Paris 2025

La place de la Concorde, l'Hôtel de la Marine, l'église Sainte Jeanne de Chantal, les immeubles Art-Déco, l'Immeuble Le Corbusier.

<center>Place de la Concorde</center>Les fontaines de la Concorde sont deux fontaines implantées de part et d'autre de l'obélisque de la Concorde. Il y a, au sud, la Fontaine des Mers et au nord la Fontaine des Fleuves. Elles célèbrent la navigation fluviale (fontaine du côté nord vers la rue Royale) et la navigation maritime (fontaine du côté sud vers la Seine).
Place de la Concorde
Les fontaines de la Concorde sont deux fontaines implantées de part et d'autre de l'obélisque de la Concorde. Il y a, au sud, la Fontaine des Mers et au nord la Fontaine des Fleuves. Elles célèbrent la navigation fluviale (fontaine du côté nord vers la rue Royale) et la navigation maritime (fontaine du côté sud vers la Seine).
1
<center>Place de la Concorde</center>Pour la réalisation des statues ornant ces fontaines, l'architecte fait appel à de nombreux artistes : Jean-François-Théodore Gechter, Honoré-Jean-Aristide Husson, François Lanno, Nicolas Brion, Auguste-Hyacinthe Debay, Antoine Desboeufs, Jean-Jacques Feuchère, Antonin-Marie Moine, Jean-Jacques Elshoecht (dit Carle Elshoecht) et Louis-Parfait Merlieux.  Elles ont la particularité d'être en fonte de fer, selon le choix d'Hittorff. La fontaine fluviale est composée de figures assises représentant le Rhin et le Rhône, des produits des régions arrosées (raisins, blé, fruits, fleurs), des statues de la Navigation fluviale, l'Agriculture et l'Industrie.
Place de la Concorde
Pour la réalisation des statues ornant ces fontaines, l'architecte fait appel à de nombreux artistes : Jean-François-Théodore Gechter, Honoré-Jean-Aristide Husson, François Lanno, Nicolas Brion, Auguste-Hyacinthe Debay, Antoine Desboeufs, Jean-Jacques Feuchère, Antonin-Marie Moine, Jean-Jacques Elshoecht (dit Carle Elshoecht) et Louis-Parfait Merlieux. Elles ont la particularité d'être en fonte de fer, selon le choix d'Hittorff. La fontaine fluviale est composée de figures assises représentant le Rhin et le Rhône, des produits des régions arrosées (raisins, blé, fruits, fleurs), des statues de la Navigation fluviale, l'Agriculture et l'Industrie.
2
<center>Place de la Concorde</center>Le Rhin, par Gechter, encadré par la Vendange et par la Récolte des fruits.
Place de la Concorde
Le Rhin, par Gechter, encadré par la Vendange et par la Récolte des fruits.
3
<center>Place de la Concorde</center>La Récolte des fruit et la Récolte des fleurs par Lanno.
Place de la Concorde
La Récolte des fruit et la Récolte des fleurs par Lanno.
4
<center>Place de la Concorde</center>La Récolte des fleurs par Lanno.
Place de la Concorde
La Récolte des fleurs par Lanno.
5
<center>Place de la Concorde</center>Le Rhône par Gechter.
Place de la Concorde
Le Rhône par Gechter.
6
<center>Place de la Concorde</center>La Moisson et La Vendange,  par Husson.
Place de la Concorde
La Moisson et La Vendange, par Husson.
7
<center>Place de la Concorde</center>Néréide.
Place de la Concorde
Néréide.
8
<center>Place de la Concorde</center>Un Triton.
Place de la Concorde
Un Triton.
9
<center>Place de la Concorde</center>Une Néréide.
Place de la Concorde
Une Néréide.
10
<center>Place de la Concorde</center>Un Triton.
Place de la Concorde
Un Triton.
11
<center>Place de la Concorde</center>Sous la vasque supérieure : l''Agriculture, par Jean-Jacques Feuchère.
Place de la Concorde
Sous la vasque supérieure : l''Agriculture, par Jean-Jacques Feuchère.
12
<center>Place de la Concorde</center>Sous la vasque supérieure : La Navigation fluviale et l'Industrie, par Jean-Jacques Feuchère.
Place de la Concorde
Sous la vasque supérieure : La Navigation fluviale et l'Industrie, par Jean-Jacques Feuchère.
13
<center>Place de la Concorde</center>La place Louis XV, actuelle place de la Concorde, doit sa création à la volonté de la Ville de Paris d’édifier une statue en l'honneur du roi Louis XV en 1748. Après cinq ans de débats, c’est Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi, qui effectue une synthèse des différents projets pour créer les plans définitifs de la future place Louis XV. La statue du roi sera au centre d’une place formée de jardins en fossés secs bordés de balustrades. Au nord, deux palais jumeaux aux façades classiques monumentales de part et d’autre de la rue Royale. À l’ouest, la place s’ouvre sur les Champs-Élysées et la cour de la reine.
Place de la Concorde
La place Louis XV, actuelle place de la Concorde, doit sa création à la volonté de la Ville de Paris d’édifier une statue en l'honneur du roi Louis XV en 1748. Après cinq ans de débats, c’est Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi, qui effectue une synthèse des différents projets pour créer les plans définitifs de la future place Louis XV. La statue du roi sera au centre d’une place formée de jardins en fossés secs bordés de balustrades. Au nord, deux palais jumeaux aux façades classiques monumentales de part et d’autre de la rue Royale. À l’ouest, la place s’ouvre sur les Champs-Élysées et la cour de la reine.
14
<center>Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.</center>En 1765, les façades qui ne sont encore que des décors vont finalement trouver une affectation et ce sont deux palais jumeaux qui vont commencer à s'élever de part et d'autre de la rue Royale. La construction du bâtiment derrière les façades d'Ange-Jacques Gabriel va durer de 1757 à 1774. C’est en 1765 que l’on décide d’installer le Garde-Meuble royal, institution en charge du mobilier du roi, dans le palais le plus à l’est (entre l’actuelle rue Royale et  la rue Saint-Florentin), le futur Hôtel de la Marine. Censé, dans un premier temps, n’occuper qu’une partie du bâtiment, le Garde-Meuble finit par investir l’entièreté du lieu en 1767. Son pendant à l'ouest, destiné à l'origine à devenir l'hôtel des Monnaies projet qui fut abandonné, est composé de quatre hôtels : au n°4, l'hôtel de Coislin, au n°6, l'hôtel du Plessis-Bellière, au n°8, l'hôtel Cartier et au n°10, l'hôtel de Crillon, anciennement hôtel d'Aumont.
Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.
En 1765, les façades qui ne sont encore que des décors vont finalement trouver une affectation et ce sont deux palais jumeaux qui vont commencer à s'élever de part et d'autre de la rue Royale. La construction du bâtiment derrière les façades d'Ange-Jacques Gabriel va durer de 1757 à 1774. C’est en 1765 que l’on décide d’installer le Garde-Meuble royal, institution en charge du mobilier du roi, dans le palais le plus à l’est (entre l’actuelle rue Royale et la rue Saint-Florentin), le futur Hôtel de la Marine. Censé, dans un premier temps, n’occuper qu’une partie du bâtiment, le Garde-Meuble finit par investir l’entièreté du lieu en 1767. Son pendant à l'ouest, destiné à l'origine à devenir l'hôtel des Monnaies projet qui fut abandonné, est composé de quatre hôtels : au n°4, l'hôtel de Coislin, au n°6, l'hôtel du Plessis-Bellière, au n°8, l'hôtel Cartier et au n°10, l'hôtel de Crillon, anciennement hôtel d'Aumont.
15
<center>Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.</center>Ancêtre du Mobilier national et du Musée des arts décoratif, le Garde-Meuble de la Couronne englobe dès l'origine des salles d'exposition : c'est de fait un des premiers musées de Paris. L'administration installée désormais dans ce bâtiment, pilotée par un intendant, était aussi chargé du choix, de l’achat et de la conservation du mobilier et des collections du Roi : armes et armures (ce qui était connue de la population parisienne de l'époque et qui explique certains événements de la Révotion lorsque cette population était à la recherche d'armes, cadeaux diplomatiques, étoffes, tentures et tapisseries, vases de pierres dures, porcelaines, chinoiseries, bronzes, biscuits... mais aussi batteries de cuisine et linges de maison. Enfin le Garde-Meuble conserve les diamants de la Couronne de France et les bijoux personnels du Roi et de la Famille Royale. Le bâtiment abrite également les somptueux appartements de l’Intendant du Garde-Meuble : au 1er intendant, Pierre-Elizabeth de Fontanieu, succède Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray à partir de 1784. Ce dernier occupe le poste de 1784 à 1792, année où il est assassiné par les révolutionnaires à la prison de l’Abbaye.
Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.
Ancêtre du Mobilier national et du Musée des arts décoratif, le Garde-Meuble de la Couronne englobe dès l'origine des salles d'exposition : c'est de fait un des premiers musées de Paris. L'administration installée désormais dans ce bâtiment, pilotée par un intendant, était aussi chargé du choix, de l’achat et de la conservation du mobilier et des collections du Roi : armes et armures (ce qui était connue de la population parisienne de l'époque et qui explique certains événements de la Révotion lorsque cette population était à la recherche d'armes, cadeaux diplomatiques, étoffes, tentures et tapisseries, vases de pierres dures, porcelaines, chinoiseries, bronzes, biscuits... mais aussi batteries de cuisine et linges de maison. Enfin le Garde-Meuble conserve les diamants de la Couronne de France et les bijoux personnels du Roi et de la Famille Royale. Le bâtiment abrite également les somptueux appartements de l’Intendant du Garde-Meuble : au 1er intendant, Pierre-Elizabeth de Fontanieu, succède Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray à partir de 1784. Ce dernier occupe le poste de 1784 à 1792, année où il est assassiné par les révolutionnaires à la prison de l’Abbaye.
16
<center>Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.</center>Durant près de vingt-cinq ans, le Garde-Meuble et son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu (1772 à 1784) puis Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray (1784 à 1792), vont occuper le palais. Dès le début de la Révolution, le roi Louis XVI quitte Versailles pour Paris. Toutes les administrations de l’État présentes à Versailles doivent donc regagner la capitale. Le ministère de la Marine, avec à sa tête le comte de La Luzerne et Jean-Baptiste Berthier, s’installe dans le palais abritant le Garde-Meuble en 1789. Dans un premier temps, la Marine occupe des espaces au deuxième étage et à l’ouest du premier étage,  avant de pouvoir occuper le bâtiment dans son ensemble. C’est le début de deux siècles de présence de cette administration dans ce palais qui portera désormais le nom d’Hôtel de la Marine. Le ministère de la Marine ne quittera le bâtiment qu'en 2015.
Le 13 juillet 1789, les révolutionnaires s’emparent des armes exposées dans la salle d’armes. Le lendemain, ils iront chercher des munitions à… la Bastille. Le 16 septembre 1792, le vol des bijoux de la Couronne a lieu à l'Hôtel de la Marine. 
Symbole de l’Ancien Régime, le Garde-Meuble est purement et simplement supprimé lors de la Révolution. Une partie des meubles et objets d’art est alors vendue aux enchères ou brûlée, notamment pour en récupérer les métaux précieux. 
En 1800, l'institution est recréée sous le nom de Garde-Meuble des Consuls. Elle deviendra ensuite Mobilier impérial (instalé rue des Orties, dans ce qui est aujourd'hui la Place du Carrousel du Louvre, puis à l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue Saint-Honoré, en 1825 dans les bâtiments de l'hôtel des Menus-Plaisirs rue Bergère et enfin au 103 quai d'Orsay en 1852, sur le terrain du musée du Quai Branly ) puis finalement Mobilier national en 1870 ( en 1935 il s'installe dans un nouveau bâtiment construit par Auguste Perret dans les jardins de la manufacture des Gobelins). Le Mobilier national est toujours en charge des meubles des différentes institutions nationales telles que l’Elysée.
Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.
Durant près de vingt-cinq ans, le Garde-Meuble et son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu (1772 à 1784) puis Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray (1784 à 1792), vont occuper le palais. Dès le début de la Révolution, le roi Louis XVI quitte Versailles pour Paris. Toutes les administrations de l’État présentes à Versailles doivent donc regagner la capitale. Le ministère de la Marine, avec à sa tête le comte de La Luzerne et Jean-Baptiste Berthier, s’installe dans le palais abritant le Garde-Meuble en 1789. Dans un premier temps, la Marine occupe des espaces au deuxième étage et à l’ouest du premier étage, avant de pouvoir occuper le bâtiment dans son ensemble. C’est le début de deux siècles de présence de cette administration dans ce palais qui portera désormais le nom d’Hôtel de la Marine. Le ministère de la Marine ne quittera le bâtiment qu'en 2015. Le 13 juillet 1789, les révolutionnaires s’emparent des armes exposées dans la salle d’armes. Le lendemain, ils iront chercher des munitions à… la Bastille. Le 16 septembre 1792, le vol des bijoux de la Couronne a lieu à l'Hôtel de la Marine. Symbole de l’Ancien Régime, le Garde-Meuble est purement et simplement supprimé lors de la Révolution. Une partie des meubles et objets d’art est alors vendue aux enchères ou brûlée, notamment pour en récupérer les métaux précieux. En 1800, l'institution est recréée sous le nom de Garde-Meuble des Consuls. Elle deviendra ensuite Mobilier impérial (instalé rue des Orties, dans ce qui est aujourd'hui la Place du Carrousel du Louvre, puis à l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue Saint-Honoré, en 1825 dans les bâtiments de l'hôtel des Menus-Plaisirs rue Bergère et enfin au 103 quai d'Orsay en 1852, sur le terrain du musée du Quai Branly ) puis finalement Mobilier national en 1870 ( en 1935 il s'installe dans un nouveau bâtiment construit par Auguste Perret dans les jardins de la manufacture des Gobelins). Le Mobilier national est toujours en charge des meubles des différentes institutions nationales telles que l’Elysée.
17
<center>Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.</center>Horloge de la cour d'honneur.  L. Chaudot. 1830-1850.  Horloge formée d'un fond en bois de chêne sur lequel sont fixés la moulure et douze éléments en cuivre émaillé portant des chiffres arabes (minutes) et romains (heures) séparés par une bande géométrique. Les aiguilles sont ajourées, dorées et fixées sur un médaillon en émail en blanc. Cette horloge était reliée à un dispositif de
Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.
Horloge de la cour d'honneur. L. Chaudot. 1830-1850. Horloge formée d'un fond en bois de chêne sur lequel sont fixés la moulure et douze éléments en cuivre émaillé portant des chiffres arabes (minutes) et romains (heures) séparés par une bande géométrique. Les aiguilles sont ajourées, dorées et fixées sur un médaillon en émail en blanc. Cette horloge était reliée à un dispositif de "pilotage" situé dans le bâtiment, à l'entresol ; elle est présentée dans un cercle doré, au-dessus du porche menant de la cour d'honneur à la cour de l'intendant, lui-même enchâssé dans un arc en plein cintre décoré de branches et feuilles dorées.
18
<center>Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.</center>
Cour d'honneur de l'Hôtel de la Marine.
19
<center>Cour de l’Intendant.</center>Au sol, d’authentiques pavés du XVIIIe siècle nous rappellent le temps où les artisans allaient et venaient entre les divers ateliers d’ébénisterie, de tapisserie ou encore de lustrerie situés dans cette même cour.
Cour de l’Intendant.
Au sol, d’authentiques pavés du XVIIIe siècle nous rappellent le temps où les artisans allaient et venaient entre les divers ateliers d’ébénisterie, de tapisserie ou encore de lustrerie situés dans cette même cour.
20
<center>Cour de l’Intendant.</center>La verrière « en diamant » de Hugh Dutton. Une impressionnante installation faite de vitres à l’effet miroir qui permet d’apporter de la luminosité, et de conserver l’harmonie de la cour du XVIIIe siècle.
Cour de l’Intendant.
La verrière « en diamant » de Hugh Dutton. Une impressionnante installation faite de vitres à l’effet miroir qui permet d’apporter de la luminosité, et de conserver l’harmonie de la cour du XVIIIe siècle.
21
<center>L'Hôtel de la Marine.</center>
L'Hôtel de la Marine.
22
<center>L'Hôtel de la Marine.</center>
L'Hôtel de la Marine.
23
<center>Grande antichambre.</center>Fontaine d'applique en plomb doré et marbre de Carrare. Le bassin, à débordement, se présente sous la forme d'une large coquille sculptée. Il repose sur un entablement à larges feuilles d'eau supporté par un piétement en triple console, le tout est posé sur une base moulurée. L'ensemble supporte un groupe en plomb doré représentant un putto dénudé passant les bras autour d'un cygne ; l'animal est représenté les ailes largement déployées, le bec de l'oiseau servant de déversoir. Un décor de joncs à l'arrière-plan.
Grande antichambre.
Fontaine d'applique en plomb doré et marbre de Carrare. Le bassin, à débordement, se présente sous la forme d'une large coquille sculptée. Il repose sur un entablement à larges feuilles d'eau supporté par un piétement en triple console, le tout est posé sur une base moulurée. L'ensemble supporte un groupe en plomb doré représentant un putto dénudé passant les bras autour d'un cygne ; l'animal est représenté les ailes largement déployées, le bec de l'oiseau servant de déversoir. Un décor de joncs à l'arrière-plan.
24
<center>Grande antichambre.</center>Statue : Hébé. Sculpture représentant une femme debout, drapée à l'antique, tenant de sa main droite une amphore et de la gauche une coupe. Elle est couronée de fleurs. Fille de Zeus et d'Héra, la déesse Hébé est l'échansonne des dieux. Ainsi elle est représentée tenant une amphore et une coupe.
Grande antichambre.
Statue : Hébé. Sculpture représentant une femme debout, drapée à l'antique, tenant de sa main droite une amphore et de la gauche une coupe. Elle est couronée de fleurs. Fille de Zeus et d'Héra, la déesse Hébé est l'échansonne des dieux. Ainsi elle est représentée tenant une amphore et une coupe.
25
<center>Grande antichambre.</center>Paire de tableaux : architecture et ruines. Paltronieri Pietro. 1720-1740. Paire de toiles peintes représentant des caprices architecturaux en ruine envahis par la végétation où sont disposés ça et là quelques groupes de figures. La première toile représente un groupe de trois personnages (deux femmes et un enfant) dans un paysage d'architecture grandiose. Une colonnade en marbre veiné bleu encadrant un escalier côtoie d'immenses colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens. En arrière-plan, de hauts murs en pierre de taille aux coloris roses sont ornés de médaillons et de frises à denticules et percés d'arcades brisées à panneaux moulurés.Sur la droite, trois vaches paissent près d'un escalier. Sous l'une des arcades se trouve une fontaine à laquelle s'accoudent un homme et un enfant. Près d'eux, un enfant joue avec une canne et tient son chapeau devant un immense socle portant un vase, sur un fond de paysage rocheux.
Grande antichambre.
Paire de tableaux : architecture et ruines. Paltronieri Pietro. 1720-1740. Paire de toiles peintes représentant des caprices architecturaux en ruine envahis par la végétation où sont disposés ça et là quelques groupes de figures. La première toile représente un groupe de trois personnages (deux femmes et un enfant) dans un paysage d'architecture grandiose. Une colonnade en marbre veiné bleu encadrant un escalier côtoie d'immenses colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens. En arrière-plan, de hauts murs en pierre de taille aux coloris roses sont ornés de médaillons et de frises à denticules et percés d'arcades brisées à panneaux moulurés.Sur la droite, trois vaches paissent près d'un escalier. Sous l'une des arcades se trouve une fontaine à laquelle s'accoudent un homme et un enfant. Près d'eux, un enfant joue avec une canne et tient son chapeau devant un immense socle portant un vase, sur un fond de paysage rocheux.
