La décoration de ces pièces est grandiose : des panneaux blancs font ressortir des décors en bois sculptés et dorés.
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Salon d'honneur.
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Salon d'honneur.
Les cheminées de part et d'autre de l'ensemble sont surmontées de glaces où se reflètent les lustres et les dorures du plafond. Ces pièces ont été un écrin parfait pour tous les événements de prestige organisés par l'État ou les ministres de la Marine tout au long des XIXe et XXe siècles.
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Salon d'honneur.
Buste du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, en uniforme de général à épaulettes et col à feuilles de chêne. Trois décorations sur la poitrine, à gauche : Légion d'Honneur, médaille militaire et plaque de la Légion d'Honneur.
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Salon d'honneur.
Paire de candélabres représentant un satyre portant une corne d'abondance ornée d'un décor de stries de laquelle sortent des fleurs et sept bras de lumière en bronze ciselé et doré. Au centre du bouquet s'échappe un huitième bras de lumière en forme de tulipe. Le satyre nu, en bronze patiné, est en équilibre sur une seule jambe accolée à un tronc d'arbre. La jambe portante repose sur un socle de marbre griotte en forme de fût de colonne cannelé. Pendule constituée d'un simple cadran circulaire encastré dans le décor de la cheminée du salon d'honneur. Le cadran est incisé de motifs de rinceaux et d'une tête d'Apollon en son centre. Il est percé de douze ouvertures laissant voir les chiffres romains de la plaque émaillée sous-jacente. 1850-1899.
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Salon d'honneur.
Paire de chandeliers en bronze doré et patiné sur base tripode, à pattes de lion portant un tronc de pyramide à fond noir orné de candélabres surmontés d’une figure féminine à l’antique. La partie supérieure se compose de sept bras de lumière supportés par des figures de griffons.
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Salon d'honneur.
Pendule, les Mathématiques et l'Astronomie, en bronze patiné, dite des Mathématiques et de l’Astronomie, se compose d'un fût de colonne accueillant le cadran surmonté d'un globe terrestre en bonze doré. Le fût est orné d’une scène à l’antique en bronze doré représentant des hommes en arme et une figure féminine étendue au pied d'une statue. De part et d’autre du groupe central, se dressent les Mathématiques et l'Astronomie sous la forme de deux figures féminines en bronze patiné, chacune dotée de leurs attributs en bronze doré. L'ensemble repose sur un socle en porphyre rouge et en bronze doré sur lequel se déploie un relief figurant un cortège à l’antique mêlant des femmes drapées, un lion chevauché par l’Amour, un taureau, un aigle et un cygne. 1800-1824.
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Salon diplomatique
Le salon diplomatique accueillait le cabinet civil du ministre de la Marine. Il correspond à l’ancien lieu d’exposition des joyaux de la Couronne : le Sancy, le Régent, le Bleu de France, le Grand Saphir et le rubis Côte-de-Bretagne y étaient présentés. U
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Salon diplomatique
Marquise en hêtre sculpté et doré, dont les pieds antérieurs sont à double balustres sur roulettes et les pieds postérieurs en sabre. Les traverses en méplat sont ponctuées de rosaces comme les dés de raccordement. Les consoles d'accotoirs sont traitées en balustres détachées. Les accotoirs sont garnis en plein et pourvus de manchettes. Les montants du dossier, simplement moulurés se retournent en crosse. L'assise est garnie à carreau et le dossier en plein. L'ensemble est couvert d'une soie rouge moirée et galonnée. Jacob Frères. 1796-1803.
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Salon diplomatique
Canapé en hêtre sculpté et doré reposant sur huit pieds cylindriques bagués soutenant la traverse bombée et ornée de trois motifs de rosette et fleurons. Les consoles d'accotoirs prolongent les pieds antérieurs en cylindres fuselés, terminés par une rosette en plateforme. Les accotoirs sont garnis en plein et munis de manchettes. Le dossier unique est d'aspect rectangulaire, bordé de montants en méplats discrètement sculptés et couronné d'un léger fronton à rinceaux. L'assise est garnie à carreau et le dossier en plein, le tout couvert de soie rouge moirée bordée d'un galon. Pierre-Benoît Marcion. 1800-1817.
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Salon diplomatique
Pendule en bronze doré de style rocaille, constituée de rinceaux abritant un faune allongé et deux putti, reposant sur des pieds. Le faune barbu occupe la partie centrale, faisant pendant à un grand rinceau cachant le fût de la pendule. Le cadran est entouré de chutes de pampres et de deux putti ailés tournés vers le faune. Seul élément régulier et circulaire de cet ensemble, le cadran est néanmoins doté d'aiguilles reprenant le style végétal rocaille de la pendule. 1850-1899
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Salon diplomatique
Bureau attribué à Jacques Dubois. C’est sur ce bureau, dit de Victor Schœlcher, qu’aurait été signée l’abolition définitive de l’esclavage le 27 avril 1848 à l’Hôtel de la Marine. Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies, présidait la Commission d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Il s’engagea toute sa vie pour la reconnaissance de la dignité humaine et œuvra à l’établissement d’une république démocratique et sociale.
