippopotame charge avec fureur pour défendre son territoire et sa progéniture. Il est chassé dès le Prédynastique.
Incarnation redoutable de Seth, dieu de la violence et du chaos, il doit être massacré réellement et rituellement. La femelle gravide, divinisée en Thouéris, protège les femmes enceintes et promet une heureuse fécondité.
Sous forme de statuette funéraire, le cuir bleu couvert de fleurs évoquant l’eau et sa végétation, il symbolise la renaissance en plongeant puis surgissant du marais comme le dieu soleil hors du Noun. Les défunts s’approprient sa force combative maîtrisée comme puissance magique dans la Douat.
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Reflets du Nil
Prosper Marilhat (Vertaizon, 1811 - Paris, 1847) Bords du Nil 1835-1845
Huile sur toile CLERMONT-FERRAND, MUSÉE D’ART ROGER-QUILLIOT, CLERMONT AUVERGNE MÉTROPOLE.
De 1831 à 1833, Prosper Marilhat est recruté comme dessinateur de la mission scientifique du baron von Hugel. Il séjourne en Égypte, au Caire puis à Alexandrie. Il y puise une inspiration intarissable, dessine, esquisse et note dans des carnets. Ces études nourrissent les peintures qu’il exécute à son retour en France. Ici, l’artiste représente la rive du Nil où accoste une barque entourée d’Égyptiens, hommes, femmes et enfants.
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Reflets du Nil
Statuette du dieu Horus harponneur Basse Époque (664-332 av. notre ère)
Bronze
GENÈVE, FONDATION GANDUR POUR L’ART.
Lors d’un combat mythique pour la royauté entre Horus et Seth, ce dieu du désordre se transforma en hippopotame et fut harponné. Horus est ici dans la position d’un chasseur tenant dans la main droite un harpon et dans la gauche une corde reliée à la pointe amovible, qui en se détachant du manche transpercera le cuir de l’animal. Il incarne le souverain anéantissant les forces du mal et garantissant Maât, l’ordre cosmique et social. Dans un contexte funéraire, royal ou privé, les représentations de harponnage détruisent magiquement les ennemis susceptibles de nuire au défunt.
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Reflets du Nil
Guiseppe Zais (Canale d’Agordo, 1709 - Trévise, 1784) Moïse sauvé des eaux
18e siècle Huile sur toile CHAMBÉRY, MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Selon la Bible, les Hébreux devinrent si nombreux en Égypte que Pharaon les réduisit en esclavage et décida de faire mourir tous leurs nouveau-nés mâles. Afin de sauver son enfant, une mère « prit une corbeille de jonc [qu’elle] déposa [...] au bord du Nil, au milieu des roseaux. La fille de Pharaon le recueillit et le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, signifiant : tiré des eaux » (Exode 2, 3-10).
L’épisode est largement repris par les artistes européens. Guiseppe Zais, peintre italien spécialisé dans les paysages et les fresques décoratives, mêle ici fantaisie et réalisme et s’inspire de l’épisode pour représenter un paysage fluvial. Le Nil, entouré d’une végétation européenne, prend une large place dans la partie gauche du tableau, tandis que la fille de Pharaon et sa suite sont vêtues à la mode du siècle.
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Reflets du Nil
Moïse sauvé des eaux
Lyon ou Nevers 1535
Majolique, glaçure à l’étain ÉCOUEN, MUSÉE NATIONAL DE LA RENAISSANCE - CHÂTEAU D’ÉCOUEN.
L’épisode religieux de Moïse sauvé des eaux est souvent représenté entre le 16e et le 18e siècle, sur des supports variés. Les conditions narratives offrent aux artistes la possibilité d’exploiter leur maîtrise du paysage et leur connaissance de l’Antiquité. Sur ce plat décoratif, l’artiste représente une vision idéalisée plus inspirée du monde gréco-romain.
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Reflets du Nil
Romolo Tessari (1868-1947)
Affiche publicitaire Je ne fume que le Nil Tôle lithographiée
COLLECTION JEAN-JACQUES BENYAMIN
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Reflets du Nil
Plaque représentant le dieu Hâpy
Nouvel Empire, 18e dynastie (1550-1295 av. notre ère)
Bronze
GENÈVE, FONDATION GANDUR POUR L’ART.