26
<center>Grande antichambre.</center>Paire de tableaux : architecture et ruines. Paltronieri Pietro. 1720-1740. Paire de toiles peintes représentant des caprices architecturaux en ruine envahis par la végétation où sont disposés ça et là quelques groupes de figures. La seconde toile représente au centre une femme agenouilées et son enfant, jouant avecun petit chien. Derrière eux, un autre groupe de deux hommes accompagnant un enfant et en fond de perspective, une femme et un enfant montant un escalier. Alentour, les ruines sont grandioses : à gauche des colonnes en marbre veiné rouge à chapiteaux ioniques encadrent des arcs et voisinent des colonnes cannelées supportant des frontons triangulaires, à droite une obélisque pointe vers le ciel et fait écho à la pyramide en arrière-plan.
Grande antichambre.
Paire de tableaux : architecture et ruines. Paltronieri Pietro. 1720-1740. Paire de toiles peintes représentant des caprices architecturaux en ruine envahis par la végétation où sont disposés ça et là quelques groupes de figures. La seconde toile représente au centre une femme agenouilées et son enfant, jouant avecun petit chien. Derrière eux, un autre groupe de deux hommes accompagnant un enfant et en fond de perspective, une femme et un enfant montant un escalier. Alentour, les ruines sont grandioses : à gauche des colonnes en marbre veiné rouge à chapiteaux ioniques encadrent des arcs et voisinent des colonnes cannelées supportant des frontons triangulaires, à droite une obélisque pointe vers le ciel et fait écho à la pyramide en arrière-plan.
27
<center>Grande antichambre.</center>
Grande antichambre.
28
<center>Grande antichambre.</center>
Grande antichambre.
29
<center>Grande antichambre.</center>Les quatre éléments : l'eau,
Grande antichambre.
Les quatre éléments : l'eau,
30
<center>Grande antichambre.</center>Les quatre éléments : l'air,
Grande antichambre.
Les quatre éléments : l'air,
31
<center>Grande antichambre.</center>Les quatre éléments : la terre,
Grande antichambre.
Les quatre éléments : la terre,
32
<center>Grande antichambre.</center>Les quatre éléments : le feu.
Grande antichambre.
Les quatre éléments : le feu.
33
<center>Petite antichambre</center>Chaise à dossier en médaillon en hêtre élégi, sculpté, peint en gris. Les pieds fuselés et cannelés sont réunis par une entretoise en X et surmontés par des dés de raccordement à fleurette. Les traverses et les montants du dossier ovale sont simplement moulurés. L'assise et le dossier sont garnis en plein et couverts d'un velours uni corail, galonné. 1774-1799. Pierre-Éloi Langlois  (1738-1805) est reçu maître menuisier en sièges le 7 septembre 1774. Il installe son atelier rue de Lappe jusqu'à la Révolution puis le transfère cour de la Juiverie près des fossés de la Bastille. Il se distingue par des lignes simples, pures, aux proportions un peu courtes.
Petite antichambre
Chaise à dossier en médaillon en hêtre élégi, sculpté, peint en gris. Les pieds fuselés et cannelés sont réunis par une entretoise en X et surmontés par des dés de raccordement à fleurette. Les traverses et les montants du dossier ovale sont simplement moulurés. L'assise et le dossier sont garnis en plein et couverts d'un velours uni corail, galonné. 1774-1799. Pierre-Éloi Langlois (1738-1805) est reçu maître menuisier en sièges le 7 septembre 1774. Il installe son atelier rue de Lappe jusqu'à la Révolution puis le transfère cour de la Juiverie près des fossés de la Bastille. Il se distingue par des lignes simples, pures, aux proportions un peu courtes.
34
<center>Petite antichambre</center>Tableau : Chien gardant du gibier auprès d'un buisson de roses. Alexandre-François Desportes. 1724.
Petite antichambre
Tableau : Chien gardant du gibier auprès d'un buisson de roses. Alexandre-François Desportes. 1724.
35
<center>Petite antichambre</center>Poêle de chauffage. 1775-1825.  Poêle en faïence de couleur, dominante de jaune et bordure verte, avec pour motif central une scène à l'antique d'un char tiré par des panthères. Frises d'oves et de vagues couronnant le corps du poële, surmontées d'un plateau en marbre rouge de Caunes.
Petite antichambre
Poêle de chauffage. 1775-1825. Poêle en faïence de couleur, dominante de jaune et bordure verte, avec pour motif central une scène à l'antique d'un char tiré par des panthères. Frises d'oves et de vagues couronnant le corps du poële, surmontées d'un plateau en marbre rouge de Caunes.
36
<center>Petite antichambre</center>Le parquet.
Petite antichambre
Le parquet.
37
<center>Grand cabinet </center>Premier valet de la chambre du Roi, premier maire de Versailles, Thierry de Ville-d’Avray mène une grande carrière dans l’administration avant d’acheter la charge d’intendant du Garde-Meuble de la Couronne à Pierre-Elisabeth de Fontanieu en 1784. Il est le second intendant à occuper l’Hôtel de la Marine jusqu’en 1792.
Grand cabinet
Premier valet de la chambre du Roi, premier maire de Versailles, Thierry de Ville-d’Avray mène une grande carrière dans l’administration avant d’acheter la charge d’intendant du Garde-Meuble de la Couronne à Pierre-Elisabeth de Fontanieu en 1784. Il est le second intendant à occuper l’Hôtel de la Marine jusqu’en 1792.
38
<center>Grand cabinet </center>Secrétaire à cylindre. 1784-1784. Secrétaire à cylindre en chêne, plaqué d'acajou moucheté. Les quatre pieds, légèrement courbes, se terminent en pattes de lion en bronze doré. L'angle extérieur des pieds est renforcé par deux baguettes parallèles en bronze doré, se terminant par une console en volute au niveau de la ceinture. Le secrétaire s'ouvre en façade par un long tiroir au centre et deux superposés sur les côtés. Ils sont cernés d'une baguette en bronze doré. Les poignées sont en forme de couronne de laurier et entourent une rosette. Une tablette peut être tirée de chaque côté du secrétaire. Le cylindre cache plusieurs compartiments. Il est surmonté de trois autres tiroirs. En s'ouvrant, le tiroir central libère une tablette ornée d'un maroquin vert. Une galerie ajourée en bronze doré surmonte le tout. Attribué à l'atelier de l'ébéniste Jean-Henri Riesener (1734-1806), ce secrétaire à cylindre a été commandé en 1784 par Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray, intendant général des Meubles de la Couronne, pour être envoyé dans son grand cabinet à l'hôtel du Garde-Meuble. En 1785, il meuble le cabinet intérieur du comte de Provence à Fontainebleau. <br> Fauteuil tournant. Henri Jacob.  1750-1799. Fauteuil en deux parties : d’une part un support en bois reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés, accueillant d’autre part l’assise en bois et cuir, permettant à la partie supérieure de pivoter. L’assise, circulaire, est garnie de cuir noir. Les accotoirs à volutes rentrantes rejoignent le dossier mouluré, en chapeau de gendarme, également garni de cuir.
Grand cabinet
Secrétaire à cylindre. 1784-1784. Secrétaire à cylindre en chêne, plaqué d'acajou moucheté. Les quatre pieds, légèrement courbes, se terminent en pattes de lion en bronze doré. L'angle extérieur des pieds est renforcé par deux baguettes parallèles en bronze doré, se terminant par une console en volute au niveau de la ceinture. Le secrétaire s'ouvre en façade par un long tiroir au centre et deux superposés sur les côtés. Ils sont cernés d'une baguette en bronze doré. Les poignées sont en forme de couronne de laurier et entourent une rosette. Une tablette peut être tirée de chaque côté du secrétaire. Le cylindre cache plusieurs compartiments. Il est surmonté de trois autres tiroirs. En s'ouvrant, le tiroir central libère une tablette ornée d'un maroquin vert. Une galerie ajourée en bronze doré surmonte le tout. Attribué à l'atelier de l'ébéniste Jean-Henri Riesener (1734-1806), ce secrétaire à cylindre a été commandé en 1784 par Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray, intendant général des Meubles de la Couronne, pour être envoyé dans son grand cabinet à l'hôtel du Garde-Meuble. En 1785, il meuble le cabinet intérieur du comte de Provence à Fontainebleau.
Fauteuil tournant. Henri Jacob. 1750-1799. Fauteuil en deux parties : d’une part un support en bois reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés, accueillant d’autre part l’assise en bois et cuir, permettant à la partie supérieure de pivoter. L’assise, circulaire, est garnie de cuir noir. Les accotoirs à volutes rentrantes rejoignent le dossier mouluré, en chapeau de gendarme, également garni de cuir.
39
<center>Grand cabinet </center>Canapé.  Georges Jacob. 1765-1799. Canapé en bois doré sculpté reposant sur six pieds toupies cannelés et rudentés. La traverse supérieure du dossier, ornée de deux pommes de pin, la ceinture et le dessus des accotoirs sont sculptés de chutes de piastres, tandis que les montants verticaux sont ornés d'un filet de doubles perles et de culots de feuilles de refend. Les dés de raccordement sont ornés de quatrefeuilles. Le canapé est garni d'une tapisserie à fond blanc cassé, comportant sur le dossier un motif de draperie bleue à franges d'or ornée de fleurettes blanches, s'ouvrant au centre sur un bouquet émergeant d'un vase en forme de trompette et comportant à gauche une tulipe perroquet, dans un encadrement de branches de buis. La composition centrale est flanquée de couples de colombes
Grand cabinet
Canapé. Georges Jacob. 1765-1799. Canapé en bois doré sculpté reposant sur six pieds toupies cannelés et rudentés. La traverse supérieure du dossier, ornée de deux pommes de pin, la ceinture et le dessus des accotoirs sont sculptés de chutes de piastres, tandis que les montants verticaux sont ornés d'un filet de doubles perles et de culots de feuilles de refend. Les dés de raccordement sont ornés de quatrefeuilles. Le canapé est garni d'une tapisserie à fond blanc cassé, comportant sur le dossier un motif de draperie bleue à franges d'or ornée de fleurettes blanches, s'ouvrant au centre sur un bouquet émergeant d'un vase en forme de trompette et comportant à gauche une tulipe perroquet, dans un encadrement de branches de buis. La composition centrale est flanquée de couples de colombes
40
<center>Grand cabinet </center>A droite, Bureau plat en placage de palissandre et de bois de rose, orné de bronzes ciselés et dorés, couvert d’un marocain rouge. Les quatre pieds du bureau adoptent les courbes et contrecourbes habituelles de la Rocaille mais la ligne générale du meuble demeure sage. La ceinture abrite trois tiroirs dont les deux latéraux accusent une forme en virgule légèrement saillante. Les appliques en bronze ciselé et doré ornant les arêtes du plateau, des pieds, ainsi que les poignées et entrées de serrure des tiroirs, sont particulièrement remarquable.  1700-1799. Antoine Robert Gaudreau ou Gaudreaux (vers 1680-1751), attaché au service du Garde-Meuble de la Couronne en 1726, installe son atelier rue Princesse (actuel 6e arrondissement de Paris) à l’écart des quartiers habituels des ébénistes tel que le faubourg Saint-Antoine. Il collabore avec les sculpteurs Caffieri ou encore les frères Slodtz, conférant à ses oeuvres un caractère remarquable grâce à la qualité des ornements de bronze.
Grand cabinet
A droite, Bureau plat en placage de palissandre et de bois de rose, orné de bronzes ciselés et dorés, couvert d’un marocain rouge. Les quatre pieds du bureau adoptent les courbes et contrecourbes habituelles de la Rocaille mais la ligne générale du meuble demeure sage. La ceinture abrite trois tiroirs dont les deux latéraux accusent une forme en virgule légèrement saillante. Les appliques en bronze ciselé et doré ornant les arêtes du plateau, des pieds, ainsi que les poignées et entrées de serrure des tiroirs, sont particulièrement remarquable. 1700-1799. Antoine Robert Gaudreau ou Gaudreaux (vers 1680-1751), attaché au service du Garde-Meuble de la Couronne en 1726, installe son atelier rue Princesse (actuel 6e arrondissement de Paris) à l’écart des quartiers habituels des ébénistes tel que le faubourg Saint-Antoine. Il collabore avec les sculpteurs Caffieri ou encore les frères Slodtz, conférant à ses oeuvres un caractère remarquable grâce à la qualité des ornements de bronze.
41
<center>Grand cabinet </center>Bureau plat couvert en cuir et son cartonnier, plaqués de bois de satiné et de marqueterie de citronnier et d'amarante. Les quatre pieds fuselés sont pris dans des sabots et marqués en partie supérieure par des denticules en bronze doré. On distingue deux tiroirs et faux tiroirs en ceinture garnis d'un fond mosaïqué à fleurettes et encadrés par un jonc rubané. Les angles sont enrichis d'une applique de bronze en drapé retenu par des anneaux.
Le cartonnier, posé en bout, forme une caisse à sept compartiments surmontée d'une galerie. Elle reprend un motif mosaïqué en plein et les arrêtes sont protégées par du bronze doré. 1771-1794. Mathieu-Guillaume Cramer, d'origine allemande, est reçu maître ébéniste à Paris le 4 septembre 1771. Son atelier se trouvait d'abord au faubourg Saint-Antoine puis rue du Bac. Cramer est connu pour ses marqueteries de rosettes sur fond de bois jaune dont cet ensemble est un exemple. <br>Paire de statues (statuettes) : chevaux cabrés. 17e siècle. Cette paire de chevaux, fondue au XVIIe siècle, témoigne du goût de l'époque pour les petits bronzes, meublant notamment les cabinets, et pour l'observation de la nature.
Grand cabinet
Bureau plat couvert en cuir et son cartonnier, plaqués de bois de satiné et de marqueterie de citronnier et d'amarante. Les quatre pieds fuselés sont pris dans des sabots et marqués en partie supérieure par des denticules en bronze doré. On distingue deux tiroirs et faux tiroirs en ceinture garnis d'un fond mosaïqué à fleurettes et encadrés par un jonc rubané. Les angles sont enrichis d'une applique de bronze en drapé retenu par des anneaux. Le cartonnier, posé en bout, forme une caisse à sept compartiments surmontée d'une galerie. Elle reprend un motif mosaïqué en plein et les arrêtes sont protégées par du bronze doré. 1771-1794. Mathieu-Guillaume Cramer, d'origine allemande, est reçu maître ébéniste à Paris le 4 septembre 1771. Son atelier se trouvait d'abord au faubourg Saint-Antoine puis rue du Bac. Cramer est connu pour ses marqueteries de rosettes sur fond de bois jaune dont cet ensemble est un exemple.
Paire de statues (statuettes) : chevaux cabrés. 17e siècle. Cette paire de chevaux, fondue au XVIIe siècle, témoigne du goût de l'époque pour les petits bronzes, meublant notamment les cabinets, et pour l'observation de la nature.
42
<center>Grand cabinet </center>Pendule : La Prudence ou Cléopâtre. 1780.  Pendule en bronze doré représentant, sur une base en ébène, une femme assise, appuyée sur le cadran, tenant un serpent et se regardant dans un miroir. La base repose sur quatre pieds en bronze doré. Elle est ornée en façade d'une frise de postes en bronze doré. Un deuxième niveau de base accueille un masque féminin des cheveux de laquelle partent deux guirlandes se raccrochant sur les bords au coeur de deux rosettes.
Grand cabinet
Pendule : La Prudence ou Cléopâtre. 1780. Pendule en bronze doré représentant, sur une base en ébène, une femme assise, appuyée sur le cadran, tenant un serpent et se regardant dans un miroir. La base repose sur quatre pieds en bronze doré. Elle est ornée en façade d'une frise de postes en bronze doré. Un deuxième niveau de base accueille un masque féminin des cheveux de laquelle partent deux guirlandes se raccrochant sur les bords au coeur de deux rosettes.
43
<center>Grand cabinet </center>
Grand cabinet
44
<center>Grand cabinet </center>Neuf tableaux : panneaux en soie peinte, marouflée et montée sur chassis. Trois panneaux comportent des décors de vases d'où s'échappent des rinceaux, deux panneaux avec des décors de fleurs et rinceaux et quatre panneaux à décor de grotesques avec en parties supérieures des mandorles figurant des nus féminins et masculins. Les cadres sont en plomb peint et doré en décor de feuilles. 1775-1799.
Grand cabinet
Neuf tableaux : panneaux en soie peinte, marouflée et montée sur chassis. Trois panneaux comportent des décors de vases d'où s'échappent des rinceaux, deux panneaux avec des décors de fleurs et rinceaux et quatre panneaux à décor de grotesques avec en parties supérieures des mandorles figurant des nus féminins et masculins. Les cadres sont en plomb peint et doré en décor de feuilles. 1775-1799.
45
<center>Grand cabinet </center>
Grand cabinet
46
<center>Grand cabinet </center>
Grand cabinet
47
<center>Grand cabinet </center>Ecran de cheminée. Ecran rectangulaire à double face, monté sur patins cannelés et terminés par des cubes cannelés. A la partie supérieure au point d'intersection des montants moulurés : rosaces sculptées sur trois faces. Au milieu vase en saillie à double face avec guirlande de feuillage retombante. Il est garni, d'un côté, d'une tapisserie au point figurant une danseuse antique en grisaille sur fond rouge dans un encadrement de feuilles également en grisaille et, de l'autre côté une soie rose brochée de guirlandes roses en rivière separées par des bandes verticales portant un décor analogue plus petit. <br> Pendule aux enfants musiciens. 1780. Sur un socle en marbre griotte rouge et bronze doré, orné de têtes de Méduse dans un médaillon, de sphinges et de rinceaux, prennent place trois figures en bronze patiné. Au centre, le cadran émaillé blanc est surmonté d'un putto jouant des cymbales. De chaque côté du cadran, lui-même posé sur une base en bronze doré orné d'une scène d'offrance à l'antique en bas-relief, sont assis deux enfants faunes jouant de la trompe. Des instruments sont disposés à leurs pieds.
Grand cabinet
Ecran de cheminée. Ecran rectangulaire à double face, monté sur patins cannelés et terminés par des cubes cannelés. A la partie supérieure au point d'intersection des montants moulurés : rosaces sculptées sur trois faces. Au milieu vase en saillie à double face avec guirlande de feuillage retombante. Il est garni, d'un côté, d'une tapisserie au point figurant une danseuse antique en grisaille sur fond rouge dans un encadrement de feuilles également en grisaille et, de l'autre côté une soie rose brochée de guirlandes roses en rivière separées par des bandes verticales portant un décor analogue plus petit.
Pendule aux enfants musiciens. 1780. Sur un socle en marbre griotte rouge et bronze doré, orné de têtes de Méduse dans un médaillon, de sphinges et de rinceaux, prennent place trois figures en bronze patiné. Au centre, le cadran émaillé blanc est surmonté d'un putto jouant des cymbales. De chaque côté du cadran, lui-même posé sur une base en bronze doré orné d'une scène d'offrance à l'antique en bas-relief, sont assis deux enfants faunes jouant de la trompe. Des instruments sont disposés à leurs pieds.
48
<center>Grand cabinet </center>Paire de chenets en bronze doré ornés de deux pots à feu à chaque extrémité. La base du plus gros pot à feu est agrémentée sur ses trois faces extérieures d'un médaillon ovale à décor de foudre. 1750-1799.
Grand cabinet
Paire de chenets en bronze doré ornés de deux pots à feu à chaque extrémité. La base du plus gros pot à feu est agrémentée sur ses trois faces extérieures d'un médaillon ovale à décor de foudre. 1750-1799.