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Salon diplomatique
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Salon diplomatique
Quatre chaises en hêtre mouluré, sculpté et doré. Les deux pieds antérieurs sont traités en balustre et les deux postérieurs sont en sabre, prolongés par les montants du dossier renversé en crosse. Les traverse à méplats sont ponctuées de fleurettes. L'assise et le dossier sont garnis en plein et couverts de soie rouge moirée. Jacob Frères. 1796-1803.
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Salon diplomatique
Au trumeau de la glace, des ancres de marine entrelacées avec des dauphins. Bas d'armoire. 1860-1860. bas d’armoire à hauteur d’appui en marqueterie et bronze doré, couvert d’un dessus de marbre vert. Ils reposent sur une plinthe aux angles abattus marqués par un dé de raccordement à rosace en bronze. Les montants sont garnis de bronzes en entrelacs et chutes de fleurs et surmontés d’un motif de console d’acanthe en agrafe. La façade est divisée en trois panneaux faisant vantaux. Les deux panneaux latéraux reçoivent un ornement de bronze doré à décor de grappes de fruits, le panneau central reçoit un décor de marqueterie de fleur figurant un grand bouquet au naturel dans un vase. La ceinture abrite un tiroir richement orné d’un culot d’acanthe et de rinceaux. Le plateau de marbre vert est souligné par une fris d’oves en bronze doré.
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Salon diplomatique
Autour du lustre, des ancres de marine.
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Salon diplomatique
Autour du lustre, des ancres de marine.
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Salon diplomatique
Pendule : Psyché couronnant l'Amour. François Eugène Lesieur. 1800-1824. Pendule composée d'une borne en marbre rouge ornée d'un amour aimé chevauchant un lion en bronze doré et ciselé. Le cadran est flanqué des figures de l'Amour et Psychée en bronze reposant sur un socle rectangulaire en marbre rehaussé d'une frise de palmettes. Paire d'aiguières en bronze patiné, ornées d'un décor en bronze ciselé et doré. Leur panse est ornée de figures de muses, surmontées, sous l'épaule, de dauphins affrontés de part et d'autre d'une coquille et de deux tridents. Les anses prennent la forme de Renommées, tandis que le bec est une tête de griffon. Le col est composé d'une frise de palmettes et le bas de la panse est godronné. Leur base est ornée d'une aigle impériale.
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Salon diplomatique
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Salon diplomatique
Dans ce décor, une porte permettait à un espion de se cacher tout en écoutant ce qui se disait dans ce salon.
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La loggia.
Édifiée au XVIIIe siècle comme un décor de théâtre pour orner l’ancienne place Louis XV, la façade de l’Hôtel de la Marine est structurée autour d’un imposant balcon : la loggia. Rythmée de douze colonnes corinthiennes , elle offre un bel exemple d’architecture classique. Au sol, le damier de pierres noires et blanches évoque le péristyle du Trianon de Versailles.
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La loggia.
Au plafond, les caissons abritent les symboles des grandes activités humaines sculptées en bas-reliefs : l’Agriculture, le Commerce, la Musique, les Arts et l’Égalité.
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La loggia.
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La loggia.
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La loggia.
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La loggia.
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Galerie dorée
C’est dans la galerie dorée qu’étaient exposés au XVIIIe siècle les bronzes des collections royales.
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Galerie dorée
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Galerie dorée
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Galerie dorée
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Galerie dorée
Paire de consoles rectangulaires plaquées d’acajou moucheté, reposant sur une plinthe formant tablette en marbre blanc. Les pieds antérieurs sont sculptés d’un protome de sphinge sur patte de lion en acajou et les pieds postérieurs en forme de pilastres cannelés. La ceinture, marquée aux angles par un motif de table en laiton doré, accueille un tiroir à deux prises. Le tout est couvert d’un plateau de marbre blanc. 1847-1900
La maison Jeanselme (ou Janselme) est une importante entreprise d’ébénisterie parisienne du XIXe siècle qui émerge dans le contexte des Expositions des Produits de l’Industrie. Elle rachète le fond d’atelier de la dynastie Jacob en 1847. La maison se spécialise dans la réalisation de meubles dans le goût historiciste, prisés sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire. Elle compte parmi les fournisseurs importants du garde-meuble impérial et se distingue lors de nombreuses Expositions Universelles, comme en 1855.
Ici, ces consoles de style Empire reprennent les modèles du premier quart du XIXe siècle établis par Percier et Fontaine et mis en œuvre par Jacob-Desmalter ou Marcion.