Le dieu Hâpy est la divinisation de la crue du Nil qui répand le limon. Ce dieu, coiffé d’une botte de papyrus, est doté de seins nourriciers, d’un ventre rebondi et d’une peau bleue ou verte comme l’eau. Il est appelé chaque année à jaillir pour faire monter les eaux du Nil. Un hymne et de nombreuses offrandes sont jetées dans le flot afin qu’il se manifeste favorablement. En retour, il apporte sur une natte deux aiguières au moyen desquelles il déverse le flot sur la Haute et la Basse Égypte.
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Reflets du Nil
Ostracon figuré
Époque ramesside (1295-1069 av. notre ère)
Deir el-Médineh Calcaire
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
DON ROBERT STREITZ.
Dieu crocodile, Sobek occupe une place primordiale dans le Fayoum dont il est le maître tutélaire notamment à Crocodilopolis. À cette implantation septentrionale répond son grand temple méridional de Kôm Ombo où il reçoit un culte soulignant sa dimension cosmique. Sobek incarne puissance procréatrice et fécondité. Comme régulateur de la crue, il maîtrise l’expansion et le retrait des eaux garantissant la fertilité agricole.
Sobek porte ici une perruque tripartite sommée d'une couronne-tjeni. Devant lui figure une table d'offrande avec une aiguière et un lotus. À Deir el-Médineh, Sobek est rarement représenté dans la piété personnelle qui privilégie des divinités protectrices locales.
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Reflets du Nil
Figurine de Khnoum Basse Époque (664-332 av. notre ère) Alliage cuivreux
PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.
« Khnoum, seigneur d’Éléphantine » est le maître des eaux fraîches Qebehou qui entourent cette île, et de celles de la première cataracte, au sud de l'Égypte. Le lieu de séjour de Hâpy y est un double gouffre, kererty, sous son contrôle car « il fait venir la crue en son temps, ni trop grande ni trop faible » après en avoir retenu les eaux. Une stèle de Sehel, île voisine, le décrit les pieds sur le flot, tenant le verrou de la porte à deux battants qu'il va ouvrir pour le libérer en qualité de régulateur. Grâce à son intervention Hâpy s'épanche, la terre revit, les plantes croissent, promesse de nourriture. Dieu potier qui façonne les hommes sur son tour, il « fait advenir tout ce qui existe » et entretient la vie.
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Reflets du Nil
Louis-Auguste Veillon (Bex, 1834 - Genève, 1890)
Le Nil près de Philae
1869
Huile sur toile
GENÈVE, MAH MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE, LEGS GUSTAVE REVILLIOD, 1890.
Louis-Auguste Veillon, originaire de Suisse, se rend à plusieurs reprises en Égypte en 1873 et 1885. Il peint plusieurs paysages figurant le Nil dans des tons jaune orangé, imprégnés d’une atmosphère onirique. Le tableau témoigne du point de vue européen. Il reflète l’apaisement et l’émerveillement lié à l’observation du Nil. La présence d’une Égyptienne regardant le fleuve, motif oriental classique, nous invite à la contemplation, sans pour autant tomber dans un exotisme caricatural.
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Reflets du Nil
Palette à fard
Nagada I-III (3800-3100 av. notre ère) Grauwacke
LYON, MUSÉE DES CONFLUENCES.
Les palettes à fard sont sculptées dans du grauwacke depuis les périodes préhistoriques égyptiennes, Elles prennent la forme d'animaux vivant dans le Nil ou sur ses berges, ici probablement un tilapia nilotica. Ces objets servent à broyer des pigments, principalement la malachite et la galène, pour fabriquer du fard protecteur pour les yeux.
Miroir
18e – 19e dynasties (1550-1186 av, notre ère) Bronze
LYON, MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Les fourrés de papyrus de plusieurs mètres de haut qui bordaient le Nil étaient le lieu de refuge d’une faune sauvage ^abondante, en particulier dans le delta. Aujourd’hui disparu des rives égyptiennes, le papyrus est présent au Soudan et en Afrique tropicale. Utilisé régulièrement par les anciens Égyptiens comme matière première pour fabriquer des vanneries, des embarcations, des cordages et des supports d’écriture, on le retrouve aussi comme motif décoratif chargé d’une forte symbolique. En hiéroglyphe, le papyrus ouadj évoque la verdeur, la vigueur, la renaissance et ce qui est florissant. Ce n’est donc pas étonnant qu’il soit associé à un accessoire de beauté.