49
<center>Arrière-cabinet.</center>
Arrière-cabinet.
50
<center>Arrière-cabinet.</center>Petit écran de cheminée néoclassique. De forme rectangulaire reposant sur deux pieds en bois sculpté et doré, à décor de rosaces reliées par des attaches. Sur la traverse inférieure, bordure de feuilles d'eau, la partie supérieure ornée de godrons. La feuille est garnie d'un damas de soie bleu-vert.
Arrière-cabinet.
Petit écran de cheminée néoclassique. De forme rectangulaire reposant sur deux pieds en bois sculpté et doré, à décor de rosaces reliées par des attaches. Sur la traverse inférieure, bordure de feuilles d'eau, la partie supérieure ornée de godrons. La feuille est garnie d'un damas de soie bleu-vert.
51
<center>Arrière-cabinet.</center>Buste : Armand Thierry de Ville d’Avray. 1775-1799. Buste d'enfant, coupé aux épaules, disposé sur un socle. Le modèle est vêtu d'un gilet à deux rangs de boutons fermé par un col en dentelle. Le visage souriant légèrement tourné vers sa gauche, il est laissé nu-tête, laissant voir ses cheveux courts et soulignant sa jeunesse.
Arrière-cabinet.
Buste : Armand Thierry de Ville d’Avray. 1775-1799. Buste d'enfant, coupé aux épaules, disposé sur un socle. Le modèle est vêtu d'un gilet à deux rangs de boutons fermé par un col en dentelle. Le visage souriant légèrement tourné vers sa gauche, il est laissé nu-tête, laissant voir ses cheveux courts et soulignant sa jeunesse. "Armand Thierry de Mauregard, vicomte de Ville d'Avray (1773-1844). Son buste donné à son père pendant une visite à la manufacture". Armand-Victor Thierry de Ville d’Avray, né en 1773 et mort en 1844, fut Premier valet de chambre de Louis XVI puis de Louis XVIII, et Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne à partir de 1814. Il est le fils de Cécile Lemoyne de Boullongne (1734-1813) et de Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray. Dès les années 1750, la Manufacture de Sèvres produit des sculptures (figures et groupes) destinées au décor des tables et plus largement, des maisons aristocratiques et bourgeoises qui se garnissent progressivement des portraits sculptés de leurs occupants.
52
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>Lit à la romaine. Georges Jacob. 1780-1780. 
Lit en noyer redoré et garniture en damas de soie. Les deux chevets sont flanqués de colonnes se muant en carquois en partie supérieure, sculptés de torsades, de motifs végétaux, de cloches de muguet, de perles, de marguerites et de palmettes. La tête de lit est sommée d'une figure de femme couchée et couronnée de feuilles de lierre représentant Terpsichore, muse de la danse, et repose sur un médaillon orné d'une tête de femme de profil. Derrière elle se trouvent les attributs de la musique, une harpe et une trompette. L'autre chevet représente Eros, un tas de flèches et des guirlandes de fleurs. Ce lit provenant de la collection de Zwingelstein est réputé avoir appartenu à Marie-Madeleine Guimard (1746-1816), illustre courtisane et danseuse. Ce lit était probablement placé dans la chambre de son hôtel particulier construit par Ledoux rue de la Chaussée-d'Antin.
Georges Jacob (1739-1814) est reçu maître en 1765. Auteur de très nombreux fauteuils,  il est l'un des ébénistes favoris de Marie-Antoinette et des frères du roi et devient en 1781 ébéniste ordinaire du comte de Provence, futur Louis XVIII, et du comte d'Artois, futur Charles X. <br>Tableau : Sainte Cécile. La Fosse, Charles de.
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
Lit à la romaine. Georges Jacob. 1780-1780. Lit en noyer redoré et garniture en damas de soie. Les deux chevets sont flanqués de colonnes se muant en carquois en partie supérieure, sculptés de torsades, de motifs végétaux, de cloches de muguet, de perles, de marguerites et de palmettes. La tête de lit est sommée d'une figure de femme couchée et couronnée de feuilles de lierre représentant Terpsichore, muse de la danse, et repose sur un médaillon orné d'une tête de femme de profil. Derrière elle se trouvent les attributs de la musique, une harpe et une trompette. L'autre chevet représente Eros, un tas de flèches et des guirlandes de fleurs. Ce lit provenant de la collection de Zwingelstein est réputé avoir appartenu à Marie-Madeleine Guimard (1746-1816), illustre courtisane et danseuse. Ce lit était probablement placé dans la chambre de son hôtel particulier construit par Ledoux rue de la Chaussée-d'Antin. Georges Jacob (1739-1814) est reçu maître en 1765. Auteur de très nombreux fauteuils, il est l'un des ébénistes favoris de Marie-Antoinette et des frères du roi et devient en 1781 ébéniste ordinaire du comte de Provence, futur Louis XVIII, et du comte d'Artois, futur Charles X.
Tableau : Sainte Cécile. La Fosse, Charles de.
53
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>Tableau : David jouant de la harpe. La Fosse, Charles de. 1700. Tableau peint à l’huile sur toile fixée sur une support en bois, représentant David jouant de la harpe, la tête de Goliath à ses pieds devant un pilier et un arbre. Oeuvre réalisée en pendant de Sainte Cécile jouant de la harpe. <br>Après la porte, la garde-robe. Encoignure néoclassique aux angles abattus et vantail unique. Elle repose sur des pieds en plinthe garnis d'écoinçons en façade. Le décor est composé par une marqueterie de frisage. Le fond sombre rehausse les tables plus claires des angles ainsi que le motif en étoile sur le vantail. L'ensemble est sobrement souligné de bronzes dorés pour l'entrée de serrure et les décors de pseudo-chapiteaux à triglyphes en haut des montants. Le plateau est en marbre gris veiné blanc..
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
Tableau : David jouant de la harpe. La Fosse, Charles de. 1700. Tableau peint à l’huile sur toile fixée sur une support en bois, représentant David jouant de la harpe, la tête de Goliath à ses pieds devant un pilier et un arbre. Oeuvre réalisée en pendant de Sainte Cécile jouant de la harpe.
Après la porte, la garde-robe. Encoignure néoclassique aux angles abattus et vantail unique. Elle repose sur des pieds en plinthe garnis d'écoinçons en façade. Le décor est composé par une marqueterie de frisage. Le fond sombre rehausse les tables plus claires des angles ainsi que le motif en étoile sur le vantail. L'ensemble est sobrement souligné de bronzes dorés pour l'entrée de serrure et les décors de pseudo-chapiteaux à triglyphes en haut des montants. Le plateau est en marbre gris veiné blanc..
54
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>En haut, tableau : Le triomphe de Galatée. Dans le registre inférieur, au centre, la déesse tournée vers la droite est allongée sur un char marin tiré par deux dauphins. Le char est entouré par un cortège, précédé par des tritons soufflant dans leurs trompes et suivi de naïades et de dieux marins sortant des vagues demontées. Dans le registre supérieur, des putti soutiennent le voile rose de Galatée, gonflé par le vent, et un putto porte un flambeau allumé ; en haut à gauche, en arrière-plan, Polyphème est assis sur un rocher, tenant une flûte de Pan et le bâton de berger, et regarde le cortège de la déesse ; plus loin, en haut à droite, des putti soufflent dans les nuages ; le ciel est bleu foncé à nuages gris presque noirs. Le tableau est doré d'un cadre en bois doré, sculpté, décoré de registres de perles, de feuilles d'eau et d'entrelacs à rosettes d'acanthe avec quatre palmettes d'acanthe aux angles.
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
En haut, tableau : Le triomphe de Galatée. Dans le registre inférieur, au centre, la déesse tournée vers la droite est allongée sur un char marin tiré par deux dauphins. Le char est entouré par un cortège, précédé par des tritons soufflant dans leurs trompes et suivi de naïades et de dieux marins sortant des vagues demontées. Dans le registre supérieur, des putti soutiennent le voile rose de Galatée, gonflé par le vent, et un putto porte un flambeau allumé ; en haut à gauche, en arrière-plan, Polyphème est assis sur un rocher, tenant une flûte de Pan et le bâton de berger, et regarde le cortège de la déesse ; plus loin, en haut à droite, des putti soufflent dans les nuages ; le ciel est bleu foncé à nuages gris presque noirs. Le tableau est doré d'un cadre en bois doré, sculpté, décoré de registres de perles, de feuilles d'eau et d'entrelacs à rosettes d'acanthe avec quatre palmettes d'acanthe aux angles.
55
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>Bureau plat néoclassique à cinq tiroirs sur quatre pieds fuselés, cannelés et rudentés. L'ensemble est enrichi de bronzes dorés en chutes comme rudentures sur les pieds ainsi qu'aux angles de la ceinture formant triglyphes. Le plateau couvert de cuir est cerclé de bronze, comme les prises rondes des tiroirs. On note un plateau en tirette sur l'autre face en ceinture. 1750-1799.
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
Bureau plat néoclassique à cinq tiroirs sur quatre pieds fuselés, cannelés et rudentés. L'ensemble est enrichi de bronzes dorés en chutes comme rudentures sur les pieds ainsi qu'aux angles de la ceinture formant triglyphes. Le plateau couvert de cuir est cerclé de bronze, comme les prises rondes des tiroirs. On note un plateau en tirette sur l'autre face en ceinture. 1750-1799.
56
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>Paire de chenets en bronze doré constitués d'un socle quadripode dont le fût est orné de guirlandes de fruits, surmonté d'un pot à feu ovoïde à deux têtes de bélier et qui est lié par une frise de godrons à un plus petit socle, orné de guirlandes de feuilles de laurier, et surmonté d'un brûle-parfum. <br> Pendule à portique en marbre blanc rehaussé d'ornements en bronze doré et patiné. Elle se compose de deux piliers à base en volute, ornés de figures féminines en termes coiffées d’un némès et flanquées de rinceaux. Ils sont surmontés de deux sphinges tournant le dos au cadran dont le culot ajouré de branchages est surmonté d’un aigle aux ailes déployées. Le socle, agrémenté de trois reliefs figurant des bacchanales de putti, repose sur des pieds en laiton. 1750-1799.<br> Tableau : Sainte Famille, en forme de tondo représentant la Vierge, l'enfant Jésus, Sainte Élisabeth et le petit saint Jean-Baptiste. Dans un cadre très resserré apparaissent la Vierge traditionnellement représentée de trois-quarts, contemplant l’enfant Jésus – le corps tourné vers la gauche et regardant par-dessus son épaule, vers le spectateur – qu’elle porte sur ses genoux. A ses côtés se tient sainte Élisabeth avec son enfant souriant, saint Jean-Baptiste, qui déjà pointe son doigt en direction du Christ pour signifier Tableau : Saint François stigmatisé. 1650-1674. Dans un cadre en bois sculpté (palmettes, rangs de perles) et doré de format rectangulaire vertical, saint François est représenté dans un encadrement cintré au sommet, couché et le bras droit appuyé sur le sol, levant la main gauche et la tête en direction du ciel, vers deux chérubins apparaissant dans les nuées. Sur le sol est posé un crâne. Derrière lui, les troncs de deux arbres se croisent, subtile allusion à la croix." title="" />
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
Paire de chenets en bronze doré constitués d'un socle quadripode dont le fût est orné de guirlandes de fruits, surmonté d'un pot à feu ovoïde à deux têtes de bélier et qui est lié par une frise de godrons à un plus petit socle, orné de guirlandes de feuilles de laurier, et surmonté d'un brûle-parfum.
Pendule à portique en marbre blanc rehaussé d'ornements en bronze doré et patiné. Elle se compose de deux piliers à base en volute, ornés de figures féminines en termes coiffées d’un némès et flanquées de rinceaux. Ils sont surmontés de deux sphinges tournant le dos au cadran dont le culot ajouré de branchages est surmonté d’un aigle aux ailes déployées. Le socle, agrémenté de trois reliefs figurant des bacchanales de putti, repose sur des pieds en laiton. 1750-1799.
Tableau : Sainte Famille, en forme de tondo représentant la Vierge, l'enfant Jésus, Sainte Élisabeth et le petit saint Jean-Baptiste. Dans un cadre très resserré apparaissent la Vierge traditionnellement représentée de trois-quarts, contemplant l’enfant Jésus – le corps tourné vers la gauche et regardant par-dessus son épaule, vers le spectateur – qu’elle porte sur ses genoux. A ses côtés se tient sainte Élisabeth avec son enfant souriant, saint Jean-Baptiste, qui déjà pointe son doigt en direction du Christ pour signifier "Ecce Agnus Dei". Tandis que les trois principaux protagonistes de la scène sont dans la lumière et tournés vers le spectateur, le visage de sainte Élisabeth, représentée de profil tout comme saint Joseph qui se tient à l’arrière-plan, à droite, s’efface vers la pénombre du fond.
Tableau : Saint François stigmatisé. 1650-1674. Dans un cadre en bois sculpté (palmettes, rangs de perles) et doré de format rectangulaire vertical, saint François est représenté dans un encadrement cintré au sommet, couché et le bras droit appuyé sur le sol, levant la main gauche et la tête en direction du ciel, vers deux chérubins apparaissant dans les nuées. Sur le sol est posé un crâne. Derrière lui, les troncs de deux arbres se croisent, subtile allusion à la croix.
57
<center>Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray</center>Tableau : Vue du Pont-Neuf.  Pierre-Antoine Demachy. 1792. Tableau représentant une vue de fantaisie du Garde-Meuble de la Couronne (actuel Hôtel de la Marine), d'une partie du Pont-Neuf, avec la place de la Révolution en arrière plan et un arc de triomphe en ruines sur la partie gauche, au premier plan. Tableau : Deux putti, ou L'Astronomie. 1752-1754. Deux amours dans des nuées, l’un tenant une longue vue et l’autre, une torche et une loupe. Cadre en bois sculpté aux formes chantournées et doré. Peintre extrêmement prolifique et l’un des plus célèbres du siècle de Louis XV, François Boucher (29 septembre 1703-30 mai 1770) est né et mort à Paris. Reçu comme peintre d’histoire en janvier 1734, il est un peintre de scènes galantes et pastorales mais réalise aussi des œuvres inspirées de sujets mythologiques ou tirées de la religion chrétienne . Peintre favori de la marquise de Pompadour, il en réalise plusieurs portraits. <br>Tableau : Deux putti, ou Le Dessin. François Boucher. Deux amours dans des nuées, leur carquois déposé à côté d’eaux et accompagnés d’une colombe, formant une allégorie du dessin : l’un, de profil droit, dessine à la plume d’oie ; l’autre, placé légèrement au-dessus de lui, tient une couronne de laurier dans sa main gauche et lève une torche de sa main droite. Cadre en bois sculpté aux formes chantournées et doré.
Chambre de Monsieur Thierry de Ville-d'Avray
Tableau : Vue du Pont-Neuf. Pierre-Antoine Demachy. 1792. Tableau représentant une vue de fantaisie du Garde-Meuble de la Couronne (actuel Hôtel de la Marine), d'une partie du Pont-Neuf, avec la place de la Révolution en arrière plan et un arc de triomphe en ruines sur la partie gauche, au premier plan. Tableau : Deux putti, ou L'Astronomie. 1752-1754. Deux amours dans des nuées, l’un tenant une longue vue et l’autre, une torche et une loupe. Cadre en bois sculpté aux formes chantournées et doré. Peintre extrêmement prolifique et l’un des plus célèbres du siècle de Louis XV, François Boucher (29 septembre 1703-30 mai 1770) est né et mort à Paris. Reçu comme peintre d’histoire en janvier 1734, il est un peintre de scènes galantes et pastorales mais réalise aussi des œuvres inspirées de sujets mythologiques ou tirées de la religion chrétienne . Peintre favori de la marquise de Pompadour, il en réalise plusieurs portraits.
Tableau : Deux putti, ou Le Dessin. François Boucher. Deux amours dans des nuées, leur carquois déposé à côté d’eaux et accompagnés d’une colombe, formant une allégorie du dessin : l’un, de profil droit, dessine à la plume d’oie ; l’autre, placé légèrement au-dessus de lui, tient une couronne de laurier dans sa main gauche et lève une torche de sa main droite. Cadre en bois sculpté aux formes chantournées et doré.
58
<center>Cabinet de physique</center>Tour dit de Fontanieu. 1775-1824. Machine servant à guillocher en ligne droite, c’est-à-dire à orner des objets, notamment de petite taille (boîtes de montres, pièces d’horlogerie et d’orfèvrerie...), de traits gravés en creux et entrelacés. ette machine appartenait à Pierre de Fontanieu, intendant et contrôleur général du Garde-Meuble de la Couronne né à Paris le 10 décembre 1731. Il succède à son père, Gaspard-Moïse de Fontanieu, marquis de Fiennes et de Fontanieu. Membre de l’Académie royale des sciences de Suède à partir de 1779, il mourra en 1784 après s’être retiré au profit de Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray, qui devient alors contrôleur général des meubles de la Couronne.
Cabinet de physique
Tour dit de Fontanieu. 1775-1824. Machine servant à guillocher en ligne droite, c’est-à-dire à orner des objets, notamment de petite taille (boîtes de montres, pièces d’horlogerie et d’orfèvrerie...), de traits gravés en creux et entrelacés. ette machine appartenait à Pierre de Fontanieu, intendant et contrôleur général du Garde-Meuble de la Couronne né à Paris le 10 décembre 1731. Il succède à son père, Gaspard-Moïse de Fontanieu, marquis de Fiennes et de Fontanieu. Membre de l’Académie royale des sciences de Suède à partir de 1779, il mourra en 1784 après s’être retiré au profit de Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray, qui devient alors contrôleur général des meubles de la Couronne.
59
<center>Cabinet de physique</center>Tableau : Femme à sa toilette dans un paysage.  18e siècle. Femme à la toilette dans une architecture donnant sur un paysage apparaissant par une arche cintrée. <br> Tableau : Zette, dite étude de chienne blanche
Alexandre-François Desportes. 1714. Etude de lévrier blanc à l'arrêt dont la tête est tournée vers la droite, sur un fond neutre - de couleur marron / ocre.
François Desportes (ou Alexandre-François Desportes), baptisé le 16 février 1661 à Champigneulle et mort à Paris en 1743, est un peintre spécialisé dans la peinture animalière. Au cours de sa carrière, il réalise un nombre important de natures mortes et scènes de chasse, ainsi que des études académiques d’animaux. C’est en tant que
Cabinet de physique
Tableau : Femme à sa toilette dans un paysage. 18e siècle. Femme à la toilette dans une architecture donnant sur un paysage apparaissant par une arche cintrée.
Tableau : Zette, dite étude de chienne blanche Alexandre-François Desportes. 1714. Etude de lévrier blanc à l'arrêt dont la tête est tournée vers la droite, sur un fond neutre - de couleur marron / ocre. François Desportes (ou Alexandre-François Desportes), baptisé le 16 février 1661 à Champigneulle et mort à Paris en 1743, est un peintre spécialisé dans la peinture animalière. Au cours de sa carrière, il réalise un nombre important de natures mortes et scènes de chasse, ainsi que des études académiques d’animaux. C’est en tant que "peintre d’animaux" qu’il est reçu, en 1699, à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Peintre des chasses de la meute royale, il réalise de nombreux portraits de chiens pour les demeures royales et aristocratiques.