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Galerie dorée
Paire de candélabres à six lumières en bronze doré et patiné. Sur une base en bronze doré, un bloc de marbre vert reçoit un décor appliqué de bronze figurant une femme à l’antique procédant à un sacrifice devant un autel fumant. Ce socle porte une figure féminine ailée en ronde-bosse de bronze patiné. Elle tient à bout de bras un carquois auquel s’attache un bouquet de bras de lumière en bronze doré. Pierre-Philippe Thomire (1751-1849), sculpteur, bronzier, ciseleur, formé à la sculpture à l’Académie de Saint-Luc à partir de 1765. Il entre ensuite dans l’atelier de Pierre Gouthière et ouvre son propre atelier en 1776. Il est un des bronziers les plus recherchés de la fin de l’Ancien Régime et poursuit sa carrière sous l’Empire. Sa première formation de sculpteur lui donne une aisance remarquable dans le traitement des figures en ronde-bosse comme pour ces chandeliers. 19e siècle.
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Galerie des ports de guerre
Dans l’axe de la galerie dorée, se trouve la galerie des ports de guerre où les cinq principaux ports sont mis à l’honneur : Cherbourg, Brest, Rochefort, Toulon et Lorient. Leurs noms sont inscrits dans des médaillons en bois peint imitant l’acajou et l’ébène. Les deux consoles du premier quart du XIXe siècle furent commandées par la Marine à Antoine Bellangé.
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Galerie des ports de guerre
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Galerie des ports de guerre
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Galerie des ports de guerre
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Galerie des ports de guerre
Paire de consoles en placage d'acajou et acajou flammé ouvrant par un tiroir en ceinture et comportant un fond de glace ancien, dessus de marbre gris Sainte-Anne. La ceinture, est marquée au centre par une rosace à bouton flaquée de fleurons et palmettes, les angles sont timbrés de fleurette. Les pieds en pattes de lion sont ornés de palmettes en bronze doré. Ils reposent sur une plinthe formant une tablette d’entretoise. 1800-1824. Pierre Antoine Bellangé (1760-1844), reçu maître menuisier le 24 octobre 1788. Il s’installe dans un atelier de la rue Neuve Saint-Denis (actuel rue Blondel à Paris). Avec la Révolution et la libéralisation des métiers engendrée par la loi d’Allarde (2 mars 1791) et la loi Le Chapelier (14 juin 1791) qui mettent fin au régime des corporations, Bellangé peut élargir son activité à l’ébénisterie. Dès l’époque consulaire, le maître occupe une place importante parmi les fabricants de luxe parisiens. Il obtient un brevet de fournisseur officiel du Garde-Meuble impérial en 1811. Il jouit de la même faveur sous la Restauration et Louis-Philippe le nomme « ébéniste du roi » sous la Monarchie de Juillet.
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Galerie des ports de guerre
Paire de candélabres à six branches en bronze patiné et doré. Ils reposent sur une base triangulaire ornée de trois bustes de sphinges reliées par une guirlande nouée. Leur fût est cannelé et terminé par une coupe d'où surgissent les six branches en forme de corne d'abondance. 1825-1849.
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L'escalier d'honneur.
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L'escalier d'honneur.
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L'escalier d'honneur.
Lustre à douze bras de lumière suspendu au plafond au moyen d'un fût orné de branches de laurier retombant sur le socle, servant de soutien à trois figures d’enfants traités en ronde-bosse, adossés au fût. Ceux-ci soutiennent à bout de bras, dans un geste d’effort renforcé par une jambe repliée contre le fût, des chaînes censées compléter l’armature. Les bras de lumière sont disposés en deux registres concentriques et affectent une légère différence de hauteur, permettant d’augmenter l’impression de profusion qui caractérise ce lustre dont les boules placées sur les tronçons des fûts cannelés servant de bobèches, rappellent les sphères lisses des globes. Le traitement sophistiqué de l’ensemble, que termine une pomme de pin entourée de feuilles à la base du lustre, est surtout dû au dessin très fin des rinceaux formant les bras. 1850-1874.
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L'escalier d'honneur.
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L'escalier d'honneur.
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L'escalier d'honneur.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Dans les années 1920, le quartier de la porte de Saint-Cloud est en pleine expansion. Une nouvelle église est jugée nécessaire, en même temps que les aménagements de la place monumentale de Saint-Cloud, sur l’emplacernent des bastions 65 et 66 de l’enceinte de Thiers qui entourait Paris depuis 1844. .
Par chance, avant d’entrer au couvent de l’ordre de la Visitation fondé par François de Sales et Jeanne de Chantal, une parisienne du quartier fait un don important pour aider à sa construction. Et demande que l’église soit dédiée à sainte Jeanne de Chantal. L’architecte Julien Barbier (1869-1939) est chargé de son élévation. L’édifice sera de style byzantin, un style devenu très à la mode après la redécouverte de l’ancienne basilique Sainte-Sophie de Constantinople au XXéme siècle. La première pierre a été posée et bénite en 1933.L’abside est ouverte au culte dès 1936. L’église est atteinte par les bombardements de la seconde guerre mondiale et désaffectée.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
L'abside et la coupole. Après la Libération, la construction reprend dans le cadre des Chantiers du Cardinal. Des aménagements y sont portés. Les architectes André Blanc et Charles Nicod [1878-1967] chargés du projet le modifie : aplatissement de la coupole et agrandissement de la nef.