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Reflets du Nil
Ivoire magique
Moyen Empire (2033-1650 av. notre ère)
Ivoire d’hippopotame
LYON, MUSÉE DES BEAUX-ARTS.
Dans l’Égypte ancienne, le décor n’est pas simplement esthétique, il possède une charge magique efficiente. C’est particulièrement le cas des ivoires magiques. Ces pièces, assez énigmatiques, en forme de croissant sont sculptées dans des dents d’hippopotame, animal associé à Thouéris-Taouret, déesse protectrice des femmes enceintes. Les motifs associent des êtres hybrides un peu effrayants devant repousser les forcés néfastes et des animaux protecteurs comme la grenouille et le crocodile.
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Halles Sainte-Claire
Les Halles font partie des lieux incontournables de la gastronomie Dauphinoise. Elles sont installées dans un bâtiment à l'architecture 19e. Des produits de qualité : murçon, tourtes matheysines, fromages, pates, fruits, légumes, viandes, poissons, pains. En 1820, la ville fait l'acquisition du terrain de l'ancien couvent Sainte-Claire pour le remplacer par une place ouverte à la circulation. Un marché est créé dès 1825 avec la création d'une modeste halle agrémentée d'une fontaine en 1830.
Ce marché remportant un grand succès populaire, des projets d’agrandissement de l'ancienne halle entraînent en 1874 la création d'un nouveau bâtiment. Ce marché couvert dénommé sous le nom actuel de « halle » a été conçue par Hector Riondel, un architecte local. celui-ci s'est inspiré des halles Baltard à Paris.
La toiture de l'unique bâtiment repose sur des piliers de fonte, les murs de brique n’étant pas porteurs La façade présente d’intéressants motifs décoratifs tels que mascarons et acrotères d’angle en forme de têtes de lion. La façade principale est située à l'arrière. Le toit est surmonté d’un lanternon, dont les quatre faces sont munies de persiennes en bois. Un dauphin stylisé orne une fontaine au pied du pignon de la halle. cette fontaine a été conçu en pierre de Villebois par le sculpteur Clauses en 1874. Cette œuvre représente un poisson entouré de rayons solaires.
Trois roses au sommet de la sculpture représentent les pouvoirs de la ville au Moyen Âge et celles-ci figurent encore sur les armoiries de la ville. Ces trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; saint André, patron des Dauphins ; saint Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité : les évêques, les ducs, la ville.
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Le syndicat d'initiative
La ville est la première en France à se doter d'un « syndicat d'initiative » dès mai 1889, ayant pour missions de service public l'accueil, l'information et la promotion du lieu, en proposant des activités aux visiteurs. Le mérite en revient à Joseph Jullien-Février qui en conçut l'idée et en assura la réalisation.
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LE REMPART ROMAIN
À la fin du IIIe siècle, en un temps où l'Insécurité suscitée par les premiers déferlements barbares conduit les cités de la Gaule à se protéger, Grenoble (qui s'appelle alors Cularo) est ceinturée d'un rempart puissant, pourvu de tours en demi-cercle et entouré de fossés remplis d'eau. L'accès se faisait par deux portes, au nord (porte Viennoise, sur l'actuelle place Notre-Dame) et au sud (porte Traine, contraction de « romaine », à l'extrémité de l'actuelle place Grenette), ornées d'inscriptions rappelant que la construction était due aux empereurs Maximien et Dioclétien (286 - 293).
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LE REMPART ROMAIN
Un mur romain en moellons utilise un noyau en blocage de mortier et de pierres noyées (opus caementicium), habillé en surface de petits moellons calcaires réguliers (opus incertum ou vittatum) liés à la chaux, qui ont ici disparus.
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LE REMPART ROMAIN
Le tracé de l'enceinte et indiqué au sol par des clous de bronze. [Note 10]. Au départ simple bourg gaulois (vicus) du nom de Cularo, la bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre Vienne et l'Italie par le Montgenèvre, est fortifiée sous Dioclétien et Maximien (entre 284 et 293), puis accède au rang de chef-lieu de cité, à la suite de la venue possible, mais non attestée, de l’empereur Gratien en 379. Elle est alors rebaptisée Gratianopolis (la ville de Gratien) en son honneur. Ce nom a ensuite évolué au fil des siècles par l'usure de la prononciation pour devenir Grenoble.
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Rue Lafayette.