60
<center>Salle de bains.</center>Pendule : Mercure et Vénus. Antoine-Julien Beliard.  1775-1799. Pendule sur un socle en marbre blanc orné de frises de rinceaux et de rosaces en bronze doré. Autour du cadran émaillé prend place Mercure, coiffé de son pétase, tourné vers Vénus, lui faisant lire L'art d'aimer. Leurs attributs sont placés à leurs pieds : le caducée pour Mercure, la couronne de fleurs pour Vénus. Associant deux dieux de la mythologie antique, prenant place dans un décor inspiré de l'antiquité, cette pendule illustre le nouveau goût qui se fait jour dans le dernier quart du XVIIIe siècle. En effet, le néoclassicisme utilise un vocabulaire ornemental tiré des exemples de l'architecture romaine, notamment les rinceaux et rosaces. Par ailleurs, la pendule représente deux dieux en bronze patiné, reproduisant l'aspect des bronzes antiques. Seul l'auteur du mouvement et du cadran sont connus, mais ce type de pendule a connu un grand succès et a été produit à de multiples exemplaires. Il a été déposé à l'Hôtel de la Marine par le musée du Louvre pour évoquer le cadre de vie de l'intendant du Garde-Meuble royal Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray à la fin du XVIIIe siècle.
Salle de bains.
Pendule : Mercure et Vénus. Antoine-Julien Beliard. 1775-1799. Pendule sur un socle en marbre blanc orné de frises de rinceaux et de rosaces en bronze doré. Autour du cadran émaillé prend place Mercure, coiffé de son pétase, tourné vers Vénus, lui faisant lire L'art d'aimer. Leurs attributs sont placés à leurs pieds : le caducée pour Mercure, la couronne de fleurs pour Vénus. Associant deux dieux de la mythologie antique, prenant place dans un décor inspiré de l'antiquité, cette pendule illustre le nouveau goût qui se fait jour dans le dernier quart du XVIIIe siècle. En effet, le néoclassicisme utilise un vocabulaire ornemental tiré des exemples de l'architecture romaine, notamment les rinceaux et rosaces. Par ailleurs, la pendule représente deux dieux en bronze patiné, reproduisant l'aspect des bronzes antiques. Seul l'auteur du mouvement et du cadran sont connus, mais ce type de pendule a connu un grand succès et a été produit à de multiples exemplaires. Il a été déposé à l'Hôtel de la Marine par le musée du Louvre pour évoquer le cadre de vie de l'intendant du Garde-Meuble royal Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray à la fin du XVIIIe siècle.
61
<center>Salle de bains.</center>Lit de repos en bois laqué gris, à dossiers égaux en forme de médaillons sculptés de frises de rubans et d'écoinçons à décor de fleurons, les traverses et la ceinture ornées de rais-de-coeur, interrompus par des dais de raccordement cubiques à rosaces, reposant sur huit pieds fuselés cannelés et rudentés. 1775-1785. Jean-Baptiste Lelarge III (1743-1802) est reçu maître en 1775. Issu d'une famille d'ébénistes, il produit de nombreux sièges pour une clientèle variée, comptant notamment le roi du Portugal.
Salle de bains.
Lit de repos en bois laqué gris, à dossiers égaux en forme de médaillons sculptés de frises de rubans et d'écoinçons à décor de fleurons, les traverses et la ceinture ornées de rais-de-coeur, interrompus par des dais de raccordement cubiques à rosaces, reposant sur huit pieds fuselés cannelés et rudentés. 1775-1785. Jean-Baptiste Lelarge III (1743-1802) est reçu maître en 1775. Issu d'une famille d'ébénistes, il produit de nombreux sièges pour une clientèle variée, comptant notamment le roi du Portugal.
62
<center>La Salle à manger </center>Dans la Salle à manger par exemple, le choix a été fait de mettre en scène la fin d’un repas : une mise en scène inspirée du tableau « Le Déjeuner d’Huîtres » de Jean-François de Troy, qui retranscrit parfaitement l’ambiance vivante et conviviale d’un repas au XVIIIe siècle. Grands spécialistes du XVIIIe, Joseph Achkar et Michel Charrière ont apporté tout leur savoir dans la restauration de la salle à manger avec ses murs de tentures de soie blanche peinte réalisée d’après inventaires et ont imaginé une table d’une fin de déjeuner d’huîtres !
La Salle à manger
Dans la Salle à manger par exemple, le choix a été fait de mettre en scène la fin d’un repas : une mise en scène inspirée du tableau « Le Déjeuner d’Huîtres » de Jean-François de Troy, qui retranscrit parfaitement l’ambiance vivante et conviviale d’un repas au XVIIIe siècle. Grands spécialistes du XVIIIe, Joseph Achkar et Michel Charrière ont apporté tout leur savoir dans la restauration de la salle à manger avec ses murs de tentures de soie blanche peinte réalisée d’après inventaires et ont imaginé une table d’une fin de déjeuner d’huîtres !
63
<center>La Salle à manger </center>Paire de vases décoratifs.  Charles-Nicolas Dodin, Manufacture de porcelaine de Sèvres. 1765-1767. Paire de vases bouteilles du type Pendule en porcelaine bleue en forme de lyre. Au centre de la lyre, le cadran émaillé est constitué des douze signes du zodiaque. Le mécanisme est doté de quatre aiguilles, les deux premières indiquant les heures et les secondes, les deux autres, qui manquent, indiquaient les jours et les mois. Un soleil rayonnant en bronze doré surmonte la lyre. Des guirlandes de fleurs et de fruits tombent en chutes, et un décor de couronne de lauriers entoure le cadran. Enfin, des rangs de perles ornent le pied. Cette pendule fait partie des deux premières pendules en forme de lyre créées à la manufacture royale de Sèvres en 1785. La porcelaine est à fond beau bleu, une couleur mise au point vers 1763, et la forme de la lyre était connue dans d'autres matériaux depuis 1770. Le 4 janvier 1786, Louis XVI achète deux lyres « beau bleu » pour 192 livres chacune. Celle-ci reçut sans doute peu après un mécanisme dû à l’atelier de Courieult et un cadran décoré antérieurement par Coteau qui l’a signé et daté de 1785. Elle ornait probablement la chambre à coucher de Napoléon Ier au palais des Tuileries." title="" />
La Salle à manger
Paire de vases décoratifs. Charles-Nicolas Dodin, Manufacture de porcelaine de Sèvres. 1765-1767. Paire de vases bouteilles du type "flacon à chaînons" sur piédouche dont la base de la panse est marquée de godrons, des médaillons se détachent sur fond bleu de Sèvres et présente des scènes galantes au naturel, le col long et étroit est flaqué des deux anses baguées. Le bouchon est formé par un motif de nœud.
Pendule en porcelaine bleue en forme de lyre. Au centre de la lyre, le cadran émaillé est constitué des douze signes du zodiaque. Le mécanisme est doté de quatre aiguilles, les deux premières indiquant les heures et les secondes, les deux autres, qui manquent, indiquaient les jours et les mois. Un soleil rayonnant en bronze doré surmonte la lyre. Des guirlandes de fleurs et de fruits tombent en chutes, et un décor de couronne de lauriers entoure le cadran. Enfin, des rangs de perles ornent le pied. Cette pendule fait partie des deux premières pendules en forme de lyre créées à la manufacture royale de Sèvres en 1785. La porcelaine est à fond beau bleu, une couleur mise au point vers 1763, et la forme de la lyre était connue dans d'autres matériaux depuis 1770. Le 4 janvier 1786, Louis XVI achète deux lyres « beau bleu » pour 192 livres chacune. Celle-ci reçut sans doute peu après un mécanisme dû à l’atelier de Courieult et un cadran décoré antérieurement par Coteau qui l’a signé et daté de 1785. Elle ornait probablement la chambre à coucher de Napoléon Ier au palais des Tuileries.
64
<center>La Salle à manger </center>Buffet.  Jean-Henri Riesener. 1785. bois de violette ; marbre ; bronze : doré. Buffet à trois portes avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. La façade est tripartite, à ressaut plat central. Elle est liée aux côtés rectangulaires par des pans coupés droits sur plan curviligne. Le dessus de marbre épouse la découpe générale. Chaque méplat central est délimité par une moulure, et le centre des panneaux est occupé par deux chutes de trophées pour les côtés, représentant les attributs des Sciences et des Arts et, sur le vantail central, de la figure d'Uranie ou Minerve dans un ovale accosté de palmes, ces trois motifs étant suspendus par un noeud de ruban. Le meuble compte deux entrées de serrure dans un goût rocaille.
La Salle à manger
Buffet. Jean-Henri Riesener. 1785. bois de violette ; marbre ; bronze : doré. Buffet à trois portes avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. La façade est tripartite, à ressaut plat central. Elle est liée aux côtés rectangulaires par des pans coupés droits sur plan curviligne. Le dessus de marbre épouse la découpe générale. Chaque méplat central est délimité par une moulure, et le centre des panneaux est occupé par deux chutes de trophées pour les côtés, représentant les attributs des Sciences et des Arts et, sur le vantail central, de la figure d'Uranie ou Minerve dans un ovale accosté de palmes, ces trois motifs étant suspendus par un noeud de ruban. Le meuble compte deux entrées de serrure dans un goût rocaille.
65
<center>La Salle à manger </center>Grand buffet à cinq vantaux avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. La façade est tripartite, à ressaut plat central. Elle est liée aux côtés rectangulaires par des pans coupés droits sur plan curviligne. Le dessus de marbre épouse la découpe générale. Le placage de bois consiste, sur la façade, en des filets et chevrons autour d'un large méplat central (délimité par une moulure de bronze) à marqueterie en damier coupé de diagonales (les intersections en bois plus foncé), sur les pans coupés, en une marqueterie en damier coupé de diagonales, sur les côtés, en des filets et du frisage pour le panneau central. Le décor de bronzes ciselés et dorés est composé de filets marquant les quatre pieds d'angle, d'une forte moulure courant autour du piètement du meuble reprise en un filet à la ceinture sous le marbre, et sur la façade de huit écoinçons ajourés à angle droit et crosse.
La Salle à manger
Grand buffet à cinq vantaux avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. La façade est tripartite, à ressaut plat central. Elle est liée aux côtés rectangulaires par des pans coupés droits sur plan curviligne. Le dessus de marbre épouse la découpe générale. Le placage de bois consiste, sur la façade, en des filets et chevrons autour d'un large méplat central (délimité par une moulure de bronze) à marqueterie en damier coupé de diagonales (les intersections en bois plus foncé), sur les pans coupés, en une marqueterie en damier coupé de diagonales, sur les côtés, en des filets et du frisage pour le panneau central. Le décor de bronzes ciselés et dorés est composé de filets marquant les quatre pieds d'angle, d'une forte moulure courant autour du piètement du meuble reprise en un filet à la ceinture sous le marbre, et sur la façade de huit écoinçons ajourés à angle droit et crosse.
66
<center>La Salle à manger </center>Grand buffet à cinq vantaux avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. Chaque méplat central est délimité par une moulure, et le centre des panneaux est occupé par deux chutes de trophées pour les côtés, représentant les attributs des Sciences et des Arts et, sur le vantail central, de la figure d'Uranie ou Minerve dans un ovale accosté de palmes, sur un fond de corne colorée en bleu. Ces cinq motifs sont suspendus par un noeud de ruban. Le meuble compte trois entrées de serrure dans un goût rocaille. Les pans coupés sont soulignés par une moulure et une chute de graine suspendue à un ruban. Enfin, les côtés sont également soulignés d'une moulure et le centre du panneau en frisage est orné d'une décor végétal en bronze doré. 1744-1784. Jean-Henri Riesener, Antoine Robert Gaudreau, Michel-Ange Slodtz, Charles Cressent. En 1784, à la demande de Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray, nouvel intendant du Garde-Meuble, Jean-Henri Riesener l'agrandit de deux vantaux. Le mécanicien Jeando-Tobie Mercklein y installe un monte-plats, reliant le meuble à un buffet montant des cuisines, ingénieux dispositif qui coûtait à lui seul 4000 livres (le mécanisme est retiré au XIXe siècle).
La Salle à manger
Grand buffet à cinq vantaux avec placage de bois de violette, marbre Rance et bronze doré. Chaque méplat central est délimité par une moulure, et le centre des panneaux est occupé par deux chutes de trophées pour les côtés, représentant les attributs des Sciences et des Arts et, sur le vantail central, de la figure d'Uranie ou Minerve dans un ovale accosté de palmes, sur un fond de corne colorée en bleu. Ces cinq motifs sont suspendus par un noeud de ruban. Le meuble compte trois entrées de serrure dans un goût rocaille. Les pans coupés sont soulignés par une moulure et une chute de graine suspendue à un ruban. Enfin, les côtés sont également soulignés d'une moulure et le centre du panneau en frisage est orné d'une décor végétal en bronze doré. 1744-1784. Jean-Henri Riesener, Antoine Robert Gaudreau, Michel-Ange Slodtz, Charles Cressent. En 1784, à la demande de Marc-Antoine Thierry de Ville d'Avray, nouvel intendant du Garde-Meuble, Jean-Henri Riesener l'agrandit de deux vantaux. Le mécanicien Jeando-Tobie Mercklein y installe un monte-plats, reliant le meuble à un buffet montant des cuisines, ingénieux dispositif qui coûtait à lui seul 4000 livres (le mécanisme est retiré au XIXe siècle).
67
<center>La Salle à manger </center>Fauteuils de Pierre-Éloi Langlois. Fauteuil à la reine sur quatre pieds fuselés, cannelés et rudentés portant des dés de raccordement. Les traverses sont simplement moulurées, la traverse antérieure en légère saillie. Les consoles d’accotoir en S sont également cannelées, les accotoirs garnis de manchettes. Les montants droits du dossier sont surmontés de choux, la traverse haute est à chapeau de gendarme. L’ensemble est garni en plein et couvert d’un tissu fond crème à décor de rinceaux et de fleurs au naturel.<br> Chaises de Jean-Baptiste Boulard. 1775-1792. Chaise à la reine, en bois peint en gris, sur quatre pieds fuselés cannelés et rudentés, reliés par une entretoise en H et portant quatre dés de raccordement à fleurettes. La traverse de l’assise, simplement moulurée ressaute légèrement. Le dossier est simple, à chapeau de gendarme. L’assise et le dossier sont garnis en plein, couverts d’un tissu fond crème à motif polychrome de branchages et de fleurs au naturel. <br>A gauche, table rafraîchissoir en bois d'acajou et dessus de marbre blanc cerclé de cuivre doré, muni de seaux amovibles en cuivre et zinc. La ceinture, légèrement chantournée, accueille un tiroir muni d'un bouton en bronze et deux poignées en laiton sur les petits côtés. Elle repose sur quatre pieds légèrement galbés, profilés, terminés en sabots à roulettes en cuivre. Les pieds sont reliés par une tablette d'entretoise. 1750-1799.
La Salle à manger
Fauteuils de Pierre-Éloi Langlois. Fauteuil à la reine sur quatre pieds fuselés, cannelés et rudentés portant des dés de raccordement. Les traverses sont simplement moulurées, la traverse antérieure en légère saillie. Les consoles d’accotoir en S sont également cannelées, les accotoirs garnis de manchettes. Les montants droits du dossier sont surmontés de choux, la traverse haute est à chapeau de gendarme. L’ensemble est garni en plein et couvert d’un tissu fond crème à décor de rinceaux et de fleurs au naturel.
Chaises de Jean-Baptiste Boulard. 1775-1792. Chaise à la reine, en bois peint en gris, sur quatre pieds fuselés cannelés et rudentés, reliés par une entretoise en H et portant quatre dés de raccordement à fleurettes. La traverse de l’assise, simplement moulurée ressaute légèrement. Le dossier est simple, à chapeau de gendarme. L’assise et le dossier sont garnis en plein, couverts d’un tissu fond crème à motif polychrome de branchages et de fleurs au naturel.
A gauche, table rafraîchissoir en bois d'acajou et dessus de marbre blanc cerclé de cuivre doré, muni de seaux amovibles en cuivre et zinc. La ceinture, légèrement chantournée, accueille un tiroir muni d'un bouton en bronze et deux poignées en laiton sur les petits côtés. Elle repose sur quatre pieds légèrement galbés, profilés, terminés en sabots à roulettes en cuivre. Les pieds sont reliés par une tablette d'entretoise. 1750-1799.
68
<center>La Salle à manger </center>Chaise. Jean-Baptiste Boulard, Jean-Baptiste-Claude Sené. Chaise à la reine, en bois peint en gris, sur quatre pieds fuselés cannelés et rudentés, reliés par une entretoise en H et portant quatre dés de raccordement à fleurettes. La traverse de l’assise, simplement moulurée ressaute légèrement. Le dossier est simple, à chapeau de gendarme. L’assise et le dossier sont garnis en plein, couverts d’un tissu fond crème à motif polychrome de branchages et de fleurs au naturel.
La Salle à manger
Chaise. Jean-Baptiste Boulard, Jean-Baptiste-Claude Sené. Chaise à la reine, en bois peint en gris, sur quatre pieds fuselés cannelés et rudentés, reliés par une entretoise en H et portant quatre dés de raccordement à fleurettes. La traverse de l’assise, simplement moulurée ressaute légèrement. Le dossier est simple, à chapeau de gendarme. L’assise et le dossier sont garnis en plein, couverts d’un tissu fond crème à motif polychrome de branchages et de fleurs au naturel.
69
<center>La Salle à manger </center>Tapis de table rectangulaire en soie brodé d'un décor végétal réalisé au fil de soie multicolore et en fils métalliques dorés. Le décor est symétrique selon un axe vertical. Un médaillon central est formé autour d'un motif de coeur encadré d'un oiseau de chaque côté et de rinceaux de branches fleuries et de fruit. La bordure richement brodée selon le même thème est symétrique selon un axe horizontal. Le fond du tapis est un taffetas de soie de teinte beige clair, formé de 6 lés et doublé d'une toile de lin écrue qui soutient les broderie en soie et fils métalliques. 18e siècle
La Salle à manger
Tapis de table rectangulaire en soie brodé d'un décor végétal réalisé au fil de soie multicolore et en fils métalliques dorés. Le décor est symétrique selon un axe vertical. Un médaillon central est formé autour d'un motif de coeur encadré d'un oiseau de chaque côté et de rinceaux de branches fleuries et de fruit. La bordure richement brodée selon le même thème est symétrique selon un axe horizontal. Le fond du tapis est un taffetas de soie de teinte beige clair, formé de 6 lés et doublé d'une toile de lin écrue qui soutient les broderie en soie et fils métalliques. 18e siècle
70
<center>La Salle à manger </center>Surtout : le Triomphe de Bacchus. biscuit porcelaine tendre.  Groupe en biscuit représentant Bacchus assis, uniquement couvert d'un tissu passant entre ses bras et sa jambe gauche. Le dieu tient une coupe à boire de la main droite. Autour de lui, deux bacchantes debout s'affairent : celle de gauche verse du vin depuis une amphore dans sa coupe tandis que l'autre s'apprête à le couronner de fleurs. A l'avant, aux pieds de Bacchus, deux putti jouent, les mains dans une corbeille de fruits. A l'arrière, un troisième putto tend une grappe de raisin à une panthère allongée qu'il enlace. Le socle imite un cadre naturel : troncs, cep de vigne et de larges rochers plats sur lequels sont posés pêle-mêle tambourin, cymbales, amphores, coupe à boire, flûte de Pan et masque grimaçant de théâtre, constituant les attributs de Bacchus.<br> A droite, groupe en biscuit représentant une bacchante debout jouant des cymbales, le pied gauche posé sur une amphore. A sa droite, un satyre nu, assis sur un rocher, souffle dans une trompe.