Les travaux ne reprendront qu’en 1949 pour s’achever finalement en 1962. L’église est dédiée à Jeanne Françoise Frémyot (1572-1641), épouse de Christophe de Rabutin, baron de Chantal (1563-1601), qui n’est autre que la grand-mère de Madame de Sèvigné (1626- 1630), célèbre écrivaine. Elle fonda avec François de Sales (1567-1622), évêque de Genève, ce qui deviendra l’ordre de la Visitation, Elle fut béatifiée en 1751.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
L'Église Sainte Jeanne de Chantal se distingue par une structure de béton, des murs parés de moellons en pierre reconstituée, un clocher indépendant et une coupole néo-byzantine.
Cet îlot de verdure est particulièrement bienvenu dans ce carrefour agité par les allées et venues des voitures. C'est un lieu de détente ponctué de massifs de fleurs évoluant au gré des saisons, de cerisiers à fleurs, de tilleuls et de peupliers d’Italie.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Clocher-campanile rectangulaire indépendant, à gauche de la façade principale.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Cette église de grand volume aux lignes simples, coiffée au centre par une coupole légèrement aplatie, est presque une croix grecque avec sa longue abside faisant pendant à la nef. Les œuvres dont la présence anime cette église ont été réalisées par Jean Touret de 1970 à 1973. Le chemin de croix est l’œuvre d’Anne-François de Sérilly, réalisée en 2016
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
La coupole.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Les orgues.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Maître-autel avec personnages en bas-relief (cuivre). Le mobilier liturgique, les sculptures et la majeure partie de la décoration
ont été confiés à Jean Touret et à son fils Sébastier Touret.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Au centre de l’église, la Croix du Christ en cuivre domine le chœur. Deux personnages attachés à cette Croix, témoignent que Jésus, élevé de terre, attire tout à lui.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Les deux chapelles latérales, aménagées de part et d'autre du maître-autel sous la direction de l'architecte Nathan Crouzet sont bénies en 2016. Le peintre et sculpteur Jean-Louis Sauvat imagine un décor unique. Trame dessinée en grisaille colorisée par des projecteurs, il imagine les premières fresques numériques destinées au décor d'un lieu de culte. Deux vasques symétriques en chêne et cuivre de près de deux mètres de diamètre ont été créées. L’une contient les reliques de sainte Jeanne de Chantal. Une statue de la sainte à cheval, placée sur la vasque, appelle à la dévotion. La Visitation.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
L’autre vasque, cuve baptismale, reçoit l’eau nécessaire au baptême. Les murs des chapelles latérales se couvrent de grisailles représentant des scènes du Nouveau Testament. L’artiste Jean-Louis Sauvat les dessine au fusain. Ces grisailles servent de fond aux premières fresques vidéo-projetées jamais réalisées dans une église. Baptême de Jésus.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
L’abside est la partie la plus ancienne. Le Saint Sacrement y est présent.
Au fond, apparaît la représentation glorieuse du Fils sortant du tombeau et remontant vers le Père.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Bas-relief en cuivre de l'autel de la chapelle
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Au-dessus, la fresque du couronnement de la Vierge Marie est l’œuvre de René Dionnet (1951).
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Vitraux figuratifs.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Vitraux figuratifs.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Pour la chapelle du Saint Sacrement, le maître-verrier Jacques Le Chevallier (1896-1987) a composé huit vitraux figuratifs, les Litanies de la Vierge. 1956. A gauche, le Jardin Secret, à droite, la Tour de David.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
A gauche, le Vase d'élection, à droite, la Tour d'Ivoire.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
A gauche, la Maison d'or, à droite, l'Arche d'Alliance.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
A gauche, le Miroir de Justice, à droite, le Trône de la Sagesse.
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Une reproduction de l’icône de la Vierge de Czestochowa nous rappelle la présence dans notre paroisse de la communauté polonaise de la rue Claude Lorrain (Chapelle Sainte Geneviève).
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L’église Sainte Jeanne de Chantal
Sur le mur figurent les principales étapes de la vie de Sainte Jeanne de Chantal.
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Le Parc des Princes
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Rues du Parc. Immeuble Arts Déco de 1929.
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Rue de la Tourelle. Immeuble collectif
(1931) qu’a construit l’architecte Constant
Lefranc (1885 - 1972) pour les compagnies Urbaine et Seine et Urbaine-vie (tout en haut la lettre U). Le revêtement en pierre de la façade, les balcons en forte saillie et les oriels massifs (Fenêtre en encorbellement faisant saillie sur un mur de façade et formant ainsi une loggia s'ajoutant à la pièce) dégagent une impression de puissance.