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Rue Jean Jacques Rousseau.
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APPARTEMENT NATAL DE STENDHAL
Stendhal (Henri Beyle) naît le 23 janvier 1783 dans cet appartement situé au 2e étage, propriété de son père Chérubin Beyle, avocat. Sa mère, Henriette Gagnon y meurt en 1790.
Il y connaît le bonheur de l'enfance, le chagrin du deuil et la souffrance d'une éducation trop rigide.
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APPARTEMENT NATAL DE STENDHAL
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L'hôtel Coupier de Maillé
Datant du XVIIe sièc, il est surtout célèbre pour son imposant portail en noyer et ses détails sculptés d'époque. Il est décoré avec deux étoiles en bas de la porte pour évoquer l'éternité, présente un visage de comédie grecque qui sert de support au heurtoir et arbore le visage enfantin de Louis XIV dans la partie haute, signe de l'attachement de la famille au roi.
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L'hôtel Coupier de Maillé
Datant du XVIIe siècle, il présente une porte monumentale en bois de noyer.
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LA TOURELLE DE L'HÔTEL RABOT
La Maison Rabot est un hôtel particulier est édifié contre le rempart romain à partir de 1471 par la famille Rabot (originaire de Crest dans la Drôme) dont les membres furent des conseillers et des présidents du Parlement du Dauphiné. Son édification remonte très certainement à Jean Rabot, président du parlement entre la fin du XVe siècle et le début Le bâtiment d'époque renaissance est constitué de pilastres et d’arcatures en pierre de molasse auquel s’ajoute une niche surmontée d’un dais gothique flamboyant.du XVIe siècle.
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LA TOURELLE DE L'HÔTEL RABOT
Trois rois de France séjournèrent dans cette demeure : Charles VIII, Louis XII et François Ier. C'est le premier des trois qui donnera l'autorisation en 1494 de percer le rempart romain afin d'accéder à son jardin situé de l'autre côté du rempart, créant ainsi le futur porche du "Passage Teisseire", aujourd'hui Passage de la République.
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LA TOURELLE DE L'HÔTEL RABOT
Rappelant les « oriels » alsaciens, l'avancée à trois pans repose sur une voûte surbaissée sous laquelle se trouvait un puits. Le décor de pilastres et d'arcatures de la balustrade évoque la cour de l'hôtel Bullioud à Lyon, construit par le grand architecte Philibert Delorme, est édifié contre le rempart romain à partir de 1471 par la famille Rabot (originaire de Crest dans la Drôme) dont les membres furent des conseillers et des présidents du Parlement du Dauphiné. Son édification remonte très certainement à Jean Rabot, président du parlement entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle.
L'hôtel est acquis par Mathieu Teisseire en 1776 et restera dans la famille jusqu'à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, il abrite la librairie Arthaud.
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L'HÔTEL RABOT
La partie la plus récente datant du XVIIe siècle de la demeure abrite un bel escalier à balustres de pierre, visible dans la librairie et accessible aux clients de la librairie.
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L'HÔTEL RABOT
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L'HÔTEL RABOT
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La place Grenette.
Autrefois Champ-du-Breuil, puis place du Breuil, la place porte le nom de place de la Granaterie et enfin celui de place Grenette, probablement, dès la fin du XVIe siècle lorsque Lesdiguières fit démolir l'ancienne enceinte, intégrant ainsi la place dans la ville.
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La place Grenette.
Le Château d'eau Lavalette, quelquefois dénommée Fontaine aux amours et aux dauphins, voire, tout simplement, Fontaine Lavalette.
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La place Grenette.
La fontaine située au fond de la place non loin de l'ancien hôtel de ville, dénommée Château d'eau Lavalette, a été mise en service en 1827 après l'administration du marquis de Lavalette, alors maire sortant de Grenoble et créateur du premier réseau de canalisation des fontaines de la ville. Cette fontaine a été conçue par le sculpteur Victor Sappey et produite par le fondeur Crozatier. Le monument réalisé en pierre de Sassenage, est orné de quatre angelots chevauchant des dauphins en bronze, emblèmes du Dauphiné.
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La place Grenette.
Le Château d'eau Lavalette, quelquefois dénommée Fontaine aux amours et aux dauphins, voire, tout simplement, Fontaine Lavalette.
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La place Grenette.