La Salle à manger
Surtout : le Triomphe de Bacchus. biscuit porcelaine tendre. Groupe en biscuit représentant Bacchus assis, uniquement couvert d'un tissu passant entre ses bras et sa jambe gauche. Le dieu tient une coupe à boire de la main droite. Autour de lui, deux bacchantes debout s'affairent : celle de gauche verse du vin depuis une amphore dans sa coupe tandis que l'autre s'apprête à le couronner de fleurs. A l'avant, aux pieds de Bacchus, deux putti jouent, les mains dans une corbeille de fruits. A l'arrière, un troisième putto tend une grappe de raisin à une panthère allongée qu'il enlace. Le socle imite un cadre naturel : troncs, cep de vigne et de larges rochers plats sur lequels sont posés pêle-mêle tambourin, cymbales, amphores, coupe à boire, flûte de Pan et masque grimaçant de théâtre, constituant les attributs de Bacchus.
A droite, groupe en biscuit représentant une bacchante debout jouant des cymbales, le pied gauche posé sur une amphore. A sa droite, un satyre nu, assis sur un rocher, souffle dans une trompe.
71
<center>La Salle à manger </center>Paire de flambeaux.  Antoine Boullier. 1779-1780. argent. Le pied circulaire présente un quart de rond ciselé orné d'un décor de feuilles d'acanthe. La tige se compose d'un fût cannelé de section circulaire, se rétrécissant vers la base, semblant jaillir d'une collerette de feuilles d'acanthe et entouré dans sa partie haute d'une cordelette. Au-dessus d’une bague unie, l'épaulement présente un quart de rond sur lequel alternent des feuilles lancéolées et des godrons. Quant au binet, en forme de vase, il est orné dans sa partie inférieure de feuilles lancéolées sur fond amati et porte, en sa partie supérieure, un collier de perles. Le binet est accompagné d'un manchon intérieur amovible (postérieur ?) dans lequel vient s'engager la bobèche : la collerette de cette dernière porte une cannelure brettée. <br> Surtout : Le Tambourin. Groupe en biscuit représentant une bacchante debout, les bras levés, jouant du tambourin, un panier de fruits renversé contient des fruits à ses pieds. A droite, un satyre nu est assis, la tête penchée vers le ciel, et joue de la flûte.
La Salle à manger
Paire de flambeaux. Antoine Boullier. 1779-1780. argent. Le pied circulaire présente un quart de rond ciselé orné d'un décor de feuilles d'acanthe. La tige se compose d'un fût cannelé de section circulaire, se rétrécissant vers la base, semblant jaillir d'une collerette de feuilles d'acanthe et entouré dans sa partie haute d'une cordelette. Au-dessus d’une bague unie, l'épaulement présente un quart de rond sur lequel alternent des feuilles lancéolées et des godrons. Quant au binet, en forme de vase, il est orné dans sa partie inférieure de feuilles lancéolées sur fond amati et porte, en sa partie supérieure, un collier de perles. Le binet est accompagné d'un manchon intérieur amovible (postérieur ?) dans lequel vient s'engager la bobèche : la collerette de cette dernière porte une cannelure brettée.
Surtout : Le Tambourin. Groupe en biscuit représentant une bacchante debout, les bras levés, jouant du tambourin, un panier de fruits renversé contient des fruits à ses pieds. A droite, un satyre nu est assis, la tête penchée vers le ciel, et joue de la flûte.
72
<center>La Salle à manger </center>Console. 1775-1799. Console en demi-lune, en bois peint en gris et dessus de marbre blanc. Montés sur plinthe, les pieds sont portés sur des pattes de lion, formés par deux consoles d’architecture dont la tranche est ornée par trois glyphes. Une tablette d’entretoise en trois morceaux, dont deux quarts de rond, prend place sous la ceinture, assez haute, ornée d’entrelacs et ponctuée de deux dés de raccordement à mascarons. Cette console adopte un style purement néoclassique, par l’emploi d’un vocabulaire ornemental très architectural. La réaction néoclassique au goût de la Rocaille se fait en France dans les années 1760 avec une double référence à l’antique d’une part, et au Grand Genre établit sous Louis XIV d’autre part. Ici la reprise des mascarons apolliniens et des pattes de lion peuvent être vus comme une référence à ce goût du XVIIe siècle qui incarnait alors une idée de grandeur. <br> Vase décoratif. 18e siècle. Vase hexagonal, évasé en partie supérieure, en porcelaine polychrome rehaussée d'or. Il repose sur une base profilée, ajourée d'un motif en accolade souligné de filets dorés à contours rouges. Sa panse, à six pans, est ornée alternativement d'un fond bleu de cobalt parsemé de fleurettes dorées, entourant un motif polylobé à fond blanc orné de branches fleuries et d'oiseaux en rouge et or, et d'un décor de bouquets kakiémon en rouge, bleu et or. La lèvre du vase forme un large rebord à réserves oblongues, à décor de fleurs en rouge et or sur fond blanc. Par son décor coloré et doré sur fond blanc, ce vase est caractéristique du style Imari, qui se développe au Japon à partir du début du XVIIe siècle. I
La Salle à manger
Console. 1775-1799. Console en demi-lune, en bois peint en gris et dessus de marbre blanc. Montés sur plinthe, les pieds sont portés sur des pattes de lion, formés par deux consoles d’architecture dont la tranche est ornée par trois glyphes. Une tablette d’entretoise en trois morceaux, dont deux quarts de rond, prend place sous la ceinture, assez haute, ornée d’entrelacs et ponctuée de deux dés de raccordement à mascarons. Cette console adopte un style purement néoclassique, par l’emploi d’un vocabulaire ornemental très architectural. La réaction néoclassique au goût de la Rocaille se fait en France dans les années 1760 avec une double référence à l’antique d’une part, et au Grand Genre établit sous Louis XIV d’autre part. Ici la reprise des mascarons apolliniens et des pattes de lion peuvent être vus comme une référence à ce goût du XVIIe siècle qui incarnait alors une idée de grandeur.
Vase décoratif. 18e siècle. Vase hexagonal, évasé en partie supérieure, en porcelaine polychrome rehaussée d'or. Il repose sur une base profilée, ajourée d'un motif en accolade souligné de filets dorés à contours rouges. Sa panse, à six pans, est ornée alternativement d'un fond bleu de cobalt parsemé de fleurettes dorées, entourant un motif polylobé à fond blanc orné de branches fleuries et d'oiseaux en rouge et or, et d'un décor de bouquets kakiémon en rouge, bleu et or. La lèvre du vase forme un large rebord à réserves oblongues, à décor de fleurs en rouge et or sur fond blanc. Par son décor coloré et doré sur fond blanc, ce vase est caractéristique du style Imari, qui se développe au Japon à partir du début du XVIIe siècle. I
73
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Lit à la polonaise. Jean-Baptiste-Claude Sené. Lit en bois doré de style néoclassique, couvert d'une coupole et d'un plumet. Les quatre pieds sont striés de cannelures torses. Ils sont reliés aux traverses par un dé de raccordement orné de rosettes. Les traverses portent une frise de perles. Les montants, quadrangulaires, sont cannelés et surmontés d'un dé à rosette, lui-même surmonté d'une colonne à cannelures torses. Le dais en bois doré est constitué d'une frise de glyphes à rudenture. L'ensemble est couvert d'un tissu bleu tombant du baldaquin et se raccrochant aux colonnes des montants. Jean-Baptiste-Claude Sené (1748-1803) est reçu maître ébéniste en 1769. Il devient dans les années 1780 un des principaux fournisseurs du Garde-Meuble royal. En 1789, il livre l'ensemble du mobilier du château de Montreuil offert par Louis XVI à Madame Élisabeth. Il oeuvre principalement dans le style Louis XVI, ce dont témoigne le lit présenté dans la chambre de Madame. Le tissu originel du lit était en broderie de Beauvais.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Lit à la polonaise. Jean-Baptiste-Claude Sené. Lit en bois doré de style néoclassique, couvert d'une coupole et d'un plumet. Les quatre pieds sont striés de cannelures torses. Ils sont reliés aux traverses par un dé de raccordement orné de rosettes. Les traverses portent une frise de perles. Les montants, quadrangulaires, sont cannelés et surmontés d'un dé à rosette, lui-même surmonté d'une colonne à cannelures torses. Le dais en bois doré est constitué d'une frise de glyphes à rudenture. L'ensemble est couvert d'un tissu bleu tombant du baldaquin et se raccrochant aux colonnes des montants. Jean-Baptiste-Claude Sené (1748-1803) est reçu maître ébéniste en 1769. Il devient dans les années 1780 un des principaux fournisseurs du Garde-Meuble royal. En 1789, il livre l'ensemble du mobilier du château de Montreuil offert par Louis XVI à Madame Élisabeth. Il oeuvre principalement dans le style Louis XVI, ce dont témoigne le lit présenté dans la chambre de Madame. Le tissu originel du lit était en broderie de Beauvais.
74
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Fauteuils. Gilles Hyacinthe Vinatier. 1775-1799.  Fauteuil à la reine en bois peint en blanc, reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés portant des dés de raccordement à fleurettes reliant les traverses simplement moulurées. Les consoles d’accotoirs, formées d’un balustre cannelé et feuillagé sont placées en retrait des pieds antérieurs. Les accotoirs sont garnis de manchettes et s’achèvent en enroulement. Les montants du dossier sont traités en colonnettes dégagées surmontées de dés et de pommes en forme de panache. La traverse haute du dossier est marquée par deux quarts de rond formant un fronton. L’ensemble est garni en plein et couvert d’un damas vert, le dossier en forme d’écusson.   
Tableaux, de gauche à droite, de haut en bas : Nature morte à l'aiguière. Alexandre-François Desportes. Le Petit Pêcheur. Portrait d'homme. Caspar Netsc. L'évanouissement d'Esther. Ts. Vue d'un port.  Charles François Grenier de Lacroix.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Fauteuils. Gilles Hyacinthe Vinatier. 1775-1799. Fauteuil à la reine en bois peint en blanc, reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés portant des dés de raccordement à fleurettes reliant les traverses simplement moulurées. Les consoles d’accotoirs, formées d’un balustre cannelé et feuillagé sont placées en retrait des pieds antérieurs. Les accotoirs sont garnis de manchettes et s’achèvent en enroulement. Les montants du dossier sont traités en colonnettes dégagées surmontées de dés et de pommes en forme de panache. La traverse haute du dossier est marquée par deux quarts de rond formant un fronton. L’ensemble est garni en plein et couvert d’un damas vert, le dossier en forme d’écusson. Tableaux, de gauche à droite, de haut en bas : Nature morte à l'aiguière. Alexandre-François Desportes. Le Petit Pêcheur. Portrait d'homme. Caspar Netsc. L'évanouissement d'Esther. Ts. Vue d'un port. Charles François Grenier de Lacroix.
75
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Commode. Guillaume Beneman, Pierre-Philippe Thomiren. 1787. Commode à trois vantaux en acajou et bronze doré à dessus de marbre bleu turquin. La façade se compose de trois panneaux dont la partie centrale est en léger ressaut. Le placage d’acajou est simplement souligné par des baguettes de bronze doré. La ceinture est ornée d’une frise de canaux et de pointes d’asperge qui dissimulent trois tiroirs. La commode repose sur quatre pieds toupies cannelés supportent les montants agrémentées de figures féminines canéphores en gaine. Cette commode fut commandée par Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray en 1787 pour la chambre de son épouse, dans son appartement situé au sein du Garde-Meuble. Guillaume Beneman ou Benneman (vers 1750-vers 1811), reçu maître ébéniste le 3 septembre 1785, connait très vite le succès et succède à Riesener comme fournisseur de la Couronne. Ces productions se caractérisent par une élégance raffinée et des formes pleines, assez massives et bien proportionnées. <br> Pendule aux dauphins.  Charles Le Guay, Manufacture de porcelaine de Sèvres. 1781. Pendule en forme de vase balustre comportant des anses en forme de dauphins. La porcelaine est en bleu sombre. Elle est complétée d'un décor doré entourant le cadran. Les dauphins sont en porcelaine blanche et dorée. Des motifs de glaçons dorés surmontent la pendule et sont rejoints par les têtes des dauphins. Cette pendule est une réédition d'un modèle créé en 1775 à Sèvres et acheté en 1777 par Louis XVI pour le cabinet des bains du château de Versailles.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Commode. Guillaume Beneman, Pierre-Philippe Thomiren. 1787. Commode à trois vantaux en acajou et bronze doré à dessus de marbre bleu turquin. La façade se compose de trois panneaux dont la partie centrale est en léger ressaut. Le placage d’acajou est simplement souligné par des baguettes de bronze doré. La ceinture est ornée d’une frise de canaux et de pointes d’asperge qui dissimulent trois tiroirs. La commode repose sur quatre pieds toupies cannelés supportent les montants agrémentées de figures féminines canéphores en gaine. Cette commode fut commandée par Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray en 1787 pour la chambre de son épouse, dans son appartement situé au sein du Garde-Meuble. Guillaume Beneman ou Benneman (vers 1750-vers 1811), reçu maître ébéniste le 3 septembre 1785, connait très vite le succès et succède à Riesener comme fournisseur de la Couronne. Ces productions se caractérisent par une élégance raffinée et des formes pleines, assez massives et bien proportionnées.
Pendule aux dauphins. Charles Le Guay, Manufacture de porcelaine de Sèvres. 1781. Pendule en forme de vase balustre comportant des anses en forme de dauphins. La porcelaine est en bleu sombre. Elle est complétée d'un décor doré entourant le cadran. Les dauphins sont en porcelaine blanche et dorée. Des motifs de glaçons dorés surmontent la pendule et sont rejoints par les têtes des dauphins. Cette pendule est une réédition d'un modèle créé en 1775 à Sèvres et acheté en 1777 par Louis XVI pour le cabinet des bains du château de Versailles.
76
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Robe à l'anglaise retroussée en polonaise en indienne. Manteau et jupon à la taille d'une jeune fille, imprimée à la planche de bois de guirlandes ondulantes de roses et rameaux de fleuris en trompe-l'œil d'un taffetas chiné à la branche. Manteau à manches en sabot à brassards ruchés garni sur le pourtour de falbalas froncés soulignés d'une crête de couleurs coordonnées. L'arrière du manteau retroussé est maintenu par des cordons attachés à deux boutons fixés sous la taille. Robe provenant de la Maison Godillot à Paris.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Robe à l'anglaise retroussée en polonaise en indienne. Manteau et jupon à la taille d'une jeune fille, imprimée à la planche de bois de guirlandes ondulantes de roses et rameaux de fleuris en trompe-l'œil d'un taffetas chiné à la branche. Manteau à manches en sabot à brassards ruchés garni sur le pourtour de falbalas froncés soulignés d'une crête de couleurs coordonnées. L'arrière du manteau retroussé est maintenu par des cordons attachés à deux boutons fixés sous la taille. Robe provenant de la Maison Godillot à Paris.
77
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Table de nuit de forme rectangulaire, à écoinçons en acajou et placage en acajou, à trois tiroirs identiques en façade. Piétement fuselé avec une tablette d'entretoise puis cannelé et rudenté. Poignées de portage de chaque côté. Dessus de marbre gris cerclé d'une galerie en laiton ajouré. 1774-1785
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Table de nuit de forme rectangulaire, à écoinçons en acajou et placage en acajou, à trois tiroirs identiques en façade. Piétement fuselé avec une tablette d'entretoise puis cannelé et rudenté. Poignées de portage de chaque côté. Dessus de marbre gris cerclé d'une galerie en laiton ajouré. 1774-1785
78
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Niche à chien.  Louis-Michel Lefèvre.  1774-1792. Niche en bois sculpté et peint en blanc et garnie de tissu à motifs de bouquets de fleurs. Les quatre petits pieds sont cannelés et sommés d'un dé de raccordement à rosace. La ceinture et les montants sont simplement moulurés tandis que les écoinçons autour de l'entrée sont sculptés de motifs végétaux.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Niche à chien. Louis-Michel Lefèvre. 1774-1792. Niche en bois sculpté et peint en blanc et garnie de tissu à motifs de bouquets de fleurs. Les quatre petits pieds sont cannelés et sommés d'un dé de raccordement à rosace. La ceinture et les montants sont simplement moulurés tandis que les écoinçons autour de l'entrée sont sculptés de motifs végétaux.
79
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Tapis de sol. Manufacture de la Savonnerie. 1668-1699. Dans un cadre godronné, dont les angles sont marqués par des médaillons ovales imitant des camées, prennent place des motifs de rinceaux multicolores sur un fond sombre. Aux extrémités, deux grands médaillons ovales, cernés de godrons dorés, sont occupés par des trophées militaires sur un fond bleu. Ils encadrent un caisson central accompagné de volutes et de rinceaux. Au centre sont disposés les armes de France et de Navarre autour d'un soleil. Ce tapis, réalisé par la manufacture de la Savonnerie d'après les dessins de Charles Le Brun, fait partie des 93 tapis commandés en 1668 pour orner les 425 mètres de plancher de la Grande Galerie du Louvre.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Tapis de sol. Manufacture de la Savonnerie. 1668-1699. Dans un cadre godronné, dont les angles sont marqués par des médaillons ovales imitant des camées, prennent place des motifs de rinceaux multicolores sur un fond sombre. Aux extrémités, deux grands médaillons ovales, cernés de godrons dorés, sont occupés par des trophées militaires sur un fond bleu. Ils encadrent un caisson central accompagné de volutes et de rinceaux. Au centre sont disposés les armes de France et de Navarre autour d'un soleil. Ce tapis, réalisé par la manufacture de la Savonnerie d'après les dessins de Charles Le Brun, fait partie des 93 tapis commandés en 1668 pour orner les 425 mètres de plancher de la Grande Galerie du Louvre.
80
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Sur la cheminée, pendule à poser. Cette pendule est l’œuvre de Charles Dutertre, l’un des plus importants horlogers parisiens de la seconde moitié du XVIIIe siècle et Robert Osmond, maître doreur-ciseleur de renom. Elle correspond en tous points à la pendule décrite en 1788 dans l’un des appartements du Garde-Meuble. <br>De chaque côté, un vase décoratif en porcelaine de Sèvres. Sur un socle carré, un piédouche porte un fuseau agrémenté d’anses à enroulements. L’ensemble du décor est à fond bleu et or, orné de feuillages, d’une bacchanale d’enfants sur la panse et d’un cortège peint au naturel sur l’épaule du vase.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Sur la cheminée, pendule à poser. Cette pendule est l’œuvre de Charles Dutertre, l’un des plus importants horlogers parisiens de la seconde moitié du XVIIIe siècle et Robert Osmond, maître doreur-ciseleur de renom. Elle correspond en tous points à la pendule décrite en 1788 dans l’un des appartements du Garde-Meuble.
De chaque côté, un vase décoratif en porcelaine de Sèvres. Sur un socle carré, un piédouche porte un fuseau agrémenté d’anses à enroulements. L’ensemble du décor est à fond bleu et or, orné de feuillages, d’une bacchanale d’enfants sur la panse et d’un cortège peint au naturel sur l’épaule du vase.