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A Paris, Constant Lefranc réalise l'aménagement de plusieurs magasins et restaurants prestigieux, notamment ceux de la Tour d'argent et du Georges V.
Constant Lefranc réalise à partir de 1929 ce groupe de cinq immeubles articulés autour d'un bâtiment en arc de cercle et desservis par un système de rues et placettes privées.
Le traitement des façades, qui rappelle celui des HBM de la ceinture parisienne fait appel à un mélange de béton enduit et de brique sur cour, et à un revêtement de pierre plus classique sur rue. Les avancées et les balcons en porte-à-faux confèrent une impression de puissance à l'ensemble.Les ferronneries des garde-corps et des portails (où l'on retrouve la lettre U) sont dues à E. Brandt (1880- 1960).
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Rue du Belvédère. Afin de ménager une transition vers les hôtels particuliers, les façades sont réduites de deux niveaux sur la rue du Belvédère.
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Hôtels particuliers (1929 et 1927)
4 et 5, rue du Belvédère
L’architecte Raymond Bornay
prit pour l’édification de cet
hôtel particulier (celui avec un oculus) le parti de l’inscrire dans la courbe de la rue. Il
en résulte une élégante façade
concave au décor classique :
moulure, oculus et balustrade.
En face se situe un hôtel particulier convexe et sans décor construit par l’architecte Raymond Fischer.
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Immeuble collectif, 1924 52 rue de la Tourelle
Urbain CASSAN
(1890 - 1979)
Grand Prix de Rome, Urbain Cassan est un architecte officiel important, par le rôle qu'il joue auprès de diverses administrations et au sein de l'Ordre des architectes dont il est président en 1965. Il construit de nombreux équipements publics et participe à la conception de la tour Maine-Montparnasse et de la faculté de Jussieu.
L'immeuble témoigne de la manière à la fois classique et rationnelle caractéristique d'Urbain Cassan. Le plan en T permet de rentabiliser la profondeur du terrain tout en garantissant l'éclairement de l'aile transversale. L'ossature est en béton armé mais les façades sont revêtues de pierre.
Sur le socle du rez-de-chaussée, qui marque un petit retrait, le corps principal divisé en deux parties prend place : à gauche, un large pan plat à trois travées de fenêtres ; à droite, une travée légèrement en saillie courbe s'achève par une baie vitrée à double hauteur aux derniers étages. A gauche, immeuble édifié par Henri Pottier en 1954 ; le 3e étage a été la résidence parisienne, jusqu'à sa mort, de l'officier Didier Faure-Beaulieu.
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Marcel-Victor GUILGOT
(né en 1901)
Diplômé des Arts décoratifs, celui qui fait figure d'architecte du show-business'' s'installe dès 1925 sur la Côte d'Azur, où il réalise de nombreux hôtels (dont l'hôtel Miramar à Cannes en 1931), casinos (Juan-Les-Pins en 1931 et Nice en 1949), immeubles et villas de luxe, notamment pour Maurice Chevalier et pour Tino Rossi.
L'acteur Albert Préjean lui commande en 1936 un hôtel particulier (qui fut revendu par la suite au champion cycliste Toto Gerardin) sur un terrain en forme d'éventail situé dans un quartier à proximité des studios de cinéma.
L'édifice en arc de cercle épouse la forme de la place de l'Europe sur lequel il donne. Le corps central est animé d'un jeu de courbes et contre-courbes, le mouvement concave du bâti étant contrebalancé par la projection convexe du balcon semi-circulaire qui surplombe le volume saillant donnant sur le salon. Il est flanqué de deux ailes - traitées d'une manière volontairement différente - qui bordent les rues de la Tourelle et du Pavillon.
Les asymétries de l'élévation et l'emboîtement des volumes, de même que les puissants effets de modénature de l'imposante corniche et des encadrements de baies au profil arrondi évoquent plus une réinterprétation éclectique de l'architecture baroque que le style international. Pourtant, l’absence de décor rapporté sur les façades, qui sont simplement enduites, la simplicité des garde-corps (de simples tubes de métal) et la présence d'un toit- terrasse témoignent de l'adhésion de Marcel-Victor Guilgot a certaines des valeurs modernistes.
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Le stade Jean-Bouin est un stade inauguré en 1928 et situé dans le 16e arrondissement de Paris. Il est principalement destiné à la pratique du rugby à XV et du football. Sa capacité actuelle est de 19 607 places. Le stade est baptisé en hommage au coureur français Jean Bouin, mort pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Le 8 novembre 2007, le projet de Rudy Ricciotti (grand prix national d'architecture 2006) est retenu par le jury désigné par la ville de Paris. Le projet architectural s’articule autour de la couverture qui englobe de manière homogène l’ensemble du stade en se retournant en façade du déambulatoire périphérique. Cette peau est composée de plus de 3000 triangles différents préfabriqués en BFUP (Béton Fibré Ultra Performant) installés sur 78 fléaux métalliques.