A droite, la maison du docteur Gagnon, grand-père de Stendhal, qui est le nouveau musée Stendhal. La maison bleue est une ancienne ganterie qui travaillait les peaux de chevreaux.
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Auberge Napoléon.
Un aubergiste originaire de Montélimar, Jean-François Rivière achète et fait aménager rue Montorge un établissement capable d’accueillir des voitures : l’auberge des Trois Dauphins. Au cours des Cent-Jours, Napoléon parvient le 7 mars 1815 à se faire ouvrir les portes de la ville, et loge dans cet établissement. « Jusqu’à Grenoble, j’étais un aventurier. À Grenoble, j’étais un prince » aurait-il dit plus tard, redevenu Empereur. De fait, Grenoble marque l’étape finale de la Route Napoléon, tandis que l’auberge où il a couché prend le nom d’Auberge Napoléon.
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LE JARDIN DE VILLE
Le « pré de la Trésorerie », situé en avant des remparts romains, fut transformé au début du XVIIe siècle par François de Bonne, duc de Lesdiguières, gouverneur du Dauphiné, en jardin pour son palais et englobé dans la nouvelle enceinte qu'il a fait bâtir.
Il a toujours été divisé en un jardin de fleurs et un « bosquet ». Seul espace vert au cœur de la vieille ville, il a longtemps été le cadre d'une riche vie sociale. Il est dominé par la « treille » de Stendhal, terrasse dépendant de l'appartement du docteur Gagnon, grand-père maternel de l'écrivain, installée sur le premier mur d'enceinte de la ville.
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LE JARDIN DE VILLE
Il est dominé par la « treille » de Stendhal, terrasse dépendant de l'appartement du docteur Gagnon, grand-père maternel de l'écrivain, installée sur le premier mur d'enceinte de la ville.
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LE JARDIN DE VILLE
Kiosque à musique de 1886.
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LE JARDIN DE VILLE
Le Duc de Lesdiguières fit tracer le jardin à la française au milieu duquel il est statufié sous les traits d'Hercule, et fit bâtir des terrasses.
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LE JARDIN DE VILLE
L'hôtel de Lesdiguières est un édifice historique construit à partir de 1602 par l'architecte Pierre La Cuisse. Lieu de tous les pouvoirs en Dauphiné, il va être successivement hôtel particulier du duc de Lesdiguières et de ses successeurs, puis résidence des Intendants du Dauphiné à partir de 1683. Devenu propriété de la ville en 1719, elle y installe son hôtel de ville jusqu'en 1967. Au XIXe siècle l'édifice partage ses locaux avec les services de la préfecture jusqu'en 1867.
En 1970, l'édifice trouve une nouvelle fonction culturelle en accueillant le musée Stendhal puis l'année suivante une bibliothèque de quartier. En 2004, le musée ferme ses portes pour que la Maison de l'international investisse les locaux en 2006. Derrière, le clocher de la collégiale Saint-André.
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LE JARDIN DE VILLE
Hercule. Bronze à la cire perdue. Copie moderne d'un bronze italien de la seconde moitié du XVIe siècle.
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LE JARDIN DE VILLE
La tour est une tour du rempart que le duc a incluse dans son palais.
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LE JARDIN DE VILLE
24 platanes parmi la centaine d’arbres présents sont classés remarquables.
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Maison avec des lambrequins aux fenêtres.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le clocher. Haut de 56 mètres, il fut achevé à la fin du XIIIe siècle. Il contient un carillon de trois cloches. Le bourdon fut fondu en 1693 et porte les armes du prévôt Flodoard Moret de Bourchenu. Les deux autres cloches datent du XIXe siècle.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le clocher. La tour carrée en brique chevauche le bras sud du transept. La grande flèche de tuf argenté, équilibrée par quatre clochetons, est agrémentée par d'élégantes lucarnes. Son accent vertical constitue un signal sur la ville. Le son des cloches de Saint-André fait naître chez Stendhal enfant sa première émotion musicale. Plus tard, sous la Convention, dans la collégiale transformée par les Jacobins en lieu de réunions publiques, Stendhal fait l'expérience de la Révolution.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
La construction de la collégiale Saint-André, fondée en 1228 par le dauphin Guigues-André, a été financée grâce aux revenus des mines d'argent de Brandes-en-Oisans. Cette église, au style pur et dépouillé, qui abrita le tombeau des dauphins (détruit en 1562) marque dans l'espace urbain l'affirmation du pouvoir delphinal, concurrent de celui des évêques, coseigneurs de la ville.