81
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Dessus-de-porte : Apollon et Daphné. 1773.  Dessus-de-porte représentant Apollon (à gauche) poursuivant Daphné (au centre), un vieillard demi-couché (à droite), un amour et deux femmes en arrière-plan. La légende d’Apollon et Daphné est tirée des Métamorphoses d’Ovide, qui raconte la mésaventure de cette nymphe d’une grande beauté poursuivie par la convoitise d’Apollon, suscitée par une flèche de l’Amour. Désireuse de garder sa virginité, elle prie dans sa fuite le fleuve Pénée (son père) de lui enlever sa beauté qui est la cause de son malheur ; celui-ci la métamorphose alors en laurier. Oeuvre de Simon Julien, peintre, dessinateur et graveur toulonnais né le 28 octobre 1735 et mort à Paris le 24 février 1800.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Dessus-de-porte : Apollon et Daphné. 1773. Dessus-de-porte représentant Apollon (à gauche) poursuivant Daphné (au centre), un vieillard demi-couché (à droite), un amour et deux femmes en arrière-plan. La légende d’Apollon et Daphné est tirée des Métamorphoses d’Ovide, qui raconte la mésaventure de cette nymphe d’une grande beauté poursuivie par la convoitise d’Apollon, suscitée par une flèche de l’Amour. Désireuse de garder sa virginité, elle prie dans sa fuite le fleuve Pénée (son père) de lui enlever sa beauté qui est la cause de son malheur ; celui-ci la métamorphose alors en laurier. Oeuvre de Simon Julien, peintre, dessinateur et graveur toulonnais né le 28 octobre 1735 et mort à Paris le 24 février 1800.
82
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
83
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Les ateliers de Montreuil-aux-lions de l'entreprise familiale Declercq Passementiers ont fabriqué de sublimes passementeries, artificiellement vieillies pour certaines afin qu'elles se marient harmonieusement aux étoffes anciennes. Toutes ces passementeries sont des reproductions fidèles de modèles XVIIIe et XIXe, sortis de nos archives.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Les ateliers de Montreuil-aux-lions de l'entreprise familiale Declercq Passementiers ont fabriqué de sublimes passementeries, artificiellement vieillies pour certaines afin qu'elles se marient harmonieusement aux étoffes anciennes. Toutes ces passementeries sont des reproductions fidèles de modèles XVIIIe et XIXe, sortis de nos archives.
84
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>A gauche, Canapé droit en bois doré, reposant sur huit pieds fuselés et cannelés surmontés d’un dé de raccordement à fleurette. La ceinture est ornée d’une frise à feuille d’eau. Les consoles d’accotoirs amorcent un léger retrait, ornées de feuilles d’acanthe et de rais de cœur. L’accotoir lui-même reprend les mêmes motifs, dans un double mouvement d’enroulement qui le réunit au dossier dont la traverse supérieure est droite. Dans les angles, les dés de raccordement surmontés de petits culots d’acanthe tiennent lieu de pommes. Le canapé est garni à carreau et couvert d’un velours uni tons vert canard.. Canapé néoclassique appartenant à l'ameublement des salons tel qu'il se développe au XVIIIe siècle.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
A gauche, Canapé droit en bois doré, reposant sur huit pieds fuselés et cannelés surmontés d’un dé de raccordement à fleurette. La ceinture est ornée d’une frise à feuille d’eau. Les consoles d’accotoirs amorcent un léger retrait, ornées de feuilles d’acanthe et de rais de cœur. L’accotoir lui-même reprend les mêmes motifs, dans un double mouvement d’enroulement qui le réunit au dossier dont la traverse supérieure est droite. Dans les angles, les dés de raccordement surmontés de petits culots d’acanthe tiennent lieu de pommes. Le canapé est garni à carreau et couvert d’un velours uni tons vert canard.. Canapé néoclassique appartenant à l'ameublement des salons tel qu'il se développe au XVIIIe siècle.
85
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Pièce murale (tapisserie) : Le Chameau ou Le Cheval Pommelé. Pierre-François Cozette. 1795. Au tout premier plan, en bordure inférieure, de nombreux poissons argentés et multicolores nagent dans une rivière calme. Au premier plan, au centre, se tient un lama blanc. Il est entouré de végétations exotiques, d’un flamant rose et d’un autre oiseau coloré. À droite, sous l’arbre fruitier, un cheval gris pommelé, à la crinière blanche, richement harnaché et couvert d’une étoffe décorée, est retenu par un homme noir. À gauche, un dromadaire (abusivement dit chameau) est monté par un singe tenant un fruit. Différents oiseaux exotiques sont représentés dans l’arbre, le ciel et dans la végétation. Dans cette oeuvre, le chameau monté par un singe remplace le cheval monté par un Indien de la tenture des « Anciennes Indes ».
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Pièce murale (tapisserie) : Le Chameau ou Le Cheval Pommelé. Pierre-François Cozette. 1795. Au tout premier plan, en bordure inférieure, de nombreux poissons argentés et multicolores nagent dans une rivière calme. Au premier plan, au centre, se tient un lama blanc. Il est entouré de végétations exotiques, d’un flamant rose et d’un autre oiseau coloré. À droite, sous l’arbre fruitier, un cheval gris pommelé, à la crinière blanche, richement harnaché et couvert d’une étoffe décorée, est retenu par un homme noir. À gauche, un dromadaire (abusivement dit chameau) est monté par un singe tenant un fruit. Différents oiseaux exotiques sont représentés dans l’arbre, le ciel et dans la végétation. Dans cette oeuvre, le chameau monté par un singe remplace le cheval monté par un Indien de la tenture des « Anciennes Indes ».
86
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Pièce murale (tapisserie) : Les Deux Taureaux dite aussi Le Palanquin.  Pierre-François Cozette,  18e siècle.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Pièce murale (tapisserie) : Les Deux Taureaux dite aussi Le Palanquin. Pierre-François Cozette, 18e siècle. "Les Deux Taureaux" présente dans un paysage exotique et luxuriant, deux bœufs tirant une charrette chargée de fruits et de cannes à sucre. L’un est brun tandis que l’autre est blanc, ils se dirigent vers la gauche. Derrière eux, devant un palmier, deux esclaves noirs portent un hamac richement tendu de soieries précieuses. À droite, sous un grenadier rempli de fruits, des oiseaux (flamand rose, canards exotiques) se trouvent dans un plan d’eau. Au premier plan, à gauche, un panier de fruits et un cochon d’Inde. ll s'agit là d'une vision fantasmée d'une scène agricole dans le Brésil occupé par les Hollandais au XVIIe siècle.
87
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
88
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
89
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
90
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Pendule. Gros. 1750-1799. Pendule formée d'une colonne de marbre en marbre rose, surmontée d'un vase fleuri, et reposant sur une imposante base carrée agrémentée d'un bas-relief en bronze doré figurant un décor de putti évoluant parmi des instruments d'observations astronomiques.
Au centre de la composition, le cadran est flanqué de deux figures féminines à la poitrine découverte, tressant des guirlandes de fleurs. L'ensemble repose sur une terrasse à degrés soulignée par une frise en bronze doré.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Pendule. Gros. 1750-1799. Pendule formée d'une colonne de marbre en marbre rose, surmontée d'un vase fleuri, et reposant sur une imposante base carrée agrémentée d'un bas-relief en bronze doré figurant un décor de putti évoluant parmi des instruments d'observations astronomiques. Au centre de la composition, le cadran est flanqué de deux figures féminines à la poitrine découverte, tressant des guirlandes de fleurs. L'ensemble repose sur une terrasse à degrés soulignée par une frise en bronze doré.
91
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Commode. Jean-Henri Riesener. Commode en acajou et bronze doré, reposant sur quatre pieds fuselés cannelés et couverte d'un plateau de marbre blanc. Elle se divise en trois travées, celle au centre étant plus large et recevant un décor incrusté de bois plus clair formant les initiales CML. Trois petits tiroirs s'ouvrent dans la ceinture. Le décor de bronze doré marque les extrémités des pieds et compartimente le corps de la commode. Sous la travée centrale, un culot feuillagé dépasse de la traverse, qui consiste en une baguette de bronze doré. Les angles antérieurs du corps de la commode sont arrondis et accueillent des cannelures rudentées en partie inférieure et des fleurons prolongeant les rudentures en partie basse, faisant face à des fleurons descendant de la partie supérieure des cannelures. La travée centrale est encadrée de baguettes de bronze doré, doublées d'une moulure et d'une frise de perles, formant un rectangle horizontal aux bords rentrés occupés par quatre roses. Le cartouche central met en valeur les initiales en bois clair. Les travées latérales sont plus fines et ne sont délimitées que par trois bordures, la quatrième étant cachée sous la travée centrale.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Commode. Jean-Henri Riesener. Commode en acajou et bronze doré, reposant sur quatre pieds fuselés cannelés et couverte d'un plateau de marbre blanc. Elle se divise en trois travées, celle au centre étant plus large et recevant un décor incrusté de bois plus clair formant les initiales CML. Trois petits tiroirs s'ouvrent dans la ceinture. Le décor de bronze doré marque les extrémités des pieds et compartimente le corps de la commode. Sous la travée centrale, un culot feuillagé dépasse de la traverse, qui consiste en une baguette de bronze doré. Les angles antérieurs du corps de la commode sont arrondis et accueillent des cannelures rudentées en partie inférieure et des fleurons prolongeant les rudentures en partie basse, faisant face à des fleurons descendant de la partie supérieure des cannelures. La travée centrale est encadrée de baguettes de bronze doré, doublées d'une moulure et d'une frise de perles, formant un rectangle horizontal aux bords rentrés occupés par quatre roses. Le cartouche central met en valeur les initiales en bois clair. Les travées latérales sont plus fines et ne sont délimitées que par trois bordures, la quatrième étant cachée sous la travée centrale.
92
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Ecran de cheminée en bois doré, reposant sur deux pieds en consoles à décor de feuilles d’acanthe. Le cadre est orné d’un rang d’entrelacs, les angles sont marqués par des dés de raccordement ornés de fleurettes. La feuille est ornée d’un panneau de tapisserie sur fond bleu à décor de couronne et guirlandes de fleurs au naturel portant le chiffre AG.<br> Pendule : Vénus faisant l'éducation de l'Amour. Dubuisson. 1780.  Pendule en marbre blanc et bronze doré, dont la base est décorée d'une frise en bas-relief de petits amours jouant. Elle s'apparente à une pendule-borne. Les bords latéraux, en forme de quart de colonne, sont cannelés et rudentés. Ils entourent un bas-relief en bronze doré représentant deux putti s'embrassant. Du haut des quarts de colonne descendent des pampres de vigne. Le cadran émaillé est surmonté d'un groupe constitué de Vénus, à droite, tournée vers l'Amour, à gauche. Cette pendule, dont le cadran a été émaillé par Etienne Gobin, dit Dubuisson (1731-1815), témoigne du goût de la fin du XVIIIe siècle pour la représentation de l'Amour et d'enfants. <br>
Statuette : Samson luttant contre deux Philistins. 17e siècle. Samson, une arme à la main, lutte contre deux personnages nus, écrasant la tête de l'un de son pied droit. Bronze dont la torsion illustre l'influence de la sculpture maniériste, toujours présente un siècle plus tard.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Ecran de cheminée en bois doré, reposant sur deux pieds en consoles à décor de feuilles d’acanthe. Le cadre est orné d’un rang d’entrelacs, les angles sont marqués par des dés de raccordement ornés de fleurettes. La feuille est ornée d’un panneau de tapisserie sur fond bleu à décor de couronne et guirlandes de fleurs au naturel portant le chiffre AG.
Pendule : Vénus faisant l'éducation de l'Amour. Dubuisson. 1780. Pendule en marbre blanc et bronze doré, dont la base est décorée d'une frise en bas-relief de petits amours jouant. Elle s'apparente à une pendule-borne. Les bords latéraux, en forme de quart de colonne, sont cannelés et rudentés. Ils entourent un bas-relief en bronze doré représentant deux putti s'embrassant. Du haut des quarts de colonne descendent des pampres de vigne. Le cadran émaillé est surmonté d'un groupe constitué de Vénus, à droite, tournée vers l'Amour, à gauche. Cette pendule, dont le cadran a été émaillé par Etienne Gobin, dit Dubuisson (1731-1815), témoigne du goût de la fin du XVIIIe siècle pour la représentation de l'Amour et d'enfants.
Statuette : Samson luttant contre deux Philistins. 17e siècle. Samson, une arme à la main, lutte contre deux personnages nus, écrasant la tête de l'un de son pied droit. Bronze dont la torsion illustre l'influence de la sculpture maniériste, toujours présente un siècle plus tard.
93
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Tapis tissé à la manufacture royale de la Savonnerie sous le règne de Louis XVI. Tapis composé d'un caisson rectangulaire à coins ronds et saillants sur les petits côtés, encadré d'une bande à fond blanc bordé or, décorée d'un branchage ondulé à fruits rouges. La rosace centrale est rouge à coeur or sur fond gris pâle et entourée d'une couronne de lauriers or enrubannés. Aux quatre angles intérieurs du caisson, est disposé un bouquet en couronne de fleurs multicolores réunis par quatre guirlandes de même fleurs. Le pourtour de caisson est à fond or vert à semis plus pâle de rosaces dans des carrés. Sur ce fond prennent place des guirlandes de fleurs multicolores plus fournies aux angles et aux deux axes extérieurs. La bordure est constituée de faisceaux or, liés de ruban rose.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Tapis tissé à la manufacture royale de la Savonnerie sous le règne de Louis XVI. Tapis composé d'un caisson rectangulaire à coins ronds et saillants sur les petits côtés, encadré d'une bande à fond blanc bordé or, décorée d'un branchage ondulé à fruits rouges. La rosace centrale est rouge à coeur or sur fond gris pâle et entourée d'une couronne de lauriers or enrubannés. Aux quatre angles intérieurs du caisson, est disposé un bouquet en couronne de fleurs multicolores réunis par quatre guirlandes de même fleurs. Le pourtour de caisson est à fond or vert à semis plus pâle de rosaces dans des carrés. Sur ce fond prennent place des guirlandes de fleurs multicolores plus fournies aux angles et aux deux axes extérieurs. La bordure est constituée de faisceaux or, liés de ruban rose.
94
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Jeu de la cavagnole.  1780. Jeu de société constitué de 24 cartons numérotées et décorés, d'un sac en soie verte reliée à un dôme ajouré en ivoire, d'un poussoir en ivoire et de 120 olives percées, en bois
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Jeu de la cavagnole. 1780. Jeu de société constitué de 24 cartons numérotées et décorés, d'un sac en soie verte reliée à un dôme ajouré en ivoire, d'un poussoir en ivoire et de 120 olives percées, en bois
95
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Les 24 cartons divisés en 5 parties numérotées de 1 à 120, chaque case est illustrée de manière très soignée d'une scène champêtre représentant un métier, une fable, un personnage de théâtre ou de carnaval. Chaque carton possède 5 numéros et 5 illustrations.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Les 24 cartons divisés en 5 parties numérotées de 1 à 120, chaque case est illustrée de manière très soignée d'une scène champêtre représentant un métier, une fable, un personnage de théâtre ou de carnaval. Chaque carton possède 5 numéros et 5 illustrations.
96
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Paire de chaises ponteuses en bois relaqué gris et mouluré. Le dossier est droit et l'assise est en forme de fer à cheval. Chaque chaise repose sur quatre pieds fuselés à cannelures couronnées de dés cubiques de raccordement à décor de rosaces à l'avant. Les pieds arrière sont largement inclinés. Garniture en tissu vert à motifs de fleurs champêtres.  Chaises ponteuses ou voyeuses d'époque Louis XVI, utilisée par les spectateurs autour d'une table de je
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Paire de chaises ponteuses en bois relaqué gris et mouluré. Le dossier est droit et l'assise est en forme de fer à cheval. Chaque chaise repose sur quatre pieds fuselés à cannelures couronnées de dés cubiques de raccordement à décor de rosaces à l'avant. Les pieds arrière sont largement inclinés. Garniture en tissu vert à motifs de fleurs champêtres. Chaises ponteuses ou voyeuses d'époque Louis XVI, utilisée par les spectateurs autour d'une table de je
97
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Table de tric-trac. Acajou ; ivoire ; cuivre ; ébène ; basane. L'intérieur contient un jeu de tric-trac en ébène incrustée d'ivoire. <br> Canapé. Jean-Baptiste-Claude Sené. 1788-1791. Canapé en bois doré à quatre pieds tournés cannelés rudentés. La devanture convexe est sculptée de rais-de-coeur et de rosaces alternant avec des culots. Les supports d'accotoirs et accotoirs sont sculptés de feuilles d'acanthe, rais-de-coeur et perles. Le dossier carré est sculpté des mêmes motifs que la ceinture. L'assise et le dossier sont garnis d'un velours vert.
Ce canapé est exécuté en 1791 par Jean-Baptiste-Claude Sené (1748-1803) pour le salon de la Reine aux Tuileries. Il vient compléter le mobilier de Georges Jacob que le Garde-Meuble royal avait acquis du comte de Vaudreuil en 1788. Suite à l'incendie des Tuileries en 1871, il est envoyé à Versailles en 1884 et placé dans les petits appartements de la Reine. Il intègre les réserves du Mobilier national en 1999, et est déposé à l'Hôtel de la Marine dans le cadre de son remeublement.
Le mobilier du comte de Vaudreuil, grand fauconnier de France, consistait en un ensemble de salon comprenant dix grands fauteuils, quatorze fauteuils courants, six chaises, deux causeuses, six voyeuses et deux paravents. <br> Paire de chaises ponteuses) : Jean-Baptiste III Lelarge. En hêtre mouluré relaqué gris au dossier droit et à l'assise en fer à cheval. La chaise repose sur quatre pieds fuselés cannelés rudentés, les pieds arrière étant très inclinés. La ceinture est ornée d'une frise d'entrelacs interrompue par des dés cubiques à rosaces (une rosace manque à l'arrière). La garniture, couleur saumon, comporte des motifs de branches et fleurs de cerisier.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Table de tric-trac. Acajou ; ivoire ; cuivre ; ébène ; basane. L'intérieur contient un jeu de tric-trac en ébène incrustée d'ivoire.
Canapé. Jean-Baptiste-Claude Sené. 1788-1791. Canapé en bois doré à quatre pieds tournés cannelés rudentés. La devanture convexe est sculptée de rais-de-coeur et de rosaces alternant avec des culots. Les supports d'accotoirs et accotoirs sont sculptés de feuilles d'acanthe, rais-de-coeur et perles. Le dossier carré est sculpté des mêmes motifs que la ceinture. L'assise et le dossier sont garnis d'un velours vert. Ce canapé est exécuté en 1791 par Jean-Baptiste-Claude Sené (1748-1803) pour le salon de la Reine aux Tuileries. Il vient compléter le mobilier de Georges Jacob que le Garde-Meuble royal avait acquis du comte de Vaudreuil en 1788. Suite à l'incendie des Tuileries en 1871, il est envoyé à Versailles en 1884 et placé dans les petits appartements de la Reine. Il intègre les réserves du Mobilier national en 1999, et est déposé à l'Hôtel de la Marine dans le cadre de son remeublement. Le mobilier du comte de Vaudreuil, grand fauconnier de France, consistait en un ensemble de salon comprenant dix grands fauteuils, quatorze fauteuils courants, six chaises, deux causeuses, six voyeuses et deux paravents.
Paire de chaises ponteuses) : Jean-Baptiste III Lelarge. En hêtre mouluré relaqué gris au dossier droit et à l'assise en fer à cheval. La chaise repose sur quatre pieds fuselés cannelés rudentés, les pieds arrière étant très inclinés. La ceinture est ornée d'une frise d'entrelacs interrompue par des dés cubiques à rosaces (une rosace manque à l'arrière). La garniture, couleur saumon, comporte des motifs de branches et fleurs de cerisier.