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Immeuble Le Corbusier
Immeuble Molitor (1934), 24 rue Nungesser-et-Coli. La présence toute proche d’équipements sportifs, du bois de Boulogne et la possibilité
d’une double-exposition enthousiasmèrent Le Corbusier qui voyait ici réunies les conditions
d’une ville radieuse. Il y construisit un immeuble qui appartient résolument à la modernité : ossature en béton et façade de verre et d’acier. Le maître se réserva le dernier étage pour y
établir sa résidence-atelier. L’accès à l’immeuble Molitor se fait par la rue Nungesser et Coli, tandis que l’entrée rue des Tournelles
(Boulogne) permet d’accéder aux garages et aux « logements des domestiques ». Pour le porche, on retrouve les pilotis chers au Corbusier.
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Immeuble Le Corbusier
Construit entre 1931 et 1934 pour un
promoteur privé, cet immeuble, qui
renouvelle profondément l’approche
haussmannienne, doit pour Le
Corbusier amorcer la démonstration
que son projet de Ville radieuse
procurera au citadin air, lumière et
verdure. Il est idéalement situé à la
limite entre Paris et Boulogne, à
proximité du bois et de nombreux
équipements sportifs. Sans vis-à-vis, il
arbore des façades entièrement vitrées
qui constituent une nouveauté radicale
et tranchent avec les immeubles
environnants. De même, son ossature
en béton armé permet la mise en
œuvre du « plan libre ».
En conséquence, les appartements, au
nombre de deux ou trois par étage,
sont livrés avec Les seules installations
sanitaires, chaque habitant pouvant
cloisonner le sien à sa guise. Le confort
moderne inclut ascenseur et monte-
charge, chauffage central, buanderie et
séchoir, caves et garages en sous-sol et
chambres de domestique au rez-de-
chaussée.
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Immeuble Le Corbusier
Les deux façades sur rue de l’immeuble
Molitor sont complètement vitrées. Trois types de verre différents sont utilisés : du
verre armé, de la brique de verre Navada, et de la
glace claire. La façade « principale » de la rue Nungesser et Coli est composée d’une paroi vitrée sur laquelle viennent s’accrocher des parties saillantes. Le 2ème et le 6ème étages
possèdent un balcon. Au troisième et quatrième étage un bow-window prolonge à
l’extérieur les appartements et fait office de balcon pour le 5ème étage. Enfin, le 7ème
étage, entièrement vitré, correspond à l’atelier de peintre de Le Corbusier tandis que
l’on aperçoit au 8ème et dernier étage l’une des deux voûtes et la chambre d’ami
derrière laquelle se trouve le toit-jardin.
236
Immeuble Le Corbusier
Déjà présente dans les villas puristes construites entre 1920 et 1930, la fenêtre en
longueur est cette fois utilisée dans un projet d’immeuble d’habitation. Les parois de
verre sont disposées de manière parrallèle sur la façade et sur le bow-window. Celui-ci
est constitué de cinq bandeaux horizontaux alternant briques de verre pour les allèges
et glace claire pour les ouvertures. L’originalité du dispositif général consiste en
l’illusion que chaque niveau comporte des allèges. En réalité, ce sont les motifs des
balcons qui, dissimulant les châssis situés en arrière, créent cette impression. En outre,
le choix de châssis coulissants pour les fenêtres permet un gain de place considérable à
l’intérieur des appartements.
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Immeuble Le Corbusier
Après avoir franchi le porche, on pénètre dans un hall d'entrée possédant une hauteur sous plafond de 3,50 m. D'abord assez étroit, il s'élargit après une courbe vers la droite. À gauche de l'entrée se trouve la loge du concierge et à la droite, un studio que Le Corbusier baptisa « la garçonnière ». Le Corbusier élabore progressivement un nouveau langage architectural : les « Cinq
points d’une architecture nouvelle ». Il les applique pour la 1ère fois en 1923 lors de la
construction de la Maison La Roche puis les formalise en 1927. Ses recherches trouvent
leur aboutissement formel dans la construction de La Villa Savoye en 1928. On retrouve
de nouveau les cinq points cet l’immeuble.
Les pilotis permettent la mise en place du plan libre. La fenêtre en longueur s’insère de manière ininterrompue sur les façades qui sont des
éléments d’enveloppe non porteurs. Le toit-jardin remplace les combles traditionnels en offrant un jardin suspendu au sommet de la maison.
Le plan libre offre une totale liberté pour l’agencement intérieur et rend indépendante la
distribution pour chaque niveau.
La façade libre constitue une enveloppe indépendante de la structure. Désormais « les
fenêtres, sans être interrompues, peuvent courir d’un bord à l’autre de la façade ».