De création récente, la place d'Agier qui occupe l'emplacement de l'ancien cloître canonial, offre une vue complète du clocher bâti à la fin du XIIIe siècle.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le clocher. Le petit clocheton à gauche porte les symboles des quatre évangélistes.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le clocher. Le petit clocheton à gauche porte les symboles des quatre évangélistes.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le portail sud est l'ancien accès au cloître démoli. Le tympan de ce portail présente une sculpture en bas-relief représentant les anges de la Mer et de la Terre encensant une croix (anges thuriféraires).
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Celui de gauche symbolise l'eau, celui de droite, la terre.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
A la Révolution, l’église, successivement siège de la Société Populaire et temple décadaire, sera rendue au culte en 1802 pour devenir église paroissiale. Les restes du cloître et des bâtiments canoniaux, au sud de l’église ont été démolis après 1857.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint André.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Chapelle de Sainte Rose-Philippine Duchesne. Sainte Rose-Philippine Duchesne (1769 - 1852) née le 29 août place Saint André, à l’ombre de la Collégiale.
Le 3 juillet 1988, le Pape Jean-Paul II canonisait Rose-Philippine Duchesne ; moins de 500 Français participaient à la cérémonie place Saint Pierre à Rome, alors que plus de 7000 Américains étaient présents !
Les Français ne connaissent pas cette grenobloise fascinante, cousine du Premier Ministre Casimir Perrier tandis que les Américains la vénèrent.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Chapelle de Sainte Rose-Philippine Duchesne. Les habitants du Nouveau-Monde ont un don certain pour accueillir, adopter et honorer les étrangers ; le nom de Philippine Duchesne figure sur la première ligne du monument qu’ils ont érigé à Saint Louis à la gloire des femmes-pionnières.
Adoratrice et missionnaire de la Congrégation des religieuses du Sacré-Cœur, sous la direction de Saint Madeleine-Sophie Barrat, Philippine se fait pauvre parmi les pauvres, elle fonde en Amérique les premières écoles gratuites sans discrimination de races et traverse toutes les frontières géographiques, ethniques, culturelles et sociales.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
La collégiale Saint-André est un édifice d'une remarquable homogénéité fondé au XIIIe siècle par André Dauphin. La collégiale Saint-André de Grenoble avait été voulue par son fondateur comme chapelle palatine et nécropole de sa dynastie à la suite de l'inondation de Grenoble en 1219.
Le parti de nef unique, transept bas, chevet carré et clocher latéral (couronné par une belle flèche octogonale en tuf), associé à l'emploi de la brique, constitue un véritable manifeste d'une mode architecturale spécifiquement dauphinoise, des XIIIe et XIVe siècles. Cette église au style pur et dépouillé abrita le tombeau des dauphins, détruit en 1562 par les troupes protestantes du baron des Adrets durant les guerres de Religion
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le chœur.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le chœur.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint André, le Christ, Saint Jean-Baptiste
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
La Sainte Trinité.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint Marc
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint Jean.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint Luc
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Saint Matthieu
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Une commande de vitraux est passée à la fin du 19e siècle auprès du maître verrier Lucien Bégule. Vitrail de Saint Bruno.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le Christ et les enfants, l'Eucharistie,le Sacré-Coeur, Saint Vincent de Paul, ?
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
L'Eucharistie, Marie et les apôtres, ?, la vierge entourée d'anges, le couronnement de la Vierge
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Le Christ prêchant, le Crucifixion, la Résurrection.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
Création d'Eve, Adam et Eve devant l'arbre de la Connaissance (le serpent a une tête de femme), l'Annonciation, la Nativité, la Sainte Famille dans l'atelier de Joseph.
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LA COLLEGIALE SAINT-ANDRÉ.
La première mention d'un orgue date de 1439. Le buffet actuel fut construit entre 1701 et 1704, sur une tribune édifiée en 1686. On y installa l'instrument (12 jeux, un seul clavier) conçu par le facteur lyonnais François du Fayet. En 1748, Samson Scherrer apporte des modifications et fait passer le nombre de jeux à 24. La composition actuelle de l'orgue date de 1946. Plusieurs grands artistes s'y produisirent, dont Marcel Dupré et Gaston Litaize. Le titulaire fut pendant plus de trente ans l'organiste et compositeur Félicien Wolff.