98
<center>Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.</center>Six fauteuils à la Reine.  Georges Jacob. 1750-1799. hêtre : doré, taillé ; tapisserie au point. fauteuils en bois doré à dossier et assise rectangulaires, ornés d'un décor de rubans enroulés, rehaussés sur le haut du dossier et le long des accotoirs d'un rang de perles. Les accotoirs, portant manchette, sont dotés de poignée formée d'une volute. Ils reposent sur une colonette cannelée à base renflée ornée de feuilles de lauriers. Les pieds cylindro-coniques cannelés sont surmontés d'un cube orné de deux rosaces. La tapisserie couvrant le dossier est décorée d'un médaillon rectangulaire à fond blanc bordé de fleurs aux couleurs naturelles et sur lequel se détachent les initiales CD entrelacées et couronnées de fleurs. Sur l'assise, des trophées formés d'instruments de musique et d'attributs de l'amour entremelés de fleurs se développent dans un médaillon rectangulaire. Les manchettes sont quant à elles garnies de tapisseries à médaillons de fleurs ovales.
Chambre d'apparat de Mme Thierry de Ville d'Avray.
Six fauteuils à la Reine. Georges Jacob. 1750-1799. hêtre : doré, taillé ; tapisserie au point. fauteuils en bois doré à dossier et assise rectangulaires, ornés d'un décor de rubans enroulés, rehaussés sur le haut du dossier et le long des accotoirs d'un rang de perles. Les accotoirs, portant manchette, sont dotés de poignée formée d'une volute. Ils reposent sur une colonette cannelée à base renflée ornée de feuilles de lauriers. Les pieds cylindro-coniques cannelés sont surmontés d'un cube orné de deux rosaces. La tapisserie couvrant le dossier est décorée d'un médaillon rectangulaire à fond blanc bordé de fleurs aux couleurs naturelles et sur lequel se détachent les initiales CD entrelacées et couronnées de fleurs. Sur l'assise, des trophées formés d'instruments de musique et d'attributs de l'amour entremelés de fleurs se développent dans un médaillon rectangulaire. Les manchettes sont quant à elles garnies de tapisseries à médaillons de fleurs ovales.
99
<center>La bibliothèque</center>
La bibliothèque
100
<center>La bibliothèque</center>Statuette : Gladiateur combattant. Personnage masculin nu, se protégeant grâce à un bouclier qu'il tient du bras gauche, et tenant du bras droit une épée dont il ne reste que la garde. Ce bronze représentant un gladiateur combattant est une copie en réduction du Gladiateur Borghèse, marbre du Ier siècle trouvé près de Rome lors d'une fouille menée par le cardinal Borghèse au début du XVIIe siècle. Conservé dans sa collection, il est vu par les artistes en formation à Rome et fait l'objet de nombreuses copies, dont ce bronze autour de 1700. <br> Armoire basse d'encoignure. Jean-Baptiste Pignit. 1780-1790. Encoignure en chêne plaqué d’acajou, enrichie de bronze doré et surmontée d’un plateau de marbre du Languedoc. Les deux pieds antérieurs en toupie sont fichés de sabots et les montants cannelés sont terminés par un motif de chute de passementerie. Ce meuble d’angle ouvre à deux vantaux simplement ornés d’un motif de table aux angles abattus garnis de rouelles en bronze. La grande sobriété de ce meuble met en valeur le veinage du bois exotique ici disposé en miroir.
La bibliothèque
Statuette : Gladiateur combattant. Personnage masculin nu, se protégeant grâce à un bouclier qu'il tient du bras gauche, et tenant du bras droit une épée dont il ne reste que la garde. Ce bronze représentant un gladiateur combattant est une copie en réduction du Gladiateur Borghèse, marbre du Ier siècle trouvé près de Rome lors d'une fouille menée par le cardinal Borghèse au début du XVIIe siècle. Conservé dans sa collection, il est vu par les artistes en formation à Rome et fait l'objet de nombreuses copies, dont ce bronze autour de 1700.
Armoire basse d'encoignure. Jean-Baptiste Pignit. 1780-1790. Encoignure en chêne plaqué d’acajou, enrichie de bronze doré et surmontée d’un plateau de marbre du Languedoc. Les deux pieds antérieurs en toupie sont fichés de sabots et les montants cannelés sont terminés par un motif de chute de passementerie. Ce meuble d’angle ouvre à deux vantaux simplement ornés d’un motif de table aux angles abattus garnis de rouelles en bronze. La grande sobriété de ce meuble met en valeur le veinage du bois exotique ici disposé en miroir.
101
<center>La bibliothèque</center>
La bibliothèque
102
<center>La bibliothèque</center>Estampe : Le port de Cette en Languedoc.  Charles-Nicolas Cochin, Jacques-Philippe Le Bas. D’après Claude Joseph Vernet. Vue d'un voilier et d'une barque remplie de personnages en pleine tempête. Cadre mouluré et doré, sommé d’un noeud et de branches et orné, dans la partie inférieure, d’un cartouche entouré de branches de laurier. 1762
La bibliothèque
Estampe : Le port de Cette en Languedoc. Charles-Nicolas Cochin, Jacques-Philippe Le Bas. D’après Claude Joseph Vernet. Vue d'un voilier et d'une barque remplie de personnages en pleine tempête. Cadre mouluré et doré, sommé d’un noeud et de branches et orné, dans la partie inférieure, d’un cartouche entouré de branches de laurier. 1762
103
<center></center>Bidet. 1775-179. Chaise bidet, avec un dossier plat surmonté d'un casier en haricot à couvercle. La vasque est en faïence bleu et blanc, les quatre pieds ronds sont fuselés et le couvercle amovible est en cuir.
Bidet. 1775-179. Chaise bidet, avec un dossier plat surmonté d'un casier en haricot à couvercle. La vasque est en faïence bleu et blanc, les quatre pieds ronds sont fuselés et le couvercle amovible est en cuir.
104
<center></center>
105
<center></center>
106
<center>Chambre sur cour.</center>Lit de travers. Le lit de travers est un type de lit qui se plaçait parallèlement au mur, ce qui suppose qu'un des longs côtés est moins décoré que l'autre, n'étant pas visible. Lit composé de deux chevets égaux garnis, reposant sur quatre pieds tournés en culot de feuilles d'acanthe. Les dés de raccordement carrés sont ornés de rosaces et surmontés par les montants antérieurs tournés en carquois sculpté, à écailles. Ils sont prolongés par deux bagues perlées sous rais de coeur, un dé à rosace et un sommet en plumes de flèches. Les montants postérieurs sont carrés et cannelés à chandelles. Les bâtis intérieurs sont moulurés, et les traverses supérieures en anse de panier ont des extrémités droites et des arêtes supérieures en ruban torsadé. Le pan de façade est mouluré à tablier, sculpté et ajouré. Il porte en sa partie centrale un cercle à deux coeurs transpercés de deux flèches, sur une branche à petites feuilles prolongées en ruban torsadé.
Chambre sur cour.
Lit de travers. Le lit de travers est un type de lit qui se plaçait parallèlement au mur, ce qui suppose qu'un des longs côtés est moins décoré que l'autre, n'étant pas visible. Lit composé de deux chevets égaux garnis, reposant sur quatre pieds tournés en culot de feuilles d'acanthe. Les dés de raccordement carrés sont ornés de rosaces et surmontés par les montants antérieurs tournés en carquois sculpté, à écailles. Ils sont prolongés par deux bagues perlées sous rais de coeur, un dé à rosace et un sommet en plumes de flèches. Les montants postérieurs sont carrés et cannelés à chandelles. Les bâtis intérieurs sont moulurés, et les traverses supérieures en anse de panier ont des extrémités droites et des arêtes supérieures en ruban torsadé. Le pan de façade est mouluré à tablier, sculpté et ajouré. Il porte en sa partie centrale un cercle à deux coeurs transpercés de deux flèches, sur une branche à petites feuilles prolongées en ruban torsadé.
107
<center>Chambre sur cour.</center>Canapé d’une paire, réalisé dans l’atelier de Jean-Baptiste Lebas (1729-1795), menuisier-ébéniste reçu maître en 1756. Canapé à garniture de soie rouge brochée à motifs de cartouches formés de guirlandes de feuillages, reposant sur six pieds galbés ; haut dossier cintré comportant à la clef un cartouche en forme de rosace d’où s’étendent de part et d’autre des feuilles. Les encadrements moulurés comportent des rangs de perles ou des tresses. Dés à rosaces à la jonction entre les pieds et la traverse, ainsi que dans les parties entre les pieds.
Chambre sur cour.
Canapé d’une paire, réalisé dans l’atelier de Jean-Baptiste Lebas (1729-1795), menuisier-ébéniste reçu maître en 1756. Canapé à garniture de soie rouge brochée à motifs de cartouches formés de guirlandes de feuillages, reposant sur six pieds galbés ; haut dossier cintré comportant à la clef un cartouche en forme de rosace d’où s’étendent de part et d’autre des feuilles. Les encadrements moulurés comportent des rangs de perles ou des tresses. Dés à rosaces à la jonction entre les pieds et la traverse, ainsi que dans les parties entre les pieds.
108
<center>Chambre sur cour.</center>Les dessus-de-porte sont des toiles représentant des vases de fleurs. Statuette : La nymphe Hygie. 1600-1650. Femme nue debout, tenant un serpent marin passant derrière son cou, le pied droit posé sur une tortue. Bronze représentant Hygie, déesse de la santé. Fondu dans la première moitié du XVIIe siècle, il s'inspire du canon et de la position de l'Aphrodite de Cnide et illustre le goût de l'époque pour les petits bronzes ornant les cabinets.
Chambre sur cour.
Les dessus-de-porte sont des toiles représentant des vases de fleurs. Statuette : La nymphe Hygie. 1600-1650. Femme nue debout, tenant un serpent marin passant derrière son cou, le pied droit posé sur une tortue. Bronze représentant Hygie, déesse de la santé. Fondu dans la première moitié du XVIIe siècle, il s'inspire du canon et de la position de l'Aphrodite de Cnide et illustre le goût de l'époque pour les petits bronzes ornant les cabinets.
109
<center>Chambre sur cour.</center>Paire de chenets en bronze doré de style Louis XVI, constitués d'un tore orné de motifs floraux sous un fût de colonne circulaire cannelé supportant une cassolette à têtes de boucs et femmes reliés par une guirlande. Le fût est parcouru par une frise de rinceaux se poursuivant sur la traverse le reliant à une second base, formée d'un fût cannelé et d'un dé à rosace sur lequel est assis un lion.
Chambre sur cour.
Paire de chenets en bronze doré de style Louis XVI, constitués d'un tore orné de motifs floraux sous un fût de colonne circulaire cannelé supportant une cassolette à têtes de boucs et femmes reliés par une guirlande. Le fût est parcouru par une frise de rinceaux se poursuivant sur la traverse le reliant à une second base, formée d'un fût cannelé et d'un dé à rosace sur lequel est assis un lion.
110
<center>Chambre sur cour.</center>Tapis comportant un caisson central carré à rentrées concaves aux quatre axes, en moulure or, à centre d'acanthes claires alternées de ruban rose en torsade. Le masque central est auréolé d'or, dans une couronne de lauriers vert foncé. Autour sont disposées quatre coquilles prolongées d'une torche or à flammes entre des guirlandes roses à feuillage foncé. À chaque extrémité prend place une lyre à bras en acanthe et base en marbre rose, sommé d'une coquille en or avec une couronne de lauriers et un ruban bleu, posée sur deux arcs et deux carquois à flèches entre des guirlandes roses et vertes foncées. Aux deux axes sont placées deux palmes à ruban rouge et contours de lauriers à fleurs entre deux moulures or et acanthes à chaque angle. La bordure est manquante. Ce tapis, symbolisant Apollon, est la partie centrale d'un tapis plus grand qui devait prendre place dans la Grande Galerie du Louvre. Il fait partie d’un ensemble de quatre-vingt-treize tapis de neuf mètres de long commandé à Le Brun par Colbert. Les cartons furent réalisés aux Gobelins notamment par François Francart et Baudrin Yvart. Pour produire cet ensemble colossal, dont le tissage dura vingt ans (1670-1689), le ministre de Louis XIV réorganisa la manufacture de la Savonnerie, en réunissant à Chaillot deux ateliers existants, celui des Dupont au Louvre, et celui des Lourdet.
Chambre sur cour.
Tapis comportant un caisson central carré à rentrées concaves aux quatre axes, en moulure or, à centre d'acanthes claires alternées de ruban rose en torsade. Le masque central est auréolé d'or, dans une couronne de lauriers vert foncé. Autour sont disposées quatre coquilles prolongées d'une torche or à flammes entre des guirlandes roses à feuillage foncé. À chaque extrémité prend place une lyre à bras en acanthe et base en marbre rose, sommé d'une coquille en or avec une couronne de lauriers et un ruban bleu, posée sur deux arcs et deux carquois à flèches entre des guirlandes roses et vertes foncées. Aux deux axes sont placées deux palmes à ruban rouge et contours de lauriers à fleurs entre deux moulures or et acanthes à chaque angle. La bordure est manquante. Ce tapis, symbolisant Apollon, est la partie centrale d'un tapis plus grand qui devait prendre place dans la Grande Galerie du Louvre. Il fait partie d’un ensemble de quatre-vingt-treize tapis de neuf mètres de long commandé à Le Brun par Colbert. Les cartons furent réalisés aux Gobelins notamment par François Francart et Baudrin Yvart. Pour produire cet ensemble colossal, dont le tissage dura vingt ans (1670-1689), le ministre de Louis XIV réorganisa la manufacture de la Savonnerie, en réunissant à Chaillot deux ateliers existants, celui des Dupont au Louvre, et celui des Lourdet.
111
<center>Chambre sur cour.</center>Commode. Jean-Henri Riesener. 1774-1775. Commode à la façade en trois parties, masquant la division du meuble et des cinq tiroirs fermant à clefs. Un dessin à marqueterie à décor de vases de fleurs orne le panneau central trapézoïdal à montants incurvés à ressauts. Des bronzes dorés sont plaqués sur les pieds et sur chaque angle du meuble ainsi que sur la façade où il souligne la ceinture et le panneau central. Sur le pourtour en partie supérieure, une grande moulure avec une frise à jour en 5 parties. Dessus en plaque de marbre Sainte-Anne marron moucheté, d'origine du Languedoc ou Caunes minervois.
Chambre sur cour.
Commode. Jean-Henri Riesener. 1774-1775. Commode à la façade en trois parties, masquant la division du meuble et des cinq tiroirs fermant à clefs. Un dessin à marqueterie à décor de vases de fleurs orne le panneau central trapézoïdal à montants incurvés à ressauts. Des bronzes dorés sont plaqués sur les pieds et sur chaque angle du meuble ainsi que sur la façade où il souligne la ceinture et le panneau central. Sur le pourtour en partie supérieure, une grande moulure avec une frise à jour en 5 parties. Dessus en plaque de marbre Sainte-Anne marron moucheté, d'origine du Languedoc ou Caunes minervois.
112
<center>Chambre sur cour.</center>Pendule Bourdier. 1775-1791. Pendule en forme de lyre en bronze ciselé et doré montée sur une base ovale en marbre blanc dont les quatre pieds aplatis reposent sur un socle en marbre. Cette base, bordée d'une double rangée de perles, entourée de chaînes à glands, est ornée sur sa face antérieure d'un motif de lauriers entrecroisés accompagnant un médaillon qui renferme deux cœurs enflammés. Les montants de la lyre, ornés de perles, s'enveloppent chacun à leur base d'une large feuille d'acanthe, rattachées l'une à l'autre à leur base par un ruban terminé par trois glands. Chacun des montants se termine par une tête d'aigle qui tient dans son bec une guirlande retombant agrémentée de fleurs et de fruits. Sur la traverse qui relie ces montants se dressent trois fleurs du soleil. La lentille est remplacée par un cercle de grosses perles qui vient battre autour du mouvement, maintenu entre les bras de la lyre par une tige invisible fixée à la base. <br>Statuette : Centaure Furietti jeune. 1750-1799. Le centaure jeune est représenté l'air joyeux, levant la main droite, tenant de la gauche une massue et, sur son avant-bras, une peau de sanglier. Il porte en croupe un amour ailé levant son bras droit. Le centaure âgé effectue un mouvement de tête vers l'arrière, il a les mains liées derrière son dos. Il porte en croupe un amour ailé tentant, de sa main gauche, de lui attraper les cheveux.  Les centaures Furietti originaux portent le nom du cardinal qui, en 1736, les découvrit lors des fouilles de la villa d'Hadrien à Tivoli. Ils sont achetés par le pape Clément XIII en 1765 et rejoignent les collections des musées du Capitole. Ces bronzes monumentaux jouissent d'une grande notoriété au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et sont régulièrement copiés. En effet, ils répondaient au goût de l'époque pour les pendants. Ainsi, les deux centaures Furietti présentés dans l'Hôtel de la Marine sont des réductions XVIIIe des originaux romain..
Chambre sur cour.
Pendule Bourdier. 1775-1791. Pendule en forme de lyre en bronze ciselé et doré montée sur une base ovale en marbre blanc dont les quatre pieds aplatis reposent sur un socle en marbre. Cette base, bordée d'une double rangée de perles, entourée de chaînes à glands, est ornée sur sa face antérieure d'un motif de lauriers entrecroisés accompagnant un médaillon qui renferme deux cœurs enflammés. Les montants de la lyre, ornés de perles, s'enveloppent chacun à leur base d'une large feuille d'acanthe, rattachées l'une à l'autre à leur base par un ruban terminé par trois glands. Chacun des montants se termine par une tête d'aigle qui tient dans son bec une guirlande retombant agrémentée de fleurs et de fruits. Sur la traverse qui relie ces montants se dressent trois fleurs du soleil. La lentille est remplacée par un cercle de grosses perles qui vient battre autour du mouvement, maintenu entre les bras de la lyre par une tige invisible fixée à la base.
Statuette : Centaure Furietti jeune. 1750-1799. Le centaure jeune est représenté l'air joyeux, levant la main droite, tenant de la gauche une massue et, sur son avant-bras, une peau de sanglier. Il porte en croupe un amour ailé levant son bras droit. Le centaure âgé effectue un mouvement de tête vers l'arrière, il a les mains liées derrière son dos. Il porte en croupe un amour ailé tentant, de sa main gauche, de lui attraper les cheveux. Les centaures Furietti originaux portent le nom du cardinal qui, en 1736, les découvrit lors des fouilles de la villa d'Hadrien à Tivoli. Ils sont achetés par le pape Clément XIII en 1765 et rejoignent les collections des musées du Capitole. Ces bronzes monumentaux jouissent d'une grande notoriété au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et sont régulièrement copiés. En effet, ils répondaient au goût de l'époque pour les pendants. Ainsi, les deux centaures Furietti présentés dans l'Hôtel de la Marine sont des réductions XVIIIe des originaux romain..
113
<center>Chambre sur cour.</center>Passementerie de  l'entreprise familiale Declercq Passementiers.
Chambre sur cour.
Passementerie de l'entreprise familiale Declercq Passementiers.
114
<center>Le cabinet des glaces</center>
Le cabinet des glaces
115
<center>Le cabinet des glaces</center>C’est là que Pierre Elisabeth de Fontanieu, intendant général du Garde-Meuble de la couronne, se fit aménager un somptueux appartement, dont la pièce la plus extraordinaire était le cabinet des Glaces. Entièrement composé de miroirs, orné de délicates peintures.
Le cabinet des glaces
C’est là que Pierre Elisabeth de Fontanieu, intendant général du Garde-Meuble de la couronne, se fit aménager un somptueux appartement, dont la pièce la plus extraordinaire était le cabinet des Glaces. Entièrement composé de miroirs, orné de délicates peintures.
116
<center>Le cabinet des glaces</center>On entre dans le cabinet des Glaces directement par sa chambre à coucher pour y découvrir de grands miroirs muraux encadrés par de magnifiques décors dorés et sculptés. Les glaces sont peintes de décors floraux, d’oiseaux, de femmes et de petits angelots joufflus. À l’origine, c’était des femmes nues sur des piédestaux, et non de petits anges, qui ornaient les miroirs ! C’est la femme de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, successeur de Fontanieu, qui a fait retoucher les peintures par pudeur.