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Immeuble Le Corbusier
Dans le fond à droite, le hall est orné d'un panneau mural consacré au « Poème de l'angle droit », œuvre de Le Corbusier, qui fut accroché là après la mort de l'architecte. On accède ensuite aux six niveaux par un ascenseur, tandis qu'un dernier escalier mène à l’appartement-atelier de Le Corbusier. Dès 1914, Le Corbusier met au
point ce nouveau procédé de construction industrielle par éléments modulaires. Le système Dom-ino est la contraction du latin domus - la maison - et du mot innovation.
Composé de trois dalles, six poteaux et un escalier, chaque module est combinable afin de
réaliser des maisons ou de grands édifices.
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L'appartement-atelier construit par Le Corbusier pour son usage personnel totalise une surface d'environ 240 m2 répartie sur les deux derniers niveaux (les 7e et 8e étages) réunis par un escalier intérieur. Un système d’éléments mobiles formés de larges portes en bois posées sur pivots permet de séparer ou de relier le logement à l'atelier selon les besoins et les envies. Ainsi, lorsque Le Corbusier recevait des invités, il pouvait en fermant l'une de ses portes, orienter le sens de la visite soit vers son atelier de peinture, soit vers les espaces de réception de son logement. Les quatre espaces
principaux sont l’atelier,
l’appartement, la chambre d’ami et le
toit-jardin. Tous bénéficient d’une
luminosité exceptionnelle, grâce aux
façades vitrées, aux fenêtres prenant
jour sur les courettes et aux
lanterneaux, pour lesquels l’architecte
a utilisé toute la gamme des produits
Saint-Gobain, dont les fameuses
briques de verre Nevada.
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Immeuble Le Corbusier
À droite de l'entrée, on trouve l'atelier caractérisé par trois éléments : une grande voûte blanche de près de 6 m de large, de 12 m de long et de 3,50 m de haut ; un grand mur de moellons de la maison voisine et de briques laissés apparents ;
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deux pans de verre s'ouvrant respectivement à l’est sur le stade Jean-Bouin ;
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stade Jean-Bouin
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et à l’ouest sur la cour de l'immeuble. La réglementation urbaine l’ayant empêché d’éclairer son atelier de peinture par le
haut, ce sont les façades vitrées qui procurent une lumière – si éblouissante que
l’architecte ne cessera d’inventer de nouveaux dispositifs pour la contrôler. Ici, on a du verre diamanté : "Ne pouvant pas installer de vitrage au Nord dans cet atelier, j’ai eu l’idée d’aménager les deux murs Est et Ouest en « pans de verre » munis de verre diamanté. Meuble de peinture ayant appartenu à son père, émailleur de montres.
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Meuble de peinture ayant appartenu à son père, émailleur de montres.
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Cet espace, le plus vaste, est réservé à la peinture. La réglementation urbaine l’ayant empêché d’éclairer son atelier de peinture par le
haut, ce sont les façades vitrées qui procurent une lumière – si éblouissante que
l’architecte ne cessera d’inventer de nouveaux dispositifs pour la contrôler. Les
panneaux de bois fixés sur la façade parisienne en sont l’exemple. Ce lieu réservé au
maître se caractérise par un foisonnant désordre créatif. Malgré son intense activité architecturale, Le Corbusier consacre une large part de son
temps à la peinture, dans son atelier de la rue Nungesser et Coli. L’œuvre plastique de Le Corbusier est immense et protéiforme : dessins,
peintures, sculptures, émaux, gravures, tapisseries, fresques murales et photographies. Après la période puriste des années 1920 avec le peintre Amédée Ozenfant, Le Corbusier
introduit de nouveaux thèmes dans sa peinture : femmes, taureaux, icônes. Les formes
géométriques simples se complexifient, les couleurs sont plus crues et les sujets sont
renouvelés. À partir des années 1940,
Le Corbusier exécute la série des Ozon et des Ubu et celle des Taureaux qui signent un
nouveau tournant dans son œuvre picturale. Les formes lisses sont abandonnées au profit
de formes plus complexes.
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Le point d'eau.
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A droite, couloir menant à la chambre de la domestique dotée d’un réel confort pour l’époque : paroi vitrée sur cour, éclairage électrique, placard et même lavabo.
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Commodités de la chambre de la domestique.
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Le coin bureau éclairé par des briques de verre Nevada. Il écrira une quarantaine d’ouvrages
et de nombreux textes et articles.
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A gauche de l'entrée, une première porte sur pivot permet d'isoler l'atelier. Ensuite l'escalier qui mène au niveau supérieur, puis le salon disposant d'un coin cheminée. Celui-ci est prolongé par une salle à manger ouvrante.
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Cette deuxième porte sur pivot permet l'accès à l'appartement.
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Lorsque les portes pivotantes sont ouvertes, l’ensemble de l’appartement-atelier est baigné de lumière par ses deux extrémités.
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Le salon s’organise en fonction du caisson masquant la machinerie de l’ascenseur
et du volume du monte-charge dans lequel est installée une cheminée. Rapidement
revêtu de panneaux de contreplaqué de chêne, il est meublé du canapé et du fauteuil «Grand confort». Le Corbusier confie l’étude du mobilier à l’architecte d’intérieur Charlotte Perriand.
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Le volume du monte-charge dans lequel est installée la cheminée. La table basse a été créée exprès pour ce salon.
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A droite, la porte de service sur laquelle on trouve une étagère qui passe au-dessus du caisson masquant la machinerie de l’ascenseur quan la porte est ouverte.
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Le fauteuil «Grand confort» que Le Corbusier a dessinés avec Pierre Jeanneret et
Charlotte Perriand. Les deux seules cloisons fixes sont celles qui séparent la salle à manger de la cuisine, à droite, et de la chambre, à gauche.
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La salle à manger est largement ouverte sur Boulogne, par une grande baie vitrée
modifiée à plusieurs reprises et par un balcon loggia. Le vitrail coloré, de forme
géométrique, a été créé à Reims par l’artiste Brigitte Simon et ajouté en 1949. Un
tapis de haute laine rouge, tissé à Tlemcen en Algérie, fait ressortir la table en marbre dessinée par Le Corbusier et entourée de quatre fauteuils -bistrot Thonet (1859). d’un plateau
rectangulaire en marbre. Elle repose sur deux pieds en forme de « trompette ».
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La table à été conçue par Le Corbusier. Ell est composée d’un plateau rectangulaire en marbre. La source d’inspiration en serait selon Yvonne, sa femme : « pour la table de marbre, avec sa petite rigole creusée tout autour, Corbu s’est inspiré dans une salle de dissection, d’une table de morgue. »
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Le radiateur. Les fenêtres sont montées sur châssis coulissant, ce qui contribue à renforcer
l’impression de perméabilité entre le dedans et le dehors.
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La cuisine communique avec la salle à manger. Elle est équipée d’un mobilier intégré absolument pionnier pour l’époque : deux meubles de rangement structurent l’espace et offrent des plans de travail recouverts d’étain. Ces deux meubles conçuent par Charlotte Perriand servent à la fois de plan de travail et
de rangement pour la vaisselle et le linge. Placés
en équerre, ils sont composés d’une partie
basse posée au sol reliée par de minces tubes
d’acier à une partie haute. L’espace ainsi créé rend possible un système de passe-plat vers la salle à manger. Ces placards disposent de
parois coulissantes.
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Dans la zone de préparation des repas, le double évier prend jour sur la courette où l'on voit le mécanisme du monte-charge. Les parois
sont revêtues de carreaux de faïence blanche.
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L’évier ainsi que le plan de travail sont en étain.
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Dans l'office, cuisinière et réfrigérateur sont logés
chacun dans leur propre niche.
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Le balcon loggia court en façade de l’office à la
chambre.
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L'entrée à la chambre se fait par une porte- placard. Ces trois dernières pièces ouvrent sur un balcon loggia.
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La porte-placard.
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Passionné par les paquebots, Le Corbusier s’inspire de leurs cabines pour aménager
la chambre conjugale. Madame dispose d’une
coiffeuse et de sa propre salle de bains avec baignoire-sabot et lavabo.
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Meuble qui sépare les deux côtés.
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La coiffeuse.
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La baignoire-sabot.
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Le lavabo.
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W.-C. (qui est du côté Monsieur) et bidet sont communs.
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Il invente un lit surélevé qui repose sur deux pieds tubulaires de 83cm, dont la hauteur et l’appui-tête fixé dans le mur permettent une fois allongé, d’admirer la vue au-delà du parapet de la terrasse.
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Le lit et l'appui-tête.
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Monsieur a sa douche et son lavabo.
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Le lavabo.
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Le niveau supérieur donne accès une chambre d'ami, ainsi qu'à un toit-jardin.
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Dans ses projets, Le Corbusier imaginait intégrer la végétation dans l’espace urbain et sur les toits de Paris.
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Entrée de la chambre d'ami.
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Ici, il aménage au sommet de l’immeuble, entre l’arrondi des deux voûtes, un toit-jardin qui offre une vue imprenable sur Boulogne et Paris.
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Au départ planté d’espèces soigneusement sélectionnées, le jardin évolue par la
suite de façon plus aléatoire, Le Corbusier laissant la nature reprendre ses droits
dans ce nouvel espace de vie en plein air
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La chambre d’ami est essentiellement destinée aux séjours parisiens de la mère de
Le Corbusier. Elle est dotée d’une douche et d’un lavabo.
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La douche.
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Le lavabo. Elle est séparée en deux par un
meuble de rangement à mi-hauteur sur lequel trône l’installation du chauffage central.
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Copie du fauteuil «Grand confort» que Le Corbusier a dessinés avec Pierre Jeanneret et
Charlotte Perriand
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Immeuble de style Art nouveau à la riche décoration.
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Maison du peintre Jules Girardet. Architecte, M. Royer, 1924.