Le cabinet des glaces
On entre dans le cabinet des Glaces directement par sa chambre à coucher pour y découvrir de grands miroirs muraux encadrés par de magnifiques décors dorés et sculptés. Les glaces sont peintes de décors floraux, d’oiseaux, de femmes et de petits angelots joufflus. À l’origine, c’était des femmes nues sur des piédestaux, et non de petits anges, qui ornaient les miroirs ! C’est la femme de Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, successeur de Fontanieu, qui a fait retoucher les peintures par pudeur.
117
<center>Le cabinet des glaces</center>
Le cabinet des glaces
118
<center>Le cabinet des glaces</center>
Le cabinet des glaces
119
<center>Cabinet doré.</center>C'est là où travaillait le premier intendant Pierre-Élisabeth de Fontanieu. Livrée en 1771, la Table des Muses, au premier plan, est une commande de Pierre-Elisabeth de Fontanieu (1731-1784), intendant et contrôleur général du Garde-Meuble de la Couronne depuis la mort de son père en 1767. Elle vient meubler les appartements que Fontanieu s'aménage dans le bâtiment nouvellement construit par Gabriel. Elle est accompagnée d'un secrétaire à abattant (acquis en 2019 par le CMN), d'une encoignure, qui répondait à la cheminée fermée par deux vantaux au décor de marqueterie identique, et d'une commode (musée Condé de Chantilly). L'ensemble est commandé à Jean-Henri Riesener (1734-1806), qui est nommé ébéniste ordinaire du roi en 1774.
Cabinet doré.
C'est là où travaillait le premier intendant Pierre-Élisabeth de Fontanieu. Livrée en 1771, la Table des Muses, au premier plan, est une commande de Pierre-Elisabeth de Fontanieu (1731-1784), intendant et contrôleur général du Garde-Meuble de la Couronne depuis la mort de son père en 1767. Elle vient meubler les appartements que Fontanieu s'aménage dans le bâtiment nouvellement construit par Gabriel. Elle est accompagnée d'un secrétaire à abattant (acquis en 2019 par le CMN), d'une encoignure, qui répondait à la cheminée fermée par deux vantaux au décor de marqueterie identique, et d'une commode (musée Condé de Chantilly). L'ensemble est commandé à Jean-Henri Riesener (1734-1806), qui est nommé ébéniste ordinaire du roi en 1774.
120
<center>Cabinet doré.</center>Pendule : Les Arts et les Sciences. endule sur un socle en marbre blanc orné d'un bas-relief en bronze doré représentant des putti dans des nuages, entre deux frises végétales. Le cadran est placé sur un second socle en bronze doré orné d'un bas-relief représentant des putti jouant avec les instruments des Arts et des Sciences. De chaque côté du cadran sont adossés deux personnages, un homme écrivant et une femme lisant un livre, allégories des Sciences et des Arts. Le cadran est surmonté d'une sphère et d'instruments de géométrie en bronze doré. <br>Chaise. Nicolas-Quinibert Foliot. 1750-1799. Chaise semi-cabriolet en hêtre doré avec les pieds cannelés tors. Décor de perles et de rosaces. Dossier en chapeau de gendarme ; garniture de tissu sur dossier et assise.
Cabinet doré.
Pendule : Les Arts et les Sciences. endule sur un socle en marbre blanc orné d'un bas-relief en bronze doré représentant des putti dans des nuages, entre deux frises végétales. Le cadran est placé sur un second socle en bronze doré orné d'un bas-relief représentant des putti jouant avec les instruments des Arts et des Sciences. De chaque côté du cadran sont adossés deux personnages, un homme écrivant et une femme lisant un livre, allégories des Sciences et des Arts. Le cadran est surmonté d'une sphère et d'instruments de géométrie en bronze doré.
Chaise. Nicolas-Quinibert Foliot. 1750-1799. Chaise semi-cabriolet en hêtre doré avec les pieds cannelés tors. Décor de perles et de rosaces. Dossier en chapeau de gendarme ; garniture de tissu sur dossier et assise.
121
<center>Cabinet doré.</center>
Cabinet doré.
122
<center>Cabinet doré.</center>Les deux cheminées sont fermées par deux vantaux au décor de marqueterie identique.
Cabinet doré.
Les deux cheminées sont fermées par deux vantaux au décor de marqueterie identique.
123
<center>Cabinet doré.</center>Tableau : Portrait d'homme. Nicolas de Largillierre, peintre et portraitiste réputé sous Louis XIV, la Régence et sous Louis XV (anciennement attribué à Antoine Coypel), né le 2 octobre 1656 (Paris) et mort le 20 mars 1746 (Paris).
Cabinet doré.
Tableau : Portrait d'homme. Nicolas de Largillierre, peintre et portraitiste réputé sous Louis XIV, la Régence et sous Louis XV (anciennement attribué à Antoine Coypel), né le 2 octobre 1656 (Paris) et mort le 20 mars 1746 (Paris).
124
<center>Cabinet doré.</center>Table des Muses. Jean-Henri Riesener. 1771. La table repose sur trois pieds en gaine plaqués d'amarante, dont les angles sont marqués par une baguette de bronze doré.  En façade, plusieurs niveaux de tiroirs peuvent être ouverts à partir de la serrure centrale. Le premier tiroir est situé derrière le panneau de marqueterie central. Il est suivi de deux coffres latéraux situés derrière le bas-relief de rinceaux en bronze doré ajouré. Ils sont fermés par des tablettes qui en s'ouvrant donnent accès aux petits tiroirs cachés dans les tiroirs latéraux. Au centre, un écritoire se dégage. La Table des Muses n'est pas une simple table. C'est une table mécanique, dont l'ingéniosité témoigne du talent de son auteur. Elle renvoie à la formation de Riesener auprès de Jean-François Oeben (1721-1763), ébéniste du roi à partir de 1754, et dont la spécialité était la réalisation de meubles à mécanisme et à la marqueterie soignée.
Cabinet doré.
Table des Muses. Jean-Henri Riesener. 1771. La table repose sur trois pieds en gaine plaqués d'amarante, dont les angles sont marqués par une baguette de bronze doré. En façade, plusieurs niveaux de tiroirs peuvent être ouverts à partir de la serrure centrale. Le premier tiroir est situé derrière le panneau de marqueterie central. Il est suivi de deux coffres latéraux situés derrière le bas-relief de rinceaux en bronze doré ajouré. Ils sont fermés par des tablettes qui en s'ouvrant donnent accès aux petits tiroirs cachés dans les tiroirs latéraux. Au centre, un écritoire se dégage. La Table des Muses n'est pas une simple table. C'est une table mécanique, dont l'ingéniosité témoigne du talent de son auteur. Elle renvoie à la formation de Riesener auprès de Jean-François Oeben (1721-1763), ébéniste du roi à partir de 1754, et dont la spécialité était la réalisation de meubles à mécanisme et à la marqueterie soignée.
125
<center>Cabinet doré.</center>Au niveau de la ceinture, les angles sont occupés par une rosace en bronze doré, du coeur de laquelle sortent deux rinceaux. Ces derniers passent sous la bordure de bronze doré marquant la partie inférieure de la ceinture, et viennent s'épanouir en façade et sur les côtés en bas-relief ajourés. Ils sont interrompus au centre de chaque côté par un panneau en marqueterie représentant des putti entourés des caractéristiques de la peinture et de la sculpture sur les petits côtés, et des sciences sur les longs côtés.
Cabinet doré.
Au niveau de la ceinture, les angles sont occupés par une rosace en bronze doré, du coeur de laquelle sortent deux rinceaux. Ces derniers passent sous la bordure de bronze doré marquant la partie inférieure de la ceinture, et viennent s'épanouir en façade et sur les côtés en bas-relief ajourés. Ils sont interrompus au centre de chaque côté par un panneau en marqueterie représentant des putti entourés des caractéristiques de la peinture et de la sculpture sur les petits côtés, et des sciences sur les longs côtés.
126
<center>Cabinet doré.</center>La table est couverte d'un tableau de marqueterie représentant les allégories de l'Astronomie et de la Géométrie, accompagnées d'une sphère armillaire. Les angles sont occupés par une rosace entourée de rinceaux.
Cabinet doré.
La table est couverte d'un tableau de marqueterie représentant les allégories de l'Astronomie et de la Géométrie, accompagnées d'une sphère armillaire. Les angles sont occupés par une rosace entourée de rinceaux.
127
<center>Cabinet doré.</center>Secrétaire à abattant. En 1771, un ensemble de meubles est commandé à Jean-Henri Riesener pour le Garde-Meuble de la Couronne.
Ce chef-d'œuvre de marqueterie représente l'apogée des arts de l'ébénisterie et des bronzes d'art dans les premières décennies du règne de Louis XVI.  En 1774, Jean-Henri Riesener deviendra, à la suite de cette commande, ébéniste de la Couronne. Un trophée musical orne l'abattant tandis que les panneaux inférieurs représentent des vases garnis de fleurs et de fruits.
Cabinet doré.
Secrétaire à abattant. En 1771, un ensemble de meubles est commandé à Jean-Henri Riesener pour le Garde-Meuble de la Couronne. Ce chef-d'œuvre de marqueterie représente l'apogée des arts de l'ébénisterie et des bronzes d'art dans les premières décennies du règne de Louis XVI. En 1774, Jean-Henri Riesener deviendra, à la suite de cette commande, ébéniste de la Couronne. Un trophée musical orne l'abattant tandis que les panneaux inférieurs représentent des vases garnis de fleurs et de fruits.
128
<center>Cabinet doré.</center>Un trophée musical orne l'abattant tandis que les panneaux inférieurs représentent des vases garnis de fleurs et de fruits.
Cabinet doré.
Un trophée musical orne l'abattant tandis que les panneaux inférieurs représentent des vases garnis de fleurs et de fruits.
129
<center>Cabinet doré.</center>Les côtés du secrétaire sont ornés d'un décor géométrique dit
Cabinet doré.
Les côtés du secrétaire sont ornés d'un décor géométrique dit "marqueterie à la reine" avec en leur centre, un fleuron tournant à cinq branches. D'exceptionnels visages féminins en gaine en bronze doré ornent les angles.Les rinceaux d'acanthes en très fort relief reliant par ces visages les angles du meuble à sa façade sont d'un dessin inventif, virtuose et audacieux.
130
<center>Cabinet doré.</center>Au-dessus de l'abattant sont représentés de jeunes enfants présentant une lettre à Mercure.
Cabinet doré.
Au-dessus de l'abattant sont représentés de jeunes enfants présentant une lettre à Mercure.
131
<center>Salle d'Armes.</center>C'est là où étaient stockés les canons.
Salle d'Armes.
C'est là où étaient stockés les canons.
132
<center>Salle d'Armes.</center>
Salle d'Armes.
133
<center>Vers les salons.</center>
Vers les salons.
134
<center>Salon des Amiraux.</center>Le salon d’honneur et le salon des amiraux,  formaient au XVIIIe siècle une unique galerie, celle des Grands Meubles. On a aujourd'hui deux pièces en enfilade donnant sur la loggia et décorés, dès 1843, avec des portraits des grands amiraux de l'Ancien Régime L'architecte était Jean-Jacques-Marie Huvé. Au XVIIIè siècle, ces pièces étaient des salles d'exposition du Garde-Meuble du Roi. Au milieu du XIXe siècle, une grande restauration de cette galerie est lancée pour en faire un salon de réception destiné à éblouir tous les visiteurs. Au XIXè et XXè siècles, de nombreuses réceptions et fêtes ont eu lieu dans ces salles ouvrant sur la loggia.
Salon des Amiraux.
Le salon d’honneur et le salon des amiraux, formaient au XVIIIe siècle une unique galerie, celle des Grands Meubles. On a aujourd'hui deux pièces en enfilade donnant sur la loggia et décorés, dès 1843, avec des portraits des grands amiraux de l'Ancien Régime L'architecte était Jean-Jacques-Marie Huvé. Au XVIIIè siècle, ces pièces étaient des salles d'exposition du Garde-Meuble du Roi. Au milieu du XIXe siècle, une grande restauration de cette galerie est lancée pour en faire un salon de réception destiné à éblouir tous les visiteurs. Au XIXè et XXè siècles, de nombreuses réceptions et fêtes ont eu lieu dans ces salles ouvrant sur la loggia.
135
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Latouche-Tréville (Louis, comte de), marin français, né à Rochefort le 3 juin 1745, mort à Toulon à bord du Bucentaure le 19 août 1804. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
Salon des Amiraux.
Portrait de Latouche-Tréville (Louis, comte de), marin français, né à Rochefort le 3 juin 1745, mort à Toulon à bord du Bucentaure le 19 août 1804. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
136
<center>Salon des Amiraux.</center>Dix consoles en bois doré, couvertes d’un plateau de marbre blanc. Les deux pieds en volutes sont réunis par une coquille avec tores de laurier. Les angles sont marqués par une coquille, le centre de la ceinture est orné d’un ressaut avec une ancre de marine. Jeanselme. 1825-1849.
Salon des Amiraux.
Dix consoles en bois doré, couvertes d’un plateau de marbre blanc. Les deux pieds en volutes sont réunis par une coquille avec tores de laurier. Les angles sont marqués par une coquille, le centre de la ceinture est orné d’un ressaut avec une ancre de marine. Jeanselme. 1825-1849.
137
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Bougainville (Louis Antoine de), navigateur français, né à Paris le 12 novembre 1729, mort à Paris le 20 août 1811. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
Salon des Amiraux.
Portrait de Bougainville (Louis Antoine de), navigateur français, né à Paris le 12 novembre 1729, mort à Paris le 20 août 1811. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
138
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Forbin-Gardanne (Claude), marin français, né à Gardanne (Bouches-du-Rhône) en 1656, mort au château de Saint-Marcel près de Marseille le 4 mars 1733. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
Salon des Amiraux.
Portrait de Forbin-Gardanne (Claude), marin français, né à Gardanne (Bouches-du-Rhône) en 1656, mort au château de Saint-Marcel près de Marseille le 4 mars 1733. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
139
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Ducouédic de Kergoualer, Charles, marin français, né le 17 juillet 1740 au château de kerguelen (Finistère), mort à Brest le 7 janvier 1780. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
Salon des Amiraux.
Portrait de Ducouédic de Kergoualer, Charles, marin français, né le 17 juillet 1740 au château de kerguelen (Finistère), mort à Brest le 7 janvier 1780. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
140
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de La Pérouse (Jean-François de Galaup, comte de), marin français, né le 23 août 1741 au château du Gô, près d'Albi, mort sur l'île de Vanikoro en juin 1788. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
Salon des Amiraux.
Portrait de La Pérouse (Jean-François de Galaup, comte de), marin français, né le 23 août 1741 au château du Gô, près d'Albi, mort sur l'île de Vanikoro en juin 1788. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois
141
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Suffren de Saint-Tropez (Pierre André de), dit le bailli de Suffren, marin français, né à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) le 17 juillet 1729 et mort à Paris le 8 décembre 1788. Toile : peinture à l'huile et marouflé : sur bois. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892.
Salon des Amiraux.
Portrait de Suffren de Saint-Tropez (Pierre André de), dit le bailli de Suffren, marin français, né à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) le 17 juillet 1729 et mort à Paris le 8 décembre 1788. Toile : peinture à l'huile et marouflé : sur bois. Gustave Adolphe Chassevent-Bacque. 1892.
142
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Jean Bart 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois. <br>Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
Salon des Amiraux.
Portrait de Jean Bart 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
143
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Duquesne. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
Salon des Amiraux.
Portrait de Duquesne. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
144
<center>Salon des Amiraux.</center>Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
Salon des Amiraux.
Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
145
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Duquesne. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois. Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
Salon des Amiraux.
Portrait de Duquesne. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois. Paire de candélabres en bronze doré à six lumières ornées de pampres et surmontant deux enfants jouant. Le piètement est en rinceaux à volutes formant quatre pieds, sous une gorge intermédiaire ajourée en ovales. Une acanthe montée en torsade enrobe deux enfants nus à califourchon et s'épanouit en quatre branches dont une latérale évasée en deux coupelles en feuilles nervées, aux extrémitées à graines, binets évasés et à facettes, et à bord en feuilles et enrobés d'acanthes. 1850-1874.
146
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Duguay-Trouin. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
Salon des Amiraux.
Portrait de Duguay-Trouin. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
147
<center>Salon des Amiraux.</center>Paire de candélabres en bronze ciselé et doré représentant un putto tenant une corne d'abondance de laquelle s'échappent huit bras de lumière. Il prend place sur une base de rochers soutenue par quatre pieds en rinceaux feuillagés. Le putto, en contrapposto, porte une cape nouée autour de son cou et regarde vers le bas tout en maintenant d'une main la base végétale de la corne d'abondance et levant l'autre bras à hauteur des fruits qui en sortent. Les bras de lumière prennent la forme de branches feuillues tortueuses, se terminant par un bouton de rose. Ces créations du Second Empire s'inspirent des formes du style Louis XV. 1850-1874.
Salon des Amiraux.
Paire de candélabres en bronze ciselé et doré représentant un putto tenant une corne d'abondance de laquelle s'échappent huit bras de lumière. Il prend place sur une base de rochers soutenue par quatre pieds en rinceaux feuillagés. Le putto, en contrapposto, porte une cape nouée autour de son cou et regarde vers le bas tout en maintenant d'une main la base végétale de la corne d'abondance et levant l'autre bras à hauteur des fruits qui en sortent. Les bras de lumière prennent la forme de branches feuillues tortueuses, se terminant par un bouton de rose. Ces créations du Second Empire s'inspirent des formes du style Louis XV. 1850-1874.
148
<center>Salon des Amiraux.</center>Portrait de Tourvile. 1892. 
Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
Salon des Amiraux.
Portrait de Tourvile. 1892. Toile : peinture à l'huile et marouflé sur bois.
149
<center>Salon des Amiraux.</center>Paire de candélabres en bronze ciselé et doré représentant un putto tenant une corne d'abondance de laquelle s'échappent huit bras de lumière. Il prend place sur une base de rochers soutenue par quatre pieds en rinceaux feuillagés. Le putto, en contrapposto, porte une cape nouée autour de son cou et regarde vers le bas tout en maintenant d'une main la base végétale de la corne d'abondance et levant l'autre bras à hauteur des fruits qui en sortent. Les bras de lumière prennent la forme de branches feuillues tortueuses, se terminant par un bouton de rose. Ces créations du Second Empire s'inspirent des formes du style Louis XV. 1850-1874.
Salon des Amiraux.
Paire de candélabres en bronze ciselé et doré représentant un putto tenant une corne d'abondance de laquelle s'échappent huit bras de lumière. Il prend place sur une base de rochers soutenue par quatre pieds en rinceaux feuillagés. Le putto, en contrapposto, porte une cape nouée autour de son cou et regarde vers le bas tout en maintenant d'une main la base végétale de la corne d'abondance et levant l'autre bras à hauteur des fruits qui en sortent. Les bras de lumière prennent la forme de branches feuillues tortueuses, se terminant par un bouton de rose. Ces créations du Second Empire s'inspirent des formes du style Louis XV. 1850-1874.
150
<center>Salon d'honneur.</center>
Salon d'honneur.
151
<center>Salon d'honneur.</center>
Salon d'honneur.
152
<center>Salon d'honneur.</center>
Salon d'honneur.
153
<center>Salon d'honneur.</center>
Salon d'honneur.
154